En vingt-quatre heures, deux portées de chatons abandonnées et tuées dans les Pyrénées-Orientales : derrière l’horreur, la responsabilité de l’État

En vingt-quatre heures, deux portées de chatons abandonnées et tuées dans les Pyrénées-Orientales : derrière l’horreur, la responsabilité de l’État

En vingt-quatre heures, deux portées de chatons abandonnées et tuées dans les Pyrénées-Orientales : derrière l’horreur, la responsabilité de l’État
26.08.2026
Pyrénées-Orientales En vingt-quatre heures, deux portées de chatons abandonnées et tuées dans les Pyrénées-Orientales : derrière l’horreur, la responsabilité de l’État
Animaux familiers

Des chatons jetés par la fenêtre d’une voiture. Quelques jours plus tard, des nouveau-nés jetés dans un sac plastique et emportés par le courant d’une rivière. Ces deux signalements, survenus dans le même département des Pyrénées-Orientales, sont d’une cruauté insoutenable. Mais ils racontent aussi autre chose : l’urgence de lutter contre la misère féline et de mettre enfin la stérilisation au cœur d’une véritable politique nationale. Parce que ces chatons ne doivent pas être oubliés, nous déposons plainte.

Des chatons traités comme des déchets

La scène est difficile à concevoir. Pourtant, c’est bien ce que cette automobiliste affirme avoir vu. Alors qu’elle circulait entre Saint-Jean-Pla-de-Corts et le péage du Boulou, elle a d’abord aperçu, à distance, des personnes jeter des « choses » par la fenêtre de leur voiture. Pendant plusieurs kilomètres, elle a cru qu’il pouvait s’agir de déchets. Puis, lors d’un nouvel épisode, elle a compris l’impensable : ce n’étaient pas des détritus qui étaient jetés sur la route, mais des chatons. Le témoin, aujourd’hui profondément choqué, a eu le bon réflexe de photographier la voiture. Ces éléments seront précieux pour identifier les auteurs des faits. Les chatons n’ont malheureusement pas été retrouvés à ce jour.

Et comme si ce drame ne suffisait pas, quelques jours plus tard, c’est un nouveau signalement qui nous parvient, depuis Thuir, toujours dans les Pyrénées-Orientales. Le 22 août, alors qu’elle promenait son chien, une femme a vu des gens jeter un sac plastique dans une rivière. En s’approchant, elle a découvert qu’il contenait des chatons nouveau-nés, emportés par le courant. Immédiatement, elle s’est jetée à l’eau. Elle n’a pu en récupérer qu’un seul. Un deuxième a été découvert mort en contrebas. Les autres n’ont pas pu être retrouvés.

Et qu’en est-il des deux mères, qui doivent depuis chercher inlassablement leurs petits ?…

Deux signalements dans le même département en quelques jours. Deux portées de chatons traités comme de vulgaires déchets. Est-ce une épidémie de cruauté ? Ou le symptôme d’un problème plus profond ? Les deux sans doute.

Derrière ces drames, le même problème : l’absence de stérilisation

Aussi terrible que soient ces histoires, elles n’ont malheureusement rien d’un fait isolé. Chaque année, des centaines de milliers d’animaux sont abandonnés en France. Les chats sont les plus nombreux. Derrière les chiffres, il y a des petits félins livrés à eux-mêmes, victimes de l’errance, de la faim, des maladies, des accidents, de la malveillance humaine et, souvent, d’une fin tragique.

L’absence de politique publique en dit long sur la place accordée aux chats dans notre société. Combien de temps encore seront-ils considérés comme des animaux dont on peut simplement se débarrasser lorsqu’ils deviennent trop nombreux ?

Les associations, elles, héritent des conséquences de l’incurie collective. Elles capturent, soignent, stérilisent et recueillent les félins, avec des moyens limités. Elles ne peuvent cependant pas, à elles seules, empêcher les naissances et prendre en charge indéfiniment la souffrance perpétuelle. En attendant, les chats continuent à payer de leur vie les conséquences de l’inaction générale.

L’histoire de ces chatons rappelle avec une violence particulière l’urgence d’agir. Derrière chaque abandon se trouve un animal qui paie le prix de l’irresponsabilité humaine. Nous ne pouvons pas accepter que des chats naissent, soient abandonnés, errent dehors et finissent souvent leur vie dans des conditions dramatiques alors que des solutions existent. Jeter des chatons par la fenêtre d’une voiture ou dans une rivière n’est pas un simple fait divers. C’est le symptôme le plus brutal d’un problème plus large : celui d’une société qui continue de produire des animaux, de les vendre et de les abandonner sans mettre en place les moyens nécessaires pour prévenir cette souffrance. Les chatons n’ont pas pu être sauvés. Mais leur sort tragique ne doit pas être oublié. En leur nom, nous déposons plainte auprès du tribunal judiciaire de Perpignan. Signez notre pétition pour la mise en œuvre d’un véritable plan national contre l’errance féline, à la hauteur de l’urgence.

Action pour les loups : Communiqué de Presse

Action pour les loups : Communiqué de Presse

Action pour les loups : Communiqué de Presse
22.08.2026
Limoges
Action pour les loups : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Samedi 22 août, de 11 h 30 à 13 h, place de la Motte à Limoges, l’association One Voice tient une action publique d’information sur la situation des loups en France. Alors que le statut de protection des loups a été revu à la baisse et que les tirs sont facilités, l’association rappelle qu’un cinquième de la population lupine est tué chaque année et défend la cohabitation comme seule réponse durable. Le Limousin est directement concerné : sur le plateau de Millevaches vivent des loups et louveteaux au patrimoine génétique unique en France.

Pendant une heure et demie, les militantes et militants de One Voice iront à la rencontre des Limougeauds pour présenter la réalité des loups, loin des représentations héritées des contes et alimentées par la Coordination Rurale de Haute-Vienne et la FDSEA Corrèze qui avaient appelé à leur braconnage, ce pour quoi l’association les avait fait condamner. Documentation, pétition et échanges avec les bénévoles seront proposés sur place.

 

Rendez-vous samedi 22 août 2026, de 11 h 30 à 13 h, place de la Motte, à Limoges.

 

Un statut de protection affaibli, des tirs facilités

 

Revenus naturellement en France après y avoir été exterminés, les loups ne sont plus strictement protégés et les dérogations de tir se multiplient. Le plafond national fixé par l’État peut s’élever à 248 animaux pour une population estimée à 1 082 individus : un loup sur cinq peut être tué chaque année, et le ministère de l’Agriculture a annoncé une augmentation de 10 % de ce quota. Depuis janvier, 85 loups ont déjà été abattus légalement, quand les scientifiques situent le seuil de viabilité entre 2 500 et 5 000 individus. Les louveteaux ne sont pas épargnés. Adopté le 21 juillet, l’article 14 de la loi d’urgence agricole va plus loin encore : simple déclaration a posteriori au lieu d’une autorisation de tir, troupeaux bovins, équins et asins réputés « non protégeables », tirs permis jusque dans les réserves naturelles.

À cette curée légale s’ajoute celle de l’ombre : neuf loups tués par un réseau de braconnage dans les Hautes-Alpes, dont trois membres seront jugés en janvier 2027 — One Voice est partie prenante de la procédure. Le 16 juillet, Pomme était abattue dans les Alpes à La Bréole alors que les données de son collier GPS démontrent qu’elle n’avait attaqué aucun troupeau.

Le système fonctionne à l’envers. Un éleveur est indemnisé dès lors que la responsabilité du loup « n’est pas écartée », et ce sont ces mêmes constats qui servent ensuite à justifier les tirs. One Voice demande que l’argent public aille à ce qui protège réellement les troupeaux — clôtures, chiens de protection, bergers, regroupement nocturne — et que l’indemnisation y soit conditionnée. Sur le terrain juridique, l’association attaque les arrêtés qu’elle estime illégaux : plusieurs décisions récentes nous ont donné raison, rappelant que la protection des loups est une obligation légale.

 

En Limousin une famille de loups objet de nombreuses menaces

 

Sur le plateau de Millevaches, Milo et Mina formaient un couple au patrimoine génétique unique en France. Malgré la traque et les blessures subies, des naissances ont été constatées en mai 2025. Milo a depuis disparu… Mina et un nouveau mâle ont eu deux petits en mai 2026 : Girolle et Truffe. Ce qui devrait être une excellente nouvelle pour la biodiversité du territoire est devenu, pour d’autres, une cible. 

Face à la multiplication des discours hostiles, notamment de la part de syndicats agricoles particulièrement virulents dans le Limousin, One Voice continue de porter la seule approche qu’elle juge tenable et qui reste écartée par les pouvoirs publics : la cohabitation entre les activités humaines et une espèce protégée infiniment utile. C’est le message que l’association portera samedi à Limoges, où le public est invité à venir échanger avec les bénévoles.

 

One Voice appelle par ailleurs le grand public à signer sa pétition « Une vague d’attaques sans précédent contre les loups » qui a déjà collecté près de 125 000 signatures. 

Neuf louveteaux : Communiqué de Presse

Neuf louveteaux : Communiqué de Presse

Neuf louveteaux : Communiqué de Presse
18.08.2026
Haute Marne
Neuf louveteaux : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Neuf louveteaux ont été photographiés ensemble le 2 août par l’Office français de la biodiversité, en
Haute-Marne. Ils appartiennent à la seule famille de loups du département, celle d’Aria et de Charlie, qui
a perdu quatre des siens en dix mois. One Voice se réjouit de ces naissances mais redoute ce qui les
attend.

C’est une nouvelle rare qui devrait réjouir tout un chacun. Aria a donné naissance à neuf louveteaux cet été en Haute-Marne. Pourtant, leur naissance vient nourrir un discours anti-loup plus que préoccupant porté par l’Etat lui-même. One Voice s’inquiète de l’avenir de ces petits, dans une famille déjà endeuillée par la mort de quatre des siens en 10 mois.

Le communiqué de la préfecture de Haute-Marne est édifiant. Elle énumère les soi-disant victimes des loups pour mieux organiser le massacre des louveteaux. Le clientélisme vis-à-vis des syndicats d’éleveurs les plus extrémistes et des chasseurs, dans ce qu’il a de plus abject.

La réalité, c’est que les 477 victimes imputées aux loups cachent la problématique de l’errance des chiens abandonnés, qui sont plus souvent responsables des attaques de troupeaux que les loups. Les éleveurs sont cependant plus enclins à désigner les loups, puisque cela leur ouvre droit à une indemnisation.
La menace la plus immédiate qui pèse sur ces neuf petits, ce sont ces éleveurs, en l’absence d’obligation de protéger leurs troupeaux. One Voice se bat pour que l’argent public aille aux clôtures, aux chiens de protection, aux bergers, au regroupement nocturne, et que l’indemnisation y soit conditionnée.

Au lieu de cela, le plafond national de destruction peut atteindre 248 animaux pour une population estimée à 1 082 individus, et l’article 14 de la loi du 21 juillet remplace l’autorisation de tir par une simple déclaration a posteriori. La préfecture dans son communiqué ne manque pas de rappeler sans ciller « s’agissant d’une espèce protégée, l’État a pris des mesures renforcées depuis février 2026 pour simplifier les procédures de tir ». Protégée, donc plus facile à tuer ?

Sans évoquer tous les loups tués dans l’ombre. Ceux qui, comme la Coordination rurale de Haute-Vienne et la FDSEA de Corrèze, ont appelé publiquement au braconnage des loups : dans le 87, One Voice a fait condamner le syndicat. Ceux qui, dans les Hautes-Alpes, ont monté un réseau et tué neuf loups dans l’ombre : trois d’entre eux seront jugés en janvier 2027, et notre association est partie prenante de la procédure.

« La biodiversité, le patrimoine des générations futures, cette faune sauvage agressée en permanence par les chasseurs et les éleveurs, dans une nature en feu sous les canicules et la sécheresse, cela n’intéresse pas les autorités, qui rampent devant les syndicats dont elles ont peur », s’indigne Muriel Arnal, Présidente de l’association One Voice.

Mobilisation pour un renardeau: Communiqué de Presse

Mobilisation pour un renardeau: Communiqué de Presse

Mobilisation pour un renardeau: Communiqué de Presse
17.08.2026
Lyon
Mobilisation pour un renardeau: Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Un jeune renard est menacé d’être tué dans l’ouest lyonnais après avoir mordu des personnes qui cherchaient à l’attraper ou à jouer avec lui. Le centre de sauvegarde de la faune sauvage l’Hirondelle a proposé de le capturer et de le placer en quarantaine : sa proposition n’a pas été retenue. One Voice demande la suspension immédiate de toute mesure visant à abattre ce renardeau et l’autorisation de sa capture.

Depuis le début du mois d’août, un jeune renard est observé dans le quartier des Trois-Renards, à Tassin-la-Demi-Lune, dans la métropole de Lyon. L’animal, sans crainte de l’homme et possiblement orphelin, a mordu à plusieurs reprises — après que des personnes ont voulu jouer avec lui ou tenter de l’attraper, selon le centre de sauvegarde L’Hirondelle, qui a alerté sur son sort.

 

Le 9 août, ce centre, installé à SaintForgeux a saisi par courrier la direction départementale des territoires, avec copie à la direction départementale de la protection des populations et à la mairie de TassinlaDemiLune. Il y détaille ses moyens : capture, mise en quarantaine, relâché loin des zones habitées ou placement en captivité si l’animal est imprégné. 

 

Cette proposition n’a pas été retenue. Écarter cette offre pour lui préférer la mort est tout simplement inenvisageable pour l’association One Voice.

 

L’argument de la rage ne résiste pas aux faits

 

La mise à mort serait motivée par la possibilité que l’animal soit porteur de la rage. Or, le dernier cas de rage vulpine y remonte à 1998, et l’élimination a été acquise en 2001 à l’issue des campagnes de vaccination orale des renards. Le dicton lié à la rage n’a jamais été aussi bien illustré… 

 

Le risque lié à une morsure est réel, c’est pourquoi il est indispensable de respecter les règles en matière d’interactions avec les animaux de la faune sauvage : on les laisse tranquilles. Ils ne sont ni des doudous, ni des jouets. Cet important respect des distances est le message dont le rappel devrait occuper les autorités pas la gestion à coups de fusil de la biodiversité dont nous avons encore la chance d’être entourés.

 

À la date de ce communiqué, One Voice n’a pas eu connaissance d’un arrêté autorisant de tuer ce renardeau. Une mise à mort décidée sans acte publié ni motivation opposable n’est pas acceptable.

 

One Voice réclame la suspension immédiate de toute opération visant à tuer ce renardeau et l’autorisation, sans délai, de la capture et de la mise en quarantaine proposées par le centre de sauvegarde L’Hirondelle.

Tirs sur les ours : Communiqué de Presse

Tirs sur les ours : Communiqué de Presse

Tirs sur les ours : Communiqué de Presse
17.08.2026
Pyrénées
Tirs sur les ours : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Le 7 août, en Ariège, un éleveur s’est retrouvé face à un ours sur une crête, au-dessus de l’estive d’Arreau. Cinq jours plus tard, la préfecture a déclenché contre l’animal un protocole de « conditionnement aversif » : balles en caoutchouc et cartouches à double détonation. Le même jour, l’État a fait appel de la suspension des tirs d’effarouchement que nous avions obtenu le 4 août. En une semaine, l’État a trouvé le temps de tirer et de plaider — jamais celui d’organiser la cohabitation.

Parti chercher un chien de troupeau disparu, un éleveur accompagné de sa chienne se retrouve nez à nez avec un ours brun le 7 août dernier. Selon son récit, l’animal se dresse sur ses pattes arrière, grogne gueule ouverte, puis effectue une charge d’intimidation — il fonce, puis s’arrête net à quelques mètres, sans jamais aller au contact. Sa chienne aurait chuté d’une falaise au cours de la scène ; elle serait aujourd’hui entre la vie et la mort. Nous ne minimisons rien de ce que cette rencontre représente pour celui qui l’a vécue, ni de la
gravité de l’état de son chien. Mais l’ours s’est éloigné. L’histoire pouvait s’arrêter là.

Un comportement d’ours normal, requalifié en danger

Se dresser, grogner, charger sans contact : ce répertoire n’est pas de l’agressivité, c’est de l’appréhension. L’ours brun a peur des humains, et ces gestes-là sont ceux d’un animal qui cherche à faire reculer ce qui l’inquiète et qui se trouve soudain sur son territoire. La préfecture de l’Ariège a pourtant déclenché, le 12 août, le protocole réservé aux ours « présentant un comportement anormal ou dangereux ». Rien, dans cette scène, ne le justifiait.
Le protocole national exige que « l’individu ait préalablement été clairement identifié ». L’arrêté préfectoral, lui, ouvre les opérations à « tout individu subadulte présentant un comportement similaire ». N’importe quel jeune ours qui aurait la mauvaise idée de se comporter comme un jeune ours pourra donc être assailli de ces projectiles. Cette décision sort donc du cadre que l’État s’est lui-même fixé. Pourtant, l’Etat a également décidé de saisir le Conseil d’Etat, pour demander l’annulation de la suspension des tirs d’effarouchement sur l’estive du groupement pastoral d’Arreau que nous avions obtenu le 4 août dernier.

Ce qui manquait le 7 août, ce ne sont pas des cartouches

Les bonnes pratiques existent : signaler sa présence en parlant fort, tenir son chien en laisse, ne pas jeter de pierres, s’éloigner sans tourner le dos. Les mesures qui réduisent réellement les conflits sont connues : clôtures électriques, présence humaine renforcée, chiens de protection en nombre suffisant. Un chien protège environ cent brebis ; un troupeau de mille animaux gardé par deux patous n’est pas protégé, il est exposé. L’Etat doit imposer et prendre en charge à 100% la mise en œuvre de ces mesures et la taille des troupeaux doit être adaptée à ce qu’il est possible de protéger. « Nous passons l’été à empêcher des tirs, arrêté après arrêté. Pendant ce temps, les éleveurs ne protègent pas leurs troupeaux, ils cherchent à provoquer des incidents pour justifier de “nettoyer” la nature de toute biodiversité pour reprendre leur expression. L’État au service des lobbys a de l’argent pour les cartouches et les frais d’avocats ; jamais pour la préservation des animaux sauvages », déclare Muriel Arnal, présidente de One Voice.
L’audience en appel aura lieu ce mercredi 19 août à 15h au Conseil d’Etat. One Voice sera là. Représentée par le cabinet Gossement Avocats, notre association défendra la suspension obtenue le 4 août. Nous continuerons à surveiller et attaquer chaque arrêté. Les
ours bruns sont une espèce strictement protégée. Ils sont chez eux dans les Pyrénées.

Braconnage de loups: Communiqué de presse

Braconnage de loups: Communiqué de presse

Braconnage de loups: Communiqué de presse
31.07.2026
Hautes-Alpes
Braconnage de loups: Communiqué de presse
Animaux sauvages

Un charnier pour les appâter, des armes à feu, des photographies d’animaux morts : l’Office français de la biodiversité a annoncé le 28 juillet le démantèlement d’un réseau de braconnage dans les Hautes-Alpes. Neuf loups y ont été tués. Trois personnes seront jugées en janvier 2027 et One Voice est partie prenante de la procédure. Dix jours après la mort de Pomme, une semaine après l’adoption de la loi d’urgence agricole, notre association le dit sans détour : ce massacre est le produit d’un climat de haine que l’État entretient.

Tout part d’un signalement, en avril 2025, dans le nord du département. Près d’un an de surveillance plus tard, les perquisitions menées par l’OFB et la gendarmerie mettent au jour un charnier d’animaux, vraisemblablement destiné à appâter les loups, de nombreuses armes à feu et le cadavre d’un loup. Les téléphones saisis contiennent des photographies d’animaux morts. Le 28 juillet, les perquisitions simultanées se soldent par trois gardes à vue et six auditions libres : neuf loups tués illégalement, trois personnes placées sous contrôle judiciaire sous l’autorité du parquet de Gap, une audience correctionnelle en janvier 2027 pour destruction et complicité de destruction d’espèce protégée.

One Voice est partie prenante de la procédure, aux côtés de son avocate, Maître Caroline Lanty. Neuf loups dans un seul département. Et pendant ce temps, 85 autres ont été tués légalement en France depuis janvier, sur un plafond national de 227 — pour une population estimée à 1 082 individus, très loin du seuil de viabilité que les scientifiques situent a minima entre 2 500 et 5 000. Il n’y a pas, d’un côté, des braconniers et, de l’autre, une politique publique : il y a la même curée, dont une part est punie et l’autre financée.

On tue d’abord. On démontre ensuite. Ou jamais.

Le 16 juillet, Pomme était abattue à La Bréole, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Les données de son collier GPS démontrent qu’elle n’était pas responsable du dommage invoqué pour justifier le tir : elle chassait des animaux sauvages et n’avait attaqué aucun troupeau. Le président des Jeunes agriculteurs du département a pourtant affirmé dans la presse qu’elle avait été tuée en flagrant délit. Elle n’avait rien fait. On l’a tuée quand même, et on a menti ensuite.

Partout, c’est le même renversement. Dans le Morbihan, l’OFB dit seulement, pour les moutons tués autour de Ploërmel, que l’hypothèse d’un loup « n’est pas exclue » : sur ce seul mot, on réclame déjà une mort, alors que la prédation attribuée aux loups en Bretagne recule nettement cette année. En Alsace, deux mâles seulement ont été identifiés à Kiffis ; la fédération des chasseurs du Haut-Rhin laisse entendre qu’ils sont plus nombreux et leur impute l’effondrement du gibier, sur ses propres estimations. Deux loups accusés d’avoir vidé les forêts : voilà le niveau du débat.

Sur le plateau de Millevaches, deux louveteaux viennent de naître : Girole et Truffe. Là aussi les attaques reculent — cinq, pour onze animaux, en six mois. Cela n’a rien changé : un documentaire de l’association Carduelis y a été déprogrammé deux fois en quinze mois, dans un lycée de Corrèze puis dans une salle municipale de la Creuse, jusqu’à ce que le tribunal administratif de Limoges donne tort au maire. On ne veut pas seulement tuer les loups. On veut faire taire ceux qui les défendent.

L’article 14 a donné le ton

Le 21 juillet, le Parlement a définitivement adopté la loi d’urgence agricole. Son article 14 répute les troupeaux bovins, équins et asins « non protégeables », remplace l’autorisation préalable de tir de défense par une simple déclaration et autorise les tirs jusque dans les réserves naturelles. Pas une ligne sur la protection des troupeaux. Quand l’État organise lui-même la mise à mort et supprime tout contrôle, de quel droit s’étonne-t-il que d’autres se servent la nuit ?

La cohabitation est nécessaire, mais est-elle souhaitée ? 

Car le système marche à l’envers. Un éleveur est indemnisé dès lors que la responsabilité du loup « n’est pas écartée » — et ce sont ces mêmes constats qui servent ensuite à justifier les tirs. En Corrèze, sur 87 constats réalisés en 2025, 50 ont conclu que la responsabilité du loup n’était « pas écartée » — jamais qu’elle était établie — et 7 dossiers de cause indéterminée ont pourtant été proposés à l’indemnisation « au vu du contexte local de prédation ». Les chiens, eux, tuent des brebis depuis toujours : mais une brebis tuée par un chien n’ouvre aucun droit. Alors on montre le loup du doigt, et c’est lui qui paie de sa vie.

One Voice demande que cette logique soit inversée. Que l’argent public aille à ce qui protège réellement les troupeaux — clôtures, chiens de protection, bergers, regroupement nocturne — et que l’indemnisation soit conditionnée à la mise en œuvre effective de ces mesures, sans dérogation ni exception. Que tuer cesse d’être la réponse la plus simple et la mieux remboursée. Les loups ne demandent rien d’autre qu’on les laisse vivre : cohabiter est possible partout où l’on s’en donne les moyens, et c’est un choix politique, pas une fatalité.

« On veut nous faire croire que les loups sont des monstres, et neuf d’entre eux ont été tués dans l’ombre par ceux qui hurlent le plus fort contre eux. Assez de mensonges : nous ne les croyons pas. Ce que nous voulons, c’est un pays qui accepte enfin de vivre avec eux. Que les politiques cessent d’être à la botte de syndicats qui ont fait de la biodiversité leur ennemie, et que les loups soient enfin laissés tranquilles », déclare Muriel Arnal, présidente de One Voice.

L’association renouvelle son appel aux témoins : quiconque détient des informations sur des loups tués en France peut les lui transmettre. L’anonymat est garanti de façon totale et absolue.

Victoire pour les renards : Communiqué de Presse

Victoire pour les renards : Communiqué de Presse

Victoire pour les renards : Communiqué de Presse
29.07.2026
Hauts de Seine
Victoire pour les renards : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Par une ordonnance du 28 juillet 2026, le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a suspendu l’arrêté du préfet des Hauts-de-Seine qui autorisait, jusqu’au 31 août, des battues administratives contre les renards dans le jardin privé d’un particulier. Les quatre renards au moins qui vivent aux alentours de la propriété seront épargnés. Saisi en urgence par One Voice, le juge écarte un à un les prétextes avancés pour les mettre à mort : ni risque sanitaire, ni « dommage important », et des alternatives non létales possibles.

One Voice avait saisi la justice en urgence contre cet arrêté du 15 juin 2026, qui ouvrait deux mois et demi de piégeage et de tirs de nuit dans un jardin privé, sur la seule plainte d’une riveraine et sans qu’aucune mesure alternative n’ait été envisagée. La décision du tribunal reprend les arguments de l’association, point par point.

Aucun risque sanitaire ne justifiait ces mises à mort. L’échinococcose alvéolaire, régulièrement invoquée pour légitimer la destruction des renards, n’est pas présente en Île-de-France. Et réduire les populations de renards ne permet pas d’enrayer cette maladie, au contraire, cela pourrait même favoriser sa propagation. Un constat qui rejoint les conclusions de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), qui estimait déjà dans son rapport de 2023 qu’aucun abattage de renards ne saurait être justifié par des motifs sanitaires.

Restaient les prétendues « nuisances ». Un chat s’était réfugié en haut d’un cèdre : le juge retient que cela ne constitue pas le « dommage important » exigé pour autoriser de telles opérations. Les renards ne tuent pas les chats, malgré ce que veulent faire croire les chasseurs qui tuent et les chats et les renards dès qu’ils en ont l’occasion. Des déjections, des terriers, un chat effrayé : rien qui puisse justifier de tuer une famille de renards.

Le tribunal relève enfin que rien n’empêchait de capturer les renards vivants et de les relâcher dans une zone moins urbanisée. C’est tout l’angle mort de l’arrêté préfectoral : la mort a été accordée sans que la moindre alternative ait été pesée.

Un acharnement national contre les renards

Cette décision intervient dans un contexte d’acharnement généralisé : chaque année en France, au moins 500 000 renards sont tués par tir, piégeage ou déterrage, notamment du fait de leur classement comme « espèce susceptible d’occasionner des dégâts » (ESOD) dans 88 départements, sans fondement scientifique.

Le projet d’arrêté triennal 2026-2029, soumis à consultation publique jusqu’à demain vendredi 30 juillet 2026, prévoit d’étendre ce classement à 91 départements – trois de plus qu’aujourd’hui.

“ Si la femme ayant exigé le piégeage des renards aimait un tant soit peu la nature et les animaux, elle aurait pris le temps de se renseigner et de découvrir que chats et renards cohabitent très bien si on leur laisse un peu de temps. Cette volonté de faire tuer par les moyens les plus cruels, cette haine de la biodiversité, déjà tellement maltraitée notamment par les incendies, la canicule, sont très inquiétantes. Nous serons là partout où il le faudra.” Muriel Arnal, présidente de One Voice.

One Voice restera vigilante. Ce que la justice vient de rappeler pour un jardin des Hauts-de-Seine vaut partout ailleurs : la vie sauvage n’est pas une nuisance, c’est un atout.

 

Victoire pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Victoire pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Victoire pour les blaireaux : Communiqué de Presse
28.07.2026
Indre et Loire
Victoire pour les blaireaux : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Un déterrage des blaireaux ouvert dès le 15 mai et reconduit d’office pendant trois ans : c’est ce que programmait l’arrêté du préfet d’Indre-et-Loire du 30 juin 2026. Saisi par One Voice, l’ASPAS et AVES France, le tribunal administratif d’Orléans l’a suspendu le 22 juillet. Avec un quota fixé à 700 blaireaux par an, ce sont donc 700 vies sauvées cette année.

La vénerie sous terre, ou déterrage, est l’une des pratiques de chasse les plus barbares qui soient : des heures de terreur au fond du terrier, acculés par les chiens, avant d’être arrachés à la pince et mis à mort. Et cette pratique ne fait pas le tri. Au printemps, les blaireautins sont encore au terrier : ils peuvent être blessés par les chiens, tués directement, ou condamnés à mourir de faim après le massacre des adultes dont ils dépendent.

Un “plan de gestion” en trompe-l’œil

Le scandale est double. Sur le calendrier, d’abord : ouvrir le déterrage dès le 15 mai, c’est frapper les familles de blaireaux au pire moment. Sur la méthode, ensuite : sous couvert d’un « plan de gestion » censé favoriser les mesures alternatives, la préfecture verrouillait en réalité trois années consécutives de déterrage précoce.

Le juge a suivi une jurisprudence désormais constante et validé les arguments des associations : la loi interdit de tuer les petits, et un petit, pour la science comme pour les tribunaux, c’est un blaireau de moins d’un an, qui ne s’émancipe des adultes qu’à l’automne — pas un jeune tout juste sevré. L’abattage de blaireautins pendant ces périodes complémentaires est connu et représente une part importante des animaux tués. Et pour une espèce à la reproduction limitée et à la mortalité juvénile importante, tuer les jeunes, c’est menacer la conservation même de l’espèce.

Après la Marne, le Finistère, l’Ille-et-Vilaine, l’Aisne, la Haute-Marne, le Cher et l’Eure-et-Loir, c’est une nouvelle victoire pour les trois associations, représentées par le cabinet Géo-Avocats. Département après département, la justice donne tort aux préfets qui sacrifient les blaireaux pour un loisir.

Et le combat se poursuit : après une audience qui s’est tenue ce mardi 28 juillet au matin devant le tribunal administratif de Rennes pour les blaireaux du Morbihan, une autre est prévue lundi 3 août à 11 h 30 pour ceux de l’Orne, eux aussi visés par un arrêté de déterrage estival. Partout, One Voice, opposée à la chasse sous toutes ses formes, se battra jusqu’à l’abolition définitive de cette pratique d’une cruauté sans nom.

Une audience pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Une audience pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Une audience pour les blaireaux : Communiqué de Presse
28.07.2026
Orne
Une audience pour les blaireaux : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Depuis le 18 juillet, les blaireaux de l’Orne peuvent être traqués jusqu’au fond de leur terrier, en pleine période d’élevage des jeunes. One Voice, l’ASPAS, AVES France et FNE Normandie demandent au tribunal administratif de Caen de suspendre l’arrêté préfectoral qui autorise ce déterrage jusqu’au 14 septembre 2026. L’audience se tiendra le lundi 3 août à 11 h 30.

La vénerie sous terre, ou déterrage, est l’une des pratiques de chasse les plus barbares qui soient : des heures de terreur au fond du terrier, acculés par les chiens, avant d’être arrachés à la pince et mis à mort. Et en plein été, cette pratique non sélective frappe aussi les blaireautins. Encore dépendants des adultes jusqu’à l’automne, ils sont tués au terrier — ou condamnés à mourir de faim quand leurs parents ont été abattus. C’est l’argument central de nos associations : la loi interdit de tuer les petits, et la justice l’a rappelé aux préfets, décision après décision.

Quant au quota de 200 blaireaux affiché par la préfecture, il ne limite rien, puisque les années précédentes, c’est 300 blaireaux qui avaient été tués en moyenne, sur une période beaucoup plus étendue. Le prétendu plafond n’est donc pas vraiment restrictif.

Ces dernières semaines, la justice a déjà suspendu le déterrage estival dans la Marne, le Finistère, l’Ille-et-Vilaine, l’Aisne, en Haute-Marne, dans le Cher, en Eure-et-Loir et en Indre-et-Loire. Les quatre associations, représentées par le cabinet Géo-Avocats, demandent que les blaireaux de l’Orne bénéficient à leur tour de cette protection.

Opposée à la chasse sous toutes ses formes, One Voice se battra jusqu’à l’abolition définitive de cette pratique d’une cruauté sans nom.

Rassemblement contre Beauval : Communiqué de Presse

Rassemblement contre Beauval : Communiqué de Presse

Rassemblement contre Beauval : Communiqué de Presse
29.07.2026
Saint Aignan
Rassemblement contre Beauval : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

À l’appel de One Voice, un rassemblement est organisé samedi 1er août 2026 à Saint-Aignan (Loir-et-Cher) pour dire non au delphinarium du zoo de Beauval. Autorisé par la préfecture sous l’appellation de « centre d’études, de recherche scientifique et de sauvegarde pour dauphins », le projet prévoit bassins et reproduction des animaux. Alors que huit dauphins de Marineland viennent d’être expédiés en Espagne en attendant Beauval, One Voice a déposé un recours contre l’arrêté préfectoral, un autre contre le permis de construire et prépare un recours contre l’arrêté ministériel

Un bassin. Des murs. Des dauphins captifs. De la reproduction. Des transferts possibles vers d’autres delphinariums. Derrière le vocabulaire scientifique, les faits sont clairs. La loi du 30 novembre 2021 contre la maltraitance animale devait mettre fin à la captivité des cétacés en France. Cinq ans plus tard, alors que les delphinariums ferment partout en Europe, notre pays s’apprête à en ouvrir un nouveau.

Le zoo de Beauval parle d’un « centre d’études, de recherche scientifique et de sauvegarde ». On n’étudie pas des animaux sauvages enfermés, dénaturés, privés de leur milieu — sinon pour mesurer sur eux les ravages de la captivité… Quant à la sauvegarde, le grand dauphin n’est pas une espèce en danger : l’UICN le classe en « préoccupation mineure ». Les dauphins nés ou maintenus en captivité ne sont pas « sauvés » : ils sont condamnés à une vie derrière des parois de béton. Le titre de centre de recherche n’a en réalité qu’une fonction : satisfaire l’obligation d’un programme scientifique pour être autorisé à détenir des dauphins.

Des familles brisées, des naissances programmées

Dans la nuit du 22 au 23 juillet, huit des douze dauphins de Marineland ont été chargés puis expédiés vers l’Espagne. Lua a été arrachée à sa mère, à sa grand-mère et à sa meilleure amie. Ces animaux ont vocation à rejoindre Beauval une fois l’établissement prêt : un aller-retour traumatisant pour aboutir… à un nouveau delphinarium. Le zoo adhérera par ailleurs au programme d’élevage européen (EEP) : il fera donc naître de nouvelles victimes de l’industrie de la captivité. Or aucune littérature scientifique sérieuse n’établit que la reproduction serait nécessaire au bien-être des dauphins privés de tout entre les murs.

Un feu vert donné sans mesurer les impacts

Bétonner. Traiter en continu l’eau des bassins. Déverser cette eau. L’autorisation a pourtant été délivrée sans étude environnementale. Qu’une telle décision soit prise sans évaluer l’impact de l’équipement sur le milieu, et qu’elle porte l’aval du ministère de la transition écologique, en dit long sur la valeur accordée aux engagements pris en 2021.

One Voice attaque, et ne lâchera rien

One Voice a participé à de nombreuses réunions de concertation. On lui a d’abord présenté un sanctuaire, une solution temporaire. Puis sont venues la reproduction, l’adhésion au programme d’élevage européen, les transferts possibles. Les masques sont tombés. Les avocates de l’association ont étudié les arrêtés et le permis de construire afin de les attaquer. En 2016, Beauval avait déjà tenté d’ouvrir un delphinarium : One Voice l’avait stoppé. L’association ira cette fois encore jusqu’au bout. Le rassemblement du 1er août ouvre une campagne qui ne fait que commencer.

« La loi de 2021 promettait la fin de la captivité des cétacés. Cinq ans après, on nous vend un delphinarium sous couvert de science, avec la reproduction écrite noir sur blanc dans l’arrêté. Nous avons stoppé Beauval en 2016, nous le stopperons à nouveau. Le 1er août, nous serons à Saint-Aignan pour rappeler qu’il n’existe qu’une issue acceptable pour ces dauphins : de véritables sanctuaires marins. » Muriel Arnal, présidente de One Voice.

INFORMATIONS PRATIQUES

Date : samedi 1er août 2026

Horaire : de 10 h à 12 h

Lieu : devant l’office de tourisme et le zoo, à Saint-Aignan (Loir-et-Cher)

Événement : facebook.com/events/1542510304175446

Pétition : « Non à un nouveau delphinarium à Beauval ! »