Faisans et perdrix : 19 millions d’oiseaux produits pour être abattus. Révélations en images

Faisans et perdrix : 19 millions d’oiseaux produits pour être abattus. Révélations en images

Faisans et perdrix : 19 millions d’oiseaux produits pour être abattus. Révélations en images
21.10.2026
France
Faisans et perdrix : 19 millions d’oiseaux produits pour être abattus. Révélations en images
Autre campagne de l’association (ou multiples)

Chaque année en France, 14 millions de faisans et 5 millions de perdrix sont élevés pour être relâchés et tués par les chasseurs. 19 millions d’oiseaux produits en masse, enfermés dans des hangars bondés et des volières surpeuplées, puis traités comme des cibles. Cette industrie, qui brasse plus de 150 millions d’euros par an, échappe à tout contrôle. Un animal tué à la chasse sur quatre en est issu. Les vidéos inédites que nous publions révèlent des conditions de « production » et d’élevage particulièrement violentes.

Les lieux sont dissimulés aux regards. Pour les révéler, il nous a fallu faire preuve d’une persévérance sans faille tout au long de cet été caniculaire. Les vidéos montrent une réalité brutale, sans équivoque : des êtres sensibles, enfermés, mutilés avant d’être envoyés sous les balles.

Des images arrachées au secret

Ici, les reproducteurs vivent par groupes de cinq ou six dans de petites cages métalliques surélevées. Jamais leurs pattes ne foulent le sol. Certains tournent sans fin sur eux-mêmes, d’autres se jettent contre les grilles dans une vaine tentative de fuite et se blessent. Les femelles, déplumées par les accouplements forcés et les agressions de leurs congénères fous de souffrance, sont couvertes de plaies. L’éclairage artificiel, y compris la nuit, a pour seul objectif d’augmenter les pontes. Beaucoup meurent la tête coincée dans les ouvertures qui servent à ramasser les œufs. Les survivants endurent trois ans de ce régime avant d’être tués.

De poussin à cible vivante

À peine éclos, les poussins entrent dans une véritable mécanique de production. Entassés dans des hangars saturés, jusqu’à cinquante par mètre carré, ils grandissent dans une promiscuité qui favorise les comportements agressifs. Pour les prévenir, les geôliers maintiennent les oisillons dans l’obscurité et les mutilent en leur transperçant le bec pour y fixer un anneau en plastique. Cette opération, pratiquée sans anesthésie, est source d’une telle souffrance que les oiseaux s’évanouissent. À terme, elle provoque aussi des malformations. Elle est interdite au Royaume-Uni.

Puis viennent les volières au sol crasseux et boueux, les caisses de transport destinées aux sociétés de chasse, aux fédérations et aux chasses privées. Et les coups de feu.

Un combat au long cours

Cette chasse fabriquée de toutes pièces, nous la combattons depuis des années. En 2019, nous révélions déjà les maltraitances commises dans ces élevages qui, sous couvert de repeuplement des campagnes, sont soutenus par des fonds publics au titre de prétendus « services environnementaux ». Une imposture à plusieurs titres.

>> Les oiseaux sont abreuvés d’antibiotiques, de vaccins, de vermifuges, autant de produits chimiques qui affectent les écosystèmes, notamment les zones humides.

>> Leur présence en masse attire renards et rapaces, ce qui accroît encore la pression de la chasse sur ces animaux et en fait des boucs émissaires.

>> Les lâchers massifs favorisent le développement de la maladie de Lyme et d’autres maladies infectieuses.

>> Ces oiseaux font l’objet d’une sélection pour la chasse et fragilisent les populations locales par métissage.

 

En 2020, nous révélions les pratiques de l’usine à faisans Faisandrôm et déposions plainte pour mauvais traitements. En 2022, nos images inédites de l’élevage de La Peyratte nous avaient permis de déposer un recours pour empêcher son agrandissement. Aujourd’hui, nous poursuivons notre combat. Bien que le lobby cynégétique soit puissant, nous refusons de laisser prospérer cette industrie dans l’ombre.

Ces millions d’oiseaux ne sont pas des trophées de chasse, mais des individus sentients. Parce qu’on ne produit pas des êtres vivants en série pour ensuite les détruire comme des plateaux de ball trap, nous ne cesserons jamais de les défendre. Pour eux et tous les autres, signez et partagez notre pétition. Ensemble, exigeons une réforme radicale de la chasse.

https://agir.one-voice.fr/fr/petition/chasse-ou-abattoirs-faisons-fermer-les-elevages-danimaux-sauvages.html

 

 

Tirs de perdrix en Ariège : Communiqué de Presse

Tirs de perdrix en Ariège : Communiqué de Presse

Tirs de perdrix en Ariège : Communiqué de Presse
05.10.2026
Ariège
Tirs de perdrix en Ariège : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Depuis le 4 octobre, les chasseurs ariégeois peuvent abattre jusqu’à 670 perdrix grises des Pyrénées, une espèce classée « quasi menacée ». C’est plus d’un dixième des quelque 6 500 oiseaux estimés sur l’ensemble du massif. Nous demandons au juge de suspendre en urgence cette chasse : l’audience de référé se tiendra le mardi 13 octobre à 14 h au tribunal administratif de Toulouse.

En octobre, sur les pentes d’altitude, les perdrix grises vivent en compagnie des jeunes de l’année, nés au ras des herbes au début de l’été. Les chiens d’arrêt les débusquent, le groupe s’envole d’un bloc, et les coups de feu partent. Deux oiseaux par jour et par chasseur, seize par chasseur pour la saison, jusqu’au 25 octobre : 340 perdrix dans le Piémont, 330 sur la Haute-Chaîne. Rien de tout cela ne répond à une nécessité écologique. C’est un loisir, qui consiste à tuer des oiseaux sauvages pour le plaisir du tir.

L’été 2026 n’a rien eu d’ordinaire : canicules, sécheresses, incendies. Pour un oiseau qui ne vit qu’en montagne, au-delà de 1 000 mètres, déjà frappé par le réchauffement, la dégradation de ses milieux et l’isolement de ses populations, chaque mort supplémentaire pèse. La dernière estimation, celle de l’UICN en 2015, constatait déjà la fragilité de l’espèce ainsi que son déclin ; aucune nouvelle estimation n’a été produite depuis. Quand personne ne sait combien d’oiseaux ont survécu à cet été, la logique voudrait que leur chasse soit stoppée. 

La justice a déjà jugé ces tirs excessifs

Le 19 février 2026, le tribunal administratif de Toulouse a annulé l’arrêté de 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne autorisait chaque chasseur à abattre quatre perdrix grises sur la saison : un tel niveau de prélèvement mettait en péril la conservation de l’espèce. Le préfet de l’Ariège en autorise aujourd’hui seize par chasseur, quatre fois plus.

« Les chasseurs aiment se présenter en régulateurs. Mais personne ne régule une espèce quasi menacée en la tirant en vol au sortir d’un été de canicules. Ces perdrix n’ont pas besoin de quotas, elles ont besoin qu’on restaure leurs milieux et qu’on les laisse vivre. Les tuer ne sert qu’au plaisir de ceux qui tiennent le fusil », déclare Muriel Arnal, présidente de One Voice.

Représentée par le cabinet Gossement Avocats, One Voice demandera la suspension de l’arrêté avant la fin de la saison : chaque jour de chasse compte. Ce référé s’inscrit dans une série de recours engagés cet automne pour les galliformes de montagne et les lièvres variables, des Pyrénées aux Alpes.

Chasse à la perdrix dans les Pyrénées Atlantiques : Communiqué de presse

Chasse à la perdrix dans les Pyrénées Atlantiques : Communiqué de presse

Chasse à la perdrix dans les Pyrénées Atlantiques : Communiqué de presse
01.10.2026
Pyrénées Atlantiques
Chasse à la perdrix dans les Pyrénées Atlantiques : Communiqué de presse
Animaux sauvages

Quatre ans après une première suspension obtenue en justice, le préfet des Pyrénées-Atlantiques autorise de nouveau la chasse des perdrix grise de montagne, une espèce classée quasi menacée dont personne ne connaît aujourd’hui l’effectif réel. One Voice demande au juge des référés du tribunal administratif de Pau de suspendre l’arrêté. L’audience se tient le lundi 12 octobre à 11 h.

Les perdrix grise de montagne ne vivent qu’en altitude, au-delà de 1 200 mètres. Elles sortent d’un été de canicules, de sécheresse et d’incendies, qui s’ajoute à ce qu’elles endurent déjà : le réchauffement, la dégradation et le morcellement de ses habitats. Ce qui les attend maintenant, ce sont les tirs. Pour une population aussi fragile, c’est un désastre, servant uniquement le loisir morbide des chasseurs.

Un arrêté déjà désavoué par la justice

En 2022, le préfet autorisait déjà chaque chasseur à tuer quatre perdrix grises dans le massif. Saisi par One Voice, le juge des référés du tribunal administratif de Pau avait suspendu l’arrêté le 4 octobre 2022. Le 27 septembre 2026, le tribunal l’a annulé, jugeant que ce niveau de tirs mettait en péril la conservation de l’espèce. Le préfet rouvre pourtant la chasse cette saison, sans que rien n’ait changé pour les oiseaux, sinon un été de plus caniculaire.

En 2015, l’UICN estimait à 6 500 le nombre de perdrix grises dans l’ensemble des Pyrénées françaises, et constatait déjà leur déclin. Aucune estimation plus récente n’existe. Face à une telle incertitude, la seule réponse cohérente est la prudence. Rien, par ailleurs, ne justifie ces tirs : la chasse des perdrix n’est pas une nécessité écologique, c’est un loisir qui consiste à mettre à mort des animaux sauvages. Comme pour les tourterelles des bois ou les lièvres variables, la « régulation » n’est ici qu’un prétexte.

« Après un été pareil, la seule question qui vaille est de savoir comment défendre ces oiseaux, pas combien on peut encore en tuer. Ajouter délibérément des morts par balle à une espèce qui n’a plus de marge, c’est choisir le plaisir de quelques-uns contre sa survie. » Muriel Arnal, présidente de One Voice.

One Voice, qui a également saisi la justice pour les perdrix grises de l’Aude, demande que les efforts portent sur la restauration des habitats, le suivi scientifique des populations et la réduction des pressions qui pèsent sur l’espèce, pas sur le nombre d’oiseaux que chaque fusil est autorisé à abattre.

Mobilisation pour les loups à Quimper : Communiqué de Presse

Mobilisation pour les loups à Quimper : Communiqué de Presse

Mobilisation pour les loups à Quimper : Communiqué de Presse
29.09.2026
Quimper
Mobilisation pour les loups à Quimper : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Samedi 3 octobre, de 10 h à 12 h, One Voice sera sur le marché de Quimper pour dénoncer l’accélération des mises à mort de loups en France. 209 ont déjà été tués depuis le début de l’année, soit 55 de plus qu’à la même date en 2025. Le plafond national fixé à 227 loups pour 2026 est presque atteint et pourrait encore être relevé. En Bretagne aussi, où seuls quelques loups isolés ont été identifiés, la pression s’intensifie.

Les chiffres s’emballent. 209 loups ont déjà été tués en France en 2026, contre 154 à la même date l’an dernier, pour un plafond annuel fixé à 227.

Plus de 91 % de ce plafond est donc déjà atteint. Et une fois les 227 loups tués, les abattages ne s’arrêteront pas nécessairement : la réglementation permet de les poursuivre dans une limite supplémentaire correspondant à 2 % de la population estimée.

Les loups sont devenus les boucs émissaires tout trouvés des éleveurs et des chasseurs : accusés dès qu’un troupeau est attaqué, ils paient de leur vie alors même que leur responsabilité n’est pas toujours établie. Les chiens peuvent eux aussi tuer des brebis, mais contrairement aux loups, ils n’ouvrent pas droit à indemnisation.

En Bretagne aussi, les loups sont déjà menacés

Le retour du loup en Bretagne ne remonte qu’à 2022. Quatre ont été identifiés, notamment dans le Finistère, sans aucune meute constituée. Sur ces 4 loups bretons – Nouzil, Loargann, Menez et Quénec – seul Loargann a été aperçu début août après deux mois d’absence.

 

Pourtant, la possibilité de les abattre est déjà devenue une réalité. À Dinéault, un récépissé délivré en juin permettait des tirs contre les loups près des troupeaux ovins non protégés. One Voice l’a attaqué en justice et la LPO Bretagne a depuis obtenu sa suspension en référé. 

Des Alpes à la Bretagne, qu’ils soient abattus légalement ou victimes de braconnage, les loups sont traqués partout. Et cela alors que leur population en France est estimée à 1 082 individus, très loin du seuil de viabilité que les scientifiques situent a minima entre 2 500 et 5 000 loups. 

« On veut nous faire croire que les loups sont des monstres, alors qu’ils sont tout l’inverse, pour pouvoir les pourchasser de toutes parts. Assez de mensonges : ce que nous voulons, c’est un pays qui accepte enfin de vivre avec eux. Que les politiques cessent d’être à la botte de syndicats qui ont fait de la biodiversité leur ennemie, et que les loups soient enfin laissés tranquilles », déclare Muriel Arnal, présidente de One Voice.

Samedi 3 octobre, de 10 h à 12 h, les militants de One Voice seront présents sur le marché de Quimper pour informer le public et défendre les loups face à l’escalade des abattages.

Tirs sur perdrix dans l’Aude : Communiqué de presse

Tirs sur perdrix dans l’Aude : Communiqué de presse

Tirs sur perdrix dans l’Aude : Communiqué de presse
28.09.2026
Aude
Tirs sur perdrix dans l’Aude : Communiqué de presse
Animaux sauvages

À partir du 4 octobre, dans les montagnes de l’Aude, chaque chasseur pourra tuer jusqu’à six perdrix grises des Pyrénées, une espèce classée quasi menacée dont personne ne connaît aujourd’hui l’effectif réel. One Voice a saisi le tribunal administratif de Montpellier et demande la suspension de l’arrêté préfectoral du 29 mai 2026. L’audience se tient mardi 6 octobre à 13h.

La perdrix grise des Pyrénées ne vit qu’en altitude. Elle sort d’un été de canicules, de sécheresse et d’incendies, qui s’ajoute à ce qu’elle endure déjà : la dégradation et le morcellement de ses habitats. Ce qui l’attend maintenant, ce sont trois semaines de tirs, du 4 au 25 octobre, à raison de deux oiseaux par chasseur et par jour. Pour une population aussi fragile, c’est un désastre.

Jusqu’à 60 000 oiseaux autorisés au tir

L’arrêté fixe un « prélèvement maximal » de six perdrix par chasseur sur la saison, sans aucun plafond global. La fédération départementale revendique 10 000 chasseurs dans l’Aude : sur le papier, jusqu’à 60 000 perdrix peuvent être tuées. Seule exception, le secteur Haute-Vallée – Pays de Sault, où le nombre d’oiseaux à tuer sera fixé par la fédération des chasseurs elle-même, après ses comptages d’été.

En 2015, l’UICN estimait à 6 500 le nombre de perdrix grises dans l’ensemble des Pyrénées françaises, et constatait déjà leur déclin. Aucune estimation plus récente n’existe. 

Le 19 février 2026, le tribunal administratif de Toulouse a annulé un arrêté de 2022 qui autorisait chaque chasseur à tuer quatre perdrix grises en Haute-Garonne, ce niveau de tirs mettant en péril la conservation de l’espèce. Dans l’Aude, le plafond est de six. Rien, par ailleurs, ne justifie ces tirs : la chasse de la perdrix n’est pas une nécessité écologique, c’est un loisir qui consiste à mettre à mort des animaux sauvages. 

« Après un été pareil, la seule question qui vaille est de savoir comment défendre ces oiseaux, pas combien on peut encore en tuer. Ajouter délibérément des morts par balle à une espèce qui n’a plus de marge, c’est choisir le plaisir de quelques-uns contre sa survie. »  — Muriel Arnal, présidente de One Voice.

Chasse dans les Alpes-de-Haute-Provence : Communiqué de presse

Chasse dans les Alpes-de-Haute-Provence : Communiqué de presse

Chasse dans les Alpes-de-Haute-Provence : Communiqué de presse
25.09.2026
Hautes-Alpes
Chasse dans les Alpes-de-Haute-Provence : Communiqué de presse
Animaux sauvages

Depuis le 20 septembre, les chasseurs des Alpes-de-Haute-Provence peuvent tuer des lièvres variables, des tétras-lyres et des perdrix bartavelles. Trois espèces de montagne classées « quasi menacées » en France, dont nul ne connaît les effectifs actuels dans le département. Dans les Hautes-Alpes voisines, le préfet a renoncé à ouvrir la chasse aux galliformes. One Voice demande au juge des référés du tribunal administratif de Marseille de suspendre les arrêtés préfectoraux des 20 juillet 2026 et 17 septembre 2026. Audiences les 5 et 7 octobre à 14h.

Le lièvre variable pèse à peine trois kilos. Discret, actif au crépuscule et la nuit, il troque à l’approche de l’hiver son pelage brun-gris pour une fourrure blanche qui le fond dans la neige. Ces animaux arctico-alpins survivent dans les Alpes en populations reliques, isolés en altitude. Depuis le 20 septembre, chaque chasseur peut en tuer un par jour et trois par saison. Avec près de 6 800 chasseurs dans le département, ce sont jusqu’à 20 400 lièvres qui peuvent tomber sous les balles. Combien en reste-t-il ? Personne ne le sait.

Une espèce que le réchauffement chasse déjà de ses montagnes

Le lièvre variable a besoin du froid et de la neige. Or la montagne se réchauffe et l’enneigement recule. Les communes où sa présence régulière est signalée ont diminué d’au moins 25 % depuis la fin des années 1950, et les Préalpes, moins élevées et plus isolées, sont les plus exposées. D’ici 2041-2070, les projections de l’Office Français de la Biodiversité annoncent la perte d’environ 40 % de son aire de répartition dans les Alpes françaises, avec la disparition de populations dans les Préalpes et Alpes du Sud. Et c’est au sortir d’un été de canicules, de sécheresses et d’incendies qu’on ouvre le tir.

De l’autre côté de la limite départementale, les fusils se taisent

Les tétras-lyres et les perdrix bartavelles, eux, peuvent être tués jusqu’au 11 novembre : 43 tétras et 35 perdrix au plan de chasse. La France ne compterait plus que 6 444 tétras-lyres mâles et 2 531 couples de bartavelles, et les estimations régionales reposent encore sur des comptages des années 2000. Dans les Hautes-Alpes, le préfet en a tiré les conséquences : aucun galliforme ne sera tué cette saison, faute de données attestant que la chasse est compatible avec leur conservation. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, où le même tribunal avait déjà suspendu cette chasse en 2024, la préfecture a fait le choix inverse.

« Ces animaux n’ont pas besoin qu’on calcule combien il est encore possible d’en tuer. Ils ont besoin qu’on compte combien il en reste, et qu’on fasse ce qu’il faut pour qu’ils soient encore là demain. Face au réchauffement climatique et à l’ignorance de leurs effectifs, la seule décision responsable est d’arrêter de tirer », déclare Muriel Arnal, présidente de One Voice. 

Battue contre le loup : Communiqué de presse

Battue contre le loup : Communiqué de presse

Battue contre le loup : Communiqué de presse
25.09.2026
La Margeride
Battue contre le loup : Communiqué de presse
Animaux sauvages

Jusqu’au 8 octobre, lieutenants de louveterie et chasseurs sont autorisés à pourchasser et abattre un loup, « mâle ou femelle, jeune ou adulte », autour de six communes de Lozère et de Haute-Loire. Les préfectures invoquent des attaques de troupeaux. Mais la battue ne vise aucun loup en particulier : celui qui sera tué n’aura peut-être jamais approché une brebis. One Voice attaque l’arrêté.

L’arrêté du 23 septembre pris par les préfectures de Lozère et Haute-Loire, prévoit des battues administratives et des tirs de nuit, autour des communes de Saint-Alban-sur-Limagnole, Fontans et Lajo en Lozère, Saugues, Chanaleilles et Thoras en Haute-Loire. Rien à voir avec un tir de défense, où le tireur se tient près du troupeau et ne peut tirer que sur un loup en train d’attaquer. Ici, les chasseurs fouillent les forêts et les prés-bois pour débusquer un loup et le mettre à mort là où ils le trouvent. Pendant quinze jours, de jour comme de nuit, il est traqué sur son propre territoire, là où l’on ne recense plus qu’un seul couple de loups.

Un loup tué au hasard, pour des attaques jamais attribuées

L’arrêté fait état de 56 attaques depuis janvier sur neuf communes de Margeride, pour 242 animaux tués ou blessés. Toutes sont classées « prédation loup non exclu » : la responsabilité d’un loup n’est pas écartée, elle n’est jamais établie. Et la battue ne cherche pas de coupable, n’importe quel loup fera l’affaire. Sur les 59 éleveurs ovins du secteur, 26 seulement sont engagés dans une démarche de protection de leurs troupeaux ; le texte laisse aux autres douze mois pour s’équiper. On sait où mène cette logique. Le 16 juillet, Pomme était abattue par un tir de défense à La Bréole, dans les Alpes-de-Haute-Provence, alors que les données de son collier GPS démontrent qu’elle n’était pas responsable de l’attaque invoquée. Si un tir de défense a tué une louve qui n’avait rien fait, que fera une battue ?

Une espèce qui peine à se maintenir, un État qui choisit le fusil

La population de loups en France est estimée à 1 082 individus, quand les scientifiques situent le seuil de viabilité entre 2 500 et 5 000. En multipliant les tirs, l’État organise la disparition d’une espèce qui n’est pas encore sauvée. One Voice demande l’interdiction de ces battues et une protection des troupeaux obligatoire, financée par l’État. Son avocate prépare le recours, au fond : un arrêté valable quinze jours échappe au référé, et le juge ne statuera pas avant plusieurs mois. En Haute-Marne, un « tir de prélèvement » autorisé le 1er avril avait coûté la vie à un loup dès la nuit du 13 au 14 avril. Si l’illégalité est reconnue, elle le sera sur un loup déjà mort.

« Ce n’est pas un tir, c’est une battue. On va traquer et tuer un loup au hasard pour satisfaire des syndicats d’éleveurs extrémistes qui accusent les loups trop souvent à tort, et des chasseurs trop heureux de partir à la chasse au loup. L’État sait que la justice ne pourra pas l’arrêter à temps. Jusqu’au 8 octobre, il ne nous reste qu’un espoir : que les loups soient plus malins que ceux qui les traquent, mais nous savons que tout est orchestré pour qu’ils n’aient aucune chance face à ces fanatiques », déclare Muriel Arnal, présidente de One Voice. 

Corrida à Palavas-les-Flots: Communiqué de Presse

Corrida à Palavas-les-Flots: Communiqué de Presse

Corrida à Palavas-les-Flots: Communiqué de Presse
21.09.2026
Palavas-les-Flots
Corrida à Palavas-les-Flots: Communiqué de Presse
Exploitation pour le spectacle

Le 10 octobre, Palavas-les-Flots veut faire mettre à mort des taureaux dans ses arènes, dix ans après la dernière corrida organisée sur son sol. En France, ces mises à mort n’échappent au code pénal que là où subsiste une « tradition locale ininterrompue ». À Palavas, elle est éteinte. Représentée par Me Thouy, aux côtés du Comité Radicalement Anti Corrida (CRAC), One Voice a saisi le tribunal administratif de Montpellier pour faire suspendre ce spectacle. L’audience se tiendra le mercredi 23 septembre à 9 heures.

Un taureau lâché dans une arène, harcelé, piqué à la lance, transpercé de banderilles plantées dans le dos jusqu’à ce que son encolure ne se relève plus. Affaibli méthodiquement, jusqu’à l’épuisement. Puis tué à l’épée, devant des gradins qui applaudissent. Six taureaux peuvent mourir ainsi en un après-midi. Voilà ce que Palavas-les-Flots cautionne et veut réinstaurer.

Une tradition ne se ressuscite pas 

L’article 521-1 du code pénal punit les sévices graves et les actes de cruauté envers les animaux, et ne réserve d’exception qu’aux territoires où existe une tradition locale ininterrompue. Palavas n’en relève plus : aucune corrida n’y a été organisée depuis 2016, et les organisateurs le disent eux-mêmes en vantant un « retour » après dix ans d’absence, avec une vedette espagnole annoncée pour son unique apparition française de l’année. À quelques kilomètres, à Pérols, la corrida est définitivement interdite : la cour administrative d’appel de Toulouse a confirmé, le 3 octobre 2025, qu’une commune où ces spectacles ne sont plus tenus ne peut plus invoquer l’exception, sa culture taurine fût-elle réelle. Et le 18 mai dernier, le tribunal administratif de Bordeaux suspendait, à notre demande, la corrida programmée à La Brède, en Gironde.

Les images de notre enquête sur la corrida de Céret, publiées en juillet 2025, montrent ce que la mise en scène dissimule : un déchaînement de violence d’une cruauté indicible. Trois Français sur quatre déclarent s’opposer à la corrida.

« La corrida est l’une des dernières pratiques à échapper à la condamnation pour actes de cruauté, au seul motif qu’on la nomme tradition. À Palavas, cette tradition est éteinte depuis dix ans : ce que l’on veut rouvrir, ce n’est pas une coutume, c’est une arène. Nous ne laisserons pas le sang des taureaux couler à nouveau. » Muriel Arnal, présidente de One Voice.

Le 23 septembre, nous défendrons les taureaux devant le tribunal administratif de Montpellier, et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher la corrida du 10 octobre. Après Pérols, après La Brède, il est temps d’abolir la corrida partout ailleurs en France.

Du sang sur les cendres, mobilisations : Communiqué de Presse

Du sang sur les cendres, mobilisations : Communiqué de Presse

Du sang sur les cendres, mobilisations : Communiqué de Presse
21.09.2026
France
Du sang sur les cendres, mobilisations : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Les 10, 24 et 25 octobre, One Voice sera présente dans 11 villes de France pour une action coordonnée contre la chasse. Après un été d’incendies et de sécheresse, les fusils sont braqués sur les rescapés… Chaque année, 45 millions d’animaux sont tués par les chasseurs dans notre pays. L’association demande une réforme radicale de la chasse.

Un faisan né derrière des barreaux, nourri à l’automate, relâché dans un bois qu’il ne connaît pas quelques jours avant l’ouverture. Il ne sait ni se cacher, ni chercher sa nourriture, ni fuir. Il meurt sous les balles.

Un quart des animaux chassés en France – faisans, perdrix, canards, lapins – ont été élevés en cage pour cela. Les autres, ceux qui sont nés libres, sont pourchassés, déterrés, piégés dans l’ombre, ou agonisent des heures parce qu’un chasseur a mal visé. Chasse en enclos, chasse à courre, déterrage, piégeage, chasses dites « traditionnelles » : quelle que soit l’appellation, la volonté est la même, traquer et mettre à mort au nom du loisir.

Les chasseurs tirent sur les survivants des flammes

L’été 2026 a brûlé plus de 96 300 hectares de forêts, huit fois la moyenne annuelle, et asséché les habitats de la faune sauvage. Les animaux qui y ont survécu retrouvent, en septembre, des fusils. Agrainage, pièges, matériel de traque : rien ne leur laisse de chance. Et le loisir qui se réclame de la nature y déverse chaque saison des tonnes de plomb et ses déchets. Le titre de gardiens de la biodiversité est d’une hypocrisie sans nom.

Les chiens de chasse sont des outils interchangeables : souvent détenus dans des conditions misérables, envoyés dans les galeries où les blaireaux défendent leur famille, ils en ressortent en sang, et sont brutalisés quand ils refusent d’y retourner. Le reste du temps, ils attendent dans les coffres des voitures. S’y ajoutent les « accidents » qui, chaque année, terrorisent, blessent et tuent des humains et des animaux familiers. Les Français ne s’y trompent plus : 53 % d’entre eux se déclarent opposés à la chasse, et pour la première fois une majorité des habitants des zones rurales également (51 %), selon le sondage Ipsos réalisé pour One Voice en octobre 2023.

« Des forêts ont brûlé, des animaux sont morts de soif, et l’on rouvre la chasse comme si rien ne s’était passé. Les chasseurs se disent gardiens de la biodiversité ; ils sont les derniers à pouvoir le prétendre. Nous demandons une réforme radicale de la chasse, et nous n’en resterons pas là. », déclare Muriel Arnal, présidente de One Voice.

Stands d’information, happenings, tractages, marche : partout, One Voice donnera à voir ce que la chasse inflige aux animaux et invitera à signer sa pétition pour une réforme radicale.

 Les rendez-vous confirmés à ce jour :

  • Limoges (87) – samedi 10 octobre, place D.Dessoubs, de 14h à 16h : stand, happening et tractage.
  • Périgueux (24) – samedi 10 octobre, place A. Maurois, de 14 h 30 à 16 h : stand d’information et tractage.
  • Toulouse (31) – samedi 10 octobre, Square Charles de Gaulle, de 10 h 30 à 13 h 30 : stand d’information, couplé à la mobilisation pour les ours (lieu à préciser).
  • Bar-le-Duc (55) – samedi 24 octobre, place de la Rochelle, de 14h à 16h : stand, happening et tractage.
  • Amiens (80) – samedi 24 octobre, place René Goblet, de 14 h à 16 h : stand et tractage.
  • Paris (75) – samedi 24 octobre, départ de Saint-Sulpice, de 13 h 30 à 17 h : marche « Pas de fusils sur les cendres », aux côtés d’autres associations (point de départ à préciser).
  • Metz (57) – Samedi 24 octobre, rue Winston Churchill, de 14 h à 17 h : stand, happening et tractage.
  • Nice (06) – dimanche 25 octobre, place Masséna, de 14 h 30 à 16 h 30 : stand, happening et tractage.
  • Fréjus (83) – Dimanche 25 octobre, rond-point de la Libération, près de la plage des Sablettes, de 10 h à 12 h : stand, happening et tractage.
  • Bordeaux (33) – Dimanche 25 octobre, place Pey-Berland, de 10 h à 18 h : stand et tractage, dans le cadre de la journée associative.
  • Montpellier (34) – Samedi 31 octobre, parc de la Comédie, de 11h à 13h : stand, happening et tractage. 

D’autres villes seront prochainement annoncées. 

Cou de l’oie à Saint Bonnet près Riom : Communiqué de Presse

Cou de l’oie à Saint Bonnet près Riom : Communiqué de Presse

Cou de l’oie à Saint Bonnet près Riom : Communiqué de Presse
18.09.2026
Saint Bonnet près Riom
Cou de l’oie à Saint Bonnet près Riom : Communiqué de Presse
Exploitation pour le spectacle

Une oie, un faisan ou un lapin tué pour l’occasion, suspendu par les pattes à plusieurs mètres du sol, et des adolescents hissés sur un cheval à qui l’on demande de lui arracher la tête à mains nues, sous les applaudissements. Voilà ce que la fête patronale de Saint-Bonnet-près-Riom (Puy-de-Dôme), qui se tient ce week-end appelle encore une tradition. Par arrêté du 17 septembre, la préfète du Puy-de-Dôme vient d’interdire l’usage de vrais animaux. One Voice, qui avait saisi la préfète, salue cette décision.

Il faut dire ce que recouvre le mot « jeu ». Pour cette fête morbide, des animaux sont tués pour servir de cible. Leurs corps sont pendus, frappés, tirés, jusqu’à ce que les têtes cèdent. Les dépouilles sont ensuite exhibées en trophée. Devant, il y a une foule. Dans cette foule, il y a des enfants. Et l’on félicite les garçons qui y parviennent : le geste leur est présenté comme un passage à l’âge adulte.

Alors qu’Arfeuilles dans l’Allier a accepté cet été de faire évoluer la fête avec une oie factice, Saint-Bonnet-de-Riom s’apprêtait à réitérer ce week-end une fête qui avait pourtant été annulée en 2024 par décision de la préfecture. La préfète l’a redit cette année : l’exposition publique de cadavres et « l’acte de décapitation post-mortem » sont « de nature à choquer la sensibilité du public, notamment les mineurs ». Elle interdit l’utilisation d’animaux morts ou vivants et la gendarmerie veillera ce week-end au respect de cette décision.

La fête, oui. L’apprentissage de la barbarie, non.

L’arrêté autorise les répliques factices « pour la préservation des animations folkloriques ». One Voice demande aux dernières communes qui s’accrochent — un « tir à l’oie » à Brindas (Rhône), des « courses à l’oie » à Vanosc (Ardèche) et à Biriatou (Pyrénées-Atlantiques) — de ne pas attendre d’y être contraintes, et invite le public à signer la pétition « Stop au jeu du cou de l’oie » : https://one-voice.fr/petition/stop-au-jeu-du-cou-de-loie/