Pour les oiseaux, nous assignons le ministère de l’Écologie devant le Conseil d’État

Pour les oiseaux, nous assignons le ministère de l’Écologie devant le Conseil d’État

Pour les oiseaux, nous assignons le ministère de l’Écologie devant le Conseil d’État
11.09.2020
Pour les oiseaux, nous assignons le ministère de l’Écologie devant le Conseil d’État
Animaux sauvages

Les alouettes des champs, les vanneaux, les pluviers dorés, les grives et les merles noirs se retrouvent pris dans les mailles des tractations entre les chasseurs et le ministère de l’Écologie. Pour les défendre, après nos victoires sur la chasse à la glu et la chasse aux tourterelles des bois, nous assignons le ministère devant le Conseil d’État en référé. Audience mercredi 16 septembre 2020 à 10 heures.

Six arrêtés ont été adoptés le 27 juillet dernier par le ministère de l’Écologie mais n’ont été publiés qu’hier, mercredi 2 septembre. Nous avons aussitôt assigné le ministère devant le Conseil d’État en référé. Ces arrêtés intolérables, parfaitement contraires à la directive « oiseaux » de la Commission européenne, autorisent des méthodes de chasse avec des filets et visent directement les alouettes des champs, les vanneaux, les pluviers dorés, les grives et les merles noirs. Les oiseaux de nos campagnes représentent pourtant une véritable richesse pour la biodiversité ! Hélas, leur survie bat sérieusement de l’aile.

Chassés à tir par les chasseurs, ces oiseaux sont aussi menacés de disparition par la disparition de leur habitat naturel et par les épandages de pesticides – qui les empoisonnent et les affament en tuant les insectes dont ils se nourrissent.

 

Pour les alouettes des champs, les vanneaux, les pluviers dorés, les grives et les merles noirs visés par les 6 arrêtés « chasses traditionnelles » @Ecologie_Gouv publiés ce 2.09, nous déposons un recours au @Conseil_Etat! Ça suffit. #LaFranceTueSesOiseaux #LaChasseUnProblèmeMortel pic.twitter.com/ldOWHn9GNf

— One Voice (@onevoiceanimal) September 2, 2020

Le supplice des filets pour les oiseaux de nos campagnes

Doivent-ils également subir le supplice des filets ? Incapables de distinguer les mailles du piège, ils s’y débattent, s’y brisent les membres et parfois en meurent. Les traditions de chasse barbares sont tenaces mais nous le sommes aussi ! À la suite de nos actions, la chasse à la glu a enfin été suspendue cette année, de même que la chasse des tourterelles des bois. Mais le combat continue.

La France devant la Cour de justice de l’Union européenne ?

En juillet dernier, la Commission européenne a adressé un avis à la France pour que notre pays se mette en conformité avec la directive « oiseaux » – directive qui stipule clairement que les filets et les pièges pour les alouettes sont interdits. Si la France ne prend pas très rapidement les mesures nécessaires pour mettre ces pratiques de chasse et de capture en conformité avec le droit de l’Union, la Commission pourrait décider de saisir la Cour de justice de l’Union européenne. Nous posons la question : faut-il vraiment en arriver là ?

Voici les six arrêtés pour lesquels nous demandons une suspension en référé :

  1. L’arrêté du 27 juillet 2020 relatif à la capture de l’alouette des champs (Alauda arvensis) au moyen de pantes dans le département de la Gironde pour la campagne 2020-2021.
  2. L’arrêté du 27 juillet 2020 relatif à la capture de l’alouette des champs (Alauda arvensis) au moyen de pantes et de matoles dans le département du Lot-et-Garonne pour la campagne 2020-2021.
  3. L’arrêté du 27 juillet 2020 relatif à la capture des vanneaux et des pluviers dorés dans le département des Ardennes pour la campagne 2020-2021.
  4. L’arrêté du 27 juillet 2020 relatif à la tenderie aux grives ou aux merles noirs dans le département des Ardennes pour la campagne 2020-2021.
  5. L’arrêté du 27 juillet 2020 relatif à la capture de l’alouette des champs (Alauda arvensis) au moyen de pantes et de matoles dans le département des Landes pour la campagne 2020-2021
  6. L’arrêté du 27 juillet 2020 relatif à la capture de l’alouette des champs (Alauda arvensis) au moyen de pantes dans le département des Pyrénées-Atlantiques pour la campagne 2020-2021.

L’audience aura lieu mercredi 16 septembre 2020 à 10 heures.

Une procédure d’urgence pour sauver les chiens et les ânes de Richard Mandral

Une procédure d’urgence pour sauver les chiens et les ânes de Richard Mandral

Une procédure d’urgence pour sauver les chiens et les ânes de Richard Mandral
07.09.2020
Dordogne
Une procédure d’urgence pour sauver les chiens et les ânes de Richard Mandral
Animaux familiers

Pour sauver les chiens toujours détenus en Dordogne, nous lançons une procédure d’urgence contre le refus du préfet de procéder au retrait conservatoire des animaux détenus. Rendez-vous à Bordeaux le 10 septembre pour une audience très attendue !

Il appartiendra donc désormais au Conseil d’Etat de se prononcer sur cette répartition des compétences.

Comment une telle situation peut-elle perdurer ? Nos photos et vidéos mettent clairement en évidence la souffrance des chiens et des ânes. Pourtant, le préfet persiste à tolérer cette horreur !

Il n’a pas répondu dans les délais requis à notre demande de retrait conservatoire des animaux. Selon lui, le seul problème serait le sureffectif ! Pourquoi ? Parce que ce ne sont « que » des chiens de chasse à ses yeux ?

Pourtant, si ce n’est pour ceux encore détenus, l’état des chiens que nous avons réussi à sortir est sans appel. Les vétérinaires concluent au manque de soins, aux blessures et traumatismes physiques et mentaux qui en découlent. Certains seraient probablement morts sans notre intervention !

Quant à ceux qui sont encore enfermés, Richard Mandral, qui se rit des autorités : « C’est des bons à rien […] je les promène comme je veux », continue à les faire se reproduire. En dépit du bon sens, en dépit de l’éthique, en dépit de son incapacité à prodiguer les soins nécessaires à ceux qu’il détient déjà.

La réponse publique du préfet à la suite de l’annonce de notre recours confirme qu’il ne mesure ni la gravité ni l’urgence de la situation. Et concernant les amendes journalières dont il semble s’auto-congratuler, voici ce que Richard Mandral en dit : « Ils m’ont mis une astreinte journalière de 20 euros par jour. Ah mais je paye pas ! »

Encore plus surréaliste, dans un communiqué récent, la préfecture acte que Richard Mandral est mis en demeure de diminuer ses effectifs de 110 à 45 et qu’il est incapable de maîtriser la fécondité de ses chiens. Également que des contrôles réguliers sont effectués – mais qui, étonnamment, ne constatent que ce problème d’effectif… Quant aux pauvres ânes, un procès-verbal pour non-respect de mise en demeure a été dressé et une procédure d’exécution d’office est en cours.

Autrement dit, rien de concret n’a encore été fait, les papiers s’accumulent, Richard Mandral ne fait rien et les animaux continuent à souffrir et se multiplier. Jusqu’à quand ? Qu’il soit trop tard pour combien d’entre eux ?

C’est maintenant au juge des référés de rendre sa décision. L’audience aura lieu le 10 septembre à 9h au tribunal administratif de Bordeaux.

Quoi qu’il arrive, nous continuerons à nous battre, jusqu’aux plus hautes instances de l’État si besoin, pour que justice soit faite et que chiens et ânes soient placés en sécurité !

Le louveteau de Valberg relâché !?

Le louveteau de Valberg relâché !?

Le louveteau de Valberg relâché !?
03.09.2020
France
Le louveteau de Valberg relâché !?
Animaux sauvages

Après des mois de sollicitation des autorités, lesquelles entretiennent le flou autour du sort du louveteau capturé à Valberg, nous avons enfin appris, début août, qu’il serait placé dans un « parc à loups », car incapable de survivre seul dans la nature. Mais voilà qu’une association affirme qu’il aurait été relâché en ce même mois d’août !

Photo : © Réseaux Loup Lynx

En novembre dernier, un jeune loup perdu et malade errait dans les rues de Valberg, petite commune des Alpes-Maritimes. Capturé par l’Office français de la biodiversité, il a été placé dans un centre de soins, sans vocation à rester captif, selon les dires du sous-préfet.

Sans nouvelles pendant six mois et après une impressionnante mobilisation du public via notre pétition recueillant plus de 45000 signatures, nous avons contacté l’OFB pour savoir ce qu’il était advenu du louveteau.

Incohérences inacceptables de la préfecture d’Auvergne-Rhône-Alpes

Début août, nous recevons finalement une réponse du préfet, annonçant qu’il ne pourrait pas être relâché et serait donc placé dans un « parc à loup, en France ».

Capturer un animal sauvage dans la perspective de le protéger, et finir par le maintenir en captivité, le soumettant au stress intense de l’enfermement et du passage incessant de visiteurs ? Certainement pas ! Nous demandions alors à la préfecture de le relâcher dans son milieu naturel, voire, si son état ne le permettait pas, qu’il soit placé dans un sanctuaire, évidemment sans aucune présentation au public.

Sans réponse de sa part, c’est par l’association FERUS que nous avons appris il y a quelques jours qu’il aurait finalement retrouvé la nature, équipé d’un collier émetteur, et qu’il irait bien.

Nous attendons que le préfet nous le confirme par écrit. Ces incohérences sont inacceptables ! Comment la préfecture peut-elle écrire une chose un jour à l’une, et dire l’inverse le lendemain à l’autre ? Pire, les autorités savent-elles au moins où se trouve réellement ce louveteau ?

Nous espérons nous aussi pouvoir prochainement vous annoncer, preuves à l’appui, que ce jeune loup a bien retrouvé la liberté !

Menace sur les tourterelles des bois : une décision invraisemblable

Menace sur les tourterelles des bois : une décision invraisemblable

Menace sur les tourterelles des bois : une décision invraisemblable
01.09.2020
Menace sur les tourterelles des bois : une décision invraisemblable
Animaux sauvages

Une espèce en déclin ainsi qu’un quota de chasse fixé, c’est la dernière décision invraisemblable prise concernant les tourterelles des bois. One Voice attaque cet arrêté insensé en référé devant le Conseil d’État. Audience le 10 septembre !

Les tourterelles des bois sont timides. Les observer est difficile car elles préfèrent se cacher dans la végétation, en particulier dans les haies et les broussailles. Classée vulnérable par l’UICN, l’espèce est en déclin depuis de nombreuses années, victime principalement de la disparition de son habitat, de la chasse et du braconnage.

Un plan de conservation à l’échelle mondiale, et un autre à l’échelle européenne ont été mis en place…

Mais c’était compter sans le poids du lobby de la chasse en France.

Un projet d’arrêté fixant un nouveau quota de 17460 tourterelles – et qui va le contrôler ? Un agent derrière chaque tireur ? – pour la saison de chasse à venir a été soumis à consultation publique… Et malgré plus de 75 % d’avis défavorables, l’arrêté a été pris ! Malgré aussi l’avis motivé de la Commission européenne, demandant à la France de se mettre en conformité avec sa Directive Oiseaux, resté lettre morte puisque le « chasseur français » veut pouvoir tirer sur les petites tourterelles. Quel gestionnaire de talent ! Tuer des oiseaux menacés d’extinction, protégés ailleurs en Europe, parce que quoi ?

 

.@Ecologie_Gouv vient de signer la mort de 17460 tourterelles. Gouvernement après gouvernement, plaire aux chasseurs en dépit de tout est donc indispensable. Nous déposons un référé @Conseil_Etat! #LaChasseUnProblèmeMortel #LaFranceTueSesOiseaux
L’arrêté https://t.co/nF5ZVIP3Cy https://t.co/PcGqPlBd1D pic.twitter.com/gEM7J6gyxd

— One Voice (@onevoiceanimal) August 28, 2020

L’argument ultime émane de la Fédération nationale des chasseurs, qui pose que le problème des tourterelles, c’est la disparition de leur habitat, et non la pression de la chasse. Selon elle, on peut donc continuer à chasser !
Or, ce qu’écrit l’UICN à ce sujet, c’est que la chasse pendant la migration, notamment en France, constitue l’une des menaces principales avec près de 40000 oiseaux tués chaque année dans notre pays, sans compter près de 0,6 millions d’oiseaux victimes de la chasse illégale dans 27 pays méditerranéens.

Pour sauver les tourterelles, il faudrait bien sûr aussi protéger leur habitat, haies et broussailles, d’ailleurs également importantes pour un très grand nombre d’autres espèces. Continuer à les tuer en devient donc d’autant plus insensé !

Face à cette décision scandaleuse, One Voice a déposé un recours devant le Conseil d’État. L’audience aura lieu le jeudi 10 septembre 2020. Les pleins pouvoirs accordés au lobby de la chasse n’ont que trop duré ! La France ne doit pas être une zone de non-droit pour la nature !

Elevage de visons : courrier à Madame Fadela Benrabia, Préfète d’Eure-et-Loir

Elevage de visons : courrier à Madame Fadela Benrabia, Préfète d’Eure-et-Loir

Elevage de visons : courrier à Madame Fadela Benrabia, Préfète d’Eure-et-Loir
01.09.2020
France
Elevage de visons : courrier à Madame Fadela Benrabia, Préfète d’Eure-et-Loir
Exploitation pour la Mode

Madame Fadela Benrabia
Préfète d’Eure-et-Loir
Place de la République
CS 80537
28019 Chartres Cedex

Vannes, le 1er septembre 2020

Madame la Préfète,

Dans vos courriers du 25 juillet et du 8 novembre 2019 vous décliniez nos demandes tendant à la suspension immédiate voir à la fermeture définitive de l’exploitation SCEA des Aubépines alléguant des difficultés sanitaires passagères qui auraient été réglées.

De nouvelles images de lanceurs d’alerte prises en août 2020 confirment, si besoin en était, qu’il n’y avait rien de passager dans cet élevage aux conditions d’exploitation irrémédiablement compromises s’agissant du bien-être animal et de l’environnement.

En effet, elles témoignent d’animaux en grande détresse, dont certains mourants, mais également de problèmes de pollution. Certains animaux sont mutilés et livrés à eux-mêmes, agonisant dans leur cage. Les stéréotypies, les automutilations et les maladies sont la norme dans cet élevage.

A présent, même la fédération française des métiers de la fourrure se désolidarise de cet élevage en affirmant que « l’état d’entretien et général de la structure n’est pas acceptable non plus. Les professionnels français de la fourrure condamnent donc fermement la gestion sanitaire et le manque d’entretien de l’élevage d’Eure-et-Loir ».

 

3. L’état d’entretien et général de la structure n’est pas acceptable non plus. Les professionnels français de la fourrure condamnent donc fermement la gestion sanitaire et le manque d’entretien de l’élevage d’Eure-et-Loir.

— La Fourrure Française (@FourrureFr) August 31, 2020

C’est la raison pour laquelle nous vous exhortons à suspendre en urgence l’activité de cette exploitation et à organiser une prise en charge des animaux.

Vous remerciant de l’attention que vous avez portée à cette lettre, nous vous prions de croire, Madame la Préfète, en l’assurance de notre parfaite considération.

Muriel Arnal,
Présidente de One Voice

Elevages de visons en France, lettre à Barbara Pompili

Elevages de visons en France, lettre à Barbara Pompili

Elevages de visons en France, lettre à Barbara Pompili
31.08.2020
France
Elevages de visons en France, lettre à Barbara Pompili
Exploitation pour la Mode

Madame Barbara Pompili
Ministre de la Transition Écologique
Hôtel de Roquelaure
244 boulevard Saint-Germain
75007 Paris

Strasbourg, le 31 août 2020

Madame la Ministre,

Dans le prolongement de notre courrier du 10 juillet dernier, dans lequel nous réitérions notre demande en faveur d’une interdiction des élevages d’animaux pour leur fourrure en France, nous souhaitons attirer votre attention sur de nouveaux éléments venant corroborer l’urgence à interdire cette activité.

Notre association a reçu des images révoltantes tournées en août 2020 par des lanceurs d’alerte dans les quatre derniers élevages de visons en France. Un condensé de ces images est disponible sur notre site de campagne : https://www.stop-fourrure.fr.

Ces images appellent plus que jamais à une décision urgente de votre Ministère concernant l’arrêt de cette activité en France.

En effet, elles témoignent d’animaux en grande détresse, dont certains mourants, mais également de problèmes de pollution.

Certains animaux sont mutilés et livrés à eux-mêmes, agonisant dans leur cage. Un jeune vison est ainsi en état de putréfaction avancé alors même qu’il est encore vivant et tente de se déplacer malgré tout. Les stéréotypies, les automutilations et les maladies sont la norme dans ces élevages.

En plus de contrevenir à la législation nationale afférente à la protection des animaux, ces élevages ont un impact délétère sur l’environnement. Les déjections des animaux sont déversées à même le sol sans considération pour les risques de pollution des cours d’eau environnants et des nappes phréatiques.

S’agissant plus particulièrement de l’élevage SCEA des Aubépines en Eure-et-Loir, qui a fait l’objet d’une plainte en juin 2019, nous avons déposé un complément de plainte à la suite de ces signalements.

Par ailleurs, nous vous informons avoir saisi au mois de février 2020 le Conseil national de l’Ordre des vétérinaires d’une demande d’avis qui devrait intervenir courant octobre.

C’est pourquoi nous vous exhortons à prendre toute mesure en vue de fermer en urgence la SCEA des Aubépines et de mettre un terme définitif à cette activité pour l’ensemble des élevages sur le territoire national.

Nous restons à la disposition de votre Ministère pour toute information complémentaire.

Vous remerciant de l’attention que vous avez portée à cette lettre, nous vous prions de croire, Madame la Ministre, à l’assurance de notre parfaite considération.

Muriel Arnal
Présidente de One Voice

Nouvelle enquête : plus que quatre élevages de visons en France… Fermons-les !

Nouvelle enquête : plus que quatre élevages de visons en France… Fermons-les !

Nouvelle enquête : plus que quatre élevages de visons en France… Fermons-les !
31.08.2020
France
Nouvelle enquête : plus que quatre élevages de visons en France… Fermons-les !
Exploitation pour la Mode

Nous dévoilons ce à quoi ressemblent les quatre dernières fermes à fourrure du pays, avec des images tournées au mois d’août 2020. Elles sont mieux gardées, certaines sont en travaux – tendant ainsi à montrer que la disparition totale des fermes à fourrure en France n’est pas pour demain -, mais l’horreur dans les cages, elle, reste absolue. Les visons de «l’élevage de l’horreur», en Eure-et-Loir, sont moins nombreux : toutes les cages ne sont pas occupées, et la surpopulation n’est plus d’actualité. Mais l’air y est toujours irrespirable, les stalagmites de déjections toujours aussi hautes, quant aux visons… Nous demandons la fermeture de ces établissements avant la fin de l’année par arrêté ministériel, et pour le pire des quatre, celui d’Eure-et-Loir, une fermeture immédiate ! Nous envoyons un complément de plainte contre «l’élevage de l’horreur».

Les fermes à fourrure en France : une horreur qui n’en finit pas

En 2017, nous avons révélé les images de six élevages de visons en France sur les onze encore en activité. Tout y était exposé : les cages minuscules grillagées qui blessent les pattes, l’absence d’eau à disposition alors que les visons se nourrissent en nageant, la surpopulation dans les cages menant à des bagarres et des blessures, les rejets incontrôlés de ces installations classées (du fait de leur impact sur l’environnement) avec des conséquences délétères pour la nature et la biodiversité. L’année suivante, L214 a dévoilé de nouvelles images de l’un d’entre eux, qui depuis a fermé.

En 2019, en pleine discussion au ministère sur ce thème, nous diffusons les images de quatre fermes à fourrure sur les cinq encore ouvertes. Nous présentons les images révoltantes de cannibalisme, de cadavres momifiés, de dizaines de bébés mourants ou agonisants dans le pire des élevages français, celui d’Eure-et-Loir. En réponse, les autorités et le couple d’éleveurs annoncent une épidémie éclair, opportunément « exceptionnelle » et évidemment terminée.

Les élevages de visons, des lieux peu documentés pourtant propices aux épidémies

Partout dans le monde, les visons présentent des blessures et des infections, peu étudiées et cependant récurrentes et similaires d’un lieu à un autre.

À la suite de la Covid-19, plus d’un million de visons, eux aussi touchés par le virus, ont été abattus dans les fermes européennes aux Pays-Bas, en Espagne, au Danemark, et ce par la seule faute des humains qui les soumettent à des conditions de détention favorables au développement de ce type de fléau.

«Il reste 4 élevages de visons en France, 4 ! Les Pays-Bas ont décidé d’en fermer 160, la Finlande s’apprête à faire de même pour les 700 siens. Ici, en dépit des réunions qui se succèdent, rien ne se passe. Absolument rien. Et pendant ce temps, en Eure-et-Loir, des visons encore vivants et déjà en putréfaction, se traînent toujours sur le sol grillagé de leur cage en quête d’un peu d’eau… » Muriel Arnal, présidente de One Voice

Des réunions et des rencontres avec les autorités compétentes à tous les niveaux

Fin 2019, une table ronde organisée à Bruxelles par des députés européens nous permet de présenter les images de ce « pire élevage d’Europe » aux représentants des fourreurs et d’échanger avec eux et les eurodéputés.

Au sortir du confinement, nous sollicitons et rencontrons un représentant de l’Ordre des vétérinaires, compte-tenu des prises de position de la Fédération des Vétérinaires d’Europe ainsi que des annonces des vétérinaires irlandais et bulgares. Nous attendons toujours les mesures annoncées par le ministère de l’Écologie, à la suite des réunions sur la faune sauvage captive.

Août 2020 : une nouvelle enquête, notre plainte complétée et des demandes de fermeture !

Cet été, il ne reste plus que quatre élevages en activité. Nombreuses sont les cages vides ou renfermant un seul vison, notamment à Montarlot-lès-Rioz et en Eure-et-Loir, à Champrond-en-Gâtine. Mais partout des visons mutilés : œil, dents, queue, pattes paralysées et nécrosées, maladies de peau… Et des déjections qui s’entassent, entraînant de réelles et durables pollutions des sols.

«En tant que vétérinaire, je suis consterné par ce que j’ai vu dans ces élevages de fourrure français. Cela va à l’encontre de tout ce que l’on sait sur le bien-être animal. Le fait de maintenir des membres d’espèces sauvages tels que les visons dans de petites cages de batterie, dans des conditions insalubres, engendre chez ces animaux une détresse mentale telle qu’elle génère des stéréotypies très marquées, qui sont la réponse du cerveau face à un environnement pauvre et inadéquat. Le spectacle du vison aux membres postérieurs nécrosés est extrêmement choquant car pour qu’un animal soit dans cet état, il faut qu’on l’ait laissé sans soins pendant au moins plusieurs jours. Ses deux pattes arrière, sa région pelvienne et son abdomen caudal sont touchés, il est paralysé des jambes, ce qui affecte sa capacité à boire et à s’alimenter. Il est probable que ces traumatismes résultent d’une blessure quelconque et qu’à partir du moment où l’animal se l’est faite, il ait intensément souffert et qu’il en ait été traumatisé psychologiquement. L’hypothèse selon laquelle cette blessure est due à une attaque est tout à fait plausible. Cet animal aurait dû être séparé de ses congénères et soigné aussitôt. Mais les choses ne se sont manifestement pas passées ainsi et on a laissé son état se dégrader au point qu’une euthanasie immédiate est à présent requise. » Professeur Alastair MacMillan, Conseiller vétérinaire de la Humane Society International (HSI)

La France en retard par rapport à ses voisins, la population prête et dans l’attente d’un changement !

Depuis 2017, nous demandons que le ministère de l’Écologie publie un arrêté de fermeture de tous les élevages français de visons. Cette année, quelle justification aura l’État pour son inaction, quand en Europe de nombreux pays ont légiféré ?

Le dernier élevage de Bosnie-Herzégovine a fermé en juillet, les Pays-Bas stopperont l’exploitation de leurs 160 élevages en 2021, et la Finlande, elle aussi, prévoit de clore définitivement ses 700 fermes à fourrure !

En France, plus d’un demi-million de personnes ont déjà signé le référendum pour les animaux, dont l’une des mesures concerne justement les élevages de fourrure ! Les Français sont avec nous : 77 % d’entre eux sont favorables à l’interdiction de l’élevage d’animaux pour leur fourrure.

Nous demandons la fermeture immédiate de l’élevage « de l’horreur » en Eure-et-Loir, pour lequel nous complétons notre plainte, et exigeons également un arrêté prévoyant que les trois autres élevages soient démantelés d’ici la fin de cette année.

Signez notre pétition pour sauver des milliers de visons ! D’année en année, les élevages français ferment, par la seule pression suscitée par les images diffusées et des réactions qu’elles entraînent.

Nous voulons des mesures maintenant, l’attente ayant assez duré. Qu’on ne vienne pas nous dire que c’est compliqué, car il n’y en a plus que quatre.

Soutenez notre combat

Et maintenant, les cirques vendeurs de chiots !

Et maintenant, les cirques vendeurs de chiots !

Et maintenant, les cirques vendeurs de chiots !
29.08.2020
Rhône
Et maintenant, les cirques vendeurs de chiots !
Exploitation pour le spectacle

Cet été chez Zavatta, on pouvait aussi acheter un chiot. Contre la « modique somme » de 150 euros pour un mâle ou 200 euros pour une femelle, il était possible d’acquérir un soi-disant chien de race (floue….) non vacciné, non identifié, voire… non sevré. Il faut dire que l’empressement était réel. En une semaine et quelques kilomètres, l’âge est passé de un à trois mois.

Grâce aux images de nos enquêteurs, nous savons que quatre chiots et – a priori – leur mère étaient détenus dans une petite cage, sur du béton nu, avec à peine de quoi boire malgré les fortes chaleurs et rien pour se cacher.

Nous avons donc porté plainte, notamment pour mauvais traitements et conditions de détention non conformes, avec à l’appui le procès-verbal de l’huissier que nous avons pu mandater sur place ; ainsi que pour conditions de cession illégales, prouvées par les propos qui ont pu être enregistrés.

Les cirques ne doivent plus être une zone de non-droit. Que les animaux soient sauvages ou domestiques, nous nous battrons pour les protéger et faire respecter la loi !

La marque Vaïvaï labellisée One Voice : pour du coco garanti sans souffrance !

La marque Vaïvaï labellisée One Voice : pour du coco garanti sans souffrance !

La marque Vaïvaï labellisée One Voice : pour du coco garanti sans souffrance !
27.08.2020
France
La marque Vaïvaï labellisée One Voice : pour du coco garanti sans souffrance !
Expérimentation animale

Disponibles en grande surface, les eaux, pétales, et huiles de coco de la marque Vaïvaï sont le fruit de la collaboration de deux amis d’enfance, Emmanuel et Gaëtan, amateurs de saveurs exotiques, et d’un entrepreneur français, Bertrand Jacoberger, adepte de l’innovation alimentaire au service de la santé et du bien-être. Leurs eaux de coco sont certifiées Vegan, 100% naturelles et sans sucres ajoutés.

Un engagement fondateur

Dès sa création, cette marque a veillé à l’éthique de ses produits en s’assurant de leur origine et du mode de récolte des noix de coco. Qu’aucun être ne souffre au cours du processus était pour eux une évidence. La labellisation par One Voice vient donc formaliser leur engagement pour garantir au consommateur qu’aucun singe n’a été exploité.

Ils expliquent : «Nous avons toujours veillé à connaître nos producteurs, notamment en visitant les plantations et les installations régulièrement […] afin de pouvoir vérifier […] la bonne application des engagements de ces derniers, concernant le non-travail des enfants, mais aussi des singes sur les exploitations. Toutefois, à l’aube de notre 10e année, il nous a semblé important d’aller un cran plus loin. […] C’est pourquoi nous avons simultanément engagé la démarche de certification Vegan, mais aussi auprès de One Voice, pour rendre cet engagement public et permettre aux consommateurs de faire un choix éclairé.»

La souffrance des singes

La récolte des noix de coco est un exercice qui demande beaucoup d’agilité et de légèreté. De nombreux singes, des macaques sont dressés en Asie à cette fin car ils excellent dans ce domaine. Mais cette pratique traditionnelle est un véritable esclavage. Après une formation particulièrement violente, ils doivent chaque jour, tenus en laisse, et sans jamais faire de pause, cueillir plusieurs centaines de noix de coco avant de rejoindre leur cage le soir venu…

Avec l’essor grandissant du commerce des produits à base de coco, combien encore de milliers de singes pourraient subir cette vie de misère ? Pour enrayer le phénomène et y mettre un terme, il faut absolument convaincre les entreprises de la nécessité de faire des choix éthiques à l’image de VaïVaï, Naelys Provence ou Ratchaprao.

Aidez les macaques en écrivant aux entreprises que vous connaissez pour leur demander de s’engager.

1430 renards en danger de mort : nous attaquons en référé la préfecture de Seine-Maritime

1430 renards en danger de mort : nous attaquons en référé la préfecture de Seine-Maritime

1430 renards en danger de mort : nous attaquons en référé la préfecture de Seine-Maritime
17.08.2020
France
1430 renards en danger de mort : nous attaquons en référé la préfecture de Seine-Maritime
Animaux sauvages

La préfecture de Seine-Maritime a publié un arrêté signant la mort de mille quatre cent trente renards en moins de six mois, en plus de ceux tués par les chasseurs tout au long de l’année. Cet arrêté va à l’encontre de la majorité des avis exprimés au cours de la consultation publique, et les motifs invoqués pour justifier de sa publication n’ont pas de base solide. Nous l’avons attaqué en déposant un référé devant le tribunal administratif. L’audience a lieu au tribunal administratif de Rouen le 19 août 2020 à 15h. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir afin de sauver ces renards, traqués de jour comme de nuit.

Photo :  Fabien Gagnon – CC BY-NC-SA 2.0

La « hausse tendancielle » de leur population : un faux calcul

Le préfet affirme que la population de renards augmente en Seine-Maritime, alors qu’il se base sur le nombre de renards piégés ainsi que sur les déclarations de dégâts, méthodes non reconnues pour une telle évaluation. Et pour cause ! Les renards pourraient fort bien être en déclin à cause de la multiplication de ces pièges ! De toute façon, ils régulent leur population en fonction de leur environnement.

Les chasseurs préfèrent tirer sur les perdrix plutôt que de laisser vivre les renards

Les chasseurs justifient l’utilité de leur loisir par l’absence de prédateurs pour réguler naturellement des populations animales, ici des perdrix. Mais quand la nature fait son œuvre, ils tiennent absolument à tout dérégler pour le plaisir de tuer, les uns (les renards) et les autres (les perdrix).

Pour l’anecdote, on notera que le préfet ne produit d’ailleurs aucune évaluation de l’effet de la prédation vulpine sur la population des perdrix, qui ont aussi d’autres prédateurs naturels…

On se trouve donc face à un cas de concurrence si insupportable pour les chasseurs qu’ils s’octroient le droit d’éradiquer les renards, en position de boucs émissaires. Pour la logique, on repassera. C’est le serpent qui se mord la queue.

Plus les renards sont chassés, plus ils tombent malades !

Le préfet soutient qu’il est nécessaire de tuer des renards pour réduire le risque de transmission des maladies dont ils peuvent être porteurs. Or, une étude de l’Office Français de la Biodiversité de 2016 conclut que les campagnes de « destruction » ne diminuent pas les risques de transmission à l’humain ; celles-ci sont même susceptibles d’augmenter la prévalence de la maladie parmi les renards, en éliminant des animaux sains et en accentuant les phénomènes de migration.

Des éleveurs qui ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes !

Le préfet soutient enfin qu’il est nécessaire de réduire le nombre de renards pour protéger les élevages de poules. Cet argument apparaît totalement irrecevable puisque ces élevages sont nécessairement clos et que les éleveurs doivent prendre les précautions qui s’imposent pour empêcher tout contact avec la faune sauvage. D’autres mesures de protection (grillage, clôture électrique) existent et elles sont plus efficaces. D’ailleurs, les enquêtes faites à ce sujet montrent que les dégâts causés aux élevages ne sont pas liés au nombre de renards, mais à la taille et à l’organisation de l’élevage.

Aucun argument ne justifie donc ce nouveau massacre annoncé

Aux 2468 avis négatifs, le préfet a répondu en une seule phrase lapidaire :
« Malgré des réponses très majoritairement défavorables en nombre, les impacts négatifs de l’espèce demeurent prédominants en terme de sécurité sanitaire et de préservation d’une filière. »

Alors que le code de l’environnement lui demande une « prise en considération des observations et propositions déposées par le public » et d’indiquer dans le document de synthèse « celles dont il a été tenu compte »...

Car s’indigner ne suffit pas, nous avons déposé un recours contre le préfet de Seine-Maritime. L’audience a lieu au tribunal administratif de Rouen le 19 août 2020 à 15h. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour sauver ces 1430 renardes, renards et renardeaux!