Une nouvelle étape dans la procédure pour sortir Dumba de la vie de cirque

Une nouvelle étape dans la procédure pour sortir Dumba de la vie de cirque

Une nouvelle étape dans la procédure pour sortir Dumba de la vie de cirque
17.02.2021
Gard
Une nouvelle étape dans la procédure pour sortir Dumba de la vie de cirque
Exploitation pour le spectacle

Étant donné la fin de non-recevoir que semble nous adresser le procureur d’Alès dans l’affaire concernant Dumba, nous écrivons aux autorités compétentes afin de pouvoir enclencher de nouvelles procédures. Comme pour tous les animaux que nous défendons, nous faisons pour elle le maximum.

En effet, des lois existent et encadrent les activités humaines concernant les animaux sauvages captifs. Il serait bien que les professionnels de la loi les fassent respecter au lieu de s’abriter derrière des faux-semblants et des expertises opaques. En l’occurrence, nous dénonçons des illégalités, pas seulement des immoralités. Nous ne nous plaçons pas uniquement sur le terrain du militantisme, mais aussi des – nombreuses – entorses à la réglementation existante. De plus, nous avons apporté au dossier pas moins de six expertises toutes concordantes, attestant que Dumba présente de nombreux signes de souffrance. Enfin, les images des journalistes montrent que la dresseuse contrevient à la réglementation, notamment sur la sécurité du public.

Pourquoi se prononcer avant de lire les arguments ? Pourquoi ne pas juger sur les faits ?

Un procureur aux abonnés absents

Le procureur d’Alès, destinataire de notre plainte du mois de janvier, ne répond à aucune de nos sollicitations. Alors, pour continuer à défendre Dumba quoi qu’il advienne – c’est le respect des règles qui nous fait procéder ainsi -, nous lui avons à nouveau écrit pour faire un rappel de nos demandes. À savoir: la saisie de Dumba (ou l’obligation de son placement) et le retrait du certificat de capacité de sa dresseuse. Le 5 avril, nous pourrons ainsi nous constituer partie civile ou déposer un recours devant le procureur général. En d’autres termes, passer à la vitesse supérieure.

Un préfet interpellé

Nous avons également écrit officiellement au préfet du Gard pour demander le retrait de certificat de capacité de la dresseuse Kludsky et le retrait de l’éléphante ou la mise en demeure de l’exploitante de s’en dessaisir au profit d’un sanctuaire. En effet, le préfet est censé être garant du bien-être des animaux sauvages captifs détenus sur son territoire.

Une star internationale comme soutien de poids

Touchée par nos images du mois de janvier, Cher, également co-fondatrice de l’ONG Free The Wild, a écrit une lettre à Barbara Pompili sur notre combat avec FAADA pour Dumba, lui demandant d’offrir à celle-ci une retraite paisible. Nous nous sommes assurés qu’une place était libre immédiatement pour Dumba au sanctuaire français, Elephant Haven. Il serait temps que les animaux souffrants et maltraités soient secourus par ceux qui en ont la responsabilité, pas uniquement par ceux qui en font leur mission dans le monde.

Les nouvelles échéances concernant Dumba, sauf si nous recevons des nouvelles du parquet d’ici-là, s’étaleront en avril. Pour elle, nous ne céderons rien. Les combats pour faire bouger les lignes sont longs et nécessitent patience et ténacité. Nous n’en manquons pas. Jamais.

Élevages de chiens et environnement: victoire contre un décret régressif

Élevages de chiens et environnement: victoire contre un décret régressif

Élevages de chiens et environnement: victoire contre un décret régressif
16.02.2021
France
Élevages de chiens et environnement: victoire contre un décret régressif
Animaux familiers

En France, les élevages de chiens constituent des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). Avec le décret du 22 octobre 2018, le ministère de la Transition Écologique et Solidaire a simplifié les formalités pour ces établissements. Au mépris des contrôles environnementaux et du bien-être animal. One Voice n’a pas laissé faire.

Élevages de chiens: pas de simplification

En France, les règles à respecter pour détenir un élevage canin relèvent de la législation sur la protection de l’environnement. Et si les contrôles existent, ils n’empêchent pas hélas l’existence d’élevages intensifs. Inutile de rappeler les différents scandales qui ont agité les médias, écœuré l’opinion publique et révélé des chiens soumis, affamés, dans des états de carence évidents, comme dans l’affaire de Madame Guerra.

Pourtant, le décret du 22 octobre 2018 pondu par le ministère de la Transition Écologique et Solidaire avait encore fragilisé la condition animale et la préservation de la planète. En modifiant le régime juridique des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement, dont dépendent les élevages canins, ce décret de la honte avait pour ambition de simplifier les procédures.

Jusque-là, il fallait une autorisation au-delà de 50 chiens. Avec son application, seules les installations de plus de 250 chiens y restaient soumises, avec – entre 101 à 250 chiens – une procédure simplifiée: un enregistrement (avec évaluation environnementale). Nous n’allions pas l’accepter!

Un détricotage de la loi environnementale

Non seulement ce décret allait à l’encontre du droit de l’environnement, mais il facilitait l’implantation de nouvelles installations, étendant aussi le champ des installations soumises à déclaration et exemptes de toute formalité. Car qui dit simple « déclaration » dit absence d’évaluation environnementale. Nous le disons haut et fort: il s’agissait d’un détricotage de la loi environnementale, en bonne et due forme!

Le Conseil d’État nous donne raison

Très inquiets de ces dérives arbitraires, nous avons saisi le Conseil d’État pour faire annuler ce texte, qui concernait également les installations fixes et permanentes de présentation au public d’animaux d’espèces sauvages et le dépôt ou transit de sous-produits animaux.

La juridiction nous a partiellement suivis au nom du principe de non-régression de la protection de l’environnement, principe consacré par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité.

Nos opposants peuvent bien vitupérer contre notre soi-disant « méconnaissance des contraintes économiques », cette victoire est la preuve que ce décret était bien en totale contradiction avec la législation sur la protection de l’environnement!

Concernant les installations fixes et permanentes de présentation au public d’animaux d’espèces non domestiques

Tous ces établissements étaient auparavant soumis à autorisation préalable, sans exception. Avec le décret du 22 octobre 2018, les installations de présentation au public d’animaux d’espèces non domestiques produisant moins de 10 tonnes d’azote par an n’avaient plus besoin d’une autorisation mais d’une simple déclaration au-delà de 2 tonnes, et rien du tout en dessous…

Concernant le dépôt ou transit de sous-produits animaux

Ces installations étaient soumises à autorisation lorsque la quantité de farines animales (viandes et os) présente était supérieure ou égale à 500 kg. Avec le décret, l’autorisation ne devenait obligatoire qu’au-delà de 3 000 tonnes, et une simple déclaration lorsque cette quantité était comprise entre 3 000 tonnes et 500 kg.

Des décisions scandaleuses aux conséquences potentiellement dramatiques pour l’environnement, ont heureusement été annulées.

Les delphinariums en Chine, retour d’un mauvais augure pour les orques détenues par Marineland

Les delphinariums en Chine, retour d’un mauvais augure pour les orques détenues par Marineland

Les delphinariums en Chine, retour d’un mauvais augure pour les orques détenues par Marineland
13.02.2021
Antibes
Les delphinariums en Chine, retour d’un mauvais augure pour les orques détenues par Marineland
Exploitation pour le spectacle

Il y a plus d’un an, nous alertions sur le fait que le Marineland d’Antibes prévoyait de transférer Inouk, Wikie, Moana et Keijo dans un delphinarium en Chine. Après un mois de campagne et trois lignes de démenti, le parc déclarait qu’aucun transfert des orques vers la Chine n’était prévu… en 2020.

Après 1 mois de campagne et 3 lignes de démenti, Marineland annonce qu’aucun transfert des orques vers la Chine n’est prévu en 2020. Nous y veillerons! Merci à tous! Merci @cestrosi pour Inouk, Keijo, Moana et Wikie. Merci @lauratenoudji et @hugoclement #UnSanctuairePasLaChine https://t.co/zW8WHFS4Dl

— One Voice (@onevoiceanimal) January 3, 2020

Une rumeur qui se confirme dangereusement

Depuis les annonces de Barbara Pompili et la proposition de loi sur la maltraitance animale, les jours des delphinariums en France sont – enfin – comptés. Mais voilà que de nouvelles rumeurs circulent sur l’avenir des orques du parc français : deux établissements chinois envisageraient de recourir à l’insémination artificielle d’orques déjà détenues en Chine, mais également… d’acheter à l’étranger des orques captives en âge de se reproduire. Plusieurs parcs ont déjà été repérés : en Russie, aux États-Unis, au Japon… ainsi qu’en Espagne et en France.

C’est là que la déclaration de Marineland faite à Christian Estrosi lors de notre campagne avec Sea Shepherd l’année dernière devient – hélas – intéressante. On peut ainsi lire «que l’avenir des animaux du parc sera conditionné par les décisions que prendrait le ministère de la Transition écologique »…

Le Parc Astérix, un modèle à ne surtout pas suivre!

Quand on voit comment le Parc Astérix s’est débarrassé – il n’y a pas d’autre mot – des dauphins qu’il détenait, on ne peut que s’alarmer de ce que les semaines à venir laissent entrevoir. Non, le fait de laisser partir les orques, « nos » orques, en Chine ne pourrait pas être perçu comme un beau geste de la part de Marineland. Laisser un tel transfert s’opérer serait scandaleux !

Oui, il faut sauver nos orques!

La fin des delphinariums en France ne sera une victoire qu’à la condition que les animaux qui y sont actuellement détenus bénéficient d’une retraite bien méritée, pas d’un aller simple vers le pire ! Inouk, Wikie, Moana et Keijo ne doivent en aucun cas partir dans un autre parc et certainement pas en Chine. Elles sont nées en France, il est de notre devoir de leur offrir une meilleure vie, une vraie vie, dans un sanctuaire!

Face au cirque, le combat continue coûte que coûte pour Jumbo!

Face au cirque, le combat continue coûte que coûte pour Jumbo!

Face au cirque, le combat continue coûte que coûte pour Jumbo!
11.02.2021
Face au cirque, le combat continue coûte que coûte pour Jumbo!

Cela va faire bientôt cinq ans que nous nous battons pour sauver Jumbo. En mars 2020, puis en octobre et à nouveau en janvier 2021, nous avons déposé plainte au parquet de Valence contre le cirque Muller. Les nombreuses images récoltées par nos enquêteurs au fil des mois et jusqu’à la semaine dernière à Nîmes, tout comme leurs rapports, sont accablants. Pour Jumbo et ses compagnons d’infortune, nous ne céderons rien.

Il devrait passer ses journées immergé dans les marécages ou les rivières d’Afrique et vivre entouré d’un vaste troupeau. Au lieu de cela, Jumbo, l’hippopotame amphibie, ne connaît que les enclos de bord de route, la solitude d’un camion de cirque et les exhibitions répétées devant public. Cela va faire bientôt cinq ans que nous dénonçons ces conditions de vie indignes d’un animal sauvage, dont l’espèce est par ailleurs menacée dans la nature par le braconnage et la réduction de son habitat naturel.

Depuis 2016 et notre première investigation au cirque Muller, la campagne pour sauver Jumbo est pleine de rebondissements. Des heures de films le montrent enfermé dans le camion. Pas une fois en cinq ans nous ne l’avons vu prendre un bain dans la piscine extérieure. Pas une.
Nos militants ont été violentés par les circassiens lors d’une manifestation qui se déroulait dans le calme en septembre 2018, et même les forces de l’ordre en ont fait les frais quand elles ont tenté de mettre en œuvre l’ordonnance du procureur pour sa saisie.
Corine Pelluchon et de nombreuses personnalités se sont jointes à notre combat.

Des démarches au pénal

En novembre 2019, le tribunal correctionnel de Valence a condamné les consorts Muller à la suite de notre plainte pour des faits d’exploitation irrégulière, de placement et de maintien d’un animal dans un environnement susceptible de lui occasionner des souffrances. Les faits remontent à 2018 et 2019 et, aujourd’hui, l’appel est toujours en cours, car la saisie de Jumbo n’avait pas été ordonnée.

Le 10 mars 2020, une nouvelle plainte a été déposée à la suite du rapport d’un enquêteur que nous avons missionné. Le procureur de Valence n’a pas entendu poursuivre. Qu’à cela ne tienne: nous n’avons pas abandonné Jumbo et avons déposé un complément de plainte en octobre. Une fois passé le délai légal de trois mois, le parquet ne nous ayant pas entendus, nous n’en sommes évidemment pas restés là. Début 2021, nous avons envoyé un autre complément de plainte pour mauvais traitements par un professionnel, exploitation irrégulière et placement dans un environnement susceptible d’occasionner des souffrances à Jumbo, ainsi qu’aux autres animaux sauvages (félins et singes) et le watusi. Depuis que le cirque est à Nîmes, une enquête est en cours, dont nous attendons les résultats avec impatience.

D’autres contre la préfecture

Nous avons aussi utilisé le dernier rapport sur les conditions de vie misérables de Jumbo pour porter l’affaire devant la cour administrative d’appel et réclamer une fois de plus le retrait de Jumbo de ce cirque. Si notre plainte a été déboutée par le tribunal administratif de Grenoble en novembre 2019, nous avons fait appel à l’État qui bat en retraite: le ministère de l’Agriculture dit s’en rapporter au mémoire du ministère de la Transition écologique, lequel n’a pas encore répondu à nos demandes. La condamnation par le tribunal correctionnel de Valence donnant tort au tribunal administratif de Grenoble, il est hors de question d’en rester là…

Nous restons en état d’alerte maximum

Face à cet imbroglio juridique, nous continuons à nous battre et à surveiller les agissements du cirque Muller. L’été dernier, pendant les chaleurs accablantes, nos enquêteurs ont pu constater que Jumbo était toujours enfermé dans son cachot brûlant. Ce n’est pas parce que les dresseurs lui faisaient faire deux tours de piste pendant les représentations (pour justifier sa détention au regard de l’arrêté sur les animaux dans les spectacles itinérants) que nous avons cessé le combat.

En ce début d’année, cela fait plusieurs mois que les spectacles sont à l’arrêt. Et Jumbo, en manque d’exercice et déjà obèse – des experts estimaient qu’il pesait une tonne de trop… – a encore pris du poids. Qui peut croire un instant qu’il pourrait atteindre le haut de la rampe d’accès de la piscine, y plonger et en ressortir? Pendant ce temps, les lionnes sont si lourdes qu’elles peinent à se mouvoir, et le watusi malade a la peau sur les os. Les singes, quant à eux, sont perpétuellement enfermés.

Face à tant de souffrances, nous réitérons notre demande de saisie conservatoire immédiate de Jumbo ainsi que de tous les animaux sauvages de ce cirque, et leur placement dans un sanctuaire où leurs besoins physiologiques et psychologiques seront enfin respectés.

Grippe aviaire : enquête chez les chasseurs de canards en flagrant délit

Grippe aviaire : enquête chez les chasseurs de canards en flagrant délit

Grippe aviaire : enquête chez les chasseurs de canards en flagrant délit
09.02.2021
Grippe aviaire : enquête chez les chasseurs de canards en flagrant délit
Animaux sauvages

Notre enquête montre que les chasseurs de gibier d’eau piétinent les lois qui les contrarient, au risque de propager des virus mortels. Nous alertons les autorités.

Que font les chasseurs quand la loi les contrarie ? Ils la bafouent et ne s’en cachent même pas. Nos enquêteurs ont filmé des chasseurs à la hutte transportant des canards vivants pour les utiliser comme appâts dans la Somme alors que c’est dangereux et interdit. Propager la grippe aviaire ? Ils s’en fichent. Les passe-droits quasi-permanents dont ils bénéficient sont devenus une pratique inhérente à leur activité de loisir, quitte à nous mettre en danger. Nous déposons plainte, et écrivons à Julien Denormandie ainsi qu’à la préfète de la Somme !

À la fin du mois de janvier, nos enquêteurs se sont rendus dans la Baie d’Authie Sud et dans la baie de Somme. En l’espace de deux demi-journées et sur seulement deux parkings, ils ont rapporté des images édifiantes. Au vu et au su de tout le monde, des oiseaux vivants sont transportés sans ménagement dans des caisses et des sacs en toile de jute, par des chasseur fusil à l’épaule, s’apprêtant à les utiliser comme appelants ou rentrant d’une nuit à la hutte. Cette pratique est largement répandue, comme en attestent les pages Facebook des associations de chasseurs de la Somme, et les articles de presse sur le sujet.

Des hors-la-loi assumés, pour qui le passage en force est roi

Or depuis des mois, les cas de grippe aviaire se multiplient en France, au point que la chasse au gibier d’eau, c’est-à-dire entre autres aux canards dans la Somme, se voie interdite. Après avoir tenu tête et menacé publiquement les responsables du territoire concerné, les chasseurs ont décidé d’outrepasser la loi et de contourner les autorités. Ils ont même mis en ligne une cagnotte, permettant de payer les contraventions et frais juridiques en cas d’interpellation, ce qui est également interdit.

Aucun respect des gestes barrières

Que la loi soit écrite dans l’intérêt du plus grand nombre ne leur fait ni chaud ni froid. Ils continuent leurs exactions malgré une interdiction totale sur l’ensemble du territoire national de chasser les oiseaux migrateurs et autres dénommés « gibier d’eau » afin de ne pas propager des virus mortels transmissibles à l’humain. De surcroît, en période de pandémie de COVID-19, aucun d’entre eux n’a été vu respecter les gestes barrières : ni masque, ni distanciation physique.

Une pratique interdite depuis plusieurs mois dans l’intérêt général

La mesure du niveau de la grippe aviaire et les dispositifs associés de surveillance et de prévention étant de la prérogative du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation depuis 2016, celui-ci ayant d’ores et déjà relevé le niveau de prévention en octobre 2020, c’est vers lui que nous nous tournons, pour rappeler l’interdiction des transports et lâchers de gibiers à plumes, ainsi que l’interdiction d’utilisation d’appelants. Cette interdiction était promulguée dès le mois de novembre dans la Somme, puis quelques jours plus tard au niveau national. Nous lui avons écrit, ainsi qu’à la préfète de la Somme, cette dernière étant directement visée par le rapport de force violent imposé sans vergogne par les chasseurs.

Les porteurs de l’intérêt général doivent montrer force et détermination à faire respecter des règles protectrices pour les humains et pour les animaux. Les moyens doivent être mis. Vu les panneaux sauvages affichés dans la Baie, on en est encore loin.

Que le sort des animaux sauvages piégés, traqués et massacrés dans les campagnes et sur le littoral français laisse indifférents nombre de nos représentants politiques est une chose, que les lois s’appliquant à tous notamment en matière de sécurité sanitaire soient bafouées en est une autre. Pour nous, les deux sont importants. Mais pour ceux qui ne se soucient guère du sort des animaux, au moins, le respect d’autrui et de la loi qui doit s’appliquer à tous sans distinction devrait être une priorité.

En plus de nos courriers aux responsables de l’exécutif et de l’administration, nous déposons plainte puisqu’il y a infraction aux règles sanitaires contre « personne non dénommée », et pour les canards : pour « placement dans des conditions susceptibles d’occasionner des souffrances ». Signez notre pétition pour une réforme radicale de la chasse.

Mais où va donc l’argent des cirques?

Mais où va donc l’argent des cirques?

Mais où va donc l’argent des cirques?
08.02.2021
France
Mais où va donc l’argent des cirques?
Exploitation pour le spectacle

Comme les autres structures de spectacles vivants, les cirques doivent rester porte close en raison de la pandémie. Mais alors que le gouvernement a pris des mesures spécifiques pour les aider à prendre soin de « leurs pensionnaires », nous avons reçu de nombreux témoignages de personnes affolées par l’état des animaux. Nos enquêteurs ont également pu constater à quel point certains d’entre eux étaient délaissés. Nous écrivons aux ministères de l’Écologie et de la Culture pour les en alerter.

Comment se remplir facilement les poches? Les exploitants des cirques animaliers ont compris la recette depuis longtemps. Au sens propre comme au figuré, ils gagnent de l’argent « sur le dos des autres »… en l’occurrence, celui des animaux qu’ils exploitent. La pandémie semble n’avoir pas mis fin à ce moyen sordide d’engranger des revenus. À défaut de pouvoir maintenir, pour raisons sanitaires, les numéros des singes, félins et autres lamas sous les chapiteaux, ils ont trouvé la parade pour continuer d’en tirer profit: la générosité publique!

La peau sur les os ou obèses

Alors que des subventions ont été données par l’État pour pallier la crise, nous recevons de nombreux messages attestant que des cirques seraient en difficulté financière et qu’ils ne parviendraient plus à s’occuper des animaux. Il est clair que la situation de beaucoup d’entre eux est catastrophique: nos enquêteurs l’ont constaté par eux-mêmes. Ici, chevaux et dromadaires apparaissent très maigres, ailleurs un watusi cachectique et malade n’est pas soigné, tandis que des fauves et l’hippopotame Jumbo deviennent obèses à force d’inactivité et d’une alimentation inadaptée. Dans certains pays, l’obésité chez les animaux captifs porte un nom: maltraitance…

Secours apporté par la population

Selon des témoignages, certains établissements, comme le cirque Idéal à Beaumont-le-Gâtinais, auraient sollicité le soutien de la commune et des habitants, allant même jusqu’à faire du porte à porte. D’autres, comme le cirque Muller à Nîmes, organiseraient des visites payantes de leur ménagerie pour joindre les deux bouts. Face au « spectacle » d’animaux en détresse absolue, des associations locales et la population se sont dévouées pour leur apporter du pain, des carottes, de la viande

Lettres aux ministères de l’Écologie et de la Culture

Notre colère est sans borne. Pourquoi les cirques font-ils la manche? Comment ont-ils employé les aides du gouvernement? Celles-ci sont prévues pour leur permettre de prendre soin correctement des animaux dont ils ont la responsabilité… Mais une fois de plus, nous nous heurtons à l’opacité régnant dans ce milieu. Pendant ce temps, les refuges, eux, ne reçoivent aucun fonds. Nous venons d’adresser deux courriers, l’un au ministère de l’Écologie, l’autre à celui de la Culture pour les alerter à ce sujet. Les circassiens doivent rendre des comptes!

Tests sur les animaux pour les cosmétiques: One Voice remonte au front

Tests sur les animaux pour les cosmétiques: One Voice remonte au front

Tests sur les animaux pour les cosmétiques: One Voice remonte au front
04.02.2021
Europe
Tests sur les animaux pour les cosmétiques: One Voice remonte au front
Expérimentation animale

On croyait en avoir fini avec les expériences barbares sur les animaux pour tester la toxicité éventuelle d’un rouge à lèvres ou d’un vernis à ongles. Mais en 2021, la cruauté revient sans fard. Au mépris de la loi, l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) oblige l’entreprise allemande Symrise à effectuer des tests sur des animaux vertébrés. Nous déposons un double recours contre cette agence.

Mais qui sont-ils pour se permettre une telle violation de la réglementation? Non seulement l’Agence européenne des produits chimiques oblige Symrise à réaliser des tests sur les animaux vertébrés pour des produits cosmétiques, mais elle refuse également de considérer un principe essentiel: l’interdiction des expérimentations animales, sauf s’il n’y a pas d’autre solution. Or, dans l’affaire Symrise, l’alternative existe. Mais l’ECHA la rejette. Fort de ces deux arguments législatifs, nous avons donc déposé un double recours contre l’Agence européenne des produits chimiques.

Une souffrance indicible

Notre crainte est immense de voir revenir la barbarie. Car cette décision arbitraire remet gravement en cause l’interdiction des expérimentations animales pour les produits cosmétiques. Des expérimentations qui, souvenons-nous, s’apparentaient à de véritables scènes de torture. Il y a peu, pour mesurer le potentiel d’irritation cutanée d’une substance, les testeurs n’hésitaient pas à l’appliquer sur la peau rasée des lapins ou à les verser directement dans leurs yeux. Des souris et des cobayes étaient également utilisés pour déterminer des pathologies possibles lors de séances de gavage forcé, d’exposition cutanée ou d’inhalation de produits chimiques. Ces pratiques d’un autre âge nous semblaient révolues. Elles ne le sont visiblement pas.

Ce que dit la loi

Acronyme de « Registration, Evaluation, Authorisation and Restriction of Chemicals », soit « enregistrement, évaluation, autorisation et restriction des produits chimiques», REACH est entré en vigueur le 1er juin 2007. Cette directive de l’Union européenne impose aux industriels de tester la toxicité des produits chimiques commercialisés afin de maintenir un haut niveau de protection de la santé humaine et de l’environnement. Mais elle promeut également des méthodes alternatives pour l’évaluation des dangers des substances. L’objectif de REACH est bien de réduire le nombre d’essais sur les animaux. Ce règlement a été renforcé récemment par une décision de la Cour de justice de l’Union européenne.

Parallèlement, le règlement (CE) n°1223/2009 du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 relatif aux produits cosmétiques interdit au sein de l’Union européenne la réalisation de tests sur les animaux portant sur des cosmétiques et la commercialisation de cosmétiques testés sur les animaux ainsi que de cosmétiques contenant des ingrédients testés sur les animaux. Pour autant, l’articulation entre ces deux règlements est complexe en ce qui concerne l’expérimentation animale.

Un rejet incompréhensible

Symrise a respecté le règlement REACH et a réalisé des études alternatives pour prouver l’innocuité des substances utilisées dans la fabrication de ses crèmes solaires. L’ECHA les a refusées et exige des tests sur les animaux.

Notre question est donc la suivante: la Commission européenne fera-t-elle respecter l’interdiction de mettre sur le marché européen des cosmétiques qui contiennent des ingrédients ayant fait l’objet d’expérimentations animales, comme le prévoit le règlement nº 1223/2009 du 30 novembre 2009?

Extrait des recours déposés par One Voice contre l’Agence européenne des produits chimiques:

À l’appui du recours, la requérante invoque deux
moyens.

  • Premier moyen, tiré de l’erreur
    d’appréciation de l’articulation entre le règlement sur les cosmétiques et le
    règlement REACH. Selon la requérante, la chambre de recours a commis une erreur
    d’appréciation de l’article 18 du règlement sur les cosmétiques dans le
    cadre de l’application du règlement REACH et a violé l’objectif poursuivi par
    le règlement sur les cosmétiques en matière d’expérimentation animale. Enfin,
    la requérante estime que l’ECHA n’est pas compétente pour donner une
    interprétation contraignante de l’articulation entre le règlement sur les
    cosmétiques et le règlement REACH.
  • Deuxième moyen, tiré de la violation des
    dispositions du règlement REACH. La requérante fait notamment valoir à cet
    égard que le règlement REACH pose le principe de l’interdiction des
    expérimentations animales, sauf s’il n’existe aucune autre solution. Or, la
    chambre de recours n’aurait pas caractérisé une telle exception dans la
    décision attaquée.
  1. Recours – Affaire T-663/20
  2. Recours – Affaire T-664/20

Dans l’intérêt de Dumba, nous demandons le rapport du vétérinaire!

Dans l’intérêt de Dumba, nous demandons le rapport du vétérinaire!

Dans l’intérêt de Dumba, nous demandons le rapport du vétérinaire!
01.02.2021
Gard
Dans l’intérêt de Dumba, nous demandons le rapport du vétérinaire!
Exploitation pour le spectacle

Depuis notre investigation auprès de Dumba dans le Gard début janvier, nous avons fait analyser les images à des experts des éléphants mondialement reconnus et sans lien d’intérêt avec nous. En parallèle, le parquet, saisi de notre plainte dès le 4 janvier, a commandité une expertise vétérinaire auprès de l’éléphante. Celle-ci a eu lieu vendredi 29 janvier, en présence de la presse. Nous demandons l’accès au rapport de l’expert, dans l’intérêt de Dumba.

Aussitôt après la visite du vétérinaire à Euzet, où Dumba est détenue dans le Gard, François Schneider, le procureur, a déclaré: « Le rapport de ce spécialiste indique que l’animal va très bien, il vit dans des conditions correctes. »

Nous demandons à Barbara Pompili la possibilité d’avoir accès au rapport de l’expertise vétérinaire. Car au regard du nombre d’évaluations obtenues auprès d’experts par One Voice (six!) et de leur concordance sur l’état de santé dégradé, les mauvaises conditions de vie et la détresse mentale de Dumba, il est important que toute la transparence soit faite à ce sujet. Et que la justice donne à l’association les moyens d’avoir un accès contradictoire à l’expertise faite chez l’exploitant.

S’il faut le rappeler, notre association défend les intérêts de cette éléphante. Ceux-ci sont forcément contraires à ceux de la personne qui l’exploite. Il y a urgence et nécessité à ce que l’intégralité de ce rapport puisse être mise à disposition des spécialistes qui ont attesté en faveur de Dumba. Lesquels, c’est important, n’ont aucun lien d’intérêt avec l’association.

La maltraitance, une question de concept

Nous affirmons que Dumba est maltraitée. Il faut s’entendre sur ce qu’on appelle maltraitance. Parle-t-on de maltraitance active ou de maltraitance passive? Les deux sont tout aussi répréhensibles, et la seconde cause des dégâts tout aussi considérables. La maltraitance passive, ce sont des défauts de soins appropriés au besoin de l’animal, par exemple. Ce ne sont pas des coups, c’est ce qu’on ne voit pas. Or en France, il y a un vide juridique s’agissant du bien-être des animaux de la faune sauvage captive: il n’existe aucun guide référentiel précis sur les besoins des espèces. S’agissant d’éléphants captifs, la dernière littérature sur le sujet1,2,3 confirme qu’ils ont besoin d’évoluer librement sur plusieurs hectares, avec plusieurs congénères et qu’ils effectuent une transmission culturelle au sein de leur groupe. En être privés représente une maltraitance. À quoi s’ajoute ce qui est hors-la-loi: ne pas disposer d’abreuvement et de nourriture à disposition ni de chauffage…

Deux expertises supplémentaires de Dumba à partir de nos vidéos et de celles faites par les journalistes

Les deux expertises reçues dernièrement concordent, comme les quatre précédentes, sur les problèmes posturaux de Dumba et sur sa respiration, très préoccupante. Mais pour Scott Blais, PDG et co-fondateur du Global Sanctuary for Elephant, ses conditions de détention sont délétères et nuisent à son bien-être:

« Il est absolument évident que Dumba est détenue dans un établissement qui ne souscrit pas à son obligation de lui fournir des conditions de vie aptes à assurer son bien-être. Dumba doit être immédiatement retirée de cet endroit et placée dans un sanctuaire où elle pourra bénéficier de soins appropriés, d’un hébergement adéquat et d’évaluations médicales complètes. »

Margaret Whittaker, présidente et consultante en comportement animal chez Creative Animal Behavior Solutions va plus loin, et ajoute même un paragraphe sur le dressage : « Les vidéos ne me permettent pas de déterminer avec quels outils Dumba a été dressée, mais le domptage traditionnel ou « contact libre » (FC) est certainement la méthode qui a été employée au vu des gens qui l’entourent et dirigent ses mouvements. Cette formation traditionnelle est basée sur le renforcement négatif (NRT), ce qui est manifeste dans la vidéo d’interview lorsque les gens la maintiennent à distance, la tirent et la poussent, ce qui, par définition, est du NRT. »

Nous demandons de la transparence dans la procédure

Dans cette affaire, nous avons un rôle de contre-pouvoir et celui-ci doit s’exercer, pour vérifier ce que le vétérinaire commandité par le parquet d’Alès a dit.

Or si l’on en croit les journaux, le rapport de ce dernier va au rebours des six que nous avons versés au dossier, obtenus d’experts des éléphants à travers le monde, indépendants et objectifs. Le vétérinaire qui vient de faire une inspection est-il lui aussi un expert des éléphants? Ou, comme pour Micha, un spécialiste des équidés, ou, comme pour Maya, des chiens et des chats?…
A-t-il radiographié les pieds si douloureux de Dumba? Opéré des prélèvements pour comprendre la source de ses inquiétantes difficultés à respirer? Autant de faits signalés dans les six expertises.

Dumba est un être intelligent, grégaire et socialement complexe. Être privée de tout depuis quarante ans n’est certainement pas une raison pour que sa situation perdure. Elle ne doit ni être détenue dans un camion, ni sous une tente de fortune. Ou bien si on nous explique que c’est possible, envoyons tous les animaux sauvages détenus dans les cirques, dans les jardins d’Euzet.
Pour soutenir Dumba, et tous les animaux de cirques, vous pouvez signer notre pétition!

Sources:
1/ https://theconversation.com/the-neural-cruelty-of-captivity-keeping-large-mammals-in-zoos-and-aquariums-damages-their-brains-142240
2/ 
https://www.huffingtonpost.fr/pierre-sigler/animaux-culture-sociologie_b_6499768.html
3/ La 23 ème résolution adoptée lors de la 11 ème Conférence de la Convention des Espèces Migratrices a reconnu « qu’un certain nombre d’espèces mammifères socialement complexes, telles que plusieurs espèces de cétacés, de grands singes et d’éléphants, montrent qu’elles ont une culture non humaine ».

Femke, dauphin martyr de la captivité est enfin libérée

Femke, dauphin martyr de la captivité est enfin libérée

Femke, dauphin martyr de la captivité est enfin libérée
01.02.2021
Ile-de-France
Femke, dauphin martyr de la captivité est enfin libérée
Exploitation pour le spectacle

Le Parc Astérix vient d’euthanasier Femke. On apprend aujourd’hui par voie de presse, que son transfert était prévu dans un autre delphinarium français. Pour elle, c’est la fin du calvaire mais notre chagrin et notre colère sont immenses. Nous avions écrit à la direction du parc la semaine dernière, avec nos partenaires de la coalition DFE, demandant des nouvelles de l’ensemble des dauphins, et notamment de Femke, si fragile. Que s’est-il passé? Nous demandons l’accès à son dossier médical.

Arrachée libre aux siens au large de la Floride, elle aura été maintenue dans un bassin durant près de quarante ans. On lui aura enlevé jusqu’à son fils, Ekinox. Après des dizaines d’années de captivité, la vie de Femke n’aura été que souffrance.

À son propos, Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice déclare: « Femke ne souffre plus. La mort est plus douce que tout ce qu’elle a pu vivre depuis sa capture. Savoir que des humains sont capables de faire subir à des dauphins l’atrocité de la captivité et du dressage, en toute connaissance de cause, les mots manquent pour exprimer notre indignation. »

Voici ce que le parc avait prévu pour la suite: l’envoyer chez Planète Sauvage, un autre delphinarium français situé près de la côte Atlantique… Après avoir utilisé ses bons et loyaux services pour faire fonctionner le tiroir-caisse, les responsables du Parc Astérix ne lui ont même pas offert une retraite médicalisée.

Pendant si longtemps nous avons alerté le delphinarium et les autorités. Femke avait besoin d’être mise à l’écart du groupe. De ne plus être harcelée par les otaries et les dauphins – bien contre leur gré. Nous allons demander son dossier médical. Toute la lumière doit être faite sur ses derniers instants parmi nous.

Lettre ouverte à Nicolas Kremer, Directeur du Parc Asterix

Lettre ouverte à Nicolas Kremer, Directeur du Parc Asterix

Lettre ouverte à Nicolas Kremer, Directeur du Parc Asterix
29.01.2021
Ile-de-France
Lettre ouverte à Nicolas Kremer, Directeur du Parc Asterix
Delphinariums

Suite à la fermeture du delphinarium du Parc Astérix, la coalition Dolphinaria-Free Europe (DFE) dont nous sommes membres a écrit une lettre ouverte au PDG de l’installation concernant ses projets futurs.

Monsieur le Directeur,

Nous avons appris le transfert de Guama et de Cessol du Parc Astérix au parc de Kolmården en Suède le week-end du 23-24 janvier 2021. DFE est profondément inquiet, des conditions dans lesquelles leur transfert a été organisé et par le fait qu’aucun des dauphins n’ait été isolé des autres dauphins présents au parc de Kolmârden.

Cette absence de quarantaine des dauphins et des soigneurs, pourtant obligatoire selon l’autorisation de transfert, pour éviter les risques de transmission du COVID-19 aux soigneurs et aux dauphins, est totalement irresponsable et inexplicable dans ce contexte de pandémie globale.

Un des deux mâles devrait être transféré sous peu au zoo de Nuremberg en Allemagne.

Considérant le stress auquel il devrait inévitablement être soumis durant ce second transfert et l’acclimatation à un nouveau groupe de congénères, nous pensons qu’il aurait dû rester au Parc Astérix jusqu’à ce qu’une solution définitive ait été trouvée pour son placement.

Étant donné le peu d’informations dont nous disposons, et qui sont pourtant déjà extrêmement alarmantes, vous comprendrez que nous sommes profondément inquiets quant au bien-être des autres animaux du Parc Astérix et du parc de Kolmården.

Nous souhaiterions ainsi que vous nous communiquiez un rapport sur l’état de chaque dauphin encore présent au Parc Astérix, en particulier Femke, ainsi que des informations sur la date et les conditions de leur transfert (passé ou à venir).

En espérant obtenir une réponse rapide, honnête et fiable de votre part, Monsieur le Directeur, nous vous transmettons nos salutations,

Membres de DFE