Renards retrouvés morts: Communiqué de Presse

Renards retrouvés morts: Communiqué de Presse

Renards retrouvés morts: Communiqué de Presse
02.06.2026
Val de Marne
Renards retrouvés morts: Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Quatre renards ont été découverts morts le week-end du 23 au 25 mai 2026 au Plessis-Trévise (Val-de-Marne). La municipalité a déposé plainte pour suspicion d’empoisonnement. One Voice va porter plainte également. La lumière doit être faite sur ces faits graves.

Alertée par la découverte de ces quatre renards décédés, la ville du Plessis-Trévise a saisi la justice. À ce stade, aucune cause n’est confirmée et l’enquête doit déterminer l’origine des décès. One Voice va déposer plainte et entend suivre la procédure de près afin que le ou les responsables soient identifiés et sanctionnés, si l’empoisonnement est avéré.

Recourir au poison pour tuer un animal ne vise jamais une seule espèce : les appâts empoisonnés peuvent tuer l’ensemble de la faune sauvage, les animaux de compagnie comme les chiens et les chats, et présenter un danger réel pour les enfants, qui portent facilement les mains à la bouche. La gravité est d’autant plus forte qu’à cette période de l’année, il y a encore des renardeaux dans la nature.

Le Val-de-Marne est l’un des rares départements à ne pas avoir classé le renard parmi les « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » (ESOD). Ce classement, en vigueur dans la grande majorité des départements, autorise d’abattre l’animal toute l’année, par tous moyens même les plus cruels. Il faut toutefois le rappeler avec force : même là où le renard est classé ESOD, l’empoisonnement reste interdit. 

Selon les estimations, entre 500 000 et 600 000 renards sont tués chaque année en France au titre de leur classement ESOD, alors qu’aucune surpopulation n’est scientifiquement démontrée et que l’espèce joue un rôle utile dans les écosystèmes. Les tuer ne sert dans tous les cas à rien. Il a été démontré que cela ne réduit pas le nombre de prédations sur les poulaillers par exemple. Pour One Voice, chaque renard a le droit de vivre en paix.

« Recourir au poison est un acte aussi lâche qu’illégal : il met en danger la faune sauvage, nos animaux familiers, voire les enfants. One Voice ne laissera pas ces faits sans suite et suivra l’enquête jusqu’au bout. » Muriel Arnal, présidente de One Voice.

One Voice rappelle son engagement constant pour la protection des renards et appelle à la fin de son classement ESOD.

Action corrida : Communiqué de Presse

Action corrida : Communiqué de Presse

Action corrida : Communiqué de Presse
01.06.2026
France
Action corrida : Communiqué de Presse
Animaux familiers

Dans le cadre de la 5e Journée contre la corrida, One Voice et ses antennes locales se mobilisent tout au long du mois de juin 2026, partout en France. De Saint-Étienne à Toulouse, treize rassemblements rappelleront que le supplice d’un animal ne peut être un spectacle.

Cernés par les barrières, les taureaux n’ont aucune issue. Pour chacun de ceux qui entrent dans l’arène, la mort attend au bout d’un long calvaire, sous les cris de la foule. Cette souffrance applaudie, mise en scène et montrée à des familles, n’est que violence. La corrida n’a rien d’un combat à armes égales : c’est une mise à mort organisée, déguisée en tradition et en art.

Par ses enquêtes régulières, One Voice en révèle le vrai visage – celui de la brutalité et de la torture – et lutte contre la perpétuation de la tauromachie sous toutes ses formes. Récemment, son action en justice a permis l’annulation d’une corrida prévue à La Brède (33).

Treize rassemblements, du 6 au 28 juin

Du 6 au 28 juin, les bénévoles de One Voice se rassembleront dans treize villes, pour informer le public et porter la voix des taureaux et des chevaux victimes de la tauromachie. Stands, happenings et marches y ponctueront le mois de mobilisation.

“La corrida est une exception à la loi qui interdit et condamne lourdement le type de cruautés infligées aux taureaux dans les arènes. Sous couvert de tradition. Là où d’autres pays avancent, la France maintient, à grands renforts de subventions, la torture des animaux, devant les enfants. Violences et lâcheté face auxquelles les mots finissent par manquer.” Muriel Arnal, présidente de One Voice.

 

Les rendez-vous : 

  • Saint-Étienne (42) — samedi 6 juin, place de l’Hôtel de Ville. Marche, 10 h – 12 h.
  • Montpellier (34) — samedi 6 juin, place de la Comédie. Stand d’information, happening et distribution de tracts, 11 h – 13 h.
  • Captieux (33) — dimanche 7 juin, place du 8-Mai. Stand d’information et distribution de tracts, 14 h 30 – 18 h.
  • Nice (06) — vendredi 12 juin, pointe de Rauba-Capeu. Stand d’information, happening et distribution de tracts, 18 h – 19 h 30.
  • Metz (57) — samedi 13 juin, rue Winston-Churchill. Stand d’information, happening et distribution de tracts, 14 h – 17 h.
  • Limoges (87) — samedi 13 juin, 87 rue Louis-Armand. Stand d’information, happening et distribution de tracts, 14 h 30 – 16 h.
  • Fréjus (83) — dimanche 14 juin, boulevard de la Libération, rond-point de la plage des Sablettes. Stand d’information, happening et distribution de tracts, 10 h – 11 h 30.
  • Marseille (13) — dimanche 14 juin, quai du Vieux-Port. Stand d’information, happening et distribution de tracts, 17 h – 18 h 30.
  • Troyes (10) — samedi 20 juin, place de l’Hôtel de Ville. Stand d’information, happening et distribution de tracts, 14 h 30 – 17 h.
  • Bar-le-Duc (55) — samedi 20 juin, 10 boulevard de La Rochelle. Stand d’information et distribution de tracts, 10 h – 12 h.
  • Paris (75) — samedi 20 juin, départ place Valhubert, happening aux arènes de Lutèce. Marche, happening et distribution de tracts, 14 h.
  • La Rochelle (17) — dimanche 28 juin, place des Petits-Bancs. Stand d’information, happening et distribution de tracts, 14 h 30 – 17 h.
  • Toulouse (31) — dimanche 28 juin, square Charles-de-Gaulle. Stand d’information et distribution de tracts, 10 h – 12 h.

Lieux et horaires susceptibles d’évoluer : détails et inscriptions sur les pages Facebook des événements.

 

Pour aller plus loin

Abandon des loups: Communiqué de Presse

Abandon des loups: Communiqué de Presse

Abandon des loups: Communiqué de Presse
29.05.2026
France
Abandon des loups: Communiqué de Presse
Animaux sauvages

En adoptant un article 14 largement durci au cours des débats, les députés ont ouvert la voie à un affaiblissement sans précédent de la protection des loups en France. Pour One Voice, ce vote constitue une attaque majeure contre une espèce protégée et vulnérable. Le texte doit encore être examiné par le Sénat, et notre association continue à se mobiliser pour empêcher qu’une politique d’éradication ne devienne la réponse officielle de l’État à un problème dont les causes sont bien plus profondes.

En adoptant l’article 14 du projet de loi pour la protection et la souveraineté agricoles, l’Assemblée nationale a franchi un cap sans précédent dans sa volonté de faire disparaître ls loups en France. 

Présenté par le gouvernement comme une recherche d’équilibre entre les intérêts des éleveurs et la préservation de la biodiversité, l’article 14 ouvre en réalité la voie à un régime dérogatoire spécifiquement conçu contre les loups, à l’opposé de  celui applicable aux autres espèces protégées.

Alors qu’il devait initialement se limiter à donner une base légale à des dispositions que nous contestions déjà, le texte a été considérablement durci au cours des débats parlementaires. Plusieurs amendements particulièrement préoccupants ont été adoptés, parmi lesquels :

  • l’autorisation de tirs de défense sans déclaration préalable dans certains cas de « légitime défense » ;
  • la possibilité de tuer des loups au sein même des parcs nationaux et des réserves naturelles ;
  • l’autorisation de tirs sur les troupeaux bovins et équins au motif contesté qu’ils seraient « non protégeables » ;
  • l’utilisation de lunettes thermiques par des détenteurs du permis de chasse ayant reçu une formation spécifique.

Plus inquiétant encore, aucune disposition du texte n’évoque les mesures de protection des troupeaux. À aucun moment la loi ne mentionne l’accompagnement des éleveurs ou le développement des moyens de prévention. Toutes les références aux mesures de gestion concernent exclusivement les dispositifs de tirs et de “destruction”.

Faire des loups des boucs émissaires ne résoudra pas la crise agricole

Pour One Voice, ce texte illustre l’abandon progressif des loups par les pouvoirs publics. Face à une crise agricole profonde et multifactorielle, le gouvernement et une large majorité de députés ont choisi de les désigner comme responsables, plutôt que de s’attaquer aux causes structurelles des difficultés rencontrées par le monde agricole.

Pourtant, les connaissances scientifiques disponibles permettent de conclure à l’inefficacité des tirs pour réduire durablement les attaques sur les troupeaux. En revanche, ces massacres contribuent directement à fragiliser une population lupine qui demeure très éloignée du seuil de viabilité estimé entre 2 500 et 5 000 individus. La population française est aujourd’hui évaluée à un peu plus de 1 000 loups.

L’association rappelle également que les troupeaux bovins et équins ne sont pas officiellement reconnus comme « non protégeables » et que plusieurs rapports publics ont remis en cause la pertinence technique de cette notion.

« Aucun gouvernement n’est allé aussi loin dans sa volonté de faire disparaître une espèce indispensable à la nature et à la biodiversité. Alors que les loups jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes et bénéficient d’un logique statut de protection, les politiques choisissent de ramper devant des lobbys qui ne cherchent que leurs petits profits à court-terme en s’essuyant les pieds sur le patrimoine de nos enfants et sur l’opinion de la vaste majorité des Français qui aiment les loups et veulent les voir vivre en paix dans nos paysages. » Muriel Arnal, présidente de One Voice.

Le vote de l’Assemblée nationale ne constitue qu’une première étape du processus législatif. Le texte doit désormais être examiné par le Sénat dans les prochaines semaines avant l’adoption définitive attendue à l’été.

Les animaux des cirques Muller face aux fortes chaleurs: Communiqué de Presse

Les animaux des cirques Muller face aux fortes chaleurs: Communiqué de Presse

Les animaux des cirques Muller face aux fortes chaleurs: Communiqué de Presse
26.05.2026
Bourges
Les animaux des cirques Muller face aux fortes chaleurs: Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Alors que les températures dépassent depuis plusieurs jours les 30 degrés partout en France, One Voice s’alarme des conditions de détention des animaux exploités par plusieurs cirques de la famille Muller. Les enquêteurs de l’association l’ont constaté : des animaux notamment des fauves maintenus dans des remorques métalliques surchauffées, parfois sans accès visible à l’eau, sortis uniquement dans de minuscules cages posées sur le bitume brûlant. Une situation dramatique pour ces animaux captifs, dont certains ne participent même pas aux spectacles, en contradiction avec la loi.

Depuis plusieurs semaines, One Voice suit les déplacements de trois cirques appartenant à la famille Muller :

  • le grand cirque Zavatta, actuellement à Orthez (64) du 29 au 31 mai ; 
  • le cirque Franco-Belge, installé à Avignon du 23 au 31 mai ; 
  • le cirque Hartini, à Evreux du 29 mai au 7 juin.

Partout, les mêmes constats accablants.

Des fauves enfermés dans des remorques sous la chaleur

Nos enquêteurs ont observé plusieurs lions et tigres enfermés dans des remorques exiguës, tournant en rond, présentant des stéréotypies caractéristiques d’une profonde détresse psychologique. Lorsqu’ils sont sortis, c’est uniquement dans de petites cages grillagées installées sur le bitume, sans ombre ni enrichissement. Et cela n’est même pas systématique… Déjà en avril, nous documentions des lions et tigres maintenus dans des remorques au cirque Hartini-Muller, ainsi que des animaux détenus directement sur le bitume sans litière. 

Plus grave encore : nos équipes n’ont constaté aucun bassin d’eau pour certains tigres, alors même que cette obligation minimale est prévue par la réglementation et devient vitale en période de fortes chaleurs. Dans certaines remorques, aucun accès visible à des gamelles d’eau n’a été observé.

Ces animaux, détenus illégalement, devraient vivre dans des sanctuaires, sur l’herbe, à l’ombre des arbres, avec de l’espace, des congénères, des soins adaptés. Pas dans des cages de métal transformées en fournaises roulantes.

Une famille coutumière des infractions

La famille Muller est connue de longue date des autorités et des associations de protection animale. One Voice suit notamment depuis des années la situation dramatique de Jumbo, hippopotame captif exploité par le grand cirque Zavatta, dont l’état de santé a été jugé extrêmement préoccupant par des vétérinaires indépendants. 

En 2020, Alexandre et Edmond Muller ont été condamnés pour :

  • exploitation irrégulière d’un établissement détenant des animaux non domestiques ; 
  • maintien d’animaux dans des conditions sources de souffrance ; 
  • détention inadaptée pouvant provoquer blessures et souffrances. 

Malgré ces condamnations, malgré les signalements répétés, rien ne change. Pire : les animaux continuent d’être déplacés de ville en ville dans une logique d’évitement permanente, compliquant les contrôles et empêchant toute intervention efficace. 

Des animaux détenus illégalement, mais jamais saisis

Ces cirques ne cessent de s’assoir sur la législation. Les infractions se multiplient.  Des jeunes fauves visiblement nés au cirque alors que la reproduction est interdite, des animaux qui ne participent pas aux spectacles ou encore des acquisitions récentes d’animaux sauvages devraient conduire à des saisies immédiates. One Voice a récemment révélé l’acquisition illégale de nouvelles autruches par le grand cirque Zavatta, sans qu’aucune sanction ne soit prise. 

Face à ces violations répétées, l’inaction des autorités devient insupportable.

Les services de l’Etat ferment les yeux pendant que des animaux sauvages suffoquent dans des camions-cages. Cette lâcheté institutionnelle permet à des circassiens multi-condamnés de poursuivre leur exploitation en toute impunité. Notre association accumule les preuves et multiplie les actions en justice, et continuera son combat jusqu’au départ du dernier animal sauvage captif en refuge, seule issue acceptable.

Les animaux ne sont pas des attractions. Ils ne sont pas nés pour vivre enfermés sur du bitume, derrière des grilles brûlantes, au rythme des tournées et des températures extrêmes.

Tribunal de Bourges pour sauver 4 lionnes : Communiqué de Presse

Tribunal de Bourges pour sauver 4 lionnes : Communiqué de Presse

Tribunal de Bourges pour sauver 4 lionnes : Communiqué de Presse
22.05.2026
Bourges
Tribunal de Bourges pour sauver 4 lionnes : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Après plusieurs renvois d’audience, One Voice demande que les responsabilités soient enfin examinées dans cette affaire de détention illégale et de mauvais traitements sur des félins sauvages aujourd’hui placés dans un refuge.

Le 27 mai 2026, One Voice sera présente au tribunal judiciaire de Bourges dans le cadre de la procédure engagée contre les responsables du cirque Ricardo Zavatta. L’audience est prévue à 14h. L’association dénonce les conditions de détention de quatre lionnes et d’une tigresse blanche découvertes début 2023 lors d’une enquête menée avec l’association Free Life. Initialement prévue le 14 novembre 2024, l’audience avait été renvoyée une première fois au 24 septembre 2025, avant d’être à nouveau reportée au 27 mai 2026.

Des faits affligeants confirmés par l’OFB

Pendant plusieurs jours d’enquête dans l’Allier, les associations avaient constaté que les félins étaient maintenus enfermés dans une remorque, sans accès extérieur et dans des conditions incompatibles avec les besoins fondamentaux de leur espèce. Les animaux présentaient notamment des comportements stéréotypés révélateurs d’une profonde détresse psychologique.

Après la saisine de la justice par One Voice et Free Life, les dresseurs avaient quitté le département. Ce n’est qu’en juin 2023, alors que les frères Gougeon s’étaient installés illégalement sur la commune de Santranges, dans le Cher, que l’Office français de la biodiversité a procédé à un contrôle. Les inspecteurs ont alors confirmé les faits dénoncés par les associations depuis plusieurs mois : absence persistante d’accès à l’extérieur pour les félins et défauts d’identification de certains animaux, une situation susceptible de favoriser des trafics illégaux.

Des centaines de fauves encore détenus par des cirques en France

Fait rare dans ce type d’affaires, les autorités ont finalement procédé à la saisie des quatre lionnes et de la tigresse. Les animaux ont alors été placés chez Tonga Terre d’Accueil.

« Cette audience doit permettre de rappeler la gravité des faits constatés et la nécessité d’appliquer pleinement la réglementation protégeant les animaux sauvages captifs. Si les lionnes et la tigresse sont aujourd’hui en sécurité, cela ne doit pas faire oublier les années de privations et d’enfermement qu’elles ont subies, ni tous ces animaux en souffrance extrême, encore détenus dans ces cirques itinérants », déclare One Voice.

À travers cette procédure, One Voice entend en effet également alerter sur les manquements encore régulièrement observés dans certains cirques itinérants malgré la loi de 2021 contre la maltraitance animale, qui prévoit l’interdiction progressive des animaux sauvages dans les spectacles itinérants. 

La France compterait encore quelques centaines d’animaux captifs sous les chapiteaux, dont une majorité de fauves.

Les infractions sont constatées, documentées, connues des autorités, mais les cirques continuent d’agir en toute impunité. Pire encore : l’État s’entête à les soutenir et à les perfuser financièrement, s’apprêtant à distribuer des centaines de milliers d’euros d’argent public. Le message est désastreux.  

One Voice appelle le grand public à signer sa pétition contre l’exploitation des animaux dans les cirques

Au Cirque Muller, Jumbo n’est pas le seul animal martyrisé en toute illégalité

Au Cirque Muller, Jumbo n’est pas le seul animal martyrisé en toute illégalité

Au Cirque Muller, Jumbo n’est pas le seul animal martyrisé en toute illégalité
21.05.2026
Au Cirque Muller, Jumbo n’est pas le seul animal martyrisé en toute illégalité
Exploitation pour le spectacle

Depuis le 1er décembre 2023, les cirques itinérants n’ont plus le droit d’acquérir, de commercialiser ni de faire reproduire des animaux sauvages. Pourtant, au Cirque Muller Zavatta, deux autruches ont été achetées illégalement en octobre 2025 pour remplacer d’anciens animaux décédés. Malgré des constats officiels et des documents administratifs accablants, aucune sanction n’a été prise. Une nouvelle démonstration de l’impunité dont bénéficient encore les cirques avec animaux.

Deux autruches acquises en violation de la loi

Les documents que nous avons obtenus le prouvent : les deux autruches actuellement détenues par le Cirque Muller Zavatta ont été acquises le 2 octobre 2025. Ces nouveaux animaux, en réalité deux mâles, seraient venus remplacer les anciennes autruches du cirque, aujourd’hui décédées.

Or cet achat est illégal. Depuis le 1er décembre 2023, l’acquisition, la commercialisation et la reproduction d’animaux sauvages sont interdites au sein des cirques itinérants. Cette interdiction devait préparer la fin progressive des animaux sauvages dans les cirques d’ici 2028. Pourtant, malgré plusieurs rapports d’inspection, des documents administratifs et des courriers constatant noir sur blanc la présence de ces autruches, rien ne se passe. Aucune mesure n’a été prise. Ni saisie, ni sanction, ni poursuites n’ont été engagées à ce jour.

Reproduction, acquisition : même combat

L’acquisition de nouveaux animaux n’est pas le seul problème. Depuis cette même date du 1er décembre 2023, la reproduction des animaux sauvages dans les cirques est elle aussi interdite.

La famille Muller est d’ailleurs coutumière des infractions : l’été dernier déjà, nous dénoncions la présence de bébés tigres dans les camions-cages.

Et les exemples se multiplient. En avril dernier, le Cirque Franco-Belge s’affichait fièrement avec des lionceaux. En 2024, notre enquête au sein du Cirque Claudio Zavatta révélait des faits similaires.

Le message envoyé est désastreux : malgré les annonces politiques et les promesses de transition, certains établissements continuent d’acheter et de faire naître des animaux comme si l’horizon 2028 n’existait pas.

Mais que deviendront tous ces animaux dans quelques mois ? Chaque naissance, chaque acquisition vient alourdir encore un peu plus le nombre d’animaux qui devront être pris en charge par des refuges déjà saturés.

Ces pratiques irresponsables montrent surtout la volonté de continuer l’exploitation animale et la recherche du profit jusqu’au bout.

Une loi vidée de sa force par l’inaction du gouvernement

Près de cinq ans après le vote de la loi du 30 novembre 2021, les décrets d’application prévoyant les sanctions n’ont toujours pas été publiés.

Résultat : les infractions sont constatées, documentées, connues des autorités… mais les cirques continuent d’agir en toute impunité. Pire encore : l’État s’entête à les soutenir et à les perfuser financièrement, s’apprêtant à distribuer des centaines de milliers d’euros d’argent public. Le message est désastreux.

Les deux autruches du Cirque Muller Zavatta ne sont pas un simple « détail administratif » : elles symbolisent l’échec actuel de l’État à faire respecter ses propres lois.

Alors que l’échéance de 2028 approche, les cirques continuent de bafouer les interdictions en toute tranquillité. Et pendant que les autorités tergiversent, les animaux, eux, continuent d’être maltraités, déplacés et exhibés comme de simples marchandises. Jumbo en est un exemple criant. Pour lui et ses compagnons d’infortune, nous avons déposé une nouvelle plainte. Pour tous ceux qui souffrent, signez notre pétition et disons stop à l’exploitation des animaux dans les cirques.

Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition

Mort d’un lynx, condamnation : communiqué de presse

Mort d’un lynx, condamnation : communiqué de presse

Mort d’un lynx, condamnation : communiqué de presse
20.05.2026
Vosges
Mort d’un lynx, condamnation : communiqué de presse
Animaux sauvages

La femme qui avait mortellement frappé un jeune lynx boréal à coups de pelle à Niederbronn-les-Bains, en octobre 2024, a été condamnée ce mercredi 20 mai 2026 par le tribunal correctionnel de Strasbourg à trois mois d’emprisonnement avec sursis. La justice a également reconnu l’existence d’un préjudice écologique de 25 000 euros au Centre Athénas, aux côtés des indemnisations obtenues par One Voice et le centre de soins.

Le tribunal correctionnel de Strasbourg a reconnu coupable la personne poursuivie pour avoir mortellement blessé à coups de pelle un jeune lynx boréal à Niederbronn-les-Bains en octobre 2024. Elle a été condamnée à trois mois d’emprisonnement avec sursis simple.

Le tribunal a également accordé des dommages et intérêts aux associations parties civiles, dont 25 000 euros au titre du préjudice écologique pour le Centre Athénas, ainsi que des indemnisations pour préjudice moral et frais de procédure pour One Voice, le Centre Athénas mais aussi les autres associations qui étaient parties civiles.

Pour One Voice, cette décision constitue une reconnaissance de l’atteinte portée à une espèce strictement protégée, même si la condamnation reste faible au regard de sa gravité.

Une décision importante en matière de préjudice écologique

Le préjudice écologique consacre juridiquement l’atteinte portée à l’environnement, indépendamment des atteintes aux intérêts propres des personnes ou des associations. 

Les 25 000 euros accordés au Centre Athénas permettront de soutenir les actions de soins et de sauvegarde de lynx recueillis par le centre. 

Si aucune décision judiciaire ne pourra réparer la mort de ce jeune lynx, cette condamnation constitue néanmoins une illustration importante de la prise en compte juridique des atteintes portées à la faune sauvage. Le préjudice écologique est  reconnu en raison de l’atteinte portée à une espèce dont les populations sont fragiles, comme le lynx. Cependant, pour One Voice, il reste du chemin avant que le droit ne reconnaisse le préjudice propre à l’animal en tant qu’individu, attaché à sa vie et à son existence mêmes.

Une population de lynx toujours extrêmement fragile

Le lynx boréal demeure l’un des mammifères les plus menacés de France. On estime aujourd’hui sa population à environ 150 adultes sur l’ensemble du territoire national, principalement répartis dans le Jura, avec quelques individus présents dans les Alpes.

Le massif des Vosges reste particulièrement vulnérable. En 2025, seule une dizaine de lynx y sont détectés et suivis régulièrement, la plupart issus du programme de réintroduction mené dans le Palatinat allemand.

Dans ce contexte, chaque disparition représente une perte considérable pour l’avenir de l’espèce.

Une affaire révélatrice des difficultés de coexistence avec la faune sauvage

Cette affaire rappelle également la nécessité de renforcer la sensibilisation du public aux comportements à adopter face aux animaux sauvages.

Le jeune lynx, observé quelques jours avant le drame dans le centre de Niederbronn-les-Bains, semblait désorienté et probablement séparé prématurément de sa mère. Sa présence inhabituelle dans une zone habitée ne justifiait en aucun cas une telle violence.

Pour One Voice, protéger les grands prédateurs implique aussi de développer une culture de coexistence respectueuse avec la faune sauvage.

Un lynx boréal massacré en Alsace : une peine légère mais un préjudice écologique reconnu

Un lynx boréal massacré en Alsace : une peine légère mais un préjudice écologique reconnu

Un lynx boréal massacré en Alsace : une peine légère mais un préjudice écologique reconnu
20.05.2026
Niederbronn-les-bains
Un lynx boréal massacré en Alsace : une peine légère mais un préjudice écologique reconnu
Animaux sauvages

La femme qui avait mortellement frappé un jeune lynx boréal à coups de pelle à Niederbronn-les-Bains, en octobre 2024, a été condamnée ce mercredi 20 mai 2026 par le tribunal correctionnel de Strasbourg à trois mois d’emprisonnement avec sursis. La justice a également reconnu l’existence d’un préjudice écologique de 25 000 euros au Centre Athénas, aux côtés des indemnisations obtenues par One Voice et le centre de soins.

Le tribunal correctionnel de Strasbourg a reconnu coupable la personne poursuivie pour avoir mortellement blessé à coups de pelle un jeune lynx boréal à Niederbronn-les-Bains en octobre 2024. Elle a été condamnée à trois mois d’emprisonnement avec sursis simple.

Le tribunal a également accordé des dommages et intérêts aux associations parties civiles, dont 25 000 euros au titre du préjudice écologique pour le Centre Athénas, ainsi que des indemnisations pour préjudice moral et frais de procédure pour One Voice, le Centre Athénas mais aussi les autres associations qui étaient parties civiles.

Pour One Voice, cette décision constitue une reconnaissance de l’atteinte portée à une espèce strictement protégée, même si la condamnation reste faible au regard de sa gravité.

Une décision importante en matière de préjudice écologique

Le préjudice écologique consacre juridiquement l’atteinte portée à l’environnement, indépendamment des atteintes aux intérêts propres des personnes ou des associations. 

Les 25 000 euros accordés au Centre Athénas permettront de soutenir les actions de soins et de sauvegarde de lynx recueillis par le centre. 

Si aucune décision judiciaire ne pourra réparer la mort de ce jeune lynx, cette condamnation constitue néanmoins une illustration importante de la prise en compte juridique des atteintes portées à la faune sauvage. Le préjudice écologique est  reconnu en raison de l’atteinte portée à une espèce dont les populations sont fragiles, comme le lynx. Cependant, pour One Voice, il reste du chemin avant que le droit ne reconnaisse le préjudice propre à l’animal en tant qu’individu, attaché à sa vie et à son existence mêmes.

Une population de lynx toujours extrêmement fragile

Le lynx boréal demeure l’un des mammifères les plus menacés de France. On estime aujourd’hui sa population à environ 150 adultes sur l’ensemble du territoire national, principalement répartis dans le Jura, avec quelques individus présents dans les Alpes.

Le massif des Vosges reste particulièrement vulnérable. En 2025, seule une dizaine de lynx y sont détectés et suivis régulièrement, la plupart issus du programme de réintroduction mené dans le Palatinat allemand.

Dans ce contexte, chaque disparition représente une perte considérable pour l’avenir de l’espèce.

Une affaire révélatrice des difficultés de coexistence avec la faune sauvage

Cette affaire rappelle également la nécessité de renforcer la sensibilisation du public aux comportements à adopter face aux animaux sauvages.

Le jeune lynx, observé quelques jours avant le drame dans le centre de Niederbronn-les-Bains, semblait désorienté et probablement séparé prématurément de sa mère. Sa présence inhabituelle dans une zone habitée ne justifiait en aucun cas une telle violence.

Pour One Voice, protéger les grands prédateurs implique aussi de développer une culture de coexistence respectueuse avec la faune sauvage.

Victoire corrida de la Brède : Communiqué de presse

Victoire corrida de la Brède : Communiqué de presse

Victoire corrida de la Brède : Communiqué de presse
19.05.2026
La Brède
Victoire corrida de la Brède : Communiqué de presse
Exploitation pour le spectacle

One Voice avait engagé une action en justice contre la tenue d’une corrida le 20 juin prochain à La Brède.  Par une ordonnance du 18 mai, le tribunal administratif de Bordeaux a suspendu l’autorisation de cette corrida. Une décision importante pour les taureaux et les chevaux, alors que cette pratique, interdite en principe en France, continue d’être tolérée au nom de la “tradition” dans certaines communes.

Le tribunal administratif de Bordeaux a suspendu ce mardi la décision autorisant une corrida à La Brède le 20 juin prochain, dans le cadre des fêtes locales. Aux côtés d’Alliance Anticorrida, One Voice, représenté par le cabinet d’Hélène Thouy, contestait l’organisation de cet événement fondé sur la souffrance et la mise à mort d’un animal devant le public. 

En France, la corrida est interdite, sauf dans certaines zones où une “tradition locale ininterrompue” peut être invoquée. Or, aucune corrida n’a eu lieu à La Brède en 2020, 2021 et 2025. La pratique reste d’ailleurs très marginale en Gironde (une seule autre commune l’autorise). La commune prévoyait pourtant de financer largement cet événement, malgré un risque de déficit et un désintérêt grandissant du public.

Une violence mise en scène au nom de la tradition

Pour One Voice, cette suspension est une étape importante dans la lutte contre une pratique d’un autre temps.

Muriel Arnal, présidente de One Voice : « En plein début de la saison taurine, c’est un pas important pour les taureaux et les chevaux et pour tous ceux qui les aiment. La corrida est une exception, l’une des seules pratiques qui échappe à la condamnation pour “actes de cruautés sur les animaux” dans la loi. Un spectacle qui n’est jamais anodin, ni pour les animaux, ni pour les enfants qui y assistent. One Voice continuera sa campagne, jusqu’à son abolition partout en France. »

One Voice rappelle que la corrida n’est pas un “combat à armes égales”, mais un spectacle où tout est organisé pour affaiblir le taureau avant sa mise à mort. En juillet 2025, l’association avait diffusé des images inédites tournées lors de la corrida de Céret, révélant un déchaînement de violence rarement montré au grand public. 

Alors que 75 % des Français se déclarent opposés à la corrida, One Voice appelle à mettre fin définitivement à cette exception française. 

La justice dit non à la corrida de La Brède

La justice dit non à la corrida de La Brède

La justice dit non à la corrida de La Brède
19.05.2026
La Brède
La justice dit non à la corrida de La Brède
Exploitation pour le spectacle

One Voice avait engagé une action en justice contre la tenue d’une corrida le 20 juin prochain à La Brède.  Par une ordonnance du 18 mai, le tribunal administratif de Bordeaux a suspendu l’autorisation de cette corrida. Une décision importante pour les taureaux et les chevaux, alors que cette pratique, interdite en principe en France, continue d’être tolérée au nom de la “tradition” dans certaines communes.

Le tribunal administratif de Bordeaux a suspendu ce mardi la décision autorisant une corrida à La Brède le 20 juin prochain, dans le cadre des fêtes locales. Aux côtés d’Alliance Anticorrida, One Voice, représenté par le cabinet d’Hélène Thouy, contestait l’organisation de cet événement fondé sur la souffrance et la mise à mort d’un animal devant le public. 

En France, la corrida est interdite, sauf dans certaines zones où une “tradition locale ininterrompue” peut être invoquée. Or, aucune corrida n’a eu lieu à La Brède en 2020, 2021 et 2025. La pratique reste d’ailleurs très marginale en Gironde (une seule autre commune l’autorise). La commune prévoyait pourtant de financer largement cet événement, malgré un risque de déficit et un désintérêt grandissant du public.

Une violence mise en scène au nom de la tradition

Pour One Voice, cette suspension est une étape importante dans la lutte contre une pratique d’un autre temps.

Muriel Arnal, présidente de One Voice : « En plein début de la saison taurine, c’est un pas important pour les taureaux et les chevaux et pour tous ceux qui les aiment. La corrida est une exception, l’une des seules pratiques qui échappe à la condamnation pour “actes de cruautés sur les animaux” dans la loi. Un spectacle qui n’est jamais anodin, ni pour les animaux, ni pour les enfants qui y assistent. One Voice continuera sa campagne, jusqu’à son abolition partout en France. »

One Voice rappelle que la corrida n’est pas un “combat à armes égales”, mais un spectacle où tout est organisé pour affaiblir le taureau avant sa mise à mort. En juillet 2025, l’association avait diffusé des images inédites tournées lors de la corrida de Céret, révélant un déchaînement de violence rarement montré au grand public. 

Alors que 75 % des Français se déclarent opposés à la corrida, One Voice appelle à mettre fin définitivement à cette exception française.