Île Maurice : 446 macaques capturés illégalement pour les labos et une hécatombe silencieuse

Île Maurice : 446 macaques capturés illégalement pour les labos et une hécatombe silencieuse

Île Maurice : 446 macaques capturés illégalement pour les labos et une hécatombe silencieuse
04.05.2026
Maurice – France
Île Maurice : 446 macaques capturés illégalement pour les labos et une hécatombe silencieuse
Expérimentation animale

En 2023, 446 macaques sont arrachés aux forêts de l’île Maurice. Responsable des captures, l’entreprise Hammerhead International Ltd a agi sans préavis ni autorisation. Saisis par l’État mauricien, les animaux sont, semble-t-il, livrés à des conditions de détention alarmantes. Car trois ans plus tard, seuls 192 ont survécu, dont certains qui n’étaient alors que des bébés.
Face à ce désastre éthique et sanitaire, One Voice se mobilise aux côtés de ses partenaires historiques Action for Primates, Progress Science Mauritius et Monkey Massacre in Mauritius. Ensemble, nous avons écrit aux autorités, exigeant des réponses ainsi que la mise en place immédiate de garanties strictes et vérifiables pour protéger les survivants.

©Monkey Massacre in Mauritius

Pour servir son projet d’élevage de primates pour les laboratoires étrangers, l’entreprise Hammerhead International Ltd orchestre en 2023 la capture de 446 macaques à l’île Maurice. Parmi eux, certains sont très jeunes et dépendent encore de leur mère. Qu’importe ! Les industriels de l’expérimentation animale agissent en toute impunité, leur élevage n’étant même pas encore autorisé officiellement. Alertées, les autorités interviennent, saisissent les animaux et les transfèrent en attendant l’issue de l’enquête, dans un élevage pourtant connu pour son exploitation du vivant : Biosphère Trading Ltd. Cette structure fait partie des 7 “fermes-usines” à primates, qui expédient plus de 10 000 de ces animaux à des laboratoires aux Etats-Unis, au Canada et en Europe, notamment en France… Nos enquêtes sur place en 2023 ont déjà documenté la promiscuité des cages, les épidémies à répétition, les abattages massifs.

192 survivants sur 446 : autant de vies gâchées pour rien

Depuis leur saisie et placement, les discours des autorités se veulent rassurants. La vérité n’éclate qu’en mars 2026. Dans un courrier officiel mentionnant une visite des services vétérinaires institutionnels en janvier 2026, l’annonce tombe : seuls 192 macaques ont survécu.

  • 178 ont été tués car détectés positifs à la tuberculose, conséquence du trafic et des conditions de détention.
  • 73 autres sont morts des suites de négligences : blessures non soignées, traumatismes, diarrhées.

Au total, plus de la moitié des animaux capturés ont péri. Ce bilan catastrophique confirme les défaillances sanitaires majeures déjà identifiées dans ces “fermes-usines”, mais aussi la responsabilité directe des autorités ayant validé leur transfert vers cette structure dénoncée pour ces mauvais traitements depuis 2021.

Le site d’Hammerhead ©Monkey Massacre in Mauritius

Le site d’Hammerhead ©Monkey Massacre in Mauritius

L’élevage de primates de Biosphère ©Monkey Massacre in Mauritius

L’élevage de primates de Biosphère ©Monkey Massacre in Mauritius

Maurice, maillon central du commerce mondial de macaques pour les expériences

Classés en danger sur la liste UICN depuis 2022, les macaques à longue queue restent pourtant les primates les plus commercialisés au monde pour le scalpel. Dans ce trafic odieux, Maurice occupe une place stratégique : plus de 10 000 primates seraient exportés tous les ans, 100 000 ces vingt dernières années, notamment vers la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis. En France en 2024, 1413 primates expérimentés dans nos laboratoires provenaient de ce circuit, soit 81% du nombre total de primates sur l’année.

Centre de primatologie de Rousset : un trafic appelé à durer

Le projet d’extension du centre de primatologie de Rousset ne fera que renforcer ces tractations. Le CNRS prévoit ainsi l’achat sur 3 ans de 314 femelles et 32 mâles macaques à longue queue importés comme « reproducteurs ». Cette commande publique, validée en 2025, mentionne explicitement des animaux d’origine mauricienne. Leur acheminement passerait par Silabe, plaque tournante du commerce de primates pour les laboratoires en France et en Europe. Et malgré cette prétendue “résilience”, les importations resteront aussi très importantes en parallèle. Ce projet ne “fournira” que 35 à 40% des primates expérimentés dans les laboratoires français chaque année, soit tout de même près de 1 200 individus ! Et pour cela, plus de 30 millions d’euros d’argent public pour ces vies torturées.

192 macaques en sursis

Aujourd’hui, les 192 macaques survivants restent captifs : la procédure judiciaire en cours empêche leur remise en liberté.

One Voice se mobilise aux côtés d’Action for Primates, Progess Science Mauritius et Monkey Massacre. Dans un courrier adressé aux autorités mauriciennes, nous exigeons la transparence totale sur les suites de l’inspection du centre en janvier dernier, ainsi que sur les mesures correctives immédiates et vérifiables. Ces 192 survivants, placés sous le contrôle de l’État mauricien, sont en sursis. Les responsables devront en répondre.

Blaireaux : Communiqué de presse

Blaireaux : Communiqué de presse

Blaireaux : communiqué de presse
06.05.2026
France
Blaireaux : le ministère de la Transition écologique choisit encore le camp des chasseurs !
Animaux sauvages

Alors que la justice a récemment donné raison à One Voice et à ses partenaires dans plusieurs dossiers concernant la protection des blaireaux, le ministère de la Transition écologique décide de se pourvoir devant le Conseil d’État pour tenter de conserver les périodes complémentaires de vénerie sous terre. Une décision scandaleuse, symbole d’un pouvoir toujours prêt à défendre les intérêts cynégétiques plutôt que la faune sauvage.

Malgré de nombreuses victoires judiciaires obtenues par One Voice conjointement avec d’autres associations (notamment l’AVES et l’ASPAS), le ministère de la Transition écologique vient de se pourvoir devant le Conseil d’État pour tenter de conserver les périodes complémentaires de vénerie sous terre des blaireaux.
Autrement dit : permettre que des blaireaux soient traqués, déterrés avec des chiens puis tués en pleine période de dépendance des jeunes envers leur mère.
Dans son arrêt du 24 février 2026, la cour administrative d’appel de Bordeaux avait pourtant rappelé ce principe fondamental : il est interdit de tuer les petits mammifères. Elle avait également confirmé qu’est considéré comme un “petit” un jeune animal non autonome, qui dépend encore de sa mère, comme c’est le cas des jeunes blaireaux qui ne sont pas autonomes pendant ces périodes de chasse complémentaire.

Ces dernières semaines encore, la justice nous a donné raison à plusieurs reprises :
*dans le Calvados, avec l’annulation d’un arrêté autorisant une période complémentaire de vénerie sous terre en 2024 ;
*dans l’Eure, avec l’annulation des battues administratives et d’une nouvelle période complémentaire de déterrage en 2025 ;
*dans le Tarn-et-Garonne, où le tribunal administratif a également annulé un arrêté autorisant cette pratique en 2022.
Demain encore, nous serons devant le juge en urgence pour défendre les blaireaux dans la Marne.
Et si le pourvoi est admis par le Conseil d’Etat, nous serons donc également présents face au ministère, puisqu’il persiste à défendre les intérêts des chasseurs, au mépris des connaissances scientifiques et du droit de l’environnement.
One Voice exprime sa plus profonde indignation face à cet acharnement.
« Une fois encore, il faut saisir les tribunaux pour faire respecter la loi face à la
servilité du ministère de l’Écologie envers les chasseurs et les éleveurs… s’insurge Muriel Arnal, présidente de One Voice. Mais nous continuerons notre combat pour les blaireaux qui ont toute leur place dans nos campagnes ! »
Parallèlement, plusieurs consultations publiques concernant la chasse aux blaireaux
sont actuellement en cours, notamment dans la Marne, l’Ille-et-Vilaine, le Cher, la Loire, le Finistère, le Pas-de-Calais, l’Eure-et-Loir, l’Allier, la Sarthe et le Morbihan.
One Voice appelle toutes les personnes attachées à la protection de la faune sauvage à y participer pour refuser cette pratique d’une cruauté inacceptable.

Expérimentation animale : la France complice de transferts vers un laboratoire de la honte

Expérimentation animale : la France complice de transferts vers un laboratoire de la honte

Expérimentation animale : la France complice de transferts vers un laboratoire de la honte
06.05.2026
France, Espagne
Expérimentation animale : la France complice de transferts vers un laboratoire de la honte
Expérimentation animale

Alertés par notre partenaire espagnol Abolición Vivisección, nous avons aussitôt saisi les autorités françaises, exigeant l’ensemble des documents relatifs à ces ventes. Les déplacements documentés commencent en 2021. Sur cinq ans, nous avons compté des centaines de chiots et de jeunes primates expédiés sans ménagement de la France vers l’Espagne. Destination finale :  le laboratoire Vivotecnia, connu pour des actes de maltraitance envers les animaux, massifs, filmés, incontestables. Des agissements cruels qui sont jugés le 7 mai 2026 à Madrid. Derrière les souffrances perpétrées sur des millions d’animaux par les laboratoires chaque année, c’est tout un business qui prospère.

© Cruelty Free International – Carlotta Saorsa

Des bébés sans identité, réduits à des numéros

D’eux, nous ne savons rien ou presque. Pas de nom. Pas d’histoire. Réduits à de simples numéros tatoués ou pucés, 355 chiots, 4 macaques à longue queue et 32 primates – dont les espèces ne sont même pas précisées – ont été envoyés depuis la France vers le laboratoire espagnol Vivotecnia de 2021 à 2025.
Seule certitude à ce stade sur leur identité : ce sont des bébés, des chiots entre 4 et 6 mois, de jeunes singes de quelques mois à 2 ans et demi. Arrachés prématurément à leurs mères, ils ont subi des trajets de 11 à 21 heures, interminables. Le début de l’enfer.

Des atrocités révélées en 2021, jugées seulement le 7 mai 2026

Une fois enfermés dans les cellules de Vivotecnia, leur sort est scellé : ces petits sont soumis à des tests de toxicité pour des industries agroalimentaires, chimiques ou cosmétiques à longueur de journée. Pourtant, depuis 2021, ce laboratoire est au cœur d’un scandale majeur. Cette année-là, une enquête menée par Cruelty Free International – coalition dont One Voice fait partie – a mis en lumière des actes de cruauté systématiques : gifles, insultes, contentions. Des agissements pouvant aller jusqu’à la mise à mort de certains sous les yeux de leurs compagnons d’infortune. Les images avaient alors suscité une onde de choc en Espagne et au-delà, entraînant la suspension de l’autorisation d’exploitation de Vivotecnia par les autorités espagnoles. L’enquête a révélé un système entier fondé sur la violence. Pourtant, leur agrément a été rétabli contre une amende dérisoire de 37 000 euros. En tout, 25 infractions ont été relevées par la collectivité de Madrid suite aux révélations. Compte tenu de la gravité des événements, les associations espagnoles FAADA et AnimaNaturalis ont déposé une plainte pour que ces pratiques indignes ne restent pas impunies. Le procès intenté par plusieurs structures, dont Cruelty Free International, contre deux employés, commence le 7 mai 2026. 

Des élevages français pour les labos au cœur du scandale

Comment, dans ces conditions, connues depuis 2021, la France peut-elle autoriser de telles ventes ? Nos investigations l’ont montré : les animaux proviennent de l’Yonne et de l’Allier, où se trouvent les élevages de Beagles et Golden retrievers de Mézilles et Gannat, propriétés du géant américain Marshall BioResources (MBR) contre lequel nous nous battons depuis de longues années.

Pour les primates, une réponse clé a levé toute ambiguïté. La préfecture du Bas-Rhin nous l’a confirmé : ils viennent bien du laboratoire Silabe. Cet établissement que nous dénonçons depuis de longues années comme une plaque tournante en Europe du commerce des macaques et futur fournisseur de l’élevage triplé de Rousset, s’impose ainsi comme un maillon central de cette industrie opaque. 

 

Extraits de documents de transport

Extraits de documents de transport

Extraits de documents de transport

Extraits de documents de transport

Extraits de documents de transport

Extraits de documents de transport

Extraits de documents de transport

Extraits de documents de transport

Souffrances animales, intérêts économiques et risques sanitaires transfrontaliers

Au-delà de l’éthique, ce commerce d’êtres vivants soulève aussi de graves questions de santé publique. Les primates utilisés dans les laboratoires présentent des risques de transmission de maladies, régulièrement dénoncées par les alertes sanitaires. Vivotecnia a d’ailleurs été directement cité dans la presse espagnole à ce sujet.

One Voice exige des réponses

Ces exportations ne sont pas des dérapages isolés : elles font partie des nombreux profits générés par l’expérimentation animale, comme pour les 1600 beagles de l’élevage de Mézilles importés en 2025 en Italie pour lesquels aux côtés de LAV nous nous battons encore. 

La France reste en tête de ce naufrage éthique, avec plus de 2 millions d’animaux utilisés en 2023, un chiffre figé depuis 10 ans, preuve d’une inaction persistante.

Pendant ce temps, des images inédites, filmées pendant une décennie et jusqu’en 2025, par un lanceur d’alerte dans des laboratoires britanniques, rappellent avec violence que les souffrances extrêmes, les vies broyées et le silence organisé sont encore bien d’actualité.

Le constat est sans appel : la France ne se contente pas de maltraiter massivement, elle alimente de façon aveugle tout le réseau européen en animaux pour les laboratoires, même les pires. Il est temps d’en finir. Aucune recherche fondée sur la peur, la douleur et la mort n’est justifiable. 

Fauves en cage : Communiqué de presse

Fauves en cage : Communiqué de presse

Fauves en cage : Communiqué de presse
05.05.2026
Melun
Fauves en cage : Communiqué de presse
Animaux sauvages

Installé sans autorisation mi-avril sur un terrain privé de Melun, le cirque Hartini-Muller fait l’objet d’une demande d’expulsion soutenue par la municipalité et le propriétaire du site. Alertée, l’association One Voice a mené une enquête sur place et a déposé plainte auprès du tribunal judiciaire de Melun, dénonçant des conditions de détention des animaux contraires à la réglementation.

Le cirque Hartini-Muller s’est installé sans autorisation préalable sur un terrain du secteur du Champ de Foire, entre zone commerciale et parking. La Ville de Melun a immédiatement mobilisé ses services afin de procéder à un constat, en présence de représentants de l’État.  Depuis 2020, la municipalité s’est positionnée contre l’accueil de cirques avec animaux sur son territoire.

Une plainte a été déposée par le propriétaire du terrain et la mairie a lancé une procédure afin d’obtenir l’expulsion en urgence.

Des conditions de détention préoccupantes constatées sur place

Dépêché sur site, un enquêteur de One Voice a observé plusieurs animaux maintenus dans des conditions gravement maltraitantes. Notamment quatre fauves – deux lions et deux tigres – tournant en rond dans leurs remorques exigües, mais aussi des poules entassées dans une cage minuscule, un chien qui tourne en rond entre quatre grilles, trois poneys, une chèvre un cheval et un lama détenus à même le bitume sans litière. Les lions, les tigres et le chien présentent tous des stéréotypies, ces comportements répétitifs qui trahissent leur désarroi profond.

 

>> lien vidéo : CIRQUE HARTINI 01 – 16 AVRIL 2026 | Vidéos & films sur Vimeo

 

Par ailleurs, les fauves ne participeraient pas au spectacle et seraient présentés au public dans leur cage, ce qui interroge sur la conformité de leur détention au regard de la réglementation en vigueur. Selon la loi, leur détention est conditionnée à leur participation aux numéros.

Sur la base de ces éléments, One Voice a déposé plainte contre le cirque Hartini-Muller auprès du tribunal judiciaire de Melun. 

Même famille, mêmes pratiques

Cousine du Cirque Muller, celui-là même qui détient l’hippopotame Jumbo pour lequel notre association se bat depuis des décennies, la famille Hartini-Muller multiplie les déplacements sans rester longtemps sur place et sans communiquer en amont sur leur arrivée. Cette hypermobilité est bien évidemment stratégique : elle complique les inspections et entrave les interventions, malgré les signalements répétés.

Ces méthodes, qui relèvent d’une véritable logique d’évitement, n’ont rien d’exceptionnel : elles constituent la norme d’un secteur qui agit en toute impunité. Loin d’y mettre un terme, l’État continue de les financer et de les soutenir à coups de subventions, d’aides indirectes, de tolérances administratives.

Derrière chaque manquement des pouvoirs publics, ce sont des êtres captifs d’espèces menacées, réduits au silence qui paient le prix de l’inaction. Les animaux ne sont pas des objets de divertissement. Notre association invite le grand public à signer notre pétition pour la fin des animaux dans les cirques.

Fauves en cage, loi piétinée : le Cirque Hartini-Muller en roue libre

Fauves en cage, loi piétinée : le Cirque Hartini-Muller en roue libre

Fauves en cage, loi piétinée : le Cirque Hartini-Muller en roue libre
05.05.2026
Melun
Fauves en cage, loi piétinée : le Cirque Hartini-Muller en roue libre
Exploitation pour le spectacle

Installé mi-avril à Melun sans autorisation sur un terrain privé, le Cirque Hartini-Muller concentre à lui seul tout ce que nous dénonçons : conditions de vie dégradantes et illégales pour les animaux, irrégularités en cascade, mensonges. Lions et tigres tournent en rond dans des remorques exiguës, entre parking et centre commercial. Nous avons porté plainte.

Enfermés dans un décor de bruit et de béton

 

Derrière les grilles rouillées de la remorque, une lionne immobile, un lion qui va et vient, deux tigres qui végètent sans stimulation. Privés d’espaces pour se mouvoir, de points d’eau essentiels à leur bien-être, ces fauves magnifiques s’éteignent sous les enseignes criardes d’un magasin, dans le vacarme des voitures, les cris des passants, les vapeurs d’essence. Autour d’eux, des poules entassées dans une cage minuscule, un chien enfermé qui tourne en rond, trois poneys, une chèvre, un cheval et un lama, eux aussi détenus à même le bitume, sans litière. Le lion, les tigres et le chien présentent tous des stéréotypies, ces comportements répétitifs qui trahissent leur désarroi profond. Des êtres vivants dépérissent sous nos yeux.

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Une installation contestée, des conditions illégales

Sitôt alertés de la présence du Cirque Hartini-Muller à Melun, nous avons dépêché un enquêteur. Une fois encore, les conditions observées ne respectent pas les besoins fondamentaux des animaux. Mais l’illégalité ne s’arrête pas là : à Melun, les dresseurs se sont installés sur un terrain privé sans autorisation ni du propriétaire ni de la commune. Sur place, notre enquêteur a également constaté que les fauves ne participaient pas au spectacle. Présentés au public dans leur cage dite « de détente », ils sont réduits à des objets d’attraction. Or, selon la loi, leur détention est conditionnée aux numéros.

Opposée depuis 2020 aux cirques avec animaux, la municipalité a immédiatement dénoncé cette installation contraire aux règles locales, sans prise de contact préalable, et un référé d’expulsion a été déposé.

Même famille, mêmes pratiques

Cousine du Cirque Muller, celui-là même qui détient Jumbo pour lequel nous nous battons depuis des décennies, la famille Hartini-Muller multiplie les déplacements, décampe rapidement, ne communique pas. Cette hypermobilité est bien évidemment stratégique : elle complique les inspections et entrave les interventions, malgré les signalements répétés.

Ces méthodes, qui relèvent d’une véritable logique d’évitement, n’ont rien d’exceptionnel : elles constituent la norme d’un secteur qui agit en toute impunité. Loin d’y mettre un terme, l’État continue de les financer et de les soutenir à coups de subventions, d’aides indirectes, de tolérances administratives.

Nous refusons de les laisser faire. One Voice porte plainte contre le Cirque Hartini-Muller. Car derrière chaque manquement des pouvoirs publics, ce sont des êtres captifs, réduits au silence qui paient le prix de l’inaction.

Les animaux ne sont pas des objets de divertissement. Signez notre pétition pour la fin des animaux dans les cirques.

Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition

Arrivée de Layish en Afrique du Sud: Communiqué de Presse

Arrivée de Layish en Afrique du Sud: Communiqué de Presse

Arrivée de Layish en Afrique du Sud: Communiqué de Presse
30.04.2026
Afrique du Sud
Arrivée de Layish en Afrique du Sud: Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Ce jeudi 30 avril, Layish, un jeune lion de 5 ans, vient de fouler pour la première fois le sol sud-africain. Arrivé au SanWild Sanctuary, après quatre années derrière les barreaux d’une remorque de camion, le lion rescapé de l’univers des cirques découvre enfin une vraie vie de grand fauve. Pour One Voice, qui le suit depuis son abandon et a pris en charge son transfert, cette nouvelle vie marque une étape essentielle – mais rappelle surtout l’urgence d’agir pour les centaines d’animaux encore détenus dans les cirques en France.

Accueilli par le refuge Le Repère en 2024, suivi par One Voice qui l’a confié fin 2025 au refuge Tonga Terre d’Accueil, Layish n’avait connu jusqu’alors que des conditions de captivité extrêmes propres aux cirques itinérants. 

Après plusieurs mois de soins et de préparation, Tonga Terre d’Accueil a pu organiser son transfert vers le SanWild Sanctuary, ainsi que celui de quatre servals. Le transfert de Layish a été entièrement pris en charge par One Voice. 

Après un long voyage, le jeune lion a été relâché dans un enclos intermédiaire avant de rejoindre un espace beaucoup plus vaste, qu’il devrait partager avec une lionne, Mel. N’ayant connu que des espaces restreints, il s’est réfugié dans un petit cabanon à son arrivée, le temps de s’acclimater à sa nouvelle vie. Désormais, Layish évoluera en semi-liberté dans une vaste réserve sud-africaine, un cadre idéal pour un lion marqué par 4 ans de confinement dans 3 M² d’espace vital et incapable de survivre seul dans la nature. 

>> Le reportage de son transfert et son arrivée au SanWild Sanctuary (+ lien hypertexte vers le dossier photo/video)

Ce départ s’inscrit dans une dynamique plus large de prise en charge d’animaux sauvages exploités, notamment à travers le Roar Project porté par Tonga Terre d’Accueil, ainsi que par l’installation de fauves dans notre sanctuaire toscan.

Layish, symbole d’un système à bout de souffle

Si l’histoire de Layish connait une fin heureuse, elle reste l’exception. En France, plus de 600 animaux sauvages sont encore détenus dans des cirques itinérants : fauves, singes, hippopotames, oiseaux ou encore reptiles… 

Depuis des années, One Voice documente des situations de maltraitance, de détention illégale et de trafics. Plusieurs établissements ont été condamnés par la justice pour ces faits, révélant un système où les infractions sont fréquentes et souvent impunies. 

Malgré l’interdiction prochaine des spectacles d’animaux sauvages à l’horizon 2028, les pratiques problématiques persistent : naissances illégales, conditions de détention indignes, absence d’anticipation pour la retraite des animaux.

Une transition encore mal préparée

Alors que des solutions existent, notamment dans les sanctuaires spécialisés, leur développement reste insuffisamment soutenu. Les structures d’accueil manquent de moyens, de visibilité et de soutien public pour répondre à l’urgence. Et les animaux détenus illégalement restent trop souvent aux mains des dresseurs hors-la-loi.

Dans le même temps, l’État a prévu un plan de plusieurs dizaines de millions d’euros pour accompagner les circassiens, suscitant de fortes inquiétudes. One Voice alerte sur le risque de voir des fonds publics bénéficier à des établissements ayant enfreint la loi. 

« Layish doit être le début, pas l’exception »

Pour One Voice, l’arrivée de Layish en Afrique du Sud illustre ce que devrait être le futur de tous les animaux sauvages captifs : une prise en charge adaptée, respectueuse de leurs besoins et tournée vers leur bien-être.

« Layish découvre aujourd’hui la savane après quatre années d’enfermement avec huit autres lions dans une remorque, tous pris en charge. Son histoire montre qu’une autre voie est possible. Mais elle souligne surtout l’urgence de mettre fin à l’exploitation des grands félins dans les cirques, de faire cesser les zones de non-droit et d’organiser, dès maintenant, leur transfert vers des sanctuaires  », déclare Muriel Arnal, Présidente de One Voice.

Un Chatipi à Peyrolles-en-Provence : Communiqué de Presse

Un Chatipi à Peyrolles-en-Provence : Communiqué de Presse

Un Chatipi à Peyrolles-en-Provence : Communiqué de Presse
30.04.2026
Peyrolles-en-Provence
Un Chatipi à Peyrolles-en-Provence : Communiqué de Presse
Animaux familiers

La commune de Peyrolles-en-Provence inaugure, mercredi 6 mai, un Chatipi dédié aux chats libres. Porté par One Voice en partenariat avec la municipalité et l’association « Animaux en péril », ce dispositif vise à encadrer les populations félines errantes tout en améliorant leurs conditions de vie et leur cohabitation avec les habitants.

Un nouveau Chatipi s’est installé sur Peyrolles-en-Provence. Ce lieu dédié au chats errants sera inauguré mercredi 6 mai à 15h00 au domaine du Réal (1146 route des Alpes 13860 Peyrolles-en-Provence), en présence notamment du maire de la commune, M. Thomas Arcamone, de la présidente de l’association locale « Animaux en péril » et de représentants de One Voice, qui porte le déploiement de ce dispositif à l’échelle nationale. Des animations pédagogiques en lien avec l’errance féline seront proposées, adaptées aux enfants comme aux adultes.
La création de cet abri et espace de soins dédié aux chats errants, s’inscrit dans la continuité des actions menées par la municipalité et l’association « Animaux en péril », pour stériliser les chats errants, tout en améliorant leurs conditions de vie ainsi que les conditions d’exercice des bénévoles de l’association.

Une réponse concrète à l’errance féline

En France, plus de 11 millions de chats vivent en situation d’errance, exposés à la maladie, à la faim et à des conditions de vie difficiles. Leur présence peut également générer des incompréhensions et des conflits avec les riverains.
C’est dans ce contexte que One Voice développe le programme Chatipi : un dispositif pédagogique et opérationnel qui permet de stabiliser les populations de chats errants grâce à la stérilisation, leur fournir un abri, tout en améliorant leur prise en charge (nourrissage, suivi sanitaire) et leur cohabitation avec les humains. Plus d’une soixantaine de Chatipis ont déjà vu le jour sur tout le territoire national.

Un aménagement intégré dans un projet local plus large

Ce nouveau Chatipi, dont One Voice a accompagné la mise en place, se situe dans un cadre champêtre, loin de la route, sur le terrain d’un ancien moulin à eau désaffecté, à l’entrée de la ville. La commune l’a racheté il y a quelques années et y a planté 240 oliviers de variétés différentes afin d’y développer un programme pédagogique. Des animations et des visites de classes pourront avoir lieu sur ce site.
La présence du chalet permettra une sensibilisation accrue sur le sujet de l’errance féline, de l’importance de la stérilisation mais aussi de l’amour et du respect auxquels les animaux ont droit.

La Mairie a créé la dalle en béton et assure l’entretien et les réparations éventuelles des équipements Chatipi dans le temps. L’association « Animaux en péril » a assuré le montage du chalet et du panneau d’information, l’aménagement du chalet et s’occupe désormais du nourrissage, trappage et suivi sanitaire des chats ainsi que du nettoyage du chalet. Les chats sont identifiés au nom de l’association. One Voice a de son côté financé le chalet, les chatières, le panneau d’information et le parcours pédagogique. L’association a également pris en charge 30 kg de croquettes pour aider au démarrage du projet et financera la stérilisation, l’identifications et les tests pour les principales maladies félines pour 15 chats pensionnaires de l’espace Chatipi.

Une initiative reproductible

Avec ce sixième Chatipi en Provence (et le troisième dans les Bouches-du-Rhône), One Voice poursuit son engagement pour des solutions éthiques et durables face à l’errance féline. Le dispositif a vocation à être reproduit dans d’autres territoires confrontés aux mêmes problématiques.

Arrivée de Layish en Afrique du Sud: Communiqué de presse

Arrivée de Layish en Afrique du Sud: Communiqué de presse

Arrivée de Layish en Afrique du Sud: Communiqué de presse
30.04.2026
Afrique du Sud
Arrivée de Layish en Afrique du Sud: Communiqué de presse
Animaux sauvages

Ce jeudi 30 avril, Layish, un jeune lion de 5 ans, vient de fouler pour la première fois le sol sud-africain. Arrivé au SanWild Sanctuary, après quatre années derrière les barreaux d’une remorque de camion, le lion rescapé de l’univers des cirques découvre enfin une vraie vie de grand fauve. Pour One Voice, qui le suit depuis son abandon et a pris en charge son transfert, cette nouvelle vie marque une étape essentielle – mais rappelle surtout l’urgence d’agir pour les centaines d’animaux encore détenus dans les cirques en France.

Accueilli par le refuge Le Repère en 2024, suivi par One Voice qui l’a confié fin 2025 au refuge Tonga Terre d’Accueil, Layish n’avait connu jusqu’alors que des conditions de captivité extrêmes propres aux cirques itinérants.
Après plusieurs mois de soins et de préparation, Tonga Terre d’Accueil a pu organiser son transfert vers le SanWild Sanctuary, ainsi que celui de quatre servals.
Le transfert de Layish a été entièrement pris en charge par One Voice. Après un long voyage, le jeune lion a été relâché dans un enclos intermédiaire avant de rejoindre un espace beaucoup plus vaste, qu’il devrait partager avec une lionne, Mel. N’ayant connu que des espaces restreints, il s’est réfugié dans un petit cabanon à son arrivée, le temps de s’acclimater à sa nouvelle vie. Désormais, Layish évoluera en semi-liberté dans une vaste réserve sud-africaine, un cadre idéal pour un lion marqué par 4 ans de confinement dans 3 M² d’espace vital et incapable de survivre seul dans la nature.

Ce départ s’inscrit dans une dynamique plus large de prise en charge d’animaux sauvages exploités, notamment à travers le Roar Project porté par Tonga Terre d’Accueil, ainsi que par l’installation de fauves dans notre sanctuaire toscan.

Layish, symbole d’un système à bout de souffle

Si l’histoire de Layish connait une fin heureuse, elle reste l’exception. En France, plus
de 600 animaux sauvages sont encore détenus dans des cirques itinérants : fauves,
singes, hippopotames, oiseaux ou encore reptiles…
Depuis des années, One Voice documente des situations de maltraitance, de détention illégale et de trafics. Plusieurs établissements ont été condamnés par la justice pour ces faits, révélant un système où les infractions sont fréquentes et souvent impunies. Malgré l’interdiction prochaine des spectacles d’animaux sauvages à l’horizon 2028, les pratiques problématiques persistent : naissances illégales, conditions de détention indignes, absence d’anticipation pour la retraite des animaux.

Une transition encore mal préparée

Alors que des solutions existent, notamment dans les sanctuaires spécialisés, leur développement reste insuffisamment soutenu. Les structures d’accueil manquent de moyens, de visibilité et de soutien public pour répondre à l’urgence. Et les animaux détenus illégalement restent trop souvent aux mains des dresseurs hors-la-loi. Dans le même temps, l’État a prévu un plan de plusieurs dizaines de millions d’euros pour accompagner les circassiens, suscitant de fortes inquiétudes. One Voice alerte sur le risque de voir des fonds publics bénéficier à des établissements ayant enfreint la loi.

« Layish doit être le début, pas l’exception »

Pour One Voice, l’arrivée de Layish en Afrique du Sud illustre ce que devrait être le futur de tous les animaux sauvages captifs : une prise en charge adaptée, respectueuse de leurs besoins et tournée vers leur bien-être.
« Layish découvre aujourd’hui la savane après quatre années d’enfermement avec huit autres lions dans une remorque, tous pris en charge. Son histoire montre qu’une autre voie est possible. Mais elle souligne surtout l’urgence de mettre fin à l’exploitation des grands félins dans les cirques, de faire cesser les zones de non- droit et d’organiser, dès maintenant, leur transfert vers des sanctuaires », déclare Muriel Arnal, Présidente de One Voice.

Inauguration d’un nouveau Chatipi : Communiqué de Presse

Inauguration d’un nouveau Chatipi : Communiqué de Presse

Inauguration d’un nouveau Chatipi : Communiqué de Presse
29.04.2026
Peyrolles-en-Provence
Inauguration d’un nouveau Chatipi : Communiqué de Presse
Animaux familiers

La commune de Peyrolles-en-Provence inaugure, mercredi 6 mai, un Chatipi dédié aux chats libres. Porté par One Voice en partenariat avec la municipalité et l’association « Animaux en péril », ce dispositif vise à encadrer les populations félines errantes tout en améliorant leurs conditions de vie et leur cohabitation avec les habitants.

Un nouveau Chatipi s’est installé sur Peyrolles-en-Provence. Ce lieu dédié au chats errants sera inauguré mercredi 6 mai à 15h00 au domaine du Réal (1146 route des Alpes 13860 Peyrolles-en-Provence), en présence notamment du maire de la commune, M. Thomas Arcamone, de la présidente de l’association locale « Animaux en péril » et de représentants de One Voice, qui porte le déploiement de ce dispositif à l’échelle nationale. Des animations pédagogiques en lien avec l’errance féline seront proposées, adaptées aux enfants comme aux adultes.

La création de cet abri et espace de soins dédié aux chats errants, s’inscrit dans la continuité des actions menées par la municipalité et l’association « Animaux en péril », pour stériliser les chats errants, tout en améliorant leurs conditions de vie ainsi que les conditions d’exercice des bénévoles de l’association.

Une réponse concrète à l’errance féline 

En France, plus de 11 millions de chats vivent en situation d’errance, exposés à la maladie, à la faim et à des conditions de vie difficiles. Leur présence peut également générer des incompréhensions et des conflits avec les riverains. 

C’est dans ce contexte que One Voice développe le programme Chatipi : un dispositif pédagogique et opérationnel qui permet de stabiliser les populations de chats errants grâce à la stérilisation, leur fournir un abri, tout en améliorant leur prise en charge (nourrissage, suivi sanitaire) et leur cohabitation avec les humains. Plus d’une soixantaine de Chatipisont déjà vu le jour sur tout le territoire national. 

Un aménagement intégré dans un projet local plus large

Ce nouveau Chatipi, dont One Voice a accompagné la mise en place, se situe dans un cadre champêtre, loin de la route, sur le terrain d’un ancien moulin à eau désaffecté, à l’entrée de la ville. La commune l’a racheté il y a quelques années et y a planté 240 oliviers de variétés différentes afin d’y développer un programme pédagogique. Des animations et des visites de classes pourront avoir lieu sur ce site.  

La présence du chalet permettra une sensibilisation accrue sur le sujet de l’errance féline, de l’importance de la stérilisation mais aussi de l’amour et du respect auxquels les animaux ont droit.

La Mairie a créé la dalle en béton et assure l’entretien et les réparations éventuelles des équipements Chatipi dans le temps. L’association « Animaux en péril » a assuré le montage du chalet et du panneau d’information, l’aménagement du chalet et s’occupe désormais du nourrissage, trappage et suivi sanitaire des chats ainsi que du nettoyage du chalet. Les chats sont identifiés au nom de l’association.

One Voice a de son côté financé le chalet, les chatières, le panneau d’information et le parcours pédagogique. L’association a également pris en charge 30 kg de croquettes pour aider au démarrage du projet et financera la stérilisation, l’identifications et les tests pour les principales maladies félines pour 15 chats pensionnaires de l’espace Chatipi.

Une initiative reproductible 

Avec ce sixième Chatipi en Provence (et le troisième dans les Bouches-du-Rhône), One Voice poursuit son engagement pour des solutions éthiques et durables face à l’errance féline. Le dispositif a vocation à être reproduit dans d’autres territoires confrontés aux mêmes problématiques. 

Audience à Marseille : des loups filmés illégalement dans le parc national des Calanques

Audience à Marseille : des loups filmés illégalement dans le parc national des Calanques

Audience à Marseille : des loups filmés illégalement dans le parc national des Calanques
23.04.2026
Parc national des Calanques
Audience à Marseille : des loups filmés illégalement dans le parc national des Calanques
Animaux sauvages

Quand la passion devient intrusion : filmer des loups par amour de la nature, c’est aussi les déranger avec des conséquences dramatiques pour les meutes. Une équipe de documentaire répondra de perturbation intentionnelle d’une espèce protégée le 27 avril prochain devant le tribunal judiciaire de Marseille. Déclassés, braconnés, les loups ne doivent pas en plus subir la course aux images.

En septembre 2025, une équipe liée à un projet de documentaire animalier s’est introduite au cœur du parc national des Calanques pour filmer une meute de loups accompagnés de louveteaux. Le site était protégé. Toute captation d’image ou de son concernant cette espèce y était explicitement interdite. L’équipe le savait. Et pourtant…

Le vidéaste a reconnu avoir filmé sans autorisation, installé des pièges photographiques – eux aussi interdits – et recherché activement la présence des animaux en amont du tournage. Des échanges révèlent même une volonté délibérée de filmer les loups en évitant d’attirer l’attention des autorités. La réalisatrice a admis avoir validé ces prises de vue. La société de production, quant à elle, conteste toute implication directe.

Juste après les faits, la meute a abandonné le site

Les loups sont une espèce particulièrement vulnérable au dérangement, surtout en période de reproduction. Une présence humaine répétée, des dispositifs de captation installés à proximité immédiate, un tournage au cœur d’un site sensible… constituent autant de perturbations pouvant provoquer l’abandon des louveteaux, le déplacement forcé voire la perte définitive d’un territoire. Des conséquences invisibles sur les images, mais bien réelles !

C’est précisément ce que la loi cherche à prévenir. Les règles encadrant la captation de sons et d’images dans un parc national ne sont pas des tracasseries administratives. Elles sont une condition de survie pour les espèces. Observer ou filmer la faune n’est jamais anodin, même avec les meilleures intentions du monde. La meute a d’ailleurs abandonné le site après les faits.

La course à l’image : une nouvelle menace ?

Cette affaire soulève un enjeu crucial. Les technologies de captation – pièges photographiques, drones, caméras miniaturisées – sont aujourd’hui accessibles à tous. Et les réseaux sociaux récompensent les images les plus spectaculaires.

Cette quête crée une pression croissante sur les espèces sauvages, exercée non plus seulement par des chasseurs ou des braconniers, mais aussi par des naturalistes, des photographes, des cinéastes passionnés. Or, l’amour des animaux sauvages peut, paradoxalement, leur nuire : quand il s’accompagne d’un désir trop fort de les approcher, de les capturer en image, d’en faire un produit à montrer. À cet instant, la passion bascule. Elle devient une intrusion.

Des loups déjà sous pression

Cette audience intervient dans un contexte particulièrement difficile pour les loups en France, avec l’entrée en vigueur de nouveaux arrêtés ministériels simplifiant leur abattage. Plus besoin d’autorisations de tirs : une simple déclaration suffit désormais. Un recul que One Voice combat devant les tribunaux, dans la rue et jusqu’au Conseil d’État. Des appels au braconnage ont déjà conduit à des mobilisations d’urgence pour sauver des familles entières, comme celle de Milo et Mina.

Les loups n’ont pas besoin d’une nouvelle menace. Ils subissent déjà une pression politique et juridique sans précédent. Laisser la frénésie d’images devenir un danger supplémentaire serait une faute collective. Et cette audience est l’occasion de le rappeler.

Le 27 avril 2026 à 8 h 30, au tribunal judiciaire de Marseille, trois prévenus répondront de la perturbation volontaire d’une espèce protégée. One Voice sera présente. Parce que les loups subissent déjà trop d’outrages : les tirs, le braconnage, le déclassement européen. Leur tranquillité n’est pas négociable. Pour les défendre sur tous les fronts, signez notre pétition.

Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups !