27 430 animaux condamnés : One Voice met à mal l’opacité des labos

27 430 animaux condamnés : One Voice met à mal l’opacité des labos

27 430 animaux condamnés : One Voice met à mal l’opacité des labos
09.07.2026
France
27 430 animaux condamnés : One Voice met à mal l’opacité des labos
Expérimentation animale

Pendant des années, un simple avis laconique émis par les comités d’éthique suffisait à infliger des souffrances indicibles aux animaux destinés aux laboratoires. La Cour administrative d’appel de Paris vient de leur adresser un sérieux rappel à l’ordre. Grâce à notre combat, les comités d’éthique ne pourront plus se contenter de quelques formules vagues pour autoriser l’inacceptable. Une victoire historique en faveur de la transparence et des animaux.

En 2022, notre équipe découvrait un projet expérimental vertigineux. Pour tester de futurs traitements contre l’épilepsie, il annonçait l’utilisation de 27 430 rongeurs : 8 700 souris, 17 730 rats et 1 000 gerbilles de Mongolie. Autant d’animaux sensibles, sociaux, capables de ressentir des émotions complexes comme la peur, le stress ou le plaisir. Des animaux dont le sort est encadré par la réglementation européenne et le principe des 3 R, mais destinés pour 26 040 d’entre eux à subir des procédures classées « sévères ». En clair : des semaines de douleurs et d’angoisses soigneusement planifiées et sans autre issue que la mort.

Diverses méthodes, toutes basées sur la souffrance

Le protocole répartissait les animaux en dix groupes. Pour déclencher les convulsions, les méthodes variaient. Certains recevaient des substances puis des chocs électriques sur la cornée, dans les oreilles ou directement dans le cerveau. D’autres enduraient des injections de produits, d’autres encore subissaient une opération pour leur implanter des électrodes dans le cerveau. Certains d’entre eux ont été conditionnés à entrer en crise dès la première stimulation électrique. Deux fois par jour, cinq jours par semaine pendant deux semaines, ils étaient électrocutés pour rendre leur cerveau plus sensible aux stimulations, jusqu’à déclencher une crise à la première décharge avant de recevoir les substances.

Quel que soit leur groupe, leur destin était scellé. L’animal entrait en épilepsie et était euthanasié immédiatement à la fin du test. S’il survivait, il intégrait d’autres expériences. Aucun de ces 27 430 animaux n’en a réchappé, ils ont tous été tués.

Des mois de combat pour de simples documents

Ces atrocités auraient dû rester cachées. Nous avons refusé cet état de fait. Pour obtenir les documents d’autorisation et les avis d’évaluation, pourtant publics, un combat de plusieurs mois a été nécessaire et nous avons dû saisir la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA). Son analyse a confirmé ce que nous pressentions : aucune démonstration sérieuse ne justifiait l’expérimentation de plus de 27 000 animaux. Le dossier mentionnait même des méthodes alternatives comme les cultures de neurones et l’étude d’échantillons de cerveau. Elles ont été balayées par une sentence péremptoire sans plus d’arguments. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a validé sans exiger davantage de justifications, prenant pour argent comptant les déclarations du laboratoire. Cette autorisation, nous l’avons contestée devant la justice.

Une victoire qui change la donne

Le 3 juillet 2026, la Cour administrative d’appel de Paris nous a donné raison. Son verdict est limpide et rappelle une évidence : quand il s’agit d’infliger de telles tortures à des êtres sensibles, les comités d’éthique ne peuvent se contenter de généralités. La balance entre souffrances imposées et «bénéfices» attendus doit être clairement étudiée, l’absence d’alternative vérifiée et le nombre d’animaux justifié.

Or, pendant trop longtemps, les comités d’éthique ont fonctionné comme de simples chambres d’enregistrement. Presque aucun projet n’est rejeté et la France demeure le premier expérimentateur d’animaux en Europe, alors que la réglementation européenne évolue et demande à ses États membres d’élaborer une stratégie pour sortir de l’expérimentation animale.

Désormais, les autorisations accordées aux laboratoires devront être solidement motivées. Les souffrances des animaux ne pourront plus être dissimulées derrière quelques cases cochées à la hâte. Cette victoire nous offre un outil juridique puissant. Elle acte le recul de l’impunité et de l’omerta. Et ouvre enfin une brèche pour tous les animaux victimes des tests et des protocoles.

 

 

Jeu du cou de l’oie : malgré son interdiction, Arfeuilles annonce le retour d’une pratique illégale

Jeu du cou de l’oie : malgré son interdiction, Arfeuilles annonce le retour d’une pratique illégale

Jeu du cou de l’oie : malgré son interdiction, Arfeuilles annonce le retour d’une pratique illégale
02.07.2026
Arfeuilles
Jeu du cou de l’oie : malgré son interdiction, Arfeuilles annonce le retour d’une pratique illégale
Exploitation pour le spectacle

L’an dernier, nos actions avaient permis l’annulation du jeu du cou de l’oie à Arfeuilles dans l’Allier. Les autorités avaient alors clairement rappelé le cadre légal : cette pratique n’a pas sa place dans les fêtes locales et populaires. Un an plus tard, la commune annonce pourtant son retour au programme de la fête patronale du 15 août 2026. En choisissant de réintroduire cette sombre animation, la municipalité d’Arfeuilles ignore la loi comme les alertes et entend remettre à l’honneur une pratique que nous ne cesserons jamais de combattre.

Le 12 avril dernier, le comité des fêtes d’Arfeuilles annonçait sur sa page Facebook le retour du « jeu du cou de l’oie » parmi les festivités estivales. Derrière cette appellation se cache une pratique consistant à suspendre des cadavres d’animaux – oies, poules, lapins ou autres – tués spécialement pour l’occasion, afin que les participants tentent de leur arracher la tête ou de les décapiter à mains nues. Pour One Voice, il est hors de question de laisser revenir un tel spectacle.

Extrait du programme estival du Comité des Fêtes d’Arfeuilles

Une interdiction pourtant sans ambiguïté

En 2025 déjà, notre association s’était opposée à l’organisation de cette animation. Grâce à l’intervention de notre avocate auprès de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), la manifestation avait finalement été annulée.

Les services de l’État avaient alors rappelé plusieurs principes essentiels : l’utilisation de cadavres d’animaux dans le cadre d’un divertissement est interdite et l’abattage d’un animal en dehors d’un abattoir constitue un délit pénal. Enfin, les dépouilles animales, considérées comme des sous-produits animaux, ne peuvent être utilisées pour ce type d’événement. Ces rappels légaux laissaient espérer que cette pratique appartenait désormais au passé.

La mairie reste silencieuse

Cette année, dès la mi-avril, nous avons écrit au maire d’Arfeuilles afin d’obtenir des précisions.

Notre demande était pourtant simple : cette « animation » est-elle désormais une reconstitution symbolique, utilisant des objets tels que des peluches ou des piñatas, ou prévoit-elle une nouvelle fois l’emploi de dépouilles animales, en contradiction avec la réglementation ? Nous avons également invité la commune à privilégier des alternatives festives respectueuses des animaux comme de la loi. À ce jour, aucune réponse ne nous est parvenue.

Une pratique que nous combattons depuis plusieurs années

Notre mobilisation contre le « jeu du cou de l’oie » ne date pas d’hier. En septembre 2023, notre enquête révélait déjà ce qui se déroulait à Saint-Bonnet-près-Riom : une vingtaine d’animaux décapités lors d’un rituel présenté comme un passage à l’âge adulte. Ces images avaient suscité une vive émotion et permis de mettre en lumière une « tradition » largement méconnue. Depuis, nous poursuivons notre travail pour que ces actes cessent définitivement.

Agissons avant qu’il ne soit trop tard

Nous demandons une nouvelle fois à la commune d’Arfeuilles de renoncer à cette animation moyenâgeuse si elle implique l’utilisation de cadavres d’animaux et d’opter pour une version symbolique, respectueuse des animaux comme de la réglementation et de la sensibilité du public.

Vous pouvez également agir, par exemple en contactant la mairie d’Arfeuilles pour lui demander, avec courtoisie et respect, d’abandonner définitivement cette pratique. Et si ce n’est pas encore fait, n’hésitez pas à signer notre pétition pour mettre fin au « jeu du cou de l’oie » partout en France.

Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie

Tribunal d’Orléans pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Tribunal d’Orléans pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Tribunal d’Orléans pour les blaireaux : Communiqué de Presse
26.06.2026
Orléans
Tribunal d’Orléans pour les blaireaux : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

One Voice, avec l’ASPAS, AVES et Nature 18, demande au tribunal administratif d’Orléans de suspendre en urgence l’arrêté qui autorise le prolongement de la vénerie sous terre des blaireaux dans le Cher, du 1ᵉʳ juin au 14 septembre 2026. Audience lundi 29 juin à 15 heures. Une nouvelle fois, des familles entières de blaireaux — petits compris — sont promises aux pioches et aux pinces des déterreurs.

Représentées par le cabinet Géo-avocats, les quatre associations dénoncent un arrêté qui ferme les yeux sur la souffrance, pour le seul agrément et loisir d’une poignée de pratiquants.

La vénerie sous terre consiste à lâcher des chiens dans les galeries pour acculer les blaireaux au fond de leur terrier, avant de les déterrer à la pioche et à la barre à mine, de les saisir avec de longues pinces métalliques et de les achever. Une traque qui peut durer des heures. Parmi les victimes : des blaireautins encore dépendants des adultes. C’est cette violence que One Voice documente depuis des années, enquêtes en infiltration à l’appui.

Tuer les petits est illégal : les juges le répètent

L’article L.424-10 du code de l’environnement interdit de détruire les petits des mammifères chassables. Et le « petit », scientifiquement, c’est un animal qui n’a pas atteint sa maturité sexuelle. Chez les blaireaux, l’émancipation à l’égard des adultes n’intervient qu’à l’automne. La période complémentaire revient donc à massacrer des jeunes que la loi protège — directement, et indirectement en abattant les adultes dont ils dépendent encore. 

Les juridictions administratives retiennent ce critère de l’émancipation, et la cour administrative d’appel de Bordeaux l’a confirmé sans ambiguïté le 24 février 2026 : les jeunes blaireaux encore dépendants sont des « petits » protégés. Rien, ni de prétendus dégâts ni une prétendue surpopulation, ne justifie d’y déroger.

Dans le Cher, un arrêté en trompe-l’œil

Pour justifier le déterrage, la préfecture invoque « l’augmentation de plaintes de dégâts de blaireaux reçues ». Une réalité qu’elle n’a, de son propre aveu, jamais vérifiée.

Et si l’arrêté affiche quelques garde-fous censés répondre aux annulations déjà prononcées par le tribunal administratif d’Orléans, ce ne sont que des leurres :

  • Un quota de 300 blaireaux — ce qui est énorme pour une espèce dont on ne connait pas les effectifs et au rythme de reproduction lent.
  • Une chasse limitée aux week-ends, lundis et jours fériés — ce qui est déjà le cas depuis 2021 au moins, ce loisir se pratiquant de toute façon hors des jours ouvrés.
  • Un périmètre étendu jusqu’à 250 mètres des terres agricoles, jachères, prairies, vignes et vergers : autrement dit, dans un département agricole à 60 % et bordé de bois, exactement là où vivent les blaireaux, en lisière de forêt et dans le bocage.

Sous couvert d’encadrement, l’arrêté livre donc aux déterreurs l’essentiel des blaireautières.

Les préfectures s’entêtent, la justice tranche

Cette audience s’ajoute à une longue série de revers infligés aux arrêtés de déterrage : suspension dans la Marne par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne le 7 mai 2026, annulation par celui de Limoges des arrêtés pris en 2024 dans la Creuse, la Corrèze et la Haute-Vienne. Partout, le même constat : les préfectures ne peuvent continuer à autoriser ce massacre. One Voice et ses partenaires entendent l’obtenir aussi dans le Cher.

Commerce illégal d’animaux sur Leboncoin : la justice ferme les yeux

Commerce illégal d’animaux sur Leboncoin : la justice ferme les yeux

Commerce illégal d’animaux sur Leboncoin : la justice ferme les yeux
25.06.2026
Commerce illégal d’animaux sur Leboncoin : la justice ferme les yeux
Animaux familiers

Malgré la loi de 2021, des milliers de chats et de chiens non identifiés ont continué d’être proposés sur Leboncoin. Rien qu’en 2023, l’association toulousaine « L’école du chat libre » avait recensé en quelques mois 4 500 annonces illégales concernant près de 11 000 animaux. Ensemble, nous avions alors saisi la justice. Après plus de deux ans de procédure, le tribunal a prononcé un non-lieu au nom de la « bonne foi ». Une décision préoccupante qui braque les projecteurs sur la question du commerce des animaux en ligne, des trafics et des abandons.

En France, tous les chiens et les chats doivent être identifiés par une puce ou un tatouage. Lorsqu’ils sont cédés via Internet, les hébergeurs d’annonces en ligne comme Leboncoin doivent s’assurer de la présence d’une identification et sont tenus de contrôler ces informations. Ce principe n’est pas une recommandation. C’est une obligation légale édictée par la loi de novembre 2021. Son objectif est clair : en finir avec le commerce juteux réalisé sur le dos de nos compagnons et les dommages collatéraux qui vont avec : les trafics et les abandons.

Ce que fait Leboncoin

Dès 2021, Leboncoin aurait dû agir et mettre en place un système de contrôle. Au lieu de cela, la plate-forme a laissé faire. Résultat : pendant des années, des milliers d’animaux ont été cédés sans identification, parfois avant l’âge légal. En 2023, avec notre partenaire L’école du chat libre de Toulouse, nous avons déposé plainte. Une plainte étayée, nourrie par le recensement minutieux de 4 500 annonces illégales concernant près de 11 000 animaux entre avril et novembre 2023. Nous demandions simplement que la loi soit respectée.

Ce que dit la justice

Récemment, nous avons reçu l’ordonnance d’un non-lieu. Le tribunal le reconnaît pourtant : oui, Leboncoin n’avait pas mis en place de système de contrôle depuis 2021 ; oui, des annonces ont été publiées pendant des années après l’entrée en vigueur du texte. Mais la plate-forme aurait agi « de bonne foi » car son système de contrôle n’était pas encore opérationnel.

Une entreprise peut donc bafouer la loi pendant deux ans, puis finir par s’y conformer parce qu’elle est poursuivie, sans être inquiétée davantage. Elle aurait pu au minimum suspendre la publication des annonces en attendant la mise en place du système de contrôle mais ne l’a pas fait. Affaire classée. Dans l’intervalle, des milliers d’animaux paient le prix de cette inaction.

Internet, un supermarché des êtres vivants

Chaque jour, des annonces de chiens et de chats fleurissent sur les plates-formes. Photos attendrissantes, promesses séduisantes, disponibilité immédiate : tout encourage les achats impulsifs. Mais derrière ces annonces se cachent des élevages clandestins, de véritables usines à chiots et chatons produits à la chaîne dans des conditions de détresse absolue pour répondre à une demande dopée à l’immédiateté du clic. Sans oublier les nombreux particuliers qui alimentent aussi ce système, ne stérilisent pas leur animal et cèdent ou vendent les portées non désirées.

On veut un chiot mignon, pas cher, tout de suite. L’acheteur reçoit parfois un animal malade, traumatisé, non identifié, rendant impossible toute traçabilité.

De l’annonce à l’abandon

Ces ventes en ligne ont des conséquences directes. Les animaux acquis sur un coup de tête sont plus susceptibles d’être abandonnés : parce que les soins coûtent cher, que les vacances se profilent ou qu’un déménagement bouleverse le quotidien. En France, ce sont des dizaines de milliers d’animaux qui sont ainsi abandonnés chaque année et se retrouvent dans les refuges pour les plus chanceux d’entre eux, dans les fourrières pour les autres. Dans ces dernières, le temps presse. Passé le délai légal de huit jours, s’ils ne sont pas réclamés, ils sont tués.

La loi de 2021 avait pour ambition d’en finir avec ce cercle vicieux. Leboncoin a continué de la fouler aux pieds pendant des années. Et aujourd’hui, la justice dit : « de bonne foi ».

Ce non-lieu n’efface pas les faits. Il n’entame pas notre détermination. Plus que jamais, nous restons vigilants sur les annonces illégales, continuerons de les documenter, de réclamer l’interdiction pure et simple des dons et ventes en ligne et d’exiger un plan national de stérilisation. Dans ce combat, chacun peut agir. En écrivant à Leboncoin*, en signalant les annonces douteuses, vous contribuez à faire évoluer les pratiques. Battez-vous avec nous !

 

* Un modèle de courrier est disponible en cliquant sur ce lien.

Braconnage d’oiseaux: Communiqué de Presse

Braconnage d’oiseaux: Communiqué de Presse

Braconnage d’oiseaux: Communiqué de Presse
23.06.2026
Haut-Var
Braconnage d’oiseaux: Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Le tribunal correctionnel de Draguignan a rendu son délibéré dans l’affaire de braconnage d’oiseaux pour laquelle One Voice s’était constituée partie civile. L’homme jugé a été reconnu coupable de capture, de destruction et de détention illégales d’espèces protégées. Il est condamné à des amendes, au retrait de son permis de chasse et à l’interdiction de détenir une arme pendant trois ans.

Depuis 2022, chaque automne, des dizaines d’oiseaux étaient piégés sur une propriété de Vérignon, dans le Haut-Var. À l’aide de baguettes engluées — pourtant interdites — et d’un dispositif de diffusion de chants destiné à attirer les grives, l’homme les capturait ou les tuait. Les oiseaux vivants étaient enfermés en volière pour être revendus comme « appelants » ; les autres étaient abattus, congelés, transformés ou vendus.

La perquisition menée en novembre 2025 avait révélé l’ampleur du trafic : 600 grives congelées, 50 grives vivantes en cage, 19 mésanges — espèce protégée — tuées et congelées, 160 boîtes de pâté de grives, 70 baguettes de glu et 15 pièges en fer, mais aussi 18 armes à feu, dont deux non déclarées, et plusieurs dizaines de kilos de cartouches. Le prévenu avait reconnu les faits et admis en connaître l’illégalité.

Une condamnation en deçà des réquisitions

L’homme avait été condamné le 3 mars sur l’action civile à verser 11 500 €, notamment pour le préjudice écologique. Sur l’action publique, le prononcé de la peine avait été ajourné afin de tenir compte de la remise en état — ou non — du site et de ses installations de chasse illégales.

Le 18 juin, le tribunal a condamné l’homme à 90 jours-amende à 10 € (soit 900 €), à deux amendes de 400 €, au retrait de son permis de chasse pendant trois ans et à l’interdiction de détenir ou de porter une arme pendant la même durée. Le prévenu encourait jusqu’à 150 000 € d’amende et trois ans d’emprisonnement.

Le retrait du permis de chasse, une protection concrète pour la faune

One Voice retient avant tout le retrait du permis de chasse et l’interdiction d’arme prononcés pour trois ans. Si l’association aurait souhaité des sanctions plus lourdes, elle se félicite que l’affaire soit allée à son terme : pendant trois ans au moins, cet homme ne pourra plus chasser. Autant d’oiseaux sauvés.

Pour One Voice, ce dossier dépasse le cas d’un individu. Les pressions visant à rétablir les chasses dites traditionnelles — au premier rang desquelles la chasse à la glu, pourtant interdite — entretiennent un sentiment d’impunité qui favorise de telles pratiques. 

L’association se réjouit d’autant plus de cette condamnation, qui rappelle que le braconnage n’est pas une tradition, mais un délit.

Pour les chats errants de Plessé, One Voice inaugure le premier Chatipi de Loire-Atlantique le 22 juin

Pour les chats errants de Plessé, One Voice inaugure le premier Chatipi de Loire-Atlantique le 22 juin

Pour les chats errants de Plessé, One Voice inaugure le premier Chatipi de Loire-Atlantique le 22 juin
19.06.2026
Plessé
Pour les chats errants de Plessé, One Voice inaugure le premier Chatipi de Loire-Atlantique le 22 juin
Animaux familiers

Le 22 juin prochain, One Voice et la commune de Plessé inaugureront le premier Chatipi de Loire-Atlantique. Installé au sein de la Résidence de la Rochefoucauld, cet espace dédié aux chats libres est le fruit d’un partenariat entre la municipalité, l’association L’Arche de Ninie, l’EHPAD et One Voice. Au-delà de la protection animale, le projet favorise également les liens entre habitants, résidents et bénévoles.

L’espace Chatipi sera inauguré le lundi 22 juin à 17 heures au sein de la Résidence de la Rochefoucauld, située 6, rue du Dr Alexis Carrel à Plessé, en présence de l’adjointe au maire Madame Magali Ouary et de l’ancien élu Monsieur Alain Annaix ; Madame Muriel Arnal, présidente de One Voice et Monsieur Florian Valy ; ainsi que Madame Virginie Le Magueresse et Monsieur Gérald Cruaud, respectivement présidente et secrétaire de l’Arche de de Ninie, accompagnés de bénévoles.

Une nouvelle étape pour la protection des chats errants

Jusqu’à présent, la commune de Plessé intervenait principalement au travers de campagnes de stérilisation menées avec le soutien des associations locales et des habitants. Souhaitant inscrire son action dans une démarche plus préventive, éthique et durable, la municipalité a souhaité renforcer son engagement en faveur du bien-être des félins. Le projet Chatipi permet désormais d’offrir un refuge sécurisé aux chats errants, tout en facilitant leur suivi sanitaire et la poursuite des actions de stérilisation et d’identification.

Un partenariat local au service d’un projet durable

Le projet repose sur une convention et une collaboration quadripartites. Chaque partenaire a apporté sa contribution :

  • One Voice, qui a créé le dispositif, a financé quinze stérilisations, identifications et tests sanitaires, ainsi que l’acquisition du chalet, des chatières, du panneau d’information et de trente kilogrammes de croquettes.
  • La commune a installé le plancher porteur, assuré le montage du chalet et prendra en charge l’achat de l’alimentation des chats ainsi que les éventuels frais vétérinaires futurs.
  • L’Arche de Ninie assure le trappage des chats, leur suivi sanitaire, l’aménagement du chalet et le placement des chats sociables ou des chatons en famille d’accueil en vue d’adoption. Le nourrissage et le nettoyage du site sont assurés conjointement par l’association et la municipalité.
  • Enfin, l’EHPAD de la Résidence de la Rochefoucauld a accepté d’accueillir le Chatipi dans son enceinte et a pour cela mis à disposition une partie de son terrain. 

Un projet qui favorise les liens intergénérationnels

L’implantation de l’espace Chatipi au sein de l’EHPAD donne une dimension particulière au projet. Fidèle à l’esprit du dispositif imaginé par One Voice, il favorise les échanges autour du bien-être animal et la participation des résidents comme des habitants de la commune.

L’établissement souhaite développer des animations associant les résidents aux actions menées autour du projet Chatipi. Parmi les initiatives envisagées figure notamment la confection de petites couvertures destinées aux chats. Plusieurs habitants de la commune, ainsi qu’un résident de l’EHPAD, ont par ailleurs déjà participé aux opérations de capture des chats errants accueillis sur le site.

Cette démarche s’inscrit dans la continuité des nombreuses activités ouvertes sur l’extérieur organisées par la Résidence de la Rochefoucauld, qui favorise régulièrement les rencontres entre ses résidents, les habitants et les élèves de l’école primaire de la commune.

Informations pratiques

L’inauguration du premier Chatipi de Loire-Atlantique aura lieu le lundi 22 juin à 17 h, au sein de la Résidence de la Rochefoucauld, située 6, rue du Dr Alexis Carrel, 44630 Plessé.

Avec ce premier Chatipi de Loire-Atlantique, Plessé démontre qu’une gestion responsable des chats errants peut également devenir un véritable projet régional.

4 lionnes sauvées: Communiqué de Presse

4 lionnes sauvées: Communiqué de Presse

4 lionnes sauvées: Communiqué de Presse
18.06.2026
Bourges
4 lionnes sauvées: Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Le 17 juin, le tribunal correctionnel de Bourges a prononcé la confiscation définitive des quatre lionnes — et de la tigresse Isis, décédée depuis — saisies en 2023 au cirque Ricardo Zavatta. Deux des trois frères mis en cause sont condamnés et interdits d’exercer une activité professionnelle avec des animaux sauvages pendant cinq ans. Pour One Voice et Free Life, à l’origine de la procédure, l’essentiel est acquis : ces félines sont sauvées du cirque.

Début 2023, dans l’Allier, une enquête conjointe de One Voice et Free Life révèle les conditions de détention des fauves du cirque Ricardo Zavatta : quatre lionnes et une tigresse blanche entassées dans une remorque dont elles ne sortent jamais. Aucun accès à l’extérieur, aucun bassin, rien pour apaiser le stress permanent de l’enfermement — au point qu’elles tentent de faire leurs griffes sur les barreaux. Avec son partenaire Free Life, l’association porte plainte. En juin 2023, alors que le cirque s’est installé illégalement à Santranges, dans le Cher, l’Office français de la biodiversité (OFB) contrôle les lieux et fait saisir les cinq félines, aussitôt confiées à un refuge.

Ce qu’a décidé le tribunal

Réuni le 27 mai, le tribunal correctionnel de Bourges a rendu son délibéré le 17 juin. La décision donne la priorité à la sécurité des animaux : les quatre lionnes Mascotte, Terga, Elsa et Princesse, ainsi que la tigresse Isis (décédée depuis), sont définitivement confisquées. Elles ne retourneront au cirque.

Deux des trois frères sont par ailleurs interdits pendant cinq ans de toute activité professionnelle impliquant la détention et l’utilisation d’animaux vivants non domestiques, et condamnés chacun à 3 600 € d’amende (180 jours-amende à 20 €) ; le troisième est relaxé. Le tribunal alloue une compensation financière à l’association Tonga Terre d’Accueil, qui a recueilli les félines, et assume les soins et leur garde depuis le début de la procédure. Il indemnise enfin One Voice et Free Life au titre de leur préjudice moral et de leurs frais de justice. Les prévenus ont jusqu’au 1er juillet pour faire appel.

 « Nous remercions l’OFB et l’ensemble des autorités qui sont intervenues pour faire appliquer la loi. Car c’est exceptionnel en France où par exemple les trois cirques de la famille Muller continuent de détenir des lions, des tigres et d’autres animaux sauvages protégés dans des conditions aussi illégales que maltraitantes, sans jamais être inquiétés. Le sauvetage de ces grands fauves, la condamnation de leurs tortionnaires restent une exception là où cela devrait être la norme » Muriel Arnal, présidente de One Voice.

Le combat continue, pour tous les animaux encore enfermés

Pour ces quatre lionnes, l’épreuve est terminée. Pour beaucoup d’autres, elle continue. Pour ces félines les autorités sont intervenues pour une absence de « parc de détente ». Pour d’autres cirques comme ceux de la famille Muller, multipliant les infractions, rien ne se passe. Alors qu’une vague de chaleur s’installe sur le pays, des fauves restent enfermés dans des remorques de tôle et des cages de fer sans aucun moyen de se rafraîchir.  

La loi du 30 novembre 2021 prévoit l’interdiction de la détention d’animaux sauvages dans les cirques itinérants à compter du 1er décembre 2028. Mais une loi ne suffira pas à ouvrir les cages. Au-delà de cette date, One Voice poursuivra son combat pour que chacun de ces animaux sorte réellement du cirque et rejoigne un refuge ou un sanctuaire, où il pourra enfin vivre selon ses besoins. Enquêtes, alertes aux autorités, actions en justice : l’association s’y emploie sans relâche.

Transferts des dauphins : Communiqué de Presse

Transferts des dauphins : Communiqué de Presse

Transferts des dauphins : Communiqué de Presse
17.06.2026
Antibes
Transferts des dauphins : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

À l’appel de One Voice, militantes, militants et citoyens se rassembleront le mercredi 1er juillet 2026 à l’entrée de Marineland, à Antibes, pour exiger un sanctuaire pour les orques Wikie et Keijo et les douze derniers dauphins du parc. Le sort des dauphins est désormais scellé : leur transfert vers l’Espagne est confirmé et interviendra très prochainement Pour les orques, la France a validé leur transfert vers l’Espagne ; l’Espagne, elle, n’a toujours pas dit oui. Ce rendez-vous le rappelle avec force : la dernière digue contre ce naufrage moral est espagnole — et elle doit tenir.

Le 1er juillet, One Voice invite le public à se retrouver devant Marineland, pour dire non au transfert des orques et dauphins vers des parcs espagnols et oui à de véritables sanctuaires marins.

Loro Parque : l’enfer qui attend les orques

Derrière le mot « transfert » se cache une condamnation. À Loro Parque, aux Canaries, où Wikie et son fils Keijo seraient enfermés dans des bassins deux fois plus petits qu’à Antibes et contraints de cohabiter avec quatre autres orques rendues agressives par la maltraitance de la captivité. Un stress immense, largement documenté par les scientifiques, pour une fin de vie dans la souffrance : spectacles, reproduction, ruptures des liens familiaux. Pour des animaux qui, en liberté, ne quittent jamais leur famille, c’est une violence absolue.

Un transfert qui piétine la loi française

En 2021, la France a interdit la détention et la reproduction des cétacés en captivité. En autorisant leur départ vers l’Espagne, le ministère de la Transition écologique ne respecte pas cette loi : il en délocalise le contournement. One Voice dénonce une décision dictée avant tout par les intérêts financiers de Parques Reunidos, propriétaire de Marineland, qui voit dans ces animaux de simples actifs à liquider.

Le « sanctuaire magique » existe déjà

 

« Il n’y a pas de sanctuaire magique », a osé le ministre. C’est faux. À Tarente, en Italie, le San Paolo Dolphin Refuge — que One Voice a contribué à financer — doit accueillir ses premiers dauphins dès cet été. En Nouvelle-Écosse, au Canada, un sanctuaire en semi-liberté pour orques est en cours de réalisation. La preuve que, avec un peu de courage politique, l’alternative existe et qu’elle est réaliste.

Et les douze dauphins ?

Le sort des dauphins est quant à lui scellé. Leur départ est prévu pour le début de l’été. Huit d’entre eux feront un aller-retour traumatisant par l’Espagne (Malaga) avant d’atterrir à Beauval, dans un nouveau delphinarium maquillé en « centre de recherche et de sauvegarde » — un projet absurde que One Voice combattra jusqu’en justice. Reproduction, bassins de vitres et de béton, logique d’abord commerciale : là encore, tout l’inverse d’un sanctuaire. Les quatre autres dauphins – Sharky, Malou, Nala (qui sera séparée de sa fille Lua) et Ollie – partiront au delphinarium de Valence pour y rester.

Pour les orques, la dernière digue est espagnole : elle doit tenir

Tout n’est pas joué. L’Espagne n’a pas donné son accord, et ses propres scientifiques — l’autorité CITES espagnole — se sont prononcés contre l’arrivée des animaux de Marineland à Loro Parque. C’est là que se situe désormais l’enjeu : One Voice, avec les associations espagnoles, enjoint le gouvernement espagnol à tenir bon là où la France a renoncé, et à refuser de devenir complice de cette mascarade. Que l’Espagne écoute ses scientifiques : c’est aujourd’hui le dernier rempart pour Wikie et Keijo.

One Voice ne lâchera rien

L’association a déjà fait échouer la vente des orques d’Antibes vers la Chine en 2019, puis vers le Japon en 2024, et a stoppé un projet de delphinarium à Beauval en 2016. Sur le terrain comme devant les tribunaux, elle poursuivra le combat jusqu’au bout. Rendez-vous le 1er juillet, devant l’ancien parc, pour Wikie, Keijo et les douze dauphins.

 

« La France a choisi de se débarrasser de Wikie et Keijo en les expédiant à Loro Parque, là où la captivité broie déjà des orques. Mais rien n’est joué : l’Espagne n’a pas signé. Le 1er juillet, nous serons devant Marineland pour rappeler une évidence — un sanctuaire, et rien d’autre. Et nous comptons sur le courage du gouvernement espagnol pour tenir là où la France a renoncé en s’appuyant sur un tissu de mensonges. En dix ans de campagne, nous pensions avoir tout vu du cynisme du ministère de l’Ecologie, mais il a encore réussi à nous méduser. » Muriel Arnal, présidente de One Voice

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Date : mercredi 1er juillet 2026

Lieu : Rond-Point de la Brague, 06600 Antibes 

Horaire : de 13 h à 14 h

Événement : facebook.com/events/983790217788429

Pétitions : « Un sanctuaire et rien d’autre ! » et « Non au projet de Beauval ! »

Animaux dans les cirques : tour de piste des législations européennes

Animaux dans les cirques : tour de piste des législations européennes

Animaux dans les cirques : tour de piste des législations européennes
16.06.2026
Animaux dans les cirques : tour de piste des législations européennes
Exploitation pour le spectacle

La carte que nous publions le montre sans ambiguïté : partout en Europe, les avancées  pour les animaux des cirques– « sauvages »  comme « domestiques » – se multiplient. La France, elle, reste à la traîne. Elle cautionne toujours la captivité et l’exhibition des animaux. Pire, à grand renfort d’argent public, elle organise le maintien des cirques avec animaux, allant jusqu’à financer leur sédentarisation. Tout en fermant les yeux sur les maltraitances et les reproductions illégales que nous ne cessons de signaler.

Quand l’Europe interdit…

Portugal, Espagne, Hongrie, Grèce, Bulgarie, … Dans ces pays et dans bien d’autres encore, la détention des animaux sauvages dans les cirques appartient déjà au passé: interdictions totales ou quasi totales, fin des dérogations, reconnaissance de l’incompatibilité entre captivité itinérante et respect des besoins vitaux des animaux. Certains vont jusqu’au bout et incluent aussi les animaux dits domestiques. 

Notre analyse des législations européennes illustrée par la carte que nous publions en témoigne: aujourd’hui, l’Europe avance, portée par l’évolution des connaissances scientifiques et par une prise de conscience sociétale face à ces spectacles d’un autre âge.

Ainsi:

  • Vingt pays ont une législation plus ambitieuse que celle de la France dont trois une interdiction totale de tous types de cirques et pour tous les animaux, sauvages comme domestiques, 
  • Six états prévoient une loi similaire à celle de la France mais leur loi est déjà mise en application,
  • Deux, une législation un peu moins ambitieuse mais déjà appliquée et
  • Un seul, sans aucune loi. 

Ces dernières semaines, Julie, la dernière éléphante, et Sona, le dernier tigre de cirque du Portugal, ont rejoint sanctuaire et refuge, après une loi votée en 2017 et appliquée avec sérieux. 

… la France contourne, cautionne et même subventionne

Quand de très nombreux pays voisins œuvrent à la fin des animaux dans les cirques, l’État français, lui, fait le choix de l’hypocrisie. Votant une loi faussement protectrice en 2021, il prévoit à présent d’indemniser les cirques, auteurs de ces violences et de pratiques illégales, avec des millions d’euros d’argent public, tandis que nous sonnons l’alerte à propos du manque de sanctuaires et de refuges pour placer ces animaux en proie à une grande souffrance. Dans sa mise en œuvre théorique, cette loi soutient en réalité les intérêts et pratiques des circassiens. Dans les faits, les animaux, eux, continuent d’être exhibés, dressés, reproduits et enfermés, malgré leurs souffrances largement documentées et reconnues, et ce en toute impunité.

Ni sauvages ni domestiques !

Si les conséquences de la captivité, du dressage et de l’itinérance sont terribles pour les animaux sauvages, les animaux dits « domestiques » subissent aussi et sont les grands oubliés de la loi de 2021. Ils présentent également des traumatismes liés à de telles conditions de détention: le stress y est permanent, ils sont malnourris, isolés, enfermés dans des camions ou attachés trop court quand ils ne sont pas contraints de se produire en spectacles. Eux aussi souffrent de graves stéréotypies. Cette classification arbitraire est contestée d’ailleurs par de nombreux scientifiques pour ce qui est des chameaux et dromadaires notamment, qui restent très semblables à leurs ancêtres sauvages et ont les mêmes besoins sociaux et physiologiques.

 

Notre analyse de la situation européenne des législations relatives aux cirques révèle une évidence : protéger tous les animaux captifs n’est ni une exception ni une utopie ; c’est un choix de société déjà assumé par de nombreux pays.

One Voice appelle à la préparation effective immédiate de l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques prévue pour 2028, sans report ni contournement. Le développement de solutions d’accueil adaptées à tous ces êtres vivants et leur recensement sont urgents et doivent devenir prioritaires. Sans oublier des sanctions à la hauteur des maltraitances signalées. Et de faire ensuite évoluer la loi pour y inclure aussi les animaux domestiques aussi, à l’exemple des pays pionniers en la matière. 

Tribunal administratif pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Tribunal administratif pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Tribunal administratif pour les blaireaux : Communiqué de Presse
16.06.2026
Châlons en Champagne
Animaux sauvages

Le 19 juin, One Voice, aux côtés de l’ASPAS et d’AVES, sera présente au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne pour exiger l’arrêt immédiat du déterrage des blaireaux — la « vénerie sous terre » — dans les Ardennes et en Haute-Marne pour l’été 2026. Une chasse qui s’acharne sur des familles entières jusque dans leurs terriers, alors même que la justice l’a déjà jugée illégale à cette période.

Le 19 juin 2026, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne examine deux référés-suspension déposés par One Voice, l’ASPAS et AVES. Les trois associations demandent l’arrêt immédiat du déterrage des blaireaux, autorisé dès le printemps dans les Ardennes et en Haute-Marne.

Le principe de cette chasse est d’envoyer des chiens dans des galeries pour y acculer les blaireaux. Pris au piège sous terre, parfois pendant des heures, les animaux terrifiés sont ensuite déterrés à la pelle, extirpés des terriers à l’aide de grandes pinces puis mis à mort. C’est une chasse qui ne laisse aucune chance aux habitants de la blaireautière.

Car à cette saison, les terriers abritent des blaireautins encore incapables de survivre seuls. Ils peuvent être tués sur place lors des opérations — ou condamnés à mourir de faim, de soif ou d’épuisement, lentement, abandonnés à la détresse après l’abattage de leur mère.

Une chasse déjà jugée contraire au droit

L’article L. 424-10 du Code de l’environnement interdit de tuer les petits de mammifères. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne l’a déjà rappelé sans ambiguïté : par trois jugements du 11 avril 2024, il a annulé des périodes complémentaires de vénerie sous terre, jugeant que les blaireautins ne sont pas autonomes durant la période autorisée et doivent donc encore être regardés comme des « petits » au sens de la loi.

Et pourtant, les préfectures persistent.

En Haute-Marne, l’arrêté préfectoral du 12 mai 2026 autorise cette chasse du 15 mai au 19 septembre 2026 sur près de la moitié des communes, et du 15 août au 19 septembre sur le reste du département. La note de présentation reconnaît elle-même l’abattage de juvéniles.

Dans les Ardennes, la période court du 1ᵉʳ juin au 25 juillet 2026, pour un quota de 110 blaireaux. La mise à mort des jeunes de moins de 8 kg et des femelles allaitantes est interdite sur le papier. Dans les faits, la méthode reste aveugle : une fois lâchés, les chiens contraints par les chasseurs mordent tout ceux qu’ils y trouvent, adultes comme petits.

One Voice exige la suspension immédiate de ces périodes complémentaires. Pour les blaireaux, elle ne lâchera rien.