Chats errants : interpellez vos candidat(e)s !

Chats errants : interpellez vos candidat(e)s !

Chats errants : interpellez vos candidat(e)s !
25.02.2026
France
Chats errants : interpellez vos candidat(e)s !
Animaux familiers

En France, près de 11 millions de chats sans abri survivent comme ils peuvent, dans l’ombre de nos villes et villages. Froid, faim, maladie, malveillance : leur quotidien est une lutte permanente contre ces maux. Pourtant, cette misère n’a rien d’inéluctable : des solutions existent. Encore faut-il la volonté politique de les mettre en œuvre.

Ce que dit la loi

La gestion des chats errants relève de la responsabilité des maires. Vos futur.e.s élu.e.s ont le pouvoir et le devoir d’agir ! Les élections municipales constituent un moment décisif.

Une charte à faire signer pour interpeller vos candidat.e.s  : 

Vous pouvez exiger des engagements concrets pour une politique durable et éthique et participer ainsi à la lutte contre l’errance féline. One Voice a préparé une charte expliquant les enjeux et détaillant les mesures à prendre par les municipalités pour véritablement agir contre l’errance féline. D’ici les élections de la mi-mars, sollicitez vos candidat(e)s et transmettez-nous les signatures obtenues !


Un engagement clair en cinq mesures :
  1. Mettre en place ou soutenir activement des campagnes de stérilisation, en lien avec les associations locales et les vétérinaires.
  2. Créer et pérenniser des lieux de vie pour les chats stérilisés, relâchés et laissés libres, notamment via des dispositifs adaptés comme Chatipi.
  3. Conduire des actions de sensibilisation auprès de la population, car l’errance féline trouve sa source dans les abandons et l’absence de stérilisation.
  4. Déployer des outils pédagogiques, pour transmettre dès le plus jeune âge les valeurs de responsabilité, de respect des animaux et de cohabitation harmonieuse.
  5. Soutenir la stérilisation obligatoire de tous les chats dès 6 mois au niveau national, assortie de sanctions en cas de non-respect (à l’exception des chats inscrits au Livre Officiel des Origines Félines et n’ayant pas accès à l’extérieur) afin d’agir à la racine du problème.

 Chatipi : plus qu’un abri, un lieu de vie

Depuis des années, One Voice agit contre l’errance féline et accompagne les municipalités prêtes à s’engager. En attendant un plan national d’urgence, le dispositif Chatipi permet de créer des espaces destinés aux chats errants stérilisés : des lieux sécurisés, où ils peuvent être protégés, nourris et bénéficier d’un suivi sanitaire tout en sensibilisant les citoyen(ne)s à leur détresse. Plus de soixante partenariats existent déjà dans toute la France.

Samedi 14 mars 2026 : mobilisation nationale

Pour alerter et sensibiliser l’opinion à l’errance féline, One Voice organise une action militante coordonnée dans plusieurs villes de France le samedi 14 mars 2026. 

Les chats sans famille ne votent pas. Vous, si !
Envoyez la charte d’engagement à vos candidat.e.s !

Non, la rue n’est pas la liberté. Contrairement aux idées reçues, la vie d’un chat errant n’est ni libre ni heureuse. Elle est précaire, violente et souvent brève. Laisser faire, c’est cautionner la souffrance. Téléchargez nos outils pédagogiques Participez à l’action nationale Découvrez nos Chatipis

Arroser d’argent public des cirques hors-la-loi. Jusqu’où ira l’État pour protéger ces délinquants?

Arroser d’argent public des cirques hors-la-loi. Jusqu’où ira l’État pour protéger ces délinquants?

Arroser d’argent public des cirques hors-la-loi. Jusqu’où ira l’État pour protéger ces délinquants?
24.02.2026
France
Arroser d’argent public des cirques hors-la-loi. Jusqu’où ira l’État pour protéger ces délinquants?
Exploitation pour le spectacle

En mai 2025, le ministère de la Transition écologique dévoilait un plan d’accompagnement financier des cirques itinérants. One Voice avait immédiatement dénoncé l’abandon des animaux, laissés entre les mains de leurs tortionnaires, sans aucun espoir de rejoindre un sanctuaire. Ces dernières semaines, ce projet s’est concrétisé lorsque l’Agence de service et de paiement a présenté l’aide financière prévue pour les circassiens. One Voice a contacté cet opérateur de l’État pour demander que les établissements condamnés par la justice ou ne respectant pas la loi ne touchent aucun financement public. 

Animaux détenus illégalement ou livrés à d’immondes trafics, reproduction et naissances illicites, maltraitance, escroquerie… Les cirques sont nombreux à s’affranchir des lois pour tirer toujours plus de profit de ceux qu’ils ballotent de ville en ville. Et il faudrait maintenant, à la demande de l’État, que les contribuables paient grassement ces mêmes criminels… pour qu’ils puissent continuer à abuser des animaux dans des établissements fixes?

Des violences à n’en plus finir

Alors que nous nous battons depuis toujours contre la souffrance infinie des individus captifs, la justice commence elle aussi à reconnaître cet état de fait. En novembre 2022, le dresseur Mario Masson a été déclaré coupable, entre autres délits, de mauvais traitements sur dix tigres enfermés vingt-quatre heures sur vingt-quatre dans un camion-cage. Nous les avions sauvés de ce sort abominable deux ans plus tôt.

Et il est loin d’être le seul circassien des griffes duquel nous avons arraché des animaux malmenés. Pour avoir maltraité le lion Jon et les lionnes Céleste, Patty, Hannah et Marli et avoir détenu des lions sans procéder à leur identification, Steve Gougeon a été condamné pour mauvais traitements. Quelques semaines avant la décision du tribunal, le directeur du Cirque de Paris avait laissé pendant près de trois mois deux lamas, deux dromadaires, deux chevaux et deux vaches à l’abandon dans un champ en plein hiver…

Que ce soit pour mauvais traitements ou pour exploitation irrégulière, les circassiens du Cirque William Zavatta, du Nouveau Cirque Triomphe et du Cirque de Rome ont eux aussi été reconnus coupables par les tribunaux.

Des naissances illégales

On pourrait croire que les dresseurs s’arrêteraient là dans l’indécence. Il n’en est rien. Alors que la reproduction est interdite dans les établissements itinérants depuis le 1er décembre 2023, nombreux sont ceux qui se sont lavés les mains de la loi contre la maltraitance animale de 2021.

Des tigreaux ont continué de naître au sein du Cirque Boletti, du Cirque Europa, du Cirque Franco-Belge, du Cirque Muller-Zavatta… Dans le Tarn, dans l’établissement “Au cœur des félins”, trois bébés ont vu le jour pas plus tard que le 30 juin dernier, entraînant un signalement de notre part aux autorités. Et que dire du Cirque Claudio Zavatta, sur lequel nous avons enquêté, documentant la naissance de neuf lionceaux à l’été 2024, après qu’il a lâchement abandonné neuf lions adultes âgés ou en mauvaise santé? 

Une éléphante brutalement “disparue”

Après plus de trois décennies d’exploitation, le dresseur Max Aucante a profité de l’inaction du gouvernement pour vendre Samba à un cirque sédentaire hongrois, ni vu ni connu. Ainsi, pas besoin de se conformer à la loi ou de la placer dans un sanctuaire, alors que nous proposions depuis des années de prendre en charge son transfert vers un lieu de retraite digne. Et ce n’est pas tout. Pour le débarrasser de l’éléphante, le dresseur n’aurait fait aucune des demandes d’autorisation obligatoires, ni auprès de la CITES, ni auprès des services vétérinaires. Nous avons porté plainte et une enquête est en cours. 

Nous avons écrit à l’Agence de service et de paiement pour l’informer de ces multiples condamnations. Nous l’appelons à ne pas accorder d’aide aux circassiens responsables de mauvais traitements et d’exploitation irrégulière. Ces délits, pas plus que la souffrance immense des animaux, ne doivent être récompensés par l’argent public, ni encouragés à perdurer. Pour aller plus loin, signez notre pétition pour la fin de l’exploitation des animaux dans les cirques.

Annonces gouvernementales sur les abattages de loups : un scandale éthique, écologique et politique

Annonces gouvernementales sur les abattages de loups : un scandale éthique, écologique et politique

Annonces gouvernementales sur les abattages de loups : un scandale éthique, écologique et politique
20.02.2026
Annonces gouvernementales sur les abattages de loups : un scandale éthique, écologique et politique
Animaux sauvages

En déplacement en Haute-Marne en début de semaine, les ministres Annie Genevard et Mathieu Lefèvre ont annoncé les futures mesures de « gestion » des loups. Derrière ce langage administratif, un cap politique se confirme : tuer toujours plus de loups. Chaque annonce, chaque décision, chaque arrêté, résonne comme une sentence pour des animaux qui cherchent simplement à vivre. C’est un recul historique que nous ne cesserons de combattre.

Augmentation du nombre de loups à éliminer annuellement, abandon de la protection des troupeaux au profit des tirs létaux… Derrière ces choix, il y a des vies, des meutes, des familles. Les loups ne sont pas des « nuisibles » : ce sont des êtres sensibles, dotés de liens sociaux profonds, qui parcourent nos forêts et montagnes depuis des millénaires.

Loin de favoriser la coexistence, le gouvernement choisit la violence au nom d’une fausse solution qui sacrifie la vie animale sur l’autel de la facilité et du profit d’un certain monde de l’élevage.

Un choix politique assumé : tirer plutôt que protéger

Ce n’est pas une politique de sauvegarde d’une espèce protégée : c’est un permis de tuer, un recul moral et écologique inacceptable, sous couvert de paix sociale.

Les loups d’aujourd’hui portent le poids de leur passé : il y a un siècle, ils ont été exterminés en France. Désormais, l’histoire se répète sous une forme plus sournoise : d’abord stopper la protection des troupeaux, puis multiplier les tirs, banaliser leur pratique et, demain, rendre les loups chassables. Ce scénario n’a rien d’exagéré. Quand la protection s’affaiblit année après année, l’extermination redevient une possibilité.

La cohabitation est possible. Elle exige seulement de l’intelligence, du courage et de la responsabilité : protection obligatoire des troupeaux, intégralement financée par l’État, accompagnement technique des éleveurs. Tuer davantage ne résoudra rien. Céder à la pression court-termiste n’est pas une solution.

Ce qui se joue aujourd’hui dépasse la question des loups : c’est notre capacité collective à défendre la biodiversité face au choix de détruire encore et toujours. Nous ne pouvons pas accepter un tel recul pour les animaux. Pour les loups, notre combat continue : nous contesterons ces arrêtés devant la justice. Signez notre pétition.

Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups !

Un lionceau exploité dans un clip : audience en appel le 17 février à Paris

Un lionceau exploité dans un clip : audience en appel le 17 février à Paris

Un lionceau exploité dans un clip : audience en appel le 17 février à Paris
16.02.2026
France
Un lionceau exploité dans un clip : audience en appel le 17 février à Paris
Exploitation pour le spectacle

En 2017, ce très jeune lion a été arraché à sa mère captive d’un cirque pour être vendu et exploité dans un clip vidéo. Signalé aux autorités par un lanceur d’alerte, il a été retrouvé très affaibli et portant des traces de coups. Le 17 février à 9h, la cour d’appel de Paris examinera cette affaire jugée en première instance en 2022. One Voice sera présente au tribunal pour défendre ce petit félin, dénoncer les trafics liés aux cirques et rappeler que ces pratiques illégales continuent de briser des individus, loin des regards.

Crédit photo : © Pompiers de Paris.

Les faits remontent à 2017. Grâce à des images diffusées sur les réseaux sociaux, les autorités découvrent qu’un jeune félin est détenu dans un appartement de Seine-Saint-Denis. Présenté comme un « petit tigre », il s’agit en réalité d’un lionceau. Acheté pour un clip vidéo à des circassiens stationnés en Normandie, puis transporté en voiture jusqu’en Seine-Saint-Denis, il se retrouve enfermé dans un appartement de Noisy-le-Sec.

Une enfance volée

À cet âge, un lionceau devrait téter sa mère et commencer son apprentissage de la vie. Mais, confiné au fond d’une remorque de cirque, séparé de sa famille trop tôt, le petit a d’emblée été livré à la cupidité et l’exploitation. Lorsque des policiers le retrouvent à Noisy-le-Sec, il souffre de multiples pathologies – déshydratation, parasites, carences alimentaires –, arbore une dent cassée et des plaies sur la truffe et le crâne. Saisi in extremis, il a pu être pris en charge dans un refuge.

L’homme poursuivi a reconnu avoir cherché un bébé lion pour le tournage d’un clip vidéo. Il a admis l’avoir fait venir depuis un cirque et l’avoir fait garder dans un appartement, puis, le jour de son interpellation, a prétendu ne plus le détenir. Comment justifier de tels actes et affirmer prendre soin d’un animal, acheté illégalement et transporté d’un appartement à l’autre, dans le but de le dissimuler aux autorités ? Ses mensonges n’ont pas tenu longtemps : le jeune animal a été retrouvé le jour même, faible, blessé et traumatisé dans ce logement.

Des circassiens prêts à tout

Cette affaire n’est pas un cas isolé. Les réseaux impliquant les cirques alimentent d’autres marchés, notamment ceux des taxidermistes, où les animaux, vivants ou morts, ne sont que des marchandises.

En 2018 déjà, la jeune lionne Cersei avait été saisie par les douanes après avoir traversé les mêmes réseaux. Ces affaires s’inscrivent dans le cadre des agissements que nous dénonçons depuis des années, notamment les trafics et maltraitances.

Le 17 février à 9h, la cour d’appel de Paris se penchera à nouveau sur cette affaire. Nous serons présents au tribunal pour défendre ce lionceau et rappeler que les animaux sont des individus à part entière. Agissez avec nous, signez et diffusez notre pétition pour que les animaux des cirques aient enfin une voix.

Cantal : un loup abattu, l’État défaillant. Nous exigeons justice !

Cantal : un loup abattu, l’État défaillant. Nous exigeons justice !

Cantal : un loup abattu, l’État défaillant. Nous exigeons justice !
13.02.2026
Cantal : un loup abattu, l’État défaillant. Nous exigeons justice !
Animaux sauvages

Le 4 février, un loup a été abattu illégalement dans le Cantal. Le tireur évoque une « confusion » avec un renard. Et déjà dans la presse, il est annoncé que l’affaire pourrait se conclure par un simple rappel à la loi. Nous refusons cette banalisation. Nous déposons plainte pour que la mort de ce loup ne sombre pas dans l’indifférence et pour que la loi cesse d’être une promesse vaine.

La fable de « l’erreur »

Selon les déclarations rapportées par le journal La Montagne, le chasseur aurait cru viser un renard avant de découvrir qu’il s’agissait d’un loup. Cette justification soulève une profonde inquiétude. La différence de taille, de morphologie, d’allure est manifeste…

L’identification certaine constitue un principe élémentaire et non négociable de la chasse. Tirer sans certitude relève au minimum d’une négligence grave… et d’un fait très inquiétant pour la sécurité des humains également.

Plaider « l’erreur » ne suffit pas à effacer les faits. Un animal protégé a été abattu. Sa mort est bien réelle. Derrière le mot « confusion », il y a un tir irréversible et un être sentient qui, une fois encore, paye le prix du laxisme.

Une espèce protégée… vraiment ?

Contrairement aux renards, les loups bénéficient d’une protection en droit français et européen, car ils ont été éradiqués par le passé. Leur abattage est interdit par principe, sauf dérogations encadrées. Sur le papier, le cadre juridique est clair.

Pourtant, il est aujourd’hui question d’un simple rappel à la loi pour un acte qui s’apparente à un délit de braconnage. Cette perspective envoie un signal désastreux. Peut-on sérieusement affirmer qu’une espèce est protégée si l’abattage illégal d’un individu se solde par une mesure aussi légère ?

Chaque loup compte. Banaliser la mort de ce loup, c’est nourrir un sentiment d’impunité et affaiblir la crédibilité de l’État de droit en matière environnementale.

Face à cette situation, nous refusons le silence et nous déposons plainte. La loi doit être appliquée avec sérieux, surtout lorsqu’il s’agit de protéger des êtres vivants. Nous demandons que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce tir et que des suites judiciaires proportionnées soient engagées.

Il en va de la crédibilité des politiques de protection de la nature. Il en va aussi du respect dû à une espèce qui n’a fait que retrouver naturellement une partie de son territoire.

Avec nous, exigez la fin de ces massacres, signez notre pétition.

Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups !

Agrandissement de Rousset : le doute gagne les scientifiques !

Agrandissement de Rousset : le doute gagne les scientifiques !

Agrandissement de Rousset : le doute gagne les scientifiques !
12.02.2026
Rousset, Bouches-du-Rhône Agrandissement de Rousset : le doute gagne les scientifiques !
Expérimentation animale

Les révélations de One Voice sur le projet d’agrandissement de Rousset ont déclenché une tempête qui ne faiblit pas. Après la contestation citoyenne, associative et politique, le doute gagne désormais la sphère scientifique. Saisi par le CNRS, le COMETS, comité d’éthique indépendant, a rendu le 27 janvier un avis réservé. Il remet en question la pertinence de ce projet, reconnaît publiquement les capacités cognitives et sociales exceptionnelles des primates non humains et appelle à une transparence totale. Des positions qui font directement écho à nos expertises et nos revendications. Et font vaciller le modèle de l’expérimentation animale.

Après l’opposition massive exprimée lors de la concertation préalable, les questionnements du garant et ceux plus récemment d’un groupe d’eurodéputés, l’avis rendu par le COMETS — groupe composé notamment de douze scientifiques issus de disciplines variées du CNRS  — marque une rupture. Car au-delà des profondes réserves émises contre le projet d’agrandissement du centre de primatologie, il remet en question le recours même aux animaux pratiqué par les laboratoires. Historique.

À l’origine de la mobilisation, One Voice a été entendue par ce comité. Nous avons notamment partagé notre expertise sur les graves problèmes de transparence et d’éthique entretenus par les laboratoires, et porté la voix des milliers de primates soumis chaque année à des expériences.

Le projet de Rousset remis en question

En résonance avec nos arguments, le comité indépendant émet d’abord un sérieux doute sur la « pertinence stratégique et économique » du projet. Dans un contexte européen et mondial qui s’oriente vers la fin de l’expérimentation sur les primates – voire sur tous les animaux – le COMETS demande des réponses documentées et une évaluation par une « expertise scientifique collective et contradictoire », notamment du principal argument de ses partisans : le recours aux primates et sa « nécessité » pour des expériences censées profiter aux seuls humains. Il soulève en outre une question cruciale : est-il moral et acceptable de gaspiller plus de 30 millions d’euros d’argent public pour un projet dont les fondements scientifiques et éthiques restent hautement contestables dans ce milieu et dans la société ?

Les primates enfin considérés

Autre avancée importante que nous saluons : la reconnaissance de la sensibilité incroyable des primates: leurs capacités cognitives, sociales et émotives y sont reconnues au même niveau d’importance que les autres enjeux. Le groupe s’inquiète d’ailleurs de savoir si ces aspects ont été pris en considération dans la conception même du projet.

Le manque de stratégie nationale pointé du doigt

Le COMETS ne s’arrête pas au projet de Rousset. En écho, une fois encore par rapport aux alertes et aux revendications de One Voice, le comité souligne l’urgence d’engager des réformes pour se conformer aux objectifs fixés par l’Union européenne : davantage de rigueur dans les autorisations, une transparence totale, un véritable dialogue avec les citoyens, ainsi que des outils d’évaluation et de contradiction renforcés.

Selon cet avis, ces évolutions ne sauraient se limiter au seul CNRS ; elles doivent être portées collectivement à l’échelle nationale et européenne.

L’avis du COMETS marque un tournant décisif dans la lutte contre le projet d’agrandissement de Rousset et souligne l’urgence d’un plan national de sortie de l’expérimentation animale. Ces constats, émis par des pairs de la communauté scientifique du CNRS, confirment ce que nous dénonçons depuis le début. Lors de la concertation préalable, les promoteurs du projet avaient tenté de discréditer l’opposition, arguant que les citoyens, « sans connaissance scientifique », n’avaient pas la légitimité de juger le bien-fondé d’un tel projet. Aujourd’hui, les questionnements sont unanimes. Le CNRS, qui doit prochainement répondre à la concertation, se doit de stopper ce projet et de réorienter les fonds publics vers le développement d’alternatives sans animaux.

 

Ne cédons rien, continuons à dénoncer ce projet ensemble. Partagez cet article et signez notre pétition.

Le rapport intégral est disponible ici.

Centre de primatologie de Rousset: l’Europe interpelle la France sur les primates élevés pour ses labos

Centre de primatologie de Rousset: l’Europe interpelle la France sur les primates élevés pour ses labos

Centre de primatologie de Rousset: l’Europe interpelle la France sur les primates élevés pour ses labos
06.02.2026
Centre de primatologie de Rousset: l’Europe interpelle la France sur les primates élevés pour ses labos
Expérimentation animale

Longtemps maintenu dans l’opacité, le projet d’agrandissement du centre de primatologie de Rousset éclate au grand jour. À l’heure où les avancées technologiques, notamment grâce à l’IA, bondissent, l’utilisation de nos plus proches cousins dans les laboratoires suscite une contestation croissante, même au-delà de nos frontières. Et face à cette volonté française d’un autre temps, la mobilisation change d’échelle. Un groupe d’eurodéputés interpelle les autorités françaises et partage ses préoccupations face à ce projet.

Daté du 20 janvier, le courrier d’un groupe d’eurodéputés adressé au ministre de l’Enseignement supérieur et au comité d’éthique du CNRS évoque sans ambiguïté:

Une initiative en décalage manifeste avec les progrès scientifiques, les priorités actuelles et futures de la recherche européenne, ainsi qu’avec les attentes clairement exprimées par la société civile extrait du courrier du 20 janvier 2026

Entre opposition et « préoccupation profonde », les élus remettent clairement en cause la volonté d’agrandir le centre de primatologie de Rousset dans les Bouches-du-Rhône, portée par le CNRS. Un projet élaboré en toute discrétion qui prévoit d’exploiter jusqu’à 1800 primates – contre 600 actuellement –, d’alimenter 40 % de la recherche européenne et que nous dénonçons depuis l’été 2024.

Enquêtes, pétitions, manifestations : notre mobilisation a rompu le huis clos et désormais la voix des primates enfermés résonne au sein des institutions européennes.  L’Europe refuse de cautionner l’exploitation des macaques, des babouins, des marmousets, ces êtres sociaux, empathiques et intelligents promis à des années d’isolement, de tortures, de contraintes et de manipulations. 

Lutte pour la transparence

Au-delà du sort qui leur est réservé, les eurodéputés dénoncent aussi le grave manque de transparence des laboratoires. Une omerta que nous combattons de longue date. En novembre 2025, face au refus répété du CNRS et de l’Université d’Aix-Marseille de nous communiquer les documents publics détaillant leurs expérimentations depuis 2023, nous avions obtenu gain de cause au tribunal administratif de Marseille. Cette défaillance a également été soulignée par le garant de la Commission nationale du débat public (CNDP) dans son bilan sur la concertation.

Les citoyens disent non ailleurs qu’en France aussi

Cette concertation publique a d’ailleurs livré un verdict sans appel : 93 % des avis déposés sont défavorables au projet. Mieux encore : les contributions soulèvent massivement les enjeux éthiques liés aux droits des animaux. La contestation des expérimentations sur les primates touche également l’Allemagne. Une pétition portée par un de nos partenaires Doctors Against Animal Experiments a déjà réuni plus de 40 000 signatures, ouvrant la voie à une audition publique. Là aussi, la société refuse de détourner le regard.

L’avenir des primates dans les laboratoires : un choix politique

L’affaire Rousset est révélatrice. Elle place les décideurs devant leurs responsabilités. Car l’agrandissement du site n’est pas une nécessité scientifique. C’est un choix politique qui place la France à contre-courant d’une recherche tournée vers l’avenir. Si le projet vacille aujourd’hui, c’est grâce à notre mobilisation constante. Le débat est désormais public. Le CNRS doit répondre suite au bilan du garant de la concertation d’ici le 16 février prochain. 

 

Les primates ne sont ni des outils ni des marchandises. Avec nous, exigez l’arrêt de l’agrandissement de Rousset en signant notre pétition. Le combat continue.

Baby est morte : chronique d’un abandon abject

Baby est morte : chronique d’un abandon abject

Baby est morte : chronique d’un abandon abject
30.01.2026
Tunisie
Baby est morte : chronique d’un abandon abject
Animaux sauvages

Baby, éléphante d’Afrique capturée bébé dans la nature, pour laquelle One Voice s’est battue pendant deux décennies, est morte hier au zoo du Belvédère, à Tunis. Après plus de trente ans de maltraitances et de renoncements politiques, sa mort n’est pas un accident : c’est l’aboutissement d’un système qui sacrifie les animaux sauvages, dans l’indifférence générale.

Une vie volée, des cruautés sans limite

Baby n’avait que deux ans lorsqu’elle a été arrachée à sa famille, en 1985, dans la savane africaine. Comme tant d’autres éléphanteaux, elle a été capturée pour alimenter l’industrie du divertissement. Dès lors, sa vie ne lui a plus jamais appartenu.

Baby a été dressée, violemment, par Gilbert Yeuk Bauer, à subir toutes les formes d’humiliation : numéros de cirque indignes, tournages de films, émissions de télévision, spots publicitaires, animations commerciales et événements privés. Louée comme un objet, présentée partout comme une véritable bête de foire, pour tout et n’importe quoi, Baby n’a jamais connu le respect, encore moins la liberté. Quand elle n’était pas exhibée, elle était enfermée dans l’obscurité d’un camion de cirque. Rien ne lui a été épargné.

Alertes ignorées, responsabilités fuyantes

Dès 2005, One Voice a suivi le calvaire de Baby. Enquêtes, rapports, actions en justice, propositions de prise en charge dans un sanctuaire : tout a été tenté. Des condamnations ont été obtenues contre son dresseur. Pourtant, Baby ne lui a jamais été retirée. Les autorités ont laissé faire.

En 2023, son exploitant s’est débarrassé d’elle en l’envoyant dans un zoo tunisien, sans que le ministère français de la Transition écologique intervienne. Un transfert qui sonnait comme une condamnation supplémentaire, loin des regards, loin des responsabilités.

Le zoo du Belvédère : la dernière prison

À l’été 2023, One Voice s’est rendue au zoo du Belvédère, en Tunisie. Ce lieu est connu pour ses graves défaillances : en 2017, par exemple, un crocodile y a été tué à coups de pierres par des visiteurs.

Baby y survivait seule, alors que les éléphants sont des animaux profondément sociaux. Elle souffrait de graves problèmes aux pattes, sans soins adaptés. Exposée en permanence au public, elle subissait des intrusions, des jets de détritus, une alimentation inadaptée donnée par des visiteurs franchissant les barrières.

 

La mort de Baby est le résultat de choix politiques, de renoncements administratifs et d’un système qui continue de tolérer l’exploitation des animaux sauvages par les dresseurs de cirque. Sa mort nous oblige à regarder en face ce que fait subir l’industrie du divertissement et de la captivité aux animaux. Nous refusons que d’autres subissent le même sort, comme l’hippopotame Jumbo, condamné à bientôt être le prochain.

Grâce à notre action, le préfet retire les arrêtés permettant aux chasseurs de massacrer des sangliers en Seine-Maritime

Grâce à notre action, le préfet retire les arrêtés permettant aux chasseurs de massacrer des sangliers en Seine-Maritime

Grâce à notre action, le préfet retire les arrêtés permettant aux chasseurs de massacrer des sangliers en Seine-Maritime
29.01.2026
Grâce à notre action, le préfet retire les arrêtés permettant aux chasseurs de massacrer des sangliers en Seine-Maritime
Animaux sauvages

Depuis le 1er janvier, et alors que la période de chasse est encore ouverte, l’ensemble des lieutenants de louveterie de Seine-Maritime pouvait sortir ses armes pour tirer de manière illimitée des sangliers toute l’année. Trop nombreux, trop de dégâts… les arguments sont toujours les mêmes. Combien de ces animaux auraient été sacrifiés sur l’autel du loisir de quelques-uns ? One Voice a saisi le juge afin d’obtenir la suspension en urgence des tirs. Avant même la tenue de l’audience (prévue ce 3 février), le préfet a retiré l’ensemble de ses arrêtés, preuve que cet énième cadeau aux chasseurs était illégal.

Quand l’année 2026 rimait avec massacres de sangliers

Traqués l’hiver pendant la chasse et classés dans les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD), les sangliers sont depuis longtemps les cibles privilégiées des chasseurs. Après les tirs de nuit illimités en Moselle, le préfet de Seine-Maritime avait autorisé les lieutenants de louveterie de l’ensemble du département du 1er janvier au 31 décembre 2026 à tuer les sangliers sans limitation de nombre, de jour comme de nuit. Soit une autorisation permanente de les massacrer à tout-va.

Ces animaux emblématiques de nos forêts sont persécutés partout et par tous les moyens. Outre qu’ils sont précieux en eux-mêmes et pour eux-mêmes, ils sont aussi utiles au sein des écosystèmes – et on l’oublie trop souvent. Leur présence permet d’aérer les sols après avoir retourné la terre : sans eux, l’activité microbienne serait en danger et engendrerait la perte du phénomène appelé « bioturbation ». 

La chasse : un loisir complètement dépassé dont les sangliers paient le prix fort

Les préfets brandissent sans cesse les mêmes épouvantails (dégâts, surnombre, etc.) pour dissimuler la responsabilité de la chasse dans la situation actuelle. Il ne faut pas oublier en effet que ces animaux s’adaptent et favorisent les naissances dès que l’un des leurs perd la vie. À cela s’ajoute l’agrainage, qui les nourrit artificiellement. On s’étonne ensuite de voir les populations augmenter. Pire encore, certains sangliers sont élevés et abattus dans des enclos. Dans ces conditions, comment croire au discours de la « régulation » ?… Il est grand temps de mettre en place des solutions alternatives à ces tirs massifs.

Face à ces arrêtés, nous avons saisi le juge administratif afin d’en obtenir la suspension en urgence. Avant même la tenue de l’audience, le préfet les a retirés, épargnant ainsi les sangliers.

Pour autant, ce retrait ne relève en rien d’une prise de conscience en faveur des sangliers. Il intervient uniquement en raison d’un point de droit négligé par la préfecture. Nous restons donc pleinement vigilants : si le préfet venait à reprendre de nouveaux arrêtés, nous les attaquerions à nouveau sans hésitation.

Pour porter la voix des sangliers contre ceux qui veulent leur éradication, signez nos pétitions pour une réforme radicale de la chasse !

Nouvelle victoire pour les loups dans les Alpes-Maritimes !

Nouvelle victoire pour les loups dans les Alpes-Maritimes !

Nouvelle victoire pour les loups dans les Alpes-Maritimes !
29.01.2026
Nouvelle victoire pour les loups dans les Alpes-Maritimes !
Animaux sauvages

Le tribunal administratif de Nice vient d’annuler — en tout ou partie — sept arrêtés signés par la préfecture des Alpes-Maritimes en janvier 2025, autorisant des tirs sur les loups.

Dans sa décision, le tribunal a constaté que ces tirs avaient été autorisés sans respecter les conditions légales : absence d’attaques avérées, absence de mesures préalables, autorisations étendues à des communes où rien ne les justifiait. Autrement dit, sur la base de ces autorisations, des loups pouvaient être abattus illégalement.

La préfecture récidive dans l’illégalité

Cette victoire judiciaire n’efface pas le scandale de fond : une réglementation qui permet de tuer les membres d’une espèce protégée, et une préfecture qui persiste à délivrer des autorisations illégales jusqu’à ce que la justice l’arrête.

Ce n’est en effet pas la première fois que la préfecture des Alpes-Maritimes est rappelée à l’ordre par la justice à la suite de nos actions : en février 2025 déjà, le tribunal administratif de Nice avait suspendu en urgence, à notre demande, six arrêtés autorisant l’abattage de loups dans ce département. Le 17 octobre dernier, nous en faisions annuler définitivement treize autres du même type. Le 7 janvier 2026, un autre encore était également annulé.

Il est déjà scandaleux que la réglementation autorise l’abattage des loups ; il est plus grave encore que l’État ne respecte même pas les règles en vigueur. Nous continuerons à nous battre pour que les loups cessent d’être les victimes silencieuses de décisions politiques.

Pour que les loups puissent enfin vivre en paix, signez notre pétition !

Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups !