Jumbo: Communiqué de presse

Jumbo: Communiqué de presse

Jumbo: Communiqué de presse
31.03.2026
France
Jumbo: Communiqué de presse
Exploitation pour le spectacle

One Voice réagit avec stupeur aux déclarations faites hier sur X par Mathieu Lefèvre, ministre délégué au ministère de la Transition écologique, affirmant que l’état de santé de l’hippopotame Jumbo « n’est pas alarmant ». 

Ces propos, fondés sur des rapports vétérinaires commandités par l’administration, sont en contradiction flagrante avec les éléments dont nous disposons et que nous avons portés à la connaissance des autorités. 

Des rapports administratifs approximatifs et opaques

Le premier rapport émanant des services préfectoraux du Lot-et-Garonne début février 2026, n’a jamais été communiqué malgré nos demandes répétées, posant une question légitime de transparence. Le deuxième rapport – émanant cette fois des services préfectoraux de Gironde plus tard en février, que nous avons pu consulter, soulève de graves interrogations quant à sa rigueur : établi à l’issue d’une visite d’1h30, il repose largement sur les déclarations du propriétaire du cirque Zavatta, sans vérifications essentielles sur le terrain.

De nombreux points cruciaux n’ont pas été examinés : absence de consultation du dossier médical ni de contrôle des conditions de vie réelles (température, qualité de l’eau du container dans lequel Jumbo se baigne, dimensions des installations…). Pire encore, des observations contredisent directement les constats réalisés par nos propres vétérinaires experts, en 2024 et janvier 2026.

Conditions de détention indignes et dangereuses

Nos investigations sont sans appel : Jumbo souffre d’obésité sévère, de douleurs articulaires importantes et d’une dégradation rapide de son état de santé. Les symptômes observés début 2026 montrent une aggravation significative de ses troubles locomoteurs.

Contrairement aux affirmations officielles, la situation de Jumbo est catastrophique. Cet hippopotame, animal semi-aquatique et grégaire passant jusqu’à 16h dans l’eau et parcourant des dizaines de kilomètres par nuit, est maintenu seul depuis près de 40 ans, dans des conditions incompatibles avec ses besoins biologiques fondamentaux : absence d’accès suffisant à un bassin adapté, enfermement prolongé, parfois des jours d’affilée dans la remorque et exploitation en spectacle.

Nos équipes l’ont récemment constaté lors de l’installation du cirque Muller à Lormont (33) ces dernières semaines. Jumbo est resté enfermé pendant deux semaines sans accès à sa “piscine”. Il est en outre contraint de participer à des représentations, allant désormais jusqu’à porter une personne sur son dos, malgré son état de santé préoccupant.

Sans parler de la sécurité du public, concernant un animal listé parmi les animaux les plus dangereux d’Afrique qui n’est séparé des visiteurs au mieux par des barrières légères, le plus souvent par un simple fil pas toujours électrifié et régulièrement franchi par les spectateurs.

Des condamnations, et pourtant l’impunité

La famille Muller, qui multiplie les installations illégales partout où elle passe, n’en est pas à son premier contentieux judiciaire.

Alexandre Muller déjà condamné à de multiples reprises pour outrage, menaces de mort et violences sur agents dépositaires de l’autorité publique, rébellion et entrave à la circulation. Edmond Muller, condamné pour des violences physiques et morales commises contre des défenseurs des animaux qui manifestaient pacifiquement et légalement.

Mais surtout, tous deux ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Valence en 2020 pour « exploitation irrégulière d’un établissement détenant des animaux non domestiques ; placement ou maintien d’un animal dans un environnement cause de souffrance ; utilisation d’un mode de détention inadapté pouvant être cause de souffrance ou de blessure. »

Ces faits concernent directement les conditions de vie imposées à Jumbo dans le cirque. Le comble ? La saisie de l’hippopotame avait été ordonnée avant l’audience. Elle a échoué face à la violence des circassiens. Et l’État, la Justice ont plié. Même après la condamnation, Jumbo leur a été laissé.

Stoppons ces pratiques d’un autre temps !

Au-delà du cas de Jumbo, cette situation illustre les dérives persistantes liées à la captivité des animaux sauvages dans les cirques. Alors même que leur interdiction est annoncée, aucune solution concrète n’est aujourd’hui garantie pour assurer le transfert de ces animaux vers des structures adaptées.

Alors que le cirque Muller est attendu à Mérignac ces prochains jours, One Voice appelle :

  • les autorités à faire preuve de transparence et à diligenter une expertise indépendante et complète ;
  • les collectivités à refuser l’installation de cirques exploitant des animaux sauvages ;

  • le public à ne plus cautionner ces pratiques d’un autre temps.

Jumbo est le symbole d’une souffrance silencieuse que nous ne pouvons plus ignorer.

Jumbo n’est pas un numéro. Il n’est pas une attraction. S’il meurt dans sa remorque, après avoir enduré des douleurs continues et impossibles à décrire tant elles sont intenses, les responsables devront en répondre. Nous obtiendrons justice pour lui. Mais il est encore temps de le sortir de là. One Voice appelle le grand public à signer sa pétition.

2 041 157 animaux expérimentés en 2024 : la France figée dans l’immobilisme

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2 041 157 animaux expérimentés en 2024 : la France figée dans l’immobilisme
27.03.2026
France
2 041 157 animaux expérimentés en 2024 : la France figée dans l’immobilisme
Expérimentation animale

Depuis plus de dix ans, le seuil des 2 millions d’animaux expérimentés dans les laboratoires français ne recule pas: il s’installe. Alors que depuis 2021 – cinq ans déjà –, l’Union européenne engage ses États membres à sortir de l’expérimentation animale, la France ne ralentit pas. Elle stagne. Et s’enlise dans un statu quo, qui ressemble de plus en plus à un choix.

Les nombres bruts semblent abstraits. Ils ne disent rien des corps contraints, des opérations répétées, des prélèvements, de l’enfermement, du stress permanent. Ils ne disent rien des vies écourtées et résument pourtant une réalité : chaque jour en France, 3 785 animaux sont utilisés dans les laboratoires. Plus de 150 par heure. Plus de deux par minute.

Une industrialisation de la souffrance

L’un des faits les plus marquants de 2024 est l’explosion du nombre d’animaux génétiquement modifiés : plus d’un million, 1 022 805 exactement. Ces êtres vivants sont ainsi conçus pour développer des maladies ou présenter des caractéristiques spécifiques afin de répondre à des protocoles. En clair : fabriqués pour être utilisés puis éliminés. S’ils apparaissent aujourd’hui dans les statistiques, c’est en raison d’un cadre européen imposant – enfin – de déclarer les amputations de queues, de doigts ou de pattes, pourtant classées dans la catégorie « légère ». 

Les espèces les plus exploitées

  • Avec 1 477 726 individus, les souris restent de loin les animaux les plus utilisés. Elles sont aussi les plus touchées par les procédures sévères et les modifications génétiques (962 602). Si elles ne meurent pas des suites de tumeurs induites, elles sont mises à mort à l’issue des expériences.
  • Sur les 160 573 lapins expérimentés en 2024, l’écrasante majorité (154 663) a
    « servi » à des tests dits de « production de routine » : une formule qui banalise la réalité endurée puisque l’on parle d’animaux élevés pour fournir leur sang, leurs anticorps ou leurs fluides. À l’issue de ces procédures, 99,2% d’entre eux ont été tués. Les 1 284 restants ne furent pas mieux lotis: réduits à l’état de ressources, ils ont été réutilisés, enchaînant les protocoles comme des produits, réutilisés, jusqu’à épuisement. Après 2024, ils ne subiront plus de tests pyrogènes : l’Europe les a interdits après de longs combats de nos coalitions européennes. À présent, nous veillerons à ce que cette interdiction soit activement appliquée à l’avenir.
  • Mais ces animaux ne sont pas les seules victimes de l’expérimentation: nos compagnons parmi les plus familiers ne sont pas épargnés. Les chats ont été 574 et les chiens, 3 342. Une grande majorité de ces derniers proviennent d’élevages comme ceux de Gannat et Mézilles, gérés par le groupe américain Marshall BioResources, car la France accueille ces entreprises les bras ouverts.
    En août 2024, 160 chats et 140 chiens ont servi à « former le personnel » et à l’entraîner à donner la mort… Entre-temps, pas de « gaspillage »: prélèvements et injections sont au programme. L’objectif ? Déshumaniser au plus tôt les expérimentateurs tout en osant parler de « bien-être animal ».

Les procédures sévères en baisse : un écran de fumée

À première vue, un indicateur pourrait sembler encourageant. Les procédures dites « sévères » reculent (de 191 046 en 2023 à 159 744 en 2024) et le total « sévère + modéré » passe sous le seuil du million.
Mais à y regarder de plus près, le constat s’assombrit : les expériences dites « légères » explosent et dépassent le million en 2024 (1 079 955). Leur nombre a doublé en quelques années et les souris en paient le prix fort (821 876).
Les explications avancées pour justifier ces résultats, un cadre « plus exigeant », une « pression accrue » pour réduire le nombre d’animaux, ne résistent pas à l’analyse.
Réduire le nombre d’animaux n’a rien d’une pression : il s’agit d’une obligation inscrite dans la stratégie européenne. C’est aussi une attente forte des Français et Françaises

Par ailleurs, One Voice a passé au crible les projets de laboratoires expérimentant sur les animaux cette même année : une soixantaine révèlent des cas flagrants de minimisation des souffrances. Pour certains laboratoires, l’enjeu est clair : éviter la catégorie « sévère » permet de réutiliser les animaux et évite des bilans rétrospectifs qui pourraient démontrer l’inutilité de ces souffrances.. Une logique d’optimisation budgétaire où la douleur et la mort ne sont que des variables d’ajustement.

La France s’accroche à des pratiques qu’un nombre croissant de pays abandonne. Elle reste aujourd’hui le dernier pays de l’Union européenne à recourir à la méthode de l’ascite pour produire des anticorps, pourtant largement décriée pour sa cruauté malgré l’existence d’alternatives. En 2024, 24 090 utilisations ont été recensées, dont 24 043 classées en procédure sévère.

Face à ces chiffres, les autorités ne peuvent plus détourner le regard.

One Voice appelle à rompre cette logique aberrante. Sortir de l’expérimentation animale n’est pas une utopie, c’est une volonté politique, déjà engagée chez nos voisins européens. Au nom des animaux victimes des laboratoires, signez notre pétition.

À Varennes-Vauzelles, le premier Chatipi de la Nièvre améliore la cohabitation entre humains et chats

À Varennes-Vauzelles, le premier Chatipi de la Nièvre améliore la cohabitation entre humains et chats

À Varennes-Vauzelles, le premier Chatipi de la Nièvre améliore la cohabitation entre humains et chats
12.03.2026
Varennes-Vauzelles
À Varennes-Vauzelles, le premier Chatipi de la Nièvre améliore la cohabitation entre humains et chats
Animaux familiers

Installé dans l’enceinte de l’EHPAD de Pignelin à Varennes-Vauzelles près de Nevers, le premier Chatipi de la Nièvre sera inauguré le 26 mars. Ce projet collectif a permis de résoudre les tensions liées à la présence de chats errants tout en améliorant leur bien-être et en créant de nouveaux liens avec les résidents.

L’inauguration aura lieu jeudi 26 mars à 14h, en présence de Véronique Coureau, présidente de l’association locale Les P’tits Félins de Pignelin, Morgane TILLIER, cadre de santé de l’EHPAD Pignelin, Cyrille CANTIN, responsable bâtiment et électricité, Paul Rosette, responsable logistique pour le Centre Hospitalier de l’Agglomération de Nevers (CHAN) et Mathilde Perrot de l’association One Voice.

Un projet collectif né d’une situation conflictuelle

Avant la mise en place du projet, la présence de chats non stérilisés dans l’enceinte de l’EHPAD était devenue source de fortes tensions : reproduction incontrôlée, nuisances dans les espaces de promenade et souffrances animales alimentaient une vive polémique.

Face à cette situation, la direction de l’établissement avait choisi d’interdire le nourrissage des chats afin d’éviter qu’ils ne s’approchent des bâtiments. Alertée par des salariées et bénévoles attachées au bien-être des animaux, One Voice a alors pris contact avec le Centre Hospitalier de l’Agglomération de Nevers pour proposer une alternative concrète : la mise en place d’un projet Chatipi.

Chatipi, un dispositif concret pour protéger les chats

Chatipi est un projet pédagogique prenant la forme d’un petit chalet aménagé qui permet d’offrir un abri aux chats tout en organisant leur nourrissage et leur suivi sanitaire. Associé à la stérilisation et à des actions de sensibilisation à propos des chats errants, il permet de stabiliser les populations et d’informer le public sur l’importance de faire stériliser les chats.
Dans le cadre de ce projet, One Voice a pris en charge quinze stérilisations, identifications et tests pour les principales maladies félines, ainsi que l’achat du chalet, des chatières, d’un panneau d’information et de 30 kilos de croquettes.

Le Centre Hospitalier de l’Agglomération de Nevers a réalisé la dalle en béton accueillant l’installation et assurera l’entretien et les réparations éventuelles des équipements dans le temps.

L’association Les P’tits Félins de Pignelin, créée spécifiquement pour ce projet, a monté et aménagé le chalet. Elle assure aujourd’hui le nourrissage des chats, leur suivi sanitaire, le trappage si nécessaire, l’achat de la nourriture et l’entretien du chalet. C’est également elle qui prend en charge les frais vétérinaires à long terme des pensionnaires du Chatipi.

Des effets positifs pour les chats… et pour les résidents

Depuis la mise en place du dispositif, la situation a profondément évolué. Les tensions se sont apaisées et les chats, désormais stérilisés et suivis, sont en meilleure santé et beaucoup plus apaisés.

Le projet a aussi permis aux résidents de vivre des moments précieux. Une dame descend chaque après-midi donner des croquettes aux chats et entretient un lien particulier avec « Titi », le doyen du groupe, qu’elle a connu chaton. Un autre résident conserve régulièrement un peu des restes de ses repas pour aller les partager avec les félins.

Une autre résidente a, elle, tricoté une couverture destinée aux chats, retrouvant ainsi un peu de mobilité dans ses mains.

À terme, des projets thérapeutiques autour de la présence des animaux pourraient également voir le jour au sein de l’établissement.

Informations pratiques

L’inauguration du premier Chatipi de la Nièvre aura lieu jeudi 26 mars à 14h, au Chatipi situé dans l’enceinte de l’EHPAD de Pignelin, 5, route de la Guesse, 58640 Varennes-Vauzelles.

Chasse : encore trois morts et des promeneurs blessés

Chasse : encore trois morts et des promeneurs blessés

Chasse : encore trois morts et des promeneurs blessés
19.03.2026
Chasse : encore trois morts et des promeneurs blessés
Animaux sauvages

Entre le 30 novembre 2025 et le 7 mars 2026, on recense au moins deux incidents liés à la chasse par semaine ! Trois chasseurs ont trouvé la mort en pratiquant ce loisir cruel et létal, et deux joggeurs ont été victimes de balles perdues. Chaque saison, la même rhétorique revient : la chasse serait une tradition, un loisir rural, une pratique encadrée. Pourtant, les faits racontent une tout autre histoire. One Voice se bat pour une réforme radicale de cette pratique qui ajoute de nombreuses victimes collatérales aux 45 millions d’animaux massacrés chaque année.

Entre fin novembre 2025 et début mars 2026, les accidents se sont accumulés en France, rappelant que la chasse n’est pas seulement dangereuse pour les animaux qu’elle vise, mais aussi pour les humains qui n’y participent pas.

Deux joggeurs blessés par des balles perdues

Le 30 novembre 2025, à Plémet (Côtesd’Armor), une balle tirée lors d’une battue traverse la vitre d’une maison et termine sa course dans un four encastré. Un drame évité de peu : la cuisine était vide au moment de l’impact.

Quelques semaines plus tard, le danger frappe directement un promeneur. À VaisonlaRomaine, un joggeur de 25 ans est grièvement blessé par un chasseur qui affirme l’avoir confondu avec des sangliers. La balle lui détruit le genou et lui laisse des séquelles permanentes.

Ces faits n’ont malheureusement rien d’exceptionnel. Les accidents de chasse se produisent chaque année et touchent des personnes totalement étrangères à cette pratique.

Dans les forêts comme sur les chemins publics, et même chez soi, chacun peut se retrouver pris dans la ligne de tir. À BormeslesMimosas, deux cueilleurs de champignons se sont retrouvés coincés au milieu d’une battue et ont dû se jeter à terre en criant pour éviter d’être pris pour cible.

Dans le Jura, une joggeuse reçoit une balle dans le pied. Sur une route de l’Aisne, un convoi de mariage est stoppé par une chasse à courre et des tirs retentissent à quelques mètres des invités.

Trois Chasseurs victimes de leurs pratiques, des animaux pourchassés et tués

Si la violence de la chasse frappe les humains, les chiens en paient aussi le prix fort. Des battues aux sangliers se soldent régulièrement par des animaux gravement blessés ou tués. Dans les Landes, huit chiens ont été blessés lors d’une chasse. En Vendée, deux sont morts et cinq autres ont été mutilés.
Sans parler de nos compagnons, trop souvent pris au piège de ces chasses armées : en HauteSaône, le chat d’un château a été massacré par des chiens de chasse entrés sur une propriété privée.

Et la faune sauvage subit des scènes d’une brutalité rarement montrée. En février 2026, un cerf poursuivi par des chiens s’est retrouvé sur une autoroute (avec tous les risques que cela implique pour les automobilistes) après avoir été mordu aux jambes, avant d’être abattu.

Une saison meurtrière

Sur la saison 2024/2025, l’Office français de la biodiversité (OFB) recensait 11 accidents mortels de chasseurs, contre six les deux saisons précédentes. L’hiver 20252026 a été jalonné d’incidents : tirs accidentels dans les mains ou les jambes, ricochets de balles, chutes de miradors, ou encore chasseurs blessés par leurs propres armes. Dans la Somme, un homme est tué par balle lors d’une battue tandis qu’un autre est grièvement blessé le même jour.

Dans l’Eure, un chasseur meurt après avoir trébuché dans des barbelés avec son fusil chargé. En Charente, un autre se noie après être tombé dans une rivière. Ces drames s’ajoutent aux nombreux incidents déjà recensés en début de saison, et ce uniquement sur la base de notre revue de presse : il est probable que de nombreux autres accidents soient passés inaperçus. 

La chasse, un risque pour tous

Ces événements ne sont pas des accidents isolés. Ils sont la conséquence logique d’un système qui autorise l’usage d’armes à feu dans des espaces publics, fréquentés par tous : chemins, forêts, routes et campagnes habitées.

La question n’est donc plus de savoir si ces drames peuvent arriver, mais combien de temps encore la société acceptera qu’un loisir armé fasse courir un tel risque à la population et inflige une telle violence aux animaux.

Rejoignez notre combat et signez notre pétition pour une réforme radicale de la chasse !

Procès contre un membre de la communauté de chasse du Var : Communiqué de Presse

Procès contre un membre de la communauté de chasse du Var : Communiqué de Presse

Procès contre un membre de la communauté de chasse du Var : Communiqué de Presse
18.03.2026
Gap
Procès contre un membre de la communauté de chasse du Var : Communiqué de Presse
Animaux familiers

Braconnage, mort d’un husky, armes illégales…
One Voice sera présente à Gap le 19 mars pour le procès d’un membre de la société de chasse de Vars

En décembre dernier, un homme membre de la société de chasse de Vars a été placé en garde à vue pour des infractions liées à sa pratique de la chasse : des armes non déclarées, des restes d’animaux tués hors du cadre légal et un husky répondant au nom d’Aramis abattu. One Voice s’est constituée partie civile dans cette affaire documentée par l’Office français de la biodiversité (OFB). Nous serons présents au tribunal judiciaire de Gap le 19 mars 2026 à 13h30 pour demander un verdict à la hauteur de la violence infligée. 

 

L’affaire a émergé lors d’une enquête portant initialement sur des violences aggravées, commises entre décembre 2023 et décembre 2025 par un membre de la société de chasse de Vars. Mais à mesure que les enquêteurs approfondissent leur investigation, la liste des infractions s’allonge…

Des restes d’animaux conservés comme trophées

Le prévenu a braconné des chamois et des chevreuils en dehors de la saison de chasse ou en violation des plans de chasse établis. Les perquisitions ont conduit à la saisie d’armes non déclarées et d’un pick-up qui aurait servi aux sorties de braconnage. Les investigations ont également mis au jour une quantité importante de restes d’animaux : têtes de chamois et de cerfs, et pattes de chamois conservées. Autant de dépouilles qui auraient dû être remises à l’équarrissage.

Le braconnage n’est pas une erreur, mais une décision : celle de tirer sans se soucier ni des saisons ni des quotas ni de l’équilibre fragile des milieux naturels. Celle de tuer sans entrave.

Aramis, un chien considéré comme une cible

Plus grave encore : lors d’une de ces sorties illégales, le suspect aurait abattu un chien de race husky, portant un harnais et répondant au nom d’Aramis.

La violence liée à la chasse ne s’arrête pas aux animaux classés comme « gibier ». Elle déborde. Elle frappe aussi les chiens de promeneurs, les chiens et chats errants. Les vaches, les ânes, les chevaux. Les chiens de chasse, eux-mêmes, ne sont pas épargnés. Trop souvent, ils sont traités comme de simples instruments : négligés, abandonnés, détenus dans des conditions indignes. One Voice l’a documenté à de nombreuses reprises : dans l’Ain, dans le Lot-et-Garonne et ailleurs. Aramis s’ajoute à cette liste sans fin. Il rappelle que, dans le monde de la chasse, les chiens paient eux aussi le prix fort.

Le 19 mars 2026, les animaux auront des voix pour les défendre

Cette affaire sera examinée le 19 mars 2026 à 13h30 devant le tribunal judiciaire de Gap. One Voice y sera. Parce que le braconnage n’est pas une simple irrégularité : c’est la négation même de la vie sauvage. C’est décider, seul, du moment où un animal doit mourir, sans cadre ni limite.

Notre association s’était déjà mobilisée lors de l’audience des braconniers du Cher. Aujourd’hui, cette même question revient : combien d’animaux devront encore tomber avant que l’on admette que cette violence n’est pas marginale mais révélatrice d’un système à revoir en profondeur ?

Le braconnage et les tirs sur des chiens ou d’autres animaux domestiques ne sont pas des faits isolés. Ils appellent à une réforme radicale de la chasse. One Voice appelle le grand public à signer sa pétition.

Loro Parque: Communiqué de Presse

Loro Parque: Communiqué de Presse

Loro Parque: Communiqué de Presse
17.03.2026
Antibes
Loro Parque: Communiqué de Presse
Exploitation pour le spectacle

 

One Voice dénonce un point de non-retour de la France pour la facilité et le pire plutôt que l’exemplarité pour les orques de Marineland

Alors qu’en décembre, la piste de sanctuaire en Nouvelle Ecosse semblait actée, One Voice lève le voile sur un revirement dramatique ces dernières semaines qui condamne les 2 dernières orques captives françaises, Wikie et Keijo. Contre l’opinion publique et à l’opposé total de l’esprit de la loi de 2021, l’Etat Français s’apprête à donner son aval pour leur transfert à Loro Parque aux Canaries.   

La situation des orques de Marineland est dans une impasse. Pire, la menace de leur envoi dans le delphinarium le plus maltraitant d’Europe plane aujourd’hui sur la tête de Wikie et Keijo.

A l’heure où dans toute l’Europe, les delphinariums ferment, la France risque d’être très prochainement pointée du doigt pour son manque d’anticipation et l’attentisme qui conduisent à la situation d’aujourd’hui. Une situation qu’on ne peut attribuer aux associations qui alertent depuis de nombreuses années et dont les alternatives sont balayées les unes après les autres.

Dernière en date : après avoir annoncé privilégier le transfert des deux orques de Marineland vers le futur sanctuaire marin en Nouvelle-Ecosse (Canada) – projet sur lequel notre association travaille depuis 5 ans en lien avec Whale Sanctuary Project et les plus grands spécialistes mondiaux – le ministère de la Transition écologique rétropédale depuis mi-janvier. Exit le sanctuaire pour Wikie et Keijo. Entre le choléra et la peste, le sort de Wikie et Keijo balance désormais entre un transfert à Loro Parque, Canaries (Espagne) ou l’euthanasie pure et simple, argument utilisé pour faire pression sur l’Espagne qui jusqu’à présent estimait que les conditions à Loro Parque étaient trop mauvaises pour y accueillir les orques.

Dans l’équation, le bien-être des animaux est éclipsé par les intérêts financiers. C’est aussi la voie ouverte à une marchandisation vers l’Asie.

Reproduction et transferts au Japon : lire entre les lignes de la solution Loro Parque

Loro Parque est en soit une perspective catastrophique. S’y trouvent déjà 4 orques connaissant toujours reproduction et représentations : une femelle et son bébé d’un an, Teno, dans un bassin séparé des 2 mâles. Se pose la question des interactions sociales avec un groupe aux rapports déjà établis, des orques rendues agressives par la captivité, dans un espace trop restreint, inférieur aux recommandations de l’European Association of Aquatic Mammals (EAAM). 4 orques y sont décédées entre 2021 et 2024 à des âges allant de 3 à 29 ans, là où l’espérance de vie d’une orque dans la nature dépasse les 50 ans.

Le parc a une structure pouvant accueillir un maximum de 6 orques adultes et il est quasi certain d’après nos sources que sa volonté est de faire reproduire Wikie à son arrivée. Il en était déjà question en 2025 lors de la précédente tentative de Parques Reunidos, propriétaire de Marineland, de transférer les orques vers Loro Parque. Le parc avait alors stoppé la contraception de l’orque avant que le gouvernement espagnol ne bloque leur transfert.

Cette fois, si le transfert est acté politiquement, Wikie servira à la reproduction. Son fils Keijo, lui, pourrait être acheminé au Japon et connaître un sort tout aussi dramatique. L’Asie n’est pas près de fermer ses delphinariums. Face à une pénurie d’orques sur le « marché » international et une problématique génétique bloquant la reproduction des orques déjà détenues en Asie, Keijo représente un diamant à plusieurs millions d’euros pour ces pays.

Les liens entre Loro Parque et le Japon sont déjà forts. Officiellement, Teno est né en mars 2025 de père inconnu. De sources proches du dossier, sa mère a probablement été inséminée, potentiellement d’Earth, dernière orque mâle captif au Japon, décédé à 16 ans l’été dernier.

Les orques sont des animaux sociaux. Au Japon, toutes les orques appartiennent à Grandvista Hôtel qui détient 2 parcs : Kamogawa et Kobe Suma Aqualife. Sans raison, une orque femelle prêtée au parc Nagoya est maintenue seule depuis la mort d’Earth. Sauf si le Japon attend un autre père.

L’hypocrisie d’un départ à l’étranger

Quel message le gouvernement français souhaite-t-il envoyer à l’opinion publique ? Quelle est la valeur de la loi de 2021 interdisant la détention et la reproduction en captivité des cétacés en France, s’ils sont marchandés à l’étranger pour y subir un sort pire encore ?

One Voice refuse d’assister impuissante à ce drame qui se joue sous nos yeux et réclame qu’une concertation soit lancée à l’échelle européenne pour offrir à tous les cétacés encore captifs une retraite le long de nos nombreuses côtes ou hors Europe. Le projet de sanctuaire en Nouvelle Ecosse reste une piste solide, qui ne peut avancer sans garanties d’accueil des orques. L’absence de décision ministérielle bloque actuellement autorisations, investissements et financements. Nous attendons que la France envoie un signal fort au reste du monde, plutôt que d’être le symbole d’un échec.

 

Alpes-de-Haute-Provence : Tirer sur les loups ? La justice dit non

Alpes-de-Haute-Provence : Tirer sur les loups ? La justice dit non

Alpes-de-Haute-Provence : Tirer sur les loups ? La justice dit non
13.03.2026
Alpes-de-Haute-Provence Alpes-de-Haute-Provence : Tirer sur les loups ? La justice dit non
Animaux sauvages

Saisi par One Voice, le tribunal administratif de Marseille a annulé six arrêtés le 27 février 2026, pris par la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, autorisant des éleveurs à tirer des loups. Cette victoire intervient alors que le gouvernement vient d’adopter un texte facilitant les tirs. Face à ce recul, nous sommes sur le pont.

Le tribunal a jugé ces arrêtés illégaux sur deux points essentiels. D’abord, la préfecture a considéré que les troupeaux bovins ne pouvaient pas être protégés, sans en apporter la moindre preuve concrète. Or cette présomption ne tient pas : chaque situation doit faire l’objet d’une analyse individualisée, technique et économique, avant toute autorisation de tir. Ensuite, il appartenait au préfet de démontrer que l’éleveur avait effectivement mis en place des mesures de protection. Ce n’était pas le cas.

Vers une jurisprudence plus protectrice des loups

Ce verdict en faveur des loups n’est pas isolé. Il s’inscrit en effet dans le prolongement d’une jurisprudence bâtie patiemment : en 2024, le tribunal administratif de Besançon avait déjà censuré des arrêtés similaires pour les mêmes raisons. En janvier 2026, c’est le tribunal de Nice qui a annulé sept arrêtés de la préfecture des Alpes-Maritimes. Victoire après victoire, une ligne jurisprudentielle se dessine : les dérogations à la protection des loups ne sont pas un droit automatique. Elles doivent se mériter, se justifier.

Une victoire réelle mais oblitérée par le gouvernement

Cette décision est une bonne nouvelle pour les loups des Alpes-de-Haute-Provence. Mais elle intervient alors que les annonces du gouvernement viennent d’entrer en vigueur. Fini l’obligation de protéger les troupeaux avant de pouvoir tirer. Fini l’analyse préalable. Les éleveurs pourront faire feu sur simple déclaration, sans avoir à démontrer quoi que ce soit. Ce que la justice vient de condamner — l’absence de preuves et de protection — est censé devenir la norme légale.

Ce texte qui marque un recul éthique, écologique et politique, nous l’avons dénoncé dès le départ. D’autant qu’il envoie un signal désastreux à ceux qui considèrent les loups non comme des êtres essentiels à nos écosystèmes, mais comme des cibles.

On ne cède rien !

Face à cette déclaration de guerre, One Voice ne restera pas les bras croisés. Nous préparons la riposte.

Parce que le droit peut être un bouclier, à condition de s’en emparer. Parce que derrière les procédures, il y a des familles de loups. Comme Milo, Mina et leurs petits en Corrèze, menacés de braconnage et d’une battue illégale organisée par la FDSEA locale et sauvés de justesse grâce à une mobilisation d’urgence.

Six arrêtés illégaux annulés à Marseille, sept à Nice : la jurisprudence protectrice des loups avance. Mais le gouvernement entend tout effacer. Pour que cette victoire ne soit pas la dernière, il faut agir maintenant : signez la pétition pour les loups !

Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups !

Audience à Gap : le braconnage et la mort d’Aramis devant la justice

Audience à Gap : le braconnage et la mort d’Aramis devant la justice

Audience à Gap : le braconnage et la mort d’Aramis devant la justice
12.03.2026
Audience à Gap : le braconnage et la mort d’Aramis devant la justice
Animaux sauvages

En décembre dernier, un homme membre de la société de chasse de Vars a été placé en garde à vue pour des infractions liées à sa pratique de la chasse : des armes non déclarées, des restes d’animaux tués hors du cadre légal et un husky répondant au nom d’Aramis abattu. One Voice s’est constituée partie civile dans cette affaire documentée par l’Office français de la biodiversité (OFB). Nous serons présents au tribunal judiciaire de Gap le 19 mars 2026 à 13h30 pour demander un verdict à la hauteur de la violence infligée.

L’affaire a émergé lors d’une enquête portant initialement sur des violences aggravées, commises entre décembre 2023 et décembre 2025 par un membre de la société de chasse de Vars. Mais à mesure que les enquêteurs approfondissent leur investigation, la liste des infractions s’allonge…

Des restes d’animaux conservés comme trophées

Le prévenu a braconné des chamois et des chevreuils en dehors de la saison de chasse ou en violation des plans de chasse établis. Les perquisitions ont conduit à la saisie d’armes non déclarées et d’un pick-up qui aurait servi aux sorties de braconnage. Les investigations ont également mis au jour une quantité importante de restes d’animaux : têtes de chamois et de cerfs, et pattes de chamois conservées. Autant de dépouilles qui auraient dû être remises à l’équarrissage.

Chasser ne suffit-il donc pas ? Pour certains, jamais, quitte à s’affranchir des règles censées encadrer une pratique déjà lourde de conséquences pour les animaux sauvages. Le braconnage n’est pas une erreur, mais une décision : celle de tirer sans se soucier ni des saisons ni des quotas ni de l’équilibre fragile des milieux naturels. Celle de tuer sans entrave.

Aramis, un chien considéré comme une cible

Plus grave encore : lors d’une de ces sorties illégales, le suspect aurait abattu un chien de race husky, portant un harnais et répondant au nom d’Aramis. Que représente-t-il dans cette histoire ? Une présence jugée indésirable sur un territoire que certains considèrent comme le leur ?

La violence liée à la chasse ne s’arrête pas aux animaux classés comme « gibier ». Elle déborde. Elle frappe aussi les chiens de promeneurs, les chiens et chats errants. Les vaches, les ânes, les chevaux. Les chiens de chasse, eux-mêmes, ne sont pas épargnés. Trop souvent, ils sont traités comme de simples instruments : négligés, abandonnés, détenus dans des conditions indignes. Nous l’avons documenté à de nombreuses reprises : dans l’Ain, dans le Lot-et-Garonne et ailleurs. Aramis s’ajoute à cette liste sans fin. Il rappelle que, dans le monde de la chasse, les chiens paient eux aussi le prix fort.

Le 19 mars 2026, les animaux auront des voix pour les défendre

Cette affaire sera examinée le 19 mars 2026 à 13h30 devant le tribunal judiciaire de Gap. One Voice y sera. Parce que le braconnage n’est pas une simple irrégularité : c’est la négation même de la vie sauvage. C’est décider, seul, du moment où un animal doit mourir, sans cadre ni limite.

Nous nous étions déjà mobilisés lors de l’audience des braconniers du Cher. Aujourd’hui, cette même question revient : combien d’animaux devront encore tomber avant que l’on admette que cette violence n’est pas marginale mais révélatrice d’un système à revoir en profondeur ?

Le 19 mars 2026 à 13h30, au tribunal judiciaire de Gap, nous porterons la voix des chamois, des cerfs, des chevreuils et d’Aramis. Car derrière chaque dossier judiciaire, il y a des vies brisées. Car le braconnage et les tirs sur des chiens ou d’autres animaux domestiques ne sont pas des faits isolés. Ils appellent à une réforme radicale de la chasse. Exigeons-la : signez notre pétition.

Blaireaux déterrés vivants : vous pouvez dire non

Blaireaux déterrés vivants : vous pouvez dire non

Blaireaux déterrés vivants : vous pouvez dire non
10.03.2026
Blaireaux déterrés vivants : vous pouvez dire non
Animaux sauvages

Ces prochains mois, les préfectures vont proposer d’autoriser des périodes complémentaires de vénerie sous terre des blaireaux.

Dans le cadre de ces consultations publiques, chacun peut donner son avis.

Opposons-nous à cette pratique cruelle et archaïque.

Dans le cadre des consultations publiques, les citoyens peuvent transmettre leurs observations et propositions par voie électronique. Il est essentiel d’y participer massivement. Pour que les contributions soient bien prises en compte, elles doivent être argumentées.
Voici quatre arguments que vous pouvez reprendre en les reformulant et en les personnalisant :

1. Une pratique cruelle

La vénerie sous terre provoque des souffrances et des angoisses extrêmes pour les blaireaux : les terriers sont détruits à coups de pelles, de pioche ou de barre à mine, les animaux acculés par des chiens en sont extraits avec des pinces métalliques avant d’être abattus au fusil ou achevés à l’arme blanche, quand ils ne meurent pas auparavant de stress ou des morsures des chiens. Cette pratique est exercée uniquement pour le loisir des chasseurs.

2. Une méthode non sélective

Les terriers de blaireaux sont souvent partagés avec d’autres espèces, parfois protégées. L’introduction de chiens dans les galeries peut entraîner des perturbations, blesser ou tuer des animaux qui ne sont pas visés.

3. Une période qui condamne les blaireautins

La période complémentaire de déterrage intervient alors que les jeunes ne sont pas encore autonomes. Par ailleurs, tuer une femelle à ce moment-là condamne presque toujours ses petits à mourir dans le terrier.

4. Une pratique contraire au droit

L’article L. 424-10 du Code de l’environnement interdit de tuer les petits de mammifères. La cour administrative d’appel de Bordeaux (24 février 2026, n° 24BX00637) a récemment précisé qu’un « petit » s’entend bien d’un jeune animal incapable de vivre de manière autonome sans dépendre de sa mère. Or la vénerie sous terre pendant la période complémentaire expose directement (ou indirectement par la mort de la mère) les blaireautins à la mort.

Un combat toujours nécessaire

Chaque année, nos actions en justice le prouvent : la mobilisation fait reculer la barbarie. En 2025, douze arrêtés préfectoraux ont été suspendus par les tribunaux, ce qui a permis d’épargner 1000 blaireaux de l’Aisne à la Haute-Vienne en passant par l’Eure. Malgré ces avancées, et alors que 84 % des Français se disent opposés à la vénerie sous terre (sondage IPSOS/One Voice 2024), le lobby de la chasse exerce des pressions continuelles.

One Voice reste pleinement mobilisée et continue à utiliser tous les moyens juridiques disponibles pour défendre les blaireaux et à porter leur voix auprès du public face aux mensonges des chasseurs. Votre mobilisation citoyenne demeure essentielle.

 

 

Détergents : l’Europe dit stop aux tests sur les animaux

Détergents : l’Europe dit stop aux tests sur les animaux

Détergents : l’Europe dit stop aux tests sur les animaux
10.03.2026
Europe
Détergents : l’Europe dit stop aux tests sur les animaux
Expérimentation animale

Victoire ! En modifiant la réglementation sur les détergents à usage domestique ou industriel, le Parlement européen vient de franchir une étape historique. Désormais, le recours à l’expérimentation animale est interdit pour développer de nouveaux produits en Europe. Cette avancée majeure est le fruit de longues années de mobilisation. Nous y avons activement contribué aux côtés de la coalition européenne Cruelty Free Europe, dont nous sommes les représentants en France.

Interpeller les décideurs politiques, mettre les industriels face à la réalité de leurs pratiques, informer les citoyens… Depuis de nombreuses années, nous agissons pour en finir avec les tests sur les animaux, qu’il s’agisse de cosmétiques ou de produits ménagers. En 2024 et 2025, One Voice a ainsi mené une vaste enquête auprès des fabricants. Elle a mis en lumière les réponses floues et l’embarras de nombreux géants du secteur. Nous avons aussi documenté la souffrance des animaux utilisés pour ces expérimentations, notamment celle des lapins, en première ligne dans ces tests liés aux produits d’entretien.
Engagée au sein de la coalition européenne Cruelty Free Europe, One Voice a activement contribué à construire ce travail de plaidoyer. Cette avancée en témoigne : l’exploitation animale n’est jamais une fatalité.

Ce que change la nouvelle réglementation

Concrètement, que prévoit ce nouveau règlement et jusqu’où va réellement cette interdiction ?

  • Les modifications apportées au règlement (CE) n° 648/2004   interdisent le recours à l’expérimentation animale pour la production de détergents à usage domestique et industriel.
  • L’interdiction concerne à la fois les ingrédients et les produits finis afin que le développement, l’innovation et la réglementation des nouveaux détergents puissent se faire sans recourir à des tests sur les animaux.
  • Il s’agit de la première interdiction de tests sur les animaux dans la législation européenne depuis leur abolition en 2013 pour les cosmétiques. Ces nouvelles règles entreront en vigueur trois ans et demi après leur adoption formelle, soit en juillet 2029. 

Des avancées… et des lacunes

Malgré ces avancées importantes, des failles demeurent. L’interdiction ne concerne que les tests réalisés « aux fins du présent règlement ». En pratique, certaines molécules utilisées dans les détergents peuvent encore faire l’objet d’expérimentations animales dans le cadre d’autres réglementations, comme REACH sur les substances chimiques (peintures, colorants de textiles, additifs alimentaires, etc.).

Autre limite : contrairement à ce qui existe pour les cosmétiques, le texte ne prévoit pas d’interdire la commercialisation des détergents qui auront été testés sur des animaux en dehors de l’Union européenne.

Une dynamique qui doit s’amplifier

Beaucoup de chemin reste à parcourir depuis que l’Union européenne, par sa directive 2010/63/UE, a acté la fin de l’expérimentation sur les animaux pour tous ses États membres. Un objectif ambitieux et nécessaire que nous suivons de près avec nos coalitions européennes. Plusieurs pays européens sont déjà mis en action en lançant leur plan national de fin de ces pratiques sur des êtres vivants. En 2023, la Commission européenne s’est engagée à élaborer une feuille de route pour éliminer progressivement les tests sur les animaux dans l’évaluation de la sécurité chimique. Ce document, attendu au premier trimestre de cette année, doit définir les étapes permettant de remplacer les expérimentations animales par des méthodes scientifiques modernes et fiables. Il fait suite à l’Initiative citoyenne européenne « Sauvons les cosmétiques sans cruauté – Engageons-nous pour une Europe sans tests sur les animaux », lancée en 2020 et signée par plus de 1,2 million de citoyens et citoyennes de l’Union européenne.

Cette victoire est essentielle mais elle ne signifie pas pour autant la fin du combat. Tant qu’un seul animal pourra encore être utilisé pour tester nos substances chimiques ou traitements médicaux, nous continuerons à nous battre. La fin de l’expérimentation animale n’est plus une utopie mais une trajectoire engagée.

L’Europe doit maintenant s’atteler à mettre fin sans exception à l’expérimentation animale pour ses autres réglementations et inciter les États membres encore en retard comme la France. Nous y veillerons.