Jeu du cou de l'oie : malgré son interdiction, Arfeuilles annonce le retour d'une pratique illégale

Exploitation pour le spectacle
02.07.2026
Arfeuilles
Jeu du cou de l'oie : malgré son interdiction, Arfeuilles annonce le retour d'une pratique illégale Jeu du cou de l'oie : malgré son interdiction, Arfeuilles annonce le retour d'une pratique illégale
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Mise à jour 09.07.2026

Victoire ! Les oies seront épargnées cette année à Arfeuilles.

Grâce à notre mobilisation collective, Monsieur le Maire a pris la parole ce 6 juillet pour annoncer que la manifestation se tiendrait avec une oie factice. 

Les autorités l’avaient rappelé l’an dernier : la mise à mort d’un animal sans nécessité est un délit, l’abattage hors d’un abattoir est interdit, et les corps d’animaux ne peuvent servir de support à un divertissement. Pourtant, ces jeux d’un autre temps perdurent, dans plusieurs communes en France, comme par exemple : 

  • à Saint-Bonnet-près-Riom (Puy-de-Dôme), où notre enquête avait révélé en 2023 des images d’une grande violence, le « cou de l’oie » s’est encore tenu en 2025 avec l’appui des chasseurs, et devrait se répéter en septembre ; 
  • à Brindas (Rhône), un « tir à l’oie » utilisant la dépouille d’une oie est annoncé lors des festivités de la fin août ; 
  • à Vanosc (Ardèche) et à Biriatou (Pyrénées-Atlantiques), des « courses à l’oie » se perpétuent. 

Nous restons mobilisés pour la fin de cette pratique barbare partout en France.

L’an dernier, nos actions avaient permis l’annulation du jeu du cou de l’oie à Arfeuilles dans l’Allier. Les autorités avaient alors clairement rappelé le cadre légal : cette pratique n’a pas sa place dans les fêtes locales et populaires. Un an plus tard, la commune annonce pourtant son retour au programme de la fête patronale du 15 août 2026. En choisissant de réintroduire cette sombre animation, la municipalité d’Arfeuilles ignore la loi comme les alertes et entend remettre à l’honneur une pratique que nous ne cesserons jamais de combattre.

Le 12 avril dernier, le comité des fêtes d’Arfeuilles annonçait sur sa page Facebook le retour du « jeu du cou de l’oie » parmi les festivités estivales. Derrière cette appellation se cache une pratique consistant à suspendre des cadavres d’animaux – oies, poules, lapins ou autres – tués spécialement pour l’occasion, afin que les participants tentent de leur arracher la tête ou de les décapiter à mains nues. Pour One Voice, il est hors de question de laisser revenir un tel spectacle.

Extrait du programme estival du Comité des Fêtes d'Arfeuilles

Une interdiction pourtant sans ambiguïté

En 2025 déjà, notre association s’était opposée à l’organisation de cette animation. Grâce à l’intervention de notre avocate auprès de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), la manifestation avait finalement été annulée.

Les services de l’État avaient alors rappelé plusieurs principes essentiels : l’utilisation de cadavres d’animaux dans le cadre d’un divertissement est interdite et l’abattage d’un animal en dehors d’un abattoir constitue un délit pénal. Enfin, les dépouilles animales, considérées comme des sous-produits animaux, ne peuvent être utilisées pour ce type d’événement. Ces rappels légaux laissaient espérer que cette pratique appartenait désormais au passé.

La mairie reste silencieuse

Cette année, dès la mi-avril, nous avons écrit au maire d’Arfeuilles afin d’obtenir des précisions.

Notre demande était pourtant simple : cette « animation » est-elle désormais une reconstitution symbolique, utilisant des objets tels que des peluches ou des piñatas, ou prévoit-elle une nouvelle fois l’emploi de dépouilles animales, en contradiction avec la réglementation ? Nous avons également invité la commune à privilégier des alternatives festives respectueuses des animaux comme de la loi. À ce jour, aucune réponse ne nous est parvenue.

Une pratique que nous combattons depuis plusieurs années

Notre mobilisation contre le « jeu du cou de l’oie » ne date pas d’hier. En septembre 2023, notre enquête révélait déjà ce qui se déroulait à Saint-Bonnet-près-Riom : une vingtaine d’animaux décapités lors d’un rituel présenté comme un passage à l’âge adulte. Ces images avaient suscité une vive émotion et permis de mettre en lumière une « tradition » largement méconnue. Depuis, nous poursuivons notre travail pour que ces actes cessent définitivement.

Agissons avant qu’il ne soit trop tard

Nous demandons une nouvelle fois à la commune d’Arfeuilles de renoncer à cette animation moyenâgeuse si elle implique l’utilisation de cadavres d’animaux et d’opter pour une version symbolique, respectueuse des animaux comme de la réglementation et de la sensibilité du public.

Vous pouvez également agir, par exemple en contactant la mairie d’Arfeuilles pour lui demander, avec courtoisie et respect, d’abandonner définitivement cette pratique. Et si ce n’est pas encore fait, n’hésitez pas à signer notre pétition pour mettre fin au « jeu du cou de l’oie » partout en France.

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Mise à jour 09.07.2026

Victoire ! Les oies seront épargnées cette année à Arfeuilles.

Grâce à notre mobilisation collective, Monsieur le Maire a pris la parole ce 6 juillet pour annoncer que la manifestation se tiendrait avec une oie factice. 

Les autorités l’avaient rappelé l’an dernier : la mise à mort d’un animal sans nécessité est un délit, l’abattage hors d’un abattoir est interdit, et les corps d’animaux ne peuvent servir de support à un divertissement. Pourtant, ces jeux d’un autre temps perdurent, dans plusieurs communes en France, comme par exemple : 

  • à Saint-Bonnet-près-Riom (Puy-de-Dôme), où notre enquête avait révélé en 2023 des images d’une grande violence, le « cou de l’oie » s’est encore tenu en 2025 avec l’appui des chasseurs, et devrait se répéter en septembre ; 
  • à Brindas (Rhône), un « tir à l’oie » utilisant la dépouille d’une oie est annoncé lors des festivités de la fin août ; 
  • à Vanosc (Ardèche) et à Biriatou (Pyrénées-Atlantiques), des « courses à l’oie » se perpétuent. 

Nous restons mobilisés pour la fin de cette pratique barbare partout en France.

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