Scandale autour de la mort du dauphin Aïcko !

Scandale autour de la mort du dauphin Aïcko !

Scandale autour de la mort du dauphin Aïcko !
24.07.2018
Port Saint Père
Scandale autour de la mort du dauphin Aïcko !
Exploitation pour le spectacle

Nous en savons plus sur la mort d’Aïcko. Le pauvre petit dauphin a péri noyé, asphyxié, le larynx disloqué. Les images de cette abominable agonie ne nous quittent pas. Elles nous poussent à faire toute la lumière sur ce drame que nous ne pouvons accepter comme conséquence d’un malheureux hasard…

Le 6 novembre 2016, nous apprenions le décès du jeune dauphin Aïcko, survenue alors que nous avions porté plainte pour lui et son frère Galéo. Dès lors, nous avons poursuivi nos démarches. Nous avons donc obtenu qu’une expertise soit réalisée, à nos frais. Car ce qui lui était arrivé devait être connu ! Elle aura pris un an…  Si la souffrance d’Aïcko demeure indubitable, certaines conclusions de l’expert nous laissent perplexes.

La mort terrible d’Aïcko

Les mots nous manquent pour décrire le calvaire d’Aïcko lors de ses dernières minutes.

Il venait d’être nourri de force, avec des poissons entiers, quand il aurait dû, tant il était faible, être alimenté par sonde, avec de la nourriture broyée. Il vomissait par l’évent lorsqu’on l’a remis à l’eau – contre toute logique ! – et a commencé à se noyer, puis s’est jeté contre un mur.

L’autopsie a montré que son larynx était disloqué… Une conséquence évidente du nourrissage en force, d’après le Dr Pierre Gallego, vétérinaire spécialiste des cétacés et consultant pour One Voice. Pas pour l’expert, qui à la fois convient que l’asphyxie puisse être liée à une fausse route, mais suggère que la dislocation ait pu intervenir après le décès ! Une certitude demeure, Aïcko est mort noyé et le rapport d’autopsie présente de nombreuses imperfections. Là-dessus, tout le monde est d’accord. Mais difficile de faire autrement, après l’avis rendu à notre demande par deux sommités dans le milieu ! Notons néanmoins qu’effectuer une autopsie imparfaite, c’est se préserver de conclusions qui pourraient confirmer des erreurs dans la prise en charge de la maladie d’Aïcko…

Précédée par des mois de souffrances

Non seulement Aïcko maigrissait, mais il devait faire face aux multiples agressions des autres dauphins. L’expert en a noté environ une par semaine ! Mais nous l’avions déjà constaté. La Dre Naomi Rose, célèbre spécialiste des mammifères marins, que nous avions emmenée voir Aïcko juste avant sa mort,  a attesté des multiples blessures caractéristiques, en « coups de râteau »… D’après le Dr Gallego, cela l’a affaibli au point de tomber malade. Et rien à voir avec ce qui se passe dans la nature, comme voudrait le faire croire l’expert : Aïcko n’avait pas d’autre choix, il était enfermé avec ses agresseurs et ne pouvait pas les esquiver ni les fuir ! Ironie suprême, l’expert considère même que la captivité permet d’éviter le stress de la recherche de nourriture ! Voilà une conception très personnelle du bien-être.

Un suivi très approximatif

Le suivi médical d’Aïcko, pendant qu’il dépérissait, est choquant. Depuis son arrivée au delphinarium, ses analyses de sang indiquaient qu’il était déshydraté, anémié, et qu’il souffrait d’une inflammation, sans que rien de concret n’ait été fait pour y remédier ! C’est ce que souligne le Dr Gallego, références récentes à l’appui, quand l’expert le nie en s’appuyant sur des données obsolètes… Même quand il a commencé à perdre du poids, personne ne s’en est inquiété. Il aura fallu cinq mois, et qu’il perde 25% de son poids initial, quand il aurait dû grossir et grandir, pour que l’on s’occupe de lui. Moins d’un mois, donc, avant sa mort…

One Voice en colère

Nous sommes profondément choqués par les conclusions déroutantes de l’expertise réalisée. Pour One Voice, qui travaille avec des spécialistes des cétacés de renommée internationale, une contre-expertise est nécessaire.

Nous contestons ce rapport et nous allons saisir le juge à nouveau. En mémoire d’Aïcko, et pour toutes les victimes des delphinariums, nous obtiendrons gain de cause. Soutenez notre campagne et signez et partagez notre pétition pour la fermeture des delphinariums

Liberté pour les dauphins et les orques !

Révélations sur la mort d’Aïcko, le dauphin de Planète Sauvage – One Voice remet en cause la version officielle et la neutralité de l’expertise.

Révélations sur la mort d’Aïcko, le dauphin de Planète Sauvage – One Voice remet en cause la version officielle et la neutralité de l’expertise.

Révélations sur la mort d’Aïcko, le dauphin de Planète Sauvage – One Voice remet en cause la version officielle et la neutralité de l’expertise.
24.07.2018
Planète sauvage
Révélations sur la mort d’Aïcko, le dauphin de Planète Sauvage – One Voice remet en cause la version officielle et la neutralité de l’expertise.
Exploitation pour le spectacle

Aïcko est mort le 6 novembre 2016 à Planète Sauvage, avant même d’atteindre 7 ans, au moment même où One Voice alertait l’opinion sur son état de santé alarmant. 
Selon le delphinarium, le jeune dauphin souffrait d’une maladie non identifiée et se serait jeté contre un mur. L’expertise « objective » ordonnée par le juge des référés à la demande de One Voice et à ses frais est étrangement clémente pour le parc. 
One Voice conteste la version du delphinarium et le rapport d’expertise, et va saisir à nouveau les juges.

One Voice s’est adjoint les services du Dr Pierre Gallego vétérinaire spécialiste en cétacés. Il a analysé les documents vétérinaires du parc et le rapport d’autopsie d’Aïcko. Son rapport est accablant pour le delphinarium.  Comparaisons.

Des mois de mauvaise prise en charge vétérinaire

Bien qu’incomplets et lacunaires, les documents vétérinaires permettent tout de même de retracer l’état de santé et les causes de la mort d’Aïcko, le jeune dauphin de Planète Sauvage. Le suivi médical, et le rapport d’autopsie d’Aïcko révèlent une perte de poids du jeune dauphin pendant de longues semaines, ce qui n’a manifestement alerté personne, alors même qu’Aïcko aurait dû être en pleine croissance vu son âge. Le 4 mai 2016, Aïcko pesait 179kg, le 31 octobre 2016 il était passé à 105kg, cela représenterait une perte de 30kg pour un adolescent humain de 75kg, en un peu moins de 6 mois ! Pour le Dr Gallego :

«Cette perte de poids initiale n’a suscité aucune inquiétude auprès de l’équipe vétérinaire, alors que c’est un des premiers signes de maladie chez un cétacé.»

Les analyses de sang prouvent qu’il était déshydraté, anémié de manière chronique, et affaibli par de nombreuses autres affections. L’expert a jugé les analyses conformes, en se référant à une bibliographie vieille de 30 ans…

Des conditions de vie dangereuses en captivité

Les comptes rendus journaliers du parc montrent qu’Aïcko subissait des agressions quotidiennes de la part des dauphins plus âgés, sans pouvoir évidemment leur échapper, puisqu’ils vivaient tous dans le même bassin, les deux autres bassins étant à l’époque affectés à la maternité. Aïcko est devenu leur souffre douleur, la captivité mène à ce genre de comportement. 4 jours avant de mourir, à l’isolement, il souffrait et appelait à l’aide en tapant l’eau de sa queue, entre douleur et désespoir. Or le stress provoque un effondrement du système immunitaire chez les dauphins, qui les rend vulnérables à toute infection.

L’expert, lui, ne reconnaît que des manifestations d’ »inconfort » par Aïcko, mais refuse d’admettre qu’il ait été suffisamment stressé pour en tomber malade, contrairement à notre spécialiste:

«Aïcko a été fortement et fréquemment agressé par ses congénères, ce qui lui a probablement causé beaucoup de stress chronique, ce qui peut diminuer le système immunitaire et rendre l’animal plus susceptible à d’éventuelles pathologies infectieuses.»
Dr Gallego

Ironie suprême, l’expert considère que la captivité permet d’éviter aux dauphins le stress de la recherche de nourriture ! C’est vrai que la vie de détenu, quand on est enfermé avec son agresseur, loin de la protection de ses parents ne peut-être que source de joie et d’épanouissement…

Révélations sur la mort d’Aïcko, faux-pas confinant à l’amateurisme

Pour Planète Sauvage, Aïcko se serait jeté délibérément contre un mur du bassin suite à sa maladie, à l’occasion d’un « forced-feeding » mais sans lien avec celui-ci…

La lecture du rapport d’autopsie révèle qu’Aïcko a eu la mâchoire cassée et le larynx disloqué et on sait par les autres documents qu’il a subi un nourrissage de force. On lui a poussé à la main dans le fond de la gorge des poissons entiers (au lieu de lui administrer du poisson broyé par sonde gastrique), il a été remis à l’eau alors qu’il régurgitait par l’évent! Une chose est certaine ses voies respiratoires étaient bloquées, et il s’est noyé.

Notre vétérinaire spécialisé ajoute définitif:

«Le fait que Aïcko ait eu son larynx disloqué durant une capture, qu’il ait vomi par son évent et qu’il ait été remis à l’eau sans y remédier représente une faute professionnelle grave. […] C’est ce qui a provoqué la mort d’Aïcko.»
Dr Gallego

Pour l’expert, la dislocation du larynx pourrait avoir eu lieu post mortem, mais il n’exclue pas une asphyxie due à une fausse route…

Conclusions divergentes de notre vétérinaire spécialisé et de l’expert judiciaire

Le Dr Gallego est sans appel:

«En résumé, la gestion médicale du dauphin d’Aïcko est très questionnable car malgré des signes très clairs de processus pathologiques en cours, rien n’a été mis en œuvre jusqu’en octobre 2016. Il y a de plus une erreur médicale flagrante lorsqu’on remet Aïcko à l’eau alors qu’il a un sérieux problème respiratoire. Aïcko est mort suite à sa manipulation lors de sa dernière capture, et non pas suite à une maladie. De plus rien n’a été fait afin de résoudre le problème d’agressions auxquelles Aïcko était constamment exposé.»

De son côté, l’expert ne relève des imperfections que dans la réalisation de l’autopsie. Mais avait-il le choix ? Nous avions déjà produit les avis de deux sommités dans le milieu, les Docteurs Mazzariol et Cassart qui concluaient en ce sens! Notons tout de même vis-à-vis du delphinarium qu’effectuer une autopsie imparfaite, c’est se préserver de conclusions qui pourraient confirmer des erreurs dans la prise en charge de la maladie d’Aïcko…

Ce rapport d’expertise aux conclusions déroutantes, n’a malgré tout pas pu nier les évidences: les agressions, le stress, l’autopsie bâclée… Celui qui l’a réalisée est visiblement attaché à la captivité avec une conception bien à lui du bien-être animal. Préférant des arrêtés obsolètes, Il ne s’est pas préoccupé de juger les conditions de vie d’Aïcko grâce aux méthodes d’analyse les plus récentes ni en fonction de la réglementation applicable, comme demandé par le président du Tribunal ! 

One Voice ne s’arrêtera donc pas là, nous allons continuer à collecter les avis d’experts reconnus pour qu’une contre expertise soit réalisée !


Annexes

Pour aller plus loin

A l’époque des faits

Nous avions rendu visite à Aïcko quelques jours avant sa mort, accompagnés du Dr vétérinaire Naomi Rose, et l’avions filmé. Son état nous avait choqués. Sa peau couverte de blessures montrait à quel point il était le souffre-douleur des dauphins adultes, sans possibilité de s’enfuir, comme il aurait pu le faire libre. Nous avions également constaté sa maigreur. Nous avions alors lancé une pétition pour l’arrêt des delphinariums, et engagé des poursuites contre celui-ci.

Aspects juridiques autour d’Aïcko

Nous avions déjà une plainte pour mauvais traitements en cours contre Planète Sauvage (7 juin 2016). Suite à cette visite nous avions déposé un complément de plainte pour Aïcko. A sa mort, nous avons lancé un référé pour expertise des conditions de ce décès, ce qui nous a permis d’obtenir une copie des dossiers médicaux du suivi d’Aïcko, et de son rapport d’autopsie, que nous avons donc ensuite pu faire expertiser.

One Voice a finalement obtenu une ordonnance de référé ordonnant l’expertise le 26 janvier 2017. Le juge a repris l’un des arguments avancés par l’association, notamment qu’elle se réservait le droit de poursuivre la procédure devant les tribunaux judiciaires pour atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité des animaux.

Quelle était la mission de l’expert?

  • Se rendre sur les lieux du delphinarium,
  • les visiter en présence de toutes parties intéressées et recueillir leurs prétentions;
  • déterminer la cause de la mort du dauphin Aïcko ;
  • donner un avis sur les conditions d’élevage du dauphin Aïcko dans les installations du delphinarium, en particulier au regard de la réglementation applicable ;
  • procéder à l’audition de tout sachant éventuel ;
  • examiner toutes les pièces que les parties estimaient devoir leur communiquer et leur faire délivrer tous documents qu’ils estimaient utiles à l’exercice de leur mission.

Cette mesure d’expertise a été prorogée à la demande de l’expert à deux reprises avec deux demandes de provision complémentaire de l’expert. Celui-ci a rendu son rapport le 18 mai 2018.

D’autres cétacés défendus par One Voice

Un rendez-vous au Ministère pour un nouvel arrêté

Un rendez-vous au Ministère de Nicolas Hulot est fixé le 26 juillet 2018 pour discuter de la réécriture de l’arrêté pris par Ségolène Royal, et annulé en 2017 pour un détail technique par le Conseil d’Etat.

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One Voice au cœur de Superpod 6

One Voice au cœur de Superpod 6

One Voice au cœur de Superpod 6
21.07.2018
San Juan Island
One Voice au cœur de Superpod 6
Exploitation pour le spectacle

One Voice était au rendez-vous mondial des spécialistes des cétacés, Superpod, à San Juan Island, à la frontière pacifique entre les Etats-Unis et le Canada. Muriel Arnal y a présenté notre combat pour les orques et les dauphins captifs en France.

Superpod

En 2011, un petit groupe de passionnés et de spécialistes des cétacés se sont réunis pour réfléchir et coordonner leurs actions pour la défense des mammifères marins.
Superpod (c’est le nom donné à la réunion de plusieurs pods de cétacés) est le berceau de l’effet Blackfish. C’est là que l’idée du film documentaire, sorti en 2013, retraçant la vie tragiquement célèbre de l’orque Tilikum, est né. C’est de là qu’est parti le grand mouvement qui a enfin changé les choses, à l’origine de l’abandon de la reproduction des orques par Seaworld. Devenu, depuis, un rendez-vous bisannuel incontournable, l’événement rassemble scientifiques, experts, anciens dresseurs, journalistes et responsables des ONG du monde entier, œuvrant à la fin de l’exploitation et de la chasse des cétacés.

One Voice à Superpod 6

Jeudi 19 juillet, Muriel Arnal a présenté lors de la 6e édition de Superpod, le combat de One Voice pour les dauphins et les orques captifs en France: Femke, mère dauphine au cœur brisé que nous avons encore filmée flottant dans son bassin en mai dernier, mais aussi les orques Wikie, Inouk, Keijo et Shouka que nous suivons de près. Avec beaucoup d’émotion, elle a raconté le destin tragique de l’orque Valentin à Marineland, celui du petit dauphin Aïcko à un auditoire composé d’experts internationalement reconnus, tels que : Naomi Rose, Ingrid Visser,
Lori Marino, Ken Balcomb. Tous ont été touchés par le récit de ces vies brisées, qui motivent notre combat pour qu’un nouvel arrêté delphinarium soit pris et qu’enfin les cétacés captifs soient libérés.

Ensemble pour les cétacés

Les autres intervenants ont évoqué le sort des orques Keiko, de Morgan et de Lolita; l’un des objectif de Superpod 6 étant de partager les informations pour mieux travailler ensemble. La situation dramatiques des orques résidentes locales, la famille de Lolita, a également été au cœur des débats. Leur population a été décimée pour les captures pour les delphinariums d’Amérique et d’Europe, et aujourd’hui, elles meurent de faim à cause des activités humaines. Seule population d’orques à s’éteindre au monde, un sanctuaire qui permettrait de les nourrir est en réflexion. Autre problème de taille, des dizaines de delphinariums en construction en Russie et en Chine. Combien de dauphins, de belugas, d’otaries et autres mammifères marins vont être arrachés à leur famille ou périr à cause des captures pour remplir ces nouveaux bassins ? Plus que jamais, il faut se serrer les coudes pour faire front face à cette industrie, où qu’elle se développe. Ensemble, nous sommes plus forts.

En France, One Voice poursuit son combat pour la fermeture des delphinariums et le placement des cétacés captifs dans des sanctuaires marins. Le 26 juillet prochain, nous serons en rendez-vous au ministère de l’Ecologie, en tant que représentants français de la coalition Dolphinaria Free Europe, aux côtés de nos partenaires Sea Shepherd France, et Réseaux-Cétacés. Signez et partagez la pétition pour l’adoption d’un nouvel arrêté et la fermeture des delphinariums!

Nous devons à Lechmee un répit bien mérité!

Nous devons à Lechmee un répit bien mérité!

Nous devons à Lechmee un répit bien mérité!
19.07.2018
France
Nous devons à Lechmee un répit bien mérité!
Exploitation pour le spectacle

Nous sommes déterminés à libérer Lechmee de ses chaines. Trop c’est trop! Elle devrait être mise à la retraite depuis bien longtemps vu son état, mais sous prétexte qu’elle a besoin de vivre en compagnie de Mina et Kamala, le cirque ne la libère pas. Ce serait pourtant un acte noble de la laisser… Non… de LES laisser toutes les trois vivre enfin d’autres expériences que l’ankus, le camion, les parades bruyantes et la piste.

Si l’on se fie à ce qui est écrit dans l’arrêté dit « cirques » du 18 mars 2011, Lechmee devrait être depuis bien longtemps dans un lieu fixe, avec ses compagnes, avec un accès à des soins de qualité, et un quotidien reposant! Rien n’est fait pour elle dans la vie imposée par le cirque. Les voyages incessants, le bruit, les coups d’ankus, les chaînes…

Pourtant, elle est toujours sur les routes, malgré son âge avancé, sa patte handicapée et sa cécité. C’est un scandale, rien n’est fait pour lui ménager du répit! Le cirque ne montre aucun signe de clémence, quant au ministère et aux autorités, ils semblent sourds à sa si visible souffrance.

Au lendemain de la mort de Diana sur les routes d’Espagne début avril 2018, nous avions écrit au ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, quand nous avions découvert que les trois vieilles éléphantes étaient contraintes de parader dans les rues, et étaient donc reparties en tournée. Aucune réponse de sa part depuis lors.

Côté justice, notre plainte pour mauvais traitements a été déposée il y a plusieurs mois, et nous étoffons notre dossier en lançant une procédure de référé expertise devant le juge judiciaire, dirigée contre le cirque. Auparavant, nous avions lancé des procédures inédites, qui avaient été rejetées.

En mai, deux vidéos nous ont choquées. Mina s’y faisait frapper à la face par l’un de ses soigneurs, et Kamala recevait une décharge électrique par un autre des soigneurs. Nous avons aussitôt alerté l’opinion, et lancé une pétition spécifique pour elles.

Au début du mois de juin, nous avons vu Lechmee dans un minuscule enclos, d’à peine 20 m2 sur une place de Nice. Nous avons alerté le maire de la ville, et les journaux ont pu dénoncer avec nous le cynisme des circassiens. Ces derniers faisant « vérifier » dès le lendemain par un huissier la taille de l’enclos après en avoir déplacé les barrières, pour justifier opportunément de la surface minimum réglementaire, avec un enclos de 380 mètres carrés. Mais leur stratagème n’a berné personne!

Le député Loïc Dombreval s’est ému de cette scandaleuse manipulation, et a pris contact avec Christian Estrosi, Maire de Nice, pour renforcer notre demande de refuser dorénavant les cirques avec animaux dans sa commune.

En attendant que notre plainte soit à l’instruction et les nouveaux recours que nous préparons actuellement, continuez à signer et à partager notre pétition, et l’histoire de Lechmee. La mobilisation de toutes et tous est vitale pour cette vieille dame éléphant et ses amies, elles aussi martyrs de cette industrie.

Shouka, l’oubliée

Shouka, l’oubliée

Shouka, l’oubliée
12.07.2018
Antibes
Shouka, l’oubliée
Exploitation pour le spectacle

Shouka est la première orque à être née captive et à y avoir survécu en France. Elle fut une amie et une grande soeur aimante. Puis, au terme de nombreux voyages de delphinariums en delphinariums à travers le monde, et de rendez-vous manqués avec un mâle avec lequel elle aurait pu avoir des petits, elle subit 10 années d’isolement sans autre cétacé de son espèce! En attendant de finir ses jours sans avoir fondé de clan, elle se resocialise avec la plus vieille des orques captives.

Shouka est une orque femelle âgée de 24 ans. Elle fut la première orque à naître et à rester vivante en France. Sa mère était Sharkane et son père Kim 2.

On l’oublie trop souvent, mais elle fait partie des cinq orques françaises captives.

Au temps de l’innocence, Shouka a été élevée par Sharkane qui était encore très amie avec Freya. Quand elle atteignit l’âge de trois ans, Freya donna naissance à Valentin et les deux enfants devinrent extrêmement proches à force de jouer ensemble. Sa propre mère lui donna encore deux compagnons de jeu, Inouk en 1999 et Wikie en 2001, dont elle s’occupa avec beaucoup d’amour comme une grande sœur le fait chez les orques.

Avec tout le savoir acquis auprès de deux femelles nées en mer, Shouka aurait sans doute fait une excellente mère. Les plans du Marineland pour elle étaient différents.

En 2002, au terme d’un interminable voyage en avion, Shouka a d’abord été emmenée jusqu’au Six Flags de l’Ohio, aux États-Unis. Elle devait y rencontrer un «fiancé» du nom de Kshamenk capturé en Argentine, mais celui-ci n’arriva jamais. En 2004, on la déplaça au Six Flags de Californie, où elle dut rester seule pendant dix longues années.

Dix ans d’isolement ! Même la loi américaine interdit de laisser un cétacé seul, sans quelqu’un de son espèce. Shouka reçut des dauphins pour compagnons et n’eut plus de contact qu’avec eux et les dresseurs jusque fin 2011. Suite à une première agression, elle fut séparée du dauphin Merlin, puis ce fut Cupidon, un autre grand dauphin affecté à ses distractions, qu’on dut retirer du bassin suite aux accès de rage de la pauvre orque.
Après une brève tentative avortée, de l’envoyer au Marineland Canada, il fut décidé qu’elle finirait ses jours au SeaWorld en Californie. Elle y arriva le 20 août 2012, presque en urgence : la solitude l’avait rendue violente et folle au point d’agresser sa dresseuse à plusieurs reprises.

Malgré toutes ses épreuves, Shouka parvint peu à peu à se resocialiser, grâce à l’aide affectueuse de la plus vieille des orques captives au monde, Corky, 50 ans.

Par contre, celle qui aurait du avoir déjà deux ou trois enfants en mer restera seule pour toujours. C’est ce que les parcs utilisaient naguère comme argument sous le nom de « conservation d’une espèce en danger ». La reproduction est désormais interdite à SeaWorld, et c’est tant mieux. Les orques devraient vivre libres, dans des groupes qu’ils ont choisis!

Photo JerryFrausto – CC BY 2.0 – La photo a été modifiée pour s’adapter au format du site.

Maya enfin libérée après un combat sans relâche!

Maya enfin libérée après un combat sans relâche!

Maya enfin libérée après un combat sans relâche!
06.07.2018
Italie
Maya enfin libérée après un combat sans relâche!
Exploitation pour le spectacle

Quelle magnifique victoire! Merci! Maya vient d’être libérée du cirque qui l’exploitait de ville en ville depuis plus de 40 ans! Cette victoire et ce grand soulagement pour l’éléphante, furent obtenus grâce à vous tous qui avez cru en nous! Après une campagne de longue haleine, enrichie par une enquête au long cours, des expertises de spécialistes, et plusieurs actions en justice pour elle, Maya vivra désormais dans un parc en Italie, loin des piques d’ankus et des camions sombres. Retour sur notre combat pour elle.

Premiers jalons: enquête et procédure judiciaire

Dès septembre 2016, nous mettons en place une enquête sur les éléphants détenus dans les cirques. Très vite, le cas de Maya, éléphante de 49 ans, capturée enfant en Asie, nous interpelle. Les éléments recueillis pendant cette enquête, disponibles dans notre rapport de juillet 2017, permettent d’aboutir à la conclusion que l’arrêté réglementant les cirques n’était pas respecté. Les conditions de détention de Maya ne répondent en rien aux besoins fondamentaux de son espèce. Aucune sécurité n’est mise en place durant les spectacles pour le public et pour elle. Malgré son âge avancé, Maya doit se plier aux ordres du dresseur en adoptant des postures douloureuses et loin d’être naturelles pour elle.

Au printemps 2017, l’état de santé de Maya est inquiétant : nous demandons à avoir accès aux rapports des vétérinaires inspecteurs mandatés par le préfet. Nous mettons en place des procédures extraordinaires qui nous sont malheureusement refusées. Et en mai, Maya est introuvable! Nos enquêteurs retournent alors sur le terrain et la cherchent activement.

Des expertises qui font mouche et une place en sanctuaire réservée

En septembre 2017, nos enquêteurs retrouvent Maya et suivent le cirque qui l’exploite. Les images récoltées nous confirment qu’elle est en grande détresse: John Knight, vétérinaire et spécialiste international des animaux sauvages, consultant pour One Voice, affirme que sa condition physique est épouvantable à tel point qu’il pose la question de l’euthanasie. Les Docteures Joyce Poole, Co-Directrice d’ »ElephantVoices » et Lucy Anne Bates, éthologue à l’université du Sussex, liées au « Non Human Rights Project » sont unanimes sur son état de santé délétère.

Nous portons alors plainte auprès du procureur d’Agen pour « actes de cruauté » envers un animal tenu en captivité, et demandons au tribunal de Bordeaux que la préfète du Lot-et-Garonne retire Maya du cirque. Une conférence de presse est organisée au sanctuaire « Elephant Haven » en construction, auquel One Voice a fait don de 50 000€ en 2016: nous préparons la sortie très espérée de Maya du cirque, en réservant sa place pour qu’elle puisse enfin prendre une retraite tant méritée.

Des institutions s’engagent, premiers rassemblements et mouvement populaire

L’annonce est historique ! Nous recevons les lettres de deux institutions de référence pour les vétérinaires en France, l’Ordre national des vétérinaires et la Fédération des Syndicats Vétérinaires de France (FSVF), qui condamnent tous les deux les spectacles d’animaux sauvages dans les cirques itinérants et légitiment ainsi notre combat pour la libération de Maya. Notre espoir est grand à l’approche du procès!

Le 17 octobre, nous sommes à Bordeaux: l’objectif est de convaincre le juge de faire pencher la préfète, garante de la protection des animaux, en notre faveur ! La décision tombe: le juge estime que Maya va bien… Il s’est basé sur les rapports produits par la partie adverse.

Nous lançons immédiatement une pétition avec le #JusticePourMaya, signée par des personnalités telles que Corine Pelluchon, Jacques-Antoine Granjon, Christine Bravo ou encore Laurence Parisot et soutenues ensuite par d’autres associations. En quelques heures à peine, plusieurs dizaines de milliers de signatures sont enregistrées, qui réclament avec nous, la libération de Maya!

Nous nous donnons rendez-vous à Paris le 28 octobre lors d’un rassemblement silencieux Place du Québec, près du ministère de l’Ecologie pour faire entendre la détresse de Maya. Vous êtes plus de 200 à nous rejoindre, avec le soutien d’associations comme Vegan Impact et le CCE2A. Nous continuons le combat pour elle, en mettant en place d’autres rassemblements (à Cannes le 4 novembre devant le cirque, et le 16 novembre devant la préfecture du Lot-et-Garonne à Agen).

La préfecture sensible au rapport d’experts, et un soutien de poids

Véritable moment d’émotion : le 24 novembre, l’image de Maya apparaît sur la façade du bâtiment de Jacques-Antoine Granjon, fondateur et PDG du groupe vente-privee. Durant 48h, pas moins de 350 000 automobilistes voient Maya, accompagnée du #JusticePourMaya. « A ma mesure, j’apporte tout mon soutien aux combats de One Voice, et en particulier celui pour des cirques sans animaux », précise l’entrepreneur. Il co-signe alors avec l’association un courrier adressé à Nicolas Hulot, le ministre de l’Ecologie, pour mettre fin au calvaire de ces animaux.

Début décembre 2017, à la lecture de notre nouveau rapport de santé compilant les expertises de six spécialistes internationalement reconnus, la préfète du Lot-et-Garonne prend enfin la décision d’une inspection indépendante. Quant au soutien des militants et sympathisants, il ne faiblit pas, les 100’000 signatures de la pétition ont été atteintes!

Le temps semble s’étirer, les résultats des actions engagées tardent. En désespoir de cause, nous proposons alors au cirque d’acheter Maya, car un mécène est prêt à nous y aider. Nous contactons le cirque directement et notre avocate contacte le leur. Aucune réponse…

Une vaine tentative du cirque de nous censurer

Le cirque nous attaque alors en justice à Strasbourg. Ces derniers réclament notamment le retrait de la pétition, de tous les articles concernant l’éléphante, les tweets et publications Facebook. Après avoir laissé courir le bruit que Maya était morte, en la cachant et en laissant nos courriers inquiets sans réponse, le cirque confirme durant l’audience qu’elle est bien en vie. Son avocat ajoute qu’il a fait soigner un abcès, et que l’inspection vétérinaire demandée par la préfète a eu lieu la veille…

Le 22 février, notre liberté d’expression est sauve, comme il se doit, et nous continuons le combat ! Il faut alors retrouver Maya, le cirque fait tout pour la cacher. Nous la retrouvons à Alès, enfermée dans sa remorque alors que l’avocat des circassiens avait affirmé durant l’audience qu’elle était en retraite dans le Lot-et-Garonne. Nous écrivons en urgence à la DDPP (Direction Départementale de la Protection des populations)!

Nous obtenons gain de cause, mais rien n’est encore joué

En mars, le vétérinaire mandaté rend son rapport sur l’état de santé de Maya. Il parvient aux mêmes conclusions que nos spécialistes : son alimentation est inadaptée à ses besoins, elle souffre bien des pattes et a toujours un abcès non soigné. Son bilan est sans appel : « Maya exige des conditions d’élevage stables avec des pauses de plus en plus longues entre des trajets courts ». La directrice de la DDPP ajoute quant à elle, que l’activité du cirque est incompatible avec l’état de santé de Maya. Conséquence directe: la préfète demande alors au cirque de lui communiquer dans un délai de quinze jours, dans quel lieu fixe il compte dorénavant faire vivre Maya, où elle devra être placée le 30 juin au plus tard.

En avril, nous apprenons que Maya irait en Italie, dans un parc animalier. Nous aurions préféré un sanctuaire, naturellement, mais dans ce parc, elle sera tout de même libérée de son camion et de l’itinérance, et elle pourra bénéficier des soins dont elle a tant besoin.

Le délai des quinze jours atteint, côté préfecture, c’est silence radio! A Bordeaux, le tribunal administratif, que l’on saisit à nouveau, considère que la préfecture n’est pas restée inactive, et que l’état de Maya n’a pas empiré depuis le 1er recours du mois d’octobre. Nous dénonçons alors l’immobilisme du tribunal administratif et le silence de la préfète.

C’est avec une grande peine que nous diffusons fin avril des images de Maya, enfermée dans sa remorque. Sa stéréotypie est forte. Un courrier part le jour même pour demander un rendez-vous au procureur d’Agen ainsi que des nouvelles de notre plainte pour « actes de cruauté ». Une lettre est également envoyée à la préfète du Lot-et-Garonne, cette fois pour lui demander de transférer Maya dans un sanctuaire sous notre responsabilité ou qu’elle oblige le cirque à la laisser dans ses quartiers d’hiver.

Début mai, la philosophe Corine Pelluchon écrit une tribune dans la presse, co-signée par des personnalités qui font référence dans la défense des animaux, tels que Laurent Baheux, Thierry Bedossa, Allain Bougrain-Dubourg, Sophie Dol, Loïc Dombreval, Pascal Durand, Yolaine de La Bigne, Frédéric Lenoir, Laurence Parisot, Jacques Perrin et Franck Sorbier. La pétition atteint fin mai les 150’000 signataires!

Après les bruits de couloir, la réelle lumière au bout du tunnel

A la fin du mois de mai, sans nouvelle des autorités, nous relançons l’alerte en partant en action devant le cirque, installé à Montredon-des-Corbières près de Narbonne. Sur place, nous ne pouvons voir que Nelly et Brigit. Maya quant à elle est laissée sous le chapiteau.

Nous apprenons en parallèle, par notre partenaire britannique, la Fondation Born Free, qu’une vieille éléphante venue de France serait attendue en Grande-Bretagne. Le lieu est inadapté. Nous écrivons au ministre de la Transition Écologique et Solidaire pour qu’il appuie notre requête d’un lieu d’accueil répondant réellement aux besoins de Maya.

Le 12 juin, le procureur d’Agen nous reçoit concernant notre plainte pour « actes de cruauté » qui est toujours en cours d’instruction. Nous savons désormais que la libération de Maya est très proche. Il reste maintenant à confirmer le lieu de retraite.
Mais même une fois Maya libérée, il ne pourra y avoir d’impunité, nous nous en assurerons.

Le 5 juillet 2018: Maya enfin hors du cirque!

Pour Maya, la vie d’itinérance dans un camion ou sur les parkings, c’est f-i-n-i! Elle est aujourd’hui en Italie, à Milan, dans un parc où elle bénéficie d’espace, d’un bassin, et de soins. Nous nous sommes rendus sur place pour en savoir plus sur ses conditions de vie. Qu’elle a l’air heureux, sur cette photographie prise dans les instants suivant son arrivée! 

Nous mandatons notre association partenaire italienne, la LAV, pour qu’elle puisse régulièrement s’assurer du bien-être de Maya.

Scandale de la Dépakine : l’expérimentation animale prouve encore sa dangerosité

Scandale de la Dépakine : l’expérimentation animale prouve encore sa dangerosité

Scandale de la Dépakine : l’expérimentation animale prouve encore sa dangerosité
05.07.2018
France
Scandale de la Dépakine : l’expérimentation animale prouve encore sa dangerosité
Expérimentation animale

Des dizaines de milliers d’enfants atteints de troubles neuro-développement aux précoces… Et pourquoi ? Parce que leurs mères prenaient de la dépakine pendant leur grossesse. La Dépakine a pourtant été testée sur les animaux avant sa mise sur le marché, comme l’impose la réglementation actuelle, et comme la Thalidomide et le Distilbène avant elle. Combien d’enfants et d’animaux devront encore être victimes de procédures obsolètes, cruelles et dangereuses ?

Des dizaines de milliers de victimes, humaines et animales

Combien de milliers d’animaux ont été sacrifiés ? Combien de mères singes, rates et lapines à qui l’on a injecté des produits tératogènes, c’est à dire susceptibles d’altérer inéluctablement le développement in utero des petits ? Combien de bébés, qui, aussitôt nés, ou arrachés aux entrailles de leurs mères, ont été euthanasiés et autopsiés ?

Non ce n’est pas un mal pour un bien, c’est un mal effroyable pour un autre mal, qui l’est tout autant.

Après la Thalidomide et le Distilbène, la Dépakine est le nouveau scandale sanitaire. Oui, ces trois médicaments ont été testés sur des animaux, y compris en gestation. Des animaux ont été tués pour que ces substances puissent être vendues. Mais cela n’a pu empêcher les catastrophes liées à leur prise par des femmes enceintes.

Le plus grand scandale a été celui de la Thalidomide au début des années 1960 : 10 000 naissances avec de très graves malformations (absence de membres, organes endommagés) dont certains bébés sont morts. Dans le cas du Distilbène (dont les effets néfastes ont été découverts au début des années 1970), des enfants et même des petits-enfants des mères qui ont pris ce médicament, sont nés avec des pathologies du système reproductif, notamment le cancer du col de l’utérus.

Les effets délétères de la dépakine sur le fœtus

La Dépakine est un antiépileptique commercialisé en France depuis 1967. Elle a été reconnue à l’origine de malformations et de retards du développement chez les enfants exposés pendant la grossesse.

Le premier cas de malformations soupçonné d’avoir été causé par la dépakine date de 1980. Et pourtant, il a fallu attendre vingt six ans pour que le ministère de la Santé déconseille son utilisation chez les femmes enceintes. Fin 2017, la responsabilité du laboratoire a été établie. En juin dernier, le nombre d’enfants atteints de troubles neurologiques (notamment autistiques et de retards mentaux), après avoir été exposés à la Dépakine, a été estimé entre 16 600 et 30 400 !

L’expérimentation animale pire qu’inadaptée, dangereuse !

Selon notre équipe scientifique, l’expérimentation animale ne permet pas d’obtenir la certitude de l’innocuité d’un médicament, notamment pendant la grossesse. La gestation chez l’humain et l’animal n’est pas comparable : les phases embryonnaires et fœtales s’organisent différemment dans le temps. Dans le cas de la Dépakine, l’embryon humain développe des malformations du squelette à des doses largement inférieures aux animaux.

Or si les tests sur animaux ne peuvent fournir une posologie sûre pour éviter des effets aussi évidents, comment croire encore qu’ils puissent permettre d’identifier les effets plus nuancés, comme l’autisme et les retards du développement ?

Pour une science moderne

Nous vivons sans doute à l’ère où les connaissances scientifiques sont les plus poussées de toute l’histoire de l’humanité. Mais paradoxalement, nous ne savons pas les appliquer intelligemment ! Combien faudra-t-il encore de catastrophes sanitaires pour que la fiabilité des tests sur les animaux soit enfin effectivement remise en question ? S’entêter à utiliser comme référence des espèces distinctes de la nôtre est un non-sens qu’il faut cesser de perpétuer tant pour les animaux que pour nous.

L’éleveuse maltraitante récidiviste enfin jugée

L’éleveuse maltraitante récidiviste enfin jugée

L’éleveuse maltraitante récidiviste enfin jugée
03.07.2018
Dordogne
L’éleveuse maltraitante récidiviste enfin jugée
Animaux familiers

Quatre ans! Il aura fallu quatre ans d’instruction pour obtenir le jugement de l’éleveuse maltraitante et récidiviste, ayant fait subir le pire à de pauvres chats et chiens sans défense en Dordogne, avec une complice, sexagénaire comme elle. Le 3 juillet aura lieu le procès de Mme A. au tribunal de Bergerac.

A elles deux, elles ont mis en place un trafic d’animaux, de médicaments et de puces électroniques, ont caché des animaux maltraités, bref, tout fait pour contourner la loi et exploiter ces compagnons de vie tout en faisant du profit sur leurs vies innocentes, sans égard pour leur bien-être et leur santé. Grâce au travail d’investigation de One Voice, l’ampleur de leur trafic a été révélé, les animaux ont été sauvés, et ces femmes au cœur froid sont poursuivies en justice.

Alors qu’elle avait interdiction d’élever des animaux, Mme A. continuait son commerce d’êtres vivants, tout en les laissant périr dans des conditions insalubres tant leur sort lui était égal hormis l’argent qu’elle pouvait en retirer.

Un sauvetage historique pour la Cellule Zoé

En 2014, notre pôle investigation et sauvetage pensait sauver une vingtaine de chats, c’est une atroce réalité qui a éclaté au grand jour: 181 animaux ont été découverts, tous dans un état délétère tant mental que physique.

Plus de 80 animaux furent trouvés en juin 2014, dans une odeur pestilentielle. Des chiots de quelques jours à peine, un chaton rampant dans une litière au sol à la recherche de sa mère, un chat dans une cage pour lapin… mais c’est sans compter les cadavres de chats calcinés dans des tonneaux. L’air qui brûle les poumons. Des dizaines d’animaux malades qui ont dû être soignés en urgence!

Mme A. écopa d’une interdiction d’élever des animaux pour des raisons de santé et d’hygiène. En février 2015, c’est quasiment cinquante chiens et chats cachés chez elle et autant chez sa complice qui ont été découverts par les gendarmes, en plus des produits vétérinaires obtenus et inoculés sans autorisation et sans ordonnance, le trafic de puces électroniques probablement retirées de chats morts, et réimplantées dans d’autres chats, vivants, ceux-là…

Les animaux traumatisés en mal d’amour pansent leurs plaies

A l’époque, la Cellule Zoé naissante, avec l’aide de nos refuges partenaires, avait fait en sorte de placer l’ensemble des animaux dans des familles d’accueil, qui se sont révélées extrêmement aimantes et de réelles alliées dans la resocialisation de ces êtres sensibles, doux et intelligents si maltraités jusque-là par ces deux femmes sans vergogne.

Parmi eux, Colombe, rescapée de cet élevage de l’enfer, a été placée en famille d’accueil pendant l’été 2015 en attendant la fin de l’enquête et le verdict final. Malheureusement son humaine, âgée, vient de décéder, et cette petite chienne de 11 ans a dû changer de famille.
En février cette année, Colombe rencontre donc Pascale, sa nouvelle humaine et son chien, bichon maltais lui aussi. L’entente entre les deux chiens blancs est immédiat, et Colombe rencontre alors l’ensemble de la famille, et son nouveau foyer, rempli de joie de vivre et d’animation, avec plusieurs enfants, et des adultes actifs. Mais elle a vécu de nombreux épisodes traumatisants, et reste craintive.

Le contact avec le bichon qui a quasiment le même âge qu’elle est un réel facilitateur. Les câlins, les balades, les repas, tout est fait en duo, lui en avant, protecteur, elle en retrait. Et plus elle s’acclimate, plus il baisse sa garde. Deux mois après son arrivée, elle commence à remuer la queue pour manifester sa joie au moment de sortir, et à japper gentiment au retour du travail du père de famille.

Pascale nous confie: « On arrive à l’approcher plus facilement quand notre chien est assis à côté d’elle et qu’on le caresse. Dans ces moments-là, elle accepte les caresses, voir même en réclame. On sent qu’elle n’a pas connu l’affection d’une famille dans ses jeunes années, elle n’a pas été habituée à être touchée, caressée. »

Étant donné ses troubles du comportement, pour aider Colombe, One Voice a pris en charge une séance avec la Dre Nathalie Simon, qui va pouvoir l’aider à se sentir mieux encore.

Longue vie à Colombe, loin des traumatismes de sa jeunesse, et bravo à ces animaux aimants, humains ou non qui l’ont aidée et l’aident encore à prendre confiance en elle et en les autres.

Nous serons à l’audience du tribunal de Bergerac le 3 juillet prochain pour plaider pour une sanction exemplaire pour Mme A., ayant fait vivre à plus de 180 êtres sensibles comme Colombe un calvaire dont ils ont encore du mal à se remettre.

Jeune chienne battue et poignardée, la Cellule Zoé réclame justice pour Mylanne

Jeune chienne battue et poignardée, la Cellule Zoé réclame justice pour Mylanne

Jeune chienne battue et poignardée, la Cellule Zoé réclame justice pour Mylanne
02.07.2018
France
Jeune chienne battue et poignardée, la Cellule Zoé réclame justice pour Mylanne
Animaux familiers

Aucune précarité sociale ou affective ne peut justifier les violences subies par les animaux et leur meurtre! Aucune addiction ne peut servir d’excuse recevable pour atténuer la gravité du geste! Mylanne n’a vécu qu’un calvaire avec l’homme qui l’avait recueillie. La jeune chienne berger allemand n’aura été que le souffre-douleur de cet humain dangereux.

Mylanne vivait dans la terreur

Il y a deux ans, Mylanne a rencontré un homme alcoolique et violent. Il l’a ramenée chez lui, dans l’intention de la dresser à la dure, « pour qu’elle bouffe les autres animaux de la résidence car ils le faisaient chier ».

Depuis lors, la jeune chienne se faisait battre si fort, et si régulièrement, que des voisins l’entendait à travers les murs. Ils croisaient quotidiennement l’homme saoul et agressif, qui s’en était déjà pris à eux. S’il faisait même peur à ses voisins qu’il insultait et menaçait, que pouvait-elle, si démunie face à sa colère?

Comme tout chien, elle cherchait tant à se faire aimer, cherchant la tendresse dans ses yeux, mais n’y trouvait qu’aigreur, ressentiment, instabilité et déchainement de colère…

Mylanne en avait peur.

Il sentait l’alcool ce 10 mars, en rentrant chez lui. Elle aboya pour le garder à distance, craignant de faire une fois de plus les frais de ses excès. Mais ce qui l’attendait était pire que tout. Terrorisée, elle s’est faite poignarder dans le dos par cet individu asocial, sans cœur, et irascible. Le coup fut si fort que le couteau en fut tordu… elle gémit. Il l’acheva, la traina dans l’escalier de son immeuble, et jeta son cadavre dans la poubelle collective.

Heureusement un témoin appela la gendarmerie. Les traces de sang laissées entre le local poubelle et le domicile du tortionnaire, l’arme du crime, retrouvée chez lui, et le corps de Mylanne, permirent de le confondre.

La Cellule Zoé combat une fois de plus la cruauté

Nous serons à Pontoise, au tribunal, le 2 juillet, pour que cet homme, aux antécédents déjà chargés, clairement un danger public, reçoive une sentence exemplaire. La Cellule Zoé y veillera dans sa plaidoirie. Nous avons porté plainte pour acte de cruauté contre cet homme « alcoolique, impulsif et instable » selon le médecin qui a reconnu sa responsabilité pénale.

Une fois de plus, nous implorons les pouvoirs publics de reconnaitre le lien entre les violences exercées sur les humains et les animaux, et de modifier la loi en conséquence.

Signez et partagez notre pétition pour condamner toute les violences, quelle que soit la victime.

50 chiens abattus par un éleveur à la Réunion ! One Voice en colère

50 chiens abattus par un éleveur à la Réunion ! One Voice en colère

50 chiens abattus par un éleveur à la Réunion ! One Voice en colère
30.06.2018
50 chiens abattus par un éleveur à la Réunion ! One Voice en colère
Animaux familiers

Un éleveur de cerfs s’est vanté avoir abattu 50 chiens sur l’île de la Réunion. Et notre plainte contre cet acte illégal aurait été classée sans suite ? Le Préfet envisagerait même d’engager des lieutenants de louveterie pour pour régler le problème de l’errance. Face à ce scandale, One Voice en colère a écrit à la ministre des Outre-mer, saisit le Procureur général et dépose une plainte contre la Préfecture. L’Etat doit prendre ses responsabilités et faire respecter la loi !

Le 13 juin dernier, nous avons porté plainte contre un éleveur de cerfs qui avait publié les photos des chiens qu’il a abattus, plus d’une cinquantaine d’après lui ! Cet acte de représailles est totalement illégal : il est interdit par la loi de tuer des animaux domestiques, errants ou non. Le fait que des chiens aient tué des moutons, des chèvres et des cerfs n’est aucunement un motif recevable.

Deux chèvres blessées et malmenées

Le 28 juin dernier, deux cabris blessés, prétendument attaqués par des chiens errants ont été amenés en fourgonnette devant le cabinet d’avocat qui défend l’association One Voice. Les éleveurs concernés, dans une logique toute personnelle, ont exigé, « puisque l’on défend les chiens », et suite à la plainte du 13 juin 2018, de se faire indemniser par l’association, ou de nous débrouiller avec ces animaux !

Ayant en tout premier lieu à cœur de soulager les pauvres chèvres de leurs souffrances, dues aux blessures, et au fait d’avoir été malmenées sur la route à l’arrière de la camionnette, nous avons immédiatement décidé de les prendre en charge. Mais visiblement plus intéressés par un article dans le journal local que préoccupés par la douleur des deux êtres agonisant, les éleveurs sont finalement repartis avec, affirmant les emmener chez le vétérinaire pour les faire euthanasier.

Notre plainte classée sans suite ?

C’est par voie de presse que nous avons appris que notre plainte contre l’éleveur de cerfs aurait déjà été classée sans suite. Il faut dire que, pour le Préfet de la Réunion, la question de l’errance semble devoir se régler à coup de fusil. Il aurait même l’intention de nommer des lieutenants de louveterie pour gérer la crise ! Car oui, il y a un vrai problème d’errance sur l’île, mais abattre les chiens et les chats n’est en aucun cas une solution. Non seulement cruelle, cette méthode est inefficace. Nous avons déjà une procédure en cours pour demander que des « mesures utiles » soient prises par le Préfet.

Nous avons donc déposé une plainte contre la Préfecture et adressé un courrier à la ministre des Outre-mer pour l’alerter de la situation et lui demander de mettre un terme en urgence à cette situation de crise. Nous saisissons également le Procureur général, car si notre plainte contre l’éleveur, qui a pourtant déjà tué 50 chiens, animaux les mieux protégés par la loi française, a été classée sans suite, on peut craindre une généralisation de cette façon de faire. C’est un permis implicite de les abattre au fusil. One Voice ne laissera pas faire.
 

Signez et partagez notre pétition pour chiens et chats soient véritablement protégés !