Layish, né dans un cirque, bientôt libre en Afrique

Layish, né dans un cirque, bientôt libre en Afrique

Layish, né dans un cirque, bientôt libre en Afrique
22.04.2026
Afrique du Sud
Layish, né dans un cirque, bientôt libre en Afrique
Exploitation pour le spectacle

De trois mètres carrés d’espace vital à l’immensité d’une terre vivante. Le 28 avril, Layish change de destin. En partenariat avec Tonga Terre d’Accueil, nous organisons son transfert vers l’Afrique du Sud dans un sanctuaire où il vivra en semi-liberté, entouré des siens et suivi avec attention.

Loin des fouets et des barreaux, Layish en aura fini pour toujours avec les spectacles indignes. Et pourra enfin devenir cet être libre, guidé par l’instinct, qu’il aurait toujours dû être.

Il est né le 18 février 2021 et a passé le début de sa vie au sein du Cirque Claudio Zavatta. Comme tant d’autres, son existence était écrite d’avance : captivité, reproduction, dressage. Ses premières années, Layish les a passées dans une remorque. Trois mètres carrés de tôle pour grandir, tourner en rond, dépérir.
Privé de tout, Layish a sombré dans une profonde détresse. À force d’ennui, il s’est même mutilé. Lorsque nous l’avons rencontré, sa peau était à vif, ses poils arrachés par les léchages compulsifs. Des blessures typiques de troubles graves dits « stéréotypés », révélatrices de son extrême mal-être.

Une lente reconstruction

En juillet 2024, Layish a été abandonné par les dresseurs chez notre partenaire, le refuge « Le Repère ». Face à l’urgence, nous avons agi immédiatement : prise en charge des soins vétérinaires, financement de son hébergement, création d’un enclos sécurisé. Puis, pour lui offrir toutes les chances de s’en sortir, nous l’avons transféré chez Tonga Terre d’Accueil. Peu à peu, il a pu se reconstruire, apaiser ses traumatismes, reprendre confiance.

Des cirques financés, des refuges abandonnés

Layish n’est pas une exception. Comme Jon, il est un miroir des centaines de fauves et d’animaux encore enfermés et oubliés dans les chapiteaux. Leur présence dans les cirques itinérants devait prendre fin d’ici 2028. Or, cet engagement reste lettre morte. Ainsi, depuis 2023, leur reproduction est interdite. Dans les faits, aucune sanction n’est prévue en cas d’infraction et les naissances continuent dans l’illégalité la plus totale. Et pendant que les cirques demeurent soutenus et financés par l’État, les refuges, eux, manquent cruellement de moyens pour accueillir les victimes.

À l’aube d’une nouvelle vie

Le 28 avril, Layish quittera l’Europe pour rejoindre la terre de ses ancêtres. À SanWild Sanctuary, en Afrique du Sud, il ne sera plus un objet de spectacle, il ne sera plus enfermé dans une cage de métal, il n’aura plus à disparaître derrière un rôle contre nature. Dans cet environnement sauvage, ponctué de vastes étendues herbeuses et de points d’eau, il pourra partir en exploration, nouer des liens avec ses congénères, sentir le vent et le soleil. Commencer sa vie. Être un lion, enfin.

Dix ans d’images clandestines : les animaux de laboratoires au grand jour

Dix ans d’images clandestines : les animaux de laboratoires au grand jour

Dix ans d’images clandestines : les animaux de laboratoires au grand jour
20.04.2026
Dix ans d’images clandestines : les animaux de laboratoires au grand jour
Expérimentation animale

Elles n’ont encore jamais été publiées et sont d’une violence insoutenable. Les images que nous révélons aujourd’hui aux côtés de notre coalition européenne ECEAE (European Coalition to End Animal Experiments) ont été tournées pendant dix ans par un ancien employé de laboratoire devenu lanceur d’alerte, puis confiées aux associations Animal Aid and Animals International (Australia). Ces séquences exposent sans filtre un système qui organise la souffrance à grande échelle. Et documente de façon implacable une industrie qui banalise la violence.

Des dizaines de souris compressées dans des tubes en plastique, respirant des substances imposées. Des singes maintenus de force, hurlant de terreur. Des cochons, mutilés, aux plaies ouvertes. Des chiens inertes, au regard éteint, le museau enfermé dans des masques. Mais aussi des lapins, des rats… des corps réduits à l’état d’outils… Tous captifs d’un environnement où la contrainte est permanente. La peur, le stress et la souffrance sont omniprésents.
Les images montrent des animaux saisis sans ménagement, attachés, coincés dans des appareils de contention en métal. Immobilisés, sans la moindre échappatoire, ils sont forcés de subir des protocoles répétés. Les substances chimiques leur sont injectées dans l’estomac, les poumons, les veines… parfois directement sur des plaies pour déterminer à quel moment leur organisme capitule. Et les journées s’enchaînent ainsi, pendant des semaines, des mois, des années. Pour se terminer, dans la majorité des cas, par la mort.

@Animals International

@Animals International

@Animals International

@Animals International

@Animals International

@Animals International

@Animals International

Je n’aurais pas pris un tel risque si je n’avais pas été convaincu que la seule raison pour laquelle cela continuait, c’était parce que le public n’était pas au courant Lanceur d’alerte Ancien employé de laboratoire

Le silence n’est plus une option

Ce que révèlent ces images tournées pendant dix ans n’est pas une dérive, mais un modèle qui persiste, alors même que les méthodes alternatives fiables et sans recours aux animaux existent. En France, en 2024, ces tests de toxicité ont été pratiqués 394 828 fois sur des animaux. Non par nécessité, mais par inertie, par refus de rompre avec un modèle dépassé.

Face à ces images, le silence n’est plus une option. Alors que les avancées technologiques explosent dans tous les secteurs, les laboratoires doivent-ils continuer à miser sur la cruauté plutôt que sur l’innovation sans animaux ?

Pour eux, nous appelons à une mobilisation nationale ce samedi 25 avril. Rejoignez-nous.

Vous travaillez dans un labo ? Devenez lanceur d’alerte.

One Voice garantit l’anonymat et la confidentialité des échanges. Ensemble, faisons entrer la recherche dans une nouvelle ère : celle de l’intelligence artificielle et des technologies de pointe. Et mettons fin à la souffrance animale.

Elevage de Rousset – journée internationale des animaux de laboratoire : Communiqué de presse

Elevage de Rousset – journée internationale des animaux de laboratoire : Communiqué de presse

Elevage de Rousset – journée international : Communiqué de presse
20.04.2026
Elevage de Rousset : Communiqué de presse
Expérimentation animale

One Voice coordonne une mobilisation nationale contre l’expérimentation animale avec des actions dans toute la France samedi 25 et dimanche 26 avril, avec un focus sur le centre de primatologie de Rousset.

One Voice organise deux journées d’actions coordonnées à l’échelle nationale pour dénoncer l’expérimentation animale, et plus particulièrement le projet d’extension de l’élevage de Rousset (Bouches-du-Rhône). Partout en France, des rassemblements, happenings et actions de sensibilisation auront lieu simultanément afin d’alerter le public et les décideurs sur le sort des animaux utilisés en laboratoire.

Une mobilisation nationale dans un contexte de rejet croissant de l’expérimentation animale

À travers ces journées d’actions, One Voice entend dénoncer l’ampleur stagnante de l’expérimentation animale en France et le maintien de projets structurants comme celui du CNRS à Rousset, en décalage avec l’évolution des attentes sociétales, des avancées technologiques et des politiques européennes. C’est aussi un retard aussi sur des pays pionniers ayant des plans nationaux de sortie de ces pratiques : Royaume-Uni, Pays-Bas, U.S.A etc.

Chaque année, plus de 2 millions d’animaux subissent des expériences dans les laboratoires en France, qui reste de loin le premier pays européen par rapport au nombre total d’utlisations.  Elle utilise à elle seule près de 3 000 primates par an, soit une part très significative des 10 000 expérimentés en Europe. 

Dans le même temps, l’opinion publique évolue nettement. Trois Français sur quatre se déclarent défavorables à l’expérimentation animale (sondage Ipsos/One Voice 2023). 

Le contexte international et européen va également dans le sens d’une réduction. Et heureusement car par exemple, les macaques à longue queue, avec 2640 utilisations en laboratoires français en 2024, sont désormais classés comme espèce en danger d’extinction. Face à la pression citoyenne, de nombreuses compagnies aériennes refusent désormais leur transport vers les laboratoires. Néanmoins leur exploitation reste à la source de nombreux trafics et pratiques indiques, comme nos enquêtes en 2023 à Maurice l’ont révélé

Investir des dizaines de millions d’argent public dans des projets commerciaux exploitant la souffrance animale, comme l’extension du Centre national de primatologie à Rousset, plutôt que dans le développement d’alternatives est un non-sens total. Cet agrandissement signifie la détention et l’élevage de 1800 primates afin de “produire” la moitié des macaques destinés aux laboratoires français, il n’y a aucune vraie “indépendance” ni éthique. La France va à rebours de l’Histoire en prenant un retard considérable sur le développement d’innovations biomédicales éthiques, plus pertinentes pour les humains et moins coûteuses. A rebours au niveau européen aussi, tandis que la feuille de route de la Commission Européenne pour la réduction des tests sur les animaux dans ses réglementations doit paraître d’ici un mois et que la directive 2010/63/UE engage ses états membres à sortir de l’expérimentation animale depuis 2021.

Face à ce projet, 93% des citoyens ont exprimé leur avis défavorable, des scientifiques dont le comité d’éthique même du CNRSdes eurodéputés ont marqué leurs doutes et leur opposition. Pourtant, le CNRS persiste pour aller jusqu’au bout.

Derrière les chiffres, des vies : le quotidien des primates en laboratoire

Derrière ces statistiques, ce sont des êtres vivants sensibles, très évolués, qui vivent des expériences répétées de stress, de contrainte et de douleur.

Eliot vit dans une angoisse permanente. Enfermé dans sa cage, il subit un quotidien rythmé par la peur : réveils brutaux sous les néons, injections, immobilisation forcée, chocs électriques, ingestion forcée de cocaïne… Dans de nombreux cas, les animaux ne survivent pas ou sont tués en fin de d’expériences, les survivants, eux, n’en ont pas fini, ils sont “réutilisés” pour d’autres expérimentations traumatisantes, dans une logique de rentabilité financière.

Trésor, ouistiti né à l’élevage actuel du CNRS à Rousset, est mort lors de la pose d’un implant cérébral. Pietra, utilisée dans une expérimentation neurologique, est décédée quelques mois après une intervention sur son cerveau. Hadj, macaque rhésus, a accumulé blessures, infections et interventions chirurgicales lourdes… 

Ces trajectoires illustrent une réalité souvent invisible : celle d’animaux maintenus en captivité, soumis à des protocoles invasifs, cruels et, dans la majorité des cas, mis à mort à l’issue des expériences.

Des actions partout en France

Dans ce contexte, One Voice coordonne des actions simultanées dans plusieurs villes :

  • Marseille  — samedi 25 avril – rassemblement — 10h30-12h — Quai du Vieux Port 
  • Metz  — samedi 25 avril –  rassemblement — 14h-17h — rue Winston Churchill 
  • Montpellier — samedi 25 avril –  rassemblement — 11h-13h — place de la Comédie 
  • Troyes — samedi 25 avril – rassemblement — 14h30-17h — place de l’Hôtel de Ville 
  • Brive — samedi 25 avril – rassemblement — Détails à venir sur notre site
  • La Rochelle — rassemblement — 14h30-17h  — place des Petits Bancs 
  • Abbeville — samedi 25 avril – rassemblement — Détails à venir sur notre site  
  • Bar-le-Duc — samedi 25 avril – rassemblement — 14h-15h – 16 rue de la Rochelle 
  • Bordeaux — dimanche 26 avril – rassemblement — 14h-17h — place de la Comédie 
  • Fréjus — dimanche 26 avril – rassemblement — 10h30-12h30 — boulevard de la Libération/ Rond point de la plage des Sablettes de la Caille 
  • Nice — dimanche 26 avril – rassemblement — 14h30-16h30 – place Masséna 

Audition au Sénat : Communiqué de presse

Audition au Sénat : Communiqué de presse

Audition au Sénat : Communiqué de presse
16.04.2026
Paris
Audition au Sénat : Communiqué de presse
Animaux sauvages

Lors d’une audition au Sénat, le ministre délégué à la transition écologique a multiplié les annonces consternantes, remettant en cause des avancées majeures du droit français et européen en matière de protection animale. Cirques, chasse, captivité des cétacés : une série d’annonces qui marquent une rupture assumée avec les engagements écologiques.

Une réunion qui met le feu aux poudres… En audition ce mardi 07 avril devant la commission des affaires économiques du Sénat, Mathieu Lefèvre, ministre délégué en charge de la transition écologique, a multiplié les déclarations d’intention s’asseyant littéralement sur la législation française et européenne pour servir des lobbys hors-la-loi. 

Les animaux sauvages ne sont pas près de sortir des cirques. Les loups vont être allégrement décimés. Les chasses les plus cruelles et les plus illégales, sont plébiscitées sous couvert du sempiternel respect des traditions. Quant aux deux orques de Marineland, elles rejoindraient le delphinarium le plus maltraitant d’Europe. Un beau palmarès pour ce ministère créé en 2007 pour assurer la transition écologique de la France !

Notre pays va sous peu, être pointé pour sa gestion complètement rétrograde de dossiers pourtant décriés par le grand public, et pas seulement à Paris comme le laisse entendre Mathieu Lefèvre.  

Pire, le ministère de la transition écologique s’inscrit en faux vis-à-vis de la justice, des lois de notre pays et de la réglementation européenne. 

Cirques : un retour en arrière sur l’interdiction de l’itinérance des animaux sauvages

La loi de 2021 a instauré qu’à partir du 1er décembre 2028, l’utilisation d’animaux sauvages dans les cirques itinérants sera interdite en France. Pour ne pas offenser un monde circassien qui fait peur, faisant fi de toutes procédures et réglementations, Monsieur le ministre se dit prêt aujourd’hui à travailler à un nouvel arrêté pour assouplir l’application et permettre sous certaines conditions l’itinérance. Donc perpétuer l’enfermement dans des camions et la vie de misère des animaux sauvages à rebours de nos voisins. Nous attaquerons cet arrêté aussi cynique qu’il serait illégal devant le Conseil d’Etat.

 

Chasses traditionnelles : la complaisance envers des pratiques cruelles

Si la défense des chasses traditionnelles n’est pas nouvelle, Mathieu Lefèvre est prêt à contenter une poignée de chasseurs attachés à des pratiques d’une extrême cruauté : pour la chasse au filet dans le Sud-Ouest. Dernière chasse traditionnelle encore en cours, les autres ayant disparu grâce à notre mobilisation sans relâche devant le Conseil d’Etat et la Cour européenne de justice. Pire, il se montre même prêt à porter atteinte à la Directive oiseaux, qui protège les oiseaux en Europe, si fragile patrimoine des générations futures.

Notre recours déposé pour les palombes devant le Conseil d’Etat et la mobilisation de la Commission européenne nous permettent d’espérer encore une fois que les oiseaux seront protégés d’un ministère qui est, rappelons-le, celui de l’Ecologie, pas celui des Loisirs. Oui, les sadiques chasses traditionnelles aux oiseaux de nos campagnes ne sont que cela : le loisir d’irréductibles qui font la pluie et le beau temps dans les ministères. Même combat concernant la chasse en enclos et l’engrillagement de la nature, combattus pour tous les partis politiques au moment de nos révélations après une longue enquête sous couverture. L’application de la loi contre l’engrillagement qui avait suivi devra attendre.  

 

Des loups bientôt à nouveau en voie de disparition

Le ministre prétend que la simplification du régime de tirs aurait vocation à protéger les élevages : il omet qu’à l’inverse des mesures de protection, dont l’efficacité est établie de longue date, tuer des loups accroit les attaques   C’est la science qui le dit.

Contrairement à ce qu’il veut nous faire croire, reprenant les mensonges des chasseurs, l’état de conservation des loups en France n’est pas favorable : ils sont classés « vulnérables » par l’Union internationale pour la conservation de la nature et leurs effectifs n’ont pas atteint le seuil de viabilité de 2500 loups. Avec un taux d’abattages de 23%, la volonté de faire disparaître une espèce utile et importante pour le pays ne fait aucun doute. 

Marineland : l’État se défausse de ses responsabilités

Coup de grâce avec le dossier Marineland. L’Etat se désengage de sa responsabilité pour l’avenir des deux orques encore détenues à Nice, arguant l’impossible ingérence auprès de leur propriétaire, Parques Reunidos. Pourtant, leur transfert est soumis à autorisation et demande de permis entre pays. Rappelons qu’en novembre 2024, le gouvernement français s’était opposé au transfert des orques au Japon. Et en avril 2025, l’Espagne avait refusé le transfert de Wikie et Keijo vers Loro Parque estimant les conditions trop mauvaises dans ce delphinarium à Tenerife. Preuve que les Etats ont leur mot à dire sur le devenir d’animaux d’espèces sauvages, protégés par une réglementation internationale.  Alors pourquoi ne pas assumer que l’Etat n’a que faire de ces animaux emblématiques après nous avoir faire croire le contraire pendant des mois ? 

One Voice dénonce cette attaque frontale contre les animaux sauvages. Notre association continuera comme nous le faisons déjà à attaquer chaque arrêté devant leConseil d’Etat.  

 

 

L’Espagne pour les cétacés : Communiqué de presse

L’Espagne pour les cétacés : Communiqué de presse

L’Espagne pour les cétacés : Communiqué de presse
15.04.2026
Espagne
L’Espagne pour les cétacés : Communiqué de presse
Exploitation pour le spectacle

Belle manifestation de courage politique ! L’Etat français choisit de fermer les yeux sur la captivité des cétacés et de s’asseoir impunément sur la loi de 2021 interdisant leur détention et reproduction en captivité en France. Le ministère de la transition écologique autorise le transfert des cétacés encore détenus à Marineland – 12 dauphins et les 2 orques Wikie et Keijo – vers l’Espagne.

Voici comment le gouvernement s’enlève une épine du pied sans soigner le mal à la racine… En envoyant Wikie et Keijo dans un autre delphinarium, qui plus est le plus maltraitant d’Europe : Loro Parque, à Tenerife (Canaries). Mathieu Lefèvre, ministre délégué en charge de la transition écologique, s’était pourtant positionné en faveur du futur sanctuaire de Nouvelle Ecosse (Canada) fin 2025. Avant de rétropédaler ces dernières semaines, estimant qu’il comportait trop d’incertitudes. 

“Le ministre voit trop d’incertitudes dans les solutions de sanctuaires que ce soit pour les orques ou pour les dauphins. Il préfère la certitude de la maltraitance de la captivité en delphinarium à Beauval et à Tenerife, la certitude d’une mort prématurée des animaux dont il a la responsabilité. Mort qui seule les délivrera de l’enfer dans lequel Mathieu Lefèvre décide de les maintenir.” Muriel Arnal, présidente de One Voice.

Pourtant, ce sanctuaire n’est pas une vue de l’esprit. Il se matérialise. 3 millions d’euros viennent d’être injectés dans le Whale Sanctuary Project et les travaux ont démarré pour construire les futures infrastructures du site  et la construction d’un quai. Pour rappel, notre association travaille sur ce projet depuis 5 ans en lien les plus grands spécialistes mondiaux.

Le bien-être des animaux est éclipsé par les intérêts financiers et politiques. C’est aussi la voie ouverte à des ventes vers l’Asie.

La réalité de Loro Parque    

Loro Parque est en soit une perspective catastrophique. S’y trouvent déjà quatre orques connaissant toujours reproduction et représentations : une femelle et son bébé d’un an, Teno, et deux mâles. Quatre orques y sont décédées entre 2021 et 2024 à des âges allant de 3 à 29 ans, là où l’espérance de vie d’une orque dans la nature dépasse les 50 ans.   

Le parc a une structure pouvant accueillir un maximum de 6 orques adultes, dans deux bassins présentant des dimensions inférieures aux recommandations de l’European Association of Aquatic Mammals (EAAM). Wikie servira à la reproduction, c’est une certitude. Son fils Keijo pourrait alors être acheminé au Japon. 

L’Espagne aussi pour les 12 dauphins

Concernant les douze dauphins, le gouvernement valide le projet du zoo de Beauval d’ouvrir un nouveau delphinarium, là aussi en porte à faux avec la loi de 2021. Huit dauphins devraient y être transférés quand les travaux seront terminés. 

Mais en attendant, c’est aussi l’Espagne qui attend les cétacés de Marineland. Alors que Beauval était soi-disant LA solution pour éviter un envoi des dauphins en Espagne, un transfert “provisoire” est prévu au delphinarium de Malaga, détenu par Parques Reunidos, pour lui permettre d’assurer une saison estivale de spectacles… Un voyage générateur de stress intense pour ces dauphins, des conditions de détention terribles et sans véritable garantie de retour… 

Les quatre dauphins restants – Malou et Sharky qui ont plus de 40 ans, Ollie et Dam, qui souffre de problèmes neurologiques – seront, eux, envoyés au delphinarium vieillissant de Valence, pour toujours. Le groupe va donc être séparé et installé dans des conditions pires que celles de Marineland.  

“Il n’y a pas de sanctuaire magique” a déclaré Mathieu Lefèvre. Eh bien si. A Tarente, le San Paolo Dolphin Refuge accueillera dès cet été ses premiers dauphins. Preuve qu’avec la volonté politique, créer ce type de sanctuaires en Europe est réaliste. Encore faut-il avoir le courage d’opérer cette transition écologique que ce ministère éponyme s’attache méthodiquement à saborder. 

One Voice refuse de se plier à ces réalités économiques. Notre association combattra par tous les moyens les demandes de permis nécessaires au transfert. Si les animaux devaient partir à Tenerife ou Valence, les Français qui se sont mobilisés à nos côtés pour faire fermer les delphinariums en France verront que leur volonté n’est pas respectée. Quant à Beauval, nous sommes prêts à faire campagne pour qu’il n’y ait pas un troisième delphinarium en France, une hérésie en 2026 ! Les sanctuaires représentent la seule issue acceptable, une issue crédible à condition de courage politique… 

 

Un loup abattu : Communiqué de presse

Un loup abattu : Communiqué de presse

Un loup abattu : Communiqué de presse
15.04.2026
Haute-Marne
Un loup abattu : Communiqué de presse
Animaux sauvages

Paris, le 15 avril 2026

Un loup a été abattu dans la nuit du 13 au 14 avril 2026 dans le Bassigny (Haute-Marne), comme l’a confirmé la préfecture. Derrière le vocabulaire technocratique de « prélèvement », c’est une nouvelle mise à mort, qui s’inscrit dans une politique assumée d’élimination des loups en France.

Dans cette zone, Aria et Charlie, vivent avec leurs louveteaux. Le loup abattu appartenait très probablement à cette famille. À ce stade, il est impossible de savoir lequel a été tué. Mais une chose est certaine : cela affecte toute la structure sociale de la meute.

Privés d’un adulte expérimenté, les jeunes peuvent se retrouver désorientés, sans repères ni apprentissage, ce qui peut entraîner des conséquences importantes sur leur comportement et leur survie.  

Non, ce n’est pas un “prélèvement”

Le mot est trompeur.

Ce n’est pas un acte neutre de “gestion”. C’est une mise à mort, aux effets durables. En désorganisant les meutes, ces tirs peuvent provoquer les déséquilibres mêmes qu’ils prétendent éviter… et générer plus de problèmes et justifier plus d’abattages de loups encore. Car n’est-ce pas le but des autorités au service des lobbies ? Les décisions insensées permettent qu’on se pose la question.

Une conséquence directe de politiques de plus en plus permissives

Ce tir s’inscrit dans un contexte d’assouplissement des règles : en Europe, avec la fin du statut de protection stricte du loup et en France, avec des conditions de tirs facilitées et des plafonds de mises à mort élevés. 

Les loups sont des animaux solidaires, aux familles structurées, essentiels aux équilibres naturels. Pourtant en France, leur situation est déjà critique : l’espèce est classée « vulnérable » par l’UICN. Leur nombre n’atteint pas le seuil de viabilité estimé à 2 500 loups et 23 % d’entre eux peuvent être abattus chaque année selon les « quotas » désormais fixés.  

« Non, ce n’est pas un “prélèvement” : c’est une famille touchée, fragilisée. Des petits peuvent se retrouver sans repères, sans adulte pour les guider. Et ensuite, on s’étonnera de nouvelles attaques. Ces merveilleux animaux, piliers de la biodiversité, sont persécutés sans relâche. On les massacre pour les faire disparaître », déclare Muriel Arnal, présidente de One Voice.

One Voice et ses partenaires (ASPAS, ASPA Vosges, Education éthique animale et LPO) avaient attaqué l’arrêté qui a mené à la mort d’Aria ou de Charlie. Et l’association sera également bientôt devant le Conseil d’Etat, pour les loups.

Lagopèdes alpins et grands tétras : Communiqué de presse

Lagopèdes alpins et grands tétras : Communiqué de presse

Lagopèdes alpins et grands tétras : Communiqué de presse
13.04.2026
France
Lagopèdes alpins et grands tétras : Communiqué de presse
Animaux sauvages

Après des années de combats juridiques menés notamment par One Voice, les lagopèdes alpins et des grands tétras vont être retirés des espèces chassables et inscrits comme oiseaux protégés. Le Ministère de la transition écologique doit communiquer sur ce nouvel arrêté en début d’après-midi. 

Le gouvernement s’apprête à franchir une étape majeure pour la protection des galliformes de montagne, qui regroupent plusieurs espèces d’oiseaux vivant en altitude, dont les lagopèdes alpins et les grands tétras. De source sûre, One Voice a appris ce matin l’annonce ce jour de l’arrêté visant à les retirer de la liste des espèces chassables et à les inscrire parmi les oiseaux protégés.

Ces textes seront soumis à une consultation publique de 21 jours, avant de pouvoir entrer officiellement en vigueur.

Des oiseaux emblématiques en danger critique

Les grands tétras et les lagopèdes alpins, emblèmes des écosystèmes montagnards, sont aujourd’hui en fort déclin.

Les grands tétras, dépendants de forêts anciennes et peu perturbées, voient leur habitat disparaître sous l’effet des coupes forestières, du dérangement humain et du changement climatique. Déjà éteints dans certaines régions, ils ne subsistent plus que dans quelques massifs isolés.

Les lagopèdes alpins, adaptés aux conditions extrêmes de haute altitude, sont particulièrement vulnérables au réchauffement climatique, qui menace directement leur habitat. Cette pression est aggravée par la fréquentation croissante des zones de montagne et le développement d’infrastructures. Jusqu’à récemment, la chasse constituait une pression supplémentaire sur cette espèce fragile.

Sans une protection renforcée, ces espèces risquent de disparaître de nos montagnes.

Une mobilisation juridique de longue haleine menée par One Voice

Depuis plusieurs années, One Voice, aux côtés d’autres organisations, mène un combat juridique constant pour faire cesser la chasse de ces espèces menacées et des autres galliformes de montagne. Une chasse qui continuait à être autorisées par les préfectures, limitée à quelques dizaines d’oiseaux du fait des menaces pesant sur les galliformes. Une réalité ubuesque entretenue bien trop longtemps pour contenter le lobby de la chasse, autorisé à les décimer pour leur “loisir”.

Par une décision du 1er juin 2022, le Conseil d’État avait enjoint le gouvernement de suspendre la chasse des grands tétras pendant cinq ans, conduisant à l’adoption d’un arrêté en ce sens jusqu’en 2027.

Le 2 mars 2026, saisi notamment par One Voice, le Conseil d’État a également ordonné la suspension de la chasse des lagopèdes alpins, confirmant la nécessité de protéger ces oiseaux au regard de leur état de conservation.

Ces décisions ont été obtenues malgré le refus initial du ministère de la Transition écologique de mettre en place un moratoire, imposant un recours répété au juge pour garantir leur protection.

Pour One Voice, la protection de ces oiseaux constitue une avancée essentielle.

« C’est une victoire importante pour les lagopèdes alpins et les grands tétras, obtenue après des années de mobilisation. Mais elle ne sera complète que lorsque ces arrêtés seront définitivement adoptés. Nous resterons pleinement mobilisés pour eux, ainsi que pour les 4 autres espèces de galliformes de montagnes pour lesquels nous continuerons à saisir les tribunaux aussi longtemps que nécessaire. » Muriel Arnal, Présidente de One Voice. 

Mobilisation à Paris pour les Orques : Communiqué de Presse

Mobilisation à Paris pour les Orques : Communiqué de Presse

Mobilisation à Paris pour les Orques : Communiqué de Presse
10.04.2026
Paris
Mobilisation à Paris pour les Orques : Communiqué de Presse
Exploitation pour le spectacle

One Voice organise ce lundi 13 avril à Paris un happening symbolique pour dénoncer une issue en train de se jouer dans les coulisses : l’envoi de Wikie et Keijo dans le pire des lieux de captivité, en Espagne.  En l’attente d’une déclaration officielle, mardi lors d’une audition, le Ministre de la transition écologique a clarifié sa position pro Loro Parque, piétinant sa posture initiale.

Ce lundi 13 avril, One Voice organise une opération d’information et de tractage devant le ministère de la transition écologique. Une transition écologique qui pose question au regard du traitement par l’Etat du devenir des deux orques – Wikie et Keijo – et des 12 dauphins de Marineland. 

Alors que l’annonce du gouvernement concernant l’avenir des cétacés est attendue ces prochains jours, une audition du ministre délégué à la transition écologique par la commission des affaires économiques du Sénat, Mathieu Lefèvre a donné le ton. Sa posture conforte One Voice dans son analyse. Piétinée, la loi de 2021 interdisant la captivité et la reproduction des cétacés sur son territoire. La France fait volte-face et va à rebours des autres pays européens en affichant désormais un discours pro-captivité. 

Florilège non exhaustif de son intervention : 

« Les bassins mettent chaque jour en danger la vie des orques. » Ce alors que deux experts judiciaires indépendants ont écrit il y a un an que l’état des bassins étaient bons  et que des travaux ont été entrepris ces derniers mois, sécurisant les bassins. 

« Ces animaux ne sont pas la propriété de l’État français, ils sont la propriété de Marineland. » Si Parques Unidos est bien « propriétaire » des orques, leur transfert est cependant soumis à autorisation et demande de permis entre pays. Rappelons qu’en novembre 2024, le gouvernement français s’était opposé au transfert des orques au Japon. Et en avril 2025, l’Espagne avait refusé le transfert de Wikie et Keijo vers Loro Parque estimant les conditions trop mauvaises dans ce delphinarium à Tenerife. Preuve que les Etats ont leur mot à dire sur le devenir d’animaux d’espèces sauvages, protégés par une réglementation internationale. 

« Il n’y a pas de sanctuaire magique. » L’option du sanctuaire en Nouvelle Ecosse était pourtant validée par le ministère à la transition écologique en décembre dernier, annoncée par le ministre dans tous les médias. 3 millions d’euros viennent d’ailleurs d’être injectés dans ce projet et les travaux sont engagés. Un sanctuaire vient lui de voir le jour en Italie, pays qui a mis ses paroles en actes, prenant ses responsabilités vis-à-vis des cétacés qui y sont détenus Les sanctuaires ne sont pas des mirages mais la seule alternative envisageable pour sortir dauphins et orques d’une exploitation en delphinariums. 

Assez des manœuvres et des mensonges !

One Voice refuse de laisser cette décision se prendre dans l’ombre et continuera d’agir à tous les niveaux pour l’empêcher : dans la rue, devant les institutions, et par toutes les voies de droit nécessaires. La pression citoyenne, médiatique et politique est aujourd’hui plus que jamais essentielle. 

Car envoyer  Wikie et Keijo  à Loro Parque reviendrait à les  plonger dans un  des pires  cycles  d’exploitation : reproduction forcée, conditions de détention maltraitantes, et risque de transferts vers l’Asie pour alimenter un marché international toujours vorace.  

Au-delà de leur sort, c’est une contradiction majeure que dénonce notre association : comment la France peut-elle interdire la captivité et la reproduction des cétacés sur son territoire… tout en organisant sciemment leur exportation vers des structures où ces pratiques perdurent ? Une telle décision viderait la loi de 2021 de son sens et constituerait un renoncement politique grave.  

La fermeture de Marineland ne peut servir de prétexte à la pire des marchandisations. Des alternatives existent — les sanctuaires marins — et doivent être sérieusement engagées. 

Parce que transférer ces animaux dans un autre delphinarium confine à l’abject. 
Parce que leur sort n’est pas encore scellé. 
Jusqu’au dernier moment, One Voice ne lâchera rien. 

Une pétition est actuellement en ligne pour exiger une issue digne pour Wikie, Keijo et les dauphins. L’association appelle le public à la signer massivement afin de peser sur la décision politique et empêcher leur transfert vers des delphinariums à l’étranger. 

Mobilisation pour Wikie et Keijo : Communiqué de presse

Mobilisation pour Wikie et Keijo : Communiqué de presse

Mobilisation pour Wikie et Keijo : Communiqué de presse
10.04.2026
Nice
Mobilisation pour Wikie et Keijo : Communiqué de presse
Exploitation pour le spectacle

Volte-face du gouvernement et trahison de tous les engagements ! Mobilisation de One Voice demain à Nice pour les orques de Marineland

One Voice organise ce samedi 11 avril à Nice un  happening  symbolique pour dénoncer une issue en train de se jouer dans les coulisses : l’envoi de Wikie et Keijo dans le pire des lieux de captivité, en Espagne.  En l’attente d’une déclaration officielle, mardi lors d’une audition, le Ministre de la transition écologique a clarifié sa position pro Loro Parque, piétinant sa posture initiale.

One Voice donne rendez-vous demain aux  Niçois à la pointe de Rauba  Capeu (face au Monument aux Morts), pour un happening en soutien aux deux orques – Wikie et Keijo – et aux 12 dauphins toujours détenus  depuis la fermeture de Marineland il y a plus d’un an.

De 14h30 à 16h, cette mobilisation prendra la forme d’un happening visuel et sonore autour d’une chanson dédiée aux deux orques. Plus qu’un rassemblement, il s’agira d’un moment suspendu pour leur rendre hommage et sensibiliser le public à leur sort, avec un stand d’information pour échanger avec les équipes de l’association.

Cette manifestation arrive à point nommé. Mardi 7 avril, lors d’une audition du ministre délégué à la transition écologique par la commission des affaires économiques du Sénat, Mathieu Lefèvre a partagé une posture qui conforte One Voice dans son analyse, à quelques jours d’une annonce officielle du gouvernement sur le sujet.

Florilège non exhaustif de son intervention :

« Les bassins mettent chaque jour en danger la vie des orques. » Ce alors que deux experts judiciaires indépendants ont écrit il y a un an que l’état des bassins étaient bons  et que des travaux ont été entrepris ces derniers mois, sécurisant les bassins.

« Ces animaux ne sont pas la propriété de l’État français, ils sont la propriété de Marineland. » Si Parques Unidos est bien « propriétaire » des orques, leur transfert est cependant soumis à autorisation et demande de permis entre pays. Rappelons qu’en novembre 2024, le gouvernement français s’était opposé au transfert des orques au Japon. Et en avril 2025, l’Espagne avait refusé le transfert de Wikie et Keijo vers Loro Parque estimant les conditions trop mauvaises dans ce delphinarium à Tenerife. Preuve que les Etats ont leur mot à dire sur le devenir d’animaux d’espèces sauvages, protégés par une réglementation internationale.

« Il n’y a pas de sanctuaire magique. » L’option du sanctuaire en Nouvelle Ecosse était pourtant validée par le ministère à la transition écologique en décembre dernier, annoncée par le ministre dans tous les médias. 3 millions d’euros viennent d’ailleurs d’être injectés dans ce projet et les travaux sont engagés. Un sanctuaire vient lui de voir le jour en Italie, pays qui a mis ses paroles en actes, prenant ses responsabilités vis-à-vis des cétacés qui y sont détenus Les sanctuaires ne sont pas des mirages mais la seule alternative envisageable pour sortir dauphins et orques d’une exploitation en delphinariums.

Assez des manœuvres et des mensonges !

One Voice refuse de laisser cette décision se prendre dans l’ombre et continuera d’agir à tous les niveaux pour l’empêcher : dans la rue, devant les institutions, et par toutes les voies de droit nécessaires. La pression citoyenne, médiatique et politique est aujourd’hui plus que jamais essentielle.

Car envoyer  Wikie et Keijo  à Loro Parque reviendrait à les  plonger dans un  des pires  cycles  d’exploitation : reproduction forcée, conditions de détention maltraitantes, et risque de transferts vers l’Asie pour alimenter un marché international toujours vorace.

Au-delà de leur sort, c’est une contradiction majeure que dénonce notre association : comment la France peut-elle interdire la captivité et la reproduction des cétacés sur son territoire… tout en organisant sciemment leur exportation vers des structures où ces pratiques perdurent ? Une telle décision viderait la loi de 2021 de son sens et constituerait un renoncement politique grave.

La fermeture de Marineland ne peut servir de prétexte à la pire des marchandisations. Des alternatives existent — les sanctuaires marins — et doivent être sérieusement engagées.

Le 11 avril à Nice, One Voice appelle à une mobilisation forte pour faire entendre une exigence claire : il est encore temps d’éviter le pire.

Parce que transférer ces animaux dans un autre delphinarium confine à l’abject.
Parce que leur sort n’est pas encore scellé.
Jusqu’au dernier moment, One Voice ne lâchera rien.

Une pétition est actuellement en ligne pour exiger une issue digne pour Wikie, Keijo et les dauphins. L’association appelle le public à la signer massivement afin de peser sur la décision politique et empêcher leur transfert vers des delphinariums à l’étranger.

9 millions d’animaux sacrifiés en 2023, la transition européenne au point mort

9 millions d’animaux sacrifiés en 2023, la transition européenne au point mort

9 millions d’animaux sacrifiés en 2023, la transition européenne au point mort
03.04.2026
9 millions d’animaux sacrifiés en 2023, la transition européenne au point mort
Expérimentation animale

9 073 608. C’est le nombre d’animaux broyés par l’expérimentation dans l’Union européenne et la Norvège en 2023. Une baisse de 3 % à peine, autant dire rien.
À l’heure où les citoyens réclament massivement la fin de ces pratiques, où la Commission européenne doit publier sa feuille de route pour en sortir où des méthodes alternatives fiables existent et se généralisent dans le monde, ce chiffre n’est pas un progrès, c’est l’aveu d’un échec : celui d’un système qui refuse de se transformer.

Les 9,1 millions d’animaux victimes de l’expérimentation sont des êtres enfermés, génétiquement modifiés, rendus malades pour mieux servir des protocoles obsolètes. Plus inquiétant encore, les tests pourtant évitables et déjà remplacés par des alternatives fiables établies par notre partenaire Cruelty Free International ont augmenté de 10%.
Des pratiques d’un autre âge persistent. La méthode de l’ascite, particulièrement cruelle, continue d’être pratiquée pour produire des anticorps. La France en est aujourd’hui la dernière adepte en Europe : en 2023, 36 000 souris et cochons d’Inde ont ainsi été soumis à des souffrances intenses et injustifiables.

La France, championne européenne de la souffrance animale

Sans surprise, la France reste en tête des pays européens avec plus de 2 millions d’animaux expérimentés (2 046 754) dans ses laboratoires, soit le quart du total européen. Depuis plus de dix ans, rien ne bouge et notre pays s’entête dans des projets archaïques, comme en témoigne la volonté d’investir 80 millions d’euros d’argent public pour agrandir le centre de primatologie de Rousset et y tripler le nombre de primates détenus de 600 à 1800. Une fuite en avant en dépit des doutes scientifiques et de l’opposition citoyenne.

Si la Norvège (1,6 million d’animaux, + 12 %) et l’Allemagne (1,5 million) suivent, la France aligne les records de la honte et se distingue par la cruauté des expérimentations pratiquées : 191 046 , c’est le nombre de fois où des animaux ont subi des procédures « sévères » en 2023, soit plus du quart du total européen. Dans les laboratoires français,  2 372 primates, soit 54 % du total européen, ont subi des expériences douloureuses et traumatisantes (3459 fois incluant les « réutilisations »), alors même que leur nombre diminue globalement de 23% dans les autres États membres.

Des millions de vies exploitées, toujours les mêmes

Invisibles, interchangeables, les souris incarnent au premier chef les victimes de cette industrie qui banalise la souffrance et paient le plus lourd tribut avec 3 593 561 individus expérimentés dans les laboratoires européens et norvégiens, soit 44,5 % du total. En France, les lapins sont particulièrement touchés : ils représentent près de la moitié des animaux subissant, notamment des tests de toxicité largement dépassés. L’interdiction des tests pyrogènes en 2025 devrait enfin marquer un recul de ces pratiques.

Des engagements trahis

Aux côtés de notre coalition Cruelty Free Europe, One Voice tire la sonnette d’alarme. Loin de reculer, l’expérimentation animale pourrait au contraire se renforcer au sein de l’Union européenne. En cause, les révisions en cours des textes clés que sont la réglementation REACH (Registration, Evaluation Autorisation and Restriction of Chemicals) et le règlement sur les produits cosmétiques (Cosmetic Products Regulation – CPR). Derrière ces ajustements techniques s’opère en réalité un basculement inquiétant. Car le CPR censé interdire l’expérimentation animale sur les cosmétiques, a déjà été vidé de sa substance. Dans les faits, il est contourné. Dès lors que les produits sont concernés par REACH, les tests sur les animaux reprennent le dessus, même s’il s’agit d’ingrédients utilisés uniquement dans les produits cosmétiques. En clair, si l’interdiction existe sur le papier, elle est bafouée en pratique.

Ce recul trahit les engagements pris par l’Union européenne, la confiance et la volonté des citoyens largement favorables à une science sans souffrance animale.
Face à cette possible trahison, One Voice appelle à se mobiliser autour du 24 avril, Journée internationale des animaux de laboratoire. Des actions nationales auront lieu autour du 25 avril. Rejoignez-nous.