Keijo, fils de l’inceste

Keijo, fils de l’inceste

Keijo, fils de l’inceste
12.06.2018
Keijo, fils de l’inceste
Exploitation pour le spectacle

Keijo est né trop tôt après son frère Moana, comme cela peut arriver seulement dans les delphinariums. Rejeté par sa mère, Wikie, le début de sa vie a été difficile.

Keijo est né au Marineland le 20 novembre 2013. Sa mère est Wikie et son père s’appelait Valentin. Cela fait donc de lui un enfant consanguin à 12.5%, puisque Wikie et Valentin étaient demi-sœur et demi-frère.

Les relations incestueuses, observées seulement en bassin, restent un problème majeur pour la plupart des grands parcs marins. Taku, au SeaWorld d’Orlando, a fécondé sa propre mère Katina, qui a donné naissance à Nalani en 2006. A Loro Parque, Kohana a été fécondée deux fois par son oncle, puis elle a refusé de s’occuper de ses enfants… Dans ces conditions de promiscuité et de captivité, comment éduque-t-on les petits? Les mères semblent désarmées.

On a pu voir en tous cas Wikie en train de le repousser loin du bord du bassin avec l’aide de Moana. C’était, assure-t-on au delphinarium, pour l’exercer au « slide-out », cette posture mortifère où le cétacé s’échoue sur ordre. Il semble plutôt que Wikie ait eu quelque mal à accepter son deuxième fils, arrivé trop tôt après la naissance du premier, ce qui ne serait pas arrivé dans la nature.

Comme Moana, Keijo est avide d’apprendre, et il apprend vite. Mais les défis intellectuels qu’on lui pose sont limités et répétitifs. Il a déjà perdu l’excitation de l’enfance à force de se cogner aux vitres, et l’inondation d’octobre 2015 a certainement marqué sa mémoire au fer rouge. Les premières images tournées juste après la catastrophe nous le montraient serré contre Wikie et son demi-frère Inouk, dans un petit bassin de fortune aux eaux noires, tandis que le corps sans vie de Valentin venait d’être emporté. Tout cela, comme l’agonie de Freya, la mère de Valentin, les deux petits l’ont vu. Ils ne l’oublieront pas.

Pourtant, un site de promotion des parcs zoologiques osait écrire à la naissance de Keijo :
«Le 20 novembre 2013, un nouvel enfant orque est né pour la seconde fois des œuvres de Wikie au Marineland Antibes. Son père est inconnu mais on soupçonne fortement qu’il s’agisse de son demi-frère, Valentin. Cela porte le nombre de orques en captivité jusqu’à 53, et avec l’ajout récent de 8 orques sauvages capturées en Russie, ainsi que de la femelle Morgan, sauvée par le Dolfinarium de Harderwijk et des 2 deux bébés engendrés à distance par l’orque Kshamenk cette année, l’avenir de ces animaux en captivité est radieux».

Ah oui, radieux…

Élevage intensif de chiens pour les laboratoires: One Voice porte plainte!

Élevage intensif de chiens pour les laboratoires: One Voice porte plainte!

Élevage intensif de chiens pour les laboratoires: One Voice porte plainte!
07.06.2018
Yonne
Élevage intensif de chiens pour les laboratoires: One Voice porte plainte!
Expérimentation animale

Le calvaire des chiens de Mézilles, nous l’avons vu. Nous avons réussi à obtenir une autorisation officielle pour rentrer dans les locaux avec un huissier!

Le calvaire des chiens de Mézilles, nous l’avons vu. Oui, nous avons réussi à obtenir une autorisation officielle pour rentrer dans les locaux avec un huissier ! Nous portons plainte pour mauvais traitements et défaut de soins et réclamons la fermeture de ce terrible élevage industriel.

Ce que nous avons réussi à faire est exceptionnel : nous avons obtenu qu’un constat d’huissier soit réalisé, en présence de notre expert, le Dr Ménache, vétérinaire consultant pour One Voice. Son regard pertinent, sa connaissance des chiens et de leurs besoins, a permis de constater officiellement, rigoureusement, les terribles conditions de vie de ceux qui devraient être des compagnons choyés mais sont ici produits industriellement.

Plus de 1500 chiens vivent entassés dans des box inadaptés. Jamais ils ne voient un brin d’herbe, jamais ils ne peuvent s’ébattre. Une situation d’autant plus terrible pour les beagles et les golden retriever qui ont tant besoin de se dépenser ! Nous en avons la preuve désormais, le calvaire des chiens ne commence pas dans les laboratoires auxquels ils sont destinés, en France et à l’étranger, il commence dès leur naissance.

Photographies extraites de la plainte déposée auprès du procureur d’Auxerre $(document).ready(function(){ $(‘.diaporama’).bxSlider(); });

Les femelles sont usées pour produire des portées régulières. Ici, ce sont des milliers de chiots qui naissent chaque année. On ne sait pas combien précisément, les chiots non sevrés ne sont pas comptabilisés… Et combien meurent ? Le témoignage d’un ancien employé, que nous avons relevé dans l’enquête publique, évoque des seaux de chiots morts, ramassés chaque matin dans la maternité… Si c’est avéré, comment s’en étonner? La nuit il n’y a personne pour veiller sur les femelles gestantes et les nouveaux-nés, seulement un technicien de garde et pas de vidéo-surveillance. Enfin si, mais pour d’éventuelles intrusions, qui semblent bien plus préoccuper les exploitants que le bien-être des futures et jeunes mamans et leurs bébés ! Et la journée, un seul vétérinaire. Oui, un unique vétérinaire pour combien d’animaux en tout réellement ? 2000 âmes ? Une aberration.

A Mézilles, les chiens ne sont qu’un produit manufacturé pour les laboratoires.

Notre indignation n’a pas de bornes.

Forts des conclusions du constat d’huissier, nous allons rencontrer le 9 juin la directrice de cabinet du préfet de l’Yonne. Nous déposons également une plainte pour mauvais traitements et défaut de soins, et demandons que les chiens nous soient confiés. Rien ne nous arrêtera. Rien ne pourra endiguer notre détermination à fermer cet endroit !

Pour soutenir notre combat, pour empêcher l’agrandissement de l’élevage de Mézilles et sauver les milliers de chiens en obtenant sa fermeture, partagez et signez la pétition.

#PasDesCobayes

Avec le soutien de LAV, IBT, Djurens Rätt, ONG ADDA, Aerzte gegen Tierversuche e.V. Društvo DZZŽ, Forsøgsdyrenes Værn :

One Voice en action le 9 juin à Auxerre contre le plus gros élevage français de chiens pour les laboratoires

One Voice en action le 9 juin à Auxerre contre le plus gros élevage français de chiens pour les laboratoires

One Voice en action le 9 juin à Auxerre contre le plus gros élevage français de chiens pour les laboratoires
07.06.2018
Yonne
One Voice en action le 9 juin à Auxerre contre le plus gros élevage français de chiens pour les laboratoires
Expérimentation animale

L’association One Voice porte plainte contre l’élevage intensif de chiens de Mézilles dans l’Yonne. Samedi 9 juin, de 14h à 16h, elle organise un rassemblement devant la préfecture d’Auxerre pour réclamer la fermeture du CEDS, le plus gros élevage français fournissant les laboratoires. Le même jour à 14h, une délégation sera reçue par la Directrice de cabinet du Préfet de l’Yonne.

One Voice a été autorisée à recourir à un huissier de justice qui a pu faire des constatations au sein du CEDS le 24 mai dernier. Suite à son rapport, elle porte plainte contre cet élevage pour mauvais traitements et défaut de soins. L’association requiert également que l’ensemble des chiens lui soient remis.

L’élevage demande à la Préfecture d’entériner une augmentation déjà effective

Le Centre d’Elevage du Domaine des Souches (CEDS) réclame à l’Etat l’autorisation d’agrandir ses capacités d’accueil, alors qu’il a déjà largement dépassé la capacité maximale qui lui est autorisée.

Une plainte pour défaut de soins et mauvais traitements

Il ressort du rapport de l’huissier que les femelles sont utilisées pour la reproduction à chaque chaleur, jusqu’à leurs sept ans. Ce jour-là, l’équipe de l’élevage est manifestement en souseffectif car le constat ne fait état que trois personnes sur le site. Seule la gardienne est là la nuit, mais ne surveille pas les animaux. Ainsi quand les femelles accouchent, comment peuvent-elles bénéficier d’assistance ou de soin en cas de complication? Une fois nés, les petits vivent enfermés avec leur mère dans le même box bétonné pendant 12 semaines, seul «confort» prévu : un bac en plastique et de la sciure au sol. On ne trouve pas la moindre trace d’un quelconque jeu ou autre moyen de s’isoler pour les mères.

Au bout des deux mois, les chiots sont sevrés, séparés de leur mère, et regroupés dans «la zone de stockage», où aucun «parc d’ébats» n’est prévu: la nature est absente, sauf derrière le grillage. Ceux qui survivent sont envoyés vers les laboratoires dès l’âge de 10 mois. Quand les femelles ne peuvent plus se reproduire, elles subissent le même sort. La plainte de One Voice fait état de nombreux dysfonctionnements.

La loi et la population réclament moins de cruauté et de tests sur les animaux

Les Beagles et Golden Retrievers sont des chiens choisis pour alimenter les laboratoires appliquant des protocoles d’expérimentation animale parce qu’ils sont doux et dociles. Depuis 2016, la quantité de chiens utilisés dans les laboratoires est en hausse. Quand on sait à quel point ils sont protégés par la loi française, cela laisse imaginer ce que vivent les lapins, les hamsters, les souris…

Et pourtant, 83% des français sont favorables à l’arrêt des tests sur les animaux (sondage IPSOS pour One Voice décembre 2016).

La réglementation européenne est claire sur le sujet, elle l’explicite sous la forme de la règle des 3R : Réduire, remplacer, raffiner. Les pays membres de l’Union européenne doivent remplacer les animaux par des méthodes alternatives de recherche (simulations informatiques, cellules souches, etc.), raffiner les tests pour les rendre moins douloureux, et surtout, réduire la quantité d’animaux utilisés. L’Etat doit donc financer la recherche de méthodes alternatives quand elles n’existent pas, et les scientifiques ont eux, le devoir de mettre en oeuvre ces méthodes quand elles existent.

En toute cohérence avec ces dispositions, One Voice réclame la fermeture de cet élevage français, au lieu de son agrandissement, et est soutenue dans cette démarche, par plus de 40 000 personnes ayant signé en six semaines, la pétition mise en ligne sur son site. De nombreuses associations composant la principale coalition européenne en la matière, l’ECEAE, Coalition Européenne pour mettre fin à l’Expérimentation Animale, soutiennent One Voice – dont elle est le représentant français. Le collectif local «Fermons le CEDS» est également solidaire de l’action.

Le samedi 9 juin à 14h, l’association sera reçue par la directrice de Cabinet du Préfet de l’Yonne, le défilé partira après le rendez-vous.

Nous sommes à votre disposition pour tout renseignement complémentaire et serons disponibles pour toute demande d’interview jusqu’à 13h30 le jour du rassemblement, ou après 15h le même jour.

Photographie extraite de la plainte déposée auprès du procureur d’Auxerre

Quatre chiens et deux chats tués d’un coup de fusil!

Quatre chiens et deux chats tués d’un coup de fusil!

Quatre chiens et deux chats tués d’un coup de fusil!
06.06.2018
Quatre chiens et deux chats tués d’un coup de fusil!
Animaux familiers

Six victimes. Six morts innocentes, six morts violentes et une famille terrorisée. Voilà le bilan d’un accès de colère. Contre cet homme et la menace qu’il recommence -et sur qui?– One Voice a porté plainte. Nous serons au tribunal de Laon jeudi 7 juin.

Les menaces de mort incessantes, et le chantage au suicide tenait toute la famille sous tension depuis de nombreuses années. Le sexagénaire instable et violent, maladivement jaloux, avait l’insulte facile. Ce chasseur s’imposait, le fusil à la main, reprochant à son fils et petit fils d’être trop présents dans sa vie et d’être des «merdes». Pour faire pression sur ses proches, il menaçait aussi les animaux. Et il est passé à l’acte…

Le 4 avril 2018, il a tué ses quatre chiens et ses deux chats de coups de fusil dans la tête. Il a ensuite appelé son ex-femme pour la menacer de mort et s’est rué chez elle, après avoir tiré dans la porte, avant de s’enfuir! La violence est aveugle, elle ne choisit pas ses victimes. Qui sera la prochaine à périr de sa main? C’est ce qui inquiète même un proche du prévenu, qui a témoigné avoir peur qu’il «finisse ce qu’il a commencé» en sortant de garde à vue.

Il est urgent que la loi prenne en compte le danger que ces personnes représentent pour l’ensemble de la société, et agisse en amont pour éviter qu’ils ne continuent à nuire!

Notre Cellule Zoé a porté plainte pour atteinte volontaire à un animal familier (six en l’espèce), et exige une peine exemplaire lors de l’audience qui aura lieu à Laon ce 7 juin.

Moana l’enfant de la seringue

Moana l’enfant de la seringue

Moana l’enfant de la seringue
04.06.2018
Moana l’enfant de la seringue
Exploitation pour le spectacle

Moana est le premier fils de Wikie, né par insémination artificielle… Dès l’âge d’un an, il effectuait des figures sous le regard de sa mère.

Moana est né au Marineland d’Antibes le 16 mars 2011. Sa mère est Wikie et son père est Ulises, une orque sauvage capturée en Islande et détenue au SeaWorld de San Diego en Californie.

Moana fut la troisième orque au monde à naître par insémination artificielle, et la toute première en Europe. On ignore si ce mode de reproduction, encore expérimental, affectera un jour la santé de cet enfant. Les dresseurs disent qu’il est intelligent. Cela veut dire pour eux que dès l’âge d’un an, Moana effectuait déjà toute une gamme de figures obligées, que la plupart des orques n’apprennent que tardivement, au terme de longues années de dressage. Il avait tout compris rien qu’en regardant sa mère. Et on comprend son enthousiasme à bien faire !

Dans le monde promiscuitaire et clos où il est contraint de vivre, dans ce bocal vitré privé de tout rocher, de toute algue et de tout poisson où il tourne depuis sa naissance, la moindre distraction vaut son pesant d’or. On s’y battrait pour répéter les mots humains comme un disque rayé pour un scientifique, comme on l’impose à Wikie, tant l’ennui pèse sur ce grand bassin où se traînent sous la chaleur du Midi de grands « poissons » noirs aux yeux tristes.

Moana s’est montré très indépendant très tôt. Trop tôt peut-être, car très vite sa mère a laissé aux dresseurs la charge de son « éducation ».

En 2013, la petite orque à l’avenir sans espoir devenait le frère aîné de Keijo, un bébé manifestement ni désiré ni attendu. Un an plus tard, naissait sa demi-soeur Amaya, issue du même père que lui. Mais il n’aura jamais le bonheur de jouer avec elle, puisqu’elle s’ennuie à des milliers de kilomètres de là, dans les bassins de San Diego.

KANGAROO, l’interview

KANGAROO, l’interview

KANGAROO, l’interview
03.06.2018
KANGAROO, l’interview
Animaux sauvages

Nous organisons les deux premières du documentaire « Kangaroo, a love-hate story » en France. Voilà l’interview exclusive de ses réalisateurs, Mick McIntyre et Kate McIntyre Clere, assortie de l’éclairage du Pr Peter Singer.

Comment ce projet est-il né et quel en a été l’élément déclencheur?

Le kangourou est l’un des symboles les plus reconnaissables au monde et a toujours été pour nous une source de fascination. Aucun film n’avait encore exploré cette icône. Nous voulions au départ raconter une histoire célébrant ce magnifique animal, mais nous avons vite compris que les kangourous étaient au cœur d’une situation dramatique, complexe et source de division en Australie. Nous avons été choqués d’apprendre que des millions d’entre eux sont abattus chaque année en tant que soi-disant « nuisibles », et vendus à des fins lucratives. Pour savoir comment une telle barbarie a commencé et pourquoi elle se produit encore à l’heure actuelle, nous devions étudier les origines d’une industrie qui représente le plus grand massacre de faune sauvage au monde et sa complicité avec le gouvernement. Comment a pu germer l’idée qu’un animal indigène vivant en Australie depuis des millions d’années représente un problème national ? Comment et quand les Australiens ont-ils commencé à croire que les kangourous étaient des « parasites » et qu’ils devaient être éliminés ?

« L’un des pires aspects est ce que les petits vivent. Quand la mère est abattue, eux subissent une mort lente. Quand ils ne sont pas dans la poche à cet instant précis, ils s’enfuient dans l’obscurité (les tirs de kangourous ont généralement lieu la nuit), et c’est de soif ou de faim qu’ils décèdent par la suite.» Pr Peter Singer

Combien de kangourous meurent chaque année? Vous dites que le nombre de kangourous n’augmente pas, contrairement aux allégations du gouvernement australien. Pour quelles raisons?

L’un des plus gros problèmes auxquels nous avons été confrontés en faisant ce film a été l’examen des chiffres publiés chaque année par le gouvernement australien sur le nombre de kangourous. Nous avons dû déconstruire la méthodologie utilisée pour effectuer ces recensements et n’avons pas été surpris de constater à quel point elle est erronée.

Nous avons obtenu des témoignages d’experts sur la façon dont le gouvernement grossit les chiffres afin d’abandonner sa responsabilité dans leur sauvegarde. Quant au nombre d’individus tués, nous avons découvert qu’en dépit de la croissance de l’industrie commerciale, de l’élimination des soi-disant nuisibles, des tirs récréatifs et illégaux, de la mortalité routière et des autres décès accidentels ou collatéraux, il existe encore très peu de données sur le nombre de kangourous qui disparaissent quotidiennement. Certains scientifiques et conservationnistes signalent des extinctions locales et régionales, mais ne savent pas combien d’individus sont tués.

Quelles sont les raisons avancées par le gouvernement australien pour déclarer les kangourous nuisibles ?

Lorsque l’Australie a été envahie par les colons blancs il y a 230 ans, les kangourous ont été tués pour la nourriture, mais comme les troupeaux de moutons et de bovins ont augmenté au cours du siècle suivant, beaucoup de gens ont cessé de les manger tout en continuant, pour certains, de les tuer pour le plaisir. Très vite, les colons ont décrété que les kangourous entraient en compétition avec leur bétail pour les pâtures et qu’ils endommageaient leurs récoltes. Plus tard, lorsque les écosystèmes se sont effondrés à cause du bétail en surnombre, les éleveurs ont rendu les kangourous responsables des dégâts et décidé qu’ils devaient être éliminés du paysage. Le gouvernement australien leur a facilité la tâche en étiquetant les kangourous comme nuisibles et en déboursant des millions en primes. L’idée selon laquelle les kangourous sont un fléau s’est perpétuée jusqu’à nos jours.

« Les animaux peuvent causer des pertes aux humains, bien sûr, lorsqu’ils mangent les plantes que nous plantons, ou dans le cas des kangourous, quand ils réduisent la quantité d’herbe disponible pour le bétail ou les moutons. Mais ils ne sont jamais simplement nuisibles. Ils sont aussi des êtres vivants ayant une vie propre à diriger, et nous devrions trouver de meilleurs moyens de limiter leur nombre et de vivre à leurs côtés. Le gouvernement australien ne fait pas suffisamment pour les kangourous. Il est trop influencé par les éleveurs.» Pr Peter Singer

Pourquoi la plupart des tueries ont-elles lieu la nuit, en secret ?

En filmant Kangaroo, nous avons constaté qu’avec le temps, l’élimination des kangourous au nom de leur soi-disant nuisance avait été remplacée par leur massacre à des fins lucratives. Ces assassinats sont validés par le gouvernement et les tueries ont lieu en pleine nuit, souvent au milieu de nulle part. Il n’y a aucune surveillance sur place des mises à mort. Comme les kangourous sont des marsupiaux nocturnes, ils sont actifs la nuit et, par conséquent, les abattre en grand nombre est plus facile à ce moment-là. Ils sont également très vulnérables à la méthode de chasse aux projecteurs, se tournant souvent pour faire face à la lumière. Des permis sont demandés pour éliminer les kangourous pour de nombreuses raisons allant de l’agriculture au défrichement pour le développement, en passant par d’autres événements d’origine humaine. Bien que des codes de pratique aient été élaborés à destination des agriculteurs et des tireurs afin de réduire la cruauté, la surveillance s’avère souvent impossible et les recherches ont montré à quel point le non-respect des règles est répandu. Des lanceurs d’alerte nous ont fourni des témoignages directs sur le traitement brutal réservé aux kangourous et à leurs bébés.

Quels sont les pays ou continents qui importent le plus de produits issus des kangourous ? Quels sont-ils ?

Les plus gros importateurs se trouvent en Europe. Ils font venir de la viande pour la nourriture des animaux de compagnie et des humains, et des peaux pour la mode et les articles de sport. Les principaux importateurs de produits carnés sont la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas et la France.

Existe-t-il à ces fins des élevages de kangourous ?

Non. Les kangourous sont des animaux sauvages qui ne peuvent pas être élevés. Il s’agit d’un massacre organisé sur la faune sauvage.

Dans quelles conditions avez-vous tourné ? Était-ce dangereux ?

Ce fut un tournage perturbant pour de nombreuses raisons, ne serait-ce que parce que le sujet lui-même l’est. La plupart des gens sont choqués d’apprendre ce que les kangourous subissent nuit après nuit ! Prendre conscience de l’échelle à laquelle ces animaux sont massacrés est extrêmement dérangeant, et assister à ces tueries de masse a été traumatisant. Nous avons été les témoins directs du traitement subi par les bébés kangourous et les individus blessés qu’on laisse lentement agoniser. Tout cela constitue une expérience bouleversante. Il y a eu clairement des situations où ce n’était plus simplement des hommes tirant sur des kangourous la nuit, dehors dans le désert. Il était essentiel d’avoir des gens solides dans notre équipe.

Comment avez-vous choisi les lieux de tournage? Pendant combien de temps avez-vous filmé et à quels endroits?

Pour produire Kangourou, nous avons dû parcourir des milliers de kilomètres à travers le superbe outback australien. Comme les kangourous sont présents dans l’ensemble du pays, nous avons tourné dans de nombreux parcs nationaux et élevages (d’une superficie pouvant aller jusqu’à 120000 hectares), rapportant des images du paysage et de l’écosystème. Les kangourous étant des herbivores timides, il est difficile de les surprendre et de nombreux voyages ont été nécessaires afin d’accumuler suffisamment de pellicule. Les agriculteurs nous ont dit que nous pourrions filmer sans problème le « fléau » qu’ils incarnent à leurs yeux — une métaphore souvent relayée par les médias australiens —, mais après quatre ans de tournage, nous n’avons jamais rien constaté de tel. Au contraire, nous avons été choqués par le peu de kangourous que nous avons croisés. Nous avons également tourné dans les pays qui importent du kangourou, comme le Royaume-Uni et les Pays-Bas, mais aussi dans ceux qui, à l’inverse, bannissent ce commerce, comme la Russie qui a interdit l’importation de viande pour des questions d’hygiène, ou encore la Californie dont l’interdiction porte sur l’ensemble des produits issus du kangourou. Nous voulions donner aux spectateurs un panorama complet de ce qui arrive aux kangourous à l’échelle mondiale.

Qui avez-vous interviewé pour le film et pourquoi ? Quelle est leur contribution ?

Nous savions que nous devions nous immerger dans tous les aspects de l’histoire et nous avons travaillé d’arrache-pied afin d’obtenir des entrevues auprès de nombreux intervenants différents. Nous avons interviewé des Aborigènes australiens, des scientifiques, des tireurs commerciaux, des agriculteurs, des politiciens, des artistes, des soigneurs d’animaux sauvages, des chefs et des activistes. Il s’agissait d’enquêter sur la plus grande tuerie de faune au monde, de comprendre comment tout a commencé et perdure encore aujourd’hui. Nous avons rencontré de nombreuses personnes entretenant de forts liens émotionnels avec les kangourous, et divers points de vue sur leur statut d’animaux sauvages et leur « gestion » en tant que « nuisibles ».

« En tant qu’Australien, je suis impliqué dans la défense des animaux en Australie depuis plus de 40 ans, donc je suis au courant de l’énorme ampleur du massacre de kangourou dans ce pays, et aussi du fait que beaucoup de kangourous ne meurent pas instantanément. Je veux que cela prenne fin, alors j’ai accepté avec plaisir de participer à un film qui dénonce la manière dont les kangourous sont traités en Australie. » Pr Peter Singer

Que retiendra le public après avoir vu votre film ?

Avec des images à couper le souffle de kangourous dans la nature, nous espérons que le film fournira aux gens une expérience inédite de cette espèce unique et mettra sur le tapis un débat que les Australiens rechignent à avoir. Il est temps que les gens en Australie et dans le monde sachent ce qui se passe avec cette icône internationalement célébrée et se posent la question suivante : pourquoi personne ne réagit devant le traitement barbare et le massacre à grande échelle de ces animaux ?

« Nous devons encourager des attitudes de respect vis-à-vis de tous les animaux et accorder plus d’attention à leurs intérêts propres.Pour agir, demandez à vos dirigeants de ne pas autoriser l’importation de produits fabriqués à partir de kangourous: viande, fourrure ou cuir. Et bien sûr, n’achetez jamais ces produits vous-même.» Pr Peter Singer

Vous pouvez acheter vos billets pour les deux séances organisées à Paris le mardi 5 juin, et Strasbourg le mercredi 6 juin.

Crédit Photos: Couverture: Hoping Pictures (Kangaroo Dundee, Mick McIntyre & Kate McIntyre Clere / Peter Singer par Aletta Vaandering

L’art engagé des enfants contre la captivité

L’art engagé des enfants contre la captivité

L’art engagé des enfants contre la captivité
02.06.2018
Aude
L’art engagé des enfants contre la captivité
Exploitation pour le spectacle

Nous avons permis à une animatrice d’une école près de Narbonne de faire une sensibilisation des enfants de 4 à 11 ans sur les animaux dans les cirques, pendant les vacances de printemps. Captivité, dressage, itinérance, ils ont appris que non, « les animaux ne sont pas des clowns ».

Ravie, Delphine, l’animatrice, nous a dit que l’une des enfants, « qui adorait aller au cirque, et projetait d’aller avec sa maman à Marineland parce qu’elle adore les animaux fut la plus investie! Elle ne veut plus jamais retourner au cirque ni dans un parc aquatique. C’est elle qui a fait plusieurs dessins sur lesquels sont représentés des animaux en captivité et où elle écrit « n’applaudissez pas pour ces pauvres animaux ».

Cette jeune enfant, comme beaucoup d’autres ont été sensibles aux informations qui leur ont été transmises par One Voice, et ont regorgé d’idées pour apprendre à leur tour aux adultes qui les entourent la réalité des cirques itinérants.

Parmi leurs idées, celle-ci fort courageuse rapportée par l’initiatrice du projet: « Les enfants ont proposé d’aller à la caisse du cirque et au lieu d’y acheter une place de dire devant tout le monde qu’ils étaient très triste pour les animaux et que jamais plus ils ne leur donneraient d’argent. »

Découvrez ci-dessous, les réalisations des enfants. Elles nous ont touchées, émues. Et vous?

#CirquesSansAnimaux : One Voice tient à disposition un « arrêté » solide pour les communes

#CirquesSansAnimaux : One Voice tient à disposition un « arrêté » solide pour les communes

#CirquesSansAnimaux : One Voice tient à disposition un « arrêté » solide pour les communes
01.06.2018
#CirquesSansAnimaux : One Voice tient à disposition un « arrêté » solide pour les communes
Exploitation pour le spectacle

Afin que les élus municipaux aient à leur disposition un outil pour lutter contre la maltraitance subie par les animaux dans les cirques itinérants, nous tenons à disposition un arrêté « clé en main », associé à notre vadémécum.

L’ensemble des animaux détenus dans les cirques souffre de la captivité, de l’itinérance, et du dressage : ennui, confinement, absence de lieu de repli à l’abri des humains, dont ils ont une peur atavique, bruits effrayants, brutalité… La liste semble infinie tant leur bien-être est nié.

C’est d’autant plus vrai pour les animaux sauvages en danger dans leur milieu. Leur nature devrait être respectée. Ils ne devraient pas être soumis à une promiscuité avec l’humain, ni dominés par lui… mais protégés.

En l’absence d’une loi nationale qui interdise leur exploitation dans les cirques, de nombreuses communes de France ont décidé de ne plus cautionner de tels spectacles. En réels démocrates, les maires qui s’appuient sur le vote du conseil municipal font respecter l’avis de leurs concitoyens. Malheureusement, les décisions prises suite au vote ainsi que certains arrêtés sont attaquables en justice, et souvent annulés à la suite des recours des circassiens et de leurs avocats.

C’est pourquoi, riches de notre expertise en la matière, et toujours dans la perspective de proposer des solutions en regard de nos exigences d’avancées sociétales, nous tenons à disposition de toute municipalité qui le souhaite, un arrêté « clé en main » solide, assorti d’un vadémécum complet. One Voice et son équipe juridique se tiennent prêts à assister les communes qui souhaitent s’engager contre l’exploitation animale pour le divertissement.

Vous souhaitez que votre commune s’engage pour des cirques sans animaux? Contactez-nous, nous adresserons directement les documents à la mairie.

Procès des récidivistes de l’Oise : One Voice demande une condamnation exemplaire !

Procès des récidivistes de l’Oise : One Voice demande une condamnation exemplaire !

Procès des récidivistes de l’Oise : One Voice demande une condamnation exemplaire !
30.05.2018
Oise
Procès des récidivistes de l’Oise : One Voice demande une condamnation exemplaire !
Animaux familiers

Jeudi 31 mai 2018 aura lieu le procès d’un couple de récidivistes, contre lesquels nous avons porté plainte pour mauvais traitements. Un an après notre saisie chez eux, la Cellule Zoé sera au tribunal de Senlis pour que plus jamais ils ne fassent de victimes.

Une vigilance au long cours

Nous ne connaissions malheureusement que trop bien les propriétaires. Le même terrain boueux, la même maison, l’odeur des déjections animales, de leurs infections et des cadavres…

Depuis 2004, nous surveillions leurs activités. En 2011 déjà, notre Cellule Zoé avait sauvé dans leur « établissement », 46 chiens dans un état déplorable et obtenu une condamnation pour sévices graves et actes de cruauté. Mais malgré l’interdiction définitive d’exercer une activité en lien avec des animaux et surtout, une interdiction définitive de détenir un animal, ils ont recommencé ! Heureusement, nous avions maintenu notre vigilance jusqu’à l’année dernière. En collaboration avec les services de la DDPP (Direction Départementale de la Protection des populations) de l’Oise, des forces de l’ordre, et en présence de nos refuges partenaires, nous avons pu procéder une fois de plus au sauvetage des pauvres êtres dépendants d’eux.

Une nouvelle saisie mémorable

Le 5 mai 2017, le couple de récidivistes a alors été mis en garde à vue. Ce jour là, nous avons découvert des animaux dans la boue, sans soins, sans nourriture ni eau, certains enfermés dans de petits enclos mal entretenus et sans protection du froid ni de la pluie : une vingtaine de chèvres et leurs chevreaux, deux boucs, des chats, des chiens, et même le corps d’une poule asséché dans une caisse de transport, et un cadavre de chat abandonné derrière une porte…

Une renaissance pour les rescapés

Les chèvres sauvées sont à présent toutes en pleine forme ! Une moitié d’entre elles a élu domicile au refuge de Filémon, où elles partagent leur temps entre la bergerie, chauffée pour les jours de frimât et les prés verdoyants, colorés de mille fleurs sauvages pendant les beaux jours. Les autres ont rejoint le refuge au Bonheur des Chevaux dans le Lot-et-Garonne. Elles y jouissent d’une parcelle de plusieurs hectares, dont One Voice a financé la clôture pour qu’elles puissent être accueillies dans les meilleures conditions possibles.

Les chats, quant à eux, ont été pris en charge par le refuge AIMAA d’Épernay et le refuge Oisemont Protection Animale. Enfin, ils ont trouvé la paix. Grâce à la patience et des soins constants du personnel du refuge, même les individus traumatisés font désormais confiance aux humains !

La vie n’est pas moins rose pour les chiens confiés au refuge AIMAA d’Epernay… Gustave Flaubert, a parfaitement trouvé sa place au sein de la famille. Georges Sand marche dorénavant sans laisse malgré ses problèmes de vue, et la moindre promenade est une immense source de joie pour elle. Isaac, de son côté, s’est très vite adapté à son nouvel environnement. C’est un amour de chien, au caractère bien trempé, qui aime s’exprimer et qui est devenu le petit prince de la maison…

Un grand merci à tous nos donateurs qui permettent à la Cellule Zoé de maintenir une surveillance au long cours des tortionnaires des animaux et de les poursuivre en justice, d’organiser les sauvetages et de mettre en sécurité les victimes dans nos refuges partenaires, dont One Voice assure le financement des soins vétérinaires pendant les années que durent les actions en justice. Cette chaine de solidarité est indispensable pour faire reculer la cruauté ! 

Maya : sans nouvelle des autorités, One Voice sonne l’alerte devant le cirque le 26 mai à 10h près de Narbonne

Maya : sans nouvelle des autorités, One Voice sonne l’alerte devant le cirque le 26 mai à 10h près de Narbonne

Maya : sans nouvelle des autorités, One Voice sonne l’alerte devant le cirque le 26 mai à 10h près de Narbonne
26.05.2018
Narbonne
Maya : sans nouvelle des autorités, One Voice sonne l’alerte devant le cirque le 26 mai à 10h près de narbonne
Exploitation pour le spectacle

150000 signatures en 7 mois, 5 actions en justice, des expertises de spécialistes reconnus du monde entier, un rapport vétérinaire accablant à l’issue d’une inspection ordonnée par la préfecture, 3 rassemblements, plusieurs heures de rushes, une tribune signée de personnalités, et pourtant, Maya est sempiternellement enfermée dans un camion de cirque, les pouvoirs publics semblent se laisser marcher sur les pieds, et le ministère fait la sourde oreille à nos demandes de rendez-vous…
Enième rebondissement, nous apprenons qu’un lieu en Grande-Bretagne s’apprêterait à accueillir un éléphant d’un cirque français. Ce lieu est trop petit, pas aux normes, et ne propose pas de soins vétérinaires.
One Voice se mobilise donc une fois de plus pour l’éléphante, et organise une action devant le cirque qui l’exploite le samedi 26 mai à 10h à Montredon-des-Corbières près de Narbonne.

150000 signatures en 7 mois, 5 actions en justice, des expertises de spécialistes reconnus du monde entier, un rapport vétérinaire accablant à l’issue d’une inspection ordonnée par la préfecture, 3 rassemblements, plusieurs heures de rushes, une tribune signée de personnalités, et pourtant, Maya est sempiternellement enfermée dans un camion de cirque, les pouvoirs publics semblent se laisser marcher sur les pieds, et le ministère fait la sourde oreille à nos demandes de rendez-vous…

Enième rebondissement, nous apprenons qu’un lieu en Grande-Bretagne s’apprêterait à accueillir un éléphant d’un cirque français. Ce lieu est trop petit, pas aux normes, et ne propose pas de soins vétérinaires.

One Voice se mobilise donc une fois de plus pour l’éléphante, et organise une action devant le cirque qui l’exploite le samedi 26 mai à 10h à Montredon-des-Corbières près de Narbonne.

Cela fait plus d’un mois que nous sommes sans nouvelles de la préfecture du Lot-et-Garonne, qui refuse de nous recevoir.

Il y a quelques semaines, nous avions reçu des images de Maya, enfermée jour et nuit dans un camion, filmées par un lanceur d’alerte ayant eu accès au cirque. Elle n’a pas été revue depuis, ni par les visiteurs, ni dans les quartiers d’hiver.

Des informations sensibles sur le devenir de cette éléphante ont été diffusées, informations que nous gardions secrètes depuis le mois d’avril, pour ne pas risquer de compromettre l’avenir de Maya. Mais nous apprenons aujourd’hui par l’un de nos partenaires à l’international, qu’une vieille éléphante venue de France serait attendue en Grande-Bretagne, dans un lieu dont nous doutons grandement qu’il soit adapté pour Maya, Lechmee ou tout autre éléphante issue d’un cirque. Maya, comme tous les animaux de l’industrie de la captivité, doit pouvoir vivre enfin sa vie dans un espace vaste, adapté, et bénéficier de soins vétérinaires correctement encadrés.

Nous écrivons ce jour au ministère de la transition écologique et solidaire avec la Fondation Born Free, notre partenaire britannique, pour l’exhorter à appuyer d’urgence le sauvetage de Maya par le biais de la préfecture du Lot-et-Garonne, et son transfert dans un lieu adapté.

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