4 lionnes sauvées: Communiqué de Presse

4 lionnes sauvées: Communiqué de Presse

4 lionnes sauvées: Communiqué de Presse
18.06.2026
Bourges
4 lionnes sauvées: Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Le 17 juin, le tribunal correctionnel de Bourges a prononcé la confiscation définitive des quatre lionnes — et de la tigresse Isis, décédée depuis — saisies en 2023 au cirque Ricardo Zavatta. Deux des trois frères mis en cause sont condamnés et interdits d’exercer une activité professionnelle avec des animaux sauvages pendant cinq ans. Pour One Voice et Free Life, à l’origine de la procédure, l’essentiel est acquis : ces félines sont sauvées du cirque.

Début 2023, dans l’Allier, une enquête conjointe de One Voice et Free Life révèle les conditions de détention des fauves du cirque Ricardo Zavatta : quatre lionnes et une tigresse blanche entassées dans une remorque dont elles ne sortent jamais. Aucun accès à l’extérieur, aucun bassin, rien pour apaiser le stress permanent de l’enfermement — au point qu’elles tentent de faire leurs griffes sur les barreaux. Avec son partenaire Free Life, l’association porte plainte. En juin 2023, alors que le cirque s’est installé illégalement à Santranges, dans le Cher, l’Office français de la biodiversité (OFB) contrôle les lieux et fait saisir les cinq félines, aussitôt confiées à un refuge.

Ce qu’a décidé le tribunal

Réuni le 27 mai, le tribunal correctionnel de Bourges a rendu son délibéré le 17 juin. La décision donne la priorité à la sécurité des animaux : les quatre lionnes Mascotte, Terga, Elsa et Princesse, ainsi que la tigresse Isis (décédée depuis), sont définitivement confisquées. Elles ne retourneront au cirque.

Deux des trois frères sont par ailleurs interdits pendant cinq ans de toute activité professionnelle impliquant la détention et l’utilisation d’animaux vivants non domestiques, et condamnés chacun à 3 600 € d’amende (180 jours-amende à 20 €) ; le troisième est relaxé. Le tribunal alloue une compensation financière à l’association Tonga Terre d’Accueil, qui a recueilli les félines, et assume les soins et leur garde depuis le début de la procédure. Il indemnise enfin One Voice et Free Life au titre de leur préjudice moral et de leurs frais de justice. Les prévenus ont jusqu’au 1er juillet pour faire appel.

 « Nous remercions l’OFB et l’ensemble des autorités qui sont intervenues pour faire appliquer la loi. Car c’est exceptionnel en France où par exemple les trois cirques de la famille Muller continuent de détenir des lions, des tigres et d’autres animaux sauvages protégés dans des conditions aussi illégales que maltraitantes, sans jamais être inquiétés. Le sauvetage de ces grands fauves, la condamnation de leurs tortionnaires restent une exception là où cela devrait être la norme » Muriel Arnal, présidente de One Voice.

Le combat continue, pour tous les animaux encore enfermés

Pour ces quatre lionnes, l’épreuve est terminée. Pour beaucoup d’autres, elle continue. Pour ces félines les autorités sont intervenues pour une absence de « parc de détente ». Pour d’autres cirques comme ceux de la famille Muller, multipliant les infractions, rien ne se passe. Alors qu’une vague de chaleur s’installe sur le pays, des fauves restent enfermés dans des remorques de tôle et des cages de fer sans aucun moyen de se rafraîchir.  

La loi du 30 novembre 2021 prévoit l’interdiction de la détention d’animaux sauvages dans les cirques itinérants à compter du 1er décembre 2028. Mais une loi ne suffira pas à ouvrir les cages. Au-delà de cette date, One Voice poursuivra son combat pour que chacun de ces animaux sorte réellement du cirque et rejoigne un refuge ou un sanctuaire, où il pourra enfin vivre selon ses besoins. Enquêtes, alertes aux autorités, actions en justice : l’association s’y emploie sans relâche.

Transferts des dauphins : Communiqué de Presse

Transferts des dauphins : Communiqué de Presse

Transferts des dauphins : Communiqué de Presse
17.06.2026
Antibes
Transferts des dauphins : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

À l’appel de One Voice, militantes, militants et citoyens se rassembleront le mercredi 1er juillet 2026 à l’entrée de Marineland, à Antibes, pour exiger un sanctuaire pour les orques Wikie et Keijo et les douze derniers dauphins du parc. Le sort des dauphins est désormais scellé : leur transfert vers l’Espagne est confirmé et interviendra très prochainement Pour les orques, la France a validé leur transfert vers l’Espagne ; l’Espagne, elle, n’a toujours pas dit oui. Ce rendez-vous le rappelle avec force : la dernière digue contre ce naufrage moral est espagnole — et elle doit tenir.

Le 1er juillet, One Voice invite le public à se retrouver devant Marineland, pour dire non au transfert des orques et dauphins vers des parcs espagnols et oui à de véritables sanctuaires marins.

Loro Parque : l’enfer qui attend les orques

Derrière le mot « transfert » se cache une condamnation. À Loro Parque, aux Canaries, où Wikie et son fils Keijo seraient enfermés dans des bassins deux fois plus petits qu’à Antibes et contraints de cohabiter avec quatre autres orques rendues agressives par la maltraitance de la captivité. Un stress immense, largement documenté par les scientifiques, pour une fin de vie dans la souffrance : spectacles, reproduction, ruptures des liens familiaux. Pour des animaux qui, en liberté, ne quittent jamais leur famille, c’est une violence absolue.

Un transfert qui piétine la loi française

En 2021, la France a interdit la détention et la reproduction des cétacés en captivité. En autorisant leur départ vers l’Espagne, le ministère de la Transition écologique ne respecte pas cette loi : il en délocalise le contournement. One Voice dénonce une décision dictée avant tout par les intérêts financiers de Parques Reunidos, propriétaire de Marineland, qui voit dans ces animaux de simples actifs à liquider.

Le « sanctuaire magique » existe déjà

 

« Il n’y a pas de sanctuaire magique », a osé le ministre. C’est faux. À Tarente, en Italie, le San Paolo Dolphin Refuge — que One Voice a contribué à financer — doit accueillir ses premiers dauphins dès cet été. En Nouvelle-Écosse, au Canada, un sanctuaire en semi-liberté pour orques est en cours de réalisation. La preuve que, avec un peu de courage politique, l’alternative existe et qu’elle est réaliste.

Et les douze dauphins ?

Le sort des dauphins est quant à lui scellé. Leur départ est prévu pour le début de l’été. Huit d’entre eux feront un aller-retour traumatisant par l’Espagne (Malaga) avant d’atterrir à Beauval, dans un nouveau delphinarium maquillé en « centre de recherche et de sauvegarde » — un projet absurde que One Voice combattra jusqu’en justice. Reproduction, bassins de vitres et de béton, logique d’abord commerciale : là encore, tout l’inverse d’un sanctuaire. Les quatre autres dauphins – Sharky, Malou, Nala (qui sera séparée de sa fille Lua) et Ollie – partiront au delphinarium de Valence pour y rester.

Pour les orques, la dernière digue est espagnole : elle doit tenir

Tout n’est pas joué. L’Espagne n’a pas donné son accord, et ses propres scientifiques — l’autorité CITES espagnole — se sont prononcés contre l’arrivée des animaux de Marineland à Loro Parque. C’est là que se situe désormais l’enjeu : One Voice, avec les associations espagnoles, enjoint le gouvernement espagnol à tenir bon là où la France a renoncé, et à refuser de devenir complice de cette mascarade. Que l’Espagne écoute ses scientifiques : c’est aujourd’hui le dernier rempart pour Wikie et Keijo.

One Voice ne lâchera rien

L’association a déjà fait échouer la vente des orques d’Antibes vers la Chine en 2019, puis vers le Japon en 2024, et a stoppé un projet de delphinarium à Beauval en 2016. Sur le terrain comme devant les tribunaux, elle poursuivra le combat jusqu’au bout. Rendez-vous le 1er juillet, devant l’ancien parc, pour Wikie, Keijo et les douze dauphins.

 

« La France a choisi de se débarrasser de Wikie et Keijo en les expédiant à Loro Parque, là où la captivité broie déjà des orques. Mais rien n’est joué : l’Espagne n’a pas signé. Le 1er juillet, nous serons devant Marineland pour rappeler une évidence — un sanctuaire, et rien d’autre. Et nous comptons sur le courage du gouvernement espagnol pour tenir là où la France a renoncé en s’appuyant sur un tissu de mensonges. En dix ans de campagne, nous pensions avoir tout vu du cynisme du ministère de l’Ecologie, mais il a encore réussi à nous méduser. » Muriel Arnal, présidente de One Voice

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Date : mercredi 1er juillet 2026

Lieu : Rond-Point de la Brague, 06600 Antibes 

Horaire : de 13 h à 14 h

Événement : facebook.com/events/983790217788429

Pétitions : « Un sanctuaire et rien d’autre ! » et « Non au projet de Beauval ! »

Animaux dans les cirques : tour de piste des législations européennes

Animaux dans les cirques : tour de piste des législations européennes

Animaux dans les cirques : tour de piste des législations européennes
16.06.2026
Animaux dans les cirques : tour de piste des législations européennes
Exploitation pour le spectacle

La carte que nous publions le montre sans ambiguïté : partout en Europe, les avancées  pour les animaux des cirques– « sauvages »  comme « domestiques » – se multiplient. La France, elle, reste à la traîne. Elle cautionne toujours la captivité et l’exhibition des animaux. Pire, à grand renfort d’argent public, elle organise le maintien des cirques avec animaux, allant jusqu’à financer leur sédentarisation. Tout en fermant les yeux sur les maltraitances et les reproductions illégales que nous ne cessons de signaler.

Quand l’Europe interdit…

Portugal, Espagne, Hongrie, Grèce, Bulgarie, … Dans ces pays et dans bien d’autres encore, la détention des animaux sauvages dans les cirques appartient déjà au passé: interdictions totales ou quasi totales, fin des dérogations, reconnaissance de l’incompatibilité entre captivité itinérante et respect des besoins vitaux des animaux. Certains vont jusqu’au bout et incluent aussi les animaux dits domestiques. 

Notre analyse des législations européennes illustrée par la carte que nous publions en témoigne: aujourd’hui, l’Europe avance, portée par l’évolution des connaissances scientifiques et par une prise de conscience sociétale face à ces spectacles d’un autre âge.

Ainsi:

  • Vingt pays ont une législation plus ambitieuse que celle de la France dont trois une interdiction totale de tous types de cirques et pour tous les animaux, sauvages comme domestiques, 
  • Six états prévoient une loi similaire à celle de la France mais leur loi est déjà mise en application,
  • Deux, une législation un peu moins ambitieuse mais déjà appliquée et
  • Un seul, sans aucune loi. 

Ces dernières semaines, Julie, la dernière éléphante, et Sona, le dernier tigre de cirque du Portugal, ont rejoint sanctuaire et refuge, après une loi votée en 2017 et appliquée avec sérieux. 

… la France contourne, cautionne et même subventionne

Quand de très nombreux pays voisins œuvrent à la fin des animaux dans les cirques, l’État français, lui, fait le choix de l’hypocrisie. Votant une loi faussement protectrice en 2021, il prévoit à présent d’indemniser les cirques, auteurs de ces violences et de pratiques illégales, avec des millions d’euros d’argent public, tandis que nous sonnons l’alerte à propos du manque de sanctuaires et de refuges pour placer ces animaux en proie à une grande souffrance. Dans sa mise en œuvre théorique, cette loi soutient en réalité les intérêts et pratiques des circassiens. Dans les faits, les animaux, eux, continuent d’être exhibés, dressés, reproduits et enfermés, malgré leurs souffrances largement documentées et reconnues, et ce en toute impunité.

Ni sauvages ni domestiques !

Si les conséquences de la captivité, du dressage et de l’itinérance sont terribles pour les animaux sauvages, les animaux dits « domestiques » subissent aussi et sont les grands oubliés de la loi de 2021. Ils présentent également des traumatismes liés à de telles conditions de détention: le stress y est permanent, ils sont malnourris, isolés, enfermés dans des camions ou attachés trop court quand ils ne sont pas contraints de se produire en spectacles. Eux aussi souffrent de graves stéréotypies. Cette classification arbitraire est contestée d’ailleurs par de nombreux scientifiques pour ce qui est des chameaux et dromadaires notamment, qui restent très semblables à leurs ancêtres sauvages et ont les mêmes besoins sociaux et physiologiques.

 

Notre analyse de la situation européenne des législations relatives aux cirques révèle une évidence : protéger tous les animaux captifs n’est ni une exception ni une utopie ; c’est un choix de société déjà assumé par de nombreux pays.

One Voice appelle à la préparation effective immédiate de l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques prévue pour 2028, sans report ni contournement. Le développement de solutions d’accueil adaptées à tous ces êtres vivants et leur recensement sont urgents et doivent devenir prioritaires. Sans oublier des sanctions à la hauteur des maltraitances signalées. Et de faire ensuite évoluer la loi pour y inclure aussi les animaux domestiques aussi, à l’exemple des pays pionniers en la matière. 

Tribunal administratif pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Tribunal administratif pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Tribunal administratif pour les blaireaux : Communiqué de Presse
16.06.2026
Châlons en Champagne
Animaux sauvages

Le 19 juin, One Voice, aux côtés de l’ASPAS et d’AVES, sera présente au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne pour exiger l’arrêt immédiat du déterrage des blaireaux — la « vénerie sous terre » — dans les Ardennes et en Haute-Marne pour l’été 2026. Une chasse qui s’acharne sur des familles entières jusque dans leurs terriers, alors même que la justice l’a déjà jugée illégale à cette période.

Le 19 juin 2026, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne examine deux référés-suspension déposés par One Voice, l’ASPAS et AVES. Les trois associations demandent l’arrêt immédiat du déterrage des blaireaux, autorisé dès le printemps dans les Ardennes et en Haute-Marne.

Le principe de cette chasse est d’envoyer des chiens dans des galeries pour y acculer les blaireaux. Pris au piège sous terre, parfois pendant des heures, les animaux terrifiés sont ensuite déterrés à la pelle, extirpés des terriers à l’aide de grandes pinces puis mis à mort. C’est une chasse qui ne laisse aucune chance aux habitants de la blaireautière.

Car à cette saison, les terriers abritent des blaireautins encore incapables de survivre seuls. Ils peuvent être tués sur place lors des opérations — ou condamnés à mourir de faim, de soif ou d’épuisement, lentement, abandonnés à la détresse après l’abattage de leur mère.

Une chasse déjà jugée contraire au droit

L’article L. 424-10 du Code de l’environnement interdit de tuer les petits de mammifères. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne l’a déjà rappelé sans ambiguïté : par trois jugements du 11 avril 2024, il a annulé des périodes complémentaires de vénerie sous terre, jugeant que les blaireautins ne sont pas autonomes durant la période autorisée et doivent donc encore être regardés comme des « petits » au sens de la loi.

Et pourtant, les préfectures persistent.

En Haute-Marne, l’arrêté préfectoral du 12 mai 2026 autorise cette chasse du 15 mai au 19 septembre 2026 sur près de la moitié des communes, et du 15 août au 19 septembre sur le reste du département. La note de présentation reconnaît elle-même l’abattage de juvéniles.

Dans les Ardennes, la période court du 1ᵉʳ juin au 25 juillet 2026, pour un quota de 110 blaireaux. La mise à mort des jeunes de moins de 8 kg et des femelles allaitantes est interdite sur le papier. Dans les faits, la méthode reste aveugle : une fois lâchés, les chiens contraints par les chasseurs mordent tout ceux qu’ils y trouvent, adultes comme petits.

One Voice exige la suspension immédiate de ces périodes complémentaires. Pour les blaireaux, elle ne lâchera rien.

Chatipi à Plessé : Communiqué de Presse

Chatipi à Plessé : Communiqué de Presse

Chatipi à Plessé : Communiqué de Presse
16.06.2026
Plessé
Chatipi à Plessé : Communiqué de Presse
Animaux familiers

Le 22 juin prochain, One Voice et la commune de Plessé inaugureront le premier Chatipi de Loire-Atlantique. Installé au sein de la Résidence de la Rochefoucauld, cet espace dédié aux chats libres est le fruit d’un partenariat entre la municipalité, l’association L’Arche de Ninie, l’EHPAD et One Voice. Au-delà de la protection animale, le projet favorise également les liens entre habitants, résidents et bénévoles.

L’espace Chatipi sera inauguré le lundi 22 juin à 17 heures au sein de la Résidence de la Rochefoucauld, située 6, rue du Dr Alexis Carrel à Plessé, en présence de l’adjointe au maire Madame Magali Ouary et de l’ancien élu Monsieur Alain Annaix ayant suivi le projet ; Madame Muriel Arnal, présidente de One Voice et M. Florian Valy ; ainsi que Madame Virginie Le Magueresse et Monsieur Gérald Cruaud, respectivement présidente et secrétaire de l’Arche de Ninie, accompagnés de bénévoles.

Une nouvelle étape pour la protection des chats errants

En France,plus de 11millions de chats vivent en situation d’errance, exposés à la maladie, à la faim et à des conditions de vie difficiles. Leur présence peut également générer des incompréhensions et des conflits avec les riverains. 

C’est dans ce contexte que One Voice développe le programmeChatipi: un dispositif pédagogique et opérationnel qui permet de stabiliser les populations de chats errants grâce à la stérilisation, leur fournir un abri, tout en améliorant leur prise en charge (nourrissage, suivi sanitaire) et leur cohabitation avec les humains.Plus d’une soixantaine deChatipisont déjà vu le jour sur tout le territoire national.

Jusqu’à présent, la commune de Plessé intervenait principalement au travers de campagnes de stérilisation menées avec le soutien des associations locales et des habitants. Souhaitant inscrire son action dans une démarche plus préventive, éthique et durable, la municipalité a souhaité renforcer son engagement en faveur du bien-être des félins. Le projet Chatipi permet désormais d’offrir un refuge sécurisé aux chats errants, tout en facilitant leur suivi sanitaire et la poursuite des actions de stérilisation et d’identification.

Un partenariat local au service d’un projet durable

Le projet repose sur une convention et une collaboration quadripartites. Chaque partenaire a apporté sa contribution :

  • One Voice, qui a créé le dispositif, a financé quinze stérilisations, identifications et tests sanitaires, ainsi que l’acquisition du chalet, des chatières, du panneau d’information et de trente kilogrammes de croquettes. 
  • La commune a installé le plancher porteur, assuré le montage du chalet et prendra en charge l’achat de l’alimentation des chats ainsi que les éventuels frais vétérinaires futurs. 
  • L’Arche de Ninie assure le trappage des chats, leur suivi sanitaire, l’aménagement du chalet et le placement des chats sociables ou des chatons en famille d’accueil en vue d’adoption. Le nourrissage et le nettoyage du site sont assurés conjointement par l’association et la municipalité.
  • Enfin, l’EHPAD de la Résidence de la Rochefoucauld a accepté d’accueillir le Chatipi dans son enceinte et a pour cela mis à disposition une partie de son terrain.

Un projet qui favorise les liens intergénérationnels

L’implantation de l’espace Chatipi au sein de l’EHPAD donne une dimension particulière au projet. Fidèle à l’esprit du dispositif imaginé par One Voice, il favorise les échanges autour du bien-être animal et la participation des résidents comme des habitants de la commune.

L’établissement souhaite développer des animations associant les résidents aux actions menées autour du projet Chatipi. Parmi les initiatives envisagées figure notamment la confection de petites couvertures destinées aux chats. Plusieurs habitants de la commune, ainsi qu’un résident de l’EHPAD, ont par ailleurs déjà participé aux opérations de capture des chats errants accueillis sur le site.

Cette démarche s’inscrit dans la continuité des nombreuses activités ouvertes sur l’extérieur organisées par la Résidence de la Rochefoucauld, qui favorise régulièrement les rencontres entre ses résidents, les habitants et les élèves de l’école primaire de la commune. 

Informations pratiques 

L’inauguration du premier Chatipi de Loire-Atlantique aura lieu le lundi 22 juin à 17 h, au sein de la Résidence de la Rochefoucauld, située 6, rue du Dr Alexis Carrel, 44630 Plessé.

Avec ce premier Chatipi de Loire-Atlantique, Plessé démontre qu’une gestion responsable des chats errants peut également devenir un véritable projet régional.

Effarouchement des ours : communiqué de presse

Effarouchement des ours : communiqué de presse

Effarouchement des ours : communiqué de presse
11.06.2026
Pyrénées
Effarouchement des ours : communiqué de presse
Animaux sauvages

Jusqu’au 29 juin, le ministère de la Transition écologique met en consultation publique un projet d’arrêté qui élargit les « effarouchements renforcés » des ours dans les Pyrénées et abaisse la protection des mères accompagnées de leurs petits. Derrière ce terme administratif : des ours agressés la nuit, à coups de détonations et de tirs. One Voice s’y oppose et appelle à déposer un avis défavorable.

Un « effarouchement renforcé », ce sont des tirs de cartouches à double détonation tirées au fusil — dirigés sur les ours pour les terroriser et les faire fuir. Ces opérations se déroulent de nuit et peuvent se répéter plusieurs nuits de suite sur une même estive.

Imagnons ces ours : dans le noir, des déflagrations qui claquent, une fuite affolée à travers la montagne. Pour une mère, c’est le risque d’être séparée de ses oursons dans la panique — et, pour eux, une survie aussitôt compromise. Cette violence est infligée à une espèce protégée.

Plus d’opérations, moins de garanties, et aucune preuve d’efficacité

Le projet d’arrêté ouvre ces tirs à de nouveaux intervenants — éleveurs, bergers, membres de groupements pastoraux, gestionnaires d’estives, lieutenants de louveterie. Il multipliera mécaniquement les opérations et banalisera une dérogation censée rester exceptionnelle. Il affaiblit aussi la protection des ourses suitées : un simple critère de « vigilance particulière » remplacerait l’exigence de « conséquences dommageables certaines à venir pour le troupeau ». Et tout cela sans qu’aucun protocole scientifique n’ait jamais démontré l’efficacité durable de ces tirs, alors que les ours restent une population fragile.

One Voice s’oppose au principe même des effarouchements et défend une coexistence apaisée, fondée sur la protection des troupeaux plutôt que sur l’agression des ours. L’association appelle chacune et chacun à déposer un avis défavorable avant le 29 juin.

Lien vers la consultation publique (ouverte jusqu’au 29 juin) : https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=3370

La chatte Pomponette, tuée par un piège : One Voice porte plainte

La chatte Pomponette, tuée par un piège : One Voice porte plainte

La chatte Pomponette, tuée par un piège : One Voice porte plainte
10.06.2026
La chatte Pomponette, tuée par un piège : One Voice porte plainte
Animaux sauvages

Elle s’appelait Pomponette. Une chatte douce, aimée, paisible. Le mardi 19 mai, à 19h, les enfants de sa famille partis à sa recherche l’ont retrouvée prise dans un piège, la cage thoracique écrasée, sans vie. Pomponette rejoint la longue liste des animaux familiers, sauvages et protégés victimes des dispositifs des chasseurs-piégeurs qui mutilent, étranglent et tuent. Face à cette mort cruelle et silencieuse, nous refusons de nous taire. Pour Pomponette, nous avons porté plainte. One Voice a également saisi le Conseil d’État fin 2025 pour faire interdire les pièges.

Pomponette sortait peu. Elle aimait sa maison. Elle aimait sa famille. Rien dans sa vie tranquille ne la destinait à croiser la mort au détour d’un chemin familier. Pour cette chatte casanière, la probabilité d’être prise dans un piège aurait dû être nulle. Elle ne l’était pas. Car en France, les instruments de torture prisés des chasseurs ne sont pas cantonnés aux zones dites « sauvages » : ils minent aussi les abords des jardins et les sentiers empruntés chaque jour par les animaux partis en balade.

Les derniers instants de Pomponette

Pomponette a quitté son domicile le 18 mai. Le lendemain, elle n’était pas rentrée et cette absence inhabituelle a suffi : sa famille a lancé les recherches immédiatement. Ce sont les enfants qui ont découvert son corps, près d’un grillage séparant deux propriétés. Le choc a été tel que les gendarmes ont d’abord été appelés pour un signalement d’enfants en détresse. Sur place, des adultes ont eu la présence d’esprit de photographier la scène. Bien leur en a pris. Quand les forces de l’ordre sont intervenues le lendemain, la dépouille et le piège avaient disparu. A la place, une pierre bouchait le trou sous le grillage.
Lors de l’enquête, les propriétaires du terrain ont d’abord prétendu ne rien savoir avant de reconnaître les faits face aux preuves photographiques. Selon leurs déclarations, le piège était destiné à un renard afin de protéger leur poulailler. Le certificat vétérinaire est sans appel. Pomponette présentait « des traces d’écrasement au niveau du thorax et des hémorragies pulmonaires ». La conclusion est limpide : « une mort par écrasement de la cage thoracique ayant entraîné une asphyxie mortelle ». Des mots cliniques qui peinent à masquer une réalité brutale : Pomponette a agonisé seule, loin des siens.

Un million de victimes chaque année

Malgré les discours des chasseurs prétendant le contraire, les pièges ne choisissent pas leurs victimes. Et quand bien même : invisibles et dissimulées, ces armes aveugles se referment sur la patte d’un chat, étranglent un renard inoffensif, tuent une espèce protégée telle que les loups.
Ubellule n’avait que 17 mois quand un piège à mâchoire – des pièges pourtant interdits en Europe depuis 1995 – lui a broyé la patte. Tigrou, lui, n’a pas survécu.  Et puis il y a aussi Cooper, Snooky, Collier Rouge, Mani… et tant d’autres pour lesquels One Voice a porté plainte à chaque fois.
Combien d’animaux meurent ainsi chaque année ? Combien agonisent des heures durant, enfermés dans une cage, la patte coincée dans un collet ou un lacet, en proie à une terreur indescriptible ? Aucune statistique nationale ne permet de le savoir, mais les chasseurs-piégeurs les cachent où bon leur semble et les victimes avoisineraient le million chaque année.

Pomponette est morte et en son nom nous avons porté plainte. Car si rien ne change, d’autres mourront demain. Fin 2025, One Voice a saisi le Conseil d’État. Ensemble, faisons cesser ces pratiques d’un autre âge. Signez notre pétition pour l’interdiction de tous les pièges.

Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition !

Delphinarium de Beauval: Communiqué de presse

Delphinarium de Beauval: Communiqué de presse

Delphinarium de Beauval: Communiqué de presse
05.06.2026
Saint Aignan
Delphinarium de Beauval: Communiqué de presse
Exploitation pour le spectacle

En autorisant le zoo de Beauval (Loir-et-Cher) à créer un « centre d’études, de recherche scientifique et de sauvegarde pour dauphins », la préfecture vient de franchir une nouvelle étape vers l’ouverture d’un nouveau delphinarium en France. One Voice, qui dénonce de longue date ce projet de captivité maquillé en centre scientifique, refuse ce nouveau cap : reproduction programmée, bassins de béton, transferts à terme vers d’autres parcs et logique d’abord économique, au détriment du bien-être des dauphins.

Le projet n’est pas nouveau et One Voice le combat depuis des mois. Mais avec cette autorisation, il franchit un cap décisif : celui du feu vert administratif, que l’association entend bien contester. Ses avocates se sont immédiatement mises sur l’étude du dossier.

 

Beauval récupèrerait d’un côté les 11 dauphins de Planète Sauvage (Port-Saint-Père), dont le delphinarium est appelé à fermer. De l’autre, 8 des 12 dauphins de Marineland, déjà fermé au public. Selon la dernière annonce de Mathieu Lefèvre, ministre délégué à la transition écologique, les dauphins de Marineland seraient d’abord envoyés en Espagne ; huit d’entre eux reviendraient ensuite en France, à Beauval, une fois l’établissement prêt. Un aller-retour entre la France et l’Espagne, traumatisant pour ces animaux, pour aboutir… à un nouveau delphinarium. 

Un label « recherche et sauvegarde » qui ne tient pas

On n’étudie pas des animaux sauvages en captivité, sinon pour mesurer sur eux les effets de cette captivité. Quant à la « sauvegarde », le grand dauphin (Tursiops truncatus) n’est pas une espèce en danger. L’UICN le classe en « préoccupation mineure ». Ce titre n’a qu’une fonction : satisfaire l’obligation d’un programme de recherche pour être autorisé à détenir des dauphins.

Le zoo adhérera au programme d’élevage européen (EEP) : autrement dit, il fera de la reproduction. Or la reproduction n’est nullement nécessaire au bien-être des dauphins, et aucune littérature scientifique sérieuse ne l’établit, comme le rappelle le Dr Pierre Gallego, vétérinaire et biologiste marin spécialiste des cétacés, dans son analyse du projet.

Les dimensions annoncées – de l’ordre de 10 000 m² de surface aquatique et 30 000 m³ d’eau de mer reconstituée – restent dérisoires pour des animaux qui parcourent librement 50 à 90 km par jour. Conscients d’eux-mêmes, dotés d’une signature vocale propre à chaque individu, les dauphins opèrent des choix en permanence : choisir leurs partenaires, éviter les conflits, plonger, chasser. Aucun bassin ne le permet, et le stress chronique qui en découle nuit gravement à leur santé.

 

Enfin, lors de la concertation, l’établissement a clairement envisagé des transferts de dauphins vers d’autres delphinariums, y compris chinois. A l’exact opposé des sanctuaires.

 

L’eau des bassins devra être traitée en continu. L’autorisation a pourtant été délivrée sans étude environnementale : on peut s’étonner qu’une telle décision soit prise sans évaluer l’impact d’un tel équipement sur le milieu.

La seule issue : de vrais sanctuaires marins

Le calcul est d’abord financier. En captivité, les dauphins se monnayent : spectacles renommés présentations pédagogiques, naissances, transferts d’un zoo à l’autre. Un sanctuaire, lui, ne rapporte rien – pas de représentations, pas de reproduction, pas de revente : un coût, sans retour commercial. 

En validant Beauval, l’État épouse cette logique pécuniaire et fait passer la rentabilité d’une industrie avant le bien-être d’animaux dont il a la responsabilité. Réduits à de simples actifs à monnayer, les dauphins en font les frais. One Voice refuse de s’y plier.

« Il n’y a pas de sanctuaire magique », a déclaré le ministre. C’est faux. À Tarente, le San Paolo Dolphin Refuge, que One Voice a contribué à financer, devrait accueillir ses premiers dauphins dès cet été : la preuve qu’avec de la volonté politique, créer ce type de sanctuaire en Europe est réaliste. Construire un sanctuaire est d’ailleurs plus simple que d’ériger un delphinarium aussi beau soit-il pour les visiteurs… Encore faut-il le courage d’engager cette transition écologique que le ministère éponyme s’emploie méthodiquement à saborder.

« On nous a d’abord vendu un sanctuaire. Puis sont venues la reproduction, puis les exportations, jusqu’en Chine : les masques sont tombés. Étudier et “sauvegarder” en captivité des dauphins qui ne sont même pas une espèce en danger, c’est d’un cynisme absolu. Nous avons stoppé un delphinarium à Beauval en 2016 ; avec les scientifiques et nos partenaires partout en Europe, nous irons cette fois encore jusqu’au bout. » Muriel Arnal, présidente de One Voice

One Voice combattra par tous les moyens la création de ce delphinarium. Si les dauphins devaient être ballottés vers l’Espagne, abandonnés à Valence ou enfermés dans un nouveau delphinarium à Beauval, les Françaises et les Français qui se sont mobilisés pour fermer les delphinariums verraient leur volonté bafouée. Un nouveau delphinarium en France serait une hérésie en 2026. L’association lance une campagne et invite toutes celles et ceux qui aiment les dauphins à se tenir prêts : les sanctuaires marins sont la seule issue acceptable – une issue crédible, à condition de courage politique.

Limitation des tests sur les animaux : Communiqué de presse

Limitation des tests sur les animaux : Communiqué de presse

Limitation des tests sur les animaux : Communiqué de presse
05.06.2026
Europe
Limitation des tests sur les animaux : Communiqué de presse
Expérimentation animale

La Commission européenne souhaite éliminer progressivement le recours aux animaux pour les tests de toxicité. Une avancée scientifique et politique majeure, qui répond à la mobilisation de plus de 1,2 million de citoyens européens. Alors que la France demeure le premier pays de l’Union européenne en matière d’expérimentation animale, One Voice appelle le gouvernement français à traduire sans délai cette ambition en actes.

Membre français de la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale (ECEAE) et de Cruelty Free International, One Voice accueille cette feuille de route comme l’aboutissement d’un long combat. Elle fait directement suite à l’Initiative citoyenne européenne « Save Cruelty Free Cosmetics », qui a réuni plus de 1,2 million de signatures.

Une réalité encore massive en France

À l’échelle de l’Union européenne, environ 500 000 procédures sur des animaux sont réalisées chaque année pour la sécurité chimique. Des poissons, des chiens, des lapins et d’autres animaux y sont gavés de substances toxiques pendant des mois, jusqu’à provoquer douleurs, hémorragies, défaillances d’organes et mort. Un seul test de toxicité pour la reproduction peut mobiliser jusqu’à 2 500 animaux pour une unique substance.

En France, la situation reste préoccupante : selon les dernières statistiques du ministère de la Recherche (données 2023, publiées en 2025), près de 2 millions d’animaux ont été soumis à des expériences, 207 014 de ces utilisations rien que pour des tests réglementaires soit 19,7% du total européen. La France est ainsi le premier pays des 27 depuis de nombreuses années, très loin devant les autres.

Cette persistance contraste avec une opinion publique sans ambiguïté : selon un sondage Ipsos / One Voice, trois Français sur quatre se déclarent défavorables à l’expérimentation animale.

Une feuille de route qui manque encore d’ambition mesurable 

One Voice relève plusieurs avancées concrètes dans cette feuille de route, mais aussi des réserves. Celle-ci ne fixe aucun objectif chiffré de réduction du nombre d’animaux, ni aucun calendrier daté. L’ensemble des actions de la Commission s’arrête à l’horizon 2029, sans vision de moyen et long terme assortie d’échéances. Enfin, aucun financement spécifique n’est prévu : la Commission se contente de recenser les ressources existantes, là où le développement des méthodes alternatives exige un investissement dédié et à la hauteur.

Les demandes de One Voice à la France

Alors que des textes clés comme le règlement REACH sont en cours de révision, l’application de cette feuille de route dépendra largement de la volonté des États membres. One Voice demande ainsi à la France d’élaborer un plan national de sortie de l’expérimentation animale comprenant :

  • Des objectifs chiffrés et un calendrier ambitieux avec des étapes intermédiaires incitatives ;
  • La réorientation conséquente des financements publics vers le développement et la validation des méthodes sans animaux ;
  • La transparence des données françaises sur l’expérimentation animale et le suivi des indicateurs. 

Un tel plan est nécessaire afin de faire de la France un moteur, et non un frein, de cette transition scientifique et éthique et rejoindre des pays déjà engagés comme les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

« Cette feuille de route prouve qu’une science rigoureuse sans souffrance animale n’est plus une utopie : les technologies pour se passer de l’expérimentation animale existent déjà. Si la France en reste l’un des principaux soutiens en Europe, ce n’est pas une fatalité qu’elle subit, c’est un choix délibéré favorisant une filière solidement installée et lucrative, des élevages d’animaux jusqu’aux laboratoires. Il est temps qu’elle cesse de protéger ce système d’un autre âge dont les Français ne veulent plus. » Muriel Arnal, présidente de One Voice. 

 

La détresse de Jumbo: Communiqué de Presse

La détresse de Jumbo: Communiqué de Presse

La détresse de Jumbo: Communiqué de Presse
02.06.2026
Orthez
La détresse de Jumbo: Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Le 29 mai dernier, lors du passage du cirque Zavatta-Muller à Orthez (64), les enquêteurs de One Voice ont filmé l’hippopotame Jumbo en train de se frapper frénétiquement la tête contre la paroi de sa benne. Ce geste répété est un signal de détresse. Détenu depuis près de quarante ans par la famille Muller, Jumbo est désormais attendu à Serres-Castet (64), du 5 au 7 juin. Malgré la maltraitance avérée dont il est victime, et les infractions liées à ses abjectes conditions de détention, rien ne change pour lui.

Depuis des années, One Voice suit Jumbo, hippopotame captif du cirque Zavatta-Muller, et documente ses déplacements semaine après semaine. À chaque étape, le même constat accablant. Les images tournées à Orthez, avant l’arrivée du cirque depuis à Serres-Castet pour des représentations du 5 au 7 juin, en apportent une nouvelle preuve glaçante.

Un geste de détresse que l’on cherche à faire taire

Sur la vidéo, Jumbo, plongé dans la benne qui lui tient lieu de piscine, frappe sa tête contre la paroi métallique, encore et encore. Ce type de comportement répétitif est caractéristique d’un mal-être profond chez un animal privé de tout ce dont il a besoin pour vivre : de l’espace, de l’eau en quantité, des congénères, la liberté de se mouvoir.

En arrière-plan, on entend distinctement le dresseur du cirque lui lancer : « Jumbo, Jumbo, arrête. » Pour One Voice, cette injonction est révélatrice. Ce n’est pas l’inquiétude pour l’animal qui s’exprime, mais la volonté de faire cesser un comportement qui dérange, parce qu’il donne à voir, sans détour, ce que les cirques cherchent à dissimuler : la détresse d’un animal condamné à survivre dans des conditions indignes.

Près de quarante ans dans une benne de tôle

Animal semi-aquatique et grégaire, Jumbo devrait passer jusqu’à seize heures par jour immergé dans l’eau et marcher chaque nuit à la recherche de nourriture. Depuis près de quarante ans, il est maintenu seul, dans une remorque de tôle, sans accès à un bassin adapté. En surpoids sévère, il souffre de douleurs articulaires importantes : des vétérinaires spécialistes de la faune sauvage ont jugé son état de santé extrêmement préoccupant. Et pourtant, il continue d’être déplacé de ville en ville et exhibé au public.

Des condamnations, et pourtant l’impunité

La famille Muller est connue de longue date des autorités. En 2020, le tribunal correctionnel de Valence a condamné Alexandre et Edmond Muller pour « exploitation irrégulière d’un établissement détenant des animaux non domestiques ; placement ou maintien d’un animal dans un environnement cause de souffrance ; utilisation d’un mode de détention inadapté pouvant être cause de souffrance ou de blessure ». Ces faits concernaient directement les conditions de vie imposées à Jumbo.

Une saisie de l’hippopotame avait même été ordonnée avant l’audience. Elle a échoué face à la violence opposée par les circassiens. Et malgré la condamnation, Jumbo est resté entre leurs mains. Depuis, les signalements et les plaintes se succèdent, sans que rien ne change.

Sortir Jumbo de là. Maintenant.

Aucun animal ne devrait passer sa vie dans une remorque. Aucun animal n’a sa place dans un cirque. Alors que le cirque Zavatta-Muller s’apprête à s’installer à Serres-Castet du 5 au 7 juin, One Voice appelle les autorités à diligenter une expertise indépendante et à agir enfin pour Jumbo.

Jumbo n’est pas un numéro. Il n’est pas une attraction. La place de ce vieil hippopotame n’est plus sur les routes, mais dans un refuge. Il est encore temps de l’en sortir.

One Voice invite le grand public à signer sa pétition : Sauvons Jumbo !.