Expérimentation animale : révélations sur les coulisses du laboratoire SILABE de l’Université de Strasbourg

Expérimentation animale : révélations sur les coulisses du laboratoire SILABE de l’Université de Strasbourg

Expérimentation animale : révélations sur les coulisses du laboratoire SILABE de l’Université de Strasbourg
23.07.2024
Expérimentation animale : révélations sur les coulisses du laboratoire SILABE de l’Université de Strasbourg
Expérimentation animale

Après des mois de demandes répétées, nous avons enfin obtenu des dizaines de documents concernant les singes utilisés dans l’expérimentation animale à l’Université de Strasbourg, dans le laboratoire SILABE. Des rapports d’inspection de la préfecture aux fiches de suivi individuelles, tous permettent de dessiner à grands traits la vie de souffrance des macaques exploités, de leur naissance à leur mort.

Blessures, maladies, etc. En plus de l’expérimentation, une vie de souffrance

Pour les macaques « hébergés » dans ce centre, l’existence semble n’être qu’une succession de souffrances, entre les expériences qu’ils subissent et des conditions de détention indignes de leurs besoins les plus élémentaires. La liste est longue des horreurs endurées, mais les fiches de suivi auxquelles nous avons eu accès donnent un aperçu de ces vies d’exploitation.

Nous pensons à Pêcheresse, qui a subi une « biopsie d’endomètre par curetage par passage du col de l’utérus », dont le « vagin [a été] percé » avec une « grosse curette ».
À Basilic, qui a lui-même retiré l’implant fixé dans sa boîte crânienne, une réaction indicative d’un stress extrême et de la douleur qu’il éprouvait.
Archimède, quant à lui, a vu sa queue partiellement amputée en raison d’une morsure, puis, plus tard, complètement amputée à cause du froid.
Des nécroses apparaissent sans raison apparente, accompagnées de blessures, contusions, luxations et fractures, qui conduisent à la mort des animaux parfois, à des souffrances indicibles toujours. Et ce n’est pas tout : les infections à la salmonelle ou à E. Coli sont fréquentes, conséquence inévitable des conditions dans lesquelles les animaux sont détenus. On est bien loin de l’image du laboratoire irréprochable, aux tests bien suivis pour des résultats fiables… plus loin encore de la communication de SILABE vantant son respect des animaux qu’il exploite pour beaucoup d’argent.

Si les causes de décès sont souvent très imprécises – comme le relève d’ailleurs un rapport d’inspection de 2021 -, elles demeurent parlantes : il y a ceux qui meurent « euthanasiés pour causes scientifiques », au cours des expérimentations, ou encore les très nombreux autres qui succombent en raison d’une « dégradation importante de l’état général », quand ils n’ont simplement plus la force de vivre.

SILABE et les macaques, l’histoire d’un commerce très lucratif

Comme nous l’avions déjà révélé, SILABE constitue une véritable plaque tournante dans le commerce de macaques destinés à l’expérimentation. Les données que nous avons recueillies le confirment : pour les seuls macaques à longue queue (Fascicularis), sur les 2014 individus passés par le centre entre 1995 et 2024, plus de la moitié (1195) ont été transférés. Une vie passée à être expédié de laboratoire en laboratoire pour y subir des atrocités…

Ces singes viennent, pour nombre d’entre eux, de l’Île Maurice, où leurs conditions de capture et d’élevage sont d’une violence sans nom et qui plus est, illégales, comme l’a révélé notre enquête. Une fois en France, ils sont soumis à de véritables épreuves de torture, à SILABE et dans tous les autres centres qui les lui achètent, comme NeuroSpin où des négligences en série ont conduit à la mort de nombreux animaux dans des souffrances élevées. Et ce alors même que les alternatives existent et sont largement sous-financées.

Si le combat avance, comme l’illustre l’engagement d’Air France à ne plus transporter de singes importés vers des centres d’expérimentation (engagement que nous avons obtenu avec nos partenaires), il reste plus que jamais nécessaire de maintenir la pression pour exiger des autorités l’interdiction de l’utilisation des macaques à longue queue. Signez la pétition et interpellez le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche afin d’exiger la fin de l’expérimentation animale et l’adoption de méthodes alternatives : téléchargez le courrier-type.

Vénerie sous terre : en 2024, déjà plus de 4000 blaireaux sauvés !

Vénerie sous terre : en 2024, déjà plus de 4000 blaireaux sauvés !

Vénerie sous terre : en 2024, déjà plus de 4000 blaireaux sauvés !
23.07.2024
Vénerie sous terre : en 2024, déjà plus de 4000 blaireaux sauvés !
Chasse

Comme en 2023, c’est une pluie de victoires en justice pour les blaireaux! Depuis l’ouverture des périodes complémentaires de vénerie sous terre le 15 mai, nos recours ont permis de suspendre en urgence cette chasse cruelle dans pas moins de 13 départements, épargnant plus de 4200 individus. Et pendant ce temps, petit à petit, la justice annule définitivement les arrêtés adoptés en 2023. A quelques jours des dernières audiences de la saison, la pression n’a jamais été aussi forte sur l’Etat et les chasseurs pour mettre fin à cette pratique d’un autre âge!

Depuis le début du printemps, des milliers d’individus sauvés des pelles des déterreurs!

Dernières victoires en date : en Eure-et-Loir, en Haute-Vienne et en Ille-et-Vilaine. Alors que les déterreurs préparaient leurs pelles pour y traquer pendant des heures et tuer plus de 1000 blaireaux (respectivement 150, 700 et 200), c’était compter sans notre mobilisation, avec nos partenaires de l’ASPAS et de AVES, qui a à nouveau porté ses fruits. Les blaireautins, âgés de quelques mois et qui commencent tout juste à sortir des terriers, pourront donc passer l’été en paix!

Malgré leur acharnement, les autorités ne pourront plus longtemps ignorer le message clair des tribunaux. Dans le Cher, après deux décisions nous donnant raison coup sur coup, la préfecture s’apprêtait, dans un pied de nez assumé à la justice et à l’intérêt général, à autoriser de nouveau le déterrage… mais y a finalement renoncé, à quelques jours de l’ouverture prévue!

6 nouvelles périodes complémentaires de 2023 définitivement déclarées illégales!

Le combat contre la vénerie sous terre est une véritable course de fond. Après s’être prononcée en urgence en suspendant des dizaines d’arrêtés en 2023, la justice rend petit à petit ses décisions définitives dans tous ces dossiers. Les résultats sont sans appel! Puy-de-Dôme, Corrèze, Rhône, Essonne, Morbihan, Côtes-d’Armor… entre procédures bâclées et reconnaissance de l’atteinte illégale portée par cette pratique dépassée aux petits blaireaux, c’est un taillage en pièces dans les règles des pseudo-arguments des chasseurs par les tribunaux !

Plus que jamais, ces décisions mettent en lumière la collusion totale entre le monde de la chasse et les services de l’Etat. Mention spéciale, à ce titre, à la préfecture du Morbihan, sanctionnée par le tribunal pour avoir laissé les chasseurs rédiger eux-mêmes les documents justifiant l’ouverture de cette chasse… Plus c’est gros, plus ça (ne) passe (plus)!

La prochaine étape du combat est claire : obtenir, une fois pour toutes, la fin de cette pratique illégale! Pour cela, soutenez-nous en signant notre pétition pour une réforme radicale de la chasse, et pour l’interdiction pure et simple de la vénerie sous terre !

 

 Audiences à venir : 

  • Deux-Sèvres (avec AVES, ASPAS, LPO, Deux-Sèvres Nature Environnement et Vétérinaires pour la Biodiversité) : 22 juillet à 15h au tribunal administratif de Poitiers;
  • Cantal (avec AVES, ASPAS et LPO Aura) et Puy-de-Dôme (avec AVES, ASPAS, LPO Aura, FNE Puy-de-Dôme et FNE AURA) : le 26 juillet à 9h30 au tribunal administratif de Clermont-Ferrand;
  • Creuse et Corrèze (avec AVES et ASPAS) : le 2 août à 11h30 au tribunal administratif de Limoges.

Arrêtés suspendus pour la saison 2024 (nombre moyen de blaireaux tués au cours des saisons précédentes)

Allier (350)

Ardennes (90)

Aube (230)

Aveyron (300)

Calvados (200)

Cher (300)

Côtes-d’Armor (500)

Eure (500)

Eure-et-Loir (150)

Finistère (200)

Ille-et-Vilaine (200)

Morbihan (500)

Haute-Vienne (700)

Pour réaliser toujours plus de tests sur des singes, l’État finance, à hauteur de 30 millions d’euros, la construction d’un centre en France

Pour réaliser toujours plus de tests sur des singes, l’État finance, à hauteur de 30 millions d’euros, la construction d’un centre en France

Pour réaliser toujours plus de tests sur des singes, l’État finance, à hauteur de 30 millions d’euros, la construction d’un Centre National de Primatologie en France
18.07.2024
Pour réaliser toujours plus de tests sur des singes, l’État finance, à hauteur de 30 millions d’euros, la construction d’un Centre National de Primatologie en France
Expérimentation animale

Le 27 juin dernier, le CNRS a lancé un appel d’offres pour agrandir son site et construire un centre national de primatologie à Rousset, dans les Bouches-du-Rhône. Ce projet, dont le coût est estimé à plus de 30 millions d’euros, sera payé par nos impôts. Face à des financements qui se font toujours au détriment des animaux, avec nos partenaires Action for Primates, Abolición Vivisección, Peta et Cheshire Animal Rights, nous interpellons le gouvernement français et appelons le public à se joindre à nous.

Dans son appel d’offres, le CNRS veut augmenter « la production de primates » afin de répondre aux besoins de la recherche académique nationale. Il est indiqué que l’État a classé les macaques comme une « ressource stratégique » : voila comment sont considérés ces êtres sensibles et intelligents…  

Le CNRS persiste :  nous avons révélé il y a quelques mois que l’Etat avait déjà dépensé 10 millions d’euros pour l’achat de 500 macaques femelles. Comme si l’importation par centaines de macaques condamnés à subir toutes sortes de tests ou rester enfermés à vie ne suffisait pas, voilà maintenant qu’un nouveau centre d’élevage et d’expérimentation de primates sera construit en France. Ce projet est la preuve évidente que la demande en animaux pour les tests ne diminue pas, et que l’obligation légale de respecter les 3R (réduire, remplacer et limiter la souffrance animale) n’est pas respectée par nos institutions. Les macaques seront condamnés à une vie de captivité, d’ennui, de peur et d’expérimentations douloureuses. 

Des financements accordés au détriment des méthodes alternatives

Pour imposer trépanations, injections et prélèvements divers à plus de 3500 primates chaque année, les instances publiques sont toujours au rendez-vous. En revanche, quand il s’agit de financer des méthodes alternatives, donc sans animaux, c’est une tout autre histoire. Depuis 2021, le financement par le FC3R n’a même pas atteint un million d’euros. Pourtant, en 2023, les trois quarts des Français étaient opposés à l’expérimentation animale… 

Nous exhortons donc les représentants politiques à soutenir un financement accru de la recherche sur ces méthodes. Nous demandons aussi aux laboratoires de privilégier systématiquement les méthodes alternatives disponibles, comme le requiert la loi, et aux professionnels de se former aux tests sans animaux.

Appel à l’action : nous devons agir maintenant !

Nous contactons le CNRS pour demander des informations sur ce projet et exiger plus de transparence. Pour mettre un terme à ces pratiques cruelles et dépassées, demandez avec nous la fin de l’utilisation des macaques dans les laboratoires en signant notre pétition, et vous aussi, écrivez aux autorités !

Téléchargez le courrier pour interpeller la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Téléchargez le courrier pour interpeller le CNRS.

Sur Twitter (copier et coller le texte suivant) : 

@sretailleau, @CNRS : avec @onevoiceanimal, @Action4Primates, @StopCamarles, @peta et #CheshireAnimalRights, je refuse que mes impôts financent un nouvel élevage de primates pour de l’#ExpérimentationAnimale. #SingesDeLabo

Le syndicat des fourreurs condamné pour ses attaques contre la marque ELLE, soutenue par One Voice

Le syndicat des fourreurs condamné pour ses attaques contre la marque ELLE, soutenue par One Voice

Le syndicat des fourreurs condamné pour ses attaques contre la marque ELLE, soutenue par One Voice
17.07.2024
Le syndicat des fourreurs condamné pour ses attaques contre la marque ELLE, soutenue par One Voice
Mode

Le groupe Lagardère Media News et son licencié exclusif en France CMI Digital avaient été assignés pour dénigrement par la Fédération française des métiers de la fourrure (FFMF) pour le choix du magazine ELLE de renoncer à la fourrure, dénoncée comme une source de souffrance pour les animaux. Dès que nous avons eu vent de cette plainte abusive, nous avons apporté notre soutien au groupe face aux tentatives des fourreurs de museler les défenseurs des animaux et leurs soutiens. Au regard de notre combat pour les victimes de la mode et de notre engagement pour la liberté d’expression, il était tout naturel que nous nous tenions à ses côtés pendant ce procès. Le 22 mai dernier, le tribunal judiciaire de Nanterre nous a donné raison !

C’est un puissant revers qu’a essuyé la FFMF face à la justice. Se croyant tout-puissant, jusqu’à penser pouvoir s’en prendre impunément à la liberté d’expression, et plus particulièrement à la liberté de la presse, le lobby a sévèrement été remis à sa place : toutes ses demandes, jugées abusives, ont été rejetées. Et notre intervention volontaire dans cette affaire a été acceptée comme pleinement recevable.

La justice reconnaît le lien entre fourrure et cruauté

Le tribunal judiciaire de Nanterre a ainsi estimé que les propos de ELLE International, qui avait déclaré vouloir « rejeter la cruauté envers les animaux » en renonçant à la fourrure, étaient « mesurés et dépourvus de malveillance ». L’instance enfonce le clou en ajoutant que « l’utilisation de la fourrure animale fait l’objet de plusieurs débats que [la FFMF] ne peut ignorer » et que « les propos litigieux étaient appuyés sur une base factuelle largement suffisante ».

Nous nous réjouissons de cette décision, qui envoie un signal fort en faveur des victimes de la mode et de leurs défenseurs. Contre la censure, nous continuerons à nous tenir aux côtés de la presse et tout particulièrement des médias qui osent dire haut et fort la douleur des animaux exploités et se basent sur nos révélations pour le faire. Notre solidarité dans le combat pour leur liberté d’expression est absolue !

L’opinion publique est avec nous

En France, nos enquêtes et notre travail de sensibilisation ont contribué à l’interdiction de la production de fourrure d’animaux sauvages, pérennisée par la loi contre la maltraitance animale de novembre 2021. Et grâce au travail de la Fur Free Alliance (FFA) dont nous sommes le représentant français et de ses partenaires d’Eurogroup for Animals, l’Initiative citoyenne européenne (ICE) Fur Free Europe a été signée par plus de 1 500 000 citoyens. Tous demandent l’interdiction de la production, de l’importation et de la commercialisation de fourrure au sein de l’Union européenne.

Ici, aux côtés de nos partenaires européens, mais aussi en Chine, en Russie ou encore en Amérique du Nord, nous continuerons à demander la fin de cette pratique cruelle et défendrons le droit d’informer sur celle-ci.

Nous retournons en justice pour 16’000 choucas des tours dans le viseur en Bretagne

Nous retournons en justice pour 16’000 choucas des tours dans le viseur en Bretagne

Nous retournons en justice pour 16’000 choucas des tours dans le viseur en Bretagne 15.07.2024
Nous retournons en justice pour 16’000 choucas des tours dans le viseur en Bretagne Chasse

Dans le Finistère et les Côtes-d’Armor, 16’000 choucas des tours risquent d’être abattus dans les mois qui viennent. Malgré leur protection aux niveaux européen et national. Une fois de plus, nous attaquons ces arrêtés!

Choucas des tours abattus par milliers : une espèce protégée, vraiment?

En pleine période de nidification, bien que les petits viennent de naître et sont encore présents dans les nids, des chasseurs vont pouvoir tirer sur des milliers de choucas dans les semaines qui viennent. Alors même que toutes les études montrent que les abattages ne sont pas une solution efficace contre les dégâts qui leur sont imputés. D’ailleurs, dans le département voisin du Morbihan, notre engagement sans faille a permis de réduire drastiquement le nombre d’oiseaux ciblés.

Les abattages massifs, une politique qui ne fonctionne pas

Cruelle et inefficace : voilà comment qualifier l’action des préfets du Finistère et des Côtes-d’Armor. Ils reconnaissent d’ailleurs eux-mêmes que les massacres de l’année dernière n’ont eu aucun effet. Peut-être auraient-ils dû nous écouter, car nous ne cessons de le répéter : toutes les études scientifiques montrent que tuer les oiseaux n’a pas d’incidence sur la réduction des dégâts aux cultures, au niveau des parcelles comme du département.

Au fond, il s’agit simplement de calmer les agriculteurs à peu de frais, puisqu’à l’évidence la vie des animaux, même protégés, n’a pas de valeur pour les préfets. Tout en sachant pertinemment que les mesures mises en œuvre ne fonctionneront pas. Une tartufferie de plus!

Tirer sur des oiseaux protégés alors que d’autres solutions existent : c’est non!

Il y a mille manières d’empêcher des oiseaux de se nourrir dans les champs, mais aucune n’est sérieusement étudiée. Dans le Finistère, le préfet se contente ainsi d’indiquer qu’elles seraient trop longues et complexes. Obstruer les cheminées, où ces oiseaux aiment nicher, trop long et trop complexe? Un comble quand on voit la facilité avec laquelle des milliers d’oiseaux pourtant protégés peuvent être abattus…

En 2022, nos recours avaient permis de sauver in extremis près de 27 000 oiseaux. Si l’année dernière la justice a refusé de suspendre en urgence ces décisions, nos actions permettent malgré tout, année après année, de faire baisser fortement les quotas. Nous attaquons donc à nouveau ces arrêtés des préfets du Finistère et des Côtes-d’Armor!

 

One Voice porte plainte pour deux serpents exhibés de soirée en soirée par une danseuse

One Voice porte plainte pour deux serpents exhibés de soirée en soirée par une danseuse

One Voice porte plainte pour deux serpents exhibés de soirée en soirée par une danseuse
One Voice porte plainte pour deux serpents exhibés de soirée en soirée par une danseuse
Faune sauvage Lire la vidéo

Les soirées « jungle » se suivent et se ressemblent lamentablement. Samedi 15 juin, la discothèque Le Maho, à Ancenis-Saint-Géréon, en Loire-Atlantique, a permis à une dresseuse d’exhiber deux serpents sur une piste de danse, sous des projecteurs aveuglants. Une prestation totalement illégale dont elle est pourtant coutumière. Nous avons porté plainte contre elle et sa société, ainsi que contre deux établissements qui ont récemment eu recours à ses services. Et demandons la saisie des animaux !

Un animal qui semblait « affolé à certains moments » : c’est ce qu’a eu la surprise de découvrir cette lanceuse d’alerte en se rendant à la soirée « jungle » organisée par la boîte de nuit Le Maho le mois dernier. Là, entre deux numéros de cracheurs de feu, elle a vu une danseuse se pavaner devant la foule avec un serpent. En réalité, il n’y en avait pas un, mais deux. Et quand elle ne les présentait pas à tour de rôle enroulés autour d’elle ou posés sur ses épaules, elle allait jusqu’à les brandir au-dessus de sa tête en tournant sur elle-même. De quoi complètement désorienter des animaux déjà exposés aux lumières et aux vibrations émises par une foule alcoolisée.

Une exploitation illégale jamais interrompue

Ces « spectacles », en plus d’être cruels, sont totalement illégaux depuis que la loi contre la maltraitance de novembre 2021 interdit la présentation d’animaux en discothèque. Un texte qui n’a pas l’air de concerner la détentrice des deux reptiles : sur son compte Instagram, on peut voir que depuis 2015, elle n’a jamais cessé d’exploiter des animaux dans des environnements festifs qui n’ont rien de naturel pour eux. 

Et les gérants de boîtes de nuit en profitent bien. En février dernier, c’était le New Vegas Club de La-Croix-en-Touraine qui l’accueillait. Et il ne s’en cache pas : sur sa page Facebook, les photos montrent que les deux serpents ont été tripotés toute la soirée. Portés par les fêtards ou posés sur leurs épaules, ils sont passés entre les mains de pas moins d’une trentaine de personnes. On ose à peine imaginer le stress qu’ils ont dû ressentir dans cette atmosphère survoltée où un accident aurait pu arriver à tout moment… 

En novembre 2023, nous avions déjà porté plainte pour un python et un cacatoès pris en photo et manipulés par les noctambules d’une discothèque perpignanaise. Cette fois encore, nous défendons les animaux traités comme de vulgaires objets de divertissement. Nous portons plainte contre la propriétaire des serpents, sa société et les établissements Le Maho et The New Vegas Show. Et demandons que les animaux soient saisis et nous soient confiés, pour qu’ils puissent enfin être placés dans un environnement respectueux de leurs besoins.

Vénerie sous terre des blaireaux : 10 nouvelles victoires et des audiences à venir !

Vénerie sous terre des blaireaux : 10 nouvelles victoires et des audiences à venir !

Vénerie sous terre des blaireaux : 10 nouvelles victoires et des audiences à venir !
Vénerie sous terre des blaireaux : 10 nouvelles victoires et des audiences à venir !
Chasse

Dans le Cher, le Loir-et-Cher, l’Eure-et-Loir, le Loiret, l’Allier, le Finistère, la Corrèze, le Calvados, l’Aube ou encore en Charente-Maritime, les tribunaux se sont rangés du côté des animaux en annulant ou en suspendant les périodes complémentaires de vénerie sous terre prises par les préfectures. Acculés dans leurs terriers et saisis par des pinces métalliques avant d’être achevés, les blaireaux victimes de cette pratique cruelle vivent un enfer auquel s’oppose aujourd’hui la justice, d’autant plus que les blaireautins, qui n’ont que quelques mois à cette période de l’année, sont mis en danger et souvent tués en toute illégalité. Forts de ces décisions de justice qui protègent les animaux comme le prévoit la loi, nous annonçons de nouvelles audiences!

Après leur suspension, des arrêtés définitivement annulés

En 2023, nous avons fait suspendre en urgence 80 % des arrêtés permettant aux veneurs de traquer les blaireaux dans leur terrier de mai à septembre, en plus de tout le reste de l’année. Grâce à notre action en référé, plus de 4000 individus ont eu la vie sauve et ont pu élever leurs petits sans crainte. Mais il nous fallait encore obtenir l’annulation de ces textes. C’est désormais chose faite dans le Loir-et-Cher, l’Eure-et-Loir et le Loiret, où le tribunal administratif d’Orléans nous a donné raison le 20 juin. Il a, dans le même temps, également annulé la période complémentaire autorisée dans le Cher, cette fois en 2024, après qu’elle a été suspendue !

Dans ces quatre départements, les juges ont souligné une fois de plus que la pratique des chasseurs mettait en danger les blaireautins encore vulnérables à cette époque de l’année et protégés par la loi. Ils ont également souligné que la préfecture n’avait pas apporté de preuves suffisantes des dégâts reprochés à ces animaux. Et dans le Finistère, l’arrêté autorisant une période complémentaire de vénerie sous terre pour 2024 a été annulé par le tribunal administratif de Rennes le 5 juillet faute d’une note de présentation suffisante. Des permis de tuer distribués à la légère, donc…

Enfin, le 11 juillet, le tribunal administratif de Limoges a également rendu sa décision, annulant l’arrêté de 2023 par lequel le préfet de la Corrèze avait fixé une période complémentaire de vénerie sous terre du 15 juin au 14 septembre 2023.

À chaque nouvelle tentative de l’État, nous continuons à attaquer en urgence !

Partout où les chasseurs s’obstinent à vouloir martyriser les blaireaux tout au long de l’été malgré l’illégalité de leur pratique, nous répondons présents ! C’est ce que nous avons fait en attaquant avec AVES et l’ASPAS l’arrêté pris par la préfecture de Charente-Maritime autorisant le déterrage de ces animaux du 1er juin au 7 septembre. Le 1er juillet dernier, le tribunal administratif de Poitiers a suspendu cet arrêté. Ayant entendu nos arguments, les juges ont insisté sur le fait que les petits étaient encore loin d’être émancipés au moment de leur sevrage et dépendaient de leurs parents jusqu’à la fin de leur premier automne. Tuer leurs parents et détruire leurs terriers les mettent donc directement en danger.

Dans l’Allier, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a également suspendu l’arrêté pris le 23 mai 2024 autorisant le déterrage du 1er juillet à l’ouverture générale de la chasse. Cette décision, rendue le 5 juillet, a elle aussi souligné que la période complémentaire était « susceptible de porter préjudice à des blaireautins non encore émancipés et à la population du blaireau en général ».

Et grâce à la décision que nous avons obtenue main dans la main avec AVES et l’ASPAS auprès du tribunal administratif de Caen le 10 juillet, les blaireaux du Calvados, ciblés par les veneurs depuis le 15 juin, seront de nouveau en sécurité jusqu’à septembre. Enfin, le 11 juillet, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a également suspendu la période complémentaire de vénerie sous terre qui était en cours dans l’Aube.

Certains tribunaux font toujours mine d’ignorer la loi

En Mayenne et en Loire-Atlantique, le tribunal administratif de Nantes est resté sourd à nos arguments. Le 1er juillet, il a annoncé rejeter nos demandes de suspension.

Même chose en Ille-et-Vilaine, où la justice a refusé d’annuler l’arrêté préfectoral de janvier 2023 sous prétexte que des blaireaux auraient été observés lors des comptages… Et ce, alors même que l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), depuis devenu Office français de la biodiversité (OFB), considère que le comptage n’est pas une méthode fiable pour estimer l’état de conservation de leurs populations… 

Dans les Ardennes, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a également rejeté la requête de suspension que nous avions formulée aux côtés d’AVES et de l’ASPAS concernant une période complémentaire de vénerie sous terre du 1er juin au 14 septembre. Rendue le 8 juillet, sa décision est pour le moins surprenante : les juges ont autorisé les déterreurs à abattre les blaireaux… à l’exception des blairelles et de tout animal pesant moins de 8 kilos. Doit-on comprendre qu’ils pensent que les chasseurs vont s’en aller en forêt munis d’une balance et peser chaque individu avant de décider de le tuer ou de le relâcher sur les ruines de son terrier ? Les veneurs n’étant jamais contrôlés, eux seuls décideront de leur façon de procéder…

De nouvelles audiences à venir

Nous ne nous arrêterons pas là. Le 11 juillet, nous étions présents au tribunal administratif d’Orléans, aux côtés d’AVES et de l’ASPAS, pour faire suspendre en urgence le déterrage dans l’Eure-et-Loir comme nous avions déjà réussi à le faire l’année dernière.

Le 15 juillet, à 11 h 20, nous ferons la même requête au tribunal administratif de Limoges concernant la traque autorisée du 15 juin au 14 septembre en Haute-Vienne. Nous défendrons également les blaireaux le 22 juillet à 15 h, au tribunal administratif de Poitiers pour les Deux-Sèvres, et enfin le 2 août à 11 h 30 au tribunal administratif de Limoges pour la Creuse et la Corrèze.

Pour nous soutenir dans notre combat pour les blaireaux, demandez l’interdiction de la vénerie sous terre en signant notre pétition.

Photo : Nicolas Bazerque

Des chiennes battues sur le point d’être restituées à leur tortionnaire, ou quand les autorités n’ont que faire des animaux

Des chiennes battues sur le point d’être restituées à leur tortionnaire, ou quand les autorités n’ont que faire des animaux

Des chiennes battues sur le point d’être restituées à leur tortionnaire, ou quand les autorités n’ont que faire des animaux
09.07.2024
Des chiennes battues sur le point d’être restituées à leur tortionnaire, ou quand les autorités n’ont que faire des animaux
Animaux familiers generics.video.play

Gard, 29 mai 2024. La SPA de Nîmes se voit confier la garde de Pepa, 7 mois, et Kailye, 7 ans. Les deux staffies ont été retirées à leur détenteur quelques heures plus tôt, du fait de lourdes maltraitances filmées la veille. Une plainte est déposée dans la foulée. Pourtant, aujourd’hui, la gendarmerie de Calvisson exige que la SPA de Nîmes les restitue, alors même qu’une enquête est en cours. Nous déposons plainte à notre tour et exhortons la justice à confisquer les chiennes définitivement.

C’est la vidéo enregistrée par un voisin qui a permis de sauver Pepa, victime d’un déchaînement de violence en mai dernier. Alertée, la police s’est rendue sur place et a retiré du domicile deux chiennes terrorisées pour les mettre en sécurité à la SPA de Nîmes.

Sur place, l’auteur des faits explique qu’il ne s’agit pas là de maltraitance, mais d’une « correction », car Pepa a grignoté les fils électriques du portail. Rien ne justifie de tels actes à l’encontre d’un animal, encore moins sous couvert d’apprentissage.

Emmenées chez le vétérinaire, les blessures physiques sont heureusement mineures, mais le traumatisme psychologique est immense. Les deux chiennes sont très craintives, en particulier vis-à-vis des hommes. Depuis plus d’un mois, Pepa et Kailye sont soignées et choyées par les agents du refuge et reprennent doucement confiance.

Mais aujourd’hui, surprise : un appel de la gendarmerie de Calvisson à la SPA indique qu’elles doivent être rendues. Elles appartiennent en réalité à la compagne du mis en cause, qui vit avec lui. Peu importe pour les autorités de savoir que les deux victimes canines vont réintégrer la même maison que leur bourreau. Si vous en doutiez, voici une fois encore la preuve que les animaux sont traités comme des objets : le droit de propriété prime sur leur protection. Certes, cette femme n’est pas l’auteure des coups, et, oui, les animaux sont identifiés à son nom, mais comment peut-on accepter de les renvoyer au domicile où réside l’homme qui les tyrannise tant que l’affaire n’a pas été jugée ?

Pour Pepa et Kailye, nous déposons plainte. Nous demandons leur confiscation définitive afin qu’elles ne connaissent plus jamais les coups. Signez notre pétition pour que nos compagnons bénéficient enfin d’une protection pénale effective.

 

 

 

One Voice défend Barny contre des tirs d’effarouchement

One Voice défend Barny contre des tirs d’effarouchement

One Voice défend Barny contre des tirs d’effarouchement
01.07.2024
One Voice défend Barny contre des tirs d’effarouchement
Faune sauvage

L’État lui avait attribué le matricule déshumanisant M 129. Nous l’avons nommé Barny. Le 21 mai 2024, un jeune ours mâle de deux ans a eu le malheur de croiser la route d’humains. Si cette rencontre n’a pas semblé l’effrayer, il n’a cependant pas montré de signes d’agressivité et n’a plus été vu depuis cet événement. Mais il n’en fallait pas plus à la préfecture de l’Ariège pour exiger des tirs d’effarouchement. Nous avons immédiatement attaqué ce texte et demanderons sa suspension au tribunal administratif de Toulouse jeudi 4 juillet, à 14 heures.

Devenir la cible de balles en caoutchouc ou de violentes détonations: c’est ce que risque non seulement Barny, mais également tous ceux de ses congénères qui présenteraient des « caractéristiques » semblables aux siennes. Tout ça pour lui apprendre la peur des humains et le faire fuir… alors même qu’il n’avait pas été aperçu depuis déjà plus de trois semaines au moment de la publication du document, et six aujourd’hui !

Des autorités aveuglées par leur frénésie anti-ours…..

L’obstination de la préfecture à persécuter un individu qui se tient de lui-même à l’écart des humains est à l’image de sa politique d’acharnement contre ces animaux. En 2022 déjà, le département avait tenté de faire passer en force des arrêtés contraires à une précédente décision de justice pour pouvoir terroriser les ours à tout prix. Rebelote à la fin de l’été 2023, où le tribunal a une fois de plus dû rappeler la préfecture à l’ordre. Mais pour elle, peu importe si des mesures comme les détonations peuvent causer des blessures auditives ou risquent de séparer les petits de leurs mères, tant que cela va dans le sens des éleveurs.

..… alors que l’État est responsable de leur présence

C’est pourtant l’État qui tenait à réintroduire ces animaux en France. Au point d’aller, « au nom de la biodiversité », arracher des individus à leurs forêts slovènes pour les relâcher dans les Pyrénées, où éleveurs et chasseurs s’appliquent depuis à leur rendre la vie impossible. Dès le départ, nous nous étions fermement opposés à cette idée. Sans succès : alors qu’en 2018, le ministère de la Transition écologique se réjouissait que de nouvelles ourses continuent à rejoindre notre territoire, il n’arrêtait pas pour autant de signer des arrêtés ministériels autorisant l’effarouchement de ces mêmes animaux à titre expérimental. Depuis, les ours, qui n’ont jamais demandé à être là, ne cessent d’être harcelés.

Pour Barny et ses compagnons, nous serons présents au tribunal administratif de Toulouse le 4 juillet à 14 heures.

Photo : Agents Rurals

One Voice révèle les images de souris soumises au test de nage forcée en France

One Voice révèle les images de souris soumises au test de nage forcée en France

One Voice révèle les images de souris soumises au test de nage forcée en France
28.06.2024
One Voice révèle les images de souris soumises au test de nage forcée en France
Expérimentation animale

Au Neurocentre Magendie, dans les locaux de l’Université de Bordeaux, on pratique la nage forcée sur des souris. L’objectif ? Mesurer le temps au bout duquel elles abandonnent tout espoir de vivre, en vue d’étudier l’efficacité de molécules contre la dépression alors même que des alternatives prometteuses sont largement sous-financées. Alors que l’INSERM avançait les arguments les plus fallacieux pour garantir l’opacité du laboratoire (comme la défense des «droits d’auteur»), notre victoire en justice nous permet aujourd’hui de révéler les images de ces «tests».

Nage forcée : le désespoir au menu

Sorties de leurs minuscules cages surpeuplées et après inoculation de la molécule dont on cherche à mesurer l’efficacité, chaque souris est plongée dans un tube rempli d’eau. Elles commencent par nager frénétiquement pour essayer de trouver une issue, tentent sans succès de trouver des prises pour grimper contre les parois lisses. Après de longues minutes de stress intense et de panique, épuisées, elles abandonnent.

Il y a tout juste deux ans, nous publiions des images de ces tests pratiqués aux États-Unis. Aujourd’hui, après un combat contre la volonté du laboratoire de maintenir l’omerta sur ces pratiques, nous pouvons affirmer avec certitude que des souris en France subissent le même sort.

Au Neurocentre Magendie, dysfonctionnements à répétition et souffrance permanente

Au-delà des expérimentations, les animaux détenus et les humains y travaillant doivent supporter les nombreux dysfonctionnements de l’établissement : inondations et problèmes de sécurité incendie, température et hygrométrie tropicales dans l’animalerie… Il y a quelques jours, nous avons exigé une inspection immédiate ! Des révélations qui ont sans doute incité le centre à nous transmettre rapidement les images de nage forcée…

Alors que le droit européen enjoint entre autres de «réduire» le nombre et «remplacer» au maximum les animaux dans les laboratoires en plus de «raffiner» les expériences, nous exigeons que les autorités financent massivement les méthodes alternatives ! Si, comme trois Français sur quatre, vous êtes défavorable à l’expérimentation animale (sondage IPSOS/One Voice 2023), demandez la fin de ces tests en France !

 

Lire la vidéo