Transfert des dauphins de Marineland: Communiqué de Presse

Transfert des dauphins de Marineland: Communiqué de Presse

Transfert des dauphins de Marineland: Communiqué de Presse
22.07.2026
Antibes
Transfert des dauphins de Marineland: Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Après l’échec des différentes actions en justice menées ces derniers jours par 15 associations, la voie était pleinement libre pour Parques Reunidos ce mercredi 22 juillet. La veille, dans l’après-midi, caisses de transports ont été sorties, brancards et stretchers ont commencé à être livrés dans l’enceinte de Marineland, puis les semi-remorques annonçant un départ imminent.

Le chargement est désormais en cours pour huit des douze dauphins du Marineland d’Antibes. Nous vous partageons en avant-première les images. 

Leur destination finale : le delphinarium de Malaga. Un scandale d’Etat, une honte orchestrée par l’argent et un voyage à haut risque pour des animaux dont la sécurité n’est pas assurée.

Une fois embarqués, de longues heures les attendent immobilisés hors de l’eau, affolés, avec la pression de la pesanteur sur leurs organes, sous des températures nocturnes ne descendant pas en dessous de 24 degrés. 

Lua, arrachée à sa mère, à sa grand-mère, à sa meilleure amie, séparée de tout ce qui atténuait son enfermement, va se retrouver à Malaga avec les dauphins mâles, rendus fous par la captivité. Et pour quelle destination ? Un delphinarium espagnol puis un autre au zoo de Beauval pour lequel le ministre de l’Ecologie vient de prendre un arrêté mentionnant noir sur blanc la reproduction. Les Français assistent ainsi impuissants à un drame que le gouvernement, par son inaction à trouver une solution digne en sanctuaires et son discours pro-intérêts financiers à l’égard de Marineland et du zoo de Beauval, a entièrement soutenu. Et ce malgré les mensonges répétés de Parques Reunidos, qui affirmait encore lundi ne pas avoir de date fixée pour le départ des cétacés. 

Les équipes de One Voice sur place depuis des jours seront en veille toute la nuit, nos militants se regroupent pour une action digne, à l’opposé de cette industrie du carnage. 

Plus d’informations à venir demain.   

Pomme a été tuée : Communiqué de Presse

Pomme a été tuée : Communiqué de Presse

Pomme a été tuée : Communiqué de Presse
20.07.2026
Alpes
Pomme a été tuée : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

En mai dernier, One Voice s’était mobilisée pour sauver une louve piégée en Seine-Maritime, l’un des rares loups présents en Normandie, et avait obtenu qu’elle soit rendue à la liberté dans les Alpes alors que les syndicats extrémistes d’éleveurs exigeaient son abattage. Pomme, la jeune louve s’y était parfaitement adaptée. One Voice vient d’apprendre qu’elle a été abattue dans la nuit du 16 au 17 juillet dans les Alpes-de-Haute-Provence, sur ordre, après la mort d’animaux d’un troupeau dont les données de son collier GPS démontrent qu’elle n’était pas responsable. Un scandale — et l’illustration de ce que subissent les loups partout en France.

Nous l’avions nommée Pomme. Pour que jamais ne soit oubliée son origine, la Normandie, cette terre où des chasseurs et des éleveurs la voulaient morte. Sauvée d’un piège au printemps, transférée puis relâchée dans les Alpes, elle avait aussitôt trouvé ses marques. Deux mois durant, son collier de suivi a raconté l’histoire d’un animal libre, intelligent et inoffensif pour les troupeaux.

En deux mois, Pomme a parcouru plus de 500 kilomètres et exploré quatre départements — la Drôme, l’Isère, les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence — avant de commencer à se sédentariser au sud du lac de Serre-Ponçon. Durant tout ce temps, aucune interaction négative avec les troupeaux domestiques n’a été constatée : les données précises de son collier GPS confirment qu’elle n’a été impliquée dans aucun dommage sur les animaux d’élevage depuis sa remise en liberté. Elle se nourrissait uniquement d’animaux sauvages — jeunes cervidés, chevreuils, jeunes sangliers, renards —, ces mêmes animaux que l’on traque et abat par tous les moyens au prétexte qu’il faudrait les « réguler ». Elle avait par ailleurs été observée à plusieurs reprises avec au moins un congénère.

Les analyses génétiques ajoutent à sa valeur : Pomme était issue d’un croisement entre la population italo-alpine et la population germano-polonaise. En aucun cas un hybride avec le chien domestique, mais bien un loup sauvage, Canis lupus lupus. Un patrimoine génétique rare, essentiel à la biodiversité — et que l’on a choisi de détruire.

Un animal « non responsable », abattu quand même

Nous savons de source sûre que le tir a été réalisé dans les Alpes-de-Haute-Provence par un louvetier (un chasseur) missionné à la suite de la mort d’un animal d’élevage. Or, selon toute vraisemblance, les données de son collier GPS démontrent que Pomme n’était pas responsable de ce dommage. La DDT 04 avait par ailleurs été informée la veille que la louve était photographiée par des chasseurs et des louvetiers du secteur.

Nous exigeons la vérité. Combien d’autres loups sont-ils accusés à tort, puis éliminés dans le silence ? L’histoire de Pomme pose la question de tous les autres. Assez de mensonges, assez de propagande ; nous voulons les faits, les documents, les preuves. One Voice va porter plainte pour ces faits d’une extrême gravité. 

« Ils ont tué Pomme alors qu’elle n’avait rien fait, alors qu’elle s’adaptait parfaitement, alors que ses données prouvaient son innocence. C’est d’une gravité extrême. Pomme n’est pas un cas isolé : elle est le visage de tous ces loups désignés comme coupables pour justifier leur mise à mort. Nous ne nous tairons pas », déclare Muriel Arnal, présidente de One Voice.

Des boucs-émissaires, jusque dans les plus hautes sphères de l’État

Le sort de Pomme dit tout d’une époque où les loups sont (re)devenus les boucs-émissaires commodes d’une politique à la dérive. Environ 1 082 loups seulement vivent sur le territoire français, très loin du seuil de viabilité estimé par les scientifiques entre 2 500 et 5 000 minimum. Pourtant, jusqu’à 23 % d’entre eux peuvent désormais être abattus chaque année.

Pendant que les ministères de l’Agriculture et de l’Écologie cèdent aux pressions des lobbys, que l’on affaiblit l’obligation de protection des troupeaux et que l’on ouvre grand la voie aux tirs, la réalité de terrain est piétinée. Les loups jouent pourtant un rôle fondamental dans l’équilibre des espaces naturels qui en ont tant besoin. Les animaux sauvages n’ont plus aucun endroit où survivre en paix.

Une action pour Pomme, et une série de mobilisations à venir

One Voice remercie celles et ceux qui, indignés par ce qui se joue, ont fait remonter la vérité sur Pomme. Nous les appelons, ainsi que tous les témoins, à partager avec nous les informations sur les loups tués en France. Leur anonymat est garanti de façon totale et absolue. C’est grâce à eux que l’hypocrisie sera mise au jour.

One Voice organisera une action pour Pomme là même où elle est tombée, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Ce ne sera que la première d’une série, pour dénoncer partout ce qui lui est arrivé et poser, sans relâche, la question : qu’en est-il, dans la réalité, de tous les autres loups ? L’association étudie par ailleurs la possibilité de déposer plainte et communiquera prochainement la date et le lieu du rassemblement.

Pomme était rare, précieuse, libre. Elle n’avait rien fait. On l’a tuée. Nous ne l’oublierons pas — et nous ne laisserons pas l’impunité s’installer.

One Voice fait entendre la voix des primates de Rousset au Parlement européen

One Voice fait entendre la voix des primates de Rousset au Parlement européen

One Voice fait entendre la voix des primates de Rousset au Parlement européen
17.07.2026
Strasbourg, France
One Voice fait entendre la voix des primates de Rousset au Parlement européen
Expérimentation animale

L’Europe se dote d’une feuille de route pour sortir de l’expérimentation animale. Au même moment, la France, elle, prévoit de tripler le nombre de cages du centre de primatologie de Rousset dans les Bouches-du-Rhône. Une aberration au cœur de notre intervention le 9 juillet devant le groupe « Bien-être et protection des animaux » du Parlement européen.

Au lieu de s’enfermer dans un modèle dépassé et maltraitant, la France, premier État membre expérimentant sur les animaux, ne devrait-elle pas être aussi le premier pays d’Europe à financer des alternatives sans animaux ?

Cette question cruciale, nous l’avons mise au centre des débats du Parlement européen, le 9 juillet dernier. Notre objectif : alerter les eurodéputés sur les dangers du projet d’agrandissement de l’élevage de primates de Rousset, alors même que la Commission européenne a publié sa feuille de route le 1er juin pour en finir avec les tests sur les animaux.

Investir aujourd’hui dans l’élevage de primates de laboratoire revient à pérenniser un modèle dépassé

Chaque nouvelle infrastructure rend plus difficile encore l’abandon de ces pratiques, en raison des équipements financés et des emplois créés qui en dépendent. D’autant que ce projet d’extension mobilise un budget colossal de 30 millions d’euros d’investissement d’argent public issus du plan « France 2030 », pourtant destiné à soutenir l’innovation et la transition écologique. Un choix en totale contradiction avec les ambitions initiales, mais aussi avec les attentes des citoyens et celles d’une partie croissante de la communauté scientifique elle-même.

Maintien des captures et des importations

Même agrandi, l’élevage de Rousset ne couvrirait qu’environ 35 % des expérimentations françaises. Des centaines de primates seront toujours importés de Maurice et d’Asie. Nos enquêtes menées en 2023 sous couverture avec nos partenaires locaux l’ont montré : les captures dans la nature continuent d’alimenter la filière. Arrachés à leurs familles et à leurs forêts, transportés sur des milliers de kilomètres, ces êtres sensibles, aux capacités sociales, émotionnelles et cognitives exceptionnelles, paient le prix fort. Au-delà des souffrances endurées par les individus, ces importations augmentent les risques de zoonoses, ces maladies transmissibles des animaux aux humains, comme la tuberculose.

1,2 million de citoyens européens mobilisés

Manque de transparence, gaspillage d’argent public, risques sanitaires, maintien d’expériences cruelles et obsolètes… En poursuivant ce projet, la France envoie à la communauté  internationale un signal désastreux qui menace la feuille de route européenne adoptée, faut-il le rappeler, en réponse à la mobilisation massive d’1,2 million de citoyens à travers l’Initiative citoyenne européenne « Save cruelty – Free Cosmetics – Commits to a Europe without animals testing », lancée en 2021 dans 22 pays. En France, les habitants se sont aussi prononcés à 93 % contre le projet de Rousset.

Chaque euro investi dans de nouvelles cages est un euro de moins pour les alternatives médicales de demain. La place des primates n’est ni dans les laboratoires ni dans les cages de Rousset. En faisant entendre leurs voix au Parlement européen, One Voice expose l’infâme projet de Rousset aux yeux de toute l’Europe.

Retrouvez notre intervention filmée sur le site de l’intergroupe.

Audience au Tribunal pour les renards : Communiqué de Presse

Audience au Tribunal pour les renards : Communiqué de Presse

Audience au Tribunal pour les renards : Communiqué de Presse
17.07.2026
Hauts de Seine
Audience au Tribunal pour les renards : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Jeudi 23 juillet 2026 à 10 h, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise examinera le référé déposé par One Voice contre l’arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 15 juin 2026. Ce texte autorise, pendant deux mois et demi, des battues administratives contre les renards dans le jardin privé d’un particulier, par piégeage ou tir de nuit. Une mesure d’exception détournée de son objet, sans fondement légal ni scientifique, que l’association demande de suspendre en urgence.

Il faut mesurer ce qui se cache derrière les termes administratifs. Du 15 juin au 31 août, au beau milieu de la nuit, des renards peuvent être traqués, piégés ou abattus dans un jardin privé des Hauts-de-Seine. Des tirs nocturnes, des pièges dont on connaît la cruauté sans nom : ils frappent à l’aveugle, sans distinguer leurs victimes. Voilà les moyens déployés, difficiles à croire, presque impossibles à imaginer. Et pour quel péril ? Des déjections et des terriers dans un jardin. 

Une femme s’est plainte de la présence des renards et a donc demandé que des pièges soient installés dans son jardin pour décimer cette famille de renards. La préfecture a accordé leur mise à mort, sur simple demande, sans envisager la moindre mesure alternative ni le moindre effort de sensibilisation. Le choix de la facilité : tuer, plutôt qu’apprendre à cohabiter.

Des trésors de la nature, traités en indésirables

Qui sont ces prétendus « nuisibles » ? Des êtres d’une vive intelligence, aux capacités d’adaptation, de mémoire et d’apprentissage hors normes, dotés d’une organisation sociale et de moyens de communication particulièrement élaborés. Joueurs, sociables, les renards sont aussi d’excellents parents. Ils ne demandent qu’à vivre en paix, à s’occuper de leur famille et à la nourrir — en plein été, alors même que les renardeaux de l’année dépendent encore des leurs. Emblèmes de nos forêts et de nos campagnes, ils s’installent aussi, désormais, aux abords de nos villes. Croiser un renard dans son jardin n’est pas une nuisance, c’est une chance.

Un renard fuit l’être humain et est totalement inoffensif. Dans son rapport de 2023, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a conclu qu’aucun abattage de renards ne saurait être justifié par des motifs sanitaires. Pire : leur élimination produit l’effet inverse, en favorisant la prolifération des rongeurs porteurs de la maladie de Lyme. Les renards ne sont pas une menace, ils sont des alliés.

Un acharnement national contre les renards

Cet arrêté s’inscrit dans un contexte d’acharnement généralisé : chaque année en France, au moins 500 000 renards sont tués par tir, piégeage ou déterrage, notamment du fait de leur classement comme « espèce susceptible d’occasionner des dégâts » (ESOD) dans 88 départements, sans fondement scientifique. Et l’étau se resserre : le projet d’arrêté triennal 2026-2029, en consultation publique jusqu’au 30 juillet 2026, prévoit de reconduire ce classement dans 91 départements — trois de plus qu’aujourd’hui !

 « Piéger et tirer sur des renards la nuit, dans un jardin, parce qu’ils creusent des terriers : voilà où mène la logique qui traite ces animaux en nuisibles. Nous demandons au juge de rappeler que la vie sauvage n’est pas une nuisance mais un atout. » — Muriel Arnal, présidente de One Voice. 

Si un terrier dans un jardin suffit à condamner des renards à mort, alors aucun animal sauvage n’est plus à l’abri, nulle part. One Voice ne laissera pas ce précédent s’installer et sera au tribunal le 23 juillet pour faire barrage.

14 arrêtés blaireaux contestés : Communiqué de Presse

14 arrêtés blaireaux contestés : Communiqué de Presse

14 arrêtés blaireaux contestés : Communiqué de Presse
15.07.2026
Rennes
14 arrêtés blaireaux contestés : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

One Voice, avec l’ASPAS et AVES France, demande au tribunal administratif de Rennes la suspension immédiate de 14 arrêtés préfectoraux — un par circonscription — autorisant les lieutenants de louveterie (des chasseurs) à organiser des battues administratives massives et quasi illimitées contre les blaireaux, dans tout le Finistère et jusqu’au 31 décembre 2026. L’audience se tiendra le mardi 21 juillet 2026, à 14 h 30.

Ces arrêtés constituent un véritable passe-droit accordé aux lieutenants de louveterie : un nombre illimité de battues administratives, dans tout le département, sans aucune restriction sur le nombre de blaireaux tués, et la possibilité de s’adjoindre jusqu’à trente chasseurs. 

Les moyens autorisés sont extrêmement larges : les tirs, y compris de nuit, le piégeage, mais aussi le déterrage « manuel » et « mécanique ». Le premier n’est autre que la vénerie sous terre — que le tribunal administratif de Rennes dont nous avons pourtant obtenu la suspension dans le Finistère pour la période complémentaire 2026, par une ordonnance du 10 juin. La préfecture tente-t-elle de passer outre cette décision de justice en intégrant la vénerie sous terre dans les modes de battues autorisées ? 

Pendant des heures, les blaireaux sont acculés au fond de leur terrier et mordus par des chiens, eux-mêmes blessés dans l’opération, avant d’être extirpés à l’aide de pinces qui les meurtrissent, puis achevés. Quant au déterrage « mécanique », à la pelle mécanique ou à la tractopelle, il revient à écraser les galeries et à enterrer vivantes des familles entières, vouées à mourir étouffées. 

À cette période de l’année, les petits sont encore présents dans les terriers. Terrifiés par les chiens, les tirs et les engins, des blaireautins qui dépendent encore de leur mère risquent d’être blessés, écrasés, enterrés vivants ou directement tués. Et alors que les épisodes de canicule et de sécheresse épuisent déjà la faune sauvage, en rendant l’accès à l’eau et à la nourriture plus difficile, l’État choisit d’y ajouter la violence de ces chasses — sans réelle justification d’éventuels dégâts, encore et toujours le même clientélisme…. 

Publiés de surcroît sans aucune consultation publique préalable, en complète illégalité, ces arrêtés relèvent de l’arbitraire, non de la science.  Les trois associations demandent au tribunal administratif de Rennes leur suspension et la protection des blaireaux, ces architectes de la nature piliersde la biodiversité.

Ours bruns : l’État étend les tirs, One Voice riposte en justice

Ours bruns : l’État étend les tirs, One Voice riposte en justice

Ours bruns : l’État étend les tirs, One Voice riposte en justice
15.07.2026
France
Ours bruns : l’État étend les tirs, One Voice riposte en justice
Animaux sauvages

Le gouvernement renforce l’effarouchement des ours et réduit la protection des mères. One Voice saisit la justice

Au lieu de vouloir protéger réellement des troupeaux ayant atteint des tailles industrielles, le gouvernement choisit d’intensifier la pression sur les ours des Pyrénées en augmentant le nombre de professions autorisées à prendre les armes jusqu’à inclure les éleveurs qui veulent leur disparition. 

One Voice refuse cette politique de la terreur et de la coercition. Nous irons jusqu’au bout pour défendre les ours.

Une déclaration de guerre

L’arrêté adopté par le gouvernement le 13 juillet sonne comme une déclaration de guerre contre les ours. Les tirs d’effarouchement, réservés jusqu’alors à des situations exceptionnelles, pourraient devenir un moyen de gestion ordinaire. Éleveurs, bergers, membres de groupements pastoraux, gestionnaires d’estive et lieutenants de louveterie : tous peuvent désormais prendre les armes. De plus, la protection des ourses accompagnées de leurs petits est affaiblie : leur effarouchement renforcé n’est plus conditionné à “des conséquences dommageables certaines à venir pour le troupeau”. Seule une “vigilance particulière” suffit.

Des armes contre une espèce protégée

S’ils ne tuent pas directement, les effarouchements causent des dégâts considérables. Les détonations peuvent atteindre 120 décibels (seuil de douleur pour l’humain) et provoquer, selon le Conseil national de la protection de la nature (CNPN), des blessures auditives. Répétés, ces tirs génèrent un stress intense, perturbent les déplacements des animaux, peuvent séparer les oursons de leurs mères et provoquer des fausses couches. Aucune étude scientifique ne prouve leur efficacité. Traumatisants pour les animaux, ils ne servent qu’à persécuter une espèce fragile, à la traquer pour la repousser hors de son habitat naturel.

Une persécution qui dure depuis des décennies

L’histoire des ours des Pyrénées est celle d’une persécution ininterrompue. En novembre 2004, Cannelle, dernière ourse de souche pyrénéenne, était abattue par un chasseur. Quelques années plus tôt, des ours slovènes avaient été réintroduits dans nos massifs pour empêcher leur disparition totale. Aujourd’hui, 108 individus, les descendants de ceux que l’on a arrachés à leur sol natal, tentent de survivre. Ces mêmes animaux, venus de force pour empêcher une extinction, se retrouvent à nouveau pris pour cibles par les pouvoirs publics.

La justice protège, le gouvernement change les règles

Depuis 2022, chaque été, les autorités ariégeoises prennent des arrêtés pour autoriser les effarouchements. Depuis 2022, chaque été, One Voice les conteste dans les tribunaux et obtient leur suspension. Plutôt que de respecter ces décisions de justice, l’État choisit de changer la réglementation et de légaliser des pratiques censurées par les juges.

Les ours ont toute leur place dans les Pyrénées 

À l’heure où la biodiversité s’effondre, nous refusons que les effarouchements deviennent la norme, que la traque et les armes soient une solution, que les intérêts financiers de quelques-uns l’emportent sur la survie d’une espèce protégée.

Neuf Français sur dix le pensent : les ours ont toute leur place dans les Pyrénées. Pour eux, notre combat continue, sur le terrain et dans les tribunaux. One Voice ira jusqu’au bout.

Mobilisation pour des cirques sans animaux : Communiqué de Presse

Mobilisation pour des cirques sans animaux : Communiqué de Presse

Mobilisation pour des cirques sans animaux : Communiqué de Presse
15.07.2026
France
Mobilisation pour des cirques sans animaux : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Les 17, 18 et 25 juillet 2026, One Voice organise dans douze villes de France une large mobilisation pour demander la fin de l’exploitation de tous les animaux dans les cirques. Stands d’information, happenings et tractages inviteront le public à ouvrir les yeux sur la réalité de la vie sous les chapiteaux — et sur les insuffisances de la loi de 2021.

Maintien dans des camions, enfermement en cage ou à l’attache, séparation forcée des petits d’avec leur mère, exposition permanente au bruit, à la lumière et au stress : les conditions de détention dans les cirques ne répondent en rien aux besoins des animaux. Le dressage repose sur la soumission, obtenue par la peur, la violence ou la faim. Qu’ils soient sauvages ou « domestiques », la vie des animaux captifs exploités pour le divertissement n’est que souffrance physique et psychologique. Les témoignages décrivant des animaux détenus dans un état misérable ne cessent de parvenir à l’association, dont les enquêtes et les images en sont aussi le reflet.

Depuis 2021, l’État promet des cirques sans animaux sauvages d’ici à 2028. Mais seule l’itinérance est visée par cette réforme : le gouvernement encourage les dresseurs à se sédentariser pour garder les animaux en cage, en leur promettant des milliers d’euros d’argent public — argent qui devrait servir à la création de sanctuaires pour accueillir les 600 animaux sauvages – dont près 400 fauves – (chiffres du ministère de l’écologie) encore enfermés dans les cirques. Cette loi ne concerne par ailleurs ni le trafic, ni le dressage, ni les animaux dits domestiques, tels que les chevaux, les chameaux ou les dromadaires. Et malgré l’interdiction de la reproduction des animaux sauvages depuis 2023, des petits – dont des lionceaux – continuent de naître sous les chapiteaux, dans une impunité qui interroge.

Face à cette loi vide de sens, One Voice, qui se bat depuis plus de 25 ans pour tous les animaux victimes du divertissement, appelle à la mobilisation. Rendez-vous dans les villes suivantes :

Vendredi 17 juillet

  • Fréjus (83) — de 19 h à 21 h, boulevard de la Libération, rond-point des Sablettes : stand d’information, happening et tractage

Samedi 18 juillet

  • Annecy (74) — de 14 h à 16 h, place de la Mairie : stand d’information, happening et tractage
  • Bar-le-Duc (55) — de 10 h à 12 h, rue du Four : stand d’information, happening et tractage
  • Lille (59) — de 17 h à 19 h, lieu de rendez-vous à confirmer : stand d’information et tractage
  • Marseille (13) — de 15 h à 17 h, ombrière du Vieux-Port : stand d’information, happening et tractage
  • Metz (57) — de 10 h à 18 h, Les Frigos, dans le cadre du Festival Veggie : stand d’information
  • Montpellier (34) — de 17 h à 19 h, parc de la Comédie : stand d’information, happening et tractage
  • Nice (06) — de 18 h à 20 h, quai des États-Unis : stand d’information, happening et tractage
  • Périgueux (24) — de 10 h 30 à 12 h 30, 23, rue Taillefer : stand d’information et tractage

Samedi 25 juillet

  • Limoges (87) — de 10 h 30 à 12 h, place de l’église des Lions : stand d’information, happening et tractage
  • Toulouse (31) — de 10 h 30 à 13 h 30, square Charles-de-Gaulle : stand d’information, happening et tractage
  • La Rochelle (17) – date ???? – de 14h30 à 17h – Place des petits bancs : stand, happening, tractage

 

En savoir plus sur le combat de One Voice : https://one-voice.fr/nos-combats/cirque/

Notre pétition : https://one-voice.fr/petition/stop-aux-animaux-dans-les-cirques/

Effarouchement des ours : Communiqué de Presse

Effarouchement des ours : Communiqué de Presse

Effarouchement des ours : Communiqué de Presse
15.07.2026
Pyrénées
Effarouchement des ours : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Par un arrêté publié au Journal officiel le 14 juillet, les ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique élargissent l’effarouchement dit « renforcé » des ours bruns dans les Pyrénées : les tirs à effet sonore pourront désormais être réalisés par les éleveurs, les bergers et les gestionnaires d’estives eux-mêmes, et non plus seulement par les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB). One Voice dépose ce mercredi 15 juillet un recours devant le Conseil d’État.

Des « effarouchements renforcés », ce sont des tirs de cartouches à double détonation tirées au fusil — dirigés sur les ours pour les terroriser et les faire fuir. Ces opérations se déroulent de nuit et peuvent se répéter plusieurs nuits de suite sur une même estive. Imaginons ces ours : dans le noir, des déflagrations qui claquent, une fuite affolée à travers la montagne.

Jusqu’à présent, seuls des agents de l’OFB, formés et encadrés, pouvaient procéder à ces tirs de nuit destinés à faire fuir les ours à l’approche des troupeaux. Avec ce nouvel arrêté, les éleveurs, les membres de groupements pastoraux, les gestionnaires d’estives, les bergers et les lieutenants de louveterie (chasseurs) pourront tirer eux-mêmes, munis d’un simple permis de chasser et après une formation assurée par l’OFB. Le texte les autorise aussi à faire usage de bombes au poivre (lacrymogènes) contre les ours jugés « menaçants ».

Pour One Voice, cet élargissement de l’effarouchement franchit une ligne rouge. Des tirs effectués de nuit, en montagne, par des personnes directement intéressées à la persécution des ours, avec un simple compte rendu à transmettre dans les 72 heures : les garde-fous s’amenuisent autour d’une espèce protégée, dont la conservation est une obligation légale.

Ces tirs sont loin d’être anodins. Ils peuvent perturber les femelles accompagnées de leurs petits et particulièrement sensibles au dérangement, avec un risque de stress, de fuite désordonnée ou de séparation accidentelle. Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a lui-même signalé le risque de dommages auditifs causés aux ours par ces tirs. Surtout, aucun protocole scientifique clair n’a permis d’établir l’efficacité de l’effarouchement à long terme, quand les études disponibles convergent vers les techniques d’élevage adaptées — clôtures électriques, présence humaine, mesures de protection des troupeaux — comme solutions les plus efficaces.

« Quel cynisme de publier discrètement ce texte un jour férié, en pleine canicule, au milieu des incendies, de la part d’un ministère dont la mission serait de protéger ce qu’il reste de biodiversité et de nature s’il n’était pas devenu le vassal de l’agriculture intensive… Il ne reste plus que nos voix, notre vigilance et la robe des avocats pour protéger la nature et les animaux face aux armes. », déclare Muriel Arnal, présidente de One Voice.

Représentée par le cabinet Gossement Avocats, One Voice dépose ce mercredi 15 juillet 2026 un recours devant le Conseil d’État pour obtenir l’annulation de cet arrêté. Pour One Voice, une seule voie est viable et doit être pleinement mise en œuvre : la cohabitation, qui passe par une meilleure sensibilisation du grand public et une réelle volonté de protéger ce qu’il reste de nature dans les Pyrénées.

Cou de l’oie sans dépouilles

Cou de l’oie sans dépouilles

Cou de l’oie sans dépouilles
08.07.2026
Arfeuilles
Cou de l’oie sans dépouilles
Autre campagne de l’association (ou multiples)

La mairie d’Arfeuilles (Allier) annonce que le « cou de l’oie » de la fête patronale du 15 août ne pourra se tenir qu’avec une oie factice. Aucun animal ne sera tué, suspendu ni frappé. One Voice salue cette décision et demande à toutes les communes où subsistent encore ces pratiques de faire de même : la fête, oui ; l’initiation à la barbarie, non.

L’an dernier, l’édition 2025 avait été annulée à l’avant-veille de l’événement, à la suite du signalement de One Voice auprès de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) de l’Allier. Un an après, suite à un nouveau courrier au maire de notre association et une mobilisation de la population, la municipalité d’Arfeuilles a tranché

Se référant à la loi luttant contre la maltraitance animale, le maire et l’ensemble des conseillers municipaux l’écrivent noir sur blanc : « la manifestation du cou de l’oie est autorisée sous réserve que l’oie soit factice. »

La municipalité souligne elle-même que cette décision assure « la pérennité » de sa fête. Une tradition peut évoluer sans disparaître. Le rassemblement, la fête, la transmission demeurent ; seule la violence s’en va. Nul besoin de suspendre le cadavre d’une oie, d’une poule ou d’un lapin ! Une pratique illégale, qui subsiste encore dans une poignée de communes

Les autorités l’ont rappelé dès 2025 : la mise à mort d’un animal sans nécessité est un délit, l’abattage hors d’un abattoir est interdit, et les corps d’animaux ne peuvent servir de support à un divertissement. Pourtant, ces jeux d’un autre temps perdurent, comme par exemple :

  • à Saint-Bonnet-près-Riom (Puy-de-Dôme), où l’enquête de One Voice avait révélé en 2023 des images d’une grande violence, le « cou de l’oie » s’est encore tenu en 2025 avec l’appui des chasseurs, et devrait se répéter en septembre ;
  • à Brindas (Rhône), un « tir à l’oie » utilisant la dépouille d’une oie est annoncé lors des festivités de la fin août ;
  • à Vanosc (Ardèche) et à Biriatou (Pyrénées-Atlantiques), des « courses à l’oie » se perpétuent.

One Voice s’adresse aujourd’hui directement aux maires et aux comités des fêtes de ces communes : Arfeuilles vient de prouver que le remplacement des animaux par des leurres est possible, simple et immédiat. L’association demande que chacune de ces animations soit, dès cette année, organisée sans aucun animal, mort ou vivant. Et que la question des conséquences de l’initiation d’adolescents à la violence perpétrée sur des animaux soit enfin posée. 

One Voice invite le public à signer la pétition « Stop au jeu du cou de l’oie », qui réclame l’interdiction de cette pratique sur l’ensemble du territoire : https://one-voice.fr/petition/stop-au-jeu-du-cou-de-loie/

Victoire pour les blaireaux en Ile et Vilaine : Communiqué de Presse

Victoire pour les blaireaux en Ile et Vilaine : Communiqué de Presse

Victoire pour les blaireaux en Ile et Vilaine : Communiqué de Presse
10.07.2026
Ile et Vilaine
Victoire pour les blaireaux en Ile et Vilaine : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Par une ordonnance du 9 juillet 2026, le juge des référés du tribunal administratif de Rennes a suspendu en urgence la période complémentaire de vénerie sous terre qui autorisait la chasse des blaireaux en Ille-et-Vilaine du 1er juin à l’ouverture générale de la chasse, le 14 septembre. Une décision obtenue par One Voice, AVES France, l’ASPAS et la LPO Bretagne, représentées par le cabinet Géo-Avocats.

Saisi par les quatre associations, le juge des référés a suspendu l’arrêté préfectoral qui prolongeait le déterrage des blaireaux en plein cœur de l’été, au moment précis où les jeunes de l’année sont les plus vulnérables. Comme il l’avait fait le 10 juin dernier pour le département du Finistère, le tribunal administratif de Rennes a confirmé sa position sur un point de droit essentiel : la définition des « petits » des mammifères, qu’il est interdit de tuer.

Reprenant la définition donnée par la cour administrative d’appel de Bordeaux, le juge estime qu’il y a lieu d’entendre par « petits de tous mammifères » le jeune animal qui n’a pas atteint son autonomie, c’est-à-dire qui est incapable de survivre seul, sans dépendre de sa mère. Cet état ne saurait être assimilé à la seule période de sevrage, comme le soutiennent régulièrement les chasseurs.

Le juge rappelle ainsi que cette pratique non sélective peut conduire à tuer illégalement des blaireautins encore dépendants des adultes, pour le simple plaisir des chasseurs.

Car derrière les mots « vénerie sous terre » ou « déterrage », il y a une réalité insoutenable : des blaireaux traqués jusque dans leurs terriers, acculés pendant des heures, mordus par les chiens, arrachés à leur refuge… puis tués. Une pratique abjecte, violente, d’un autre siècle.

Après le Finistère, la Haute-Marne et le Cher, cette nouvelle suspension consolide une jurisprudence claire en faveur des blaireaux. One Voice et ses partenaires continueront à se battre pour mettre fin au déterrage, partout où il est encore autorisé.