Faisandrôm’ : un élevage de faisans pour la chasse bien de chez nous

Faisandrôm’ : un élevage de faisans pour la chasse bien de chez nous

Faisandrôm’ : un élevage de faisans pour la chasse bien de chez nous
07.12.2020
Drôme
Faisandrôm’ : un élevage de faisans pour la chasse bien de chez nous
Animaux sauvages

La France peut s’enorgueillir d’une pratique particulière : l’élevage d’oiseaux sauvages destinés à la besace des chasseurs. À quoi ressemble la vie en captivité de ce futur « gibier » ? Pour s’en faire une idée, voici de nouvelles images prises en septembre 2020 à travers les grillages de Faisandrôm’, véritable usine à faisans. Nous avons porté plainte.

Au loin, des oiseaux s’apprêtent à prendre leur envol. Ils semblent vouloir défier ensemble les lois de la pesanteur. Dans un même élan, leurs ailes se déploient, leur corps s’élève de quelques mètres … et s’effondre. Un épais grillage leur a rappelé son existence. Juste là, au-dessus de leur tête, il leur ferme les portes du ciel et les blesse : nombre d’entre eux se sont violemment heurtés aux rudes parois métalliques. Beaucoup ne se relèveront pas. Il suffit de s’approcher pour constater les dégâts.

Survivre parmi les morts…

Nous dévoilons une fois encore des images – après notre enquête de l’année dernière au plus près des faisans et des perdrix, mais aussi après celles de l’ASPAS en 2018 et de L214 il y a quelques semaines.

Celles-ci, particulièrement choquantes, ont été tournées en septembre 2020 au cœur d’un élevage de faisans situé dans la Drôme. « Faisandrôm’ », tel est son nom. Cynique jeu de mot pour un lieu d’où aucun oiseau ne décolle. Ils sont ici des centaines à n’avoir jamais connu rien d’autre que la captivité pour combler la demande des chasseurs. Bientôt, ceux-ci passeront commande et se feront livrer leurs « proies » par caisses entières pour leur trouer la peau sitôt « libérées ».

En attendant leur dernière heure, les faisans croupissent dans des conditions infâmes. Parqués sur des terrains boueux, ils pataugent dans l’eau sans nul endroit où se mettre au sec. Pas la moindre touffe d’herbe, pas un seul enrichissement pour rendre leur séquestration plus supportable. Leur vie se borne à faire les cent pas, tourner en rond, avec des barreaux pour seul horizon. On distingue de petits monticules émergeant de la bourbe où leurs pattes s’enfoncent. Un zoom de la caméra permet de comprendre de quoi il s’agit : de cadavres ! Oui. Le sol est constellé de ces corps d’oiseaux en décomposition. Pauvres tas de plumes détrempés témoignant d’une existence misérable et que personne n’a pris la peine de ramasser. Leurs congénères encore vivants n’ont d’autre choix que de contempler ces dépouilles, de les enjamber…

… pour être tué demain

Chaque année, trente millions de « gibiers à plumes », dont quatorze millions de faisans, sont élevés en France. C’est déjà un scandale en soi. Et lorsqu’on voit à quel point l’enfer commence pour ces oiseaux dès leur venue au monde, on ne peut que se révolter et se battre pour que cette cruauté cesse.

L’hypocrisie de la « régulation » et des élevages pleins à craquer

Pendant le reconfinement du 30 octobre au 28 novembre 2020 en France, la chasse du « petit gibier » n’était plus autorisée. Les éleveurs de perdrix et de faisans se disaient « sans perspective » car leurs carnets de commandes se vidaient. Dans ces conditions, les relâchés de perdrix et de faisans avaient inévitablement été annulés. Les oiseaux risquaient alors un abattage massif et des infections, notamment à la grippe aviaire, voire un relâché plus tard dans la saison. Les éleveurs se sont donc alliés avec leurs camarades de toujours les chasseurs, pour écrire au Premier Ministre en vue d’obtenir une prolongation de la saison de chasse jusqu’à la fin du mois de février 2021.

À la Fédération Nationale des Chasseurs, le risque bien présent de grippe aviaire, et finalement avéré mi-novembre dans l’ensemble de l’Europe, n’a pourtant donné lieu qu’à peu de consignes, notamment pour les faisans issus d’élevages. « Les oiseaux doivent être tirés rapidement après le lâcher », écrivait-elle alors.

Début décembre, plusieurs préfectures notamment celles de l’Aude et du Cher envisagent de publier des arrêtés de prolongement de la chasse de ces oiseaux. Dans le projet du Cher, la préfecture évoque « des difficultés économiques de cinq établissements d’élevage […] qui n’ont pas pu écouler leur production« , en parlant de dizaines de milliers d’êtres sensibles.

De fait, nous sommes face à une démonstration en taille réelle de l’absurdité de ce système qui fait élever des oiseaux mutilés en cage (pardon, en « volières »), et justifie de leur tirer dessus pour soi-disant « régulation » une fois relâchés, y compris en pleine période de risque sanitaire (Covid-19 et grippe aviaire). Ils sont trop nombreux ? Pardi, ils ont été élevés par millions… Et quand un maillon de la chaîne se grippe, on ne sait plus quoi faire. Il serait pourtant tellement plus sain pour tout le monde et moins cruel pour les oiseaux de cesser l’organisation systémique de leur massacre!

Nous venons de porter plainte contre Faisandrôm’ après avoir constaté les mauvais traitements infligés aux animaux. Et nous comptons bien continuer à dénoncer les autres établissements de ce type qui font endurer les pires souffrances aux oiseaux dans le seul but de satisfaire le plaisir de tuer des chasseurs.

Face à la mort programmée des loups des Deux-Sèvres, plainte déposée

Face à la mort programmée des loups des Deux-Sèvres, plainte déposée

Face à la mort programmée des loups des Deux-Sèvres, plainte déposée
05.12.2020
Face à la mort programmée des loups des Deux-Sèvres, plainte déposée
Animaux sauvages

Le 13 novembre 2020, trois loups se sont enfuis du sanctuaire de Frontenay-Rohan-Rohan dans les Deux-Sèvres. Depuis, ils cherchent à survivre comme ils peuvent, eux qui n’ont jamais su chasser par eux-mêmes. Après seulement deux semaines, pendant lesquelles les autorités ont tenté de les capturer, la préfecture de Charente-Maritime vient d’ordonner par un arrêté publié hier 4 décembre 2020 leur abattage pur et simple par des agents de l’OFB, par « tirs létaux de jour comme de nuit ». Nous avons déposé le jour même un recours pour excès de pouvoir, et ce matin, 5 décembre 2020, un référé-suspension au tribunal administratif de Poitiers, afin que cette décision soit annulée au plus vite.

Photo d’illustration 

Des brebis attaquées: trois accusés tout trouvés

Quatre jours après leur fuite du parc, l’un des trois loups a été retrouvé mort, vraisemblablement renversé par une voiture, puis identifié grâce à sa puce électronique, à une vingtaine de kilomètres du sanctuaire.

La veille, une attaque sur un troupeau de brebis avait eu lieu dans les environs. Ni une ni deux, les autorités tenaient leur « bouc émissaire » : l’un des loups échappés, bien sûr… et qu’importe si la gérante du sanctuaire assure qu’ils « ne chassent pas ».

Pourtant, l’on peut lire de l’aveu même de la préfecture de Charente-Maritime dans son arrêté (page 33 à 35), que de nombreux chiens sont en divagation dans cette zone.

D’autre part, des loups sauvages ont été aperçus récemment : fin 2019 et début 2020 dans les départements de Charente-Maritime et de Charente (ce que l’arrêté passe sous silence !). Il n’est pas exclu non plus qu’ils puissent avoir élu domicile dans ce département au même titre que celui aperçu dans l’Oise le mois dernier.

Un recours pour excès de pouvoir et un référé-suspension déposés!

À travers notre recours en annulation de l’arrêté du préfet de Charente-Maritime, nous contestons donc la nécessité de tuer les deux loups restants, dénommés Alkatraz et Papillon par le sanctuaire ! Ils sont protégés à double titre : au titre de la réglementation protégeant les animaux sauvages captifs, et au titre de la protection de l’espèce Canis lupus en France.

Et compte tenu de l’urgence, nous avons sollicité la suspension immédiate de cet arrêté.

Des captures tentées depuis à peine quinze jours!

Mais au-delà des préjudices causés à leur espèce protégée et au parc qui en est « propriétaire », nous nous inquiétons pour le sort même de ces loups ! À cause de cet arrêté, ils pourront être abattus de jour comme de nuit s’ils sont retrouvés. Au passage, cet arrêté mélange les tirs de prélèvement issus du dispositif de « destruction » des loups et l’euthanasie des animaux susceptibles d’être dangereux du fait de leur garde.

L’État doit mobiliser plus de moyens pour les capturer indemnes ! Les tentatives pour effectuer ces captures (par piégeage et drones) ne sont entreprises que depuis quinze jours. Des alternatives devraient être mises en place pour les capturer, y compris au-delà des environs du sanctuaire, d’autant qu’ils ont pris l’habitude d’être nourris par les humains !

La réponse des autorités face aux différentes problématiques liées à la présence d’animaux sauvages ne peut plus et ne doit plus être de les tuer. Quant aux animaux protégés tels que les loups, ils ne peuvent pas l’être uniquement quand ils sont absents, et être exterminés quand ils réapparaissent !

Mettons fin au commerce barbare et mortifère de la fourrure avant qu’il ne déclenche la prochaine pandémie

Mettons fin au commerce barbare et mortifère de la fourrure avant qu’il ne déclenche la prochaine pandémie

Mettons fin au commerce barbare et mortifère de la fourrure avant qu’il ne déclenche la prochaine pandémie
03.12.2020
Mettons fin au commerce barbare et mortifère de la fourrure avant qu’il ne déclenche la prochaine pandémie
Exploitation pour la Mode

Vingt pays ont déjà entrepris d’interdire l’élevage d’animaux pour la fourrure à cause de sa cruauté, de son obsolescence et de son inutilité. À la lumière des récents événements qui ont apporté la preuve que les fermes à fourrure peuvent également servir de réservoirs pour des virus mortels et même en créer de nouveaux, l’ensemble des membres de la Fur Free Alliance, dont One Voice est le représentant français appellent tous les pays du monde à interdire les fermes à fourrure et exhortons les dirigeants du G20 à reconnaître publiquement que l’élevage de fourrure doit cesser. Lisez notre pétition « #StopDeadlyFur » ci-dessous en français, et signez-la maintenant (sur le site de la FFA en anglais)!

Crédit photo: Jo-Anne McArthur/#MakeFurHistory

La fourrure est un business meurtrier. Chaque année, dans le monde, plus de cent millions d’animaux souffrent et meurent en son nom. L’immense majorité d’entre eux sont détenus dans les élevages intensifs. Renards, visons, chiens viverrins et chinchillas sont enfermés à vie dans de minuscules cages métalliques à peine plus grandes qu’eux, avant d’être tués et écorchés pour alimenter le circuit de cette prétendue mode.

Non seulement les élevages en batterie causent d’immenses souffrances aux animaux, mais ils présentent également de graves risques pour la santé publique. Les conditions de vie exiguës, le manque d’hygiène, le stress, les blessures, les maladies, les soins vétérinaires pratiquement inexistants et le manque de diversité génétique font que les fermes à fourrure remplissent les conditions idéales pour la transmission des virus et leur mutation en créant de nouvelles souches.

Des centaines de visons d’élevage aux Pays-Bas, aux États-Unis, au Danemark, en Suède, en Italie, en France, en Grèce, en Espagne et en Lituanie ont été infectés par le virus SARS-CoV-2 à l’origine de la COVID-19. Dans les fermes danoises, le virus a déjà muté en nouvelles souches, qui ont à leur tour contaminé des humains. Les experts en prévention des maladies ont fait part de leur profonde inquiétude à ce sujet, y compris le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) qui a déclaré dans un rapport de novembre que l’évolution du virus chez le vison pourrait nuire à l’efficacité des futurs vaccins chez l’humain.

Le rapport stipule également que « la transmission continue du SRAS-CoV-2 dans les élevages de visons peut éventuellement donner lieu à d’autres variantes préoccupantes ».

Les gouvernements ne peuvent pas résoudre cette crise simplement en ordonnant l’abattage de millions d’animaux avant de permettre aux éleveurs de reprendre leurs activités. Les épouvantables conditions des fermes à fourrure font de celles-ci une bombe à retardement relativement au risque pandémique. Les experts en matière de transmission des maladies sont formels : la question n’est pas de savoir si, mais quand un autre virus mortel frappera l’humanité si nous continuons à détenir des animaux dans des conditions qui excèdent les limites de leur endurance physique et psychologique.

Vingt pays ont déjà entrepris d’interdire l’élevage d’animaux pour la fourrure à cause de sa cruauté, de son obsolescence et de son inutilité. À la lumière des récents événements qui ont apporté la preuve que les fermes à fourrure peuvent également servir de réservoirs pour des virus mortels et même en créer de nouveaux, nous appelons tous les pays du monde à interdire les fermes à fourrure et exhortons les dirigeants du G20 à reconnaître publiquement que l’élevage de fourrure doit cesser.

Cette pétition fait partie d’une campagne internationale initiée par la Fur Free Alliance. Vos données sont protégées par le RGPD sur le site de la Fur Free Alliance.

Le 5 décembre, les cris stridents des lapins angoras retentiront dans 13 villes de France

Le 5 décembre, les cris stridents des lapins angoras retentiront dans 13 villes de France

Le 5 décembre, les cris stridents des lapins angoras retentiront dans 13 villes de France
01.12.2020
Le 5 décembre, les cris stridents des lapins angoras retentiront dans 13 villes de France
Exploitation pour la Mode

En vue de sensibiliser le public, et à la suite des enquête et révélations de One Voice sur l’épilation à vif des lapins angoras pour leur laine, d’août 2020, de 2018 et de 2016, l’association de défense des animaux organise des happenings synchronisés dans toute la France, le 5 décembre 2020, au son des appels à l’aide des lapins.

En vue de sensibiliser le public, et à la suite des enquête et révélations de One Voice sur l’épilation à vif des lapins angoras
pour leur laine, d’août 2020, de 2018 et de 2016, l’association de défense des animaux organise des happenings synchronisés dans toute la France, le 5 décembre 2020, au son des appels à l’aide des lapins.

L’épilation des lapins, à vif, les fait hurler de terreur et de douleur. De la peau est arrachée dans l’opération, renouvelée plusieurs fois par an.

Une majorité de Français appelle de ses vœux que cesse la cruauté sur les animaux, d’autant plus quand elle a pour but la seule vanité. D’autres textiles existent pour avoir chaud l’hiver.

One Voice a déposé plainte auprès de la Cour européenne de justice, à la suite de la décision du Conseil d’État de maintenir cette méthode.

Site dédié avec vidéos et photos de l’épilation des lapins : https://www.stopangora.fr/

Lieux et horaires des happenings « angora » de One Voice du 5 décembre 2020 :

Nos responsables militants d’antennes locales seront sur place.

Cambodge, Russie, États-Unis : des macaques en soute vers les laboratoires

Cambodge, Russie, États-Unis : des macaques en soute vers les laboratoires

Cambodge, Russie, États-Unis : des macaques en soute vers les laboratoires
30.11.2020
International
Cambodge, Russie, États-Unis : des macaques en soute vers les laboratoires
Expérimentation animale

Prévenus par un lanceur d’alerte, avec notre partenaire Action for Primates, nous volons au secours de macaques à longue queue transportés du Cambodge aux États-Unis en passant par la Russie dans les soutes des avions de la compagnie AirBridgeCargo. De nombreuses compagnies aériennes ont déjà cessé de participer à ce commerce de la souffrance. Écrivons à l’entreprise russe pour lui demander de ne plus transporter de singes vers les laboratoires !

Action for Primates et One Voice ont été contactés au sujet de deux transports de singes effectués en novembre dernier sur un vol AirBridgeCargo, une compagnie aérienne cargo russe membre du groupe Volga-Dnepr. Selon notre source basée dans un aéroport de Moscou, ces animaux, destinés à être utilisés dans des expériences, ont été transportés en tant que fret sur les vols RU / ABW748 et R ABW738 les 2 et 23 novembre du Cambodge à l’aéroport international Sheremetyevo Alexander S. Pouchkine en Russie, puis transférés sur le vol RU/ABW701 vers les États-Unis, sur une distance totale de plus de 15 000 kilomètres.

Nous avons été mis au courant du fait que les singes avaient été importés par les sociétés américaines Envigo et Charles River, deux grandes entreprises spécialisées dans le commerce international (fournisseurs et importateurs) de primates non humains pour l’expérimentation animale. Ce n’est que récemment qu’un projet d’agrandissement de l’installation d’élevage de primates d’Envigo à Alice, au Texas, a été rapporté dans les médias.

Le Cambodge est un exportateur majeur de macaques à longue queue vers les laboratoires, principalement aux États-Unis et au Japon. Entre 2017 et 2018, il a exporté 15530 singes à des fins de recherche. Pendant le transport aérien, les singes sont enfermés dans de petites caisses et voyagent dans la soute. Ils souffriront de stress et d’anxiété toute leur vie, car ils sont contraints de faire de très longs voyages à travers le monde.

En raison des préoccupations de la population au sujet de l’expérimentation animale et de son opposition à cette pratique, de nombreux transporteurs de fret et compagnies aériennes, dont American Airlines, British Airways, United Airlines, South African Airways, Delta Airlines, Eva Air, Air Canada et China Airlines, ont pris la décision de ne plus contribuer à la cruauté et aux souffrances animales inhérentes au commerce international des primates non humains en refusant de transporter ces animaux destinés à l’industrie de la recherche.

Merci d’agir en envoyant un courriel poli à AirBridgeCargo afin de l’inviter à rejoindre la liste des compagnies aériennes qui ont renoncé au transport des primates non humains.

Les adresses électroniques des bureaux d’AirBridgeCargo du monde entier peuvent être trouvées ici : https://www.airbridgecargo.com/en/page/35/office-locator

Siège social d’AirBridgeCargo à Moscou :
Courriel : service.rus@airbridgecargo.com
Courriel : info@airbridgecargo.com

Bureau britannique :
Courriel : AOG@volga-dnepr.co.uk

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La semaine dernière, des singes ont été transportés du Cambodge vers les États-Unis pour subir des expériences. Avec @Action4Primates & @onevoiceanimal, je demande à #AirBridgeCargo et @volgadneprgroup d’arrêter ce transport cruel. #ExpérimentationAnimale https://one-voice.fr/news/cambodge-russie-etats-unis-des-macaques-en-soute-vers-les-laboratoires/

Éleveuses indignes, non à la récidive (2e acte)!

Éleveuses indignes, non à la récidive (2e acte)!

Éleveuses indignes, non à la récidive (2e acte)!
24.11.2020
Agen
Éleveuses indignes, non à la récidive (2e acte)!
Animaux familiers

Encore un éleveur professionnel… de la maltraitance, récidiviste patenté, que One Voice épingle au tribunal ! Il faut en finir avec ces spécialistes de la souffrance des chiens et des chats. Il est temps que l’État sanctionne sévèrement ces individus malfaisants. Audience le 24 novembre 2020 à Agen.

Le profil de Madame Guerra, exploitante récidiviste, éleveuse de chats et de chiens, est le même que celui de cette autre professionnelle de la maltraitance lucrative qu’est Madame Auchier, voisine et acoquinée, dont nous vous reparlerons car elle aussi a son actualité.

Ce 24 novembre 2020 à Agen, nous assignons Madame Guerra au tribunal de grande instance, car exercer l’activité professionnelle d’élevage et de vente d’animaux, malgré une interdiction judiciaire, ne va pas sans démontrer une certaine persistance dans l’erreur. Et nous pouvons dire persistance dans l’horreur. Parce que, pour les animaux de cette prétendue éleveuse, que nous suivons depuis des années, le cauchemar reste identique. Il faut que cela cesse…

Cette fois, cela suffit

En 2015, ne constatant aucun respect des réglementations des installations classées, nous avions fait saisir chez elle 59 chiens et chats dans un état déplorable (en plus de la centaine chez Mme A.). Elle avait été condamnée en première instance. Qu’importe l’interdiction d’exercer alors prononcée, elle a recommencé, et même fait appel du jugement. Bien que l’appel ait aggravé sa sanction, Madame Guerra a persévéré…

La revoici donc au tribunal, et il suffit d’énoncer les maux dont souffrent les derniers animaux saisis, pour juger de sa qualité d’éleveuse : pertes de poids massives, parasitismes interne et externe, œdèmes des parois du tube digestif, diarrhées, ventres de batracien…

Bonne nouvelle : les bergers blancs suisses ont été soignés et remis sur pied. Tous sont désormais en famille d’accueil, aux frais de One Voice… Mais pour l’association, la coupe est pleine : la prochaine fois, nous réclamerons de la prison ferme pour cette prétendue éleveuse qui n’est rien d’autre qu’une maquignonne de la souffrance ! Tous ces prétendus « pros » qui font leur métier de l’exploitation des animaux resteront sous nos radars.

Dans la ferme à fourrure d’Eure-et-Loir, 1000 visons abattus pour cas de Covid-19

Dans la ferme à fourrure d’Eure-et-Loir, 1000 visons abattus pour cas de Covid-19

Dans la ferme à fourrure d’Eure-et-Loir, 1000 visons abattus pour cas de Covid-19
22.11.2020
Dans la ferme à fourrure d’Eure-et-Loir, 1000 visons abattus pour cas de Covid-19
Exploitation pour la Mode

Le gouvernement vient d’annoncer que les 1000 visons de l’élevage d’Eure-et-Loir, dont nous avions révélé des images des conditions de détention délétères en 2019 et 2020, viennent d’être abattus. Des cas de Covid-19 ont en effet été détectés parmi les animaux. Pas encore parmi les éleveurs et le personnel… Nous réitérons notre appel à une fermeture immédiate des quatre élevages hexagonaux restants !

Depuis des années, nous n’avons eu de cesse de dénoncer, images et expertises à l’appui, l’horreur que vivent les visons dans les élevages, qu’ils soient français ou étrangers, outre les risques considérables pour la biodiversité que font courir les visons d’Amérique à leur cousins européens. Nous avons mobilisé nos concitoyens, porté plainte contre plusieurs élevages, écrit à la préfecture d’Eure-et-Loir et au ministère de la Transition écologique, obtenu la fermeture de nombre d’entre eux, été référent du groupe fourrure lors des discussions au ministère de l’écologie en 2019…

La dangerosité des élevages de visons pour un potentiel vaccin

Ces dernières semaines, nous avons alerté aussi l’opinion sur la dangerosité du virus SARS-CoV-2 dans les élevages de nos voisins néerlandais, danois, italiens, suédois, grecs, espagnols et même américains, transmis par le personnel humain aux visons. Les conditions de détention étaient propices au développement du virus entre animaux, où il avait muté… rendant potentiellement inopérant tout vaccin pour les humains.

Une fermeture des quatre élevages, tout de suite !

La ministre de la Transition écologique a annoncé leur fermeture d’ici cinq ans. Au vu des derniers développements, c’est beaucoup trop long : il faut les fermer immédiatement ! Et surtout ne pas permettre que les éleveurs puissent recommencer à exploiter ces malheureux animaux dans six mois ou un an. Notre plainte est encore en cours contre cet élevage et nous avons obtenu récemment que celui de Montarlot ne puisse pas s’agrandir.

Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare :

«Nous avons déposé plainte contre les éleveurs d’Eure-et-Loir pour les cruautés perpétrées sur les visons de leur élevage. Que de souffrances pour en arriver là. Plus aucun vison ne doit naître dans cet élevage ni dans les trois autres. Il est grand temps de repenser notre rapport aux animaux sauvages. »

Persécuter des animaux pendant le confinement, ça suffit !

Persécuter des animaux pendant le confinement, ça suffit !

Persécuter des animaux pendant le confinement, ça suffit !
21.11.2020
Persécuter des animaux pendant le confinement, ça suffit !
Animaux sauvages

Juste après le reconfinement, de nombreux arrêtés préfectoraux ont commencé à être publiés. One Voice en attaque une vingtaine dans les départements concernés, afin de les faire suspendre en urgence et d’épargner le plus d’animaux possible.

Au lendemain du début du deuxième confinement, le ministère de la Transition écologique a permis que de nombreuses préfectures exaucent le souhait des chasseurs de continuer leurs massacres dans les forêts, en groupes organisés, pendant que ces mêmes forêts sont interdites à tous les sportifs de plein air et de nature, aux familles ou encore aux cueilleurs de champignons solitaires. Les consignes sanitaires ne sauraient apparemment pas les concerner. Le sort de leurs voisins et amis non plus…

Mais la « chasse de régulation », dont il est fait mention, par opposition à la « chasse de loisir » n’a pas de sens en droit français : seule la seconde existe. Ce n’est que grâce au travail incessant des défenseurs des animaux et à la mobilisation citoyenne que celle-ci peut être restreinte…

En l’occurrence, les arrêtés querellés sont problématiques car comme d’habitude, les arguments avancés par les chasseurs et repris par les préfectures, notamment les « dégâts » occasionnés soi-disant par les animaux, sont fallacieux et tout à fait discutables.

Nous déposons des recours en annulation et des référés-suspensions dans les départements suivants. Les dates d’audience y seront ajoutées au fur et à mesure que les tribunaux administratifs (TA) nous les auront communiquées.

8 – Dans les Ardennes, audience de référé le 01/12/20 à 14h au TA de Châlons-en-Champagne.

16 – En Charente, audience de référé le 9/12/20 à 15h30 au TA de Poitiers.

24 – En Dordogne

32 – Dans le Gers, audience de référé le 9/12/20 à 15h au TA de Pau.

34 – Dans l’Hérault

37 – En Indre-et-Loire

41 – Dans le Loir-et-Cher, audience de référé le 4/12/20 à 10h au TA d’Orléans.

44 – En Loire-Atlantique, audience de référé le 26/11/20 à 14h au TA de Nantes.

49 – Dans le Maine-et-Loire, audience de référé le 26/11/20 à 14h au TA de Nantes.

53 – En Mayenne, audience de référé le 26/11/20 à 14h au TA de Nantes.

54 – En Meurthe-et-Moselle

57 – En Moselle

62 – Dans le Pas-de-Calais, audience de référé le 27/11/20 à 14h au TA de Lille.

64 – Dans les Pyrénées-Atlantiques

66 – Dans les Pyrénées-Orientales

68 – Dans le Haut-Rhin, audience de référé le 25/11/2020 à 11h au TA de Strasbourg.

70 – En Haute-Saône

80 – Dans la Somme, audience de référé le 3/12/2020 à 15h30 au TA d’Amiens.

81 – Dans le Tarn

87 – En Haute-Vienne, audience de référé le 25/11/20 à 14h30 au TA de Limoges.

88 – Dans les Vosges

90 – En Territoire de Belfort, audience de référé le 27/11/2020 à 10h00 au TA de Besançon.

Non à la traque des animaux dans les Ardennes pendant le confinement : audience le 1er décembre

Non à la traque des animaux dans les Ardennes pendant le confinement : audience le 1er décembre

Non à la traque des animaux dans les Ardennes pendant le confinement : audience le 1er décembre
20.11.2020
Non à la traque des animaux dans les Ardennes pendant le confinement : audience le 1er décembre
Animaux sauvages

Le 1er décembre à 14h, nous serons au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, pour faire suspendre en urgence l’arrêté préfectoral des Ardennes du 13 novembre (après correction de celui du 5 novembre 2020), qui autorise les chasseurs à traquer des animaux à mort dans le département pendant que le reste de la population doit rester confiné.

Cet arrêté, comme ceux dont nous connaissons déjà les dates d’audience (dans le Pas-de-Calais, La Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire, la Mayenne et la Haute-Vienne) a été obtenu par les chasseurs qui ont fait pression sur le gouvernement lequel a publié une circulaire… très approximative sur ce qu’est la chasse. En effet, il est fait mention d’une chasse « de loisir » qui s’opposerait à une autre dite « de régulation ». En réalité, cette distinction n’existe pas en droit et pour les chasseurs, tuer des êtres sensibles est toujours un plaisir répertorié comme un loisir.

Pendant que la France entière se confine à domicile, dans les Ardennes les chasseurs obtiennent des dérogations pour sortir en groupe afin de massacrer sangliers, chevreuils, daims, cerfs élaphes, mouflons, et des espèces classées comme susceptibles d’occasionner des dégâts dans le département (renards, corbeaux freux, corneilles noires, pies bavardes, lapins de garenne, pigeons ramiers, chiens viverrins, visons d’Amérique, ratons laveurs, ragondins, rats musqués et bernaches du Canada).

En plus de totalement contrevenir aux mesures sanitaires mises en place pour protéger autrui, cette mesure porte préjudice aux animaux, dont la responsabilité et les dégâts en tant que tels ne sont absolument pas démontrés. Ils auraient tant besoin, en cette période de sixième extinction de masse, de vivre en paix !

Nous avons déposé également un recours en annulation. Mais dans un premier temps et vu l’urgence du moment, notre référé-suspension pourrait permettre que l’arrêté soit interrompu au plus vite. C’est cette audience qui aura lieu le 1er décembre au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne à 14h.

Référé-suspension pour la chasse en Haute-Vienne pendant le confinement

Référé-suspension pour la chasse en Haute-Vienne pendant le confinement

Référé-suspension pour la chasse en Haute-Vienne pendant le confinement
19.11.2020
Référé-suspension pour la chasse en Haute-Vienne pendant le confinement
Animaux sauvages

Si une chose est certaine, c’est que les chasseurs savent obtenir ce qu’ils veulent de nos gouvernants… En Haute-Vienne, la permission de sortir en groupe pendant le confinement leur a été accordée… pour tuer des animaux. Nous avons déposé un référé-suspension et un recours en annulation pour l’arrêté préfectoral du 5 novembre 2020 qui autorise cette dérogation insupportable. Nous serons au tribunal administratif de Limoges le 25 novembre à 14h30 pour défendre leurs vies !

Comme dans le Pas-de-Calais, en Loire-Atlantique, dans le Maine-et-Loire ou en Mayenne, l’arrêté préfectoral contesté a été pris quelques jours à peine après l’envoi d’une circulaire du ministère de la Transition écologique, parlant d’autorisation de la chasse de régulation, en opposition à ce qui serait une chasse de loisir… Pourtant, cette distinction n’existe pas dans le droit français.

Cet arrêté permet donc aux chasseurs de tirer dans les bois de la Haute-Vienne en groupe, quand l’ensemble des randonneurs, cyclistes, cueilleurs de champignons et familles sont confinés pour raisons sanitaires. Les forêts ne peuvent visiblement être que le théâtre du martyre et de l’agonie d’êtres vivants qui n’ont rien demandé à personne.

Et ici comme dans les trois départements de l’ouest du pays, les grands cormorans sont ciblés malgré le classement de leur espèce comme protégée. Sont aussi autorisés la traque des chevreuils, des cerfs et des sangliers, et le tir des renards à cette occasion. Enfin, les animaux qualifiés d’espèces susceptibles d’occasionner des dégâts sont eux aussi l’objet d’une traque sans relâche, et sans justification légale de notre point de vue.

Le sort de tous ces animaux inoffensifs – car aucune preuve n’est apportée desdits dégâts ni de leur surnombre – sera débattu en audience au tribunal administratif de Limoges le 25 novembre à 14h30. Nous refusons de les abandonner.