Dumba, l’éléphante cachée par un cirque dans une décharge du Gard

Dumba, l’éléphante cachée par un cirque dans une décharge du Gard

Dumba, l’éléphante cachée par un cirque dans une décharge du Gard
18.01.2021
Gard Dumba, l’éléphante cachée par un cirque dans une décharge du Gard
Exploitation pour le spectacle

Il est 22h passées ce 1er janvier 2021 quand nous recevons un signalement : dans un coin isolé de la campagne du Gard, au bout d’un chemin de terre, une éléphante seule se balance sans arrêt sous un barnum, au milieu d’une décharge sauvage. Elle dispose seulement de quelques mètres carrés pour se mouvoir. Aussitôt dépêchés sur place, nos enquêteurs découvrent avec stupeur qu’il a neigé, que la température est largement en dessous de zéro, et que l’éléphante est enfermée dans la remorque du camion qui fait face au barnum. C’est Dumba! Elle respire fort, hume l’air avec sa trompe à travers une minuscule lucarne entrouverte. Elle est blessée des deux côtés de la tête… Pour elle, nous avons déposé plainte en urgence.

Dumba a plus de quarante ans. Elle souffre des pattes au point de se contorsionner même devant des inconnus pour tenter de les soulager. L’immobilité et la solitude forcées auxquelles elle est soumise au quotidien entraînent des douleurs musculo-squelettiques, des mouvements stéréotypés et une fonte musculaire, ses pattes ne peuvent plus porter le poids de son corps.

Comme les autres éléphants captifs des cirques, elle a été arrachée petite à sa famille. Depuis, on ne l’a jamais vue en compagnie d’un autre éléphant. Comme Baby, elle est maintenue isolée par son dresseur et louée au plus offrant pour des clips et nombre de spectacles. Obligée de faire des photos avec le public (c’est illégal), notamment au Cirque de Paris, elle a croisé le chemin de Jon, Patty, Marli, Céleste et Hannah avant que nous obtenions leur saisie. C’est elle que nous pensions retrouver en mars 2020 quand nous avons suivi ce cirque. À sa place habituelle: Baby. Depuis la fin de l’année 2018, elle n’était plus réapparue en France. En Espagne, où nous avons tissé pour elle un partenariat solide avec FAADA, elle avait disparu des radars depuis la fin du mois de septembre 2020.

Et voilà que l’une de nos sympathisantes l’a rencontrée au détour d’une promenade lors du passage à la nouvelle année, dans une zone qui ressemble littéralement à une décharge à ciel ouvert.

La France est une terre d’asile pour les dresseurs poursuivis pour maltraitance. En effet, son dresseur a fui l’Espagne avec elle pour éviter des poursuites judiciaires. Il lui serait très facile de s’enfuir à nouveau pour dissimuler Dumba ailleurs. Notre vitesse d’intervention était donc essentielle. Dans les heures qui ont suivi nous avons dépêché nos enquêteurs.

«Les problèmes de pieds sont la principale cause de décès chez les éléphants. Les pieds et le corps tout entier de Dumba sont une douleur aigüe, elle est la souffrance incarnée. Les éléphants vivent en groupe, communiquent continuellement, de manière très sophistiquée. Ils s’entraident et se soutiennent, jusqu’à la mort. Dumba est seule dans son agonie. Quel pays évolué autorise encore cette abyssale maltraitance? J’aime les éléphants, j’aime mon pays, et j’ai honte.» Muriel Arnal, présidente-fondatrice de One Voice

L’avis de l’expert des éléphants à qui nous avons envoyé les images est sans appel: problèmes ostéopathiques, tuberculose possible, blessures… « L’état corporel de cette éléphante d’Asie, manifestement âgée, est très mauvais.»

«Les signes indiquant qu’elle souffre des pattes avant sont clairs : elle soulève celles-ci alternativement et les ramène loin du crâne, sous son corps. Les marques d’usure visibles sur sa tête étaient le soupçon qu’elle s’appuie souvent dessus.» Dr Willem Schaftenaar, vétérinaire retraité du parc zoologique de Rotterdam, actuel conseiller vétérinaire auprès de l’European Elephant TAG de l’association des parcs zoologiques d’Europe (EAZA)​, et chercheur associé d’Elephant Care International«Elle garde la bouche ouverte pendant une période beaucoup plus longue que prévue et normale, ce qui est souvent la manifestation d’une souffrance physique.

«Maintenir un éléphant dans la solitude pendant une période prolongée va à l’encontre de son bien-être, de sorte qu’il s’agit d’un acte illégal. Lorsque cet état de solitude dure plusieurs mois et davantage, il altère inexorablement la santé mentale de l’animal de façon permanente et irréversible, ce qui se traduit par des comportements stéréotypés.» Dr Willem Schaftenaar

Nous avons porté plainte auprès du tribunal d’Alès pour mauvais traitements et défaut de soins par un professionnel (un délit). S’ajoute à cela l’exploitation irrégulière d’un établissement détenant des animaux non domestiques. La saisie de Dumba doit être organisée au plus vite, une place l’attend dans un sanctuaire dès aujourd’hui. Signez la pétition et ensemble, interpellons Barbara Pompili!

La France, une terre d’asile pour les dresseurs des cirques?

La France, une terre d’asile pour les dresseurs des cirques?

La France, une terre d’asile pour les dresseurs des cirques?
18.01.2021
France
La France, une terre d’asile pour les dresseurs des cirques?
Exploitation pour le spectacle

Depuis 25 ans notre association se bat pour les animaux. Dans les cirques, la maltraitance commence dès la naissance. Les bébés sont arrachés à leur mère, quelle que soit l’espèce. Ces animaux sauvages sont alors dressés, pour les soumettre à une vie de violence et d’enfermement. En 25 ans la plupart de nos pays voisins ont interdit ces pratiques. La France est devenue le pays où les dresseurs trouvent refuge, peuvent continuer à martyriser et à élever des animaux d’espèces menacées. Depuis les annonces ministérielles de Barbara Pompili, on attend le décret qui mettra fin à cette exploitation, qu’elle soit fixe ou itinérante.

Des fugitifs qui se cachent en France avec leurs victimes

Dernier exemple frappant : Dumba, retrouvée le 1er janvier 2021 dans une décharge à ciel ouvert de la campagne gardoise après des mois sans nouvelles. Elle était introuvable depuis septembre 2020 en Espagne, et n’avait pas été vue depuis fin 2018 en France. Son dresseur fuit régulièrement la péninsule ibérique avec elle pour y éviter des poursuites judiciaires en cours contre lui. De même, Mario Masson, le dresseur des tigres que nous avons sortis du camion avait lui aussi fui la justice des Pays-Bas avec Betty, l’éléphante qu’il avait rouée de coups en public. Et déjà en 2006, nous étions intervenus quand le dresseur Joy Gartner était venu d’Allemagne cacher Vicky en pleine agonie, où elle allait être saisie pour des actes de cruauté. Il s’en était fallu de peu qu’elle meure. Nous l’avions alors sauvée. Mais à qui doit revenir la surveillance des circassiens et l’application des textes?

Une vigilance quotidienne pour des citoyens organisés en associations

Il est d’une facilité déconcertante de faire disparaître des éléphants! Est-ce donc aux associations et à leurs sympathisants de veiller à ce que la loi s’applique? À mener des filatures d’animaux captifs?

Pour le dresseur de Dumba, pour reprendre son cas brûlant, il serait très facile de lever le camp: la remorque est déjà accrochée au camion. Combien d’heures lui faut-il pour démonter le barnum brinquebalant qui sert de pseudo abri à l’éléphante?! C’est simple, dans ce dossier on a affaire à un fuyard qui vient en France pour éviter des accusations graves, qui enfreint nombre de réglementations sur les cirques… Où sont les moyens octroyés aux force de l’ordre concernées? Plus que tout, où est la volonté politique? Les associations telles que la nôtre pallient ce manque!

La fin des cirques itinérants… au détriment des animaux

Les annonces de la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili sur la fin des cirques itinérants avec animaux étaient vagues… Depuis la fin du mois de septembre, on commence à craindre une nouvelle réglementation abolissant l’itinérance des cirques, mais pas le reste. Et quel reste!

Si un particulier faisait subir à son animal le dixième des cruautés infligées par les dresseurs aux fauves et aux éléphants, il lui serait interdire d’en détenir. Les animaux sauvages des cirques sont eux aussi des êtres sensibles qui ont des droits!

La nouvelle loi autoriserait-elle les circassiens à continuer à continuer de faire naître, dresser par les coups et de maintenir enfermés les animaux des cirques, ad nauseam jusqu’à leur mort, à la seule condition de ne plus se déplacer sur les routes? On serait dans ce cas, très, très loin des mesures prises par 23 de nos voisins européens!

Dumba a déjà tout perdu : sa famille, sa liberté, sa dignité, sa santé mentale et physique… Jamais nous ne l’abandonnerons ni elle, ni les autres détenus des cirques. La réglementation pourrait être modifiée pour n’abolir que l’itinérance dans leur enfer?! Nous comptons sur les députés portant la proposition de loi pour se battre pour que ces animaux, en voie de disparition, soient enfin dûment protégés.

Une nouvelle réglementation des cirques, au prix de la vie des animaux?

Sentant cette tendance, nous avions interpellé le ministre de l’intérieur sur cette question dès le mois de juillet 2020. Car certains ont commencé à investir dans leur base technique, tel Raoul Gibault, pour Médrano qui l’a renommée « Jungle Park » et y a déjà accueilli du public plusieurs étés. Mais nous avons obtenu le retrait de l’agrément autorisant l’ouverture. Le Jungle Park est désormais fermé. Une nouvelle réglementation lui permettrait de rouvrir sans problème… Mario Masson, lui, parlait à qui voulait l’entendre, de son projet de lodges au milieu des tigres. Un projet qui ne verra pas le jour si le tribunal confirme la saisie définitive des tigres.

Nous devons rendre des comptes sur ce que nous faisons subir aux animaux sauvages. Les dresseurs, nos gouvernants et nous tous. Combien d’existences volées? De conditions de vie et de détention déplorables? N’attendons pas qu’ils meurent à petit feu. Offrons-leur une vie décente maintenant! Signez notre pétition pour la fin de l’exploitation des animaux dans les cirques, fixes ou itinérants.

Transport de singes du Cambodge vers les laboratoires d’expérimentation animale aux USA

Transport de singes du Cambodge vers les laboratoires d’expérimentation animale aux USA

Transport de singes du Cambodge vers les laboratoires d’expérimentation animale aux USA
17.01.2021
International
Transport de singes du Cambodge vers les laboratoires d’expérimentation animale aux USA
Expérimentation animale

Il y a quelques jours des macaques à longue queue sont arrivés à l’aéroport international O’Hare de Chicago direction les laboratoires Charles River. AirBridgeCargo envoie des singes du Cambodge aux États-Unis via Moscou pour souffrir dans les laboratoires.

Il y a quelques jours des macaques à longue queue destinés aux laboratoires Charles River (gros importateurs et utilisateurs américains de primates non humains pour la recherche) sont arrivés à l’aéroport international O’Hare de Chicago.

AirBridgeCargo Airlines transporte régulièrement des singes du Cambodge aux États-Unis via Moscou. Expédiés par fret dans de petites caisses de transit, ces êtres intelligents, sociaux et sensibles auront enduré deux vols internationaux. Selon notre source à l’aéroport international de Moscou-Cheremetievo, les singes sont arrivés sur le vol RU238 depuis l’aéroport international de Phnom Penh, soit un trajet de dix heures d’environ 7500 kilomètres. Les singes ont ensuite été transportés vers Moscou sur le vol RU401 à Chicago, ce qui représente un voyage supplémentaire de dix heures de près de 8000 kilomètres. Ils sont arrivés à destination le 14 janvier.

Joignez-vous à notre appel avec Action for Primate pour que cessent ces transports de la honte. Même si vous l’avez déjà fait, envoyez un email poli à AirBridgeCargo et au groupe Volga-Dnepr afin de les exhorter à mettre un terme au transport de primates non humains et à rejoindre les nombreuses compagnies aériennes qui refusent de jouer un rôle dans ce commerce barbare.

Emails du siège social d’AirBridgeCargo à Moscou: service.rus@airbridgecargo.com et info@airbridgecargo.com
Email du Groupe Volga-Dnepr: pr@volga-dnepr.com

Sur YouTube, les « sauveteurs » d’animaux sont parfois des tueurs!

Sur YouTube, les « sauveteurs » d’animaux sont parfois des tueurs!

Sur YouTube, les « sauveteurs » d’animaux sont parfois des tueurs!
15.01.2021
International
Sur YouTube, les « sauveteurs » d’animaux sont parfois des tueurs!
Animaux familiers

Nous avons été informés de l’existence de plusieurs chaînes de «Fake animal rescue» sur YouTube. Instrumentalisant l’empathie et la sensibilité du public, elles mettent en scène de faux sauvetages d’animaux. Ceux-ci sont volontairement mis en danger dans des vidéos complètement scénarisées.

Image: capture d’écran YouTube – KM Animal

Un chiot ensanglanté au niveau du cou souffre le martyre en silence. Gisant sur la terre battue, entre les pilotis d’une maison asiatique, il se laisse mourir à petit feu. Son regard, à fendre l’âme, exprime toute sa détresse. Mais, miracle, deux jeunes garçons vont lui venir en aide! L’un d’entre eux se faufile jusqu’à lui, le saisit et lui prodigue des soins sur une table pour stopper l’hémorragie.

Sortez les violons!

La scène a été filmée. Les images, sur fond de musique avec trémolos, ont de quoi émouvoir les internautes. La vidéo est en effet consultable sur YouTube. Largement relayée sur les réseaux sociaux, elle a déjà été visionnée plus de 155 000 fois depuis sa mise en ligne, le 3 avril 2018. Qui pourrait rester insensible devant ce sauvetage d’un animal adorable par des enfants? Tous les ingrédients sont là pour faire chavirer les cœurs et prouver que oui, notre monde peut ressembler parfois à celui des Bisounours.

Faux sauvetage, vraie blessure

Hélas. Il est probable qu’il s’agisse là d’une sordide mise en scène. À bien y regarder, la vidéo semble avoir été montée à l’envers et les «soins» apportés au chiot avoir précédé sa blessure: il ne porte pas l’ombre d’une cicatrice sur les images finales… Une blessure qui ressemble d’ailleurs beaucoup plus à une coupure au couteau qu’à la morsure d’un autre chien, comme les auteurs du film veulent le faire croire. En réalité, tout porte à penser que le pauvre chiot a été écorché volontairement avec une arme blanche pour les besoins du récit. Et qu’il s’est ensuite vidé de son sang sans que personne s’en soucie. Bienvenue dans la vraie vie…

L’empathie monétisée

Si, bien sûr et heureusement, des personnes dans le monde entier peuvent porter secours à des animaux en perdition, de nombreux individus, beaucoup moins bien intentionnés, surfent sur la vague des bons sentiments pour en faire leurs choux gras. Ainsi voit-on fleurir pléthore de chaînes sur YouTube, regorgeant de séquences de sauvetages toutes plus touchantes les unes que les autres… mais qui ne s’avèrent être que des histoires créées de toutes pièces. Leur but? Récolter un maximum d’audience et les recettes publicitaires qui vont avec. En anglais, ce genre de vidéos, devenues virales en raison de l’ignorance du public, portent un nom: «Fake rescue videos». Des YouTubeurs américains, tels que «Some ordinary gamers» (2,3 millions d’abonnés) ou Nick Crowleys (573 000 abonnés) ont alerté l’opinion sur cette pratique et dénoncé certains comptes spécialistes. Mais les escrocs sont retors, changeant de nom comme de chemise. Et continuent d’inonder la plate-forme de leurs sombres réalisations en faisant passer pour des héros des tortionnaires d’animaux.

Aucune tolérance pour la maltraitance!

Ici, un chat aplati entre des pneus de voiture; là, un autre pris au piège dans la boue; ailleurs encore, un lapin attaqué par des serpents, un chien ligoté dans un filet de pêche ou la tête coincée sous un portail… Les scénaristes cruels rivalisent d’imagination avant de jouer aux Bons Samaritains devant la caméra. Il est quasi certain que la majorité de leurs victimes sont mortes à la suite de ces tournages et que celles qui y ont survécu ont été réutilisées pour subir de nouveaux sévices. Quand YouTube mettra-t-il enfin un terme à ces violences inouïes? La monétisation sur la plate-forme ne devrait être rendue possible qu’après avoir vérifié que le contenu des vidéos est non seulement légal, mais également éthique. Nous venons d’adresser un courrier au directeur général de Google France pour l’interpeller à ce sujet et nous attendons de sa part une réponse claire!

Le jour où nous avons libéré dix tigres d’un cirque

Le jour où nous avons libéré dix tigres d’un cirque

Le jour où nous avons libéré dix tigres d’un cirque
08.01.2021
Oise
Le jour où nous avons libéré dix tigres d’un cirque
Exploitation pour le spectacle

Le 16 décembre 2020, nous avons obtenu la saisie des dix tigres détenus par le dresseur Mario Masson. Se frotter au monde des circassiens, même avec l’appui des autorités et en présence des médias, est une aventure dangereuse. Retour sur ce sauvetage réussi qui aurait pu mal tourner.

Mercredi 16 décembre 2020, c’est le jour J. Le soleil n’est pas encore levé mais nous sommes sur le pied de guerre. Nous rejoignons le lieu-dit Les Landrons, dans l’Oise. Là, va se jouer bientôt le destin des dix tigres et tigresses séquestrés dans un camion-cage. Deux ans que nous nous battons pour les mettre à l’abri de Mario Masson! Une équipe de journalistes nous accompagne. Sur place, les forces de l’ordre sont aussi au rendez-vous.

Deux ans de combat

Gendarmes, agents de l’Office français pour la biodiversité, brigadiers de recherche, substitute du procureur… Quelle émotion que d’assister à ce regroupement. Nous avons tant lutté pour faire appliquer la loi ! Il nous a fallu abattre un travail de titan, pousser l’investigation très loin, afin d’établir les preuves de la maltraitance pour étayer notre plainte. Et aujourd’hui, alors que le dénouement tant attendu est sur le point d’avoir lieu, nous redoutons encore le pire. L’échec de la saisie de Jumbo – alors que toutes les conditions étaient réunies pour le libérer – est gravé dans nos esprits. Nous savons qu’avec les circassiens, la victoire n’est jamais acquise. Ils peuvent se montrer violents, même lorsqu’ils sont en infraction.

Mission périlleuse

D’ailleurs, les voilà qui arrivent. Mario Masson a certainement appelé ses amis à la rescousse. Ils sont très en colère et la présence des autorités ne semble pas leur faire peur. Certains garent leur pick-up devant le portail pour bloquer le passage, d’autres vont jusqu’à menacer de mort les transporteurs… Nous sommes infiniment reconnaissants à ces derniers d’être parvenus calmement à résoudre les difficultés techniques lors de l’installation de la remorque sur la plate-forme, malgré le contexte si anxiogène! Et grâce à l’escorte des gendarmes, les tigres ont pu franchir le seuil de leur ancien « propriétaire » et emprunter l’autoroute à bord de deux camions, sous protection renforcée. Direction Saint-Martin-La-Plaine (Loire), pour une nouvelle vie!

Terre d’asile

C’est après une nuit de route que les dix grands félins ont enfin pu fouler le sol de leur tanière individuelle, au sein du refuge de Tonga Terre d’Accueil, notre partenaire. Joie que d’ouvrir les portes de la remorque et de les voir, pour la première fois de leur existence, découvrir espace et tranquillité! En humant l’odeur des autres fauves du refuge, en entendant le lion Jon rugir au loin, en sentant de la terre sous leurs pattes, Douglas, Tim, Léo, Tara, Yma, Oona, Dian, Ashley, Lily et Rani ont certainement compris que de grands changements se profilaient à l’horizon. Oui, pour eux l’enfer était terminé. Pour autant, les traumatismes qu’ils ont subis rendront long et difficile le chemin de la guérison. La peur est là, à chaque seconde, qu’il va falloir leur faire oublier. Nous resterons à leurs côtés, pour les accompagner dans leur processus de résilience, à chacun de leurs pas…

Production d’anticorps thérapeutiques: stop au calvaire des cobayes, oui à l’avenir!

Production d’anticorps thérapeutiques: stop au calvaire des cobayes, oui à l’avenir!

Production d’anticorps thérapeutiques: stop au calvaire des cobayes, oui à l’avenir!
06.01.2021
Europe
Production d’anticorps thérapeutiques: stop au calvaire des cobayes, oui à l’avenir!
Expérimentation animale

Difficile de changer ses habitudes… Des centaines de milliers de cobayes servent à la production d’anticorps en endurant les pires douleurs chaque année. Mais, lorsque le Centre de référence européen pour la validation des méthodes alternatives (ECVAM) affirme que les chercheurs ont toutes les raisons de se tourner vers des techniques – moins onéreuses et plus fiables – n’utilisant pas d’animaux, il peine à se faire entendre. Soutenons-le!

Immobilisée sur une paillasse, une souris en pleine santé attend son heure. La seringue approche, effleure ses poils et plante son dard d’un coup sec dans son abdomen. Un laborantin vient d’introduire en elle des cellules hybrides (dites « hybridomes » = anticorps + cellule cancéreuse) en vue de produire des anticorps monoclonaux. Ceux-ci seront destinés à la composition de traitements pour aider nos organismes à lutter notamment contre les bactéries, les virus, ou même certains cancers.

Souffrances atroces

Cette souris va donc être utilisée comme éprouvette vivante! Son ventre, littéralement transformé en « réservoir », va permettre la multiplication rapide des anticorps recherchés.

En sus, elle grossira d’un coup et sera au bord de l’éclatement. Elle souffrira aussi sans doute de lésions internes macroscopiques, d’hémopéritoine, d’adhérences et de tumeurs abdominales, ou encore de masses tumorales solides susceptibles d’interférer avec le fonctionnement normal de ses organes… Pendant une à deux semaines, selon ses capacités de résistance, elle subira des ponctions intra-abdominales atroces à répétition, on la manipulera comme on tire sur un robinet. Ensuite: euthanasie, à coup sûr!

En finir avec ces horreurs

Quand s’arrêtera-t-on? Inutile d’avoir fait de hautes études pour se douter que ces interventions provoquent, en dehors du stress, des douleurs extrêmes chez les individus exploités. Pourtant, certains chercheurs doivent argumenter pour en parler… Et expliquer que la suspension de cellules d’hybridome introduites dans la cavité péritonéale de l’animal conduit « au développement d’une tumeur, à l’accumulation de liquide ascitique et à une distension abdominale ». Une distension telle que souvent le cobaye n’y survit pas. Des méthodes de substitution existent cependant. Elles ont fait leurs preuves depuis longtemps! Mais, chaque année, au sein de l’Union européenne, près d’un million d’animaux sont toujours utilisés pour la production d’anticorps. Les doutes infondés de la communauté scientifique, et souvent les intérêts financiers des laboratoires, persistent.

Coup de pied dans la mare de l’ECVAM

Le centre européen pour la validation des méthodes alternatives (ECVAM) a récemment diffusé une annonce au sujet du remplacement des animaux pour la fabrication des anticorps. Concrètement, il se positionne pour mettre fin à des années de souffrances inutiles chez les cobayes et encourager des techniques innovantes et performantes. Mais, à la suite de cette prise de position, son directeur se fait harceler et critiquer par des chercheurs qui ne veulent pas renoncer à leurs habitudes. Le monde pharmaceutique ressemblerait-il à ce point à une poudrière?

Interpellons les laboratoires!

Ne nous laissons pas impressionner et écrivons aux laboratoires français pour mettre un terme à ces souffrances inutiles! Demandons l’application de la Directive 2010/63/UE concernant l’obligation d’utiliser une « méthode alternative » quand celle-ci est disponible. Pour rappel, l’article 4 stipule que: « Les États membres veillent, dans toute la mesure du possible, à ce que soit utilisée, au lieu d’une procédure, une méthode ou une stratégie d’expérimentation scientifiquement satisfaisante, n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants. » Nous lançons une campagne pour le remplacement des animaux dans la production des anticorps et interpellons les instituts de recherche pour qu’ils s’y intéressent enfin… Guérir les humains peut se faire autrement qu’en martyrisant des êtres innocents!

Envoyez un message (modèle de lettre ici) aux institutions suivantes:

Au tribunal pour Lechmee, Mina et Kamala face au Cirque Medrano!

Au tribunal pour Lechmee, Mina et Kamala face au Cirque Medrano!

Au tribunal pour Lechmee, Mina et Kamala face au Cirque Medrano!
04.01.2021
Doubs
Au tribunal pour Lechmee, Mina et Kamala face au Cirque Medrano!
Exploitation pour le spectacle

En avril 2018, le Cirque de Saint-Pétersbourg a effectué plusieurs parades dans les rues de villes et villages. Lechmee, aveugle et handicapée, était guidée par ses amies de toujours, Mina et Kamala, et les dresseurs les surveillaient, un ankus à la main. Nous avions déposé plainte pour que le certificat de capacité du cirque lui soit retiré et donc rendre enfin impossible l’exploitation des éléphantes. L’audience est prévue le 8 janvier 2021 au tribunal administratif de Besançon à 10h.

Crédits photos: Page Facebook Info Routes Haut-Doubs 25

Mina et Kamala ont plus de cent ans à elles deux. Pourtant, le cirque de Saint-Pétersbourg de Medrano, dirigé par Raoul Gibault, refuse depuis des décennies de mettre Mina et Kamala à la retraite. Grâce à nos enquêtes, à nos plaintes et à la très forte mobilisation du public, nous avions obtenu que la vieille éléphante aveugle et handicapée, Lechmee, cesse d’être exploitée sur les routes. Malheureusement, le dresseur et patron a choisi de s’en débarrasser en Angleterre, loin de ses amies qui la nourrissaient elles-mêmes et la guidaient en l’escortant en permanence.

Mais à l’époque des faits, en 2018, elles étaient encore toutes les trois captives du Cirque de Saint-Pétersbourg, transportées ensemble comme le matériel d’acrobaties, dans les camions faisant supporter à leurs pattes endolories des kilomètres de route.

Car chez Medrano, on ne fait pas dans la dentelle. Les animaux doivent marcher à la baguette. Et dans le cas des éléphantes, à coups d’ankus, de coups de jus, de coups de poing… et à coups de marches forcées dans le bruit assourdissant des hauts-parleurs, quand bien même on est handicapé ou aveugle.

En effet, au printemps 2018, Lechmee, Mina et Kamala avaient été filmées par le cirque lui-même ainsi que par des passants, en train de défiler dans la rue au milieu du public et des voitures, sans aucun dispositif de sécurité, dans plusieurs villes et villages. Or les parades d’animaux sauvages doivent être soumises à autorisation préalable.

Nous avons donc demandé le 16 avril 2018 au préfet du Doubs de procéder au retrait du certificat de capacité du propriétaire des éléphantes à la suite des faits s’étant déroulés trois jours avant à Morteau. Sans ce certificat, impossible de les détenir et encore moins de les produire en spectacle. La préfecture n’ayant pas daigné nous répondre, nous avons saisi la justice. L’audience aura lieu le 8 janvier 2021 au tribunal administratif de Besançon à 10h.

2020, nos combats en images

2020, nos combats en images

2020, nos combats en images
27.12.2020
2020, nos combats en images
Autre campagne de l’association (ou multiples)

Cette année inédite a été ponctuée d’avancées concrètes pour les animaux. Ceci grâce à notre travail acharné et à votre soutien sans faille. Nous avons même marqué de nombreux points hors des frontières : les luttes contre la fourrure et l’expérimentation animale ont pris une envergure internationale avec nos partenaires notamment au sein de coalitions mondiales.

Quelle magnifique récompense pour nos 25 ans d’existence !

En ces temps de fêtes, retrouvez les émotions que nous avons vécues et partagées tout au long de ces derniers mois … Ces 12 mois de sensibilisation, d’enquêtes, d’audiences, de sauvetages et de victoires, nous vous les dédions.

Pour 2021, conservons cet élan, continuons de nous mobiliser tous ensemble ! De nombreux combats nous attendent encore, la persévérance doit rester notre alliée.

 

Soutenir nos combats

66% de votre don est déductible de vos impôts dans la limite de 20% de vos revenus imposables.

N’accepter aucune subvention permet à One Voice d’agir et de parler en toute indépendance, en France et dans le monde.

Des singes arrivent aujourd’hui aux États-Unis sur un vol de fret d’Air Bridge Cargo

Des singes arrivent aujourd’hui aux États-Unis sur un vol de fret d’Air Bridge Cargo

Des singes arrivent aujourd’hui aux États-Unis sur un vol de fret d’Air Bridge Cargo
17.12.2020
International
Des singes arrivent aujourd’hui aux États-Unis sur un vol de fret d’Air Bridge Cargo
Expérimentation animale

Interpellons à nouveau Air Bridge Cargo! Avec notre partenaire Action for Primates nous alertons sur l’arrivée imminente de macaques à longue queue aux Etats-Unis en provenance de Russie et avant, du Cambodge par avion, pour de l’expérimentation animale. Cela doit cesser!

Un avion de la compagnie AirBridgeCargo transportant des singes fait actuellement route de Moscou à Chicago aux États-Unis. Notre source moscovite a alerté Action for Primates et One Voice à propos de l’arrivée de primates aujourd’hui à l’aéroport international de Chicago O’Hare (ORD) à 7h30 CST (13h30 GMT et 14h30 CET) sur le vol ABW301/RU301.

Les singes (des macaques à longue queue) ont été expédiés du Cambodge à Moscou (ABW348/RU348) où ils sont arrivés tard la nuit dernière. Expédiés par fret dans de petites caisses de transit, ils auront subi deux vols internationaux ainsi qu’une longue escale retardée à l’aéroport international Sheremetyevo Alexander S. Pushkin (SVO) de Moscou. Le voyage total, qui compte plus de 15 000 kilomètres, durera plus de 25 heures, temps de transit compris, ces animaux intelligents et sensibles étant transportés à travers le monde à des fins d’expérimentation dans les laboratoires américains.

Même si vous l’avez déjà fait, merci d’envoyer un courriel poli à AirBridgeCargo afin de l’exhorter à mettre fin au transport de primates non humains et à rejoindre les nombreuses autres compagnies aériennes qui refusent de participer à ce commerce cruel.

Les adresses électroniques des bureaux d’AirBridgeCargo dans le monde entier peuvent être trouvées ici :  https://www.airbridgecargo.com/en/page/35/office-locator
Siège social d’AirBridgeCargo à Moscou :
E-mail : service.rus@airbridgecargo.com
E-mail : info@airbridgecargo.com

Sauvetage puissance dix : les tigres de Masson ne sont plus dans le camion !

Sauvetage puissance dix : les tigres de Masson ne sont plus dans le camion !

Sauvetage puissance dix : les tigres de Masson ne sont plus dans le camion !
16.12.2020
Oise
Sauvetage puissance dix : les tigres de Masson ne sont plus dans le camion !
Exploitation pour le spectacle

Les tigres en liberté sont en train de disparaître de la surface du globe. Ceux qui sont enfermés vivent un enfer. Pour les dix tigres et tigresses enfermés dans le camion du dresseur de cirque Mario Masson, devenus fous de souffrance, il y avait urgence. Dans le cadre de la plainte de One Voice déposée il y a presque un an à la suite de son enquête au long cours, d’une surveillance et d’une infiltration, et l’association de défense des animaux étant en capacité de leur offrir une vie dans un sanctuaire : la justice les a saisis. Démonstration par les actes qu’il est possible de sauver tous les captifs des cirques dès maintenant.

Une magnifique victoire pour ces tigres dressés par des circassiens

Après des mois d’incertitude, cette fois ce fut la bonne ! Les « 10 tigres dans 1 camion », comme nous avions nommé notre campagne pour les sauver, a enfin débouché sur leur saisie ! Depuis leur naissance, séparés de leur mère, ils n’avaient connu que bitume, barreaux et fouet. Ce 16 décembre 2020, après quasiment deux ans d’enquête et un combat acharné notamment en coulisses, Tim, Leo, Tara, Yma, Oona, Dian, Rani, Ashley, Lily et Douglas (nous en avons renommés certains) ont quitté la cour de l’usine désaffectée aux hauts murs de brique dans laquelle leur dresseur dissimulait le camion où ils étaient maintenus confinés depuis des années près de Beauvais.

Nous avons tout organisé : le transport en convoi exceptionnel, les places qui les attendaient au sein de notre refuge partenaire Tonga Terre d’Accueil pour les premiers soins, mais aussi des tanières individuelles dans un sanctuaire en Italie où prendra fin leur périple dès la procédure judiciaire terminée. Nous assumons l’intégralité des frais. Nous aurons pour cela besoin de votre soutien.
Quel soulagement de les savoir à présent en sécurité et sur la route que nous avons pavée pour eux vers un avenir radieux.

Leur enfer n’avait que trop duré

Car notre enquête a montré qu’en un an chez le dresseur Masson (déjà accusé aux Pays-Bas et en fuite, pour mauvais traitements sur une éléphante, Betty, qui vient de mourir dans des conditions suspectes), jamais le « parc de détente » n’avait été monté. Ni avant ni après les « galas », comme il les appelle (un festival de cirque par-ci, par-là), ni l’été… Mais uniquement pour faire illusion dans les journaux, le jour où nous avons, enfin, révélé publiquement les images du calvaire de ces grands félins.

Nous devons rester prudents pour l’instant quant au diagnostic auquel s’attendre, mais les dix rescapés pourraient entre autres souffrir de surpoids, voire d’obésité liée notamment au manque d’exercice et de problèmes dus à la consanguinité.

Dans le camion, ils étaient enfermés ensemble, jour après jour, eux qui ne supportent pas la promiscuité… Leur seul horizon se limitait à une surface de moins de 2 m2 chacun sans occupation possible. Imaginez-vous cette vie, pour eux qui dans la nature règnent en solitaire sur un territoire de 200 km2, quand – nous ne le savons que trop bien à présent – pour un humain, rester chez soi pendant des semaines et voir une partie de ses libertés restreinte est déjà source de souffrances psychologiques.

La vie de cirque pour les animaux : une maltraitance

Comme l’a rappelé Barbara Pompili lors de ses annonces tant attendues du 29 septembre 2020, les animaux détenus dans les cirques le sont alors que la captivité en tant que telle est incompatible avec leur bien-être. À ce jour, les cirques n’ont pas été contraints de se conformer à une date butoir : aucun plan de démantèlement clair n’a encore été instauré… Pourtant, la réglementation est enfreinte à tant d’égards : papiers inexistants, trafic de bébés félins, identification par puçage électronique douteuse, mauvais traitements… Avec les cirques, on a l’embarras du choix.

Jeudi 17 décembre, au lendemain de cette saisie majeure, nous participons d’ailleurs à une nouvelle réunion de travail sur les animaux sauvages captifs avec le ministère de la Transition écologique. Nous venons d’établir qu’il était possible de sortir les individus captifs des cirques dès aujourd’hui !

Nous lançons une cagnotte afin de faire face aux premières dépenses de Tim, Leo, Tara, Yma, Oona, Dian, Rani, Ashley, Lily et Douglas : la nourriture, les frais vétérinaires et la construction de vastes enclos et tanières dans un sanctuaire. Des enclos durables, qui pourront accueillir plus tard d’autres animaux sauvés des cirques. Participez !

Participez à la construction de leurs tanières

Nous avons transféré la cagnotte sur HelloAsso afin que vous puissiez bénéficier de la défiscalisation de vos dons.