Blaireaux sauvés dans l’Aisne : Communiqué de Presse

Blaireaux sauvés dans l’Aisne : Communiqué de Presse

Blaireaux sauvés dans l’Aisne : Communiqué de Presse
24.07.2026
Aisne
Blaireaux sauvés dans l’Aisne : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Saisi par One Voice, l’ASPAS et AVES France, le tribunal administratif d’Amiens a suspendu l’arrêté préfectoral autorisant dans l’Aisne une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du 15 juin au 13 septembre 2026. Le déterrage cesse immédiatement dans le département : des blaireaux, et parmi eux de nombreux jeunes encore dépendants de leurs parents, échappent à une mort violente.

La vénerie sous terre consiste à acculer les blaireaux au fond de leur terrier à l’aide de chiens, pendant des heures, avant de les extraire avec des pinces et de les tuer. Ouverte en plein été, la période complémentaire condamnait aussi les blaireautins, qui ne s’émancipent qu’à l’automne.

Le juge a retenu les deux conditions exigées pour une suspension : l’urgence et le doute sérieux sur la légalité de l’arrêté. Urgence, d’abord, car les effectifs de blaireaux dans le département sont inconnus. Doute sérieux, ensuite, puisqu’il est interdit de tuer les petits des blaireaux. 

Cette suspension, obtenue avec le concours du cabinet Géo-Avocats, complète une série de décisions favorables dans d’autres départements : les tribunaux administratifs viennent également de suspendre des arrêtés équivalents pris en Haute-Marne, dans le Cher ou encore en Ille et Vilaine.

Opposée à la chasse sous toutes ses formes, One Voice rappelle que la vénerie sous terre en est l’une des pratiques les plus cruelles : un supplice de plusieurs heures, infligé pour le loisir, à une espèce à la reproduction lente dont rien ne justifie la persécution. L’association poursuivra son action, département par département, jusqu’à l’interdiction de cette pratique.

Victoire pour les blaireaux: Communiqué de Presse

Victoire pour les blaireaux: Communiqué de Presse

Victoire pour les blaireaux: Communiqué de Presse
24.07.2026
Eure et Loir
Victoire pour les blaireaux: Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Ils étaient condamnés d’avance : 250 blaireaux, promis aux pinces et aux chiens sur et aux abords de toutes les exploitations agricoles du département, du 15 juin au 14 septembre. Saisie par One Voice, l’ASPAS et AVES France, la justice en a décidé autrement : le 16 juillet dernier, le tribunal administratif d’Orléans a suspendu l’arrêté du préfet d’Eure-et-Loir. Le déterrage s’arrête immédiatement, et avec lui le massacre programmé de familles entières en plein été.

La vénerie sous terre, ou déterrage, est l’une des pratiques de chasse les plus barbares qui soient : des heures de terreur au fond du terrier, acculés par les chiens, avant d’être arrachés à la pince et mis à mort. En plein été, ce sont aussi les blaireautins qui paient le prix fort. Encore dépendants de leur mère jusqu’à l’automne, ils sont tués au terrier — ou condamnés à mourir de faim quand les adultes ont été abattus.

C’est précisément ce que la justice vient de rappeler : la loi interdit de tuer les petits de mammifères chassables, y compris les petits sevrés mais ne pouvant encore survivre sans leur mère. Après l’Aisne, la Haute-Marne, le Cher et l’Ille-et-Vilaine, c’est une nouvelle victoire pour les trois associations, représentées par le cabinet Géo-Avocats. Département après département, la justice donne tort aux préfets qui sacrifient les blaireaux pour un loisir.

Et le combat continue. Le 21 juillet, les associations étaient de nouveau au tribunal d’Orléans contre un arrêté qui programme le déterrage en Indre-et-Loire trois années de suite, dès le 15 mai ; puis à Rennes contre les battues administratives visant les blaireaux dans le Finistère. Le 28 juillet, elles plaideront de nouveau à Rennes pour les blaireaux du Morbihan, menacés tout l’été.

Opposée à la chasse sous toutes ses formes, One Voice le martèle : rien ne justifie de martyriser pendant des heures une espèce paisible et fragile. L’association se battra jusqu’à l’interdiction définitive du déterrage.

Nouvelle audience pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Nouvelle audience pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Nouvelle audience pour les blaireaux : Communiqué de Presse
24.07.2026
Morbihan
Nouvelle audience pour les blaireaux : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Depuis le 15 juin, les blaireaux du Morbihan peuvent être traqués jusqu’au fond de leur terrier, en pleine période où les petits restent encore dépendants de leur mère. One Voice, l’ASPAS, AVES et la LPO-Bretagne demandent au tribunal administratif de Rennes de suspendre l’arrêté préfectoral qui autorise ce déterrage jusqu’au 14 septembre 2026. L’audience se tiendra le mardi 28 juillet au tribunal administratif de Rennes, à 10h.

La vénerie sous terre, ou déterrage, est l’une des pratiques de chasse les plus barbares qui soient : des heures de terreur au fond du terrier, acculés par les chiens, avant d’être arrachés à la pince et mis à mort. En plein été, ce sont aussi les blaireautins qui paient le prix fort. Encore dépendants de leur mère jusqu’à l’automne, ils sont tués au terrier — ou condamnés à mourir de faim quand les adultes ont été abattus.

Pour justifier son arrêté, la préfecture du Morbihan ose un raisonnement aussi commode qu’absurde : un blaireautin serait « adulte » dès lors qu’il est sevré. C’est ignorer la science — un jeune sevré reste incapable de survivre seul pendant des mois — et c’est ignorer la justice elle-même, qui a déjà tranché : la cour administrative d’appel de Bordeaux et de nombreux tribunaux ont jugé qu’un petit est un animal qui dépend encore de sa mère, et que la loi interdit de le tuer. Point final.

Les décisions s’enchaînent d’ailleurs dans le même sens : ces dernières semaines, la justice a suspendu le déterrage dans l’Aisne, en Haute-Marne, dans le Cher et en Eure-et-Loir. Chaque jour d’audience gagné, ce sont des vies sauvées. Les quatre associations, représentées par le cabinet Géo-Avocats, demandent que les blaireaux du Morbihan bénéficient à leur tour de cette protection.

One Voice se battra jusqu’à l’interdiction définitive du déterrage.

Loi anti-loups : le permis de tuer est voté

Loi anti-loups : le permis de tuer est voté

Loi anti-loups : le permis de tuer est voté
24.07.2026
France
Loi anti-loups : le permis de tuer est voté
Animaux sauvages

Tuer les loups le jour. Tuer les loups la nuit grâce à des lunettes à vision thermique. Tuer les loups jusque dans les parcs nationaux et les réserves naturelles. Tuer les loups coûte que coûte et renoncer à protéger les troupeaux.
Adopté le 21 juillet, l’article 14 de la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricole entend orchestrer la disparition des loups. Nous ne les laisserons pas faire.

En Corrèze, Truffe et Girolle, les louveteaux de Milo et Mina grandissent dans la peur des traques. En février, dans le Cantal, un loup tombe sous les balles. En avril, en Haute-Marne, l’un des jeunes d’Aria et Charlie perd la vie dans une battue. Pomme, la louve prise dans un piège en Seine-Maritime et que nous avions sauvé, est abattue cet été dans les Alpes… Qu’ils vivent seuls, en couple ou en meute, partout en France, les loups sont traqués sans répit : une situation reconnue par l’administration elle-même.
Présentés comme une menace permanente pour les troupeaux, responsables de la crise agricole, les loups servent de boucs émissaires, alors que les faits racontent une autre histoire.

Permis de tuer

Pourtant, aujourd’hui, les lobbies de l’élevage et de la chasse viennent d’obtenir un élargissement sans précédent pour les abattre. L’article 14 voté ce 21 juillet légalise cette guerre déjà bien réelle sur le terrain et vise un peuple persécuté, dont le niveau de protection a déjà été abaissé à l’échelle européenne, passant de « strictement protégée » à « protégée » en 2024. Avec ce nouveau texte, la protection devient l’exception, l’abattage la règle via plusieurs mesures dévastatrices, comme :

Ø  La possibilité de tuer des loups jusque dans les parcs nationaux et les réserves naturelles.

Ø  La possibilité de faire feu à l’aide de lunettes thermiques, impliquant de tirer la nuit.

Ø  Le report des quotas non consommés sur l’année civile suivante.

 

Une loi qui repose sur la haine et le mensonge

Cette loi repose d’abord sur la haine. Celle des amoureux de la gâchette qui ne voient dans les animaux que des cibles à abattre ou des nuisibles à éliminer. Au-delà de l’article 14 qui vise les loups, l’article 15, lui, facilite en plus le piégeage des renards, des blaireaux et de tous les autres. Une pratique qui, faut-il le rappeler, ne fait aucune différence entre les animaux, qu’ils soient familiers, sauvages ou protégés.

Mais cette loi se base aussi sur un mensonge. Derrière l’image du berger vivant en harmonie avec la nature, le pastoralisme entraîne une dégradation réelle de l’environnement, entre érosions des sols, dégradation de la qualité des cours d’eau, raréfaction des forêts… Dans le même temps, les loups n’ont jamais été autant tirés alors que les attaques sur des animaux destinés à l’abattoir continuent de diminuer. Le rapport parlementaire sur le pastoralisme l’établit sans aucun doute possible : les pertes représentent moins de 0,15 % du cheptel ovin.


Une politique de la terreur insensée

Si la crise agricole est réelle, tuer davantage de loups ne résoudra rien. Cette politique de la terreur ne fait que désorganiser les meutes et peut même contribuer à augmenter les attaques, puisque des jeunes en plein apprentissage se retrouvent livrés à eux-mêmes, sans le soutien de leurs aînés. Les études scientifiques le montrent : l’abattage ne constitue pas une solution durable. Nécessaires aux écosystèmes, les loups sont des êtres sensibles et intelligents qui ont toute leur place dans nos montagnes.

Pour Truffe, Girolle et leurs parents. En mémoire de Pomme. Pour les loups qui vivent encore libres, One Voice ne cédera rien. Face à la loi des fusils, nous continuerons à défendre celle du vivant. Signez et partagez notre pétition.

Transfert des dauphins de Marineland: Communiqué de Presse

Transfert des dauphins de Marineland: Communiqué de Presse

Transfert des dauphins de Marineland: Communiqué de Presse
22.07.2026
Antibes
Transfert des dauphins de Marineland: Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Après l’échec des différentes actions en justice menées ces derniers jours par 15 associations, la voie était pleinement libre pour Parques Reunidos ce mercredi 22 juillet. La veille, dans l’après-midi, caisses de transports ont été sorties, brancards et stretchers ont commencé à être livrés dans l’enceinte de Marineland, puis les semi-remorques annonçant un départ imminent.

Le chargement est désormais en cours pour huit des douze dauphins du Marineland d’Antibes. Nous vous partageons en avant-première les images. 

Leur destination finale : le delphinarium de Malaga. Un scandale d’Etat, une honte orchestrée par l’argent et un voyage à haut risque pour des animaux dont la sécurité n’est pas assurée.

Une fois embarqués, de longues heures les attendent immobilisés hors de l’eau, affolés, avec la pression de la pesanteur sur leurs organes, sous des températures nocturnes ne descendant pas en dessous de 24 degrés. 

Lua, arrachée à sa mère, à sa grand-mère, à sa meilleure amie, séparée de tout ce qui atténuait son enfermement, va se retrouver à Malaga avec les dauphins mâles, rendus fous par la captivité. Et pour quelle destination ? Un delphinarium espagnol puis un autre au zoo de Beauval pour lequel le ministre de l’Ecologie vient de prendre un arrêté mentionnant noir sur blanc la reproduction. Les Français assistent ainsi impuissants à un drame que le gouvernement, par son inaction à trouver une solution digne en sanctuaires et son discours pro-intérêts financiers à l’égard de Marineland et du zoo de Beauval, a entièrement soutenu. Et ce malgré les mensonges répétés de Parques Reunidos, qui affirmait encore lundi ne pas avoir de date fixée pour le départ des cétacés. 

Les équipes de One Voice sur place depuis des jours seront en veille toute la nuit, nos militants se regroupent pour une action digne, à l’opposé de cette industrie du carnage. 

Plus d’informations à venir demain.   

Pomme a été tuée : Communiqué de Presse

Pomme a été tuée : Communiqué de Presse

Pomme a été tuée : Communiqué de Presse
20.07.2026
Alpes
Pomme a été tuée : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

En mai dernier, One Voice s’était mobilisée pour sauver une louve piégée en Seine-Maritime, l’un des rares loups présents en Normandie, et avait obtenu qu’elle soit rendue à la liberté dans les Alpes alors que les syndicats extrémistes d’éleveurs exigeaient son abattage. Pomme, la jeune louve s’y était parfaitement adaptée. One Voice vient d’apprendre qu’elle a été abattue dans la nuit du 16 au 17 juillet dans les Alpes-de-Haute-Provence, sur ordre, après la mort d’animaux d’un troupeau dont les données de son collier GPS démontrent qu’elle n’était pas responsable. Un scandale — et l’illustration de ce que subissent les loups partout en France.

Nous l’avions nommée Pomme. Pour que jamais ne soit oubliée son origine, la Normandie, cette terre où des chasseurs et des éleveurs la voulaient morte. Sauvée d’un piège au printemps, transférée puis relâchée dans les Alpes, elle avait aussitôt trouvé ses marques. Deux mois durant, son collier de suivi a raconté l’histoire d’un animal libre, intelligent et inoffensif pour les troupeaux.

En deux mois, Pomme a parcouru plus de 500 kilomètres et exploré quatre départements — la Drôme, l’Isère, les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence — avant de commencer à se sédentariser au sud du lac de Serre-Ponçon. Durant tout ce temps, aucune interaction négative avec les troupeaux domestiques n’a été constatée : les données précises de son collier GPS confirment qu’elle n’a été impliquée dans aucun dommage sur les animaux d’élevage depuis sa remise en liberté. Elle se nourrissait uniquement d’animaux sauvages — jeunes cervidés, chevreuils, jeunes sangliers, renards —, ces mêmes animaux que l’on traque et abat par tous les moyens au prétexte qu’il faudrait les « réguler ». Elle avait par ailleurs été observée à plusieurs reprises avec au moins un congénère.

Les analyses génétiques ajoutent à sa valeur : Pomme était issue d’un croisement entre la population italo-alpine et la population germano-polonaise. En aucun cas un hybride avec le chien domestique, mais bien un loup sauvage, Canis lupus lupus. Un patrimoine génétique rare, essentiel à la biodiversité — et que l’on a choisi de détruire.

Un animal « non responsable », abattu quand même

Nous savons de source sûre que le tir a été réalisé dans les Alpes-de-Haute-Provence par un louvetier (un chasseur) missionné à la suite de la mort d’un animal d’élevage. Or, selon toute vraisemblance, les données de son collier GPS démontrent que Pomme n’était pas responsable de ce dommage. La DDT 04 avait par ailleurs été informée la veille que la louve était photographiée par des chasseurs et des louvetiers du secteur.

Nous exigeons la vérité. Combien d’autres loups sont-ils accusés à tort, puis éliminés dans le silence ? L’histoire de Pomme pose la question de tous les autres. Assez de mensonges, assez de propagande ; nous voulons les faits, les documents, les preuves. One Voice va porter plainte pour ces faits d’une extrême gravité. 

« Ils ont tué Pomme alors qu’elle n’avait rien fait, alors qu’elle s’adaptait parfaitement, alors que ses données prouvaient son innocence. C’est d’une gravité extrême. Pomme n’est pas un cas isolé : elle est le visage de tous ces loups désignés comme coupables pour justifier leur mise à mort. Nous ne nous tairons pas », déclare Muriel Arnal, présidente de One Voice.

Des boucs-émissaires, jusque dans les plus hautes sphères de l’État

Le sort de Pomme dit tout d’une époque où les loups sont (re)devenus les boucs-émissaires commodes d’une politique à la dérive. Environ 1 082 loups seulement vivent sur le territoire français, très loin du seuil de viabilité estimé par les scientifiques entre 2 500 et 5 000 minimum. Pourtant, jusqu’à 23 % d’entre eux peuvent désormais être abattus chaque année.

Pendant que les ministères de l’Agriculture et de l’Écologie cèdent aux pressions des lobbys, que l’on affaiblit l’obligation de protection des troupeaux et que l’on ouvre grand la voie aux tirs, la réalité de terrain est piétinée. Les loups jouent pourtant un rôle fondamental dans l’équilibre des espaces naturels qui en ont tant besoin. Les animaux sauvages n’ont plus aucun endroit où survivre en paix.

Une action pour Pomme, et une série de mobilisations à venir

One Voice remercie celles et ceux qui, indignés par ce qui se joue, ont fait remonter la vérité sur Pomme. Nous les appelons, ainsi que tous les témoins, à partager avec nous les informations sur les loups tués en France. Leur anonymat est garanti de façon totale et absolue. C’est grâce à eux que l’hypocrisie sera mise au jour.

One Voice organisera une action pour Pomme là même où elle est tombée, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Ce ne sera que la première d’une série, pour dénoncer partout ce qui lui est arrivé et poser, sans relâche, la question : qu’en est-il, dans la réalité, de tous les autres loups ? L’association étudie par ailleurs la possibilité de déposer plainte et communiquera prochainement la date et le lieu du rassemblement.

Pomme était rare, précieuse, libre. Elle n’avait rien fait. On l’a tuée. Nous ne l’oublierons pas — et nous ne laisserons pas l’impunité s’installer.

One Voice fait entendre la voix des primates de Rousset au Parlement européen

One Voice fait entendre la voix des primates de Rousset au Parlement européen

One Voice fait entendre la voix des primates de Rousset au Parlement européen
17.07.2026
Strasbourg, France
One Voice fait entendre la voix des primates de Rousset au Parlement européen
Expérimentation animale

L’Europe se dote d’une feuille de route pour sortir de l’expérimentation animale. Au même moment, la France, elle, prévoit de tripler le nombre de cages du centre de primatologie de Rousset dans les Bouches-du-Rhône. Une aberration au cœur de notre intervention le 9 juillet devant le groupe « Bien-être et protection des animaux » du Parlement européen.

Au lieu de s’enfermer dans un modèle dépassé et maltraitant, la France, premier État membre expérimentant sur les animaux, ne devrait-elle pas être aussi le premier pays d’Europe à financer des alternatives sans animaux ?

Cette question cruciale, nous l’avons mise au centre des débats du Parlement européen, le 9 juillet dernier. Notre objectif : alerter les eurodéputés sur les dangers du projet d’agrandissement de l’élevage de primates de Rousset, alors même que la Commission européenne a publié sa feuille de route le 1er juin pour en finir avec les tests sur les animaux.

Investir aujourd’hui dans l’élevage de primates de laboratoire revient à pérenniser un modèle dépassé

Chaque nouvelle infrastructure rend plus difficile encore l’abandon de ces pratiques, en raison des équipements financés et des emplois créés qui en dépendent. D’autant que ce projet d’extension mobilise un budget colossal de 30 millions d’euros d’investissement d’argent public issus du plan « France 2030 », pourtant destiné à soutenir l’innovation et la transition écologique. Un choix en totale contradiction avec les ambitions initiales, mais aussi avec les attentes des citoyens et celles d’une partie croissante de la communauté scientifique elle-même.

Maintien des captures et des importations

Même agrandi, l’élevage de Rousset ne couvrirait qu’environ 35 % des expérimentations françaises. Des centaines de primates seront toujours importés de Maurice et d’Asie. Nos enquêtes menées en 2023 sous couverture avec nos partenaires locaux l’ont montré : les captures dans la nature continuent d’alimenter la filière. Arrachés à leurs familles et à leurs forêts, transportés sur des milliers de kilomètres, ces êtres sensibles, aux capacités sociales, émotionnelles et cognitives exceptionnelles, paient le prix fort. Au-delà des souffrances endurées par les individus, ces importations augmentent les risques de zoonoses, ces maladies transmissibles des animaux aux humains, comme la tuberculose.

1,2 million de citoyens européens mobilisés

Manque de transparence, gaspillage d’argent public, risques sanitaires, maintien d’expériences cruelles et obsolètes… En poursuivant ce projet, la France envoie à la communauté  internationale un signal désastreux qui menace la feuille de route européenne adoptée, faut-il le rappeler, en réponse à la mobilisation massive d’1,2 million de citoyens à travers l’Initiative citoyenne européenne « Save cruelty – Free Cosmetics – Commits to a Europe without animals testing », lancée en 2021 dans 22 pays. En France, les habitants se sont aussi prononcés à 93 % contre le projet de Rousset.

Chaque euro investi dans de nouvelles cages est un euro de moins pour les alternatives médicales de demain. La place des primates n’est ni dans les laboratoires ni dans les cages de Rousset. En faisant entendre leurs voix au Parlement européen, One Voice expose l’infâme projet de Rousset aux yeux de toute l’Europe.

Retrouvez notre intervention filmée sur le site de l’intergroupe.

Audience au Tribunal pour les renards : Communiqué de Presse

Audience au Tribunal pour les renards : Communiqué de Presse

Audience au Tribunal pour les renards : Communiqué de Presse
17.07.2026
Hauts de Seine
Audience au Tribunal pour les renards : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Jeudi 23 juillet 2026 à 10 h, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise examinera le référé déposé par One Voice contre l’arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 15 juin 2026. Ce texte autorise, pendant deux mois et demi, des battues administratives contre les renards dans le jardin privé d’un particulier, par piégeage ou tir de nuit. Une mesure d’exception détournée de son objet, sans fondement légal ni scientifique, que l’association demande de suspendre en urgence.

Il faut mesurer ce qui se cache derrière les termes administratifs. Du 15 juin au 31 août, au beau milieu de la nuit, des renards peuvent être traqués, piégés ou abattus dans un jardin privé des Hauts-de-Seine. Des tirs nocturnes, des pièges dont on connaît la cruauté sans nom : ils frappent à l’aveugle, sans distinguer leurs victimes. Voilà les moyens déployés, difficiles à croire, presque impossibles à imaginer. Et pour quel péril ? Des déjections et des terriers dans un jardin. 

Une femme s’est plainte de la présence des renards et a donc demandé que des pièges soient installés dans son jardin pour décimer cette famille de renards. La préfecture a accordé leur mise à mort, sur simple demande, sans envisager la moindre mesure alternative ni le moindre effort de sensibilisation. Le choix de la facilité : tuer, plutôt qu’apprendre à cohabiter.

Des trésors de la nature, traités en indésirables

Qui sont ces prétendus « nuisibles » ? Des êtres d’une vive intelligence, aux capacités d’adaptation, de mémoire et d’apprentissage hors normes, dotés d’une organisation sociale et de moyens de communication particulièrement élaborés. Joueurs, sociables, les renards sont aussi d’excellents parents. Ils ne demandent qu’à vivre en paix, à s’occuper de leur famille et à la nourrir — en plein été, alors même que les renardeaux de l’année dépendent encore des leurs. Emblèmes de nos forêts et de nos campagnes, ils s’installent aussi, désormais, aux abords de nos villes. Croiser un renard dans son jardin n’est pas une nuisance, c’est une chance.

Un renard fuit l’être humain et est totalement inoffensif. Dans son rapport de 2023, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a conclu qu’aucun abattage de renards ne saurait être justifié par des motifs sanitaires. Pire : leur élimination produit l’effet inverse, en favorisant la prolifération des rongeurs porteurs de la maladie de Lyme. Les renards ne sont pas une menace, ils sont des alliés.

Un acharnement national contre les renards

Cet arrêté s’inscrit dans un contexte d’acharnement généralisé : chaque année en France, au moins 500 000 renards sont tués par tir, piégeage ou déterrage, notamment du fait de leur classement comme « espèce susceptible d’occasionner des dégâts » (ESOD) dans 88 départements, sans fondement scientifique. Et l’étau se resserre : le projet d’arrêté triennal 2026-2029, en consultation publique jusqu’au 30 juillet 2026, prévoit de reconduire ce classement dans 91 départements — trois de plus qu’aujourd’hui !

 « Piéger et tirer sur des renards la nuit, dans un jardin, parce qu’ils creusent des terriers : voilà où mène la logique qui traite ces animaux en nuisibles. Nous demandons au juge de rappeler que la vie sauvage n’est pas une nuisance mais un atout. » — Muriel Arnal, présidente de One Voice. 

Si un terrier dans un jardin suffit à condamner des renards à mort, alors aucun animal sauvage n’est plus à l’abri, nulle part. One Voice ne laissera pas ce précédent s’installer et sera au tribunal le 23 juillet pour faire barrage.

14 arrêtés blaireaux contestés : Communiqué de Presse

14 arrêtés blaireaux contestés : Communiqué de Presse

14 arrêtés blaireaux contestés : Communiqué de Presse
15.07.2026
Rennes
14 arrêtés blaireaux contestés : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

One Voice, avec l’ASPAS et AVES France, demande au tribunal administratif de Rennes la suspension immédiate de 14 arrêtés préfectoraux — un par circonscription — autorisant les lieutenants de louveterie (des chasseurs) à organiser des battues administratives massives et quasi illimitées contre les blaireaux, dans tout le Finistère et jusqu’au 31 décembre 2026. L’audience se tiendra le mardi 21 juillet 2026, à 14 h 30.

Ces arrêtés constituent un véritable passe-droit accordé aux lieutenants de louveterie : un nombre illimité de battues administratives, dans tout le département, sans aucune restriction sur le nombre de blaireaux tués, et la possibilité de s’adjoindre jusqu’à trente chasseurs. 

Les moyens autorisés sont extrêmement larges : les tirs, y compris de nuit, le piégeage, mais aussi le déterrage « manuel » et « mécanique ». Le premier n’est autre que la vénerie sous terre — que le tribunal administratif de Rennes dont nous avons pourtant obtenu la suspension dans le Finistère pour la période complémentaire 2026, par une ordonnance du 10 juin. La préfecture tente-t-elle de passer outre cette décision de justice en intégrant la vénerie sous terre dans les modes de battues autorisées ? 

Pendant des heures, les blaireaux sont acculés au fond de leur terrier et mordus par des chiens, eux-mêmes blessés dans l’opération, avant d’être extirpés à l’aide de pinces qui les meurtrissent, puis achevés. Quant au déterrage « mécanique », à la pelle mécanique ou à la tractopelle, il revient à écraser les galeries et à enterrer vivantes des familles entières, vouées à mourir étouffées. 

À cette période de l’année, les petits sont encore présents dans les terriers. Terrifiés par les chiens, les tirs et les engins, des blaireautins qui dépendent encore de leur mère risquent d’être blessés, écrasés, enterrés vivants ou directement tués. Et alors que les épisodes de canicule et de sécheresse épuisent déjà la faune sauvage, en rendant l’accès à l’eau et à la nourriture plus difficile, l’État choisit d’y ajouter la violence de ces chasses — sans réelle justification d’éventuels dégâts, encore et toujours le même clientélisme…. 

Publiés de surcroît sans aucune consultation publique préalable, en complète illégalité, ces arrêtés relèvent de l’arbitraire, non de la science.  Les trois associations demandent au tribunal administratif de Rennes leur suspension et la protection des blaireaux, ces architectes de la nature piliersde la biodiversité.

Ours bruns : l’État étend les tirs, One Voice riposte en justice

Ours bruns : l’État étend les tirs, One Voice riposte en justice

Ours bruns : l’État étend les tirs, One Voice riposte en justice
15.07.2026
France
Ours bruns : l’État étend les tirs, One Voice riposte en justice
Animaux sauvages

Le gouvernement renforce l’effarouchement des ours et réduit la protection des mères. One Voice saisit la justice

Au lieu de vouloir protéger réellement des troupeaux ayant atteint des tailles industrielles, le gouvernement choisit d’intensifier la pression sur les ours des Pyrénées en augmentant le nombre de professions autorisées à prendre les armes jusqu’à inclure les éleveurs qui veulent leur disparition. 

One Voice refuse cette politique de la terreur et de la coercition. Nous irons jusqu’au bout pour défendre les ours.

Une déclaration de guerre

L’arrêté adopté par le gouvernement le 13 juillet sonne comme une déclaration de guerre contre les ours. Les tirs d’effarouchement, réservés jusqu’alors à des situations exceptionnelles, pourraient devenir un moyen de gestion ordinaire. Éleveurs, bergers, membres de groupements pastoraux, gestionnaires d’estive et lieutenants de louveterie : tous peuvent désormais prendre les armes. De plus, la protection des ourses accompagnées de leurs petits est affaiblie : leur effarouchement renforcé n’est plus conditionné à “des conséquences dommageables certaines à venir pour le troupeau”. Seule une “vigilance particulière” suffit.

Des armes contre une espèce protégée

S’ils ne tuent pas directement, les effarouchements causent des dégâts considérables. Les détonations peuvent atteindre 120 décibels (seuil de douleur pour l’humain) et provoquer, selon le Conseil national de la protection de la nature (CNPN), des blessures auditives. Répétés, ces tirs génèrent un stress intense, perturbent les déplacements des animaux, peuvent séparer les oursons de leurs mères et provoquer des fausses couches. Aucune étude scientifique ne prouve leur efficacité. Traumatisants pour les animaux, ils ne servent qu’à persécuter une espèce fragile, à la traquer pour la repousser hors de son habitat naturel.

Une persécution qui dure depuis des décennies

L’histoire des ours des Pyrénées est celle d’une persécution ininterrompue. En novembre 2004, Cannelle, dernière ourse de souche pyrénéenne, était abattue par un chasseur. Quelques années plus tôt, des ours slovènes avaient été réintroduits dans nos massifs pour empêcher leur disparition totale. Aujourd’hui, 108 individus, les descendants de ceux que l’on a arrachés à leur sol natal, tentent de survivre. Ces mêmes animaux, venus de force pour empêcher une extinction, se retrouvent à nouveau pris pour cibles par les pouvoirs publics.

La justice protège, le gouvernement change les règles

Depuis 2022, chaque été, les autorités ariégeoises prennent des arrêtés pour autoriser les effarouchements. Depuis 2022, chaque été, One Voice les conteste dans les tribunaux et obtient leur suspension. Plutôt que de respecter ces décisions de justice, l’État choisit de changer la réglementation et de légaliser des pratiques censurées par les juges.

Les ours ont toute leur place dans les Pyrénées 

À l’heure où la biodiversité s’effondre, nous refusons que les effarouchements deviennent la norme, que la traque et les armes soient une solution, que les intérêts financiers de quelques-uns l’emportent sur la survie d’une espèce protégée.

Neuf Français sur dix le pensent : les ours ont toute leur place dans les Pyrénées. Pour eux, notre combat continue, sur le terrain et dans les tribunaux. One Voice ira jusqu’au bout.