Delphinarium de Beauval: Communiqué de presse

Delphinarium de Beauval: Communiqué de presse

Delphinarium de Beauval: Communiqué de presse
05.06.2026
Saint Aignan
Delphinarium de Beauval: Communiqué de presse
Exploitation pour le spectacle

En autorisant le zoo de Beauval (Loir-et-Cher) à créer un « centre d’études, de recherche scientifique et de sauvegarde pour dauphins », la préfecture vient de franchir une nouvelle étape vers l’ouverture d’un nouveau delphinarium en France. One Voice, qui dénonce de longue date ce projet de captivité maquillé en centre scientifique, refuse ce nouveau cap : reproduction programmée, bassins de béton, transferts à terme vers d’autres parcs et logique d’abord économique, au détriment du bien-être des dauphins.

Le projet n’est pas nouveau et One Voice le combat depuis des mois. Mais avec cette autorisation, il franchit un cap décisif : celui du feu vert administratif, que l’association entend bien contester. Ses avocates se sont immédiatement mises sur l’étude du dossier.

 

Beauval récupèrerait d’un côté les 11 dauphins de Planète Sauvage (Port-Saint-Père), dont le delphinarium est appelé à fermer. De l’autre, 8 des 12 dauphins de Marineland, déjà fermé au public. Selon la dernière annonce de Mathieu Lefèvre, ministre délégué à la transition écologique, les dauphins de Marineland seraient d’abord envoyés en Espagne ; huit d’entre eux reviendraient ensuite en France, à Beauval, une fois l’établissement prêt. Un aller-retour entre la France et l’Espagne, traumatisant pour ces animaux, pour aboutir… à un nouveau delphinarium. 

Un label « recherche et sauvegarde » qui ne tient pas

On n’étudie pas des animaux sauvages en captivité, sinon pour mesurer sur eux les effets de cette captivité. Quant à la « sauvegarde », le grand dauphin (Tursiops truncatus) n’est pas une espèce en danger. L’UICN le classe en « préoccupation mineure ». Ce titre n’a qu’une fonction : satisfaire l’obligation d’un programme de recherche pour être autorisé à détenir des dauphins.

Le zoo adhérera au programme d’élevage européen (EEP) : autrement dit, il fera de la reproduction. Or la reproduction n’est nullement nécessaire au bien-être des dauphins, et aucune littérature scientifique sérieuse ne l’établit, comme le rappelle le Dr Pierre Gallego, vétérinaire et biologiste marin spécialiste des cétacés, dans son analyse du projet.

Les dimensions annoncées – de l’ordre de 10 000 m² de surface aquatique et 30 000 m³ d’eau de mer reconstituée – restent dérisoires pour des animaux qui parcourent librement 50 à 90 km par jour. Conscients d’eux-mêmes, dotés d’une signature vocale propre à chaque individu, les dauphins opèrent des choix en permanence : choisir leurs partenaires, éviter les conflits, plonger, chasser. Aucun bassin ne le permet, et le stress chronique qui en découle nuit gravement à leur santé.

 

Enfin, lors de la concertation, l’établissement a clairement envisagé des transferts de dauphins vers d’autres delphinariums, y compris chinois. A l’exact opposé des sanctuaires.

 

L’eau des bassins devra être traitée en continu. L’autorisation a pourtant été délivrée sans étude environnementale : on peut s’étonner qu’une telle décision soit prise sans évaluer l’impact d’un tel équipement sur le milieu.

La seule issue : de vrais sanctuaires marins

Le calcul est d’abord financier. En captivité, les dauphins se monnayent : spectacles renommés présentations pédagogiques, naissances, transferts d’un zoo à l’autre. Un sanctuaire, lui, ne rapporte rien – pas de représentations, pas de reproduction, pas de revente : un coût, sans retour commercial. 

En validant Beauval, l’État épouse cette logique pécuniaire et fait passer la rentabilité d’une industrie avant le bien-être d’animaux dont il a la responsabilité. Réduits à de simples actifs à monnayer, les dauphins en font les frais. One Voice refuse de s’y plier.

« Il n’y a pas de sanctuaire magique », a déclaré le ministre. C’est faux. À Tarente, le San Paolo Dolphin Refuge, que One Voice a contribué à financer, devrait accueillir ses premiers dauphins dès cet été : la preuve qu’avec de la volonté politique, créer ce type de sanctuaire en Europe est réaliste. Construire un sanctuaire est d’ailleurs plus simple que d’ériger un delphinarium aussi beau soit-il pour les visiteurs… Encore faut-il le courage d’engager cette transition écologique que le ministère éponyme s’emploie méthodiquement à saborder.

« On nous a d’abord vendu un sanctuaire. Puis sont venues la reproduction, puis les exportations, jusqu’en Chine : les masques sont tombés. Étudier et “sauvegarder” en captivité des dauphins qui ne sont même pas une espèce en danger, c’est d’un cynisme absolu. Nous avons stoppé un delphinarium à Beauval en 2016 ; avec les scientifiques et nos partenaires partout en Europe, nous irons cette fois encore jusqu’au bout. » Muriel Arnal, présidente de One Voice

One Voice combattra par tous les moyens la création de ce delphinarium. Si les dauphins devaient être ballottés vers l’Espagne, abandonnés à Valence ou enfermés dans un nouveau delphinarium à Beauval, les Françaises et les Français qui se sont mobilisés pour fermer les delphinariums verraient leur volonté bafouée. Un nouveau delphinarium en France serait une hérésie en 2026. L’association lance une campagne et invite toutes celles et ceux qui aiment les dauphins à se tenir prêts : les sanctuaires marins sont la seule issue acceptable – une issue crédible, à condition de courage politique.

Limitation des tests sur les animaux : Communiqué de presse

Limitation des tests sur les animaux : Communiqué de presse

Limitation des tests sur les animaux : Communiqué de presse
05.06.2026
Europe
Limitation des tests sur les animaux : Communiqué de presse
Expérimentation animale

La Commission européenne souhaite éliminer progressivement le recours aux animaux pour les tests de toxicité. Une avancée scientifique et politique majeure, qui répond à la mobilisation de plus de 1,2 million de citoyens européens. Alors que la France demeure le premier pays de l’Union européenne en matière d’expérimentation animale, One Voice appelle le gouvernement français à traduire sans délai cette ambition en actes.

Membre français de la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale (ECEAE) et de Cruelty Free International, One Voice accueille cette feuille de route comme l’aboutissement d’un long combat. Elle fait directement suite à l’Initiative citoyenne européenne « Save Cruelty Free Cosmetics », qui a réuni plus de 1,2 million de signatures.

Une réalité encore massive en France

À l’échelle de l’Union européenne, environ 500 000 procédures sur des animaux sont réalisées chaque année pour la sécurité chimique. Des poissons, des chiens, des lapins et d’autres animaux y sont gavés de substances toxiques pendant des mois, jusqu’à provoquer douleurs, hémorragies, défaillances d’organes et mort. Un seul test de toxicité pour la reproduction peut mobiliser jusqu’à 2 500 animaux pour une unique substance.

En France, la situation reste préoccupante : selon les dernières statistiques du ministère de la Recherche (données 2023, publiées en 2025), près de 2 millions d’animaux ont été soumis à des expériences, 207 014 de ces utilisations rien que pour des tests réglementaires soit 19,7% du total européen. La France est ainsi le premier pays des 27 depuis de nombreuses années, très loin devant les autres.

Cette persistance contraste avec une opinion publique sans ambiguïté : selon un sondage Ipsos / One Voice, trois Français sur quatre se déclarent défavorables à l’expérimentation animale.

Une feuille de route qui manque encore d’ambition mesurable 

One Voice relève plusieurs avancées concrètes dans cette feuille de route, mais aussi des réserves. Celle-ci ne fixe aucun objectif chiffré de réduction du nombre d’animaux, ni aucun calendrier daté. L’ensemble des actions de la Commission s’arrête à l’horizon 2029, sans vision de moyen et long terme assortie d’échéances. Enfin, aucun financement spécifique n’est prévu : la Commission se contente de recenser les ressources existantes, là où le développement des méthodes alternatives exige un investissement dédié et à la hauteur.

Les demandes de One Voice à la France

Alors que des textes clés comme le règlement REACH sont en cours de révision, l’application de cette feuille de route dépendra largement de la volonté des États membres. One Voice demande ainsi à la France d’élaborer un plan national de sortie de l’expérimentation animale comprenant :

  • Des objectifs chiffrés et un calendrier ambitieux avec des étapes intermédiaires incitatives ;
  • La réorientation conséquente des financements publics vers le développement et la validation des méthodes sans animaux ;
  • La transparence des données françaises sur l’expérimentation animale et le suivi des indicateurs. 

Un tel plan est nécessaire afin de faire de la France un moteur, et non un frein, de cette transition scientifique et éthique et rejoindre des pays déjà engagés comme les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

« Cette feuille de route prouve qu’une science rigoureuse sans souffrance animale n’est plus une utopie : les technologies pour se passer de l’expérimentation animale existent déjà. Si la France en reste l’un des principaux soutiens en Europe, ce n’est pas une fatalité qu’elle subit, c’est un choix délibéré favorisant une filière solidement installée et lucrative, des élevages d’animaux jusqu’aux laboratoires. Il est temps qu’elle cesse de protéger ce système d’un autre âge dont les Français ne veulent plus. » Muriel Arnal, présidente de One Voice. 

 

Au Cirque Muller, Jumbo n’est pas le seul animal martyrisé en toute illégalité

Au Cirque Muller, Jumbo n’est pas le seul animal martyrisé en toute illégalité

Au Cirque Muller, Jumbo n’est pas le seul animal martyrisé en toute illégalité
21.05.2026
Au Cirque Muller, Jumbo n’est pas le seul animal martyrisé en toute illégalité
Exploitation pour le spectacle

Depuis le 1er décembre 2023, les cirques itinérants n’ont plus le droit d’acquérir, de commercialiser ni de faire reproduire des animaux sauvages. Pourtant, au Cirque Muller Zavatta, deux autruches ont été achetées illégalement en octobre 2025 pour remplacer d’anciens animaux décédés. Malgré des constats officiels et des documents administratifs accablants, aucune sanction n’a été prise. Une nouvelle démonstration de l’impunité dont bénéficient encore les cirques avec animaux.

Deux autruches acquises en violation de la loi

Les documents que nous avons obtenus le prouvent : les deux autruches actuellement détenues par le Cirque Muller Zavatta ont été acquises le 2 octobre 2025. Ces nouveaux animaux, en réalité deux mâles, seraient venus remplacer les anciennes autruches du cirque, aujourd’hui décédées.

Or cet achat est illégal. Depuis le 1er décembre 2023, l’acquisition, la commercialisation et la reproduction d’animaux sauvages sont interdites au sein des cirques itinérants. Cette interdiction devait préparer la fin progressive des animaux sauvages dans les cirques d’ici 2028. Pourtant, malgré plusieurs rapports d’inspection, des documents administratifs et des courriers constatant noir sur blanc la présence de ces autruches, rien ne se passe. Aucune mesure n’a été prise. Ni saisie, ni sanction, ni poursuites n’ont été engagées à ce jour.

Reproduction, acquisition : même combat

L’acquisition de nouveaux animaux n’est pas le seul problème. Depuis cette même date du 1er décembre 2023, la reproduction des animaux sauvages dans les cirques est elle aussi interdite.

La famille Muller est d’ailleurs coutumière des infractions : l’été dernier déjà, nous dénoncions la présence de bébés tigres dans les camions-cages.

Et les exemples se multiplient. En avril dernier, le Cirque Franco-Belge s’affichait fièrement avec des lionceaux. En 2024, notre enquête au sein du Cirque Claudio Zavatta révélait des faits similaires.

Le message envoyé est désastreux : malgré les annonces politiques et les promesses de transition, certains établissements continuent d’acheter et de faire naître des animaux comme si l’horizon 2028 n’existait pas.

Mais que deviendront tous ces animaux dans quelques mois ? Chaque naissance, chaque acquisition vient alourdir encore un peu plus le nombre d’animaux qui devront être pris en charge par des refuges déjà saturés.

Ces pratiques irresponsables montrent surtout la volonté de continuer l’exploitation animale et la recherche du profit jusqu’au bout.

Une loi vidée de sa force par l’inaction du gouvernement

Près de cinq ans après le vote de la loi du 30 novembre 2021, les décrets d’application prévoyant les sanctions n’ont toujours pas été publiés.

Résultat : les infractions sont constatées, documentées, connues des autorités… mais les cirques continuent d’agir en toute impunité. Pire encore : l’État s’entête à les soutenir et à les perfuser financièrement, s’apprêtant à distribuer des centaines de milliers d’euros d’argent public. Le message est désastreux.

Les deux autruches du Cirque Muller Zavatta ne sont pas un simple « détail administratif » : elles symbolisent l’échec actuel de l’État à faire respecter ses propres lois.

Alors que l’échéance de 2028 approche, les cirques continuent de bafouer les interdictions en toute tranquillité. Et pendant que les autorités tergiversent, les animaux, eux, continuent d’être maltraités, déplacés et exhibés comme de simples marchandises. Jumbo en est un exemple criant. Pour lui et ses compagnons d’infortune, nous avons déposé une nouvelle plainte. Pour tous ceux qui souffrent, signez notre pétition et disons stop à l’exploitation des animaux dans les cirques.

Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition

Mort d’un lynx, condamnation : communiqué de presse

Mort d’un lynx, condamnation : communiqué de presse

Mort d’un lynx, condamnation : communiqué de presse
20.05.2026
Vosges
Mort d’un lynx, condamnation : communiqué de presse
Animaux sauvages

La femme qui avait mortellement frappé un jeune lynx boréal à coups de pelle à Niederbronn-les-Bains, en octobre 2024, a été condamnée ce mercredi 20 mai 2026 par le tribunal correctionnel de Strasbourg à trois mois d’emprisonnement avec sursis. La justice a également reconnu l’existence d’un préjudice écologique de 25 000 euros au Centre Athénas, aux côtés des indemnisations obtenues par One Voice et le centre de soins.

Le tribunal correctionnel de Strasbourg a reconnu coupable la personne poursuivie pour avoir mortellement blessé à coups de pelle un jeune lynx boréal à Niederbronn-les-Bains en octobre 2024. Elle a été condamnée à trois mois d’emprisonnement avec sursis simple.

Le tribunal a également accordé des dommages et intérêts aux associations parties civiles, dont 25 000 euros au titre du préjudice écologique pour le Centre Athénas, ainsi que des indemnisations pour préjudice moral et frais de procédure pour One Voice, le Centre Athénas mais aussi les autres associations qui étaient parties civiles.

Pour One Voice, cette décision constitue une reconnaissance de l’atteinte portée à une espèce strictement protégée, même si la condamnation reste faible au regard de sa gravité.

Une décision importante en matière de préjudice écologique

Le préjudice écologique consacre juridiquement l’atteinte portée à l’environnement, indépendamment des atteintes aux intérêts propres des personnes ou des associations. 

Les 25 000 euros accordés au Centre Athénas permettront de soutenir les actions de soins et de sauvegarde de lynx recueillis par le centre. 

Si aucune décision judiciaire ne pourra réparer la mort de ce jeune lynx, cette condamnation constitue néanmoins une illustration importante de la prise en compte juridique des atteintes portées à la faune sauvage. Le préjudice écologique est  reconnu en raison de l’atteinte portée à une espèce dont les populations sont fragiles, comme le lynx. Cependant, pour One Voice, il reste du chemin avant que le droit ne reconnaisse le préjudice propre à l’animal en tant qu’individu, attaché à sa vie et à son existence mêmes.

Une population de lynx toujours extrêmement fragile

Le lynx boréal demeure l’un des mammifères les plus menacés de France. On estime aujourd’hui sa population à environ 150 adultes sur l’ensemble du territoire national, principalement répartis dans le Jura, avec quelques individus présents dans les Alpes.

Le massif des Vosges reste particulièrement vulnérable. En 2025, seule une dizaine de lynx y sont détectés et suivis régulièrement, la plupart issus du programme de réintroduction mené dans le Palatinat allemand.

Dans ce contexte, chaque disparition représente une perte considérable pour l’avenir de l’espèce.

Une affaire révélatrice des difficultés de coexistence avec la faune sauvage

Cette affaire rappelle également la nécessité de renforcer la sensibilisation du public aux comportements à adopter face aux animaux sauvages.

Le jeune lynx, observé quelques jours avant le drame dans le centre de Niederbronn-les-Bains, semblait désorienté et probablement séparé prématurément de sa mère. Sa présence inhabituelle dans une zone habitée ne justifiait en aucun cas une telle violence.

Pour One Voice, protéger les grands prédateurs implique aussi de développer une culture de coexistence respectueuse avec la faune sauvage.

Un lynx boréal massacré en Alsace : une peine légère mais un préjudice écologique reconnu

Un lynx boréal massacré en Alsace : une peine légère mais un préjudice écologique reconnu

Un lynx boréal massacré en Alsace : une peine légère mais un préjudice écologique reconnu
20.05.2026
Niederbronn-les-bains
Un lynx boréal massacré en Alsace : une peine légère mais un préjudice écologique reconnu
Animaux sauvages

La femme qui avait mortellement frappé un jeune lynx boréal à coups de pelle à Niederbronn-les-Bains, en octobre 2024, a été condamnée ce mercredi 20 mai 2026 par le tribunal correctionnel de Strasbourg à trois mois d’emprisonnement avec sursis. La justice a également reconnu l’existence d’un préjudice écologique de 25 000 euros au Centre Athénas, aux côtés des indemnisations obtenues par One Voice et le centre de soins.

Le tribunal correctionnel de Strasbourg a reconnu coupable la personne poursuivie pour avoir mortellement blessé à coups de pelle un jeune lynx boréal à Niederbronn-les-Bains en octobre 2024. Elle a été condamnée à trois mois d’emprisonnement avec sursis simple.

Le tribunal a également accordé des dommages et intérêts aux associations parties civiles, dont 25 000 euros au titre du préjudice écologique pour le Centre Athénas, ainsi que des indemnisations pour préjudice moral et frais de procédure pour One Voice, le Centre Athénas mais aussi les autres associations qui étaient parties civiles.

Pour One Voice, cette décision constitue une reconnaissance de l’atteinte portée à une espèce strictement protégée, même si la condamnation reste faible au regard de sa gravité.

Une décision importante en matière de préjudice écologique

Le préjudice écologique consacre juridiquement l’atteinte portée à l’environnement, indépendamment des atteintes aux intérêts propres des personnes ou des associations. 

Les 25 000 euros accordés au Centre Athénas permettront de soutenir les actions de soins et de sauvegarde de lynx recueillis par le centre. 

Si aucune décision judiciaire ne pourra réparer la mort de ce jeune lynx, cette condamnation constitue néanmoins une illustration importante de la prise en compte juridique des atteintes portées à la faune sauvage. Le préjudice écologique est  reconnu en raison de l’atteinte portée à une espèce dont les populations sont fragiles, comme le lynx. Cependant, pour One Voice, il reste du chemin avant que le droit ne reconnaisse le préjudice propre à l’animal en tant qu’individu, attaché à sa vie et à son existence mêmes.

Une population de lynx toujours extrêmement fragile

Le lynx boréal demeure l’un des mammifères les plus menacés de France. On estime aujourd’hui sa population à environ 150 adultes sur l’ensemble du territoire national, principalement répartis dans le Jura, avec quelques individus présents dans les Alpes.

Le massif des Vosges reste particulièrement vulnérable. En 2025, seule une dizaine de lynx y sont détectés et suivis régulièrement, la plupart issus du programme de réintroduction mené dans le Palatinat allemand.

Dans ce contexte, chaque disparition représente une perte considérable pour l’avenir de l’espèce.

Une affaire révélatrice des difficultés de coexistence avec la faune sauvage

Cette affaire rappelle également la nécessité de renforcer la sensibilisation du public aux comportements à adopter face aux animaux sauvages.

Le jeune lynx, observé quelques jours avant le drame dans le centre de Niederbronn-les-Bains, semblait désorienté et probablement séparé prématurément de sa mère. Sa présence inhabituelle dans une zone habitée ne justifiait en aucun cas une telle violence.

Pour One Voice, protéger les grands prédateurs implique aussi de développer une culture de coexistence respectueuse avec la faune sauvage.

Victoire corrida de la Brède : Communiqué de presse

Victoire corrida de la Brède : Communiqué de presse

Victoire corrida de la Brède : Communiqué de presse
19.05.2026
La Brède
Victoire corrida de la Brède : Communiqué de presse
Exploitation pour le spectacle

One Voice avait engagé une action en justice contre la tenue d’une corrida le 20 juin prochain à La Brède.  Par une ordonnance du 18 mai, le tribunal administratif de Bordeaux a suspendu l’autorisation de cette corrida. Une décision importante pour les taureaux et les chevaux, alors que cette pratique, interdite en principe en France, continue d’être tolérée au nom de la “tradition” dans certaines communes.

Le tribunal administratif de Bordeaux a suspendu ce mardi la décision autorisant une corrida à La Brède le 20 juin prochain, dans le cadre des fêtes locales. Aux côtés d’Alliance Anticorrida, One Voice, représenté par le cabinet d’Hélène Thouy, contestait l’organisation de cet événement fondé sur la souffrance et la mise à mort d’un animal devant le public. 

En France, la corrida est interdite, sauf dans certaines zones où une “tradition locale ininterrompue” peut être invoquée. Or, aucune corrida n’a eu lieu à La Brède en 2020, 2021 et 2025. La pratique reste d’ailleurs très marginale en Gironde (une seule autre commune l’autorise). La commune prévoyait pourtant de financer largement cet événement, malgré un risque de déficit et un désintérêt grandissant du public.

Une violence mise en scène au nom de la tradition

Pour One Voice, cette suspension est une étape importante dans la lutte contre une pratique d’un autre temps.

Muriel Arnal, présidente de One Voice : « En plein début de la saison taurine, c’est un pas important pour les taureaux et les chevaux et pour tous ceux qui les aiment. La corrida est une exception, l’une des seules pratiques qui échappe à la condamnation pour “actes de cruautés sur les animaux” dans la loi. Un spectacle qui n’est jamais anodin, ni pour les animaux, ni pour les enfants qui y assistent. One Voice continuera sa campagne, jusqu’à son abolition partout en France. »

One Voice rappelle que la corrida n’est pas un “combat à armes égales”, mais un spectacle où tout est organisé pour affaiblir le taureau avant sa mise à mort. En juillet 2025, l’association avait diffusé des images inédites tournées lors de la corrida de Céret, révélant un déchaînement de violence rarement montré au grand public. 

Alors que 75 % des Français se déclarent opposés à la corrida, One Voice appelle à mettre fin définitivement à cette exception française. 

La justice dit non à la corrida de La Brède

La justice dit non à la corrida de La Brède

La justice dit non à la corrida de La Brède
19.05.2026
La Brède
La justice dit non à la corrida de La Brède
Exploitation pour le spectacle

One Voice avait engagé une action en justice contre la tenue d’une corrida le 20 juin prochain à La Brède.  Par une ordonnance du 18 mai, le tribunal administratif de Bordeaux a suspendu l’autorisation de cette corrida. Une décision importante pour les taureaux et les chevaux, alors que cette pratique, interdite en principe en France, continue d’être tolérée au nom de la “tradition” dans certaines communes.

Le tribunal administratif de Bordeaux a suspendu ce mardi la décision autorisant une corrida à La Brède le 20 juin prochain, dans le cadre des fêtes locales. Aux côtés d’Alliance Anticorrida, One Voice, représenté par le cabinet d’Hélène Thouy, contestait l’organisation de cet événement fondé sur la souffrance et la mise à mort d’un animal devant le public. 

En France, la corrida est interdite, sauf dans certaines zones où une “tradition locale ininterrompue” peut être invoquée. Or, aucune corrida n’a eu lieu à La Brède en 2020, 2021 et 2025. La pratique reste d’ailleurs très marginale en Gironde (une seule autre commune l’autorise). La commune prévoyait pourtant de financer largement cet événement, malgré un risque de déficit et un désintérêt grandissant du public.

Une violence mise en scène au nom de la tradition

Pour One Voice, cette suspension est une étape importante dans la lutte contre une pratique d’un autre temps.

Muriel Arnal, présidente de One Voice : « En plein début de la saison taurine, c’est un pas important pour les taureaux et les chevaux et pour tous ceux qui les aiment. La corrida est une exception, l’une des seules pratiques qui échappe à la condamnation pour “actes de cruautés sur les animaux” dans la loi. Un spectacle qui n’est jamais anodin, ni pour les animaux, ni pour les enfants qui y assistent. One Voice continuera sa campagne, jusqu’à son abolition partout en France. »

One Voice rappelle que la corrida n’est pas un “combat à armes égales”, mais un spectacle où tout est organisé pour affaiblir le taureau avant sa mise à mort. En juillet 2025, l’association avait diffusé des images inédites tournées lors de la corrida de Céret, révélant un déchaînement de violence rarement montré au grand public. 

Alors que 75 % des Français se déclarent opposés à la corrida, One Voice appelle à mettre fin définitivement à cette exception française. 

Mobilisation ESOD: Communiqué de Presse

Mobilisation ESOD: Communiqué de Presse

Mobilisation ESOD: Communiqué de Presse
18.05.2026
France
ESOD: Communiqué de Presse
Animaux sauvages

À l’approche de la consultation publique sur les « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts », One Voice organise une mobilisation nationale dans 11 grandes villes pour demander la fin d’un arrêté qui condamne chaque année1,7 million d’animaux sauvages.

Alors que le ministère de la Transition écologique s’apprête à publier un nouvel arrêté triennal définissant la liste des animaux classés « ESOD » – espèces susceptibles d’occasionner des dégâts –, l’association One Voice lance une mobilisation nationale dans 11 villes de France afin de sensibiliser le public et d’appeler à mettre fin à ce dispositif qu’elle juge cruel, injustifié et contraire aux enjeux de préservation de la biodiversité.

Renards, martres, belettes, fouines, pies bavardes, corneilles noires, corbeaux freux, geais des chênes ou encore étourneaux sansonnets : ces animaux, autrefois qualifiés de « nuisibles », peuvent être piégés, tirés ou déterrés toute l’année dans de nombreux départements dès lors qu’ils sont inscrits sur cette liste ministérielle.

Pour One Voice, cette réglementation repose sur une vision dépassée de la cohabitation entre humains et faune sauvage. Chaque année, 1.7 million d’animaux sont tués au nom d’intérêts économiques court-termistes ou de loisirs cynégétiques, alors même qu’ils jouent un rôle essentiel dans l’équilibre des écosystèmes naturels.

« Derrière le terme administratif “ESOD” se cache une réalité aussi insensée que barbare : des animaux sauvages traqués, piégés et tués toute l’année, par tous moyens, même les plus cruels. La nature est bien faite, ces animaux, précieux, ont toute leur place dans nos campagnes et nos forêts. Il serait temps que les chasseurs raccrochent leurs armes et trouvent un autre loisir pour s’occuper », rappelle Muriel Arnal, présidente de One Voice.

Une consultation publique décisive

Dans les prochains jours, une consultation publique sera ouverte par le gouvernement afin de permettre aux citoyens de s’exprimer sur ce futur arrêté. One Voice appelle chacune et chacun à se mobiliser massivement pour refuser la poursuite de ces abattages.

L’association rappelle également qu’elle prévoit de saisir le conseil d’Etat dès que l’arrêté sortira comme elle a attaqué les précédents pour demander l’annulation de ce texte, aux côtés d’autres organisations de protection animale et de défense de l’environnement.

Selon un sondage Ipsos/One Voice réalisé en octobre 2023, 71 % des Français se déclarent favorables à l’interdiction du piégeage de ces animaux.

Des actions partout en France

Tout au long du mois de mai, les militants de One Voice iront à la rencontre du public à travers des stands d’information, des opérations de happening et de tractage organisés dans plusieurs villes :

  • Limoges (87) – 87 rue Louis Armand 23 mai 2026 – de 14h30 à 16h
  • Paris (75) – En face du 99 rue Vieille du Temple 23 mai 2026 – de 14h30 à 16h
  • Marseille (13) – Quai du Vieux-Port 23 mai 2026 – de 10h30 à 12h
  • Metz (57) – Rue W. Churchill 23 mai 2026 – de 14h à 17h
  • Bordeaux (33) – Place Pey Berland 23 mai 2026 – de 10h à 18h
  • Nice (06) – Pointe de Rauba Capeu 23 mai 2026 – de 17h à 18h30
  • Montpellier (34) – Place de la Comédie 23 mai 2026 – de 11h à 13h
  • Fréjus (83) – Boulevard de la Libération, rond-point de la plage des Sablettes 24 mai 2026 – de 10h30 à 12h30
  • Troyes (10) – Place de l’Hôtel de Ville 30 mai 2026 – de 14h30 à 17h
  • Toulouse (31) – Square Charles-de-Gaulle 30 mai 2026 – de 10h à 12h
  • Bar-le-Duc (55) – 10 boulevard de La Rochelle 30 mai 2026 – de 10h à 12h

One Voice appelle également le grand public à signer ses pétitions, pour sortir les renards de la liste des ESOD et pour l’interdiction des pièges.

Transfert de Wikie et Keijo : Communiqué de Presse

Transfert de Wikie et Keijo : Communiqué de Presse

Transfert de Wikie et Keijo : Communiqué de Presse
15.05.2026
Antibes
Transfert de Wikie et Keijo : Communiqué de Presse
Exploitation pour le spectacle

En validant le transfert des orques Wikie et Keijo et des derniers dauphins de Marineland vers Loro Parque l’État français prend une décision aussi révoltante que catastrophique. Pour One Voice, ce choix politique, dicté par les intérêts financiers du groupe Parques Reunidos, constitue une trahison de la loi française de 2021 et un renoncement moral inacceptable.

Notre ministère de la transition écologique est une coquille vide dont la politique n’est guidée que par les intérêts financiers, imbibée d’une profonde hypocrisie. Le combat mené par One Voice depuis de nombreuses années pour la fermeture puis la recherche d’un sanctuaire pour les 2 orques et les 12 derniers dauphins de Marineland connait une issue particulièrement révoltante.

Après un semblant de débat démocratique matérialisé par 3 réunions avec les associations suivant le dossier Marineland de près, Mathieu Lefèvre choisit le pire avenir pour les orques et les dauphins encore présents dans le parc d’Antibes : Loro Parque (Canaries), delphinarium reconnu comme l’un des plus maltraitants d’Occident. Et une vie en delphinarium aussi pour les dauphins, avec Beauval pour 8 d’entre eux : reproduction, palmiers et “lagons” pour occulter la captivité délétère et la création d’un 3e delphinarium en France. Alors que le sanctuaire qui ouvre cet été en Italie est facilement duplicable, alors que tous les pays en Europe voient fermer leurs delphinariums.

Les arguments avancés pour justifier cette décision sont faux

Non, les bassins des orques à Antibes ne sont pas prêts à céder. Ils ont fait l’objet de travaux de consolidation ces derniers mois, et les experts y ont plongé avec bouteilles avant d’écrire il y a un an que tout allait bien.

Non, un sanctuaire magique n’existe pas, quel honteux élément de langage quand aucune des options avancées par notre association et par Tilikum Spirit n’a été sérieusement étudiée depuis la fermeture du parc. La plus aboutie, le sanctuaire de Nouvelle-Ecosse (Canada) dont les travaux ont débuté, qui avait soi-disant la faveur de notre ministre il y a encore quelques mois, a finalement été balayée d’un revers de main sous la pression des financiers, le groupe  Parques Reunidos,  propriétaires de Marineland.

Enfin, notre ministre Mathieu Lefèvre n’hésite pas à contourner une loi en vigueur dans notre pays, celle de 2021 interdisant la détention et la reproduction en captivité des cétacés en France, en transférant le problème dans un autre pays. Spectacles, reproduction, séparation des animaux… Il assure par là même une fin de vie dans la souffrance la plus totale pour les animaux .

La dernière muraille avant ce drame est en Espagne. One Voice enjoint le gouvernement espagnol à ne pas être complice de cette mascarade et à avoir le courage politique de refuser de perpétuer le non-sens de la captivité d’animaux sauvages sur ses propres terres. Avec les associations espagnoles, One Voice milite pour que l’Etat Espagnol refuse d’accorder le transfert, en se rangeant du côté de l’avis unanime des scientifiques de la CITES Espagnole contre le transfert des animaux de Marineland à Loro Parque.

Muriel Arnal, présidente de One Voice : “Les mots manquent face à ce qui attend Wikie et Keijo à Loro Parque. Nous y étions samedi dernier, la souffrance des orques déjà captives là-bas est  bouleversante. Nous avons empêché la vente de nos orques en Chine en 2019, puis au Japon en 2024. Aujourd’hui les cyniques manœuvres du ministère nous laissent un seul espoir : le courage du gouvernement espagnol. Que l’Espagne continue d’écouter les scientifiques. Et quoi qu’il arrive, nous continuerons à nous mobiliser et à documenter ce qui arrive à Wikie et Keijo, et le monde verra le vrai visage du ministre qui feint de se préoccuper des animaux pour mieux les livrer au supplice.” 

Louveteau en danger de mort: Communiqué de Presse

Louveteau en danger de mort: Communiqué de Presse

Louveteau en danger de mort: Communiqué de Presse
13.05.2026
Savoie
Louveteau en danger de mort: Communiqué de Presse
Animaux sauvages

À Saint-Nicolas-la-Chapelle (Savoie), un jeune louveteau orphelin, atteint de gale et visiblement affaibli, survit seul depuis la mort de ses parents, a priori victimes de tirs, et de sa sœur. Malgré les alertes lancées par One Voice, aucune prise en charge n’est envisagée par les autorités. Ce drame survient dans un contexte national de durcissement sans précédent des politiques contre les loups.

C’est l’attraction de la commune depuis quelques mois. Deux louveteaux, orphelins suite à la mort de leurs parents a priori victimes de tirs, errent autour de la ville de Saint-Nicolas-La-Chapelle. Peu farouches, ils restaient à proximité des habitations. Derrière ces jolies rencontres se cachent une réalité bien plus brutale. Livrés à eux-mêmes, affamés, ne sachant où aller ni n’ayant appris à chasser, ces deux petits ont connu la détresse la plus totale. La jeune femelle n’a pas survécu. Retrouvée au bord d’une route dans un piteux état et laissée à son sort sans soins, elle est morte quelques jours après. Quant au petit mâle désormais seul, il cristallise toutes nos inquiétudes. 

Amaigri, atteint de gale, désorienté, il dépérit sous les yeux de tous. Pourtant, malgré les alertes et la demande faite par One Voice, les autorités refusent d’intervenir. Le mot d’ordre semble clair : laisser mourir ce louveteau. 

Pour One Voice, cette situation dramatique n’est pas un incident isolé. Elle est la conséquence directe d’une politique française toujours plus brutale à l’égard des loups.

« Leur obsession, c’est que les loups meurent les uns après les autres. La souffrance de ce louveteau, c’est la responsabilité des autorités et d’un gouvernement à genoux devant des lobbies qui ne pensent qu’à tuer les animaux », dénonce Muriel Arnal, présidente de One Voice. 

Une succession d’affaires alarmantes

Ce drame intervient dans un contexte particulièrement inquiétant pour les loups en France.

Le 10 mai dernier, une louve retrouvée piégée en Seine-Maritime a été anesthésiée puis enfermée dans un parc animalier, après des pressions exercées par certains agriculteurs présents sur place. One Voice s’est immédiatement insurgée contre cette décision totalement illégale visant une espèce strictement protégée et avait annoncer aller en justice si cette louve n’était pas relâchée. L’Etat est alors intervenu et le 13 mai, la préfecture a annoncé que la louve serait transportée dans les Alpes pour y être relâchée. 

L’association avait proposé, comme pour le louveteau, une prise en charge dans son sanctuaire en Italie, un pays qui, lui, respecte et cultive son patrimoine naturel riche en biodiversité. 

Elle se réjouit que cette louve soit rendue à la nature, mais regrette d’avoir dû faire pression pour obtenir cette issue qui était la seule acceptable. 

Néanmoins toute la lumière devra être faite sur les pièges installés par un chasseur dans la forêt de Saint-Pierre-des-Jonquières. En France, les loups vivent traqués en permanence. Tirs facilités, quotas d’abattage records, enfermements arbitraires… Tout semble désormais organisé pour rendre impossible leur survie à long terme. 

Environ 1 082 loups seulement vivent sur le territoire français, très loin du seuil de viabilité estimé par les scientifiques entre 2 500 et 5 000. Pourtant, jusqu’à 23 % d’entre eux peuvent désormais être abattus chaque année.

Un gouvernement qui organise l’affaiblissement des loups

Cette politique pourrait encore empirer avec l’article 14 du projet de loi « protection et souveraineté agricoles », qui sera examiné à l’Assemblée nationale le 19 mai prochain. Ce texte vise à créer un régime spécial pour les loups, moins protecteur que celui applicable aux espèces protégées, ouvrant la voie à un déclassement de facto de l’espèce. 

Sous couvert de protéger les troupeaux soi-disant impossible à protéger en France alors qu’ils le sont sans problème ailleurs, le gouvernement cherche surtout à institutionnaliser une politique d’abattage toujours plus massive, alors même que la science démontre que les tirs ne réduisent pas durablement les attaques sur les élevages. 

La situation française apparaît aujourd’hui particulièrement rétrograde au regard de nombreux pays européens. 

One Voice demande une intervention immédiate

Face à l’état alarmant du louveteau, One Voice demande une intervention vétérinaire urgente ainsi qu’une prise en charge adaptée permettant sa survie et sa réhabilitation.

L’association appelle également les députés à supprimer l’article 14 du projet de loi agricole et à mettre fin à cette politique d’acharnement contre les loups.