Mobilisation pour des cirques sans animaux : Communiqué de Presse

Mobilisation pour des cirques sans animaux : Communiqué de Presse

Mobilisation pour des cirques sans animaux : Communiqué de Presse
15.07.2026
France
Mobilisation pour des cirques sans animaux : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Les 17, 18 et 25 juillet 2026, One Voice organise dans douze villes de France une large mobilisation pour demander la fin de l’exploitation de tous les animaux dans les cirques. Stands d’information, happenings et tractages inviteront le public à ouvrir les yeux sur la réalité de la vie sous les chapiteaux — et sur les insuffisances de la loi de 2021.

Maintien dans des camions, enfermement en cage ou à l’attache, séparation forcée des petits d’avec leur mère, exposition permanente au bruit, à la lumière et au stress : les conditions de détention dans les cirques ne répondent en rien aux besoins des animaux. Le dressage repose sur la soumission, obtenue par la peur, la violence ou la faim. Qu’ils soient sauvages ou « domestiques », la vie des animaux captifs exploités pour le divertissement n’est que souffrance physique et psychologique. Les témoignages décrivant des animaux détenus dans un état misérable ne cessent de parvenir à l’association, dont les enquêtes et les images en sont aussi le reflet.

Depuis 2021, l’État promet des cirques sans animaux sauvages d’ici à 2028. Mais seule l’itinérance est visée par cette réforme : le gouvernement encourage les dresseurs à se sédentariser pour garder les animaux en cage, en leur promettant des milliers d’euros d’argent public — argent qui devrait servir à la création de sanctuaires pour accueillir les 600 animaux sauvages – dont près 400 fauves – (chiffres du ministère de l’écologie) encore enfermés dans les cirques. Cette loi ne concerne par ailleurs ni le trafic, ni le dressage, ni les animaux dits domestiques, tels que les chevaux, les chameaux ou les dromadaires. Et malgré l’interdiction de la reproduction des animaux sauvages depuis 2023, des petits – dont des lionceaux – continuent de naître sous les chapiteaux, dans une impunité qui interroge.

Face à cette loi vide de sens, One Voice, qui se bat depuis plus de 25 ans pour tous les animaux victimes du divertissement, appelle à la mobilisation. Rendez-vous dans les villes suivantes :

Vendredi 17 juillet

  • Fréjus (83) — de 19 h à 21 h, boulevard de la Libération, rond-point des Sablettes : stand d’information, happening et tractage

Samedi 18 juillet

  • Annecy (74) — de 14 h à 16 h, place de la Mairie : stand d’information, happening et tractage
  • Bar-le-Duc (55) — de 10 h à 12 h, rue du Four : stand d’information, happening et tractage
  • Lille (59) — de 17 h à 19 h, lieu de rendez-vous à confirmer : stand d’information et tractage
  • Marseille (13) — de 15 h à 17 h, ombrière du Vieux-Port : stand d’information, happening et tractage
  • Metz (57) — de 10 h à 18 h, Les Frigos, dans le cadre du Festival Veggie : stand d’information
  • Montpellier (34) — de 17 h à 19 h, parc de la Comédie : stand d’information, happening et tractage
  • Nice (06) — de 18 h à 20 h, quai des États-Unis : stand d’information, happening et tractage
  • Périgueux (24) — de 10 h 30 à 12 h 30, 23, rue Taillefer : stand d’information et tractage

Samedi 25 juillet

  • Limoges (87) — de 10 h 30 à 12 h, place de l’église des Lions : stand d’information, happening et tractage
  • Toulouse (31) — de 10 h 30 à 13 h 30, square Charles-de-Gaulle : stand d’information, happening et tractage
  • La Rochelle (17) – date ???? – de 14h30 à 17h – Place des petits bancs : stand, happening, tractage

 

En savoir plus sur le combat de One Voice : https://one-voice.fr/nos-combats/cirque/

Notre pétition : https://one-voice.fr/petition/stop-aux-animaux-dans-les-cirques/

Effarouchement des ours : Communiqué de Presse

Effarouchement des ours : Communiqué de Presse

Effarouchement des ours : Communiqué de Presse
15.07.2026
Pyrénées
Effarouchement des ours : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Par un arrêté publié au Journal officiel le 14 juillet, les ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique élargissent l’effarouchement dit « renforcé » des ours bruns dans les Pyrénées : les tirs à effet sonore pourront désormais être réalisés par les éleveurs, les bergers et les gestionnaires d’estives eux-mêmes, et non plus seulement par les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB). One Voice dépose ce mercredi 15 juillet un recours devant le Conseil d’État.

Des « effarouchements renforcés », ce sont des tirs de cartouches à double détonation tirées au fusil — dirigés sur les ours pour les terroriser et les faire fuir. Ces opérations se déroulent de nuit et peuvent se répéter plusieurs nuits de suite sur une même estive. Imaginons ces ours : dans le noir, des déflagrations qui claquent, une fuite affolée à travers la montagne.

Jusqu’à présent, seuls des agents de l’OFB, formés et encadrés, pouvaient procéder à ces tirs de nuit destinés à faire fuir les ours à l’approche des troupeaux. Avec ce nouvel arrêté, les éleveurs, les membres de groupements pastoraux, les gestionnaires d’estives, les bergers et les lieutenants de louveterie (chasseurs) pourront tirer eux-mêmes, munis d’un simple permis de chasser et après une formation assurée par l’OFB. Le texte les autorise aussi à faire usage de bombes au poivre (lacrymogènes) contre les ours jugés « menaçants ».

Pour One Voice, cet élargissement de l’effarouchement franchit une ligne rouge. Des tirs effectués de nuit, en montagne, par des personnes directement intéressées à la persécution des ours, avec un simple compte rendu à transmettre dans les 72 heures : les garde-fous s’amenuisent autour d’une espèce protégée, dont la conservation est une obligation légale.

Ces tirs sont loin d’être anodins. Ils peuvent perturber les femelles accompagnées de leurs petits et particulièrement sensibles au dérangement, avec un risque de stress, de fuite désordonnée ou de séparation accidentelle. Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a lui-même signalé le risque de dommages auditifs causés aux ours par ces tirs. Surtout, aucun protocole scientifique clair n’a permis d’établir l’efficacité de l’effarouchement à long terme, quand les études disponibles convergent vers les techniques d’élevage adaptées — clôtures électriques, présence humaine, mesures de protection des troupeaux — comme solutions les plus efficaces.

« Quel cynisme de publier discrètement ce texte un jour férié, en pleine canicule, au milieu des incendies, de la part d’un ministère dont la mission serait de protéger ce qu’il reste de biodiversité et de nature s’il n’était pas devenu le vassal de l’agriculture intensive… Il ne reste plus que nos voix, notre vigilance et la robe des avocats pour protéger la nature et les animaux face aux armes. », déclare Muriel Arnal, présidente de One Voice.

Représentée par le cabinet Gossement Avocats, One Voice dépose ce mercredi 15 juillet 2026 un recours devant le Conseil d’État pour obtenir l’annulation de cet arrêté. Pour One Voice, une seule voie est viable et doit être pleinement mise en œuvre : la cohabitation, qui passe par une meilleure sensibilisation du grand public et une réelle volonté de protéger ce qu’il reste de nature dans les Pyrénées.

Cou de l’oie sans dépouilles

Cou de l’oie sans dépouilles

Cou de l’oie sans dépouilles
08.07.2026
Arfeuilles
Cou de l’oie sans dépouilles
Autre campagne de l’association (ou multiples)

La mairie d’Arfeuilles (Allier) annonce que le « cou de l’oie » de la fête patronale du 15 août ne pourra se tenir qu’avec une oie factice. Aucun animal ne sera tué, suspendu ni frappé. One Voice salue cette décision et demande à toutes les communes où subsistent encore ces pratiques de faire de même : la fête, oui ; l’initiation à la barbarie, non.

L’an dernier, l’édition 2025 avait été annulée à l’avant-veille de l’événement, à la suite du signalement de One Voice auprès de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) de l’Allier. Un an après, suite à un nouveau courrier au maire de notre association et une mobilisation de la population, la municipalité d’Arfeuilles a tranché

Se référant à la loi luttant contre la maltraitance animale, le maire et l’ensemble des conseillers municipaux l’écrivent noir sur blanc : « la manifestation du cou de l’oie est autorisée sous réserve que l’oie soit factice. »

La municipalité souligne elle-même que cette décision assure « la pérennité » de sa fête. Une tradition peut évoluer sans disparaître. Le rassemblement, la fête, la transmission demeurent ; seule la violence s’en va. Nul besoin de suspendre le cadavre d’une oie, d’une poule ou d’un lapin ! Une pratique illégale, qui subsiste encore dans une poignée de communes

Les autorités l’ont rappelé dès 2025 : la mise à mort d’un animal sans nécessité est un délit, l’abattage hors d’un abattoir est interdit, et les corps d’animaux ne peuvent servir de support à un divertissement. Pourtant, ces jeux d’un autre temps perdurent, comme par exemple :

  • à Saint-Bonnet-près-Riom (Puy-de-Dôme), où l’enquête de One Voice avait révélé en 2023 des images d’une grande violence, le « cou de l’oie » s’est encore tenu en 2025 avec l’appui des chasseurs, et devrait se répéter en septembre ;
  • à Brindas (Rhône), un « tir à l’oie » utilisant la dépouille d’une oie est annoncé lors des festivités de la fin août ;
  • à Vanosc (Ardèche) et à Biriatou (Pyrénées-Atlantiques), des « courses à l’oie » se perpétuent.

One Voice s’adresse aujourd’hui directement aux maires et aux comités des fêtes de ces communes : Arfeuilles vient de prouver que le remplacement des animaux par des leurres est possible, simple et immédiat. L’association demande que chacune de ces animations soit, dès cette année, organisée sans aucun animal, mort ou vivant. Et que la question des conséquences de l’initiation d’adolescents à la violence perpétrée sur des animaux soit enfin posée. 

One Voice invite le public à signer la pétition « Stop au jeu du cou de l’oie », qui réclame l’interdiction de cette pratique sur l’ensemble du territoire : https://one-voice.fr/petition/stop-au-jeu-du-cou-de-loie/

Victoire pour les blaireaux en Ile et Vilaine : Communiqué de Presse

Victoire pour les blaireaux en Ile et Vilaine : Communiqué de Presse

Victoire pour les blaireaux en Ile et Vilaine : Communiqué de Presse
10.07.2026
Ile et Vilaine
Victoire pour les blaireaux en Ile et Vilaine : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Par une ordonnance du 9 juillet 2026, le juge des référés du tribunal administratif de Rennes a suspendu en urgence la période complémentaire de vénerie sous terre qui autorisait la chasse des blaireaux en Ille-et-Vilaine du 1er juin à l’ouverture générale de la chasse, le 14 septembre. Une décision obtenue par One Voice, AVES France, l’ASPAS et la LPO Bretagne, représentées par le cabinet Géo-Avocats.

Saisi par les quatre associations, le juge des référés a suspendu l’arrêté préfectoral qui prolongeait le déterrage des blaireaux en plein cœur de l’été, au moment précis où les jeunes de l’année sont les plus vulnérables. Comme il l’avait fait le 10 juin dernier pour le département du Finistère, le tribunal administratif de Rennes a confirmé sa position sur un point de droit essentiel : la définition des « petits » des mammifères, qu’il est interdit de tuer.

Reprenant la définition donnée par la cour administrative d’appel de Bordeaux, le juge estime qu’il y a lieu d’entendre par « petits de tous mammifères » le jeune animal qui n’a pas atteint son autonomie, c’est-à-dire qui est incapable de survivre seul, sans dépendre de sa mère. Cet état ne saurait être assimilé à la seule période de sevrage, comme le soutiennent régulièrement les chasseurs.

Le juge rappelle ainsi que cette pratique non sélective peut conduire à tuer illégalement des blaireautins encore dépendants des adultes, pour le simple plaisir des chasseurs.

Car derrière les mots « vénerie sous terre » ou « déterrage », il y a une réalité insoutenable : des blaireaux traqués jusque dans leurs terriers, acculés pendant des heures, mordus par les chiens, arrachés à leur refuge… puis tués. Une pratique abjecte, violente, d’un autre siècle.

Après le Finistère, la Haute-Marne et le Cher, cette nouvelle suspension consolide une jurisprudence claire en faveur des blaireaux. One Voice et ses partenaires continueront à se battre pour mettre fin au déterrage, partout où il est encore autorisé.

27 430 animaux condamnés : One Voice met à mal l’opacité des labos

27 430 animaux condamnés : One Voice met à mal l’opacité des labos

27 430 animaux condamnés : One Voice met à mal l’opacité des labos
09.07.2026
France
27 430 animaux condamnés : One Voice met à mal l’opacité des labos
Expérimentation animale

Pendant des années, un simple avis laconique émis par les comités d’éthique suffisait à infliger des souffrances indicibles aux animaux destinés aux laboratoires. La Cour administrative d’appel de Paris vient de leur adresser un sérieux rappel à l’ordre. Grâce à notre combat, les comités d’éthique ne pourront plus se contenter de quelques formules vagues pour autoriser l’inacceptable. Une victoire historique en faveur de la transparence et des animaux.

En 2022, notre équipe découvrait un projet expérimental vertigineux. Pour tester de futurs traitements contre l’épilepsie, il annonçait l’utilisation de 27 430 rongeurs : 8 700 souris, 17 730 rats et 1 000 gerbilles de Mongolie. Autant d’animaux sensibles, sociaux, capables de ressentir des émotions complexes comme la peur, le stress ou le plaisir. Des animaux dont le sort est encadré par la réglementation européenne et le principe des 3 R, mais destinés pour 26 040 d’entre eux à subir des procédures classées « sévères ». En clair : des semaines de douleurs et d’angoisses soigneusement planifiées et sans autre issue que la mort.

Diverses méthodes, toutes basées sur la souffrance

Le protocole répartissait les animaux en dix groupes. Pour déclencher les convulsions, les méthodes variaient. Certains recevaient des substances puis des chocs électriques sur la cornée, dans les oreilles ou directement dans le cerveau. D’autres enduraient des injections de produits, d’autres encore subissaient une opération pour leur implanter des électrodes dans le cerveau. Certains d’entre eux ont été conditionnés à entrer en crise dès la première stimulation électrique. Deux fois par jour, cinq jours par semaine pendant deux semaines, ils étaient électrocutés pour rendre leur cerveau plus sensible aux stimulations, jusqu’à déclencher une crise à la première décharge avant de recevoir les substances.

Quel que soit leur groupe, leur destin était scellé. L’animal entrait en épilepsie et était euthanasié immédiatement à la fin du test. S’il survivait, il intégrait d’autres expériences. Aucun de ces 27 430 animaux n’en a réchappé, ils ont tous été tués.

Des mois de combat pour de simples documents

Ces atrocités auraient dû rester cachées. Nous avons refusé cet état de fait. Pour obtenir les documents d’autorisation et les avis d’évaluation, pourtant publics, un combat de plusieurs mois a été nécessaire et nous avons dû saisir la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA). Son analyse a confirmé ce que nous pressentions : aucune démonstration sérieuse ne justifiait l’expérimentation de plus de 27 000 animaux. Le dossier mentionnait même des méthodes alternatives comme les cultures de neurones et l’étude d’échantillons de cerveau. Elles ont été balayées par une sentence péremptoire sans plus d’arguments. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a validé sans exiger davantage de justifications, prenant pour argent comptant les déclarations du laboratoire. Cette autorisation, nous l’avons contestée devant la justice.

Une victoire qui change la donne

Le 3 juillet 2026, la Cour administrative d’appel de Paris nous a donné raison. Son verdict est limpide et rappelle une évidence : quand il s’agit d’infliger de telles tortures à des êtres sensibles, les comités d’éthique ne peuvent se contenter de généralités. La balance entre souffrances imposées et «bénéfices» attendus doit être clairement étudiée, l’absence d’alternative vérifiée et le nombre d’animaux justifié.

Or, pendant trop longtemps, les comités d’éthique ont fonctionné comme de simples chambres d’enregistrement. Presque aucun projet n’est rejeté et la France demeure le premier expérimentateur d’animaux en Europe, alors que la réglementation européenne évolue et demande à ses États membres d’élaborer une stratégie pour sortir de l’expérimentation animale.

Désormais, les autorisations accordées aux laboratoires devront être solidement motivées. Les souffrances des animaux ne pourront plus être dissimulées derrière quelques cases cochées à la hâte. Cette victoire nous offre un outil juridique puissant. Elle acte le recul de l’impunité et de l’omerta. Et ouvre enfin une brèche pour tous les animaux victimes des tests et des protocoles.

 

 

Jeu du cou de l’oie : malgré son interdiction, Arfeuilles annonce le retour d’une pratique illégale

Jeu du cou de l’oie : malgré son interdiction, Arfeuilles annonce le retour d’une pratique illégale

Jeu du cou de l’oie : malgré son interdiction, Arfeuilles annonce le retour d’une pratique illégale
02.07.2026
Arfeuilles
Jeu du cou de l’oie : malgré son interdiction, Arfeuilles annonce le retour d’une pratique illégale
Exploitation pour le spectacle

L’an dernier, nos actions avaient permis l’annulation du jeu du cou de l’oie à Arfeuilles dans l’Allier. Les autorités avaient alors clairement rappelé le cadre légal : cette pratique n’a pas sa place dans les fêtes locales et populaires. Un an plus tard, la commune annonce pourtant son retour au programme de la fête patronale du 15 août 2026. En choisissant de réintroduire cette sombre animation, la municipalité d’Arfeuilles ignore la loi comme les alertes et entend remettre à l’honneur une pratique que nous ne cesserons jamais de combattre.

Le 12 avril dernier, le comité des fêtes d’Arfeuilles annonçait sur sa page Facebook le retour du « jeu du cou de l’oie » parmi les festivités estivales. Derrière cette appellation se cache une pratique consistant à suspendre des cadavres d’animaux – oies, poules, lapins ou autres – tués spécialement pour l’occasion, afin que les participants tentent de leur arracher la tête ou de les décapiter à mains nues. Pour One Voice, il est hors de question de laisser revenir un tel spectacle.

Extrait du programme estival du Comité des Fêtes d’Arfeuilles

Une interdiction pourtant sans ambiguïté

En 2025 déjà, notre association s’était opposée à l’organisation de cette animation. Grâce à l’intervention de notre avocate auprès de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), la manifestation avait finalement été annulée.

Les services de l’État avaient alors rappelé plusieurs principes essentiels : l’utilisation de cadavres d’animaux dans le cadre d’un divertissement est interdite et l’abattage d’un animal en dehors d’un abattoir constitue un délit pénal. Enfin, les dépouilles animales, considérées comme des sous-produits animaux, ne peuvent être utilisées pour ce type d’événement. Ces rappels légaux laissaient espérer que cette pratique appartenait désormais au passé.

La mairie reste silencieuse

Cette année, dès la mi-avril, nous avons écrit au maire d’Arfeuilles afin d’obtenir des précisions.

Notre demande était pourtant simple : cette « animation » est-elle désormais une reconstitution symbolique, utilisant des objets tels que des peluches ou des piñatas, ou prévoit-elle une nouvelle fois l’emploi de dépouilles animales, en contradiction avec la réglementation ? Nous avons également invité la commune à privilégier des alternatives festives respectueuses des animaux comme de la loi. À ce jour, aucune réponse ne nous est parvenue.

Une pratique que nous combattons depuis plusieurs années

Notre mobilisation contre le « jeu du cou de l’oie » ne date pas d’hier. En septembre 2023, notre enquête révélait déjà ce qui se déroulait à Saint-Bonnet-près-Riom : une vingtaine d’animaux décapités lors d’un rituel présenté comme un passage à l’âge adulte. Ces images avaient suscité une vive émotion et permis de mettre en lumière une « tradition » largement méconnue. Depuis, nous poursuivons notre travail pour que ces actes cessent définitivement.

Agissons avant qu’il ne soit trop tard

Nous demandons une nouvelle fois à la commune d’Arfeuilles de renoncer à cette animation moyenâgeuse si elle implique l’utilisation de cadavres d’animaux et d’opter pour une version symbolique, respectueuse des animaux comme de la réglementation et de la sensibilité du public.

Vous pouvez également agir, par exemple en contactant la mairie d’Arfeuilles pour lui demander, avec courtoisie et respect, d’abandonner définitivement cette pratique. Et si ce n’est pas encore fait, n’hésitez pas à signer notre pétition pour mettre fin au « jeu du cou de l’oie » partout en France.

Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie

Tribunal d’Orléans pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Tribunal d’Orléans pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Tribunal d’Orléans pour les blaireaux : Communiqué de Presse
26.06.2026
Orléans
Tribunal d’Orléans pour les blaireaux : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

One Voice, avec l’ASPAS, AVES et Nature 18, demande au tribunal administratif d’Orléans de suspendre en urgence l’arrêté qui autorise le prolongement de la vénerie sous terre des blaireaux dans le Cher, du 1ᵉʳ juin au 14 septembre 2026. Audience lundi 29 juin à 15 heures. Une nouvelle fois, des familles entières de blaireaux — petits compris — sont promises aux pioches et aux pinces des déterreurs.

Représentées par le cabinet Géo-avocats, les quatre associations dénoncent un arrêté qui ferme les yeux sur la souffrance, pour le seul agrément et loisir d’une poignée de pratiquants.

La vénerie sous terre consiste à lâcher des chiens dans les galeries pour acculer les blaireaux au fond de leur terrier, avant de les déterrer à la pioche et à la barre à mine, de les saisir avec de longues pinces métalliques et de les achever. Une traque qui peut durer des heures. Parmi les victimes : des blaireautins encore dépendants des adultes. C’est cette violence que One Voice documente depuis des années, enquêtes en infiltration à l’appui.

Tuer les petits est illégal : les juges le répètent

L’article L.424-10 du code de l’environnement interdit de détruire les petits des mammifères chassables. Et le « petit », scientifiquement, c’est un animal qui n’a pas atteint sa maturité sexuelle. Chez les blaireaux, l’émancipation à l’égard des adultes n’intervient qu’à l’automne. La période complémentaire revient donc à massacrer des jeunes que la loi protège — directement, et indirectement en abattant les adultes dont ils dépendent encore. 

Les juridictions administratives retiennent ce critère de l’émancipation, et la cour administrative d’appel de Bordeaux l’a confirmé sans ambiguïté le 24 février 2026 : les jeunes blaireaux encore dépendants sont des « petits » protégés. Rien, ni de prétendus dégâts ni une prétendue surpopulation, ne justifie d’y déroger.

Dans le Cher, un arrêté en trompe-l’œil

Pour justifier le déterrage, la préfecture invoque « l’augmentation de plaintes de dégâts de blaireaux reçues ». Une réalité qu’elle n’a, de son propre aveu, jamais vérifiée.

Et si l’arrêté affiche quelques garde-fous censés répondre aux annulations déjà prononcées par le tribunal administratif d’Orléans, ce ne sont que des leurres :

  • Un quota de 300 blaireaux — ce qui est énorme pour une espèce dont on ne connait pas les effectifs et au rythme de reproduction lent.
  • Une chasse limitée aux week-ends, lundis et jours fériés — ce qui est déjà le cas depuis 2021 au moins, ce loisir se pratiquant de toute façon hors des jours ouvrés.
  • Un périmètre étendu jusqu’à 250 mètres des terres agricoles, jachères, prairies, vignes et vergers : autrement dit, dans un département agricole à 60 % et bordé de bois, exactement là où vivent les blaireaux, en lisière de forêt et dans le bocage.

Sous couvert d’encadrement, l’arrêté livre donc aux déterreurs l’essentiel des blaireautières.

Les préfectures s’entêtent, la justice tranche

Cette audience s’ajoute à une longue série de revers infligés aux arrêtés de déterrage : suspension dans la Marne par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne le 7 mai 2026, annulation par celui de Limoges des arrêtés pris en 2024 dans la Creuse, la Corrèze et la Haute-Vienne. Partout, le même constat : les préfectures ne peuvent continuer à autoriser ce massacre. One Voice et ses partenaires entendent l’obtenir aussi dans le Cher.

Commerce illégal d’animaux sur Leboncoin : la justice ferme les yeux

Commerce illégal d’animaux sur Leboncoin : la justice ferme les yeux

Commerce illégal d’animaux sur Leboncoin : la justice ferme les yeux
25.06.2026
Commerce illégal d’animaux sur Leboncoin : la justice ferme les yeux
Animaux familiers

Malgré la loi de 2021, des milliers de chats et de chiens non identifiés ont continué d’être proposés sur Leboncoin. Rien qu’en 2023, l’association toulousaine « L’école du chat libre » avait recensé en quelques mois 4 500 annonces illégales concernant près de 11 000 animaux. Ensemble, nous avions alors saisi la justice. Après plus de deux ans de procédure, le tribunal a prononcé un non-lieu au nom de la « bonne foi ». Une décision préoccupante qui braque les projecteurs sur la question du commerce des animaux en ligne, des trafics et des abandons.

En France, tous les chiens et les chats doivent être identifiés par une puce ou un tatouage. Lorsqu’ils sont cédés via Internet, les hébergeurs d’annonces en ligne comme Leboncoin doivent s’assurer de la présence d’une identification et sont tenus de contrôler ces informations. Ce principe n’est pas une recommandation. C’est une obligation légale édictée par la loi de novembre 2021. Son objectif est clair : en finir avec le commerce juteux réalisé sur le dos de nos compagnons et les dommages collatéraux qui vont avec : les trafics et les abandons.

Ce que fait Leboncoin

Dès 2021, Leboncoin aurait dû agir et mettre en place un système de contrôle. Au lieu de cela, la plate-forme a laissé faire. Résultat : pendant des années, des milliers d’animaux ont été cédés sans identification, parfois avant l’âge légal. En 2023, avec notre partenaire L’école du chat libre de Toulouse, nous avons déposé plainte. Une plainte étayée, nourrie par le recensement minutieux de 4 500 annonces illégales concernant près de 11 000 animaux entre avril et novembre 2023. Nous demandions simplement que la loi soit respectée.

Ce que dit la justice

Récemment, nous avons reçu l’ordonnance d’un non-lieu. Le tribunal le reconnaît pourtant : oui, Leboncoin n’avait pas mis en place de système de contrôle depuis 2021 ; oui, des annonces ont été publiées pendant des années après l’entrée en vigueur du texte. Mais la plate-forme aurait agi « de bonne foi » car son système de contrôle n’était pas encore opérationnel.

Une entreprise peut donc bafouer la loi pendant deux ans, puis finir par s’y conformer parce qu’elle est poursuivie, sans être inquiétée davantage. Elle aurait pu au minimum suspendre la publication des annonces en attendant la mise en place du système de contrôle mais ne l’a pas fait. Affaire classée. Dans l’intervalle, des milliers d’animaux paient le prix de cette inaction.

Internet, un supermarché des êtres vivants

Chaque jour, des annonces de chiens et de chats fleurissent sur les plates-formes. Photos attendrissantes, promesses séduisantes, disponibilité immédiate : tout encourage les achats impulsifs. Mais derrière ces annonces se cachent des élevages clandestins, de véritables usines à chiots et chatons produits à la chaîne dans des conditions de détresse absolue pour répondre à une demande dopée à l’immédiateté du clic. Sans oublier les nombreux particuliers qui alimentent aussi ce système, ne stérilisent pas leur animal et cèdent ou vendent les portées non désirées.

On veut un chiot mignon, pas cher, tout de suite. L’acheteur reçoit parfois un animal malade, traumatisé, non identifié, rendant impossible toute traçabilité.

De l’annonce à l’abandon

Ces ventes en ligne ont des conséquences directes. Les animaux acquis sur un coup de tête sont plus susceptibles d’être abandonnés : parce que les soins coûtent cher, que les vacances se profilent ou qu’un déménagement bouleverse le quotidien. En France, ce sont des dizaines de milliers d’animaux qui sont ainsi abandonnés chaque année et se retrouvent dans les refuges pour les plus chanceux d’entre eux, dans les fourrières pour les autres. Dans ces dernières, le temps presse. Passé le délai légal de huit jours, s’ils ne sont pas réclamés, ils sont tués.

La loi de 2021 avait pour ambition d’en finir avec ce cercle vicieux. Leboncoin a continué de la fouler aux pieds pendant des années. Et aujourd’hui, la justice dit : « de bonne foi ».

Ce non-lieu n’efface pas les faits. Il n’entame pas notre détermination. Plus que jamais, nous restons vigilants sur les annonces illégales, continuerons de les documenter, de réclamer l’interdiction pure et simple des dons et ventes en ligne et d’exiger un plan national de stérilisation. Dans ce combat, chacun peut agir. En écrivant à Leboncoin*, en signalant les annonces douteuses, vous contribuez à faire évoluer les pratiques. Battez-vous avec nous !

 

* Un modèle de courrier est disponible en cliquant sur ce lien.

Braconnage d’oiseaux: Communiqué de Presse

Braconnage d’oiseaux: Communiqué de Presse

Braconnage d’oiseaux: Communiqué de Presse
23.06.2026
Haut-Var
Braconnage d’oiseaux: Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Le tribunal correctionnel de Draguignan a rendu son délibéré dans l’affaire de braconnage d’oiseaux pour laquelle One Voice s’était constituée partie civile. L’homme jugé a été reconnu coupable de capture, de destruction et de détention illégales d’espèces protégées. Il est condamné à des amendes, au retrait de son permis de chasse et à l’interdiction de détenir une arme pendant trois ans.

Depuis 2022, chaque automne, des dizaines d’oiseaux étaient piégés sur une propriété de Vérignon, dans le Haut-Var. À l’aide de baguettes engluées — pourtant interdites — et d’un dispositif de diffusion de chants destiné à attirer les grives, l’homme les capturait ou les tuait. Les oiseaux vivants étaient enfermés en volière pour être revendus comme « appelants » ; les autres étaient abattus, congelés, transformés ou vendus.

La perquisition menée en novembre 2025 avait révélé l’ampleur du trafic : 600 grives congelées, 50 grives vivantes en cage, 19 mésanges — espèce protégée — tuées et congelées, 160 boîtes de pâté de grives, 70 baguettes de glu et 15 pièges en fer, mais aussi 18 armes à feu, dont deux non déclarées, et plusieurs dizaines de kilos de cartouches. Le prévenu avait reconnu les faits et admis en connaître l’illégalité.

Une condamnation en deçà des réquisitions

L’homme avait été condamné le 3 mars sur l’action civile à verser 11 500 €, notamment pour le préjudice écologique. Sur l’action publique, le prononcé de la peine avait été ajourné afin de tenir compte de la remise en état — ou non — du site et de ses installations de chasse illégales.

Le 18 juin, le tribunal a condamné l’homme à 90 jours-amende à 10 € (soit 900 €), à deux amendes de 400 €, au retrait de son permis de chasse pendant trois ans et à l’interdiction de détenir ou de porter une arme pendant la même durée. Le prévenu encourait jusqu’à 150 000 € d’amende et trois ans d’emprisonnement.

Le retrait du permis de chasse, une protection concrète pour la faune

One Voice retient avant tout le retrait du permis de chasse et l’interdiction d’arme prononcés pour trois ans. Si l’association aurait souhaité des sanctions plus lourdes, elle se félicite que l’affaire soit allée à son terme : pendant trois ans au moins, cet homme ne pourra plus chasser. Autant d’oiseaux sauvés.

Pour One Voice, ce dossier dépasse le cas d’un individu. Les pressions visant à rétablir les chasses dites traditionnelles — au premier rang desquelles la chasse à la glu, pourtant interdite — entretiennent un sentiment d’impunité qui favorise de telles pratiques. 

L’association se réjouit d’autant plus de cette condamnation, qui rappelle que le braconnage n’est pas une tradition, mais un délit.

Pour les chats errants de Plessé, One Voice inaugure le premier Chatipi de Loire-Atlantique le 22 juin

Pour les chats errants de Plessé, One Voice inaugure le premier Chatipi de Loire-Atlantique le 22 juin

Pour les chats errants de Plessé, One Voice inaugure le premier Chatipi de Loire-Atlantique le 22 juin
19.06.2026
Plessé
Pour les chats errants de Plessé, One Voice inaugure le premier Chatipi de Loire-Atlantique le 22 juin
Animaux familiers

Le 22 juin prochain, One Voice et la commune de Plessé inaugureront le premier Chatipi de Loire-Atlantique. Installé au sein de la Résidence de la Rochefoucauld, cet espace dédié aux chats libres est le fruit d’un partenariat entre la municipalité, l’association L’Arche de Ninie, l’EHPAD et One Voice. Au-delà de la protection animale, le projet favorise également les liens entre habitants, résidents et bénévoles.

L’espace Chatipi sera inauguré le lundi 22 juin à 17 heures au sein de la Résidence de la Rochefoucauld, située 6, rue du Dr Alexis Carrel à Plessé, en présence de l’adjointe au maire Madame Magali Ouary et de l’ancien élu Monsieur Alain Annaix ; Madame Muriel Arnal, présidente de One Voice et Monsieur Florian Valy ; ainsi que Madame Virginie Le Magueresse et Monsieur Gérald Cruaud, respectivement présidente et secrétaire de l’Arche de de Ninie, accompagnés de bénévoles.

Une nouvelle étape pour la protection des chats errants

Jusqu’à présent, la commune de Plessé intervenait principalement au travers de campagnes de stérilisation menées avec le soutien des associations locales et des habitants. Souhaitant inscrire son action dans une démarche plus préventive, éthique et durable, la municipalité a souhaité renforcer son engagement en faveur du bien-être des félins. Le projet Chatipi permet désormais d’offrir un refuge sécurisé aux chats errants, tout en facilitant leur suivi sanitaire et la poursuite des actions de stérilisation et d’identification.

Un partenariat local au service d’un projet durable

Le projet repose sur une convention et une collaboration quadripartites. Chaque partenaire a apporté sa contribution :

  • One Voice, qui a créé le dispositif, a financé quinze stérilisations, identifications et tests sanitaires, ainsi que l’acquisition du chalet, des chatières, du panneau d’information et de trente kilogrammes de croquettes.
  • La commune a installé le plancher porteur, assuré le montage du chalet et prendra en charge l’achat de l’alimentation des chats ainsi que les éventuels frais vétérinaires futurs.
  • L’Arche de Ninie assure le trappage des chats, leur suivi sanitaire, l’aménagement du chalet et le placement des chats sociables ou des chatons en famille d’accueil en vue d’adoption. Le nourrissage et le nettoyage du site sont assurés conjointement par l’association et la municipalité.
  • Enfin, l’EHPAD de la Résidence de la Rochefoucauld a accepté d’accueillir le Chatipi dans son enceinte et a pour cela mis à disposition une partie de son terrain. 

Un projet qui favorise les liens intergénérationnels

L’implantation de l’espace Chatipi au sein de l’EHPAD donne une dimension particulière au projet. Fidèle à l’esprit du dispositif imaginé par One Voice, il favorise les échanges autour du bien-être animal et la participation des résidents comme des habitants de la commune.

L’établissement souhaite développer des animations associant les résidents aux actions menées autour du projet Chatipi. Parmi les initiatives envisagées figure notamment la confection de petites couvertures destinées aux chats. Plusieurs habitants de la commune, ainsi qu’un résident de l’EHPAD, ont par ailleurs déjà participé aux opérations de capture des chats errants accueillis sur le site.

Cette démarche s’inscrit dans la continuité des nombreuses activités ouvertes sur l’extérieur organisées par la Résidence de la Rochefoucauld, qui favorise régulièrement les rencontres entre ses résidents, les habitants et les élèves de l’école primaire de la commune.

Informations pratiques

L’inauguration du premier Chatipi de Loire-Atlantique aura lieu le lundi 22 juin à 17 h, au sein de la Résidence de la Rochefoucauld, située 6, rue du Dr Alexis Carrel, 44630 Plessé.

Avec ce premier Chatipi de Loire-Atlantique, Plessé démontre qu’une gestion responsable des chats errants peut également devenir un véritable projet régional.