Pour les chats errants de Plessé, One Voice inaugure le premier Chatipi de Loire-Atlantique le 22 juin

Pour les chats errants de Plessé, One Voice inaugure le premier Chatipi de Loire-Atlantique le 22 juin

Pour les chats errants de Plessé, One Voice inaugure le premier Chatipi de Loire-Atlantique le 22 juin
19.06.2026
Plessé
Pour les chats errants de Plessé, One Voice inaugure le premier Chatipi de Loire-Atlantique le 22 juin
Animaux familiers

Le 22 juin prochain, One Voice et la commune de Plessé inaugureront le premier Chatipi de Loire-Atlantique. Installé au sein de la Résidence de la Rochefoucauld, cet espace dédié aux chats libres est le fruit d’un partenariat entre la municipalité, l’association L’Arche de Ninie, l’EHPAD et One Voice. Au-delà de la protection animale, le projet favorise également les liens entre habitants, résidents et bénévoles.

L’espace Chatipi sera inauguré le lundi 22 juin à 17 heures au sein de la Résidence de la Rochefoucauld, située 6, rue du Dr Alexis Carrel à Plessé, en présence de l’adjointe au maire Madame Magali Ouary et de l’ancien élu Monsieur Alain Annaix ; Madame Muriel Arnal, présidente de One Voice et Monsieur Florian Valy ; ainsi que Madame Virginie Le Magueresse et Monsieur Gérald Cruaud, respectivement présidente et secrétaire de l’Arche de de Ninie, accompagnés de bénévoles.

Une nouvelle étape pour la protection des chats errants

Jusqu’à présent, la commune de Plessé intervenait principalement au travers de campagnes de stérilisation menées avec le soutien des associations locales et des habitants. Souhaitant inscrire son action dans une démarche plus préventive, éthique et durable, la municipalité a souhaité renforcer son engagement en faveur du bien-être des félins. Le projet Chatipi permet désormais d’offrir un refuge sécurisé aux chats errants, tout en facilitant leur suivi sanitaire et la poursuite des actions de stérilisation et d’identification.

Un partenariat local au service d’un projet durable

Le projet repose sur une convention et une collaboration quadripartites. Chaque partenaire a apporté sa contribution :

  • One Voice, qui a créé le dispositif, a financé quinze stérilisations, identifications et tests sanitaires, ainsi que l’acquisition du chalet, des chatières, du panneau d’information et de trente kilogrammes de croquettes.
  • La commune a installé le plancher porteur, assuré le montage du chalet et prendra en charge l’achat de l’alimentation des chats ainsi que les éventuels frais vétérinaires futurs.
  • L’Arche de Ninie assure le trappage des chats, leur suivi sanitaire, l’aménagement du chalet et le placement des chats sociables ou des chatons en famille d’accueil en vue d’adoption. Le nourrissage et le nettoyage du site sont assurés conjointement par l’association et la municipalité.
  • Enfin, l’EHPAD de la Résidence de la Rochefoucauld a accepté d’accueillir le Chatipi dans son enceinte et a pour cela mis à disposition une partie de son terrain. 

Un projet qui favorise les liens intergénérationnels

L’implantation de l’espace Chatipi au sein de l’EHPAD donne une dimension particulière au projet. Fidèle à l’esprit du dispositif imaginé par One Voice, il favorise les échanges autour du bien-être animal et la participation des résidents comme des habitants de la commune.

L’établissement souhaite développer des animations associant les résidents aux actions menées autour du projet Chatipi. Parmi les initiatives envisagées figure notamment la confection de petites couvertures destinées aux chats. Plusieurs habitants de la commune, ainsi qu’un résident de l’EHPAD, ont par ailleurs déjà participé aux opérations de capture des chats errants accueillis sur le site.

Cette démarche s’inscrit dans la continuité des nombreuses activités ouvertes sur l’extérieur organisées par la Résidence de la Rochefoucauld, qui favorise régulièrement les rencontres entre ses résidents, les habitants et les élèves de l’école primaire de la commune.

Informations pratiques

L’inauguration du premier Chatipi de Loire-Atlantique aura lieu le lundi 22 juin à 17 h, au sein de la Résidence de la Rochefoucauld, située 6, rue du Dr Alexis Carrel, 44630 Plessé.

Avec ce premier Chatipi de Loire-Atlantique, Plessé démontre qu’une gestion responsable des chats errants peut également devenir un véritable projet régional.

Animaux dans les cirques : tour de piste des législations européennes

Animaux dans les cirques : tour de piste des législations européennes

Animaux dans les cirques : tour de piste des législations européennes
16.06.2026
Animaux dans les cirques : tour de piste des législations européennes
Exploitation pour le spectacle

La carte que nous publions le montre sans ambiguïté : partout en Europe, les avancées  pour les animaux des cirques– « sauvages »  comme « domestiques » – se multiplient. La France, elle, reste à la traîne. Elle cautionne toujours la captivité et l’exhibition des animaux. Pire, à grand renfort d’argent public, elle organise le maintien des cirques avec animaux, allant jusqu’à financer leur sédentarisation. Tout en fermant les yeux sur les maltraitances et les reproductions illégales que nous ne cessons de signaler.

Quand l’Europe interdit…

Portugal, Espagne, Hongrie, Grèce, Bulgarie, … Dans ces pays et dans bien d’autres encore, la détention des animaux sauvages dans les cirques appartient déjà au passé: interdictions totales ou quasi totales, fin des dérogations, reconnaissance de l’incompatibilité entre captivité itinérante et respect des besoins vitaux des animaux. Certains vont jusqu’au bout et incluent aussi les animaux dits domestiques. 

Notre analyse des législations européennes illustrée par la carte que nous publions en témoigne: aujourd’hui, l’Europe avance, portée par l’évolution des connaissances scientifiques et par une prise de conscience sociétale face à ces spectacles d’un autre âge.

Ainsi:

  • Vingt pays ont une législation plus ambitieuse que celle de la France dont trois une interdiction totale de tous types de cirques et pour tous les animaux, sauvages comme domestiques, 
  • Six états prévoient une loi similaire à celle de la France mais leur loi est déjà mise en application,
  • Deux, une législation un peu moins ambitieuse mais déjà appliquée et
  • Un seul, sans aucune loi. 

Ces dernières semaines, Julie, la dernière éléphante, et Sona, le dernier tigre de cirque du Portugal, ont rejoint sanctuaire et refuge, après une loi votée en 2017 et appliquée avec sérieux. 

… la France contourne, cautionne et même subventionne

Quand de très nombreux pays voisins œuvrent à la fin des animaux dans les cirques, l’État français, lui, fait le choix de l’hypocrisie. Votant une loi faussement protectrice en 2021, il prévoit à présent d’indemniser les cirques, auteurs de ces violences et de pratiques illégales, avec des millions d’euros d’argent public, tandis que nous sonnons l’alerte à propos du manque de sanctuaires et de refuges pour placer ces animaux en proie à une grande souffrance. Dans sa mise en œuvre théorique, cette loi soutient en réalité les intérêts et pratiques des circassiens. Dans les faits, les animaux, eux, continuent d’être exhibés, dressés, reproduits et enfermés, malgré leurs souffrances largement documentées et reconnues, et ce en toute impunité.

Ni sauvages ni domestiques !

Si les conséquences de la captivité, du dressage et de l’itinérance sont terribles pour les animaux sauvages, les animaux dits « domestiques » subissent aussi et sont les grands oubliés de la loi de 2021. Ils présentent également des traumatismes liés à de telles conditions de détention: le stress y est permanent, ils sont malnourris, isolés, enfermés dans des camions ou attachés trop court quand ils ne sont pas contraints de se produire en spectacles. Eux aussi souffrent de graves stéréotypies. Cette classification arbitraire est contestée d’ailleurs par de nombreux scientifiques pour ce qui est des chameaux et dromadaires notamment, qui restent très semblables à leurs ancêtres sauvages et ont les mêmes besoins sociaux et physiologiques.

 

Notre analyse de la situation européenne des législations relatives aux cirques révèle une évidence : protéger tous les animaux captifs n’est ni une exception ni une utopie ; c’est un choix de société déjà assumé par de nombreux pays.

One Voice appelle à la préparation effective immédiate de l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques prévue pour 2028, sans report ni contournement. Le développement de solutions d’accueil adaptées à tous ces êtres vivants et leur recensement sont urgents et doivent devenir prioritaires. Sans oublier des sanctions à la hauteur des maltraitances signalées. Et de faire ensuite évoluer la loi pour y inclure aussi les animaux domestiques aussi, à l’exemple des pays pionniers en la matière. 

Effarouchement des ours : communiqué de presse

Effarouchement des ours : communiqué de presse

Effarouchement des ours : communiqué de presse
11.06.2026
Pyrénées
Effarouchement des ours : communiqué de presse
Animaux sauvages

Jusqu’au 29 juin, le ministère de la Transition écologique met en consultation publique un projet d’arrêté qui élargit les « effarouchements renforcés » des ours dans les Pyrénées et abaisse la protection des mères accompagnées de leurs petits. Derrière ce terme administratif : des ours agressés la nuit, à coups de détonations et de tirs. One Voice s’y oppose et appelle à déposer un avis défavorable.

Un « effarouchement renforcé », ce sont des tirs de cartouches à double détonation tirées au fusil — dirigés sur les ours pour les terroriser et les faire fuir. Ces opérations se déroulent de nuit et peuvent se répéter plusieurs nuits de suite sur une même estive.

Imagnons ces ours : dans le noir, des déflagrations qui claquent, une fuite affolée à travers la montagne. Pour une mère, c’est le risque d’être séparée de ses oursons dans la panique — et, pour eux, une survie aussitôt compromise. Cette violence est infligée à une espèce protégée.

Plus d’opérations, moins de garanties, et aucune preuve d’efficacité

Le projet d’arrêté ouvre ces tirs à de nouveaux intervenants — éleveurs, bergers, membres de groupements pastoraux, gestionnaires d’estives, lieutenants de louveterie. Il multipliera mécaniquement les opérations et banalisera une dérogation censée rester exceptionnelle. Il affaiblit aussi la protection des ourses suitées : un simple critère de « vigilance particulière » remplacerait l’exigence de « conséquences dommageables certaines à venir pour le troupeau ». Et tout cela sans qu’aucun protocole scientifique n’ait jamais démontré l’efficacité durable de ces tirs, alors que les ours restent une population fragile.

One Voice s’oppose au principe même des effarouchements et défend une coexistence apaisée, fondée sur la protection des troupeaux plutôt que sur l’agression des ours. L’association appelle chacune et chacun à déposer un avis défavorable avant le 29 juin.

Lien vers la consultation publique (ouverte jusqu’au 29 juin) : https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=3370

La chatte Pomponette, tuée par un piège : One Voice porte plainte

La chatte Pomponette, tuée par un piège : One Voice porte plainte

La chatte Pomponette, tuée par un piège : One Voice porte plainte
10.06.2026
La chatte Pomponette, tuée par un piège : One Voice porte plainte
Animaux sauvages

Elle s’appelait Pomponette. Une chatte douce, aimée, paisible. Le mardi 19 mai, à 19h, les enfants de sa famille partis à sa recherche l’ont retrouvée prise dans un piège, la cage thoracique écrasée, sans vie. Pomponette rejoint la longue liste des animaux familiers, sauvages et protégés victimes des dispositifs des chasseurs-piégeurs qui mutilent, étranglent et tuent. Face à cette mort cruelle et silencieuse, nous refusons de nous taire. Pour Pomponette, nous avons porté plainte. One Voice a également saisi le Conseil d’État fin 2025 pour faire interdire les pièges.

Pomponette sortait peu. Elle aimait sa maison. Elle aimait sa famille. Rien dans sa vie tranquille ne la destinait à croiser la mort au détour d’un chemin familier. Pour cette chatte casanière, la probabilité d’être prise dans un piège aurait dû être nulle. Elle ne l’était pas. Car en France, les instruments de torture prisés des chasseurs ne sont pas cantonnés aux zones dites « sauvages » : ils minent aussi les abords des jardins et les sentiers empruntés chaque jour par les animaux partis en balade.

Les derniers instants de Pomponette

Pomponette a quitté son domicile le 18 mai. Le lendemain, elle n’était pas rentrée et cette absence inhabituelle a suffi : sa famille a lancé les recherches immédiatement. Ce sont les enfants qui ont découvert son corps, près d’un grillage séparant deux propriétés. Le choc a été tel que les gendarmes ont d’abord été appelés pour un signalement d’enfants en détresse. Sur place, des adultes ont eu la présence d’esprit de photographier la scène. Bien leur en a pris. Quand les forces de l’ordre sont intervenues le lendemain, la dépouille et le piège avaient disparu. A la place, une pierre bouchait le trou sous le grillage.
Lors de l’enquête, les propriétaires du terrain ont d’abord prétendu ne rien savoir avant de reconnaître les faits face aux preuves photographiques. Selon leurs déclarations, le piège était destiné à un renard afin de protéger leur poulailler. Le certificat vétérinaire est sans appel. Pomponette présentait « des traces d’écrasement au niveau du thorax et des hémorragies pulmonaires ». La conclusion est limpide : « une mort par écrasement de la cage thoracique ayant entraîné une asphyxie mortelle ». Des mots cliniques qui peinent à masquer une réalité brutale : Pomponette a agonisé seule, loin des siens.

Un million de victimes chaque année

Malgré les discours des chasseurs prétendant le contraire, les pièges ne choisissent pas leurs victimes. Et quand bien même : invisibles et dissimulées, ces armes aveugles se referment sur la patte d’un chat, étranglent un renard inoffensif, tuent une espèce protégée telle que les loups.
Ubellule n’avait que 17 mois quand un piège à mâchoire – des pièges pourtant interdits en Europe depuis 1995 – lui a broyé la patte. Tigrou, lui, n’a pas survécu.  Et puis il y a aussi Cooper, Snooky, Collier Rouge, Mani… et tant d’autres pour lesquels One Voice a porté plainte à chaque fois.
Combien d’animaux meurent ainsi chaque année ? Combien agonisent des heures durant, enfermés dans une cage, la patte coincée dans un collet ou un lacet, en proie à une terreur indescriptible ? Aucune statistique nationale ne permet de le savoir, mais les chasseurs-piégeurs les cachent où bon leur semble et les victimes avoisineraient le million chaque année.

Pomponette est morte et en son nom nous avons porté plainte. Car si rien ne change, d’autres mourront demain. Fin 2025, One Voice a saisi le Conseil d’État. Ensemble, faisons cesser ces pratiques d’un autre âge. Signez notre pétition pour l’interdiction de tous les pièges.

Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition ! Pour l’interdiction des pièges, signez la pétition !

Delphinarium de Beauval: Communiqué de presse

Delphinarium de Beauval: Communiqué de presse

Delphinarium de Beauval: Communiqué de presse
05.06.2026
Saint Aignan
Delphinarium de Beauval: Communiqué de presse
Exploitation pour le spectacle

En autorisant le zoo de Beauval (Loir-et-Cher) à créer un « centre d’études, de recherche scientifique et de sauvegarde pour dauphins », la préfecture vient de franchir une nouvelle étape vers l’ouverture d’un nouveau delphinarium en France. One Voice, qui dénonce de longue date ce projet de captivité maquillé en centre scientifique, refuse ce nouveau cap : reproduction programmée, bassins de béton, transferts à terme vers d’autres parcs et logique d’abord économique, au détriment du bien-être des dauphins.

Le projet n’est pas nouveau et One Voice le combat depuis des mois. Mais avec cette autorisation, il franchit un cap décisif : celui du feu vert administratif, que l’association entend bien contester. Ses avocates se sont immédiatement mises sur l’étude du dossier.

 

Beauval récupèrerait d’un côté les 11 dauphins de Planète Sauvage (Port-Saint-Père), dont le delphinarium est appelé à fermer. De l’autre, 8 des 12 dauphins de Marineland, déjà fermé au public. Selon la dernière annonce de Mathieu Lefèvre, ministre délégué à la transition écologique, les dauphins de Marineland seraient d’abord envoyés en Espagne ; huit d’entre eux reviendraient ensuite en France, à Beauval, une fois l’établissement prêt. Un aller-retour entre la France et l’Espagne, traumatisant pour ces animaux, pour aboutir… à un nouveau delphinarium. 

Un label « recherche et sauvegarde » qui ne tient pas

On n’étudie pas des animaux sauvages en captivité, sinon pour mesurer sur eux les effets de cette captivité. Quant à la « sauvegarde », le grand dauphin (Tursiops truncatus) n’est pas une espèce en danger. L’UICN le classe en « préoccupation mineure ». Ce titre n’a qu’une fonction : satisfaire l’obligation d’un programme de recherche pour être autorisé à détenir des dauphins.

Le zoo adhérera au programme d’élevage européen (EEP) : autrement dit, il fera de la reproduction. Or la reproduction n’est nullement nécessaire au bien-être des dauphins, et aucune littérature scientifique sérieuse ne l’établit, comme le rappelle le Dr Pierre Gallego, vétérinaire et biologiste marin spécialiste des cétacés, dans son analyse du projet.

Les dimensions annoncées – de l’ordre de 10 000 m² de surface aquatique et 30 000 m³ d’eau de mer reconstituée – restent dérisoires pour des animaux qui parcourent librement 50 à 90 km par jour. Conscients d’eux-mêmes, dotés d’une signature vocale propre à chaque individu, les dauphins opèrent des choix en permanence : choisir leurs partenaires, éviter les conflits, plonger, chasser. Aucun bassin ne le permet, et le stress chronique qui en découle nuit gravement à leur santé.

 

Enfin, lors de la concertation, l’établissement a clairement envisagé des transferts de dauphins vers d’autres delphinariums, y compris chinois. A l’exact opposé des sanctuaires.

 

L’eau des bassins devra être traitée en continu. L’autorisation a pourtant été délivrée sans étude environnementale : on peut s’étonner qu’une telle décision soit prise sans évaluer l’impact d’un tel équipement sur le milieu.

La seule issue : de vrais sanctuaires marins

Le calcul est d’abord financier. En captivité, les dauphins se monnayent : spectacles renommés présentations pédagogiques, naissances, transferts d’un zoo à l’autre. Un sanctuaire, lui, ne rapporte rien – pas de représentations, pas de reproduction, pas de revente : un coût, sans retour commercial. 

En validant Beauval, l’État épouse cette logique pécuniaire et fait passer la rentabilité d’une industrie avant le bien-être d’animaux dont il a la responsabilité. Réduits à de simples actifs à monnayer, les dauphins en font les frais. One Voice refuse de s’y plier.

« Il n’y a pas de sanctuaire magique », a déclaré le ministre. C’est faux. À Tarente, le San Paolo Dolphin Refuge, que One Voice a contribué à financer, devrait accueillir ses premiers dauphins dès cet été : la preuve qu’avec de la volonté politique, créer ce type de sanctuaire en Europe est réaliste. Construire un sanctuaire est d’ailleurs plus simple que d’ériger un delphinarium aussi beau soit-il pour les visiteurs… Encore faut-il le courage d’engager cette transition écologique que le ministère éponyme s’emploie méthodiquement à saborder.

« On nous a d’abord vendu un sanctuaire. Puis sont venues la reproduction, puis les exportations, jusqu’en Chine : les masques sont tombés. Étudier et “sauvegarder” en captivité des dauphins qui ne sont même pas une espèce en danger, c’est d’un cynisme absolu. Nous avons stoppé un delphinarium à Beauval en 2016 ; avec les scientifiques et nos partenaires partout en Europe, nous irons cette fois encore jusqu’au bout. » Muriel Arnal, présidente de One Voice

One Voice combattra par tous les moyens la création de ce delphinarium. Si les dauphins devaient être ballottés vers l’Espagne, abandonnés à Valence ou enfermés dans un nouveau delphinarium à Beauval, les Françaises et les Français qui se sont mobilisés pour fermer les delphinariums verraient leur volonté bafouée. Un nouveau delphinarium en France serait une hérésie en 2026. L’association lance une campagne et invite toutes celles et ceux qui aiment les dauphins à se tenir prêts : les sanctuaires marins sont la seule issue acceptable – une issue crédible, à condition de courage politique.

Limitation des tests sur les animaux : Communiqué de presse

Limitation des tests sur les animaux : Communiqué de presse

Limitation des tests sur les animaux : Communiqué de presse
05.06.2026
Europe
Limitation des tests sur les animaux : Communiqué de presse
Expérimentation animale

La Commission européenne souhaite éliminer progressivement le recours aux animaux pour les tests de toxicité. Une avancée scientifique et politique majeure, qui répond à la mobilisation de plus de 1,2 million de citoyens européens. Alors que la France demeure le premier pays de l’Union européenne en matière d’expérimentation animale, One Voice appelle le gouvernement français à traduire sans délai cette ambition en actes.

Membre français de la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale (ECEAE) et de Cruelty Free International, One Voice accueille cette feuille de route comme l’aboutissement d’un long combat. Elle fait directement suite à l’Initiative citoyenne européenne « Save Cruelty Free Cosmetics », qui a réuni plus de 1,2 million de signatures.

Une réalité encore massive en France

À l’échelle de l’Union européenne, environ 500 000 procédures sur des animaux sont réalisées chaque année pour la sécurité chimique. Des poissons, des chiens, des lapins et d’autres animaux y sont gavés de substances toxiques pendant des mois, jusqu’à provoquer douleurs, hémorragies, défaillances d’organes et mort. Un seul test de toxicité pour la reproduction peut mobiliser jusqu’à 2 500 animaux pour une unique substance.

En France, la situation reste préoccupante : selon les dernières statistiques du ministère de la Recherche (données 2023, publiées en 2025), près de 2 millions d’animaux ont été soumis à des expériences, 207 014 de ces utilisations rien que pour des tests réglementaires soit 19,7% du total européen. La France est ainsi le premier pays des 27 depuis de nombreuses années, très loin devant les autres.

Cette persistance contraste avec une opinion publique sans ambiguïté : selon un sondage Ipsos / One Voice, trois Français sur quatre se déclarent défavorables à l’expérimentation animale.

Une feuille de route qui manque encore d’ambition mesurable 

One Voice relève plusieurs avancées concrètes dans cette feuille de route, mais aussi des réserves. Celle-ci ne fixe aucun objectif chiffré de réduction du nombre d’animaux, ni aucun calendrier daté. L’ensemble des actions de la Commission s’arrête à l’horizon 2029, sans vision de moyen et long terme assortie d’échéances. Enfin, aucun financement spécifique n’est prévu : la Commission se contente de recenser les ressources existantes, là où le développement des méthodes alternatives exige un investissement dédié et à la hauteur.

Les demandes de One Voice à la France

Alors que des textes clés comme le règlement REACH sont en cours de révision, l’application de cette feuille de route dépendra largement de la volonté des États membres. One Voice demande ainsi à la France d’élaborer un plan national de sortie de l’expérimentation animale comprenant :

  • Des objectifs chiffrés et un calendrier ambitieux avec des étapes intermédiaires incitatives ;
  • La réorientation conséquente des financements publics vers le développement et la validation des méthodes sans animaux ;
  • La transparence des données françaises sur l’expérimentation animale et le suivi des indicateurs. 

Un tel plan est nécessaire afin de faire de la France un moteur, et non un frein, de cette transition scientifique et éthique et rejoindre des pays déjà engagés comme les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

« Cette feuille de route prouve qu’une science rigoureuse sans souffrance animale n’est plus une utopie : les technologies pour se passer de l’expérimentation animale existent déjà. Si la France en reste l’un des principaux soutiens en Europe, ce n’est pas une fatalité qu’elle subit, c’est un choix délibéré favorisant une filière solidement installée et lucrative, des élevages d’animaux jusqu’aux laboratoires. Il est temps qu’elle cesse de protéger ce système d’un autre âge dont les Français ne veulent plus. » Muriel Arnal, présidente de One Voice. 

 

Au Cirque Muller, Jumbo n’est pas le seul animal martyrisé en toute illégalité

Au Cirque Muller, Jumbo n’est pas le seul animal martyrisé en toute illégalité

Au Cirque Muller, Jumbo n’est pas le seul animal martyrisé en toute illégalité
21.05.2026
Au Cirque Muller, Jumbo n’est pas le seul animal martyrisé en toute illégalité
Exploitation pour le spectacle

Depuis le 1er décembre 2023, les cirques itinérants n’ont plus le droit d’acquérir, de commercialiser ni de faire reproduire des animaux sauvages. Pourtant, au Cirque Muller Zavatta, deux autruches ont été achetées illégalement en octobre 2025 pour remplacer d’anciens animaux décédés. Malgré des constats officiels et des documents administratifs accablants, aucune sanction n’a été prise. Une nouvelle démonstration de l’impunité dont bénéficient encore les cirques avec animaux.

Deux autruches acquises en violation de la loi

Les documents que nous avons obtenus le prouvent : les deux autruches actuellement détenues par le Cirque Muller Zavatta ont été acquises le 2 octobre 2025. Ces nouveaux animaux, en réalité deux mâles, seraient venus remplacer les anciennes autruches du cirque, aujourd’hui décédées.

Or cet achat est illégal. Depuis le 1er décembre 2023, l’acquisition, la commercialisation et la reproduction d’animaux sauvages sont interdites au sein des cirques itinérants. Cette interdiction devait préparer la fin progressive des animaux sauvages dans les cirques d’ici 2028. Pourtant, malgré plusieurs rapports d’inspection, des documents administratifs et des courriers constatant noir sur blanc la présence de ces autruches, rien ne se passe. Aucune mesure n’a été prise. Ni saisie, ni sanction, ni poursuites n’ont été engagées à ce jour.

Reproduction, acquisition : même combat

L’acquisition de nouveaux animaux n’est pas le seul problème. Depuis cette même date du 1er décembre 2023, la reproduction des animaux sauvages dans les cirques est elle aussi interdite.

La famille Muller est d’ailleurs coutumière des infractions : l’été dernier déjà, nous dénoncions la présence de bébés tigres dans les camions-cages.

Et les exemples se multiplient. En avril dernier, le Cirque Franco-Belge s’affichait fièrement avec des lionceaux. En 2024, notre enquête au sein du Cirque Claudio Zavatta révélait des faits similaires.

Le message envoyé est désastreux : malgré les annonces politiques et les promesses de transition, certains établissements continuent d’acheter et de faire naître des animaux comme si l’horizon 2028 n’existait pas.

Mais que deviendront tous ces animaux dans quelques mois ? Chaque naissance, chaque acquisition vient alourdir encore un peu plus le nombre d’animaux qui devront être pris en charge par des refuges déjà saturés.

Ces pratiques irresponsables montrent surtout la volonté de continuer l’exploitation animale et la recherche du profit jusqu’au bout.

Une loi vidée de sa force par l’inaction du gouvernement

Près de cinq ans après le vote de la loi du 30 novembre 2021, les décrets d’application prévoyant les sanctions n’ont toujours pas été publiés.

Résultat : les infractions sont constatées, documentées, connues des autorités… mais les cirques continuent d’agir en toute impunité. Pire encore : l’État s’entête à les soutenir et à les perfuser financièrement, s’apprêtant à distribuer des centaines de milliers d’euros d’argent public. Le message est désastreux.

Les deux autruches du Cirque Muller Zavatta ne sont pas un simple « détail administratif » : elles symbolisent l’échec actuel de l’État à faire respecter ses propres lois.

Alors que l’échéance de 2028 approche, les cirques continuent de bafouer les interdictions en toute tranquillité. Et pendant que les autorités tergiversent, les animaux, eux, continuent d’être maltraités, déplacés et exhibés comme de simples marchandises. Jumbo en est un exemple criant. Pour lui et ses compagnons d’infortune, nous avons déposé une nouvelle plainte. Pour tous ceux qui souffrent, signez notre pétition et disons stop à l’exploitation des animaux dans les cirques.

Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition Stop aux animaux dans les cirques ! Signez la pétition

Mort d’un lynx, condamnation : communiqué de presse

Mort d’un lynx, condamnation : communiqué de presse

Mort d’un lynx, condamnation : communiqué de presse
20.05.2026
Vosges
Mort d’un lynx, condamnation : communiqué de presse
Animaux sauvages

La femme qui avait mortellement frappé un jeune lynx boréal à coups de pelle à Niederbronn-les-Bains, en octobre 2024, a été condamnée ce mercredi 20 mai 2026 par le tribunal correctionnel de Strasbourg à trois mois d’emprisonnement avec sursis. La justice a également reconnu l’existence d’un préjudice écologique de 25 000 euros au Centre Athénas, aux côtés des indemnisations obtenues par One Voice et le centre de soins.

Le tribunal correctionnel de Strasbourg a reconnu coupable la personne poursuivie pour avoir mortellement blessé à coups de pelle un jeune lynx boréal à Niederbronn-les-Bains en octobre 2024. Elle a été condamnée à trois mois d’emprisonnement avec sursis simple.

Le tribunal a également accordé des dommages et intérêts aux associations parties civiles, dont 25 000 euros au titre du préjudice écologique pour le Centre Athénas, ainsi que des indemnisations pour préjudice moral et frais de procédure pour One Voice, le Centre Athénas mais aussi les autres associations qui étaient parties civiles.

Pour One Voice, cette décision constitue une reconnaissance de l’atteinte portée à une espèce strictement protégée, même si la condamnation reste faible au regard de sa gravité.

Une décision importante en matière de préjudice écologique

Le préjudice écologique consacre juridiquement l’atteinte portée à l’environnement, indépendamment des atteintes aux intérêts propres des personnes ou des associations. 

Les 25 000 euros accordés au Centre Athénas permettront de soutenir les actions de soins et de sauvegarde de lynx recueillis par le centre. 

Si aucune décision judiciaire ne pourra réparer la mort de ce jeune lynx, cette condamnation constitue néanmoins une illustration importante de la prise en compte juridique des atteintes portées à la faune sauvage. Le préjudice écologique est  reconnu en raison de l’atteinte portée à une espèce dont les populations sont fragiles, comme le lynx. Cependant, pour One Voice, il reste du chemin avant que le droit ne reconnaisse le préjudice propre à l’animal en tant qu’individu, attaché à sa vie et à son existence mêmes.

Une population de lynx toujours extrêmement fragile

Le lynx boréal demeure l’un des mammifères les plus menacés de France. On estime aujourd’hui sa population à environ 150 adultes sur l’ensemble du territoire national, principalement répartis dans le Jura, avec quelques individus présents dans les Alpes.

Le massif des Vosges reste particulièrement vulnérable. En 2025, seule une dizaine de lynx y sont détectés et suivis régulièrement, la plupart issus du programme de réintroduction mené dans le Palatinat allemand.

Dans ce contexte, chaque disparition représente une perte considérable pour l’avenir de l’espèce.

Une affaire révélatrice des difficultés de coexistence avec la faune sauvage

Cette affaire rappelle également la nécessité de renforcer la sensibilisation du public aux comportements à adopter face aux animaux sauvages.

Le jeune lynx, observé quelques jours avant le drame dans le centre de Niederbronn-les-Bains, semblait désorienté et probablement séparé prématurément de sa mère. Sa présence inhabituelle dans une zone habitée ne justifiait en aucun cas une telle violence.

Pour One Voice, protéger les grands prédateurs implique aussi de développer une culture de coexistence respectueuse avec la faune sauvage.

Un lynx boréal massacré en Alsace : une peine légère mais un préjudice écologique reconnu

Un lynx boréal massacré en Alsace : une peine légère mais un préjudice écologique reconnu

Un lynx boréal massacré en Alsace : une peine légère mais un préjudice écologique reconnu
20.05.2026
Niederbronn-les-bains
Un lynx boréal massacré en Alsace : une peine légère mais un préjudice écologique reconnu
Animaux sauvages

La femme qui avait mortellement frappé un jeune lynx boréal à coups de pelle à Niederbronn-les-Bains, en octobre 2024, a été condamnée ce mercredi 20 mai 2026 par le tribunal correctionnel de Strasbourg à trois mois d’emprisonnement avec sursis. La justice a également reconnu l’existence d’un préjudice écologique de 25 000 euros au Centre Athénas, aux côtés des indemnisations obtenues par One Voice et le centre de soins.

Le tribunal correctionnel de Strasbourg a reconnu coupable la personne poursuivie pour avoir mortellement blessé à coups de pelle un jeune lynx boréal à Niederbronn-les-Bains en octobre 2024. Elle a été condamnée à trois mois d’emprisonnement avec sursis simple.

Le tribunal a également accordé des dommages et intérêts aux associations parties civiles, dont 25 000 euros au titre du préjudice écologique pour le Centre Athénas, ainsi que des indemnisations pour préjudice moral et frais de procédure pour One Voice, le Centre Athénas mais aussi les autres associations qui étaient parties civiles.

Pour One Voice, cette décision constitue une reconnaissance de l’atteinte portée à une espèce strictement protégée, même si la condamnation reste faible au regard de sa gravité.

Une décision importante en matière de préjudice écologique

Le préjudice écologique consacre juridiquement l’atteinte portée à l’environnement, indépendamment des atteintes aux intérêts propres des personnes ou des associations. 

Les 25 000 euros accordés au Centre Athénas permettront de soutenir les actions de soins et de sauvegarde de lynx recueillis par le centre. 

Si aucune décision judiciaire ne pourra réparer la mort de ce jeune lynx, cette condamnation constitue néanmoins une illustration importante de la prise en compte juridique des atteintes portées à la faune sauvage. Le préjudice écologique est  reconnu en raison de l’atteinte portée à une espèce dont les populations sont fragiles, comme le lynx. Cependant, pour One Voice, il reste du chemin avant que le droit ne reconnaisse le préjudice propre à l’animal en tant qu’individu, attaché à sa vie et à son existence mêmes.

Une population de lynx toujours extrêmement fragile

Le lynx boréal demeure l’un des mammifères les plus menacés de France. On estime aujourd’hui sa population à environ 150 adultes sur l’ensemble du territoire national, principalement répartis dans le Jura, avec quelques individus présents dans les Alpes.

Le massif des Vosges reste particulièrement vulnérable. En 2025, seule une dizaine de lynx y sont détectés et suivis régulièrement, la plupart issus du programme de réintroduction mené dans le Palatinat allemand.

Dans ce contexte, chaque disparition représente une perte considérable pour l’avenir de l’espèce.

Une affaire révélatrice des difficultés de coexistence avec la faune sauvage

Cette affaire rappelle également la nécessité de renforcer la sensibilisation du public aux comportements à adopter face aux animaux sauvages.

Le jeune lynx, observé quelques jours avant le drame dans le centre de Niederbronn-les-Bains, semblait désorienté et probablement séparé prématurément de sa mère. Sa présence inhabituelle dans une zone habitée ne justifiait en aucun cas une telle violence.

Pour One Voice, protéger les grands prédateurs implique aussi de développer une culture de coexistence respectueuse avec la faune sauvage.

Victoire corrida de la Brède : Communiqué de presse

Victoire corrida de la Brède : Communiqué de presse

Victoire corrida de la Brède : Communiqué de presse
19.05.2026
La Brède
Victoire corrida de la Brède : Communiqué de presse
Exploitation pour le spectacle

One Voice avait engagé une action en justice contre la tenue d’une corrida le 20 juin prochain à La Brède.  Par une ordonnance du 18 mai, le tribunal administratif de Bordeaux a suspendu l’autorisation de cette corrida. Une décision importante pour les taureaux et les chevaux, alors que cette pratique, interdite en principe en France, continue d’être tolérée au nom de la “tradition” dans certaines communes.

Le tribunal administratif de Bordeaux a suspendu ce mardi la décision autorisant une corrida à La Brède le 20 juin prochain, dans le cadre des fêtes locales. Aux côtés d’Alliance Anticorrida, One Voice, représenté par le cabinet d’Hélène Thouy, contestait l’organisation de cet événement fondé sur la souffrance et la mise à mort d’un animal devant le public. 

En France, la corrida est interdite, sauf dans certaines zones où une “tradition locale ininterrompue” peut être invoquée. Or, aucune corrida n’a eu lieu à La Brède en 2020, 2021 et 2025. La pratique reste d’ailleurs très marginale en Gironde (une seule autre commune l’autorise). La commune prévoyait pourtant de financer largement cet événement, malgré un risque de déficit et un désintérêt grandissant du public.

Une violence mise en scène au nom de la tradition

Pour One Voice, cette suspension est une étape importante dans la lutte contre une pratique d’un autre temps.

Muriel Arnal, présidente de One Voice : « En plein début de la saison taurine, c’est un pas important pour les taureaux et les chevaux et pour tous ceux qui les aiment. La corrida est une exception, l’une des seules pratiques qui échappe à la condamnation pour “actes de cruautés sur les animaux” dans la loi. Un spectacle qui n’est jamais anodin, ni pour les animaux, ni pour les enfants qui y assistent. One Voice continuera sa campagne, jusqu’à son abolition partout en France. »

One Voice rappelle que la corrida n’est pas un “combat à armes égales”, mais un spectacle où tout est organisé pour affaiblir le taureau avant sa mise à mort. En juillet 2025, l’association avait diffusé des images inédites tournées lors de la corrida de Céret, révélant un déchaînement de violence rarement montré au grand public. 

Alors que 75 % des Français se déclarent opposés à la corrida, One Voice appelle à mettre fin définitivement à cette exception française.