Ours bruns : l’État étend les tirs, One Voice riposte en justice
Ours bruns : l’État étend les tirs, One Voice riposte en justice
15.07.2026
France
Ours bruns : l’État étend les tirs, One Voice riposte en justice
Animaux sauvages
Le gouvernement renforce l’effarouchement des ours et réduit la protection des mères. One Voice saisit la justice
Au lieu de vouloir protéger réellement des troupeaux ayant atteint des tailles industrielles, le gouvernement choisit d’intensifier la pression sur les ours des Pyrénées en augmentant le nombre de professions autorisées à prendre les armes jusqu’à inclure les éleveurs qui veulent leur disparition.
One Voice refuse cette politique de la terreur et de la coercition. Nous irons jusqu’au bout pour défendre les ours.
Une déclaration de guerre
L’arrêté adopté par le gouvernement le 13 juillet sonne comme une déclaration de guerre contre les ours. Les tirs d’effarouchement, réservés jusqu’alors à des situations exceptionnelles, pourraient devenir un moyen de gestion ordinaire. Éleveurs, bergers, membres de groupements pastoraux, gestionnaires d’estive et lieutenants de louveterie : tous peuvent désormais prendre les armes. De plus, la protection des ourses accompagnées de leurs petits est affaiblie : leur effarouchement renforcé n’est plus conditionné à “des conséquences dommageables certaines à venir pour le troupeau”. Seule une “vigilance particulière” suffit.
Des armes contre une espèce protégée
S’ils ne tuent pas directement, les effarouchements causent des dégâts considérables. Les détonations peuvent atteindre 120 décibels (seuil de douleur pour l’humain) et provoquer, selon le Conseil national de la protection de la nature (CNPN), des blessures auditives. Répétés, ces tirs génèrent un stress intense, perturbent les déplacements des animaux, peuvent séparer les oursons de leurs mères et provoquer des fausses couches. Aucune étude scientifique ne prouve leur efficacité. Traumatisants pour les animaux, ils ne servent qu’à persécuter une espèce fragile, à la traquer pour la repousser hors de son habitat naturel.
Une persécution qui dure depuis des décennies
L’histoire des ours des Pyrénées est celle d’une persécution ininterrompue. En novembre 2004, Cannelle, dernière ourse de souche pyrénéenne, était abattue par un chasseur. Quelques années plus tôt, des ours slovènes avaient été réintroduits dans nos massifs pour empêcher leur disparition totale. Aujourd’hui, 108 individus, les descendants de ceux que l’on a arrachés à leur sol natal, tentent de survivre. Ces mêmes animaux, venus de force pour empêcher une extinction, se retrouvent à nouveau pris pour cibles par les pouvoirs publics.
La justice protège, le gouvernement change les règles
Depuis 2022, chaque été, les autorités ariégeoises prennent des arrêtés pour autoriser les effarouchements. Depuis 2022, chaque été, One Voice les conteste dans les tribunaux et obtient leur suspension. Plutôt que de respecter ces décisions de justice, l’État choisit de changer la réglementation et de légaliser des pratiques censurées par les juges.
Les ours ont toute leur place dans les Pyrénées
À l’heure où la biodiversité s’effondre, nous refusons que les effarouchements deviennent la norme, que la traque et les armes soient une solution, que les intérêts financiers de quelques-uns l’emportent sur la survie d’une espèce protégée.
Neuf Français sur dix le pensent : les ours ont toute leur place dans les Pyrénées. Pour eux, notre combat continue, sur le terrain et dans les tribunaux. One Voice ira jusqu’au bout.