Braconnage de loups: Communiqué de presse

Braconnage de loups: Communiqué de presse

Braconnage de loups: Communiqué de presse
31.07.2026
Hautes-Alpes
Braconnage de loups: Communiqué de presse
Animaux sauvages

Un charnier pour les appâter, des armes à feu, des photographies d’animaux morts : l’Office français de la biodiversité a annoncé le 28 juillet le démantèlement d’un réseau de braconnage dans les Hautes-Alpes. Neuf loups y ont été tués. Trois personnes seront jugées en janvier 2027 et One Voice est partie prenante de la procédure. Dix jours après la mort de Pomme, une semaine après l’adoption de la loi d’urgence agricole, notre association le dit sans détour : ce massacre est le produit d’un climat de haine que l’État entretient.

Tout part d’un signalement, en avril 2025, dans le nord du département. Près d’un an de surveillance plus tard, les perquisitions menées par l’OFB et la gendarmerie mettent au jour un charnier d’animaux, vraisemblablement destiné à appâter les loups, de nombreuses armes à feu et le cadavre d’un loup. Les téléphones saisis contiennent des photographies d’animaux morts. Le 28 juillet, les perquisitions simultanées se soldent par trois gardes à vue et six auditions libres : neuf loups tués illégalement, trois personnes placées sous contrôle judiciaire sous l’autorité du parquet de Gap, une audience correctionnelle en janvier 2027 pour destruction et complicité de destruction d’espèce protégée.

One Voice est partie prenante de la procédure, aux côtés de son avocate, Maître Caroline Lanty. Neuf loups dans un seul département. Et pendant ce temps, 85 autres ont été tués légalement en France depuis janvier, sur un plafond national de 227 — pour une population estimée à 1 082 individus, très loin du seuil de viabilité que les scientifiques situent a minima entre 2 500 et 5 000. Il n’y a pas, d’un côté, des braconniers et, de l’autre, une politique publique : il y a la même curée, dont une part est punie et l’autre financée.

On tue d’abord. On démontre ensuite. Ou jamais.

Le 16 juillet, Pomme était abattue à La Bréole, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Les données de son collier GPS démontrent qu’elle n’était pas responsable du dommage invoqué pour justifier le tir : elle chassait des animaux sauvages et n’avait attaqué aucun troupeau. Le président des Jeunes agriculteurs du département a pourtant affirmé dans la presse qu’elle avait été tuée en flagrant délit. Elle n’avait rien fait. On l’a tuée quand même, et on a menti ensuite.

Partout, c’est le même renversement. Dans le Morbihan, l’OFB dit seulement, pour les moutons tués autour de Ploërmel, que l’hypothèse d’un loup « n’est pas exclue » : sur ce seul mot, on réclame déjà une mort, alors que la prédation attribuée aux loups en Bretagne recule nettement cette année. En Alsace, deux mâles seulement ont été identifiés à Kiffis ; la fédération des chasseurs du Haut-Rhin laisse entendre qu’ils sont plus nombreux et leur impute l’effondrement du gibier, sur ses propres estimations. Deux loups accusés d’avoir vidé les forêts : voilà le niveau du débat.

Sur le plateau de Millevaches, deux louveteaux viennent de naître : Girole et Truffe. Là aussi les attaques reculent — cinq, pour onze animaux, en six mois. Cela n’a rien changé : un documentaire de l’association Carduelis y a été déprogrammé deux fois en quinze mois, dans un lycée de Corrèze puis dans une salle municipale de la Creuse, jusqu’à ce que le tribunal administratif de Limoges donne tort au maire. On ne veut pas seulement tuer les loups. On veut faire taire ceux qui les défendent.

L’article 14 a donné le ton

Le 21 juillet, le Parlement a définitivement adopté la loi d’urgence agricole. Son article 14 répute les troupeaux bovins, équins et asins « non protégeables », remplace l’autorisation préalable de tir de défense par une simple déclaration et autorise les tirs jusque dans les réserves naturelles. Pas une ligne sur la protection des troupeaux. Quand l’État organise lui-même la mise à mort et supprime tout contrôle, de quel droit s’étonne-t-il que d’autres se servent la nuit ?

La cohabitation est nécessaire, mais est-elle souhaitée ? 

Car le système marche à l’envers. Un éleveur est indemnisé dès lors que la responsabilité du loup « n’est pas écartée » — et ce sont ces mêmes constats qui servent ensuite à justifier les tirs. En Corrèze, sur 87 constats réalisés en 2025, 50 ont conclu que la responsabilité du loup n’était « pas écartée » — jamais qu’elle était établie — et 7 dossiers de cause indéterminée ont pourtant été proposés à l’indemnisation « au vu du contexte local de prédation ». Les chiens, eux, tuent des brebis depuis toujours : mais une brebis tuée par un chien n’ouvre aucun droit. Alors on montre le loup du doigt, et c’est lui qui paie de sa vie.

One Voice demande que cette logique soit inversée. Que l’argent public aille à ce qui protège réellement les troupeaux — clôtures, chiens de protection, bergers, regroupement nocturne — et que l’indemnisation soit conditionnée à la mise en œuvre effective de ces mesures, sans dérogation ni exception. Que tuer cesse d’être la réponse la plus simple et la mieux remboursée. Les loups ne demandent rien d’autre qu’on les laisse vivre : cohabiter est possible partout où l’on s’en donne les moyens, et c’est un choix politique, pas une fatalité.

« On veut nous faire croire que les loups sont des monstres, et neuf d’entre eux ont été tués dans l’ombre par ceux qui hurlent le plus fort contre eux. Assez de mensonges : nous ne les croyons pas. Ce que nous voulons, c’est un pays qui accepte enfin de vivre avec eux. Que les politiques cessent d’être à la botte de syndicats qui ont fait de la biodiversité leur ennemie, et que les loups soient enfin laissés tranquilles », déclare Muriel Arnal, présidente de One Voice.

L’association renouvelle son appel aux témoins : quiconque détient des informations sur des loups tués en France peut les lui transmettre. L’anonymat est garanti de façon totale et absolue.

One Voice attaque l’arrêté ESOD : Communiqué de presse

One Voice attaque l’arrêté ESOD : Communiqué de presse

One Voice attaque l’arrêté ESOD : Communiqué de presse
29.07.2026
France
One Voice attaque l’arrêté ESOD : Communiqué de presse
Animaux sauvages

Tous les trois ans, un arrêté du ministère de l’Écologie désigne, département par département, les animaux sauvages catégorisés ESOD — « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » — que les chasseurs et les piégeurs peuvent tuer toute l’année, y compris en dehors des périodes de chasse. Le nouvel arrêté vient de paraître : neuf espèces concernées, quatre-vingt-treize départements, et un classement qui s’élargit même pour trois d’entre elles. One Voice engage un recours devant le Conseil d’Etat.

Renards, fouines, martres des pins, belettes, corneilles noire, pies bavarde, corbeaux freux, étourneaux sansonnet, geais des chênes. Voici la liste des animaux considérés comme ESOD – « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts ». Le ministère de l’Ecologie vient de publier son nouvel arrêté triennal régissant ces ESOD. Celui-ci n’allège rien. 

Les renards sont désormais classés dans trois départements de plus qu’en 2023, les pies bavardes dans cinq de plus, les étourneaux sansonnet dans quatre de plus. D’autres espèces reculent dans le décompte, mais avec des exceptions commune par commune. Au bout du compte, quatre-vingt-treize départements restent concernés.  

L’Etat autorise à tuer les martres, pourtant en déclin en France

C’est le point le plus scandaleux du texte. Les martres des pins restent classées dans quatorze départements Aisne, Ariège, Aube, Cantal, Cher, Corrèze, Creuse, Indre, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Puy-de-Dôme, Pyrénées-Atlantiques, Saône-et-Loire, Haute-Savoie. 

Ces animaux bénéficient d’une protection européenne particulière : on ne peut autoriser à les tuer que si l’on démontre, chiffres en main, que l’espèce se porte bien. En mai 2025, le Conseil d’État avait justement annulé leur classement, faute de données fiables et à jour. Le ministère affirme aujourd’hui disposer de ces données. Mais aucune méthode reconnue ne permet de compter les martres en France — un rapport de l’inspection du ministère de l’Écologie lui-même l’écrivait noir sur blanc en 2024. Et leur biologie invite à la prudence : elles se reproduisent tard, n’ont qu’une portée par an et peu de petits. Au Royaume-Uni, un piégeage intensif a suffi à faire disparaître les populations anglaises. En France, les observations des vingt-quatre dernières années et les chiffres de piégeage des quinze dernières laissent penser que l’espèce décline fortement.

Tuer ces animaux ne fait pas baisser le nombre de dégâts

Le classement ESOD est censé protéger les cultures, les élevages, les propriétés ou la santé publique. Aucune étude ne montre qu’il y parvient. Plusieurs institutions se sont pourtant penchées sur l’utilité de ce classement. 

Une étude du Muséum national d’Histoire naturelle publiée en 2026 conclut que ces mises à mort massives ne réduisent pas les dommages — et qu’elles coûtent plus cher que les dégâts qu’elles sont censées éviter.

L’étude CARELI en apporte la démonstration la plus parlante. Entre avril 2021 et janvier 2025, dans le Doubs, des chercheurs ont comparé des communes où l’on chassait les renards à d’autres où chasse et piégeage avaient été suspendus. Là où l’on a cessé de les tuer, les renards n’ont pas « pullulé » : leurs populations se régulent d’elles-mêmes. Et les attaques sur les poulaillers n’ont pas augmenté. Ce qui protège réellement les volailles, c’est une clôture bien conçue et un abri sécurisé.

L’inspection générale du ministère de l’Écologie (2024) a comparé la France à sept autres pays : aucun n’a fait le même choix, et sa recommandation était explicite — ne pas reconduire cet arrêté, réserver la mise à mort au dernier recours. Le ministère l’a finalement reconduit.

À qui profite le dispositif

Le classement ESOD permet de continuer à tuer des animaux quand la chasse est fermée, et d’étendre la pratique du piégeage. Au total, environ 1,7 million d’animaux sont tués chaque année à ce titre — soit près de 5 millions sur la durée d’un arrêté.

Et les méthodes utilisées sont toutes plus barbares et cruelles. Un piège laisse l’animal se débattre, parfois des heures, quand il ne tue pas directement, dans un dispositif incapable de faire le tri. Un chat, un hérisson, un animal protégé peuvent s’y prendre. Les renards subissent en plus le déterrage : des chiens les acculent au fond de leur terrier, on creuse jusqu’à eux, on les extrait à l’aide de longues pinces, puis on les achève au fusil ou à l’arme blanche. Le nouvel arrêté reconduit ces pratiques.

Pour les fédérations de chasseurs et les associations de piégeurs, c’est un enjeu de loisir derrière leur prétendu acte civique de « régulation ». Ce sont d’ailleurs ces mêmes acteurs qui alimentent le système : les dégâts justifiant le classement sont déclarés par les intéressés, puis compilés par leurs fédérations, sans contrôle indépendant ni expertise scientifique. Un dispositif qui repose sur la parole de ceux qui en bénéficient ne peut pas être considéré comme objectif. 

Ces animaux rendent pourtant des services que l’on oublie : les renards consomment des milliers de rongeurs par an et chaque espèce tient sa place dans les chaînes alimentaires. Les éliminer en masse peut aggraver précisément les problèmes que l’on voulait résoudre.

One Voice dépose un recours devant le Conseil d’État

Face à un poulailler attaqué ou à une culture abîmée, l’État avait le choix. Il a choisi le fusil, le piège et la pince, alors que d’autres solutions existent, qu’elles sont documentées et qu’elles protègent mieux. Il a reconduit le déterrage des renards. Le maintien des martres, dont personne ne sait combien elles sont, ajoute une illégalité à l’injustice — mais le problème n’est pas que cette liste soit mal faite. C’est qu’elle existe. One Voice va déposer un recours devant le Conseil d’État pour obtenir l’annulation de cet arrêté. 

« Les rapports existent, les études existent, la décision du Conseil d’État existe. Le ministère les a tous sous les yeux, et il signe quand même trois années supplémentaires de piégeage et de déterrage. On ne demande pas à l’État de nous croire : on lui demande de démontrer que ces millions de morts servent à quelque chose. Il ne le fait pas, parce qu’il ne peut pas. Nous nous battrons pour que plus aucun animal ne soit considéré comme nuisible. », déclare Muriel Arnal, présidente de One Voice.

Victoire pour les renards : Communiqué de Presse

Victoire pour les renards : Communiqué de Presse

Victoire pour les renards : Communiqué de Presse
29.07.2026
Hauts de Seine
Victoire pour les renards : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Par une ordonnance du 28 juillet 2026, le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a suspendu l’arrêté du préfet des Hauts-de-Seine qui autorisait, jusqu’au 31 août, des battues administratives contre les renards dans le jardin privé d’un particulier. Les quatre renards au moins qui vivent aux alentours de la propriété seront épargnés. Saisi en urgence par One Voice, le juge écarte un à un les prétextes avancés pour les mettre à mort : ni risque sanitaire, ni « dommage important », et des alternatives non létales possibles.

One Voice avait saisi la justice en urgence contre cet arrêté du 15 juin 2026, qui ouvrait deux mois et demi de piégeage et de tirs de nuit dans un jardin privé, sur la seule plainte d’une riveraine et sans qu’aucune mesure alternative n’ait été envisagée. La décision du tribunal reprend les arguments de l’association, point par point.

Aucun risque sanitaire ne justifiait ces mises à mort. L’échinococcose alvéolaire, régulièrement invoquée pour légitimer la destruction des renards, n’est pas présente en Île-de-France. Et réduire les populations de renards ne permet pas d’enrayer cette maladie, au contraire, cela pourrait même favoriser sa propagation. Un constat qui rejoint les conclusions de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), qui estimait déjà dans son rapport de 2023 qu’aucun abattage de renards ne saurait être justifié par des motifs sanitaires.

Restaient les prétendues « nuisances ». Un chat s’était réfugié en haut d’un cèdre : le juge retient que cela ne constitue pas le « dommage important » exigé pour autoriser de telles opérations. Les renards ne tuent pas les chats, malgré ce que veulent faire croire les chasseurs qui tuent et les chats et les renards dès qu’ils en ont l’occasion. Des déjections, des terriers, un chat effrayé : rien qui puisse justifier de tuer une famille de renards.

Le tribunal relève enfin que rien n’empêchait de capturer les renards vivants et de les relâcher dans une zone moins urbanisée. C’est tout l’angle mort de l’arrêté préfectoral : la mort a été accordée sans que la moindre alternative ait été pesée.

Un acharnement national contre les renards

Cette décision intervient dans un contexte d’acharnement généralisé : chaque année en France, au moins 500 000 renards sont tués par tir, piégeage ou déterrage, notamment du fait de leur classement comme « espèce susceptible d’occasionner des dégâts » (ESOD) dans 88 départements, sans fondement scientifique.

Le projet d’arrêté triennal 2026-2029, soumis à consultation publique jusqu’à demain vendredi 30 juillet 2026, prévoit d’étendre ce classement à 91 départements – trois de plus qu’aujourd’hui.

“ Si la femme ayant exigé le piégeage des renards aimait un tant soit peu la nature et les animaux, elle aurait pris le temps de se renseigner et de découvrir que chats et renards cohabitent très bien si on leur laisse un peu de temps. Cette volonté de faire tuer par les moyens les plus cruels, cette haine de la biodiversité, déjà tellement maltraitée notamment par les incendies, la canicule, sont très inquiétantes. Nous serons là partout où il le faudra.” Muriel Arnal, présidente de One Voice.

One Voice restera vigilante. Ce que la justice vient de rappeler pour un jardin des Hauts-de-Seine vaut partout ailleurs : la vie sauvage n’est pas une nuisance, c’est un atout.

 

Victoire pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Victoire pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Victoire pour les blaireaux : Communiqué de Presse
28.07.2026
Indre et Loire
Victoire pour les blaireaux : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Un déterrage des blaireaux ouvert dès le 15 mai et reconduit d’office pendant trois ans : c’est ce que programmait l’arrêté du préfet d’Indre-et-Loire du 30 juin 2026. Saisi par One Voice, l’ASPAS et AVES France, le tribunal administratif d’Orléans l’a suspendu le 22 juillet. Avec un quota fixé à 700 blaireaux par an, ce sont donc 700 vies sauvées cette année.

La vénerie sous terre, ou déterrage, est l’une des pratiques de chasse les plus barbares qui soient : des heures de terreur au fond du terrier, acculés par les chiens, avant d’être arrachés à la pince et mis à mort. Et cette pratique ne fait pas le tri. Au printemps, les blaireautins sont encore au terrier : ils peuvent être blessés par les chiens, tués directement, ou condamnés à mourir de faim après le massacre des adultes dont ils dépendent.

Un “plan de gestion” en trompe-l’œil

Le scandale est double. Sur le calendrier, d’abord : ouvrir le déterrage dès le 15 mai, c’est frapper les familles de blaireaux au pire moment. Sur la méthode, ensuite : sous couvert d’un « plan de gestion » censé favoriser les mesures alternatives, la préfecture verrouillait en réalité trois années consécutives de déterrage précoce.

Le juge a suivi une jurisprudence désormais constante et validé les arguments des associations : la loi interdit de tuer les petits, et un petit, pour la science comme pour les tribunaux, c’est un blaireau de moins d’un an, qui ne s’émancipe des adultes qu’à l’automne — pas un jeune tout juste sevré. L’abattage de blaireautins pendant ces périodes complémentaires est connu et représente une part importante des animaux tués. Et pour une espèce à la reproduction limitée et à la mortalité juvénile importante, tuer les jeunes, c’est menacer la conservation même de l’espèce.

Après la Marne, le Finistère, l’Ille-et-Vilaine, l’Aisne, la Haute-Marne, le Cher et l’Eure-et-Loir, c’est une nouvelle victoire pour les trois associations, représentées par le cabinet Géo-Avocats. Département après département, la justice donne tort aux préfets qui sacrifient les blaireaux pour un loisir.

Et le combat se poursuit : après une audience qui s’est tenue ce mardi 28 juillet au matin devant le tribunal administratif de Rennes pour les blaireaux du Morbihan, une autre est prévue lundi 3 août à 11 h 30 pour ceux de l’Orne, eux aussi visés par un arrêté de déterrage estival. Partout, One Voice, opposée à la chasse sous toutes ses formes, se battra jusqu’à l’abolition définitive de cette pratique d’une cruauté sans nom.

Une audience pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Une audience pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Une audience pour les blaireaux : Communiqué de Presse
28.07.2026
Orne
Une audience pour les blaireaux : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Depuis le 18 juillet, les blaireaux de l’Orne peuvent être traqués jusqu’au fond de leur terrier, en pleine période d’élevage des jeunes. One Voice, l’ASPAS, AVES France et FNE Normandie demandent au tribunal administratif de Caen de suspendre l’arrêté préfectoral qui autorise ce déterrage jusqu’au 14 septembre 2026. L’audience se tiendra le lundi 3 août à 11 h 30.

La vénerie sous terre, ou déterrage, est l’une des pratiques de chasse les plus barbares qui soient : des heures de terreur au fond du terrier, acculés par les chiens, avant d’être arrachés à la pince et mis à mort. Et en plein été, cette pratique non sélective frappe aussi les blaireautins. Encore dépendants des adultes jusqu’à l’automne, ils sont tués au terrier — ou condamnés à mourir de faim quand leurs parents ont été abattus. C’est l’argument central de nos associations : la loi interdit de tuer les petits, et la justice l’a rappelé aux préfets, décision après décision.

Quant au quota de 200 blaireaux affiché par la préfecture, il ne limite rien, puisque les années précédentes, c’est 300 blaireaux qui avaient été tués en moyenne, sur une période beaucoup plus étendue. Le prétendu plafond n’est donc pas vraiment restrictif.

Ces dernières semaines, la justice a déjà suspendu le déterrage estival dans la Marne, le Finistère, l’Ille-et-Vilaine, l’Aisne, en Haute-Marne, dans le Cher, en Eure-et-Loir et en Indre-et-Loire. Les quatre associations, représentées par le cabinet Géo-Avocats, demandent que les blaireaux de l’Orne bénéficient à leur tour de cette protection.

Opposée à la chasse sous toutes ses formes, One Voice se battra jusqu’à l’abolition définitive de cette pratique d’une cruauté sans nom.

Rassemblement contre Beauval : Communiqué de Presse

Rassemblement contre Beauval : Communiqué de Presse

Rassemblement contre Beauval : Communiqué de Presse
29.07.2026
Saint Aignan
Rassemblement contre Beauval : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

À l’appel de One Voice, un rassemblement est organisé samedi 1er août 2026 à Saint-Aignan (Loir-et-Cher) pour dire non au delphinarium du zoo de Beauval. Autorisé par la préfecture sous l’appellation de « centre d’études, de recherche scientifique et de sauvegarde pour dauphins », le projet prévoit bassins et reproduction des animaux. Alors que huit dauphins de Marineland viennent d’être expédiés en Espagne en attendant Beauval, One Voice a déposé un recours contre l’arrêté préfectoral, un autre contre le permis de construire et prépare un recours contre l’arrêté ministériel

Un bassin. Des murs. Des dauphins captifs. De la reproduction. Des transferts possibles vers d’autres delphinariums. Derrière le vocabulaire scientifique, les faits sont clairs. La loi du 30 novembre 2021 contre la maltraitance animale devait mettre fin à la captivité des cétacés en France. Cinq ans plus tard, alors que les delphinariums ferment partout en Europe, notre pays s’apprête à en ouvrir un nouveau.

Le zoo de Beauval parle d’un « centre d’études, de recherche scientifique et de sauvegarde ». On n’étudie pas des animaux sauvages enfermés, dénaturés, privés de leur milieu — sinon pour mesurer sur eux les ravages de la captivité… Quant à la sauvegarde, le grand dauphin n’est pas une espèce en danger : l’UICN le classe en « préoccupation mineure ». Les dauphins nés ou maintenus en captivité ne sont pas « sauvés » : ils sont condamnés à une vie derrière des parois de béton. Le titre de centre de recherche n’a en réalité qu’une fonction : satisfaire l’obligation d’un programme scientifique pour être autorisé à détenir des dauphins.

Des familles brisées, des naissances programmées

Dans la nuit du 22 au 23 juillet, huit des douze dauphins de Marineland ont été chargés puis expédiés vers l’Espagne. Lua a été arrachée à sa mère, à sa grand-mère et à sa meilleure amie. Ces animaux ont vocation à rejoindre Beauval une fois l’établissement prêt : un aller-retour traumatisant pour aboutir… à un nouveau delphinarium. Le zoo adhérera par ailleurs au programme d’élevage européen (EEP) : il fera donc naître de nouvelles victimes de l’industrie de la captivité. Or aucune littérature scientifique sérieuse n’établit que la reproduction serait nécessaire au bien-être des dauphins privés de tout entre les murs.

Un feu vert donné sans mesurer les impacts

Bétonner. Traiter en continu l’eau des bassins. Déverser cette eau. L’autorisation a pourtant été délivrée sans étude environnementale. Qu’une telle décision soit prise sans évaluer l’impact de l’équipement sur le milieu, et qu’elle porte l’aval du ministère de la transition écologique, en dit long sur la valeur accordée aux engagements pris en 2021.

One Voice attaque, et ne lâchera rien

One Voice a participé à de nombreuses réunions de concertation. On lui a d’abord présenté un sanctuaire, une solution temporaire. Puis sont venues la reproduction, l’adhésion au programme d’élevage européen, les transferts possibles. Les masques sont tombés. Les avocates de l’association ont étudié les arrêtés et le permis de construire afin de les attaquer. En 2016, Beauval avait déjà tenté d’ouvrir un delphinarium : One Voice l’avait stoppé. L’association ira cette fois encore jusqu’au bout. Le rassemblement du 1er août ouvre une campagne qui ne fait que commencer.

« La loi de 2021 promettait la fin de la captivité des cétacés. Cinq ans après, on nous vend un delphinarium sous couvert de science, avec la reproduction écrite noir sur blanc dans l’arrêté. Nous avons stoppé Beauval en 2016, nous le stopperons à nouveau. Le 1er août, nous serons à Saint-Aignan pour rappeler qu’il n’existe qu’une issue acceptable pour ces dauphins : de véritables sanctuaires marins. » Muriel Arnal, présidente de One Voice.

INFORMATIONS PRATIQUES

Date : samedi 1er août 2026

Horaire : de 10 h à 12 h

Lieu : devant l’office de tourisme et le zoo, à Saint-Aignan (Loir-et-Cher)

Événement : facebook.com/events/1542510304175446

Pétition : « Non à un nouveau delphinarium à Beauval ! »

Blaireaux sauvés dans l’Aisne : Communiqué de Presse

Blaireaux sauvés dans l’Aisne : Communiqué de Presse

Blaireaux sauvés dans l’Aisne : Communiqué de Presse
24.07.2026
Aisne
Blaireaux sauvés dans l’Aisne : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Saisi par One Voice, l’ASPAS et AVES France, le tribunal administratif d’Amiens a suspendu l’arrêté préfectoral autorisant dans l’Aisne une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du 15 juin au 13 septembre 2026. Le déterrage cesse immédiatement dans le département : des blaireaux, et parmi eux de nombreux jeunes encore dépendants de leurs parents, échappent à une mort violente.

La vénerie sous terre consiste à acculer les blaireaux au fond de leur terrier à l’aide de chiens, pendant des heures, avant de les extraire avec des pinces et de les tuer. Ouverte en plein été, la période complémentaire condamnait aussi les blaireautins, qui ne s’émancipent qu’à l’automne.

Le juge a retenu les deux conditions exigées pour une suspension : l’urgence et le doute sérieux sur la légalité de l’arrêté. Urgence, d’abord, car les effectifs de blaireaux dans le département sont inconnus. Doute sérieux, ensuite, puisqu’il est interdit de tuer les petits des blaireaux. 

Cette suspension, obtenue avec le concours du cabinet Géo-Avocats, complète une série de décisions favorables dans d’autres départements : les tribunaux administratifs viennent également de suspendre des arrêtés équivalents pris en Haute-Marne, dans le Cher ou encore en Ille et Vilaine.

Opposée à la chasse sous toutes ses formes, One Voice rappelle que la vénerie sous terre en est l’une des pratiques les plus cruelles : un supplice de plusieurs heures, infligé pour le loisir, à une espèce à la reproduction lente dont rien ne justifie la persécution. L’association poursuivra son action, département par département, jusqu’à l’interdiction de cette pratique.

Victoire pour les blaireaux: Communiqué de Presse

Victoire pour les blaireaux: Communiqué de Presse

Victoire pour les blaireaux: Communiqué de Presse
24.07.2026
Eure et Loir
Victoire pour les blaireaux: Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Ils étaient condamnés d’avance : 250 blaireaux, promis aux pinces et aux chiens sur et aux abords de toutes les exploitations agricoles du département, du 15 juin au 14 septembre. Saisie par One Voice, l’ASPAS et AVES France, la justice en a décidé autrement : le 16 juillet dernier, le tribunal administratif d’Orléans a suspendu l’arrêté du préfet d’Eure-et-Loir. Le déterrage s’arrête immédiatement, et avec lui le massacre programmé de familles entières en plein été.

La vénerie sous terre, ou déterrage, est l’une des pratiques de chasse les plus barbares qui soient : des heures de terreur au fond du terrier, acculés par les chiens, avant d’être arrachés à la pince et mis à mort. En plein été, ce sont aussi les blaireautins qui paient le prix fort. Encore dépendants de leur mère jusqu’à l’automne, ils sont tués au terrier — ou condamnés à mourir de faim quand les adultes ont été abattus.

C’est précisément ce que la justice vient de rappeler : la loi interdit de tuer les petits de mammifères chassables, y compris les petits sevrés mais ne pouvant encore survivre sans leur mère. Après l’Aisne, la Haute-Marne, le Cher et l’Ille-et-Vilaine, c’est une nouvelle victoire pour les trois associations, représentées par le cabinet Géo-Avocats. Département après département, la justice donne tort aux préfets qui sacrifient les blaireaux pour un loisir.

Et le combat continue. Le 21 juillet, les associations étaient de nouveau au tribunal d’Orléans contre un arrêté qui programme le déterrage en Indre-et-Loire trois années de suite, dès le 15 mai ; puis à Rennes contre les battues administratives visant les blaireaux dans le Finistère. Le 28 juillet, elles plaideront de nouveau à Rennes pour les blaireaux du Morbihan, menacés tout l’été.

Opposée à la chasse sous toutes ses formes, One Voice le martèle : rien ne justifie de martyriser pendant des heures une espèce paisible et fragile. L’association se battra jusqu’à l’interdiction définitive du déterrage.

Nouvelle audience pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Nouvelle audience pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Nouvelle audience pour les blaireaux : Communiqué de Presse
24.07.2026
Morbihan
Nouvelle audience pour les blaireaux : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Depuis le 15 juin, les blaireaux du Morbihan peuvent être traqués jusqu’au fond de leur terrier, en pleine période où les petits restent encore dépendants de leur mère. One Voice, l’ASPAS, AVES et la LPO-Bretagne demandent au tribunal administratif de Rennes de suspendre l’arrêté préfectoral qui autorise ce déterrage jusqu’au 14 septembre 2026. L’audience se tiendra le mardi 28 juillet au tribunal administratif de Rennes, à 10h.

La vénerie sous terre, ou déterrage, est l’une des pratiques de chasse les plus barbares qui soient : des heures de terreur au fond du terrier, acculés par les chiens, avant d’être arrachés à la pince et mis à mort. En plein été, ce sont aussi les blaireautins qui paient le prix fort. Encore dépendants de leur mère jusqu’à l’automne, ils sont tués au terrier — ou condamnés à mourir de faim quand les adultes ont été abattus.

Pour justifier son arrêté, la préfecture du Morbihan ose un raisonnement aussi commode qu’absurde : un blaireautin serait « adulte » dès lors qu’il est sevré. C’est ignorer la science — un jeune sevré reste incapable de survivre seul pendant des mois — et c’est ignorer la justice elle-même, qui a déjà tranché : la cour administrative d’appel de Bordeaux et de nombreux tribunaux ont jugé qu’un petit est un animal qui dépend encore de sa mère, et que la loi interdit de le tuer. Point final.

Les décisions s’enchaînent d’ailleurs dans le même sens : ces dernières semaines, la justice a suspendu le déterrage dans l’Aisne, en Haute-Marne, dans le Cher et en Eure-et-Loir. Chaque jour d’audience gagné, ce sont des vies sauvées. Les quatre associations, représentées par le cabinet Géo-Avocats, demandent que les blaireaux du Morbihan bénéficient à leur tour de cette protection.

One Voice se battra jusqu’à l’interdiction définitive du déterrage.

Loi anti-loups : le permis de tuer est voté

Loi anti-loups : le permis de tuer est voté

Loi anti-loups : le permis de tuer est voté
24.07.2026
France
Loi anti-loups : le permis de tuer est voté
Animaux sauvages

Tuer les loups le jour. Tuer les loups la nuit grâce à des lunettes à vision thermique. Tuer les loups jusque dans les parcs nationaux et les réserves naturelles. Tuer les loups coûte que coûte et renoncer à protéger les troupeaux.
Adopté le 21 juillet, l’article 14 de la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricole entend orchestrer la disparition des loups. Nous ne les laisserons pas faire.

En Corrèze, Truffe et Girolle, les louveteaux de Milo et Mina grandissent dans la peur des traques. En février, dans le Cantal, un loup tombe sous les balles. En avril, en Haute-Marne, l’un des jeunes d’Aria et Charlie perd la vie dans une battue. Pomme, la louve prise dans un piège en Seine-Maritime et que nous avions sauvé, est abattue cet été dans les Alpes… Qu’ils vivent seuls, en couple ou en meute, partout en France, les loups sont traqués sans répit : une situation reconnue par l’administration elle-même.
Présentés comme une menace permanente pour les troupeaux, responsables de la crise agricole, les loups servent de boucs émissaires, alors que les faits racontent une autre histoire.

Permis de tuer

Pourtant, aujourd’hui, les lobbies de l’élevage et de la chasse viennent d’obtenir un élargissement sans précédent pour les abattre. L’article 14 voté ce 21 juillet légalise cette guerre déjà bien réelle sur le terrain et vise un peuple persécuté, dont le niveau de protection a déjà été abaissé à l’échelle européenne, passant de « strictement protégée » à « protégée » en 2024. Avec ce nouveau texte, la protection devient l’exception, l’abattage la règle via plusieurs mesures dévastatrices, comme :

Ø  La possibilité de tuer des loups jusque dans les parcs nationaux et les réserves naturelles.

Ø  La possibilité de faire feu à l’aide de lunettes thermiques, impliquant de tirer la nuit.

Ø  Le report des quotas non consommés sur l’année civile suivante.

 

Une loi qui repose sur la haine et le mensonge

Cette loi repose d’abord sur la haine. Celle des amoureux de la gâchette qui ne voient dans les animaux que des cibles à abattre ou des nuisibles à éliminer. Au-delà de l’article 14 qui vise les loups, l’article 15, lui, facilite en plus le piégeage des renards, des blaireaux et de tous les autres. Une pratique qui, faut-il le rappeler, ne fait aucune différence entre les animaux, qu’ils soient familiers, sauvages ou protégés.

Mais cette loi se base aussi sur un mensonge. Derrière l’image du berger vivant en harmonie avec la nature, le pastoralisme entraîne une dégradation réelle de l’environnement, entre érosions des sols, dégradation de la qualité des cours d’eau, raréfaction des forêts… Dans le même temps, les loups n’ont jamais été autant tirés alors que les attaques sur des animaux destinés à l’abattoir continuent de diminuer. Le rapport parlementaire sur le pastoralisme l’établit sans aucun doute possible : les pertes représentent moins de 0,15 % du cheptel ovin.


Une politique de la terreur insensée

Si la crise agricole est réelle, tuer davantage de loups ne résoudra rien. Cette politique de la terreur ne fait que désorganiser les meutes et peut même contribuer à augmenter les attaques, puisque des jeunes en plein apprentissage se retrouvent livrés à eux-mêmes, sans le soutien de leurs aînés. Les études scientifiques le montrent : l’abattage ne constitue pas une solution durable. Nécessaires aux écosystèmes, les loups sont des êtres sensibles et intelligents qui ont toute leur place dans nos montagnes.

Pour Truffe, Girolle et leurs parents. En mémoire de Pomme. Pour les loups qui vivent encore libres, One Voice ne cédera rien. Face à la loi des fusils, nous continuerons à défendre celle du vivant. Signez et partagez notre pétition.