Menaces au couteau, insultes et coups distribués aux défenseurs des animaux par le Cirque Muller

Menaces au couteau, insultes et coups distribués aux défenseurs des animaux par le Cirque Muller

Menaces au couteau, insultes et coups distribués aux défenseurs des animaux par le Cirque Muller
11.09.2023
Hérault
Menaces au couteau, insultes et coups distribués aux défenseurs des animaux par le Cirque Muller
Exploitation pour le spectacle

Vis ma vie d’animal détenu dans un cirque… Que serait un week-end festif à Pérols aux abords du cirque Muller-Zavatta sans une série de coups, d’insultes et de menaces? C’est ce qu’a fait subir à des militants non-violents voulant sensibiliser le public sur la souffrance animale le patriarche de la famille Muller. Un aperçu dans leur chair des “méthodes” des circassiens pour asseoir leur domination sur les autres.

Menaces de mort et de brûler leurs voitures, insultes homophobes, misogynes, baffes, coups de pied…

La manifestation autorisée par la préfecture dont dépend Pérols, organisée par Alliance Éthique, One Voice et soutenue par Sète Animal Save et Sèt’Animaliste de Thau, a été le théâtre d’un déferlement de violence des circassiens sur des humains. Coutumiers du fait, les dresseurs, clowns et Monsieur Loyal du cirque Muller-Zavatta ont montré une fois de plus leur vrai visage. Débarbouillés du maquillage et des paillettes, il ne s’agissait plus que de loubards menaçants et insultants. Edmond Muller était là pour distribuer les coups et intimider les militants qui tentaient de sensibiliser le public aux abords du cirque et n’avaient que leurs convictions pour se défendre. Le reste de la famille se tenant à une courte distance.

Nous l’avons dit et répété à maintes reprises: ce cirque, qui détient notamment Jumbo, des tigres et des singes, passe son temps à tenir tête aux autorités locales et à commettre des infractions (dégradations, vols et autres).

Un cirque voyou, le pire qui soit en France

Devenu en quelques années le symbole du pire de ce que l’on reproche aux cirques avec animaux, les dresseurs n’en sont pas moins protégés par le gouvernement depuis 2021, et encore ces derniers jours avec la publication d’un document ministériel piétinant l’esprit de la loi sur la maltraitance animale de 2021, et la publication d’un arrêté déclarant l’équivalence entre les certificats de capacité des zoos et des cirques.

Si seulement les irrégularités et le non-respect de la réglementation étaient les moindres de nos critiques à leur encontre… mais le patron, la famille et les employés du cirque Muller s’illustrent chaque jour un peu plus par leur mépris de leur prochain, qu’il soit humain ou animal, élu ou simple citoyen.

Que doivent subir les animaux quand personne ne les voit, ne les filme, lorsque les circassiens n’hésitent pas à prendre des fourches pour résister aux forces de l’ordre, à envoyer des camions à vive allure sur elles, ou à menacer le ministère de l’Écologie ou le tribunal de se tuer et d’abattre les animaux si on leur retire Jumbo, les tigres et les singes ? Ce cirque voyou sévit avec le soutien de l’État, depuis bien trop longtemps.

Des militants ont porté plainte notamment pour coups et blessures et violence avec arme. La vidéo a quant à elle été transmise notamment à une association de lutte contre l’homophobie. Nous dénonçons ces faits de violence et appelons les autorités à la plus vive intransigeance vis-à-vis de ces intimidateurs hors-la-loi. Pour nous soutenir dans le combat pour Jumbo, signez notre pétition !

L’extermination des loups programmée en France et en Europe ?

L’extermination des loups programmée en France et en Europe ?

L’extermination des loups programmée en France et en Europe ?
11.09.2023
France
L’extermination des loups programmée en France et en Europe ?
Animaux sauvages

Les autorités viennent d’annoncer une nouvelle estimation du nombre de loups en France après une grogne menée tout l’été par les opposants de ces magnifiques animaux, insatisfaits du premier résultat des comptes. Après un premier report de l’annonce du Plan Loup au niveau national, la Commission européenne exhorte les États membres dont la France à mettre en œuvre les dérogations – traduisons : les autorisations d’abattage – à la plus grande satisfaction du ministre de l’Agriculture… Même si le combat est dur, nous ne renoncerons jamais à nous battre pour eux.

Un système agricole intensif à flanc de montagne

Ces dernières semaines, les détracteurs des loups s’en sont donné à cœur joie : les groupements agricoles ont quitté une réunion du groupe national pour faire pression. De leur côté, les présidents des conseils départementaux des Alpes ont larmoyé sur la « prolifération et la menace ».

Leur manège a si bien fonctionné qu’un nouveau comptage a été réalisé pour les arranger. Ô surprise, les chiffres révélés le 6 septembre ont été revus à la hausse, passant de 906 loups annoncés en juin à 1104, soit presque 200 individus.

Ces « pauvres bergers » qui tentent de nous faire croire qu’ils participent à la préservation de la biodiversité en montagne, quand ils font en réalité paître des troupeaux de plusieurs centaines – si ce n’est milliers – de brebis dans des prairie surpâturées, auxquels l’État fournit aide financière et indemnisations sur demande alors même que beaucoup ne protègent pas correctement les animaux qui dépendent d’eux. Ces éleveurs qui ne pleurent qu’une perte financière potentielle qu’ils ne pourront pas vendre à l’abattoir. Et rappelons que les loups ne prélèvent qu’une infime part des troupeaux : ils ne sont à l’origine que de 0,15 % de la mortalité des brebis et agneaux toutes causes confondues (maladies, accidents de transport, chutes, etc.).

Après la France, les loups dans le collimateur de l’UE

Depuis des années, nous alertons l’opinion sur le fait que le nombre de « cibles » à abattre est en constante augmentation – alors même que leur population était moitié moindre à l’époque. Les autorités chercheraient-elles tout simplement à les exterminer à nouveau ?

Nouvelle preuve de la « puissance » du duo mortifère éleveurs-chasseurs, la présidente de la Commission européenne a déclaré en cette rentrée que les meutes constituent un « véritable danger pour le bétail et, potentiellement, pour l’homme », ajoutant à la psychose dont sont victimes les loups depuis le Moyen Âge.

Les attaques sur des humains sont un mythe. L’immense majorité de celles qui sont survenues en France dans un passé lointain ont été perpétrées par des animaux enragés, une maladie désormais éradiquée chez nous. Les loups n’attaquent pas les humains, comme l’explique Nicolas Rossignol, référent au sein du Parc national des Calanques. Pour rappel, on recense 10000 morsures de chiens par an en France.

Après ces annonces en cascade, la présentation du nouveau Plan Loup, qui devait avoir lieu début septembre, a été reportée à la fin du mois. À force de jérémiades, le lobby agricole, soutenu par les élus locaux et même le président de la République, est parvenu à ses fins. La satisfaction du ministre de l’Agriculture ne laisse rien présager de bon. Depuis le début de l’année, 126 loups au moins ont déjà été abattus : 120 légalement et 6 braconnés.

Nous prenons évidemment part à la consultation organisée par la Commission européenne jusqu’au 22 septembre. Rien ne nous arrêtera pour obtenir la fin des tirs létaux. En attendant, signez notre pétition pour mettre fin à la persécution des loups.

Après Happy: la maltraitance se confirme dans ce poney club

Après Happy: la maltraitance se confirme dans ce poney club

Après Happy: la maltraitance se confirme dans ce poney club
09.09.2023
Var
Après Happy: la maltraitance se confirme dans ce poney club
Animaux familiers

Alors que nous annoncions déposer plainte pour actes de cruauté et sévices graves dans un poney club du Var en début de semaine, de nombreux témoignages nous sont parvenus. Nous avons également reçu de nouvelles images. Cette fois-ci, c’est un poney shetland qui est violemment fouetté à coups de chambrière.

En début de semaine, nous dévoilions le déferlement de violence dont Happy, une ponette vivant dans ce centre, a été victime au cours de l’été. Nous avons déposé plainte contre la directrice du poney club.

Des violences qualifiées de «sanction»

Dans une interview délirante accordée à BFM, la directrice explique que Happy est un cheval «très compliqué, qui pose beaucoup de soucis, qui a pour habitude d’embarquer les cavaliers en baissant très fortement la tête et de les mettre dans la barrière». Un animal «têtu», donc? Ou peut-être envoie-t-il simplement des signaux de mal-être, alors qu’on le contraint à coopérer et qu’on le frappe brutalement lorsque ses souffrances sont ignorées et qu’un incident se produit? Si Happy est si «compliquée», pourquoi donc risquer un accident?

Ces actes intolérables sont justifiés sous couvert de punition. Une «correction» si violente que la ponette en est ressortie blessée, comme en témoigne la vidéo qui nous a été transmise.

Dans ce reportage, on apprend également que les autorités seraient passées sur place pour ces mêmes faits il y a quelques mois, mais n’auraient rien constaté d’anormal. Un écran de fumée pour se dédouaner? Ou une vérité inquiétante témoignant de l’inaction des services publics lorsqu’il s’agit d’animaux? L’«attestation» produite dans le reportage justifiant de ce contrôle laisse néanmoins perplexe… puisqu’il s’agit en réalité d’une lettre écrite par des amis de la directrice.

Quand ce n’est pas une lanière en cuir, c’est un fouet…..

Bref, il faudrait croire qu’il s’agit là d’un événement isolé qui avait pour unique vocation d’assurer la sécurité des cavaliers face à un «animal dangereux». Pourtant, le dressage par la force est la norme au sein de ce club. Preuve en sont les nombreux témoignages qui affluent, accompagnés d’autres vidéos…

Sur ces images du 20 juillet 2022, Flash Back, un poney shetland, est fouetté pendant une leçon, alors qu’une fillette est juchée sur son dos. Là encore la directrice est filmée, cette fois une chambrière à la main. Cet outil est censé être utilisé derrière le cheval, et surtout sans le toucher, pour lui donner de l’impulsion. Embarquée au galop par un animal apeuré, la fillette risque de chuter et de se blesser. À tout moment, l’un des enfants présents dans le manège risque de recevoir un coup de fouet.

On inculque donc aux jeunes témoins qu’il est normal de battre un animal plutôt que de chercher à le comprendre. Si certains seront naturellement choqués par cette scène, d’autres risquent à terme de la normaliser, puisque les faits sont perpétrés par leur coach, figure d’autorité et peut-être même un modèle pour certains. Pour Flash Back, nous portons également plainte.

Là où la gérante voit une punition, là où le maire de la commune voit un apprentissage, nous voyons des actes graves, pour les animaux comme pour les enfants. Nous demandons la fermeture du poney club et réclamons la saisie des équidés qui s’y trouvent pour les placer en sécurité. Pour demander une meilleure protection des chevaux et des poneys, signez notre pétition.

Opposés à toute forme de violence, nous rappelons que menacer ou harceler les responsables ne fera en rien avancer la cause que nous défendons. La justice n’en sera pas accélérée, et cela pourrait même s’avérer contre-productif. Merci de rester modérés dans vos propos.

Du 10 au 23 septembre, One Voice se mobilise pour une réforme radicale de la chasse et les chiens utilisés

Du 10 au 23 septembre, One Voice se mobilise pour une réforme radicale de la chasse et les chiens utilisés

Du 10 au 23 septembre, One Voice se mobilise pour une réforme radicale de la chasse et les chiens utilisés
08.09.2023
Du 10 au 23 septembre, One Voice se mobilise pour une réforme radicale de la chasse et les chiens utilisés
Chasse

Ce dimanche 10 septembre marque l’ouverture de la saison de chasse 2023-2024. Pendant près de six mois, plus aucun animal ne sera en sécurité dans les forêts et les champs. Poursuivis sans pitié, y compris au moyen des pratiques les plus cruelles comme la chasse à courre, la chasse en enclos ou le déterrage des blaireaux et des renards, ils feront partie des 45 millions d’individus (sauvages ou issus d’élevages) à succomber chaque année à cause de cette activité. Nous n’oublions pas non plus les chiens “de chasse”, utilisés comme outils au péril de leur vie. Pour eux, nous manifesterons dans toute la France du 10 au 23 septembre. Rejoignez-nous à Sisteron (04), Nice (06), Troyes (08), Aix-en-Provence (13), Falaise (14), La Rochelle (17), Montpellier (34), Nantes (44), Angers (49), Langres (52), Metz (57), Lille (59), Bayonne (64), Strasbourg (67), Lyon (69), Paris (75), Rouen (76), Amiens (80), Avignon (84) et Limoges (87).

Une fois de plus, la nature est sur le point de se transformer en lieu de carnage pour le plaisir de quelques-uns. Alors que les chasseurs auront tout loisir de tuer, plus de 7 Français sur 10 habitant à proximité de ces sinistres terrains de jeu ne pourront pas profiter des champs et forêts environnantes sans avoir la boule au ventre (sondage IPSOS/One Voice d’octobre 2022).

Exploités pendant la chasse, oubliés le reste du temps et même battus voire tués en cas de “défaillance”

Parmi les victimes de cette activité, on compte aussi les chiens “de chasse”. Affamés puis entassés sans ménagement dans des remorques, ils sont envoyés au contact d’animaux qui risquent de les blesser en tentant de se défendre. Si l’un d’eux est touché, il devra peut-être supporter la douleur pendant plusieurs jours avant d’être examiné par un vétérinaire – s’il a cette chance car, comme nos enquêteurs l’ont filmé, faire soigner son compagnon par un professionnel n’est qu’une option parmi d’autres pour les chasseurs, certains s’improvisant “chirurgiens de guerre” pour l’occasion.

Ensuite, c’est le retour au chenil, où les malheureux sont remisés sans état d’âme et restent seuls, loin des regards, pendant des jours, parfois sans eau ni nourriture et souvent avec des colliers électriques pour les empêcher d’aboyer. Piétinant dans leurs excréments et parfois au milieu d’ossements ou de déchets en tout genre, beaucoup sont souffrants. Pas plus tard qu’en janvier dernier, nous avons porté plainte pour mauvais traitements envers des chiens livrés à eux-mêmes dans le Lot-et-Garonne. Certains d’entre eux étaient blessés à l’œil, d’autres boitaient, aucun ne disposait d’eau fraîche… Une scène surréaliste qui est pourtant loin d’être une exception. En mars 2020, nous avions porté plainte pour vingt-deux autres, parqués par deux dans des enclos à l’extérieur dans le Jura.

Des passe-droits inadmissibles !

Quand nous le pouvons, nous obtenons que les chiens soient saisis et les mettons en sécurité, comme nous l’avions fait pour seize d’entre eux en Dordogne. Et quand certains chasseurs sont filmés en train de les frapper à coups de bâton, il n’y a pas de place au doute quant au sort qui les attend quand personne n’est là pour le voir. Dans ce cas aussi, nous allons en justice.

Mais les passe-droits des chasseurs les protègent encore bien trop souvent de toute sanction. Pour avoir laissé ses chiens seuls et à la merci des intempéries, le propriétaire du chenil du Jura n’a reçu qu’un rappel à la loi. C’est à croire que ces mordus de la gâchette sont au-dessus des textes. Pendant le confinement de l’automne 2020 déjà, nombre d’entre eux avaient obtenu des préfets la permission d’aller s’adonner à leur loisir mortifère malgré les restrictions sanitaires, et leur lobbyiste en chef avait même obtenu la démission d’un ministre de l’Écologie, pourtant très populaire dans l’opinion.

La chasse nécessite cette réforme radicale que nous réclamons et qui tarde tant à advenir. Entre les mesures ministérielles minimalistes en décalage total avec les attentes de la population et les morts humaines qui chaque année s’ajoutent aux victimes animales, nous demandons une fois de plus que les autorités prennent des décisions à la mesure de leur responsabilité, au lieu de s’en prendre à ceux qui défendent la nature et ses habitants, et notre bien commun.

Du 10 au 23 septembre, nous nous mobilisons dans vingt villes de France pour défendre les chiens “de chasse”. Pour qu’ils bénéficient de la même protection que les autres et pour empêcher l’impunité de principe dont bénéficient les chasseurs, rejoignez-nous dans la rue, où nos militants sensibiliseront le public à ce sujet, et signez nos pétitions pour les chiens de chasse et pour obtenir une réforme radicale de la chasse.

Pensez à vérifier avant de vous y rendre que l’événement est toujours prévu aux lieux, dates et heures annoncés. 

Chasse des perdrix grises : transformer l’essai dans les Pyrénées-Atlantiques !

Chasse des perdrix grises : transformer l’essai dans les Pyrénées-Atlantiques !

Chasse des perdrix grises : transformer l’essai dans les Pyrénées-Atlantiques !
06.09.2023
Pyrénées-Atlantiques
Chasse des perdrix grises : transformer l’essai dans les Pyrénées-Atlantiques !
Chasse

Alors que les perdrix grises de montagne sont considérées comme “quasi-menacées” en France par l’Union internationale de protection de la nature (UICN), les préfets s’acharnent et continuent d’autoriser leur chasse. En 2022, nous avions déposé un recours en urgence pour qu’aucune mise à mort n’ait lieu dans les Pyrénées-Atlantiques. Après avoir obtenu gain de cause sur ce point, nous demandons aussi l’annulation définitive de l’arrêté. L’audience aura lieu au tribunal administratif de Pau le 7 septembre 2023 à 10h30. De nombreuses autres sont prévues dans les mois à venir.

Les galliformes de montagne sont menacés de toutes parts, et la chasse constitue l’une des principales raisons de leur déclin. Alors que commence la saison des audiences pour la campagne 2023-2024, nous restons pleinement mobilisés sur les dossiers de l’année dernière. Le 4 octobre 2022, quelques jours avant la suspension de la chasse des tétras lyres, des lagopèdes alpins et des perdrix bartavelles en Savoie, le juge du tribunal administratif de Pau suspendait l’arrêté autorisant à tuer des perdrix grises de montagne dans les Pyrénées-Atlantiques. Grâce à ce succès, aucune d’entre elles n’a été abattue dans le département la saison passée.

Forts de cette victoire, nous comptons désormais sur le tribunal pour annuler définitivement cet arrêté à l’issue de l’audience qui se tiendra le 7 septembre 2023 à Pau. Et nous sommes convaincus que le juge ne s’écartera pas de la position tenue par le tribunal en référé, tant les illégalités sont manifestes.

Alors même que cette espèce de galliformes est en danger, le préfet a autorisé chaque tireur du département à tuer quatre oiseaux : une hécatombe annoncée pour cette espèce emblématique des montagnes pyrénéennes, dont le droit européen interdit de mettre en péril le bon état de conservation.

Et que dire de la procédure d’adoption de cet arrêté, elle-même bâclée par la préfecture ? Alors que celle-ci aurait dû mettre à la disposition du public des informations précises, elle n’en a rien fait. Ce faisant, elle a elle-même prouvé qu’elle n’avait pas la moindre idée du nombre de perdrix grises sur son territoire…

Pour l’heure, nous sommes toujours dans l’attente de la décision du juge pour les Pyrénées-Orientales après l’audience du 30 août. Et dans les semaines qui viennent, nous serons présents dans de nombreux tribunaux, tant pour obtenir l’annulation définitive d’arrêtés pour la saison 2022-2023 que les suspensions en urgence des arrêtés pour la saison 2023-2024. Avec un objectif clair : porter toujours plus haut la voix des tétras lyres, des pies bartavelles, des gélinottes des bois ou encore des lagopèdes alpins, jusqu’à obtenir l’arrêt pur et simple de leur chasse !

Nous réclamons justice pour Happy, ponette violemment battue devant des enfants

Nous réclamons justice pour Happy, ponette violemment battue devant des enfants

Nous réclamons justice pour Happy, ponette violemment battue devant des enfants
04.09.2023
Var
Nous réclamons justice pour Happy, ponette violemment battue devant des enfants
Animaux familiers

La série noire continue pour les chevaux détenus dans les centres équestres. Il y a quelques semaines, nous avons déposé plainte pour une jument brutalement battue à coups de bâton devant témoins. A la suite de cela, nous avons été alertés du cas de Happy dans le Var. Ce qu’elle a subi est effroyable. Nous avons déposé plainte pour actes de cruauté et sévices graves, et demandons à ce que la ponette nous soit confiée après sa saisie.

L’histoire est tristement similaire à celle de la jument battue à la fête de Levens. Fermement maintenue par les rênes par une femme qui ne serait autre que la directrice du poney club de Lorgues, Happy est violemment frappée avec une lanière en cuir. Dans l’impossibilité de fuir, elle est forcée de tourner en rond pour tenter d’échapper à ce déferlement de violence. En vain.

Des faits commis en présence d’enfants

En plus des coups portés à Happy, que dire de ce spectacle auquel s’est adonné la directrice du centre, une figure d’autorité pour les enfants et jeunes adolescents ayant assisté à cette scène?

La justice elle-même reconnaît l’impact que la violence envers les animaux peut avoir sur les enfants, puisqu’elle considère que les actes de maltraitance commis en présence de mineurs est une circonstance aggravante.

Alors que ces faits ont eu lieu devant témoins, que se passe-t-il dès lors à l’abri des regards?

Des chevaux amaigris, des box souillés

Le lanceur d’alerte nous signale également l’état délétère des autres animaux sur place. Certains sont enfermés dans des box encrassés. D’autres, dans les paddocks, présentent une maigreur préoccupante -côtes apparentes, colonne vertébrale et garrot saillants. Comment pourraient-ils supporter le poids quotidien des élèves sur leur dos?

Une partie de notre plainte leur est consacrée : ces mauvais traitements sont inacceptables.

Pour Happy et ses compagnons d’infortune, nous avons écrit au procureur de la République de Draguignan pour demander la condamnation de l’auteur des faits pour actes de cruauté et sévices graves, mauvais traitements, son statut de professionnel aggravant la situation.

Nous sollicitons de plus une interdiction d’exercer à son encontre, ainsi que la saisie de Happy afin de lui prodiguer soins et affection. Nous demandons également à ce qu’une enquête soit menée dans ce poney club, pour que cesse la maltraitance des chevaux qui s’y trouvent.

Signez la pétition pour que les chevaux et poneys bénéficient du statut d’animal familier

Camarney : 30 000 macaques pour les laboratoires d’expérimentation animale

Camarney : 30 000 macaques pour les laboratoires d’expérimentation animale

Camarney : 30 000 macaques pour les laboratoires d’expérimentation animale
01.09.2023
Espagne
Camarney : 30 000 macaques pour les laboratoires d’expérimentation animale
Expérimentation animale

Depuis plus de vingt ans, notre partenaire Abolición Vivisección lutte contre le centre espagnol Camarney de la société Noveprim – qui capture et élève les macaques de l’île Maurice. D’après un nouveau rapport de l’association, avec plus de 30 000 macaques crabiers commercialisés depuis 2005, Camarney est le plus grand importateur de primates en Europe.

Le combat de notre partenaire Abolición Vivisección en Espagne ressemble beaucoup à celui que nous avons mené en France contre les élevages de chiens et les importations de primates depuis des années, et son rapport fait état de problèmes que nous connaissons bien.

Ainsi, la création de Camarney a été largement débattue entre 1999 et 2005, la légalité de l’autorisation délivrée par le maire de la ville ayant même été remise en question. Une situation qui rappelle notre opposition à l’installation du géant états-unien Marshall à Montbeugny à la même époque. Mais contrairement à nous, les associations espagnoles n’ont pas obtenu gain de cause.

Camarney, le plus grand centre de distribution et d’expérimentation de primates d’Europe

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Un réseau aux pratiques douteuses

Jusqu’à récemment, la plupart des animaux vendus par le centre espagnol étaient importés depuis l’Île Maurice. Mais ces dernières années, il a diversifié ses sources en se tournant vers le Vietnam, où les macaques crabiers sont menacés de disparition. Il s’y fournit notamment chez Nafovanny, suspectée de captures illégales et en lien direct avec Vanny Bio-Research au Cambodge, qui fait l’objet d’une enquête pour trafic illégal.

La société cambodgienne, dont One Voice dénonçait déjà en 2008 les captures et l’exportation d’animaux, aurait falsifié des documents d’exportation de primates dans le but de faire croire que des singes capturés avaient été élevés en captivité. Une possibilité franchement inquiétante quand on sait que Camarney vend des primates partout en Europe – et en particulier en France.

Des infractions jamais sanctionnées

Le rapport d’Abolición Vivisección dénonce également le manque d’inspections malgré la présence de non-conformités répétées au fil des années. Parmi les problèmes constatés, on retrouve les grands classiques que l’on connait bien en France : le personnel n’est pas suffisamment formé et le comité d’éthique est un condensé de conflits d’intérêt.

Pour ce qui est des macaques, l’entreprise ne fait pas mieux. Outre le fait que leur comptage est approximatif, leur suivi vétérinaire n’est pas tracé et les causes de leur mort ne sont indiquées nulle part. Pire : les cages sont mal sécurisées, la température et l’hygrométrie des salles ne répondent pas aux normes réglementaires, et des primates vendus comme « exempts de pathogènes spécifiques » sont en fait régulièrement exposés à ces pathogènes – ce qui a pour effet de fausser les résultats des expériences qui les utilisent…

Vous pouvez aider ces singes

Pour encourager le gouvernement catalan et la ville de Camarles à mettre un terme à ces pratiques honteuses, nous vous encourageons à leur écrire.

Vous pouvez envoyer un courriel courtois à conselleria.accioclimatica@gencat.cat et ajuntament@camarles.cat, sur le modèle suivant :

Madame, Monsieur,

J’ai pris connaissance des activités de l’entreprise Camarney grâce aux associations One Voice et Abolición Vivisección.

Cela me choque profondément d’apprendre qu’un tel établissement, malgré des infractions répétées, n’est pas inspecté chaque année ni sanctionné comme le demande la réglementation européenne. Je m’inquiète également de ses accointances avec des sociétés vietnamiennes et cambodgiennes suspectées de captures et de trafic illégal de macaques en danger d’extinction, qui peuvent ensuite être vendus par Camarney aux laboratoires européens, notamment dans mon pays.

L’expérimentation animale est vouée à disparaitre grâce au développement de méthodes de recherche sans animaux (tout aussi fiables, voire plus encore), qui se multiplient ces dernières années. Il est du devoir des autorités publiques de faciliter cette transition. Je me joins donc aux associations pour vous demander la fermeture du centre Camarney.

Vous remerciant par avance de votre intérêt, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes salutations les plus sincères.

Vous pouvez également partager ces messages sur Twitter/X :

Avec @onevoiceanimal et @StopCamarles, j’appelle @gencat et @ajcamarles à mettre fin à l’impunité de Camarney et à stopper le commerce de primates pour l’#ExpérimentationAnimale. Privilégions le développement des alternatives sans animaux! https://one-voice.fr/news/camarney-30-000-macaques-pour-les-laboratoires-dexperimentation-animale/

Camarney ne respecte pas la loi et travaille avec des entreprises suspectées de trafic illégal de macaques capturés dans la nature. @gencat, @ajcamarles, je demande la fermeture de Camarney. Stop à l’#ExpérimentationAnimale! @onevoiceanimal @StopCamarles https://one-voice.fr/news/camarney-30-000-macaques-pour-les-laboratoires-dexperimentation-animale/

Toro-piscines: terroriser des animaux… pour mieux divertir les humains

Toro-piscines: terroriser des animaux… pour mieux divertir les humains

Toro-piscines : terroriser des animaux… pour mieux divertir les humains
31.08.2023
France
Toro-piscines: terroriser des animaux… pour mieux divertir les humains
Exploitation pour le spectacle

Le “toro-piscine”, cette pratique qui consiste à enfermer une vachette dans un enclos sans échappée et à la harceler pour lui faire traverser une piscine -tout ce qu’il y a de plus naturel- est très en vogue dans certaines fêtes du sud de la France. Nous avons écrit aux maires de différentes communes pour leur faire part de notre indignation et leur demander de mettre fin à ces “spectacles” qui ont fait leur temps.

Plusieurs lanceurs d’alerte nous ont fait part de leur consternation à la suite de l’organisation dans leur commune de ce genre d’événements, comme ce fut le cas la semaine passée à Vendres ou à Monclar-de-Quercy. Si les toro-piscines peuvent à première vue sembler inoffensifs, les vachettes ayant la vie sauve, contrairement aux taureaux torturés à mort pour la corrida, ils n’en restent pas moins des épreuves pour les animaux.

En 2023, certains rient encore de la détresse d’autrui

Le principe est simple: des humains en manque de “sensations fortes” se jettent dans “l’arène” (en réalité, un petit enclos grillagé permettant de se sauver facilement -courage, fuyons!) pour poursuivre et tourmenter une jeune vache afin de lui faire traverser une piscine.

Cernée de toute part par plusieurs personnes, dans un environnement inconnu, sans possibilité de mettre fin à un “jeu” qu’elle n’a pas choisi, la vachette effrayée n’a d’autre option que de poursuivre à son tour ses assaillants pour se protéger. La musique, les rires et hurlements de la foule viennent ajouter leur dose de stress.

Quand la fête des humains se termine, épuisée, elle est ramenée à l’élevage. Comme la majorité des vaches en France, elle sera exploitée pour le restant de sa vie.

Les cas individuels et les symboles sont tout aussi importants que le reste pour faire avancer nos sociétés

Si certains jugent ces pratiques “futiles” ou “insignifiantes”, elles ne le sont certainement pas pour les animaux forcés à y prendre part. Nous considérons plutôt qu’elles portent une lourde valeur symbolique. Y mettre fin est ainsi le seul moyen de faire évoluer les consciences et de stopper les maltraitances animales sous toutes leurs formes.

C’est pourquoi nous écrivons aux mairies concernées et vous invitons à faire de même. En attendant la fin de ces toro-piscines, n’hésitez pas à nous contacter pour nous signaler de tels faits.

Des morts, des morts et encore des morts : le bilan dramatique de la chasse en France

Des morts, des morts et encore des morts : le bilan dramatique de la chasse en France

Des morts, des morts et encore des morts : le bilan dramatique de la chasse en France
31.08.2023
Des morts, des morts et encore des morts : le bilan dramatique de la chasse en France
Chasse

45 millions d’animaux tués, 78 accidents et 6 morts humaines. Voilà le bilan de la chasse pour la saison 2022-2023. Année après année, le constat est le même : ce loisir tue, et les pouvoirs publics sont décidés à ne rien faire. Alors que la biodiversité s’effondre sous nos yeux, que la nature est privatisée par un petit groupe d’individus armés, l’heure n’est plus aux mesurettes, mais à une réforme radicale de la chasse !

Le 2 décembre 2020, Morgan Keane, 25 ans, était tué d’une balle tandis qu’il coupait du bois sur son terrain. Alors que cet homicide involontaire aurait pu rester cantonné à la page des faits divers, la ténacité des proches du jeune homme a permis la condamnation du tireur et du directeur de battue, dans un procès dont faisait partie One Voice en soutien. Mais pour une condamnation, combien d’affaires sont enterrées ? Loin d’être anecdotique, ce drame est symptomatique d’une activité mortelle pour les humains, les animaux et la nature, et révèle l’absence totale de volonté des pouvoirs publics de s’opposer à des individus qui imposent leurs règles à tous les autres.

La chasse, ce loisir équivoque qui sème la mort

Chaque année, près de 45 millions d’animaux sauvages sont tués de sang-froid. Plus que jamais, ils sont assaillis de toute part, des battues administratives à répétition aux dérogations pour pouvoir déterrer les blaireaux en dehors de la saison de chasse, en passant par le classement « ESOD » permettant de tuer de nombreuses espèces toute l’année et sans restrictions… Et n’oublions pas les animaux familiers, victimes de tous les pièges qui jonchent le sol de nos campagnes, et parfois tués sous les yeux de leurs humains pour avoir perturbé des chasseurs dans l’accomplissement de leur sanglant passe-temps.

Les animaux ne sont pas les seules victimes : six personnes ont perdu la vie cette année. Du côté des représentants du monde cynégétique, on affiche une étrange satisfaction et on se félicite de ces six morts, pourtant tous chasseurs… Ces décès s’ajoutent aux dizaines qui ont défrayé la chronique ces dernières années, du cycliste britannique tué en Haute-Savoie à cette randonneuse de 25 ans victime d’une jeune femme de 17 ans, ou encore à Joël Viard, abattu d’une balle alors qu’il conduisait sa voiture.

Tant de vies volées pour qu’une poignée d’individus puissent s’amuser à tuer !

Mesurettes et rafistolage : à quoi joue le gouvernement ?

Face à cette situation catastrophique, nous avions espéré un début d’évolution, après notre audition par la mission sénatoriale sur la sécurisation de la chasse et le succès de la pétition lancée par le collectif Un Jour Un Chasseur. Mais le gouvernement, une fois de plus, a joué la montre et proposé des mesurettes, bien en deçà de ce qu’on attend de lui pour faire face à l’ampleur du désastre.

Aujourd’hui, la formation des chasseurs est un véritable simulacre, comme l’avait révélé notre enquête au niveau du passage du permis, et ces derniers continuent de tout faire pour lutter contre des propositions de bon sens pour limiter, voire éradiquer les risques de morts humaines, comme le contrôle annuel de la vision, ou l’interdiction de la chasse le week-end et pendant les vacances scolaires. Et le gouvernement ose présenter comme une avancée la limitation de l’alcoolémie, qui devrait être en vigueur depuis des dizaines d’années !

Un lobby qui honnit l’écologie…

Le refus de s’attaquer frontalement aux carences en matière de sécurité est une nouvelle preuve, s’il en était besoin, de la toute-puissance de ce lobby qui a toutes les faveurs du chef de l’État, lequel avait fièrement posé devant un tableau de chasse à Chambord pour son quarantième anniversaire. Difficile d’être étonné quand Thierry Coste lui-même reconnaît pratiquer « un lobbying effréné, assumé […] sans la moindre retenue ». Et que dire de ces représentants des chasseurs, oscillant entre climato-scepticisme (depuis longtemps et réitérant leurs thèses douteuses encore très récemment par l’intermédiaire de Willy Schraen, président actuel de la Fédération nationale des chasseurs) et excitation à l’idée de tuer des animaux (pour son prédécesseur) ? Ils disposent même d’une tribune permanente pour déverser leur idéologie mortifère…

Alors que 87 % des Français considèrent que la chasse pose des problèmes de sécurité (sondage IPSOS/One Voice, septembre 2022), comme en attestent les morts dénombrés chaque année, il est grand temps de s’attaquer aux causes de ce danger mortel, et d’exiger encore et toujours en urgence une réforme radicale de la chasse !