Transfert de Wikie et Keijo : Communiqué de Presse

Transfert de Wikie et Keijo : Communiqué de Presse

Transfert de Wikie et Keijo : Communiqué de Presse
15.05.2026
Antibes
Transfert de Wikie et Keijo : Communiqué de Presse
Exploitation pour le spectacle

En validant le transfert des orques Wikie et Keijo et des derniers dauphins de Marineland vers Loro Parque l’État français prend une décision aussi révoltante que catastrophique. Pour One Voice, ce choix politique, dicté par les intérêts financiers du groupe Parques Reunidos, constitue une trahison de la loi française de 2021 et un renoncement moral inacceptable.

Notre ministère de la transition écologique est une coquille vide dont la politique n’est guidée que par les intérêts financiers, imbibée d’une profonde hypocrisie. Le combat mené par One Voice depuis de nombreuses années pour la fermeture puis la recherche d’un sanctuaire pour les 2 orques et les 12 derniers dauphins de Marineland connait une issue particulièrement révoltante.

Après un semblant de débat démocratique matérialisé par 3 réunions avec les associations suivant le dossier Marineland de près, Mathieu Lefèvre choisit le pire avenir pour les orques et les dauphins encore présents dans le parc d’Antibes : Loro Parque (Canaries), delphinarium reconnu comme l’un des plus maltraitants d’Occident. Et une vie en delphinarium aussi pour les dauphins, avec Beauval pour 8 d’entre eux : reproduction, palmiers et “lagons” pour occulter la captivité délétère et la création d’un 3e delphinarium en France. Alors que le sanctuaire qui ouvre cet été en Italie est facilement duplicable, alors que tous les pays en Europe voient fermer leurs delphinariums.

Les arguments avancés pour justifier cette décision sont faux

Non, les bassins des orques à Antibes ne sont pas prêts à céder. Ils ont fait l’objet de travaux de consolidation ces derniers mois, et les experts y ont plongé avec bouteilles avant d’écrire il y a un an que tout allait bien.

Non, un sanctuaire magique n’existe pas, quel honteux élément de langage quand aucune des options avancées par notre association et par Tilikum Spirit n’a été sérieusement étudiée depuis la fermeture du parc. La plus aboutie, le sanctuaire de Nouvelle-Ecosse (Canada) dont les travaux ont débuté, qui avait soi-disant la faveur de notre ministre il y a encore quelques mois, a finalement été balayée d’un revers de main sous la pression des financiers, le groupe  Parques Reunidos,  propriétaires de Marineland.

Enfin, notre ministre Mathieu Lefèvre n’hésite pas à contourner une loi en vigueur dans notre pays, celle de 2021 interdisant la détention et la reproduction en captivité des cétacés en France, en transférant le problème dans un autre pays. Spectacles, reproduction, séparation des animaux… Il assure par là même une fin de vie dans la souffrance la plus totale pour les animaux .

La dernière muraille avant ce drame est en Espagne. One Voice enjoint le gouvernement espagnol à ne pas être complice de cette mascarade et à avoir le courage politique de refuser de perpétuer le non-sens de la captivité d’animaux sauvages sur ses propres terres. Avec les associations espagnoles, One Voice milite pour que l’Etat Espagnol refuse d’accorder le transfert, en se rangeant du côté de l’avis unanime des scientifiques de la CITES Espagnole contre le transfert des animaux de Marineland à Loro Parque.

Muriel Arnal, présidente de One Voice : “Les mots manquent face à ce qui attend Wikie et Keijo à Loro Parque. Nous y étions samedi dernier, la souffrance des orques déjà captives là-bas est  bouleversante. Nous avons empêché la vente de nos orques en Chine en 2019, puis au Japon en 2024. Aujourd’hui les cyniques manœuvres du ministère nous laissent un seul espoir : le courage du gouvernement espagnol. Que l’Espagne continue d’écouter les scientifiques. Et quoi qu’il arrive, nous continuerons à nous mobiliser et à documenter ce qui arrive à Wikie et Keijo, et le monde verra le vrai visage du ministre qui feint de se préoccuper des animaux pour mieux les livrer au supplice.” 

Louveteau en danger de mort: Communiqué de Presse

Louveteau en danger de mort: Communiqué de Presse

Louveteau en danger de mort: Communiqué de Presse
13.05.2026
Savoie
Louveteau en danger de mort: Communiqué de Presse
Animaux sauvages

À Saint-Nicolas-la-Chapelle (Savoie), un jeune louveteau orphelin, atteint de gale et visiblement affaibli, survit seul depuis la mort de ses parents, a priori victimes de tirs, et de sa sœur. Malgré les alertes lancées par One Voice, aucune prise en charge n’est envisagée par les autorités. Ce drame survient dans un contexte national de durcissement sans précédent des politiques contre les loups.

C’est l’attraction de la commune depuis quelques mois. Deux louveteaux, orphelins suite à la mort de leurs parents a priori victimes de tirs, errent autour de la ville de Saint-Nicolas-La-Chapelle. Peu farouches, ils restaient à proximité des habitations. Derrière ces jolies rencontres se cachent une réalité bien plus brutale. Livrés à eux-mêmes, affamés, ne sachant où aller ni n’ayant appris à chasser, ces deux petits ont connu la détresse la plus totale. La jeune femelle n’a pas survécu. Retrouvée au bord d’une route dans un piteux état et laissée à son sort sans soins, elle est morte quelques jours après. Quant au petit mâle désormais seul, il cristallise toutes nos inquiétudes. 

Amaigri, atteint de gale, désorienté, il dépérit sous les yeux de tous. Pourtant, malgré les alertes et la demande faite par One Voice, les autorités refusent d’intervenir. Le mot d’ordre semble clair : laisser mourir ce louveteau. 

Pour One Voice, cette situation dramatique n’est pas un incident isolé. Elle est la conséquence directe d’une politique française toujours plus brutale à l’égard des loups.

« Leur obsession, c’est que les loups meurent les uns après les autres. La souffrance de ce louveteau, c’est la responsabilité des autorités et d’un gouvernement à genoux devant des lobbies qui ne pensent qu’à tuer les animaux », dénonce Muriel Arnal, présidente de One Voice. 

Une succession d’affaires alarmantes

Ce drame intervient dans un contexte particulièrement inquiétant pour les loups en France.

Le 10 mai dernier, une louve retrouvée piégée en Seine-Maritime a été anesthésiée puis enfermée dans un parc animalier, après des pressions exercées par certains agriculteurs présents sur place. One Voice s’est immédiatement insurgée contre cette décision totalement illégale visant une espèce strictement protégée et avait annoncer aller en justice si cette louve n’était pas relâchée. L’Etat est alors intervenu et le 13 mai, la préfecture a annoncé que la louve serait transportée dans les Alpes pour y être relâchée. 

L’association avait proposé, comme pour le louveteau, une prise en charge dans son sanctuaire en Italie, un pays qui, lui, respecte et cultive son patrimoine naturel riche en biodiversité. 

Elle se réjouit que cette louve soit rendue à la nature, mais regrette d’avoir dû faire pression pour obtenir cette issue qui était la seule acceptable. 

Néanmoins toute la lumière devra être faite sur les pièges installés par un chasseur dans la forêt de Saint-Pierre-des-Jonquières. En France, les loups vivent traqués en permanence. Tirs facilités, quotas d’abattage records, enfermements arbitraires… Tout semble désormais organisé pour rendre impossible leur survie à long terme. 

Environ 1 082 loups seulement vivent sur le territoire français, très loin du seuil de viabilité estimé par les scientifiques entre 2 500 et 5 000. Pourtant, jusqu’à 23 % d’entre eux peuvent désormais être abattus chaque année.

Un gouvernement qui organise l’affaiblissement des loups

Cette politique pourrait encore empirer avec l’article 14 du projet de loi « protection et souveraineté agricoles », qui sera examiné à l’Assemblée nationale le 19 mai prochain. Ce texte vise à créer un régime spécial pour les loups, moins protecteur que celui applicable aux espèces protégées, ouvrant la voie à un déclassement de facto de l’espèce. 

Sous couvert de protéger les troupeaux soi-disant impossible à protéger en France alors qu’ils le sont sans problème ailleurs, le gouvernement cherche surtout à institutionnaliser une politique d’abattage toujours plus massive, alors même que la science démontre que les tirs ne réduisent pas durablement les attaques sur les élevages. 

La situation française apparaît aujourd’hui particulièrement rétrograde au regard de nombreux pays européens. 

One Voice demande une intervention immédiate

Face à l’état alarmant du louveteau, One Voice demande une intervention vétérinaire urgente ainsi qu’une prise en charge adaptée permettant sa survie et sa réhabilitation.

L’association appelle également les députés à supprimer l’article 14 du projet de loi agricole et à mettre fin à cette politique d’acharnement contre les loups.

Victoire pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Victoire pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Victoire pour les blaireaux : Communiqué de Presse
13.05.2026
France
Victoire pour les blaireaux : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

A quelques jours de la Journée Mondiale des Blaireaux, deux victoires judiciaires viennent s’ajouter aux autres déjà remportées par l’association One Voice dans sa lutte contre le déterrage des blaireaux, cette chasse particulièrement cruelle. Pour sensibiliser le grand public, deux actions sont par ailleurs prévues ce samedi à Metz et dimanche à Limoges. 

One Voice vient d’obtenir deux nouvelles victoires contre la vénerie sous terre des blaireaux, cette pratique barbare qui consiste à traquer des familles entières jusque dans leurs terriers pour les massacrer. 

Dans la Marne, la justice stoppe une nouvelle fois le déterrage

Le 7 mai dernier, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a suspendu en urgence l’exécution de la période complémentaire de vénerie sous terre prévue dans la Marne du 15 juin au 15 septembre 2026.

Saisi par One Voice, l’ASPAS et l’AVES, le juge a notamment relevé l’absence totale de données relatives à la population de blaireaux, l’absence de justification de dégâts et l’impossibilité pour la préfecture d’ignorer les nombreuses décisions déjà rendues sur le sujet, notamment par la cour administrative d’appel de Bordeaux.

Cette décision constitue la première suspension de la saison 2026. Elle rappelle surtout une évidence : les préfectures ne peuvent continuer à autoriser le massacre de blaireaux, ni fermer les yeux sur le sort des petits encore dépendants de leur mère.

À Limoges, trois nouveaux arrêtés balayés par la justice

Le tribunal administratif de Limoges vient également d’annuler les arrêtés autorisant les périodes complémentaires de vénerie sous terre des blaireaux en 2024 dans la Creuse, la Corrèze et la Haute-Vienne.

Là encore, le juge a considéré que ces arrêtés méconnaissaient l’article L.424-10 du code de l’environnement, qui interdit de tuer les petits mammifères, sans que d’éventuels dégâts ou une prétendue surpopulation puissent justifier une dérogation.

Ces nouvelles décisions viennent s’ajouter à une longue série de victoires obtenues par One Voice et ses partenaires contre les arrêtés préfectoraux autorisant la période complémentaire de déterrage. Elles interviennent dans le prolongement de la décision majeure rendue par la cour administrative d’appel de Bordeaux le 24 février 2026, qui a rappelé que les jeunes blaireaux encore dépendants de leur mère sont des « petits » protégés par le droit de l’environnement.

Malgré cela, les préfectures – et même le ministère de la Transition écologique qui vient de se pourvoir devant le Conseil d’État – persistent à défendre coûte que coûte les intérêts cynégétiques, quitte à ignorer les connaissances scientifiques, les décisions de justice et la souffrance infligée à ces animaux.

Huit heures de terreur sous terre

La vénerie sous terre, aussi appelée déterrage, consiste à acculer des blaireaux au fond de leur terrier à l’aide de chiens envoyés dans les galeries. Une fois localisés, les animaux sont déterrés à coups de pioches et de barres à mine, saisis avec de grandes pinces métalliques puis mis à mort.

Cette chasse peut durer jusqu’à huit heures…

À travers ses enquêtes en infiltration et ses actions en justice, One Voice révèle depuis des années l’extrême violence de cette pratique archaïque, menée pour le seul plaisir d’une poignée d’individus. Des petits encore dépendants de leur mère figurent parmi les victimes.

En 2024, l’association avait déjà permis de sauver près de 4 000 blaireaux grâce à ses recours contre les arrêtés préfectoraux. Une mobilisation poursuivie sans relâche en 2025 et 2026 pour mettre fin à cette abomination.

 

À l’occasion de la Journée mondiale des blaireaux,
One Voice appelle à se mobiliser

À l’occasion de la Journée mondiale des blaireaux, célébrée le 15 mai, One Voice et ses bénévoles organiseront plusieurs actions de sensibilisation afin d’alerter le public sur les souffrances infligées à ces animaux.

Metz – Samedi 16 mai 2026, de 14h à 17h, entre les Galeries Lafayette et la colonne de Merten, rue Winston Churchill. 

La Rochelle – 17 mai 2026, de 14h30 à 17h, place des Petits-Bancs.

Cirque Hartini-Muller : Communiqué de presse

Cirque Hartini-Muller : Communiqué de presse

Cirque Hartini-Muller : Communiqué de Presse
13.05.2026
Houdan
Cirque Hartini-Muller : Communiqué de presse
Animaux sauvages

Après une installation sauvage à Melun, le cirque Hartini-Muller vient de poser son chapiteau et ses cages à Houdan, cette fois avec la bénédiction de la municipalité. Ce cirque détient plusieurs animaux dont des fauves dans des conditions gravement maltraitantes. One Voice a déposé plainte auprès du tribunal judiciaire de Melun. 

Après s’être installé sans autorisation sur la ville de Melun, le cirque Hartini-Muller vient de poser son chapiteau à Houdan.  Plusieurs représentations sont prévues d’ici à dimanche 17 mai. 

Des conditions de détention préoccupantes constatées sur place 

A Melun, une plainte a été déposée par le propriétaire du terrain et la mairie avait lancé sans succès une procédure afin d’obtenir l’expulsion en urgence. Notre association a de son côté porté plainte auprès du tribunal judiciaire de Melun.  

Dépêché sur site, un enquêteur de One Voice a observé plusieurs animaux maintenus dans des conditions gravement maltraitantes, et illégales. Notamment quatre fauves – deux lions et deux tigres – tournant en rond dans leurs remorques exigües, mais aussi des poules entassées dans une cage minuscule, un chien tout aussi perturbé entre quatre grilles, trois poneys, une chèvre un cheval et un lama détenus à même le bitume sans litière. Les lions, les tigres et le chien présentent tous des stéréotypies, ces comportements répétitifs qui trahissent leur désarroi profond. 

 Par ailleurs, les fauves ne participaient pas au spectacle étant simplement présentés au public dans leur cage, en infraction avec la réglementation en vigueur. Selon la loi, leur détention est conditionnée à leur participation aux numéros. 

Même famille, mêmes pratiques 

 Cousine du  Cirque Muller, celui-là même qui détient l’hippopotame Jumbo pour lequel notre association se bat depuis une décennie, la famille Muller-Hart multiplie les déplacements sans rester longtemps sur place et sans communiquer en amont sur leur arrivée. Cette hypermobilité est bien évidemment stratégique : elle complique les inspections et entrave les interventions, malgré les signalements répétés. 

Ces méthodes, qui relèvent d’une véritable logique d’évitement, n’ont rien d’exceptionnel : elles constituent la norme d’un secteur qui agit en toute impunité. Loin d’y mettre un terme, l’État continue de les financer et de les soutenir  à coups de subventions, d’aides indirectes, de tolérances administratives. 
 
Derrière chaque manquement des pouvoirs publics, ce sont des êtres captifs d’espèces menacées, réduits au silence qui paient le prix de l’inaction. Les animaux ne sont pas des objets de divertissement. Notre association invite le grand public à signer notre pétition pour la fin des animaux dans les cirques. 

Capture d’une louve, communiqué de Presse

Capture d’une louve, communiqué de Presse

Capture d’une louve, communiqué de Presse
12.05.2026
Seine Maritime
Capture d’une louve, communiqué de Presse
Animaux sauvages

Retrouvée prise dans un piège dimanche 10 mai en Seine-Maritime, une louve a été anesthésiée puis transférée dans un parc animalier après l’intervention des autorités. One Voice s’interroge sur la légalité de cette décision concernant un animal d’une espèce protégée et exprime sa vive inquiétude quant aux conséquences pour elle, ainsi que pour son éventuelle portée, en pleine période de reproduction.

Dimanche 10 mai, une louve a été retrouvée prise à Saint-Pierre-des-Jonquières, en Seine-Maritime, dans un piège destiné aux renards. Trempée, terrorisée et incapable de s’échapper, elle aurait attendu plusieurs heures avant d’être découverte puis prise en charge par les autorités.

Alors qu’un relâcher sur site avait d’abord été envisagé, la décision a finalement été prise de la transférer au parc de Muchedent, après les protestations de certains agriculteurs présents sur place. La louve a été anesthésiée puis placée en captivité. 

Pour One Voice, cette décision est extrêmement préoccupante. L’association s’interroge sur les fondements juridiques ayant permis l’enfermement d’une espèce strictement protégée au lieu de sa remise en liberté immédiate dans son habitat naturel. Elle craint également que cette louve soit une femelle allaitante avec des petits qui l’attendent, en pleine période de reproduction.

« Si des éleveurs ont aujourd’hui assez de pouvoir pour pousser les autorités à enfermer un animal sauvage protégé, que se passera-t-il demain si cette louve est relâchée sans protection ?, alerte Muriel Arnal, présidente de One Voice. Dans un contexte où le gouvernement facilite toujours davantage les tirs contre les loups, nous sommes extrêmement inquiets pour son sort et celui de sa meute qui l’attend certainement. »

L’association dénonce un climat de persécutions grandissant contre les loups en France, alimenté jusque dans les plus hautes sphères de l’État, piétinant ainsi toute possibilité de cohabitation et de respect de la biodiversité.

Pour le cas où il soit confirmé que cette louve n’ait pas de louveteaux, One Voice propose de la prendre en charge dans son sanctuaire partenaire en Italie afin qu’elle puisse être soignée puis relâchée dans un pays où les loups ne sont pas condamnés à vivre traqués en permanence. L’association étudie actuellement les suites judiciaires possibles pour défendre cette louve et faire toute la lumière sur ces actes préoccupants.

Loro Parque : Communiqué de Presse

Loro Parque : Communiqué de Presse

Loro Parque : Communiqué de Presse
11.05.2026
Loro Parque
Loro Parque : Communiqué de Presse
Exploitation pour le spectacle

Une cinquantaine de manifestants étaient réunis ce samedi devant Loro Parque à Ténérife (Iles Canaries-Espagne). One Voice a participé à cette action qui marque le renforcement de sa mobilisation contre le transfert des deux dernières orques françaises de Marineland – Wikie et Keijo – vers le delphinarium le plus maltraitant d’Europe.

Notre association a participé ce week-end à une action devant Loro Parque à Ténérife. Une manifestation à laquelle ont également participé plusieurs associations espagnoles dont Oceanos de Vida Libre, Protection Animale et Imagine Canarias. Notre équipe a également pu visiter le zoo et assister à plusieurs spectacles. 

Loro Parque est un zoo privé avec lequel Parques Reunidos, détenteur de Marineland, est bien déterminé à faire affaire. Le lobbying opéré par le Loro Parque et Parques Reunidos auprès des gouvernements français et espagnols vise le transfert prochain des deux dernières orques françaises – Wikie et Keijo – dans ce delphinarium qui représente le pire de ce que la captivité a à offrir à ces animaux avides de grands espaces et d’interactions sociales avec leurs congénères. 

Une solution actuellement sérieusement étudiée par le gouvernement français, prêt à bafouer l’esprit de la loi de 2021 interdisant la détention et la reproduction en captivité des cétacés en France, pour autoriser leur transfert à l’étranger dans des conditions de détention plus que préoccupantes.   

Comme elle l’avait fait mois après mois devant Marineland, One Voice va amplifier ses actions sur place afin de contrer tout projet de transfert et d’apporter son soutien aux scientifiques de la CITES espagnols, qui ne cessent de dénoncer preuve à l’appui l’impossibilité d’accueillir convenablement Wikie et Keijo dans ce zoo où des animaux sont déjà par ailleurs en souffrance.  

Muriel Arnal, présidente de One Voice : “Pour Wikie et Keijo, rien ne nous arrêtera, jamais. Le public les aime tellement et son soutien à nos actions nous donne la force de continuer ce combat, aujourd’hui à Tenerife. Nos équipes sont prêtes, nous serons devant Loro Parque aussi longtemps que nécessaire. Pour nos orques françaises, un sanctuaire et rien d’autre !” 

 

Sur simple demande, nous pouvons vous envoyer des images (photos et vidéos) de l’action menée ce week-end ainsi que des bassins. 

Corrida de La Brède: communiqué de Presse

Corrida de La Brède: communiqué de Presse

Corrida de La Brède: communiqué de Presse
11.05.2026
La Brède
Corrida de La Brède: communiqué de Presse
Exploitation pour le spectacle

Pour contester la tenue d’une corrida à La Brède le 20 juin prochain, One Voice engage une action en justice. L’audience est prévue ce mardi 12 mai à 10h au tribunal administratif de Bordeaux. Alors que certains médias continuent de présenter la corrida sous un angle culturel ou artistique, One Voice rappelle la réalité : la corrida repose sur la souffrance et la mise à mort d’un taureau devant un public.

Demain, mardi 12 mai à 10h, One Voice sera présent au tribunal administratif de Bordeaux pour contester la corrida annoncée le 20 juin 2026 à La Brède, dans le cadre de fêtes locales. En France, la corrida est un acte de cruauté interdit, sauf exception dans certaines zones où une “tradition locale ininterrompue” peut être démontrée.

En Gironde, cette pratique demeure marginale. Malgré cela, la municipalité prévoit d’organiser une corrida financée en grande partie par des fonds publics, dans des conditions que One Voice estime opaques, tant sur le plan budgétaire que sur celui de l’organisation.

Derrière le récit médiatique, une violence bien réelle

Ces dernières semaines, plusieurs médias nationaux ont consacré des sujets à la corrida ou à des toreros, participant à présenter cette pratique comme un spectacle culturel ou artistique. One Voice dénonce cette mise en récit qui invisibilise la réalité de ce qui se déroule dans l’arène : un animal affaibli, blessé à répétition, soumis à un stress extrême puis mis à mort sous les applaudissements.

La corrida repose sur un sadisme organisé et scénarisé. Des enfants peuvent assister à ces scènes, contribuant à banaliser la maltraitance des plus vulnérables, quels qu’ils soient.

En juillet 2025, One Voice révélait des images inédites tournées lors de la corrida de Céret, montrant un déchaînement inouï de violence. Ces images rappellent ce que certains discours cherchent encore à masquer.

Alors que 75 % des Français se déclarent opposés à la corrida et que 79 % considèrent qu’elle ne peut plus être regardée comme un spectacle aujourd’hui, One Voice appelle à mettre fin à cette exception française et à abolir définitivement la corrida.

Île Maurice : 446 macaques capturés illégalement pour les labos et une hécatombe silencieuse

Île Maurice : 446 macaques capturés illégalement pour les labos et une hécatombe silencieuse

Île Maurice : 446 macaques capturés illégalement pour les labos et une hécatombe silencieuse
04.05.2026
Maurice – France
Île Maurice : 446 macaques capturés illégalement pour les labos et une hécatombe silencieuse
Expérimentation animale

En 2023, 446 macaques sont arrachés aux forêts de l’île Maurice. Responsable des captures, l’entreprise Hammerhead International Ltd a agi sans préavis ni autorisation. Saisis par l’État mauricien, les animaux sont, semble-t-il, livrés à des conditions de détention alarmantes. Car trois ans plus tard, seuls 192 ont survécu, dont certains qui n’étaient alors que des bébés.
Face à ce désastre éthique et sanitaire, One Voice se mobilise aux côtés de ses partenaires historiques Action for Primates, Progress Science Mauritius et Monkey Massacre in Mauritius. Ensemble, nous avons écrit aux autorités, exigeant des réponses ainsi que la mise en place immédiate de garanties strictes et vérifiables pour protéger les survivants.

©Monkey Massacre in Mauritius

Pour servir son projet d’élevage de primates pour les laboratoires étrangers, l’entreprise Hammerhead International Ltd orchestre en 2023 la capture de 446 macaques à l’île Maurice. Parmi eux, certains sont très jeunes et dépendent encore de leur mère. Qu’importe ! Les industriels de l’expérimentation animale agissent en toute impunité, leur élevage n’étant même pas encore autorisé officiellement. Alertées, les autorités interviennent, saisissent les animaux et les transfèrent en attendant l’issue de l’enquête, dans un élevage pourtant connu pour son exploitation du vivant : Biosphère Trading Ltd. Cette structure fait partie des 7 “fermes-usines” à primates, qui expédient plus de 10 000 de ces animaux à des laboratoires aux Etats-Unis, au Canada et en Europe, notamment en France… Nos enquêtes sur place en 2023 ont déjà documenté la promiscuité des cages, les épidémies à répétition, les abattages massifs.

192 survivants sur 446 : autant de vies gâchées pour rien

Depuis leur saisie et placement, les discours des autorités se veulent rassurants. La vérité n’éclate qu’en mars 2026. Dans un courrier officiel mentionnant une visite des services vétérinaires institutionnels en janvier 2026, l’annonce tombe : seuls 192 macaques ont survécu.

  • 178 ont été tués car détectés positifs à la tuberculose, conséquence du trafic et des conditions de détention.
  • 73 autres sont morts des suites de négligences : blessures non soignées, traumatismes, diarrhées.

Au total, plus de la moitié des animaux capturés ont péri. Ce bilan catastrophique confirme les défaillances sanitaires majeures déjà identifiées dans ces “fermes-usines”, mais aussi la responsabilité directe des autorités ayant validé leur transfert vers cette structure dénoncée pour ces mauvais traitements depuis 2021.

Le site d’Hammerhead ©Monkey Massacre in Mauritius

Le site d’Hammerhead ©Monkey Massacre in Mauritius

L’élevage de primates de Biosphère ©Monkey Massacre in Mauritius

L’élevage de primates de Biosphère ©Monkey Massacre in Mauritius

Maurice, maillon central du commerce mondial de macaques pour les expériences

Classés en danger sur la liste UICN depuis 2022, les macaques à longue queue restent pourtant les primates les plus commercialisés au monde pour le scalpel. Dans ce trafic odieux, Maurice occupe une place stratégique : plus de 10 000 primates seraient exportés tous les ans, 100 000 ces vingt dernières années, notamment vers la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis. En France en 2024, 1413 primates expérimentés dans nos laboratoires provenaient de ce circuit, soit 81% du nombre total de primates sur l’année.

Centre de primatologie de Rousset : un trafic appelé à durer

Le projet d’extension du centre de primatologie de Rousset ne fera que renforcer ces tractations. Le CNRS prévoit ainsi l’achat sur 3 ans de 314 femelles et 32 mâles macaques à longue queue importés comme « reproducteurs ». Cette commande publique, validée en 2025, mentionne explicitement des animaux d’origine mauricienne. Leur acheminement passerait par Silabe, plaque tournante du commerce de primates pour les laboratoires en France et en Europe. Et malgré cette prétendue “résilience”, les importations resteront aussi très importantes en parallèle. Ce projet ne “fournira” que 35 à 40% des primates expérimentés dans les laboratoires français chaque année, soit tout de même près de 1 200 individus ! Et pour cela, plus de 30 millions d’euros d’argent public pour ces vies torturées.

192 macaques en sursis

Aujourd’hui, les 192 macaques survivants restent captifs : la procédure judiciaire en cours empêche leur remise en liberté.

One Voice se mobilise aux côtés d’Action for Primates, Progess Science Mauritius et Monkey Massacre. Dans un courrier adressé aux autorités mauriciennes, nous exigeons la transparence totale sur les suites de l’inspection du centre en janvier dernier, ainsi que sur les mesures correctives immédiates et vérifiables. Ces 192 survivants, placés sous le contrôle de l’État mauricien, sont en sursis. Les responsables devront en répondre.

Blaireaux : Communiqué de presse

Blaireaux : Communiqué de presse

Blaireaux : communiqué de presse
06.05.2026
France
Blaireaux : le ministère de la Transition écologique choisit encore le camp des chasseurs !
Animaux sauvages

Alors que la justice a récemment donné raison à One Voice et à ses partenaires dans plusieurs dossiers concernant la protection des blaireaux, le ministère de la Transition écologique décide de se pourvoir devant le Conseil d’État pour tenter de conserver les périodes complémentaires de vénerie sous terre. Une décision scandaleuse, symbole d’un pouvoir toujours prêt à défendre les intérêts cynégétiques plutôt que la faune sauvage.

Malgré de nombreuses victoires judiciaires obtenues par One Voice conjointement avec d’autres associations (notamment l’AVES et l’ASPAS), le ministère de la Transition écologique vient de se pourvoir devant le Conseil d’État pour tenter de conserver les périodes complémentaires de vénerie sous terre des blaireaux.
Autrement dit : permettre que des blaireaux soient traqués, déterrés avec des chiens puis tués en pleine période de dépendance des jeunes envers leur mère.
Dans son arrêt du 24 février 2026, la cour administrative d’appel de Bordeaux avait pourtant rappelé ce principe fondamental : il est interdit de tuer les petits mammifères. Elle avait également confirmé qu’est considéré comme un “petit” un jeune animal non autonome, qui dépend encore de sa mère, comme c’est le cas des jeunes blaireaux qui ne sont pas autonomes pendant ces périodes de chasse complémentaire.

Ces dernières semaines encore, la justice nous a donné raison à plusieurs reprises :
*dans le Calvados, avec l’annulation d’un arrêté autorisant une période complémentaire de vénerie sous terre en 2024 ;
*dans l’Eure, avec l’annulation des battues administratives et d’une nouvelle période complémentaire de déterrage en 2025 ;
*dans le Tarn-et-Garonne, où le tribunal administratif a également annulé un arrêté autorisant cette pratique en 2022.
Demain encore, nous serons devant le juge en urgence pour défendre les blaireaux dans la Marne.
Et si le pourvoi est admis par le Conseil d’Etat, nous serons donc également présents face au ministère, puisqu’il persiste à défendre les intérêts des chasseurs, au mépris des connaissances scientifiques et du droit de l’environnement.
One Voice exprime sa plus profonde indignation face à cet acharnement.
« Une fois encore, il faut saisir les tribunaux pour faire respecter la loi face à la
servilité du ministère de l’Écologie envers les chasseurs et les éleveurs… s’insurge Muriel Arnal, présidente de One Voice. Mais nous continuerons notre combat pour les blaireaux qui ont toute leur place dans nos campagnes ! »
Parallèlement, plusieurs consultations publiques concernant la chasse aux blaireaux
sont actuellement en cours, notamment dans la Marne, l’Ille-et-Vilaine, le Cher, la Loire, le Finistère, le Pas-de-Calais, l’Eure-et-Loir, l’Allier, la Sarthe et le Morbihan.
One Voice appelle toutes les personnes attachées à la protection de la faune sauvage à y participer pour refuser cette pratique d’une cruauté inacceptable.

Expérimentation animale : la France complice de transferts vers un laboratoire de la honte

Expérimentation animale : la France complice de transferts vers un laboratoire de la honte

Expérimentation animale : la France complice de transferts vers un laboratoire de la honte
06.05.2026
France, Espagne
Expérimentation animale : la France complice de transferts vers un laboratoire de la honte
Expérimentation animale

Alertés par notre partenaire espagnol Abolición Vivisección, nous avons aussitôt saisi les autorités françaises, exigeant l’ensemble des documents relatifs à ces ventes. Les déplacements documentés commencent en 2021. Sur cinq ans, nous avons compté des centaines de chiots et de jeunes primates expédiés sans ménagement de la France vers l’Espagne. Destination finale :  le laboratoire Vivotecnia, connu pour des actes de maltraitance envers les animaux, massifs, filmés, incontestables. Des agissements cruels qui sont jugés le 7 mai 2026 à Madrid. Derrière les souffrances perpétrées sur des millions d’animaux par les laboratoires chaque année, c’est tout un business qui prospère.

© Cruelty Free International – Carlotta Saorsa

Des bébés sans identité, réduits à des numéros

D’eux, nous ne savons rien ou presque. Pas de nom. Pas d’histoire. Réduits à de simples numéros tatoués ou pucés, 355 chiots, 4 macaques à longue queue et 32 primates – dont les espèces ne sont même pas précisées – ont été envoyés depuis la France vers le laboratoire espagnol Vivotecnia de 2021 à 2025.
Seule certitude à ce stade sur leur identité : ce sont des bébés, des chiots entre 4 et 6 mois, de jeunes singes de quelques mois à 2 ans et demi. Arrachés prématurément à leurs mères, ils ont subi des trajets de 11 à 21 heures, interminables. Le début de l’enfer.

Des atrocités révélées en 2021, jugées seulement le 7 mai 2026

Une fois enfermés dans les cellules de Vivotecnia, leur sort est scellé : ces petits sont soumis à des tests de toxicité pour des industries agroalimentaires, chimiques ou cosmétiques à longueur de journée. Pourtant, depuis 2021, ce laboratoire est au cœur d’un scandale majeur. Cette année-là, une enquête menée par Cruelty Free International – coalition dont One Voice fait partie – a mis en lumière des actes de cruauté systématiques : gifles, insultes, contentions. Des agissements pouvant aller jusqu’à la mise à mort de certains sous les yeux de leurs compagnons d’infortune. Les images avaient alors suscité une onde de choc en Espagne et au-delà, entraînant la suspension de l’autorisation d’exploitation de Vivotecnia par les autorités espagnoles. L’enquête a révélé un système entier fondé sur la violence. Pourtant, leur agrément a été rétabli contre une amende dérisoire de 37 000 euros. En tout, 25 infractions ont été relevées par la collectivité de Madrid suite aux révélations. Compte tenu de la gravité des événements, les associations espagnoles FAADA et AnimaNaturalis ont déposé une plainte pour que ces pratiques indignes ne restent pas impunies. Le procès intenté par plusieurs structures, dont Cruelty Free International, contre deux employés, commence le 7 mai 2026. 

Des élevages français pour les labos au cœur du scandale

Comment, dans ces conditions, connues depuis 2021, la France peut-elle autoriser de telles ventes ? Nos investigations l’ont montré : les animaux proviennent de l’Yonne et de l’Allier, où se trouvent les élevages de Beagles et Golden retrievers de Mézilles et Gannat, propriétés du géant américain Marshall BioResources (MBR) contre lequel nous nous battons depuis de longues années.

Pour les primates, une réponse clé a levé toute ambiguïté. La préfecture du Bas-Rhin nous l’a confirmé : ils viennent bien du laboratoire Silabe. Cet établissement que nous dénonçons depuis de longues années comme une plaque tournante en Europe du commerce des macaques et futur fournisseur de l’élevage triplé de Rousset, s’impose ainsi comme un maillon central de cette industrie opaque. 

 

Extraits de documents de transport

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Souffrances animales, intérêts économiques et risques sanitaires transfrontaliers

Au-delà de l’éthique, ce commerce d’êtres vivants soulève aussi de graves questions de santé publique. Les primates utilisés dans les laboratoires présentent des risques de transmission de maladies, régulièrement dénoncées par les alertes sanitaires. Vivotecnia a d’ailleurs été directement cité dans la presse espagnole à ce sujet.

One Voice exige des réponses

Ces exportations ne sont pas des dérapages isolés : elles font partie des nombreux profits générés par l’expérimentation animale, comme pour les 1600 beagles de l’élevage de Mézilles importés en 2025 en Italie pour lesquels aux côtés de LAV nous nous battons encore. 

La France reste en tête de ce naufrage éthique, avec plus de 2 millions d’animaux utilisés en 2023, un chiffre figé depuis 10 ans, preuve d’une inaction persistante.

Pendant ce temps, des images inédites, filmées pendant une décennie et jusqu’en 2025, par un lanceur d’alerte dans des laboratoires britanniques, rappellent avec violence que les souffrances extrêmes, les vies broyées et le silence organisé sont encore bien d’actualité.

Le constat est sans appel : la France ne se contente pas de maltraiter massivement, elle alimente de façon aveugle tout le réseau européen en animaux pour les laboratoires, même les pires. Il est temps d’en finir. Aucune recherche fondée sur la peur, la douleur et la mort n’est justifiable.