Ours bruns : l’État étend les tirs, One Voice riposte en justice

Ours bruns : l’État étend les tirs, One Voice riposte en justice

Ours bruns : l’État étend les tirs, One Voice riposte en justice
15.07.2026
France
Ours bruns : l’État étend les tirs, One Voice riposte en justice
Animaux sauvages

Le gouvernement renforce l’effarouchement des ours et réduit la protection des mères. One Voice saisit la justice

Au lieu de vouloir protéger réellement des troupeaux ayant atteint des tailles industrielles, le gouvernement choisit d’intensifier la pression sur les ours des Pyrénées en augmentant le nombre de professions autorisées à prendre les armes jusqu’à inclure les éleveurs qui veulent leur disparition. 

One Voice refuse cette politique de la terreur et de la coercition. Nous irons jusqu’au bout pour défendre les ours.

Une déclaration de guerre

L’arrêté adopté par le gouvernement le 13 juillet sonne comme une déclaration de guerre contre les ours. Les tirs d’effarouchement, réservés jusqu’alors à des situations exceptionnelles, pourraient devenir un moyen de gestion ordinaire. Éleveurs, bergers, membres de groupements pastoraux, gestionnaires d’estive et lieutenants de louveterie : tous peuvent désormais prendre les armes. De plus, la protection des ourses accompagnées de leurs petits est affaiblie : leur effarouchement renforcé n’est plus conditionné à “des conséquences dommageables certaines à venir pour le troupeau”. Seule une “vigilance particulière” suffit.

Des armes contre une espèce protégée

S’ils ne tuent pas directement, les effarouchements causent des dégâts considérables. Les détonations peuvent atteindre 120 décibels (seuil de douleur pour l’humain) et provoquer, selon le Conseil national de la protection de la nature (CNPN), des blessures auditives. Répétés, ces tirs génèrent un stress intense, perturbent les déplacements des animaux, peuvent séparer les oursons de leurs mères et provoquer des fausses couches. Aucune étude scientifique ne prouve leur efficacité. Traumatisants pour les animaux, ils ne servent qu’à persécuter une espèce fragile, à la traquer pour la repousser hors de son habitat naturel.

Une persécution qui dure depuis des décennies

L’histoire des ours des Pyrénées est celle d’une persécution ininterrompue. En novembre 2004, Cannelle, dernière ourse de souche pyrénéenne, était abattue par un chasseur. Quelques années plus tôt, des ours slovènes avaient été réintroduits dans nos massifs pour empêcher leur disparition totale. Aujourd’hui, 108 individus, les descendants de ceux que l’on a arrachés à leur sol natal, tentent de survivre. Ces mêmes animaux, venus de force pour empêcher une extinction, se retrouvent à nouveau pris pour cibles par les pouvoirs publics.

La justice protège, le gouvernement change les règles

Depuis 2022, chaque été, les autorités ariégeoises prennent des arrêtés pour autoriser les effarouchements. Depuis 2022, chaque été, One Voice les conteste dans les tribunaux et obtient leur suspension. Plutôt que de respecter ces décisions de justice, l’État choisit de changer la réglementation et de légaliser des pratiques censurées par les juges.

Les ours ont toute leur place dans les Pyrénées 

À l’heure où la biodiversité s’effondre, nous refusons que les effarouchements deviennent la norme, que la traque et les armes soient une solution, que les intérêts financiers de quelques-uns l’emportent sur la survie d’une espèce protégée.

Neuf Français sur dix le pensent : les ours ont toute leur place dans les Pyrénées. Pour eux, notre combat continue, sur le terrain et dans les tribunaux. One Voice ira jusqu’au bout.

27 430 animaux condamnés : One Voice met à mal l’opacité des labos

27 430 animaux condamnés : One Voice met à mal l’opacité des labos

27 430 animaux condamnés : One Voice met à mal l’opacité des labos
09.07.2026
France
27 430 animaux condamnés : One Voice met à mal l’opacité des labos
Expérimentation animale

Pendant des années, un simple avis laconique émis par les comités d’éthique suffisait à infliger des souffrances indicibles aux animaux destinés aux laboratoires. La Cour administrative d’appel de Paris vient de leur adresser un sérieux rappel à l’ordre. Grâce à notre combat, les comités d’éthique ne pourront plus se contenter de quelques formules vagues pour autoriser l’inacceptable. Une victoire historique en faveur de la transparence et des animaux.

En 2022, notre équipe découvrait un projet expérimental vertigineux. Pour tester de futurs traitements contre l’épilepsie, il annonçait l’utilisation de 27 430 rongeurs : 8 700 souris, 17 730 rats et 1 000 gerbilles de Mongolie. Autant d’animaux sensibles, sociaux, capables de ressentir des émotions complexes comme la peur, le stress ou le plaisir. Des animaux dont le sort est encadré par la réglementation européenne et le principe des 3 R, mais destinés pour 26 040 d’entre eux à subir des procédures classées « sévères ». En clair : des semaines de douleurs et d’angoisses soigneusement planifiées et sans autre issue que la mort.

Diverses méthodes, toutes basées sur la souffrance

Le protocole répartissait les animaux en dix groupes. Pour déclencher les convulsions, les méthodes variaient. Certains recevaient des substances puis des chocs électriques sur la cornée, dans les oreilles ou directement dans le cerveau. D’autres enduraient des injections de produits, d’autres encore subissaient une opération pour leur implanter des électrodes dans le cerveau. Certains d’entre eux ont été conditionnés à entrer en crise dès la première stimulation électrique. Deux fois par jour, cinq jours par semaine pendant deux semaines, ils étaient électrocutés pour rendre leur cerveau plus sensible aux stimulations, jusqu’à déclencher une crise à la première décharge avant de recevoir les substances.

Quel que soit leur groupe, leur destin était scellé. L’animal entrait en épilepsie et était euthanasié immédiatement à la fin du test. S’il survivait, il intégrait d’autres expériences. Aucun de ces 27 430 animaux n’en a réchappé, ils ont tous été tués.

Des mois de combat pour de simples documents

Ces atrocités auraient dû rester cachées. Nous avons refusé cet état de fait. Pour obtenir les documents d’autorisation et les avis d’évaluation, pourtant publics, un combat de plusieurs mois a été nécessaire et nous avons dû saisir la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA). Son analyse a confirmé ce que nous pressentions : aucune démonstration sérieuse ne justifiait l’expérimentation de plus de 27 000 animaux. Le dossier mentionnait même des méthodes alternatives comme les cultures de neurones et l’étude d’échantillons de cerveau. Elles ont été balayées par une sentence péremptoire sans plus d’arguments. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a validé sans exiger davantage de justifications, prenant pour argent comptant les déclarations du laboratoire. Cette autorisation, nous l’avons contestée devant la justice.

Une victoire qui change la donne

Le 3 juillet 2026, la Cour administrative d’appel de Paris nous a donné raison. Son verdict est limpide et rappelle une évidence : quand il s’agit d’infliger de telles tortures à des êtres sensibles, les comités d’éthique ne peuvent se contenter de généralités. La balance entre souffrances imposées et «bénéfices» attendus doit être clairement étudiée, l’absence d’alternative vérifiée et le nombre d’animaux justifié.

Or, pendant trop longtemps, les comités d’éthique ont fonctionné comme de simples chambres d’enregistrement. Presque aucun projet n’est rejeté et la France demeure le premier expérimentateur d’animaux en Europe, alors que la réglementation européenne évolue et demande à ses États membres d’élaborer une stratégie pour sortir de l’expérimentation animale.

Désormais, les autorisations accordées aux laboratoires devront être solidement motivées. Les souffrances des animaux ne pourront plus être dissimulées derrière quelques cases cochées à la hâte. Cette victoire nous offre un outil juridique puissant. Elle acte le recul de l’impunité et de l’omerta. Et ouvre enfin une brèche pour tous les animaux victimes des tests et des protocoles.

 

 

Jeu du cou de l’oie : malgré son interdiction, Arfeuilles annonce le retour d’une pratique illégale

Jeu du cou de l’oie : malgré son interdiction, Arfeuilles annonce le retour d’une pratique illégale

Jeu du cou de l’oie : malgré son interdiction, Arfeuilles annonce le retour d’une pratique illégale
02.07.2026
Arfeuilles
Jeu du cou de l’oie : malgré son interdiction, Arfeuilles annonce le retour d’une pratique illégale
Exploitation pour le spectacle

L’an dernier, nos actions avaient permis l’annulation du jeu du cou de l’oie à Arfeuilles dans l’Allier. Les autorités avaient alors clairement rappelé le cadre légal : cette pratique n’a pas sa place dans les fêtes locales et populaires. Un an plus tard, la commune annonce pourtant son retour au programme de la fête patronale du 15 août 2026. En choisissant de réintroduire cette sombre animation, la municipalité d’Arfeuilles ignore la loi comme les alertes et entend remettre à l’honneur une pratique que nous ne cesserons jamais de combattre.

Le 12 avril dernier, le comité des fêtes d’Arfeuilles annonçait sur sa page Facebook le retour du « jeu du cou de l’oie » parmi les festivités estivales. Derrière cette appellation se cache une pratique consistant à suspendre des cadavres d’animaux – oies, poules, lapins ou autres – tués spécialement pour l’occasion, afin que les participants tentent de leur arracher la tête ou de les décapiter à mains nues. Pour One Voice, il est hors de question de laisser revenir un tel spectacle.

Extrait du programme estival du Comité des Fêtes d’Arfeuilles

Une interdiction pourtant sans ambiguïté

En 2025 déjà, notre association s’était opposée à l’organisation de cette animation. Grâce à l’intervention de notre avocate auprès de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), la manifestation avait finalement été annulée.

Les services de l’État avaient alors rappelé plusieurs principes essentiels : l’utilisation de cadavres d’animaux dans le cadre d’un divertissement est interdite et l’abattage d’un animal en dehors d’un abattoir constitue un délit pénal. Enfin, les dépouilles animales, considérées comme des sous-produits animaux, ne peuvent être utilisées pour ce type d’événement. Ces rappels légaux laissaient espérer que cette pratique appartenait désormais au passé.

La mairie reste silencieuse

Cette année, dès la mi-avril, nous avons écrit au maire d’Arfeuilles afin d’obtenir des précisions.

Notre demande était pourtant simple : cette « animation » est-elle désormais une reconstitution symbolique, utilisant des objets tels que des peluches ou des piñatas, ou prévoit-elle une nouvelle fois l’emploi de dépouilles animales, en contradiction avec la réglementation ? Nous avons également invité la commune à privilégier des alternatives festives respectueuses des animaux comme de la loi. À ce jour, aucune réponse ne nous est parvenue.

Une pratique que nous combattons depuis plusieurs années

Notre mobilisation contre le « jeu du cou de l’oie » ne date pas d’hier. En septembre 2023, notre enquête révélait déjà ce qui se déroulait à Saint-Bonnet-près-Riom : une vingtaine d’animaux décapités lors d’un rituel présenté comme un passage à l’âge adulte. Ces images avaient suscité une vive émotion et permis de mettre en lumière une « tradition » largement méconnue. Depuis, nous poursuivons notre travail pour que ces actes cessent définitivement.

Agissons avant qu’il ne soit trop tard

Nous demandons une nouvelle fois à la commune d’Arfeuilles de renoncer à cette animation moyenâgeuse si elle implique l’utilisation de cadavres d’animaux et d’opter pour une version symbolique, respectueuse des animaux comme de la réglementation et de la sensibilité du public.

Vous pouvez également agir, par exemple en contactant la mairie d’Arfeuilles pour lui demander, avec courtoisie et respect, d’abandonner définitivement cette pratique. Et si ce n’est pas encore fait, n’hésitez pas à signer notre pétition pour mettre fin au « jeu du cou de l’oie » partout en France.

Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie Pour la fin du jeu du cou de l’oie

Commerce illégal d’animaux sur Leboncoin : la justice ferme les yeux

Commerce illégal d’animaux sur Leboncoin : la justice ferme les yeux

Commerce illégal d’animaux sur Leboncoin : la justice ferme les yeux
25.06.2026
Commerce illégal d’animaux sur Leboncoin : la justice ferme les yeux
Animaux familiers

Malgré la loi de 2021, des milliers de chats et de chiens non identifiés ont continué d’être proposés sur Leboncoin. Rien qu’en 2023, l’association toulousaine « L’école du chat libre » avait recensé en quelques mois 4 500 annonces illégales concernant près de 11 000 animaux. Ensemble, nous avions alors saisi la justice. Après plus de deux ans de procédure, le tribunal a prononcé un non-lieu au nom de la « bonne foi ». Une décision préoccupante qui braque les projecteurs sur la question du commerce des animaux en ligne, des trafics et des abandons.

En France, tous les chiens et les chats doivent être identifiés par une puce ou un tatouage. Lorsqu’ils sont cédés via Internet, les hébergeurs d’annonces en ligne comme Leboncoin doivent s’assurer de la présence d’une identification et sont tenus de contrôler ces informations. Ce principe n’est pas une recommandation. C’est une obligation légale édictée par la loi de novembre 2021. Son objectif est clair : en finir avec le commerce juteux réalisé sur le dos de nos compagnons et les dommages collatéraux qui vont avec : les trafics et les abandons.

Ce que fait Leboncoin

Dès 2021, Leboncoin aurait dû agir et mettre en place un système de contrôle. Au lieu de cela, la plate-forme a laissé faire. Résultat : pendant des années, des milliers d’animaux ont été cédés sans identification, parfois avant l’âge légal. En 2023, avec notre partenaire L’école du chat libre de Toulouse, nous avons déposé plainte. Une plainte étayée, nourrie par le recensement minutieux de 4 500 annonces illégales concernant près de 11 000 animaux entre avril et novembre 2023. Nous demandions simplement que la loi soit respectée.

Ce que dit la justice

Récemment, nous avons reçu l’ordonnance d’un non-lieu. Le tribunal le reconnaît pourtant : oui, Leboncoin n’avait pas mis en place de système de contrôle depuis 2021 ; oui, des annonces ont été publiées pendant des années après l’entrée en vigueur du texte. Mais la plate-forme aurait agi « de bonne foi » car son système de contrôle n’était pas encore opérationnel.

Une entreprise peut donc bafouer la loi pendant deux ans, puis finir par s’y conformer parce qu’elle est poursuivie, sans être inquiétée davantage. Elle aurait pu au minimum suspendre la publication des annonces en attendant la mise en place du système de contrôle mais ne l’a pas fait. Affaire classée. Dans l’intervalle, des milliers d’animaux paient le prix de cette inaction.

Internet, un supermarché des êtres vivants

Chaque jour, des annonces de chiens et de chats fleurissent sur les plates-formes. Photos attendrissantes, promesses séduisantes, disponibilité immédiate : tout encourage les achats impulsifs. Mais derrière ces annonces se cachent des élevages clandestins, de véritables usines à chiots et chatons produits à la chaîne dans des conditions de détresse absolue pour répondre à une demande dopée à l’immédiateté du clic. Sans oublier les nombreux particuliers qui alimentent aussi ce système, ne stérilisent pas leur animal et cèdent ou vendent les portées non désirées.

On veut un chiot mignon, pas cher, tout de suite. L’acheteur reçoit parfois un animal malade, traumatisé, non identifié, rendant impossible toute traçabilité.

De l’annonce à l’abandon

Ces ventes en ligne ont des conséquences directes. Les animaux acquis sur un coup de tête sont plus susceptibles d’être abandonnés : parce que les soins coûtent cher, que les vacances se profilent ou qu’un déménagement bouleverse le quotidien. En France, ce sont des dizaines de milliers d’animaux qui sont ainsi abandonnés chaque année et se retrouvent dans les refuges pour les plus chanceux d’entre eux, dans les fourrières pour les autres. Dans ces dernières, le temps presse. Passé le délai légal de huit jours, s’ils ne sont pas réclamés, ils sont tués.

La loi de 2021 avait pour ambition d’en finir avec ce cercle vicieux. Leboncoin a continué de la fouler aux pieds pendant des années. Et aujourd’hui, la justice dit : « de bonne foi ».

Ce non-lieu n’efface pas les faits. Il n’entame pas notre détermination. Plus que jamais, nous restons vigilants sur les annonces illégales, continuerons de les documenter, de réclamer l’interdiction pure et simple des dons et ventes en ligne et d’exiger un plan national de stérilisation. Dans ce combat, chacun peut agir. En écrivant à Leboncoin*, en signalant les annonces douteuses, vous contribuez à faire évoluer les pratiques. Battez-vous avec nous !

 

* Un modèle de courrier est disponible en cliquant sur ce lien.

Pour les chats errants de Plessé, One Voice inaugure le premier Chatipi de Loire-Atlantique le 22 juin

Pour les chats errants de Plessé, One Voice inaugure le premier Chatipi de Loire-Atlantique le 22 juin

Pour les chats errants de Plessé, One Voice inaugure le premier Chatipi de Loire-Atlantique le 22 juin
19.06.2026
Plessé
Pour les chats errants de Plessé, One Voice inaugure le premier Chatipi de Loire-Atlantique le 22 juin
Animaux familiers

Le 22 juin prochain, One Voice et la commune de Plessé inaugureront le premier Chatipi de Loire-Atlantique. Installé au sein de la Résidence de la Rochefoucauld, cet espace dédié aux chats libres est le fruit d’un partenariat entre la municipalité, l’association L’Arche de Ninie, l’EHPAD et One Voice. Au-delà de la protection animale, le projet favorise également les liens entre habitants, résidents et bénévoles.

L’espace Chatipi sera inauguré le lundi 22 juin à 17 heures au sein de la Résidence de la Rochefoucauld, située 6, rue du Dr Alexis Carrel à Plessé, en présence de l’adjointe au maire Madame Magali Ouary et de l’ancien élu Monsieur Alain Annaix ; Madame Muriel Arnal, présidente de One Voice et Monsieur Florian Valy ; ainsi que Madame Virginie Le Magueresse et Monsieur Gérald Cruaud, respectivement présidente et secrétaire de l’Arche de de Ninie, accompagnés de bénévoles.

Une nouvelle étape pour la protection des chats errants

Jusqu’à présent, la commune de Plessé intervenait principalement au travers de campagnes de stérilisation menées avec le soutien des associations locales et des habitants. Souhaitant inscrire son action dans une démarche plus préventive, éthique et durable, la municipalité a souhaité renforcer son engagement en faveur du bien-être des félins. Le projet Chatipi permet désormais d’offrir un refuge sécurisé aux chats errants, tout en facilitant leur suivi sanitaire et la poursuite des actions de stérilisation et d’identification.

Un partenariat local au service d’un projet durable

Le projet repose sur une convention et une collaboration quadripartites. Chaque partenaire a apporté sa contribution :

  • One Voice, qui a créé le dispositif, a financé quinze stérilisations, identifications et tests sanitaires, ainsi que l’acquisition du chalet, des chatières, du panneau d’information et de trente kilogrammes de croquettes.
  • La commune a installé le plancher porteur, assuré le montage du chalet et prendra en charge l’achat de l’alimentation des chats ainsi que les éventuels frais vétérinaires futurs.
  • L’Arche de Ninie assure le trappage des chats, leur suivi sanitaire, l’aménagement du chalet et le placement des chats sociables ou des chatons en famille d’accueil en vue d’adoption. Le nourrissage et le nettoyage du site sont assurés conjointement par l’association et la municipalité.
  • Enfin, l’EHPAD de la Résidence de la Rochefoucauld a accepté d’accueillir le Chatipi dans son enceinte et a pour cela mis à disposition une partie de son terrain. 

Un projet qui favorise les liens intergénérationnels

L’implantation de l’espace Chatipi au sein de l’EHPAD donne une dimension particulière au projet. Fidèle à l’esprit du dispositif imaginé par One Voice, il favorise les échanges autour du bien-être animal et la participation des résidents comme des habitants de la commune.

L’établissement souhaite développer des animations associant les résidents aux actions menées autour du projet Chatipi. Parmi les initiatives envisagées figure notamment la confection de petites couvertures destinées aux chats. Plusieurs habitants de la commune, ainsi qu’un résident de l’EHPAD, ont par ailleurs déjà participé aux opérations de capture des chats errants accueillis sur le site.

Cette démarche s’inscrit dans la continuité des nombreuses activités ouvertes sur l’extérieur organisées par la Résidence de la Rochefoucauld, qui favorise régulièrement les rencontres entre ses résidents, les habitants et les élèves de l’école primaire de la commune.

Informations pratiques

L’inauguration du premier Chatipi de Loire-Atlantique aura lieu le lundi 22 juin à 17 h, au sein de la Résidence de la Rochefoucauld, située 6, rue du Dr Alexis Carrel, 44630 Plessé.

Avec ce premier Chatipi de Loire-Atlantique, Plessé démontre qu’une gestion responsable des chats errants peut également devenir un véritable projet régional.

Animaux dans les cirques : tour de piste des législations européennes

Animaux dans les cirques : tour de piste des législations européennes

Animaux dans les cirques : tour de piste des législations européennes
16.06.2026
Animaux dans les cirques : tour de piste des législations européennes
Exploitation pour le spectacle

La carte que nous publions le montre sans ambiguïté : partout en Europe, les avancées  pour les animaux des cirques– « sauvages »  comme « domestiques » – se multiplient. La France, elle, reste à la traîne. Elle cautionne toujours la captivité et l’exhibition des animaux. Pire, à grand renfort d’argent public, elle organise le maintien des cirques avec animaux, allant jusqu’à financer leur sédentarisation. Tout en fermant les yeux sur les maltraitances et les reproductions illégales que nous ne cessons de signaler.

Quand l’Europe interdit…

Portugal, Espagne, Hongrie, Grèce, Bulgarie, … Dans ces pays et dans bien d’autres encore, la détention des animaux sauvages dans les cirques appartient déjà au passé: interdictions totales ou quasi totales, fin des dérogations, reconnaissance de l’incompatibilité entre captivité itinérante et respect des besoins vitaux des animaux. Certains vont jusqu’au bout et incluent aussi les animaux dits domestiques. 

Notre analyse des législations européennes illustrée par la carte que nous publions en témoigne: aujourd’hui, l’Europe avance, portée par l’évolution des connaissances scientifiques et par une prise de conscience sociétale face à ces spectacles d’un autre âge.

Ainsi:

  • Vingt pays ont une législation plus ambitieuse que celle de la France dont trois une interdiction totale de tous types de cirques et pour tous les animaux, sauvages comme domestiques, 
  • Six états prévoient une loi similaire à celle de la France mais leur loi est déjà mise en application,
  • Deux, une législation un peu moins ambitieuse mais déjà appliquée et
  • Un seul, sans aucune loi. 

Ces dernières semaines, Julie, la dernière éléphante, et Sona, le dernier tigre de cirque du Portugal, ont rejoint sanctuaire et refuge, après une loi votée en 2017 et appliquée avec sérieux. 

… la France contourne, cautionne et même subventionne

Quand de très nombreux pays voisins œuvrent à la fin des animaux dans les cirques, l’État français, lui, fait le choix de l’hypocrisie. Votant une loi faussement protectrice en 2021, il prévoit à présent d’indemniser les cirques, auteurs de ces violences et de pratiques illégales, avec des millions d’euros d’argent public, tandis que nous sonnons l’alerte à propos du manque de sanctuaires et de refuges pour placer ces animaux en proie à une grande souffrance. Dans sa mise en œuvre théorique, cette loi soutient en réalité les intérêts et pratiques des circassiens. Dans les faits, les animaux, eux, continuent d’être exhibés, dressés, reproduits et enfermés, malgré leurs souffrances largement documentées et reconnues, et ce en toute impunité.

Ni sauvages ni domestiques !

Si les conséquences de la captivité, du dressage et de l’itinérance sont terribles pour les animaux sauvages, les animaux dits « domestiques » subissent aussi et sont les grands oubliés de la loi de 2021. Ils présentent également des traumatismes liés à de telles conditions de détention: le stress y est permanent, ils sont malnourris, isolés, enfermés dans des camions ou attachés trop court quand ils ne sont pas contraints de se produire en spectacles. Eux aussi souffrent de graves stéréotypies. Cette classification arbitraire est contestée d’ailleurs par de nombreux scientifiques pour ce qui est des chameaux et dromadaires notamment, qui restent très semblables à leurs ancêtres sauvages et ont les mêmes besoins sociaux et physiologiques.

 

Notre analyse de la situation européenne des législations relatives aux cirques révèle une évidence : protéger tous les animaux captifs n’est ni une exception ni une utopie ; c’est un choix de société déjà assumé par de nombreux pays.

One Voice appelle à la préparation effective immédiate de l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques prévue pour 2028, sans report ni contournement. Le développement de solutions d’accueil adaptées à tous ces êtres vivants et leur recensement sont urgents et doivent devenir prioritaires. Sans oublier des sanctions à la hauteur des maltraitances signalées. Et de faire ensuite évoluer la loi pour y inclure aussi les animaux domestiques aussi, à l’exemple des pays pionniers en la matière. 

Effarouchement des ours : communiqué de presse

Effarouchement des ours : communiqué de presse

Effarouchement des ours : communiqué de presse
11.06.2026
Pyrénées
Effarouchement des ours : communiqué de presse
Animaux sauvages

Jusqu’au 29 juin, le ministère de la Transition écologique met en consultation publique un projet d’arrêté qui élargit les « effarouchements renforcés » des ours dans les Pyrénées et abaisse la protection des mères accompagnées de leurs petits. Derrière ce terme administratif : des ours agressés la nuit, à coups de détonations et de tirs. One Voice s’y oppose et appelle à déposer un avis défavorable.

Un « effarouchement renforcé », ce sont des tirs de cartouches à double détonation tirées au fusil — dirigés sur les ours pour les terroriser et les faire fuir. Ces opérations se déroulent de nuit et peuvent se répéter plusieurs nuits de suite sur une même estive.

Imagnons ces ours : dans le noir, des déflagrations qui claquent, une fuite affolée à travers la montagne. Pour une mère, c’est le risque d’être séparée de ses oursons dans la panique — et, pour eux, une survie aussitôt compromise. Cette violence est infligée à une espèce protégée.

Plus d’opérations, moins de garanties, et aucune preuve d’efficacité

Le projet d’arrêté ouvre ces tirs à de nouveaux intervenants — éleveurs, bergers, membres de groupements pastoraux, gestionnaires d’estives, lieutenants de louveterie. Il multipliera mécaniquement les opérations et banalisera une dérogation censée rester exceptionnelle. Il affaiblit aussi la protection des ourses suitées : un simple critère de « vigilance particulière » remplacerait l’exigence de « conséquences dommageables certaines à venir pour le troupeau ». Et tout cela sans qu’aucun protocole scientifique n’ait jamais démontré l’efficacité durable de ces tirs, alors que les ours restent une population fragile.

One Voice s’oppose au principe même des effarouchements et défend une coexistence apaisée, fondée sur la protection des troupeaux plutôt que sur l’agression des ours. L’association appelle chacune et chacun à déposer un avis défavorable avant le 29 juin.

Lien vers la consultation publique (ouverte jusqu’au 29 juin) : https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=3370

La chatte Pomponette, tuée par un piège : One Voice porte plainte

La chatte Pomponette, tuée par un piège : One Voice porte plainte

La chatte Pomponette, tuée par un piège : One Voice porte plainte
10.06.2026
La chatte Pomponette, tuée par un piège : One Voice porte plainte
Animaux sauvages

Elle s’appelait Pomponette. Une chatte douce, aimée, paisible. Le mardi 19 mai, à 19h, les enfants de sa famille partis à sa recherche l’ont retrouvée prise dans un piège, la cage thoracique écrasée, sans vie. Pomponette rejoint la longue liste des animaux familiers, sauvages et protégés victimes des dispositifs des chasseurs-piégeurs qui mutilent, étranglent et tuent. Face à cette mort cruelle et silencieuse, nous refusons de nous taire. Pour Pomponette, nous avons porté plainte. One Voice a également saisi le Conseil d’État fin 2025 pour faire interdire les pièges.

Pomponette sortait peu. Elle aimait sa maison. Elle aimait sa famille. Rien dans sa vie tranquille ne la destinait à croiser la mort au détour d’un chemin familier. Pour cette chatte casanière, la probabilité d’être prise dans un piège aurait dû être nulle. Elle ne l’était pas. Car en France, les instruments de torture prisés des chasseurs ne sont pas cantonnés aux zones dites « sauvages » : ils minent aussi les abords des jardins et les sentiers empruntés chaque jour par les animaux partis en balade.

Les derniers instants de Pomponette

Pomponette a quitté son domicile le 18 mai. Le lendemain, elle n’était pas rentrée et cette absence inhabituelle a suffi : sa famille a lancé les recherches immédiatement. Ce sont les enfants qui ont découvert son corps, près d’un grillage séparant deux propriétés. Le choc a été tel que les gendarmes ont d’abord été appelés pour un signalement d’enfants en détresse. Sur place, des adultes ont eu la présence d’esprit de photographier la scène. Bien leur en a pris. Quand les forces de l’ordre sont intervenues le lendemain, la dépouille et le piège avaient disparu. A la place, une pierre bouchait le trou sous le grillage.
Lors de l’enquête, les propriétaires du terrain ont d’abord prétendu ne rien savoir avant de reconnaître les faits face aux preuves photographiques. Selon leurs déclarations, le piège était destiné à un renard afin de protéger leur poulailler. Le certificat vétérinaire est sans appel. Pomponette présentait « des traces d’écrasement au niveau du thorax et des hémorragies pulmonaires ». La conclusion est limpide : « une mort par écrasement de la cage thoracique ayant entraîné une asphyxie mortelle ». Des mots cliniques qui peinent à masquer une réalité brutale : Pomponette a agonisé seule, loin des siens.

Un million de victimes chaque année

Malgré les discours des chasseurs prétendant le contraire, les pièges ne choisissent pas leurs victimes. Et quand bien même : invisibles et dissimulées, ces armes aveugles se referment sur la patte d’un chat, étranglent un renard inoffensif, tuent une espèce protégée telle que les loups.
Ubellule n’avait que 17 mois quand un piège à mâchoire – des pièges pourtant interdits en Europe depuis 1995 – lui a broyé la patte. Tigrou, lui, n’a pas survécu.  Et puis il y a aussi Cooper, Snooky, Collier Rouge, Mani… et tant d’autres pour lesquels One Voice a porté plainte à chaque fois.
Combien d’animaux meurent ainsi chaque année ? Combien agonisent des heures durant, enfermés dans une cage, la patte coincée dans un collet ou un lacet, en proie à une terreur indescriptible ? Aucune statistique nationale ne permet de le savoir, mais les chasseurs-piégeurs les cachent où bon leur semble et les victimes avoisineraient le million chaque année.

Pomponette est morte et en son nom nous avons porté plainte. Car si rien ne change, d’autres mourront demain. Fin 2025, One Voice a saisi le Conseil d’État. Ensemble, faisons cesser ces pratiques d’un autre âge. Signez notre pétition pour l’interdiction de tous les pièges.

Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition !

Delphinarium de Beauval: Communiqué de presse

Delphinarium de Beauval: Communiqué de presse

Delphinarium de Beauval: Communiqué de presse
05.06.2026
Saint Aignan
Delphinarium de Beauval: Communiqué de presse
Exploitation pour le spectacle

En autorisant le zoo de Beauval (Loir-et-Cher) à créer un « centre d’études, de recherche scientifique et de sauvegarde pour dauphins », la préfecture vient de franchir une nouvelle étape vers l’ouverture d’un nouveau delphinarium en France. One Voice, qui dénonce de longue date ce projet de captivité maquillé en centre scientifique, refuse ce nouveau cap : reproduction programmée, bassins de béton, transferts à terme vers d’autres parcs et logique d’abord économique, au détriment du bien-être des dauphins.

Le projet n’est pas nouveau et One Voice le combat depuis des mois. Mais avec cette autorisation, il franchit un cap décisif : celui du feu vert administratif, que l’association entend bien contester. Ses avocates se sont immédiatement mises sur l’étude du dossier.

 

Beauval récupèrerait d’un côté les 11 dauphins de Planète Sauvage (Port-Saint-Père), dont le delphinarium est appelé à fermer. De l’autre, 8 des 12 dauphins de Marineland, déjà fermé au public. Selon la dernière annonce de Mathieu Lefèvre, ministre délégué à la transition écologique, les dauphins de Marineland seraient d’abord envoyés en Espagne ; huit d’entre eux reviendraient ensuite en France, à Beauval, une fois l’établissement prêt. Un aller-retour entre la France et l’Espagne, traumatisant pour ces animaux, pour aboutir… à un nouveau delphinarium. 

Un label « recherche et sauvegarde » qui ne tient pas

On n’étudie pas des animaux sauvages en captivité, sinon pour mesurer sur eux les effets de cette captivité. Quant à la « sauvegarde », le grand dauphin (Tursiops truncatus) n’est pas une espèce en danger. L’UICN le classe en « préoccupation mineure ». Ce titre n’a qu’une fonction : satisfaire l’obligation d’un programme de recherche pour être autorisé à détenir des dauphins.

Le zoo adhérera au programme d’élevage européen (EEP) : autrement dit, il fera de la reproduction. Or la reproduction n’est nullement nécessaire au bien-être des dauphins, et aucune littérature scientifique sérieuse ne l’établit, comme le rappelle le Dr Pierre Gallego, vétérinaire et biologiste marin spécialiste des cétacés, dans son analyse du projet.

Les dimensions annoncées – de l’ordre de 10 000 m² de surface aquatique et 30 000 m³ d’eau de mer reconstituée – restent dérisoires pour des animaux qui parcourent librement 50 à 90 km par jour. Conscients d’eux-mêmes, dotés d’une signature vocale propre à chaque individu, les dauphins opèrent des choix en permanence : choisir leurs partenaires, éviter les conflits, plonger, chasser. Aucun bassin ne le permet, et le stress chronique qui en découle nuit gravement à leur santé.

 

Enfin, lors de la concertation, l’établissement a clairement envisagé des transferts de dauphins vers d’autres delphinariums, y compris chinois. A l’exact opposé des sanctuaires.

 

L’eau des bassins devra être traitée en continu. L’autorisation a pourtant été délivrée sans étude environnementale : on peut s’étonner qu’une telle décision soit prise sans évaluer l’impact d’un tel équipement sur le milieu.

La seule issue : de vrais sanctuaires marins

Le calcul est d’abord financier. En captivité, les dauphins se monnayent : spectacles renommés présentations pédagogiques, naissances, transferts d’un zoo à l’autre. Un sanctuaire, lui, ne rapporte rien – pas de représentations, pas de reproduction, pas de revente : un coût, sans retour commercial. 

En validant Beauval, l’État épouse cette logique pécuniaire et fait passer la rentabilité d’une industrie avant le bien-être d’animaux dont il a la responsabilité. Réduits à de simples actifs à monnayer, les dauphins en font les frais. One Voice refuse de s’y plier.

« Il n’y a pas de sanctuaire magique », a déclaré le ministre. C’est faux. À Tarente, le San Paolo Dolphin Refuge, que One Voice a contribué à financer, devrait accueillir ses premiers dauphins dès cet été : la preuve qu’avec de la volonté politique, créer ce type de sanctuaire en Europe est réaliste. Construire un sanctuaire est d’ailleurs plus simple que d’ériger un delphinarium aussi beau soit-il pour les visiteurs… Encore faut-il le courage d’engager cette transition écologique que le ministère éponyme s’emploie méthodiquement à saborder.

« On nous a d’abord vendu un sanctuaire. Puis sont venues la reproduction, puis les exportations, jusqu’en Chine : les masques sont tombés. Étudier et “sauvegarder” en captivité des dauphins qui ne sont même pas une espèce en danger, c’est d’un cynisme absolu. Nous avons stoppé un delphinarium à Beauval en 2016 ; avec les scientifiques et nos partenaires partout en Europe, nous irons cette fois encore jusqu’au bout. » Muriel Arnal, présidente de One Voice

One Voice combattra par tous les moyens la création de ce delphinarium. Si les dauphins devaient être ballottés vers l’Espagne, abandonnés à Valence ou enfermés dans un nouveau delphinarium à Beauval, les Françaises et les Français qui se sont mobilisés pour fermer les delphinariums verraient leur volonté bafouée. Un nouveau delphinarium en France serait une hérésie en 2026. L’association lance une campagne et invite toutes celles et ceux qui aiment les dauphins à se tenir prêts : les sanctuaires marins sont la seule issue acceptable – une issue crédible, à condition de courage politique.

Limitation des tests sur les animaux : Communiqué de presse

Limitation des tests sur les animaux : Communiqué de presse

Limitation des tests sur les animaux : Communiqué de presse
05.06.2026
Europe
Limitation des tests sur les animaux : Communiqué de presse
Expérimentation animale

La Commission européenne souhaite éliminer progressivement le recours aux animaux pour les tests de toxicité. Une avancée scientifique et politique majeure, qui répond à la mobilisation de plus de 1,2 million de citoyens européens. Alors que la France demeure le premier pays de l’Union européenne en matière d’expérimentation animale, One Voice appelle le gouvernement français à traduire sans délai cette ambition en actes.

Membre français de la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale (ECEAE) et de Cruelty Free International, One Voice accueille cette feuille de route comme l’aboutissement d’un long combat. Elle fait directement suite à l’Initiative citoyenne européenne « Save Cruelty Free Cosmetics », qui a réuni plus de 1,2 million de signatures.

Une réalité encore massive en France

À l’échelle de l’Union européenne, environ 500 000 procédures sur des animaux sont réalisées chaque année pour la sécurité chimique. Des poissons, des chiens, des lapins et d’autres animaux y sont gavés de substances toxiques pendant des mois, jusqu’à provoquer douleurs, hémorragies, défaillances d’organes et mort. Un seul test de toxicité pour la reproduction peut mobiliser jusqu’à 2 500 animaux pour une unique substance.

En France, la situation reste préoccupante : selon les dernières statistiques du ministère de la Recherche (données 2023, publiées en 2025), près de 2 millions d’animaux ont été soumis à des expériences, 207 014 de ces utilisations rien que pour des tests réglementaires soit 19,7% du total européen. La France est ainsi le premier pays des 27 depuis de nombreuses années, très loin devant les autres.

Cette persistance contraste avec une opinion publique sans ambiguïté : selon un sondage Ipsos / One Voice, trois Français sur quatre se déclarent défavorables à l’expérimentation animale.

Une feuille de route qui manque encore d’ambition mesurable 

One Voice relève plusieurs avancées concrètes dans cette feuille de route, mais aussi des réserves. Celle-ci ne fixe aucun objectif chiffré de réduction du nombre d’animaux, ni aucun calendrier daté. L’ensemble des actions de la Commission s’arrête à l’horizon 2029, sans vision de moyen et long terme assortie d’échéances. Enfin, aucun financement spécifique n’est prévu : la Commission se contente de recenser les ressources existantes, là où le développement des méthodes alternatives exige un investissement dédié et à la hauteur.

Les demandes de One Voice à la France

Alors que des textes clés comme le règlement REACH sont en cours de révision, l’application de cette feuille de route dépendra largement de la volonté des États membres. One Voice demande ainsi à la France d’élaborer un plan national de sortie de l’expérimentation animale comprenant :

  • Des objectifs chiffrés et un calendrier ambitieux avec des étapes intermédiaires incitatives ;
  • La réorientation conséquente des financements publics vers le développement et la validation des méthodes sans animaux ;
  • La transparence des données françaises sur l’expérimentation animale et le suivi des indicateurs. 

Un tel plan est nécessaire afin de faire de la France un moteur, et non un frein, de cette transition scientifique et éthique et rejoindre des pays déjà engagés comme les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

« Cette feuille de route prouve qu’une science rigoureuse sans souffrance animale n’est plus une utopie : les technologies pour se passer de l’expérimentation animale existent déjà. Si la France en reste l’un des principaux soutiens en Europe, ce n’est pas une fatalité qu’elle subit, c’est un choix délibéré favorisant une filière solidement installée et lucrative, des élevages d’animaux jusqu’aux laboratoires. Il est temps qu’elle cesse de protéger ce système d’un autre âge dont les Français ne veulent plus. » Muriel Arnal, présidente de One Voice.