Chatipi à Plessé : Communiqué de Presse

Chatipi à Plessé : Communiqué de Presse

Chatipi à Plessé : Communiqué de Presse
16.06.2026
Plessé
Chatipi à Plessé : Communiqué de Presse
Animaux familiers

Le 22 juin prochain, One Voice et la commune de Plessé inaugureront le premier Chatipi de Loire-Atlantique. Installé au sein de la Résidence de la Rochefoucauld, cet espace dédié aux chats libres est le fruit d’un partenariat entre la municipalité, l’association L’Arche de Ninie, l’EHPAD et One Voice. Au-delà de la protection animale, le projet favorise également les liens entre habitants, résidents et bénévoles.

L’espace Chatipi sera inauguré le lundi 22 juin à 17 heures au sein de la Résidence de la Rochefoucauld, située 6, rue du Dr Alexis Carrel à Plessé, en présence de l’adjointe au maire Madame Magali Ouary et de l’ancien élu Monsieur Alain Annaix ayant suivi le projet ; Madame Muriel Arnal, présidente de One Voice et M. Florian Valy ; ainsi que Madame Virginie Le Magueresse et Monsieur Gérald Cruaud, respectivement présidente et secrétaire de l’Arche de Ninie, accompagnés de bénévoles.

Une nouvelle étape pour la protection des chats errants

En France,plus de 11millions de chats vivent en situation d’errance, exposés à la maladie, à la faim et à des conditions de vie difficiles. Leur présence peut également générer des incompréhensions et des conflits avec les riverains. 

C’est dans ce contexte que One Voice développe le programmeChatipi: un dispositif pédagogique et opérationnel qui permet de stabiliser les populations de chats errants grâce à la stérilisation, leur fournir un abri, tout en améliorant leur prise en charge (nourrissage, suivi sanitaire) et leur cohabitation avec les humains.Plus d’une soixantaine deChatipisont déjà vu le jour sur tout le territoire national.

Jusqu’à présent, la commune de Plessé intervenait principalement au travers de campagnes de stérilisation menées avec le soutien des associations locales et des habitants. Souhaitant inscrire son action dans une démarche plus préventive, éthique et durable, la municipalité a souhaité renforcer son engagement en faveur du bien-être des félins. Le projet Chatipi permet désormais d’offrir un refuge sécurisé aux chats errants, tout en facilitant leur suivi sanitaire et la poursuite des actions de stérilisation et d’identification.

Un partenariat local au service d’un projet durable

Le projet repose sur une convention et une collaboration quadripartites. Chaque partenaire a apporté sa contribution :

  • One Voice, qui a créé le dispositif, a financé quinze stérilisations, identifications et tests sanitaires, ainsi que l’acquisition du chalet, des chatières, du panneau d’information et de trente kilogrammes de croquettes. 
  • La commune a installé le plancher porteur, assuré le montage du chalet et prendra en charge l’achat de l’alimentation des chats ainsi que les éventuels frais vétérinaires futurs. 
  • L’Arche de Ninie assure le trappage des chats, leur suivi sanitaire, l’aménagement du chalet et le placement des chats sociables ou des chatons en famille d’accueil en vue d’adoption. Le nourrissage et le nettoyage du site sont assurés conjointement par l’association et la municipalité.
  • Enfin, l’EHPAD de la Résidence de la Rochefoucauld a accepté d’accueillir le Chatipi dans son enceinte et a pour cela mis à disposition une partie de son terrain.

Un projet qui favorise les liens intergénérationnels

L’implantation de l’espace Chatipi au sein de l’EHPAD donne une dimension particulière au projet. Fidèle à l’esprit du dispositif imaginé par One Voice, il favorise les échanges autour du bien-être animal et la participation des résidents comme des habitants de la commune.

L’établissement souhaite développer des animations associant les résidents aux actions menées autour du projet Chatipi. Parmi les initiatives envisagées figure notamment la confection de petites couvertures destinées aux chats. Plusieurs habitants de la commune, ainsi qu’un résident de l’EHPAD, ont par ailleurs déjà participé aux opérations de capture des chats errants accueillis sur le site.

Cette démarche s’inscrit dans la continuité des nombreuses activités ouvertes sur l’extérieur organisées par la Résidence de la Rochefoucauld, qui favorise régulièrement les rencontres entre ses résidents, les habitants et les élèves de l’école primaire de la commune. 

Informations pratiques 

L’inauguration du premier Chatipi de Loire-Atlantique aura lieu le lundi 22 juin à 17 h, au sein de la Résidence de la Rochefoucauld, située 6, rue du Dr Alexis Carrel, 44630 Plessé.

Avec ce premier Chatipi de Loire-Atlantique, Plessé démontre qu’une gestion responsable des chats errants peut également devenir un véritable projet régional.

Effarouchement des ours : communiqué de presse

Effarouchement des ours : communiqué de presse

Effarouchement des ours : communiqué de presse
11.06.2026
Pyrénées
Effarouchement des ours : communiqué de presse
Animaux sauvages

Jusqu’au 29 juin, le ministère de la Transition écologique met en consultation publique un projet d’arrêté qui élargit les « effarouchements renforcés » des ours dans les Pyrénées et abaisse la protection des mères accompagnées de leurs petits. Derrière ce terme administratif : des ours agressés la nuit, à coups de détonations et de tirs. One Voice s’y oppose et appelle à déposer un avis défavorable.

Un « effarouchement renforcé », ce sont des tirs de cartouches à double détonation tirées au fusil — dirigés sur les ours pour les terroriser et les faire fuir. Ces opérations se déroulent de nuit et peuvent se répéter plusieurs nuits de suite sur une même estive.

Imagnons ces ours : dans le noir, des déflagrations qui claquent, une fuite affolée à travers la montagne. Pour une mère, c’est le risque d’être séparée de ses oursons dans la panique — et, pour eux, une survie aussitôt compromise. Cette violence est infligée à une espèce protégée.

Plus d’opérations, moins de garanties, et aucune preuve d’efficacité

Le projet d’arrêté ouvre ces tirs à de nouveaux intervenants — éleveurs, bergers, membres de groupements pastoraux, gestionnaires d’estives, lieutenants de louveterie. Il multipliera mécaniquement les opérations et banalisera une dérogation censée rester exceptionnelle. Il affaiblit aussi la protection des ourses suitées : un simple critère de « vigilance particulière » remplacerait l’exigence de « conséquences dommageables certaines à venir pour le troupeau ». Et tout cela sans qu’aucun protocole scientifique n’ait jamais démontré l’efficacité durable de ces tirs, alors que les ours restent une population fragile.

One Voice s’oppose au principe même des effarouchements et défend une coexistence apaisée, fondée sur la protection des troupeaux plutôt que sur l’agression des ours. L’association appelle chacune et chacun à déposer un avis défavorable avant le 29 juin.

Lien vers la consultation publique (ouverte jusqu’au 29 juin) : https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=3370

La chatte Pomponette, tuée par un piège : One Voice porte plainte

La chatte Pomponette, tuée par un piège : One Voice porte plainte

La chatte Pomponette, tuée par un piège : One Voice porte plainte
10.06.2026
La chatte Pomponette, tuée par un piège : One Voice porte plainte
Animaux sauvages

Elle s’appelait Pomponette. Une chatte douce, aimée, paisible. Le mardi 19 mai, à 19h, les enfants de sa famille partis à sa recherche l’ont retrouvée prise dans un piège, la cage thoracique écrasée, sans vie. Pomponette rejoint la longue liste des animaux familiers, sauvages et protégés victimes des dispositifs des chasseurs-piégeurs qui mutilent, étranglent et tuent. Face à cette mort cruelle et silencieuse, nous refusons de nous taire. Pour Pomponette, nous avons porté plainte. One Voice a également saisi le Conseil d’État fin 2025 pour faire interdire les pièges.

Pomponette sortait peu. Elle aimait sa maison. Elle aimait sa famille. Rien dans sa vie tranquille ne la destinait à croiser la mort au détour d’un chemin familier. Pour cette chatte casanière, la probabilité d’être prise dans un piège aurait dû être nulle. Elle ne l’était pas. Car en France, les instruments de torture prisés des chasseurs ne sont pas cantonnés aux zones dites « sauvages » : ils minent aussi les abords des jardins et les sentiers empruntés chaque jour par les animaux partis en balade.

Les derniers instants de Pomponette

Pomponette a quitté son domicile le 18 mai. Le lendemain, elle n’était pas rentrée et cette absence inhabituelle a suffi : sa famille a lancé les recherches immédiatement. Ce sont les enfants qui ont découvert son corps, près d’un grillage séparant deux propriétés. Le choc a été tel que les gendarmes ont d’abord été appelés pour un signalement d’enfants en détresse. Sur place, des adultes ont eu la présence d’esprit de photographier la scène. Bien leur en a pris. Quand les forces de l’ordre sont intervenues le lendemain, la dépouille et le piège avaient disparu. A la place, une pierre bouchait le trou sous le grillage.
Lors de l’enquête, les propriétaires du terrain ont d’abord prétendu ne rien savoir avant de reconnaître les faits face aux preuves photographiques. Selon leurs déclarations, le piège était destiné à un renard afin de protéger leur poulailler. Le certificat vétérinaire est sans appel. Pomponette présentait « des traces d’écrasement au niveau du thorax et des hémorragies pulmonaires ». La conclusion est limpide : « une mort par écrasement de la cage thoracique ayant entraîné une asphyxie mortelle ». Des mots cliniques qui peinent à masquer une réalité brutale : Pomponette a agonisé seule, loin des siens.

Un million de victimes chaque année

Malgré les discours des chasseurs prétendant le contraire, les pièges ne choisissent pas leurs victimes. Et quand bien même : invisibles et dissimulées, ces armes aveugles se referment sur la patte d’un chat, étranglent un renard inoffensif, tuent une espèce protégée telle que les loups.
Ubellule n’avait que 17 mois quand un piège à mâchoire – des pièges pourtant interdits en Europe depuis 1995 – lui a broyé la patte. Tigrou, lui, n’a pas survécu.  Et puis il y a aussi Cooper, Snooky, Collier Rouge, Mani… et tant d’autres pour lesquels One Voice a porté plainte à chaque fois.
Combien d’animaux meurent ainsi chaque année ? Combien agonisent des heures durant, enfermés dans une cage, la patte coincée dans un collet ou un lacet, en proie à une terreur indescriptible ? Aucune statistique nationale ne permet de le savoir, mais les chasseurs-piégeurs les cachent où bon leur semble et les victimes avoisineraient le million chaque année.

Pomponette est morte et en son nom nous avons porté plainte. Car si rien ne change, d’autres mourront demain. Fin 2025, One Voice a saisi le Conseil d’État. Ensemble, faisons cesser ces pratiques d’un autre âge. Signez notre pétition pour l’interdiction de tous les pièges.

Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition !

Delphinarium de Beauval: Communiqué de presse

Delphinarium de Beauval: Communiqué de presse

Delphinarium de Beauval: Communiqué de presse
05.06.2026
Saint Aignan
Delphinarium de Beauval: Communiqué de presse
Exploitation pour le spectacle

En autorisant le zoo de Beauval (Loir-et-Cher) à créer un « centre d’études, de recherche scientifique et de sauvegarde pour dauphins », la préfecture vient de franchir une nouvelle étape vers l’ouverture d’un nouveau delphinarium en France. One Voice, qui dénonce de longue date ce projet de captivité maquillé en centre scientifique, refuse ce nouveau cap : reproduction programmée, bassins de béton, transferts à terme vers d’autres parcs et logique d’abord économique, au détriment du bien-être des dauphins.

Le projet n’est pas nouveau et One Voice le combat depuis des mois. Mais avec cette autorisation, il franchit un cap décisif : celui du feu vert administratif, que l’association entend bien contester. Ses avocates se sont immédiatement mises sur l’étude du dossier.

 

Beauval récupèrerait d’un côté les 11 dauphins de Planète Sauvage (Port-Saint-Père), dont le delphinarium est appelé à fermer. De l’autre, 8 des 12 dauphins de Marineland, déjà fermé au public. Selon la dernière annonce de Mathieu Lefèvre, ministre délégué à la transition écologique, les dauphins de Marineland seraient d’abord envoyés en Espagne ; huit d’entre eux reviendraient ensuite en France, à Beauval, une fois l’établissement prêt. Un aller-retour entre la France et l’Espagne, traumatisant pour ces animaux, pour aboutir… à un nouveau delphinarium. 

Un label « recherche et sauvegarde » qui ne tient pas

On n’étudie pas des animaux sauvages en captivité, sinon pour mesurer sur eux les effets de cette captivité. Quant à la « sauvegarde », le grand dauphin (Tursiops truncatus) n’est pas une espèce en danger. L’UICN le classe en « préoccupation mineure ». Ce titre n’a qu’une fonction : satisfaire l’obligation d’un programme de recherche pour être autorisé à détenir des dauphins.

Le zoo adhérera au programme d’élevage européen (EEP) : autrement dit, il fera de la reproduction. Or la reproduction n’est nullement nécessaire au bien-être des dauphins, et aucune littérature scientifique sérieuse ne l’établit, comme le rappelle le Dr Pierre Gallego, vétérinaire et biologiste marin spécialiste des cétacés, dans son analyse du projet.

Les dimensions annoncées – de l’ordre de 10 000 m² de surface aquatique et 30 000 m³ d’eau de mer reconstituée – restent dérisoires pour des animaux qui parcourent librement 50 à 90 km par jour. Conscients d’eux-mêmes, dotés d’une signature vocale propre à chaque individu, les dauphins opèrent des choix en permanence : choisir leurs partenaires, éviter les conflits, plonger, chasser. Aucun bassin ne le permet, et le stress chronique qui en découle nuit gravement à leur santé.

 

Enfin, lors de la concertation, l’établissement a clairement envisagé des transferts de dauphins vers d’autres delphinariums, y compris chinois. A l’exact opposé des sanctuaires.

 

L’eau des bassins devra être traitée en continu. L’autorisation a pourtant été délivrée sans étude environnementale : on peut s’étonner qu’une telle décision soit prise sans évaluer l’impact d’un tel équipement sur le milieu.

La seule issue : de vrais sanctuaires marins

Le calcul est d’abord financier. En captivité, les dauphins se monnayent : spectacles renommés présentations pédagogiques, naissances, transferts d’un zoo à l’autre. Un sanctuaire, lui, ne rapporte rien – pas de représentations, pas de reproduction, pas de revente : un coût, sans retour commercial. 

En validant Beauval, l’État épouse cette logique pécuniaire et fait passer la rentabilité d’une industrie avant le bien-être d’animaux dont il a la responsabilité. Réduits à de simples actifs à monnayer, les dauphins en font les frais. One Voice refuse de s’y plier.

« Il n’y a pas de sanctuaire magique », a déclaré le ministre. C’est faux. À Tarente, le San Paolo Dolphin Refuge, que One Voice a contribué à financer, devrait accueillir ses premiers dauphins dès cet été : la preuve qu’avec de la volonté politique, créer ce type de sanctuaire en Europe est réaliste. Construire un sanctuaire est d’ailleurs plus simple que d’ériger un delphinarium aussi beau soit-il pour les visiteurs… Encore faut-il le courage d’engager cette transition écologique que le ministère éponyme s’emploie méthodiquement à saborder.

« On nous a d’abord vendu un sanctuaire. Puis sont venues la reproduction, puis les exportations, jusqu’en Chine : les masques sont tombés. Étudier et “sauvegarder” en captivité des dauphins qui ne sont même pas une espèce en danger, c’est d’un cynisme absolu. Nous avons stoppé un delphinarium à Beauval en 2016 ; avec les scientifiques et nos partenaires partout en Europe, nous irons cette fois encore jusqu’au bout. » Muriel Arnal, présidente de One Voice

One Voice combattra par tous les moyens la création de ce delphinarium. Si les dauphins devaient être ballottés vers l’Espagne, abandonnés à Valence ou enfermés dans un nouveau delphinarium à Beauval, les Françaises et les Français qui se sont mobilisés pour fermer les delphinariums verraient leur volonté bafouée. Un nouveau delphinarium en France serait une hérésie en 2026. L’association lance une campagne et invite toutes celles et ceux qui aiment les dauphins à se tenir prêts : les sanctuaires marins sont la seule issue acceptable – une issue crédible, à condition de courage politique.

Limitation des tests sur les animaux : Communiqué de presse

Limitation des tests sur les animaux : Communiqué de presse

Limitation des tests sur les animaux : Communiqué de presse
05.06.2026
Europe
Limitation des tests sur les animaux : Communiqué de presse
Expérimentation animale

La Commission européenne souhaite éliminer progressivement le recours aux animaux pour les tests de toxicité. Une avancée scientifique et politique majeure, qui répond à la mobilisation de plus de 1,2 million de citoyens européens. Alors que la France demeure le premier pays de l’Union européenne en matière d’expérimentation animale, One Voice appelle le gouvernement français à traduire sans délai cette ambition en actes.

Membre français de la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale (ECEAE) et de Cruelty Free International, One Voice accueille cette feuille de route comme l’aboutissement d’un long combat. Elle fait directement suite à l’Initiative citoyenne européenne « Save Cruelty Free Cosmetics », qui a réuni plus de 1,2 million de signatures.

Une réalité encore massive en France

À l’échelle de l’Union européenne, environ 500 000 procédures sur des animaux sont réalisées chaque année pour la sécurité chimique. Des poissons, des chiens, des lapins et d’autres animaux y sont gavés de substances toxiques pendant des mois, jusqu’à provoquer douleurs, hémorragies, défaillances d’organes et mort. Un seul test de toxicité pour la reproduction peut mobiliser jusqu’à 2 500 animaux pour une unique substance.

En France, la situation reste préoccupante : selon les dernières statistiques du ministère de la Recherche (données 2023, publiées en 2025), près de 2 millions d’animaux ont été soumis à des expériences, 207 014 de ces utilisations rien que pour des tests réglementaires soit 19,7% du total européen. La France est ainsi le premier pays des 27 depuis de nombreuses années, très loin devant les autres.

Cette persistance contraste avec une opinion publique sans ambiguïté : selon un sondage Ipsos / One Voice, trois Français sur quatre se déclarent défavorables à l’expérimentation animale.

Une feuille de route qui manque encore d’ambition mesurable 

One Voice relève plusieurs avancées concrètes dans cette feuille de route, mais aussi des réserves. Celle-ci ne fixe aucun objectif chiffré de réduction du nombre d’animaux, ni aucun calendrier daté. L’ensemble des actions de la Commission s’arrête à l’horizon 2029, sans vision de moyen et long terme assortie d’échéances. Enfin, aucun financement spécifique n’est prévu : la Commission se contente de recenser les ressources existantes, là où le développement des méthodes alternatives exige un investissement dédié et à la hauteur.

Les demandes de One Voice à la France

Alors que des textes clés comme le règlement REACH sont en cours de révision, l’application de cette feuille de route dépendra largement de la volonté des États membres. One Voice demande ainsi à la France d’élaborer un plan national de sortie de l’expérimentation animale comprenant :

  • Des objectifs chiffrés et un calendrier ambitieux avec des étapes intermédiaires incitatives ;
  • La réorientation conséquente des financements publics vers le développement et la validation des méthodes sans animaux ;
  • La transparence des données françaises sur l’expérimentation animale et le suivi des indicateurs. 

Un tel plan est nécessaire afin de faire de la France un moteur, et non un frein, de cette transition scientifique et éthique et rejoindre des pays déjà engagés comme les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

« Cette feuille de route prouve qu’une science rigoureuse sans souffrance animale n’est plus une utopie : les technologies pour se passer de l’expérimentation animale existent déjà. Si la France en reste l’un des principaux soutiens en Europe, ce n’est pas une fatalité qu’elle subit, c’est un choix délibéré favorisant une filière solidement installée et lucrative, des élevages d’animaux jusqu’aux laboratoires. Il est temps qu’elle cesse de protéger ce système d’un autre âge dont les Français ne veulent plus. » Muriel Arnal, présidente de One Voice. 

 

La détresse de Jumbo: Communiqué de Presse

La détresse de Jumbo: Communiqué de Presse

La détresse de Jumbo: Communiqué de Presse
02.06.2026
Orthez
La détresse de Jumbo: Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Le 29 mai dernier, lors du passage du cirque Zavatta-Muller à Orthez (64), les enquêteurs de One Voice ont filmé l’hippopotame Jumbo en train de se frapper frénétiquement la tête contre la paroi de sa benne. Ce geste répété est un signal de détresse. Détenu depuis près de quarante ans par la famille Muller, Jumbo est désormais attendu à Serres-Castet (64), du 5 au 7 juin. Malgré la maltraitance avérée dont il est victime, et les infractions liées à ses abjectes conditions de détention, rien ne change pour lui.

Depuis des années, One Voice suit Jumbo, hippopotame captif du cirque Zavatta-Muller, et documente ses déplacements semaine après semaine. À chaque étape, le même constat accablant. Les images tournées à Orthez, avant l’arrivée du cirque depuis à Serres-Castet pour des représentations du 5 au 7 juin, en apportent une nouvelle preuve glaçante.

Un geste de détresse que l’on cherche à faire taire

Sur la vidéo, Jumbo, plongé dans la benne qui lui tient lieu de piscine, frappe sa tête contre la paroi métallique, encore et encore. Ce type de comportement répétitif est caractéristique d’un mal-être profond chez un animal privé de tout ce dont il a besoin pour vivre : de l’espace, de l’eau en quantité, des congénères, la liberté de se mouvoir.

En arrière-plan, on entend distinctement le dresseur du cirque lui lancer : « Jumbo, Jumbo, arrête. » Pour One Voice, cette injonction est révélatrice. Ce n’est pas l’inquiétude pour l’animal qui s’exprime, mais la volonté de faire cesser un comportement qui dérange, parce qu’il donne à voir, sans détour, ce que les cirques cherchent à dissimuler : la détresse d’un animal condamné à survivre dans des conditions indignes.

Près de quarante ans dans une benne de tôle

Animal semi-aquatique et grégaire, Jumbo devrait passer jusqu’à seize heures par jour immergé dans l’eau et marcher chaque nuit à la recherche de nourriture. Depuis près de quarante ans, il est maintenu seul, dans une remorque de tôle, sans accès à un bassin adapté. En surpoids sévère, il souffre de douleurs articulaires importantes : des vétérinaires spécialistes de la faune sauvage ont jugé son état de santé extrêmement préoccupant. Et pourtant, il continue d’être déplacé de ville en ville et exhibé au public.

Des condamnations, et pourtant l’impunité

La famille Muller est connue de longue date des autorités. En 2020, le tribunal correctionnel de Valence a condamné Alexandre et Edmond Muller pour « exploitation irrégulière d’un établissement détenant des animaux non domestiques ; placement ou maintien d’un animal dans un environnement cause de souffrance ; utilisation d’un mode de détention inadapté pouvant être cause de souffrance ou de blessure ». Ces faits concernaient directement les conditions de vie imposées à Jumbo.

Une saisie de l’hippopotame avait même été ordonnée avant l’audience. Elle a échoué face à la violence opposée par les circassiens. Et malgré la condamnation, Jumbo est resté entre leurs mains. Depuis, les signalements et les plaintes se succèdent, sans que rien ne change.

Sortir Jumbo de là. Maintenant.

Aucun animal ne devrait passer sa vie dans une remorque. Aucun animal n’a sa place dans un cirque. Alors que le cirque Zavatta-Muller s’apprête à s’installer à Serres-Castet du 5 au 7 juin, One Voice appelle les autorités à diligenter une expertise indépendante et à agir enfin pour Jumbo.

Jumbo n’est pas un numéro. Il n’est pas une attraction. La place de ce vieil hippopotame n’est plus sur les routes, mais dans un refuge. Il est encore temps de l’en sortir.

One Voice invite le grand public à signer sa pétition : Sauvons Jumbo !.

Renards retrouvés morts: Communiqué de Presse

Renards retrouvés morts: Communiqué de Presse

Renards retrouvés morts: Communiqué de Presse
02.06.2026
Val de Marne
Renards retrouvés morts: Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Quatre renards ont été découverts morts le week-end du 23 au 25 mai 2026 au Plessis-Trévise (Val-de-Marne). La municipalité a déposé plainte pour suspicion d’empoisonnement. One Voice va porter plainte également. La lumière doit être faite sur ces faits graves.

Alertée par la découverte de ces quatre renards décédés, la ville du Plessis-Trévise a saisi la justice. À ce stade, aucune cause n’est confirmée et l’enquête doit déterminer l’origine des décès. One Voice va déposer plainte et entend suivre la procédure de près afin que le ou les responsables soient identifiés et sanctionnés, si l’empoisonnement est avéré.

Recourir au poison pour tuer un animal ne vise jamais une seule espèce : les appâts empoisonnés peuvent tuer l’ensemble de la faune sauvage, les animaux de compagnie comme les chiens et les chats, et présenter un danger réel pour les enfants, qui portent facilement les mains à la bouche. La gravité est d’autant plus forte qu’à cette période de l’année, il y a encore des renardeaux dans la nature.

Le Val-de-Marne est l’un des rares départements à ne pas avoir classé le renard parmi les « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » (ESOD). Ce classement, en vigueur dans la grande majorité des départements, autorise d’abattre l’animal toute l’année, par tous moyens même les plus cruels. Il faut toutefois le rappeler avec force : même là où le renard est classé ESOD, l’empoisonnement reste interdit. 

Selon les estimations, entre 500 000 et 600 000 renards sont tués chaque année en France au titre de leur classement ESOD, alors qu’aucune surpopulation n’est scientifiquement démontrée et que l’espèce joue un rôle utile dans les écosystèmes. Les tuer ne sert dans tous les cas à rien. Il a été démontré que cela ne réduit pas le nombre de prédations sur les poulaillers par exemple. Pour One Voice, chaque renard a le droit de vivre en paix.

« Recourir au poison est un acte aussi lâche qu’illégal : il met en danger la faune sauvage, nos animaux familiers, voire les enfants. One Voice ne laissera pas ces faits sans suite et suivra l’enquête jusqu’au bout. » Muriel Arnal, présidente de One Voice.

One Voice rappelle son engagement constant pour la protection des renards et appelle à la fin de son classement ESOD.

Action corrida : Communiqué de Presse

Action corrida : Communiqué de Presse

Action corrida : Communiqué de Presse
01.06.2026
France
Action corrida : Communiqué de Presse
Animaux familiers

Dans le cadre de la 5e Journée contre la corrida, One Voice et ses antennes locales se mobilisent tout au long du mois de juin 2026, partout en France. De Saint-Étienne à Toulouse, treize rassemblements rappelleront que le supplice d’un animal ne peut être un spectacle.

Cernés par les barrières, les taureaux n’ont aucune issue. Pour chacun de ceux qui entrent dans l’arène, la mort attend au bout d’un long calvaire, sous les cris de la foule. Cette souffrance applaudie, mise en scène et montrée à des familles, n’est que violence. La corrida n’a rien d’un combat à armes égales : c’est une mise à mort organisée, déguisée en tradition et en art.

Par ses enquêtes régulières, One Voice en révèle le vrai visage – celui de la brutalité et de la torture – et lutte contre la perpétuation de la tauromachie sous toutes ses formes. Récemment, son action en justice a permis l’annulation d’une corrida prévue à La Brède (33).

Treize rassemblements, du 6 au 28 juin

Du 6 au 28 juin, les bénévoles de One Voice se rassembleront dans treize villes, pour informer le public et porter la voix des taureaux et des chevaux victimes de la tauromachie. Stands, happenings et marches y ponctueront le mois de mobilisation.

“La corrida est une exception à la loi qui interdit et condamne lourdement le type de cruautés infligées aux taureaux dans les arènes. Sous couvert de tradition. Là où d’autres pays avancent, la France maintient, à grands renforts de subventions, la torture des animaux, devant les enfants. Violences et lâcheté face auxquelles les mots finissent par manquer.” Muriel Arnal, présidente de One Voice.

 

Les rendez-vous : 

  • Saint-Étienne (42) — samedi 6 juin, place de l’Hôtel de Ville. Marche, 10 h – 12 h.
  • Montpellier (34) — samedi 6 juin, place de la Comédie. Stand d’information, happening et distribution de tracts, 11 h – 13 h.
  • Captieux (33) — dimanche 7 juin, place du 8-Mai. Stand d’information et distribution de tracts, 14 h 30 – 18 h.
  • Nice (06) — vendredi 12 juin, pointe de Rauba-Capeu. Stand d’information, happening et distribution de tracts, 18 h – 19 h 30.
  • Metz (57) — samedi 13 juin, rue Winston-Churchill. Stand d’information, happening et distribution de tracts, 14 h – 17 h.
  • Limoges (87) — samedi 13 juin, 87 rue Louis-Armand. Stand d’information, happening et distribution de tracts, 14 h 30 – 16 h.
  • Fréjus (83) — dimanche 14 juin, boulevard de la Libération, rond-point de la plage des Sablettes. Stand d’information, happening et distribution de tracts, 10 h – 11 h 30.
  • Marseille (13) — dimanche 14 juin, quai du Vieux-Port. Stand d’information, happening et distribution de tracts, 17 h – 18 h 30.
  • Troyes (10) — samedi 20 juin, place de l’Hôtel de Ville. Stand d’information, happening et distribution de tracts, 14 h 30 – 17 h.
  • Bar-le-Duc (55) — samedi 20 juin, 10 boulevard de La Rochelle. Stand d’information et distribution de tracts, 10 h – 12 h.
  • Paris (75) — samedi 20 juin, départ place Valhubert, happening aux arènes de Lutèce. Marche, happening et distribution de tracts, 14 h.
  • La Rochelle (17) — dimanche 28 juin, place des Petits-Bancs. Stand d’information, happening et distribution de tracts, 14 h 30 – 17 h.
  • Toulouse (31) — dimanche 28 juin, square Charles-de-Gaulle. Stand d’information et distribution de tracts, 10 h – 12 h.

Lieux et horaires susceptibles d’évoluer : détails et inscriptions sur les pages Facebook des événements.

 

Pour aller plus loin

Abandon des loups: Communiqué de Presse

Abandon des loups: Communiqué de Presse

Abandon des loups: Communiqué de Presse
29.05.2026
France
Abandon des loups: Communiqué de Presse
Animaux sauvages

En adoptant un article 14 largement durci au cours des débats, les députés ont ouvert la voie à un affaiblissement sans précédent de la protection des loups en France. Pour One Voice, ce vote constitue une attaque majeure contre une espèce protégée et vulnérable. Le texte doit encore être examiné par le Sénat, et notre association continue à se mobiliser pour empêcher qu’une politique d’éradication ne devienne la réponse officielle de l’État à un problème dont les causes sont bien plus profondes.

En adoptant l’article 14 du projet de loi pour la protection et la souveraineté agricoles, l’Assemblée nationale a franchi un cap sans précédent dans sa volonté de faire disparaître ls loups en France. 

Présenté par le gouvernement comme une recherche d’équilibre entre les intérêts des éleveurs et la préservation de la biodiversité, l’article 14 ouvre en réalité la voie à un régime dérogatoire spécifiquement conçu contre les loups, à l’opposé de  celui applicable aux autres espèces protégées.

Alors qu’il devait initialement se limiter à donner une base légale à des dispositions que nous contestions déjà, le texte a été considérablement durci au cours des débats parlementaires. Plusieurs amendements particulièrement préoccupants ont été adoptés, parmi lesquels :

  • l’autorisation de tirs de défense sans déclaration préalable dans certains cas de « légitime défense » ;
  • la possibilité de tuer des loups au sein même des parcs nationaux et des réserves naturelles ;
  • l’autorisation de tirs sur les troupeaux bovins et équins au motif contesté qu’ils seraient « non protégeables » ;
  • l’utilisation de lunettes thermiques par des détenteurs du permis de chasse ayant reçu une formation spécifique.

Plus inquiétant encore, aucune disposition du texte n’évoque les mesures de protection des troupeaux. À aucun moment la loi ne mentionne l’accompagnement des éleveurs ou le développement des moyens de prévention. Toutes les références aux mesures de gestion concernent exclusivement les dispositifs de tirs et de “destruction”.

Faire des loups des boucs émissaires ne résoudra pas la crise agricole

Pour One Voice, ce texte illustre l’abandon progressif des loups par les pouvoirs publics. Face à une crise agricole profonde et multifactorielle, le gouvernement et une large majorité de députés ont choisi de les désigner comme responsables, plutôt que de s’attaquer aux causes structurelles des difficultés rencontrées par le monde agricole.

Pourtant, les connaissances scientifiques disponibles permettent de conclure à l’inefficacité des tirs pour réduire durablement les attaques sur les troupeaux. En revanche, ces massacres contribuent directement à fragiliser une population lupine qui demeure très éloignée du seuil de viabilité estimé entre 2 500 et 5 000 individus. La population française est aujourd’hui évaluée à un peu plus de 1 000 loups.

L’association rappelle également que les troupeaux bovins et équins ne sont pas officiellement reconnus comme « non protégeables » et que plusieurs rapports publics ont remis en cause la pertinence technique de cette notion.

« Aucun gouvernement n’est allé aussi loin dans sa volonté de faire disparaître une espèce indispensable à la nature et à la biodiversité. Alors que les loups jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes et bénéficient d’un logique statut de protection, les politiques choisissent de ramper devant des lobbys qui ne cherchent que leurs petits profits à court-terme en s’essuyant les pieds sur le patrimoine de nos enfants et sur l’opinion de la vaste majorité des Français qui aiment les loups et veulent les voir vivre en paix dans nos paysages. » Muriel Arnal, présidente de One Voice.

Le vote de l’Assemblée nationale ne constitue qu’une première étape du processus législatif. Le texte doit désormais être examiné par le Sénat dans les prochaines semaines avant l’adoption définitive attendue à l’été.

Les animaux des cirques Muller face aux fortes chaleurs: Communiqué de Presse

Les animaux des cirques Muller face aux fortes chaleurs: Communiqué de Presse

Les animaux des cirques Muller face aux fortes chaleurs: Communiqué de Presse
26.05.2026
Bourges
Les animaux des cirques Muller face aux fortes chaleurs: Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Alors que les températures dépassent depuis plusieurs jours les 30 degrés partout en France, One Voice s’alarme des conditions de détention des animaux exploités par plusieurs cirques de la famille Muller. Les enquêteurs de l’association l’ont constaté : des animaux notamment des fauves maintenus dans des remorques métalliques surchauffées, parfois sans accès visible à l’eau, sortis uniquement dans de minuscules cages posées sur le bitume brûlant. Une situation dramatique pour ces animaux captifs, dont certains ne participent même pas aux spectacles, en contradiction avec la loi.

Depuis plusieurs semaines, One Voice suit les déplacements de trois cirques appartenant à la famille Muller :

  • le grand cirque Zavatta, actuellement à Orthez (64) du 29 au 31 mai ; 
  • le cirque Franco-Belge, installé à Avignon du 23 au 31 mai ; 
  • le cirque Hartini, à Evreux du 29 mai au 7 juin.

Partout, les mêmes constats accablants.

Des fauves enfermés dans des remorques sous la chaleur

Nos enquêteurs ont observé plusieurs lions et tigres enfermés dans des remorques exiguës, tournant en rond, présentant des stéréotypies caractéristiques d’une profonde détresse psychologique. Lorsqu’ils sont sortis, c’est uniquement dans de petites cages grillagées installées sur le bitume, sans ombre ni enrichissement. Et cela n’est même pas systématique… Déjà en avril, nous documentions des lions et tigres maintenus dans des remorques au cirque Hartini-Muller, ainsi que des animaux détenus directement sur le bitume sans litière. 

Plus grave encore : nos équipes n’ont constaté aucun bassin d’eau pour certains tigres, alors même que cette obligation minimale est prévue par la réglementation et devient vitale en période de fortes chaleurs. Dans certaines remorques, aucun accès visible à des gamelles d’eau n’a été observé.

Ces animaux, détenus illégalement, devraient vivre dans des sanctuaires, sur l’herbe, à l’ombre des arbres, avec de l’espace, des congénères, des soins adaptés. Pas dans des cages de métal transformées en fournaises roulantes.

Une famille coutumière des infractions

La famille Muller est connue de longue date des autorités et des associations de protection animale. One Voice suit notamment depuis des années la situation dramatique de Jumbo, hippopotame captif exploité par le grand cirque Zavatta, dont l’état de santé a été jugé extrêmement préoccupant par des vétérinaires indépendants. 

En 2020, Alexandre et Edmond Muller ont été condamnés pour :

  • exploitation irrégulière d’un établissement détenant des animaux non domestiques ; 
  • maintien d’animaux dans des conditions sources de souffrance ; 
  • détention inadaptée pouvant provoquer blessures et souffrances. 

Malgré ces condamnations, malgré les signalements répétés, rien ne change. Pire : les animaux continuent d’être déplacés de ville en ville dans une logique d’évitement permanente, compliquant les contrôles et empêchant toute intervention efficace. 

Des animaux détenus illégalement, mais jamais saisis

Ces cirques ne cessent de s’assoir sur la législation. Les infractions se multiplient.  Des jeunes fauves visiblement nés au cirque alors que la reproduction est interdite, des animaux qui ne participent pas aux spectacles ou encore des acquisitions récentes d’animaux sauvages devraient conduire à des saisies immédiates. One Voice a récemment révélé l’acquisition illégale de nouvelles autruches par le grand cirque Zavatta, sans qu’aucune sanction ne soit prise. 

Face à ces violations répétées, l’inaction des autorités devient insupportable.

Les services de l’Etat ferment les yeux pendant que des animaux sauvages suffoquent dans des camions-cages. Cette lâcheté institutionnelle permet à des circassiens multi-condamnés de poursuivre leur exploitation en toute impunité. Notre association accumule les preuves et multiplie les actions en justice, et continuera son combat jusqu’au départ du dernier animal sauvage captif en refuge, seule issue acceptable.

Les animaux ne sont pas des attractions. Ils ne sont pas nés pour vivre enfermés sur du bitume, derrière des grilles brûlantes, au rythme des tournées et des températures extrêmes.