Nouvelle enquête : plus que quatre élevages de visons en France… Fermons-les !

Nouvelle enquête : plus que quatre élevages de visons en France… Fermons-les !

Nouvelle enquête : plus que quatre élevages de visons en France… Fermons-les !
31.08.2020
France
Nouvelle enquête : plus que quatre élevages de visons en France… Fermons-les !
Exploitation pour la Mode

Nous dévoilons ce à quoi ressemblent les quatre dernières fermes à fourrure du pays, avec des images tournées au mois d’août 2020. Elles sont mieux gardées, certaines sont en travaux – tendant ainsi à montrer que la disparition totale des fermes à fourrure en France n’est pas pour demain -, mais l’horreur dans les cages, elle, reste absolue. Les visons de «l’élevage de l’horreur», en Eure-et-Loir, sont moins nombreux : toutes les cages ne sont pas occupées, et la surpopulation n’est plus d’actualité. Mais l’air y est toujours irrespirable, les stalagmites de déjections toujours aussi hautes, quant aux visons… Nous demandons la fermeture de ces établissements avant la fin de l’année par arrêté ministériel, et pour le pire des quatre, celui d’Eure-et-Loir, une fermeture immédiate ! Nous envoyons un complément de plainte contre «l’élevage de l’horreur».

Les fermes à fourrure en France : une horreur qui n’en finit pas

En 2017, nous avons révélé les images de six élevages de visons en France sur les onze encore en activité. Tout y était exposé : les cages minuscules grillagées qui blessent les pattes, l’absence d’eau à disposition alors que les visons se nourrissent en nageant, la surpopulation dans les cages menant à des bagarres et des blessures, les rejets incontrôlés de ces installations classées (du fait de leur impact sur l’environnement) avec des conséquences délétères pour la nature et la biodiversité. L’année suivante, L214 a dévoilé de nouvelles images de l’un d’entre eux, qui depuis a fermé.

En 2019, en pleine discussion au ministère sur ce thème, nous diffusons les images de quatre fermes à fourrure sur les cinq encore ouvertes. Nous présentons les images révoltantes de cannibalisme, de cadavres momifiés, de dizaines de bébés mourants ou agonisants dans le pire des élevages français, celui d’Eure-et-Loir. En réponse, les autorités et le couple d’éleveurs annoncent une épidémie éclair, opportunément « exceptionnelle » et évidemment terminée.

Les élevages de visons, des lieux peu documentés pourtant propices aux épidémies

Partout dans le monde, les visons présentent des blessures et des infections, peu étudiées et cependant récurrentes et similaires d’un lieu à un autre.

À la suite de la Covid-19, plus d’un million de visons, eux aussi touchés par le virus, ont été abattus dans les fermes européennes aux Pays-Bas, en Espagne, au Danemark, et ce par la seule faute des humains qui les soumettent à des conditions de détention favorables au développement de ce type de fléau.

«Il reste 4 élevages de visons en France, 4 ! Les Pays-Bas ont décidé d’en fermer 160, la Finlande s’apprête à faire de même pour les 700 siens. Ici, en dépit des réunions qui se succèdent, rien ne se passe. Absolument rien. Et pendant ce temps, en Eure-et-Loir, des visons encore vivants et déjà en putréfaction, se traînent toujours sur le sol grillagé de leur cage en quête d’un peu d’eau… » Muriel Arnal, présidente de One Voice

Des réunions et des rencontres avec les autorités compétentes à tous les niveaux

Fin 2019, une table ronde organisée à Bruxelles par des députés européens nous permet de présenter les images de ce « pire élevage d’Europe » aux représentants des fourreurs et d’échanger avec eux et les eurodéputés.

Au sortir du confinement, nous sollicitons et rencontrons un représentant de l’Ordre des vétérinaires, compte-tenu des prises de position de la Fédération des Vétérinaires d’Europe ainsi que des annonces des vétérinaires irlandais et bulgares. Nous attendons toujours les mesures annoncées par le ministère de l’Écologie, à la suite des réunions sur la faune sauvage captive.

Août 2020 : une nouvelle enquête, notre plainte complétée et des demandes de fermeture !

Cet été, il ne reste plus que quatre élevages en activité. Nombreuses sont les cages vides ou renfermant un seul vison, notamment à Montarlot-lès-Rioz et en Eure-et-Loir, à Champrond-en-Gâtine. Mais partout des visons mutilés : œil, dents, queue, pattes paralysées et nécrosées, maladies de peau… Et des déjections qui s’entassent, entraînant de réelles et durables pollutions des sols.

«En tant que vétérinaire, je suis consterné par ce que j’ai vu dans ces élevages de fourrure français. Cela va à l’encontre de tout ce que l’on sait sur le bien-être animal. Le fait de maintenir des membres d’espèces sauvages tels que les visons dans de petites cages de batterie, dans des conditions insalubres, engendre chez ces animaux une détresse mentale telle qu’elle génère des stéréotypies très marquées, qui sont la réponse du cerveau face à un environnement pauvre et inadéquat. Le spectacle du vison aux membres postérieurs nécrosés est extrêmement choquant car pour qu’un animal soit dans cet état, il faut qu’on l’ait laissé sans soins pendant au moins plusieurs jours. Ses deux pattes arrière, sa région pelvienne et son abdomen caudal sont touchés, il est paralysé des jambes, ce qui affecte sa capacité à boire et à s’alimenter. Il est probable que ces traumatismes résultent d’une blessure quelconque et qu’à partir du moment où l’animal se l’est faite, il ait intensément souffert et qu’il en ait été traumatisé psychologiquement. L’hypothèse selon laquelle cette blessure est due à une attaque est tout à fait plausible. Cet animal aurait dû être séparé de ses congénères et soigné aussitôt. Mais les choses ne se sont manifestement pas passées ainsi et on a laissé son état se dégrader au point qu’une euthanasie immédiate est à présent requise. » Professeur Alastair MacMillan, Conseiller vétérinaire de la Humane Society International (HSI)

La France en retard par rapport à ses voisins, la population prête et dans l’attente d’un changement !

Depuis 2017, nous demandons que le ministère de l’Écologie publie un arrêté de fermeture de tous les élevages français de visons. Cette année, quelle justification aura l’État pour son inaction, quand en Europe de nombreux pays ont légiféré ?

Le dernier élevage de Bosnie-Herzégovine a fermé en juillet, les Pays-Bas stopperont l’exploitation de leurs 160 élevages en 2021, et la Finlande, elle aussi, prévoit de clore définitivement ses 700 fermes à fourrure !

En France, plus d’un demi-million de personnes ont déjà signé le référendum pour les animaux, dont l’une des mesures concerne justement les élevages de fourrure ! Les Français sont avec nous : 77 % d’entre eux sont favorables à l’interdiction de l’élevage d’animaux pour leur fourrure.

Nous demandons la fermeture immédiate de l’élevage « de l’horreur » en Eure-et-Loir, pour lequel nous complétons notre plainte, et exigeons également un arrêté prévoyant que les trois autres élevages soient démantelés d’ici la fin de cette année.

Signez notre pétition pour sauver des milliers de visons ! D’année en année, les élevages français ferment, par la seule pression suscitée par les images diffusées et des réactions qu’elles entraînent.

Nous voulons des mesures maintenant, l’attente ayant assez duré. Qu’on ne vienne pas nous dire que c’est compliqué, car il n’y en a plus que quatre.

Soutenez notre combat

Et maintenant, les cirques vendeurs de chiots !

Et maintenant, les cirques vendeurs de chiots !

Et maintenant, les cirques vendeurs de chiots !
29.08.2020
Rhône
Et maintenant, les cirques vendeurs de chiots !
Exploitation pour le spectacle

Cet été chez Zavatta, on pouvait aussi acheter un chiot. Contre la « modique somme » de 150 euros pour un mâle ou 200 euros pour une femelle, il était possible d’acquérir un soi-disant chien de race (floue….) non vacciné, non identifié, voire… non sevré. Il faut dire que l’empressement était réel. En une semaine et quelques kilomètres, l’âge est passé de un à trois mois.

Grâce aux images de nos enquêteurs, nous savons que quatre chiots et – a priori – leur mère étaient détenus dans une petite cage, sur du béton nu, avec à peine de quoi boire malgré les fortes chaleurs et rien pour se cacher.

Nous avons donc porté plainte, notamment pour mauvais traitements et conditions de détention non conformes, avec à l’appui le procès-verbal de l’huissier que nous avons pu mandater sur place ; ainsi que pour conditions de cession illégales, prouvées par les propos qui ont pu être enregistrés.

Les cirques ne doivent plus être une zone de non-droit. Que les animaux soient sauvages ou domestiques, nous nous battrons pour les protéger et faire respecter la loi !

La marque Vaïvaï labellisée One Voice : pour du coco garanti sans souffrance !

La marque Vaïvaï labellisée One Voice : pour du coco garanti sans souffrance !

La marque Vaïvaï labellisée One Voice : pour du coco garanti sans souffrance !
27.08.2020
France
La marque Vaïvaï labellisée One Voice : pour du coco garanti sans souffrance !
Expérimentation animale

Disponibles en grande surface, les eaux, pétales, et huiles de coco de la marque Vaïvaï sont le fruit de la collaboration de deux amis d’enfance, Emmanuel et Gaëtan, amateurs de saveurs exotiques, et d’un entrepreneur français, Bertrand Jacoberger, adepte de l’innovation alimentaire au service de la santé et du bien-être. Leurs eaux de coco sont certifiées Vegan, 100% naturelles et sans sucres ajoutés.

Un engagement fondateur

Dès sa création, cette marque a veillé à l’éthique de ses produits en s’assurant de leur origine et du mode de récolte des noix de coco. Qu’aucun être ne souffre au cours du processus était pour eux une évidence. La labellisation par One Voice vient donc formaliser leur engagement pour garantir au consommateur qu’aucun singe n’a été exploité.

Ils expliquent : «Nous avons toujours veillé à connaître nos producteurs, notamment en visitant les plantations et les installations régulièrement […] afin de pouvoir vérifier […] la bonne application des engagements de ces derniers, concernant le non-travail des enfants, mais aussi des singes sur les exploitations. Toutefois, à l’aube de notre 10e année, il nous a semblé important d’aller un cran plus loin. […] C’est pourquoi nous avons simultanément engagé la démarche de certification Vegan, mais aussi auprès de One Voice, pour rendre cet engagement public et permettre aux consommateurs de faire un choix éclairé.»

La souffrance des singes

La récolte des noix de coco est un exercice qui demande beaucoup d’agilité et de légèreté. De nombreux singes, des macaques sont dressés en Asie à cette fin car ils excellent dans ce domaine. Mais cette pratique traditionnelle est un véritable esclavage. Après une formation particulièrement violente, ils doivent chaque jour, tenus en laisse, et sans jamais faire de pause, cueillir plusieurs centaines de noix de coco avant de rejoindre leur cage le soir venu…

Avec l’essor grandissant du commerce des produits à base de coco, combien encore de milliers de singes pourraient subir cette vie de misère ? Pour enrayer le phénomène et y mettre un terme, il faut absolument convaincre les entreprises de la nécessité de faire des choix éthiques à l’image de VaïVaï, Naelys Provence ou Ratchaprao.

Aidez les macaques en écrivant aux entreprises que vous connaissez pour leur demander de s’engager.

1430 renards en danger de mort : nous attaquons en référé la préfecture de Seine-Maritime

1430 renards en danger de mort : nous attaquons en référé la préfecture de Seine-Maritime

1430 renards en danger de mort : nous attaquons en référé la préfecture de Seine-Maritime
17.08.2020
France
1430 renards en danger de mort : nous attaquons en référé la préfecture de Seine-Maritime
Animaux sauvages

La préfecture de Seine-Maritime a publié un arrêté signant la mort de mille quatre cent trente renards en moins de six mois, en plus de ceux tués par les chasseurs tout au long de l’année. Cet arrêté va à l’encontre de la majorité des avis exprimés au cours de la consultation publique, et les motifs invoqués pour justifier de sa publication n’ont pas de base solide. Nous l’avons attaqué en déposant un référé devant le tribunal administratif. L’audience a lieu au tribunal administratif de Rouen le 19 août 2020 à 15h. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir afin de sauver ces renards, traqués de jour comme de nuit.

Photo :  Fabien Gagnon – CC BY-NC-SA 2.0

La « hausse tendancielle » de leur population : un faux calcul

Le préfet affirme que la population de renards augmente en Seine-Maritime, alors qu’il se base sur le nombre de renards piégés ainsi que sur les déclarations de dégâts, méthodes non reconnues pour une telle évaluation. Et pour cause ! Les renards pourraient fort bien être en déclin à cause de la multiplication de ces pièges ! De toute façon, ils régulent leur population en fonction de leur environnement.

Les chasseurs préfèrent tirer sur les perdrix plutôt que de laisser vivre les renards

Les chasseurs justifient l’utilité de leur loisir par l’absence de prédateurs pour réguler naturellement des populations animales, ici des perdrix. Mais quand la nature fait son œuvre, ils tiennent absolument à tout dérégler pour le plaisir de tuer, les uns (les renards) et les autres (les perdrix).

Pour l’anecdote, on notera que le préfet ne produit d’ailleurs aucune évaluation de l’effet de la prédation vulpine sur la population des perdrix, qui ont aussi d’autres prédateurs naturels…

On se trouve donc face à un cas de concurrence si insupportable pour les chasseurs qu’ils s’octroient le droit d’éradiquer les renards, en position de boucs émissaires. Pour la logique, on repassera. C’est le serpent qui se mord la queue.

Plus les renards sont chassés, plus ils tombent malades !

Le préfet soutient qu’il est nécessaire de tuer des renards pour réduire le risque de transmission des maladies dont ils peuvent être porteurs. Or, une étude de l’Office Français de la Biodiversité de 2016 conclut que les campagnes de « destruction » ne diminuent pas les risques de transmission à l’humain ; celles-ci sont même susceptibles d’augmenter la prévalence de la maladie parmi les renards, en éliminant des animaux sains et en accentuant les phénomènes de migration.

Des éleveurs qui ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes !

Le préfet soutient enfin qu’il est nécessaire de réduire le nombre de renards pour protéger les élevages de poules. Cet argument apparaît totalement irrecevable puisque ces élevages sont nécessairement clos et que les éleveurs doivent prendre les précautions qui s’imposent pour empêcher tout contact avec la faune sauvage. D’autres mesures de protection (grillage, clôture électrique) existent et elles sont plus efficaces. D’ailleurs, les enquêtes faites à ce sujet montrent que les dégâts causés aux élevages ne sont pas liés au nombre de renards, mais à la taille et à l’organisation de l’élevage.

Aucun argument ne justifie donc ce nouveau massacre annoncé

Aux 2468 avis négatifs, le préfet a répondu en une seule phrase lapidaire :
« Malgré des réponses très majoritairement défavorables en nombre, les impacts négatifs de l’espèce demeurent prédominants en terme de sécurité sanitaire et de préservation d’une filière. »

Alors que le code de l’environnement lui demande une « prise en considération des observations et propositions déposées par le public » et d’indiquer dans le document de synthèse « celles dont il a été tenu compte »...

Car s’indigner ne suffit pas, nous avons déposé un recours contre le préfet de Seine-Maritime. L’audience a lieu au tribunal administratif de Rouen le 19 août 2020 à 15h. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour sauver ces 1430 renardes, renards et renardeaux!

De la fourrure de lapin dans un puzzle «Djeco»: ça suffit !

De la fourrure de lapin dans un puzzle «Djeco»: ça suffit !

De la fourrure de lapin dans un puzzle «Djeco»: ça suffit !
15.08.2020
France
De la fourrure de lapin dans un puzzle «Djeco»: ça suffit !
Exploitation pour la Mode

Contactée à plusieurs reprises à propos d’un puzzle pour bébé voire très jeune enfant contenant de la vraie fourrure de lapin, la marque française de jouets Djeco ne semble pas disposée à cesser l’utilisation de fourrure dans ses jouets. Nous avons besoin de vous !

Dans ce puzzle tactile des animaux de la ferme, plusieurs pièces contiennent de la fausse fourrure, mais pas celle du lapin, qui en contient de la vraie. Or les lapins, dont le pelage est utilisé pour l’amusement des bébés, vivent un véritable enfer avant d’être tués dans des conditions cruelles.

Avec Bont voor Dieren, notre partenaire néerlandais au sein de la Fur Free Alliance, nous avons tenté de sensibiliser la marque française sur la cruauté de l’industrie de la fourrure et la toxicité des produits qui en sont issus. Mais après un email poli du service après-vente, plus de réponse…

Aux Pays-Bas, en revanche, TM Essentials, le fabricant qui commercialise les produits similaires à ceux de Djeco, a décidé de renoncer à la fourrure.

Vous aussi, interpellez Djeco pour demander l’arrêt de produits issus de la souffrance des lapins dans leurs jouets ! (Suite à leurs messages et à leur action, nous avons enlevé les messages)

Une bande organisée tente de piéger un loup alpin

Une bande organisée tente de piéger un loup alpin

Une bande organisée tente de piéger un loup alpin
13.08.2020
France
Une bande organisée tente de piéger un loup alpin
Animaux sauvages

À quelques kilomètres de l’Italie, le massif des Écrins abrite un parc national majestueux, abritant des milliers d’espèces animales, des mammifères, des oiseaux, des insectes… Entre Huez, Briançon et Gap, dans ce lieu protégé, vivent, entre autres, des loups. Et depuis leur retour en France par les Alpes italiennes, ils n’ont cessé d’être dans le viseur des éleveurs, d’élus et de représentants de l’État. Ainsi, un groupe organisé a tenté de piéger pour l’abattre l’un de ces loups, dont le rôle de régulation naturelle est si bénéfique aux écosystèmes de nos montagnes. Nous portons plainte pour qu’aucun sentiment d’impunité ne puisse s’installer.

Les loups vivant dans le parc national des Écrins n’en finissent plus d’être la proie des éleveurs et braconniers des environs ! Déjà l’an dernier, nous avions déposé plainte contre le « Front de libération du Champsaur » pour « association de malfaiteurs en vue de commettre la destruction d’une espèce protégée et tentative de destruction, en bande organisée, d’une espèce protégée ». Cet été, avec quelques jours d’avance pour fêter ce sordide anniversaire, rebelote.

Pour l’amour de ses « bêtes »… On repassera !

Un éleveur, à la fois exploitant de bergerie, d’une boutique, d’une auberge et de chambres d’hôtes, s’est « dénoncé » lui-même dans la presse : «Une nuit on a fait une patrouille de guet, avec une brebis vivante en appât. On a attendu pendant douze heures. Rien. On en a eu marre, on a tout rangé dans le fourgon. Et là, on l’a vu : quand on repartait, il était à vingt mètres derrière nous, assis, à nous observer…»

Même la tentative est un délit grave !

Nous avons porté plainte ce 31 juillet pour ces faits, appâter des loups en vue de les abattre est contraire à l’interdiction de destruction des animaux d’espèces protégées, et constitue un délit sanctionné par le code de l’environnement. L’abattage d’un animal d’une espèce protégée est sanctionné par une peine de 2 ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende ; celle-ci est doublée lorsque les infractions sont commises au cœur d’un parc national ; et lorsque l’infraction est commise en bande organisée (c’est-à-dire quand elle a été préparée par plusieurs personnes), elle est même punie de 7 ans d’emprisonnement et 750.000 euros d’amende. Le code de l’environnement précise que la tentative est punie des mêmes peines. Il s’agit en effet d’un délit grave.

Un acharnement illégal et contre toute logique

Chaque année, la population lupine se réimplante plus durablement en France, sans qu’aucune attaque sur un humain soit jamais constatée. Pourtant, chaque année, l’État organise le massacre de nombre d’entre eux et ce de manière ascendante, malgré leur protection théorique. Cette année, leur territoire est resté le même et l’augmentation de leur population a ralenti. Nous avons écrit à la ministre de la Transition écologique pour demander la suspension des tirs sur les loups.

En attendant que les loups soient réellement protégés dans notre pays, nous nous battons pied à pied pour qu’aucun sentiment d’impunité ne puisse s’installer. Les loups ainsi que l’ensemble des animaux des Alpes doivent pouvoir bénéficier de vastes territoires pour vivre libres, et les humains en être heureux ! Notre plainte pour tentative de destruction d’animaux d’une espèce protégée, commise au cœur d’un parc national ou dans une réserve naturelle et en bande organisée, a été envoyée le 31 juillet 2020.

À vie dans une cage de cirque rouge sang : Eliott, le lion blanc mutilé

À vie dans une cage de cirque rouge sang : Eliott, le lion blanc mutilé

À vie dans une cage de cirque rouge sang : Eliott, le lion blanc mutilé
10.08.2020
France
À vie dans une cage de cirque rouge sang : Eliott, le lion blanc mutilé
Exploitation pour le spectacle

Depuis la fin du confinement, nous recevons de nombreux signalements de cirques détenant des animaux dans des conditions innommables. Jon, ainsi que Hannah, Patti, Céleste et Marli ne sont pas des cas isolés. Le cirque Amar, resté à Corbas près de Lyon de longs mois, et plus récemment installé à Belley dans l’Ain, a attiré notre attention à divers titres. Il détient un lion blanc : Eliott. Dans les cirques, souvent, les lions ne participent pas au spectacle et ne servent qu’à la reproduction, ce qui est totalement illégal. Tant que les spectacles n’avaient pas repris, le doute subsistait. Mais nos enquêteurs se sont rendus sur place, et nous avons porté plainte.

À chaque visite, la « cage de détente », dans laquelle Eliott et les cinq lionnes exploitées pour le spectacle devraient passer au minimum quatre heures quotidiennes, restait désespérément vide. En mai, en juin, en juillet, à Corbas comme à Belley.

À l’isolement dans une cage brûlante

En ce moment, dans les environs de Lyon, la température frôle les quarante degrés à l’ombre, et les camions sont irrespirables. Ce lion, isolé de son groupe dans une cage, est maintenu en plein soleil sur une plaque de métal brûlante. Des images de la cage de remorque, grillagée sur le haut, minuscule, dans laquelle il est contraint de passer l’intégralité de son temps, le prouvent… Les circassiens disent qu’Eliott est un lion blanc. Difficile de le savoir, car ils le cachent. Et pour cause : il est illégal de détenir un animal sauvage qui ne participerait pas au spectacle.

Une cage de détente désespérément vide

Bien entendu, les dresseurs du cirque Amar plaideront qu’ils profitent de cette cage de détente uniquement quand nous ne sommes pas là, ou sortiront les lions opportunément au moment de la visite de journalistes, pour prouver par l’exception qu’il s’agit d’une règle générale. Mais à Nice (Lechmee) comme à Varès (Baby) ou à Beauvais (10 tigres dans un camion), les animaux ne sortent que pour assurer les intérêts de leurs propriétaires.

Manque de soins, entretien des trafics

La queue coupée, son espace vital restreint à moins du minimum réglementaire, Eliott n’a aucun espoir de voir autre chose de la vie. La route, des parkings et toujours les barreaux des cages. Aux yeux des circassiens, qui gardent des lions dans ces conditions pour leur plus grand malheur, il est utile pour sa semence et uniquement pour cela. Ces animaux sont pour eux la garantie de la pérennité de leur activité, et pour nous un élément de preuve de l’élevage illégal et des trafics de faune sauvage qui ont cours dans notre pays. Mais comment peut-on autoriser la détention dans de telles conditions, d’animaux qui dans la nature sont déjà la cible de toutes sortes de dangers (on se souvient de Cecil)?

Des fauves humiliés… jusqu’à craquer?

Les lionnes, en plus de servir également de reproductrices, doivent se soumettre au moment du spectacle. Combien de coups reçoivent-elles en coulisses pour accepter la domination d’un primate ? L’une d’elles est d’ailleurs particulièrement agressive vis-à-vis du dresseur. Sera-t-elle, comme Chirkane, abattue à la moindre expression de son tempérament naturel ?

Nous nous battons pour que les grands félins du cirque Amar soient arrachés à ce sort terrible, et avons porté plainte afin que ce lion mutilé soit saisi par la justice au plus vite et nous soit confié.

A en croire la DDPP du Rhône, aller dehors, se baigner… est à la convenance d’Eliott et des lionnes ⤵️
Pourtant à chacun de nos passages, la cage de détente était vide, la trappe fréquemment fermée, quant à l’«espace aquatique»?… #CirquesSansAnimaux #WorldLionDay https://t.co/VWEB4tr3LB pic.twitter.com/cT07ytVIfs

— One Voice (@onevoiceanimal) August 10, 2020

Le Préfet du Loir-et-Cher autorise la période complémentaire de vénerie sous terre des blaireaux

Le Préfet du Loir-et-Cher autorise la période complémentaire de vénerie sous terre des blaireaux

Le Préfet du Loir-et-Cher autorise la période complémentaire de vénerie sous terre des blaireaux
10.08.2020
Loir-et-Cher
Le Préfet du Loir-et-Cher autorise la période complémentaire de vénerie sous terre des blaireaux
Animaux sauvages

Après l’annulation de l’arrêté municipal de Valaire par le tribunal administratif d’Orléans le 15 juillet, le Préfet autorise à nouveau le massacre des blaireaux par déterrage, alors que de nombreux députés lui ont demandé de l’abroger, et que la Région et de nombreuses communes du Loir-et-Cher ont émis le voeu pour que cette pratique soit interdite et ont envoyé une lettre à la ministre de la Transition écologique.La pression d’un syndicat agricole et de la FDC ont eu raison des réticences du Préfet !

Les raisons sont toujours aussi fumeuses :

  • Régulation de la population alors que les chiffres avancés par la FDC ne reposent sur aucune étude sérieuse ! On ne connaît pas exactement la population des blaireaux en Loir-et-Cher !
  • Les dégâts déclarés sont énormes ! Mais ils sont mensongers ! Extrait d’un article paru dans la revue de la FNSEA de juin 2020 : « Concernant le blaireau, nous avons tous constaté des traces de son passages dans nos parcelles, champs ou prairies sans trop y porter d’attention jusqu’à ce jour. Ayant été attaqués plusieurs fois au sujet de la vénerie sous terre, nous décidons de faire prendre conscience de l’accroissement de la population du blaireau… » C’est donc la remise en question de l’exercice de la vénerie qui dérange, pas les soi-disant dégâts commis par les blaireaux !
  • Les petits blaireautins sont autonômes. C’est faux !!! Ils seront massacrés ou condamnés à mourir de faim.
  • La crise sanitaire que nous vivons devrait pourtant faire prendre conscience à tous ces acteurs qu’il est temps de ne plus détruire tout ce qui les gêne ! Nous vivons actuellement la preuve que ce vieux monde doit repenser ses vieux réflexes dans son rapport au Vivant !

Pourtant, 25 départements en France ont renoncé à la période complémentaire !

La protection de la biodiversité est l’affaire de tous, le rapport au Vivant doit évoluer dans l’intérêt de l’Humanité. Cohabitons plutôt que de détruire ! Le Conseil Constitutionnel rappelle lui-même que « l’avenir et l’existence même de l’humanité sont indissociables de son milieu naturel »

A l’appel de «Nous voulons des coquelicots-Blois» et «EELV41», venez manifester votre indignation lors du rassemblement qui aura lieu le 13 août, à Blois, à 15h devant la Préfecture, place de la République.

Chiens de chasse en Dordogne : le combat continue !

Chiens de chasse en Dordogne : le combat continue !

Chiens de chasse en Dordogne : le combat continue !
06.08.2020
Dordogne
Chiens de chasse en Dordogne : le combat continue !
Animaux familiers

Malgré la maltraitance caractérisée, le préfet de Dordogne refuse implicitement la saisie en urgence des chiens détenus. One Voice porte l’affaire au plus haut niveau de l’État et dépose une nouvelle plainte pour les chiens et deux ânes !

Comme nous nous y étions engagés, nous n’avons pas baissé la garde dans l’affaire qui nous oppose à Richard Mandral, éleveur périgourdin maltraitant.

Une intolérable impunité

Depuis nos premières constatations au printemps 2019, et malgré la libération de seize chiens en février dernier, le sort des détenus de Monsieur Mandral ne s’est pas amélioré. En Dordogne, les chiens de chasse ne semblent pas bénéficier de la même protection que dans le reste de la France… À moins que ce ne soit les chasseurs qui y jouissent du privilège de les maltraiter impunément ? Quoique maltraitance soit encore un bien faible mot, car chez Monsieur Mandral, les chiens continuent à souffrir dans des conditions sanitaires catastrophiques. Et pas seulement eux ! Comme un fait exprès, deux ânes subissent eux aussi désormais la négligence de cet homme décidément bien peu concerné par les soins à apporter aux animaux sous sa garde comme par la procédure en cours.

L’enquête continue

Les nouvelles images que nos enquêteurs ont ramenées montrent sans détour que la situation des chiens n’a pas changé mais aussi que malgré la mise en demeure de Monsieur Mandral de diminuer le nombre de chiens détenus, il continue à les laisser se reproduire !
Quant aux ânes, leurs sabots n’ont pas été parés depuis plusieurs mois, ce qui engendre une grande souffrance et pourrait même occasionner leur mort. L’un d’eux est déjà totalement infirme…

One Voice dénonce l’inertie du préfet

C’est donc cette fois auprès du procureur de la République à Périgueux que One Voice a déposé une nouvelle plainte, demandant la saisie en urgence des chiens et des ânes face à cette situation de danger imminent et l’inertie du préfet.
Et contre cette intolérable impunité dont les chiens exploités pour la chasse sont les premières victimes, nous avons également déposé un recours pour excès de pouvoir contre le préfet de Dordogne et alerté de cette situation le Premier ministre, la Garde des Sceaux et le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Ce qui se déroule sous nos yeux est un scandale et nous nous battrons jusqu’au bout pour que justice soit faite et que plus aucun chien ne souffre entre les mains de ce chasseur !

La Préfecture du Loir-et-Cher n’exclut pas un retour de Bony et Glasha chez les Poliakov !

La Préfecture du Loir-et-Cher n’exclut pas un retour de Bony et Glasha chez les Poliakov !

La Préfecture du Loir-et-Cher n’exclut pas un retour de Bony et Glasha chez les Poliakov !
03.08.2020
Loir-et-Cher
La Préfecture du Loir-et-Cher n’exclut pas un retour de Bony et Glasha chez les Poliakov !
Exploitation pour le spectacle

Depuis nos révélations sur les conditions de détention de Micha, Bony, Glasha, Mina et des autres animaux chez les Poliakov, nous avons déposé quatre plaintes ! Le procès au pénal du couple de dresseurs de cirque devait avoir lieu le 8 avril 2020. À cause de l’épidémie du Covid-19, le confinement a été ordonné et le procès repoussé. En marge de cette procédure et seulement après la mort de Micha, la préfecture du Loir-et-Cher leur a retiré temporairement et en urgence Bony et Glasha. Les dresseurs ont alors attaqué l’arrêté préfectoral au tribunal administratif. Ayant été contraint d’agir sous la pression de nos images, le préfet veut à présent rassurer les dresseurs : ils pourraient récupérer un jour les deux ours. Nous dénonçons ce double jeu ! Bony et Glasha ne doivent pas retomber entre leurs griffes !

Avec des sous, les Poliakov pourraient maltraiter à nouveau Bony et Glasha…

Dans le but que Bony et Glasha leur soient rendus manu militari, les Poliakov ont attaqué l’arrêté de la préfecture du Loir-et-Cher au tribunal administratif d’Orléans, trouvant abusif le retrait des deux ours survivants.

Le préfet, de son côté, soutient au tribunal qu’il était bel et bien urgent de retirer les ours aux Poliakov car ils étaient sans soins et gravement malades et que les exploitants n’avaient pas les moyens de les soigner. Cependant, jamais il ne mentionne les mauvais traitements…

Il maintient également, et c’est le plus grave à nos yeux, que le retrait des deux ours n’est que « temporaire ». Il ajoute que la durée de cette mesure n’est conditionnée que par la réalisation de soins et que les dresseurs puissent prouver qu’ils ont les moyens financiers d’assurer un suivi vétérinaire adapté aux deux ours.

«Cette mesure immédiate était, en application de l’article précité, parfaitement proportionnée et adaptée pour réduire les souffrances des deux ursidés et pallier l’absence de soins et de suivi vétérinaire adéquat, ayant entrainé l’aggravation des pathologies dentaires des deux ursidés et l’apparition d’une tumeur maligne oculaire, pour l’un des ours.»«Quant à la durée de cette mesure qui est conditionnée par la réalisation des soins, d’une part, et la capacité des éleveurs à démontrer qu’ils peuvent assurer un suivi vétérinaire adapté à leurs ours, notamment sur le plan financier, d’autre part, elle est strictement limitée à la nécessité de s’assurer que les animaux captifs ne seront plus laissés sans soins, gravement malades.»

Extraits du mémoire en défense de la Préfecture du Loir-et-Cher

À la préfecture du Loir-et-Cher, service minimum pour les animaux…

Autrement dit, le couple ne devrait pas s’inquiéter, le placement n’est que provisoire ! Dès qu’il en aura à nouveau les moyens, il pourra recommencer à exploiter et maltraiter Bony et Glasha ! Mais cette fois-ci, le bâtiment des ours sera devenu une forteresse infranchissable à leurs défenseurs.

Les autorités jouent donc un sombre jeu. Les services vétérinaires préfectoraux n’ont ordonné de sortir les deux ours malades des geôles infâmes des Poliakov que sous la pression, et a minima. Sans nos plaintes, rien n’aurait été fait pour les ours du côté de la préfecture ! Et sans les preuves accablantes en images, pas de plainte. Car les conditions de détention et l’aspect physique de Micha, Bony et Glasha, jugés acceptables lors des inspections vétérinaires passées, n’ont plus dupé personne. On a l’impression que pour la préfecture, l’important est de sauver la face coûte que coûte. Sinon, elle aurait pris les choses en main de son propre chef et pour tous les animaux !

Les éléments opposant la préfecture du Loir-et-Cher et les tortionnaires donnent un aperçu de l’attitude des autorités, qui cherchent désespérément à se donner le beau rôle et à échapper à leurs responsabilités. Jamais nous ne permettrons que Bony et Glasha retournent dans ces geôles infâmes sans réagir ! Nous serons présents à l’audience pour les défendre.