Grain de Malice: pour une mode espiègle, sans supplice

Grain de Malice: pour une mode espiègle, sans supplice

Grain de Malice: pour une mode espiègle, sans supplice
27.01.2021
France
Grain de Malice: pour une mode espiègle, sans supplice
Exploitation pour la Mode

Cette enseigne nationale de prêt-à-porter féminin s’engage pour une mode sans fourrure. Elle obtient le label Fur Free Retailer (FFR), initié par la coalition européenne Fur Free Alliance, dont nous sommes les représentants en France.

Grain de Malice porte bien son nom. Cette enseigne française de prêt-à-porter milite pour une mode pétillante et colorée. Avec le sourire comme credo, elle s’adresse aux femmes actives qui recherchent la proximité (*), les conseils, la relation de complicité et la convivialité.

Soucieuse de rendre ses collections plus éco-responsables, l’entreprise a fait de la RSE l’un de ses piliers. Depuis plusieurs années, elle favorise l’utilisation de fibres recyclées ou issues de sources durables et propose des articles dans l’air du temps, pensés et adaptés pour toutes les silhouettes et morphologies. Elle porte une attention particulière au confort ainsi qu’aux petits détails qui font toute la différence: finitions, qualité des matières et des accessoires, durabilité des vêtements.

En toute logique, le choix de labelliser ses produits sans fourrure s’est imposé: «Nous ne faisons plus de vraie fourrure depuis longtemps, par conviction, et nous nous sentons concernés par la cause animale. La labellisation de nos produits et l’adhésion au programme, entre autres, nous permettent de nous engager de manière forte en faveur d’une mode responsable et sans souffrance animale.»

C’est donc avec un immense plaisir que nous l’accueillons à nos côtés pour défendre une mode éthique. Grain de Malice rejoint ainsi la liste de plus en plus longue des marques impliquées dans la mutation de nos sociétés et souhaitant initier le monde de demain. Un monde altruiste et sensible.

(*) Points de vente: magasins succursales et d’affiliation situés dans les centres-villes, centres commerciaux ou parcs d’activités commerciales. En vente également sur certains marchés en ligne: La Redoute, Brandalley…

Veepee affiche son soutien à Dumba en plein débat sur la maltraitance animale à l’Assemblée nationale

Veepee affiche son soutien à Dumba en plein débat sur la maltraitance animale à l’Assemblée nationale

Veepee affiche son soutien à Dumba en plein débat sur la maltraitance animale à l’Assemblée nationale
27.01.2021
France
Veepee affiche son soutien à Dumba en plein débat sur la maltraitance animale à l’Assemblée nationale
Exploitation pour le spectacle

Deux jours entiers de publicité sur les écrans de l’immeuble de Veepee, à la Plaine Saint-Denis, en face du Stade de France: c’est ce qui nous a été offert par le chef d’entreprise engagé à nos côtés depuis des années, Jacques-Antoine Granjon. Les 27 et 28 janvier, pendant qu’à l’Assemblée nationale la proposition de loi sur la maltraitance animale est discutée, les automobilistes et piétons de la Plaine Saint-Denis pourront voir ce que les cirques tentent de cacher: le malheur des animaux et celui de Dumba en particulier.

Avec Dumba, M. Granjon affiche une fois de plus son soutien à l’association à travers les animaux qu’elle défend (après Maya et Jon). L’éléphante que nous venons de retrouver et dont nous avons révélé le calvaire dans le Gard enneigé, au début du mois de janvier, entre camion et tente de fortune. Le 5 janvier dernier, nous déposions plainte.

Une méconnaissance du public sur ce qu’est la maltraitance

Après avoir saisi la justice et informé les autorités, l’association avait alerté le public. Comme c’est systématiquement la norme, à l’arrivée des journalistes, les dresseurs ont débité leurs boniments, fait faire un tour à l’animal qu’ils exploitent (lui offrant, paradoxalement, une balade bienvenue), au vu et au su de tous. Il y avait un rayon de soleil ce jour-là, une chance pour la communication du cirque. Comme Jumbo, comme Baby, comme les dix tigres dans un camion, comme les lionnes, comme… C’est bien simple, ce ne sont pas des exceptions, mais la règle. Dans une lettre ouverte, nous avons tenté d’expliquer au maire du village pourquoi nous pensions qu’il se trompait en soutenant les dresseurs.

Les boniments des cirques face aux faits

La réalité de la vie des animaux dans les cirques itinérants ou fixes ne peut être captée que lorsque les dresseurs ignorent être regardés! La captivité elle-même est un problème, mais à cela s’ajoutent les conditions dans lesquelles cette captivité s’exerce sur les animaux: ils vivent confinés dans des camions ou sous des tentes, leur santé est négligée, et ils sont dressés à obéir.

Des expertises indépendantes qui exposent scientifiquement la souffrance de Dumba

Nous avons envoyé les images prises par les journalistes à des experts des éléphants indépendants de One Voice. Ils ont soulevé de nombreux points, sur lesquels la souffrance de Dumba ne fait aucun doute.

Leurs conclusions sont, une fois de plus, sans appel: les pattes soulevées sont le signe de douleurs aux pieds, de même que sa posture générale avec les pattes groupées sous elle, sa respiration difficile, une probable hernie… Deux d’entre eux se posent sérieusement la question d’une possible tuberculose et préconisent fortement des tests.

Des interprétations fantaisistes des faits

Comment peut-on s’improviser spécialiste des éléphants et clamer tout et son contraire dans une parfaite méconnaissance des lois et des animaux?

Cette balade sans protection était interdite. Faire dormir un éléphant dans un camion non chauffé est interdit. Le maintenir dans un enclos de cette taille est interdit. Ne pas traiter ses blessures aux tempes et ses douleurs aux pattes est puni par la loi…

Ça suffit de propager des contre-vérités et des interprétations fantaisistes des textes! La ministre de la Transition écologique a, elle-même, pris position publiquement sur Twitter à peine plus de 24 heures après la diffusion de nos images de Dumba. Des dizaines de milliers de personnes ont déjà signé notre pétition pour qu’elle soit placée dans un sanctuaire.

Pendant que Dumba tente de soulager ses pieds douloureux et s’enfonce toujours plus dans la solitude, nos députés et nos sénateurs discutent de l’avenir des animaux dans les cirques. La proposition de loi ne va pas assez loin. Nous espérons qu’elle sera à la hauteur de l’attente des Français. Nous sommes extrêmement reconnaissants à Jacques-Antoine Granjon de porter avec nous la voix de Dumba à travers deux grandes photos d’elle, sur l’immeuble de Veepee.

Deux dauphins du Parc Astérix, Cessol et Guama, sont déjà en Suède

Deux dauphins du Parc Astérix, Cessol et Guama, sont déjà en Suède

Deux dauphins du Parc Astérix, Cessol et Guama, sont déjà en Suède
26.01.2021
Ile-de-France
Deux dauphins du Parc Astérix, Cessol et Guama, sont déjà en Suède
Exploitation pour le spectacle

Quel cynisme… Quand le Parc Astérix communique dimanche 24 janvier 2021 sur le transfert progressif des dauphins exploités dans son delphinarium, plusieurs d’entre eux – voire tous? – sont déjà partis! Deux sont arrivés samedi 23 janvier 2021 en Suède. Et pas dans un sanctuaire.

Hier, l’aéroport de Norrköping en Suède a publié des photos d’un avion-cargo transportant des dauphins depuis la France. Djurrättsalliansen, notre partenaire suédois au sein de la coalition Dolphinaria-Free Europe, nous a alertés. Nous avons alors récupéré les numéros de transporteurs, leur âge… et le but de leur transfert.

Il s’agit de Guama, un dauphin né libre, capturé à Cuba en 1987 alors qu’il n’avait que cinq ans, et de Cessol, l’autre mâle du Parc Astérix, né dans les bassins de Seaworld Orlando en 1984. Tous les deux sont très âgés; pourtant, ils ont été envoyés pour la reproduction à Kolmårdens, un delphinarium suédois, ouvert en 1969. Où déjà plus de soixante dauphins sont mort!

Parmi les petits de Guama, chez Astérix, il y a Bahia, née en 2015, sa sœur Bélize, née deux ans plus tard, et avant elles, leur grand frère Naska né en 2010 et leur demi-frère Ekinox, fils de Femke. Les deux jeunes mâles ont été vendus en Grèce en 2016. Guama est aussi le père d’Aïcko et de Galéo… envoyés dans les bassins de Planète Sauvage. Avant le drame que l’on sait pour Aïcko.

C’est bien la raison pour laquelle, quand nous avions travaillé en 2017 avec les conseillers de Ségolène Royal, alors ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, nous avions demandé (et obtenu!) la fin de la reproduction ET des échanges de cétacés entre delphinariums. Pour l’industrie de la captivité, qui sentait le vent tourner depuis les annonces de Barbara Pompili fin septembre, il était impensable de laisser à ces animaux la chance de vivre quelques années de retraite d’une vraie vie de dauphin. Les documents étaient déjà préparés dès le 25 novembre et le 21 décembre 2020! Soit il y a deux mois. Voilà pourquoi nous combattons ces parcs sans relâche.

Âgés comme ils le sont, le stress aurait pu aisément les tuer. Guama, pour qui la liberté est un si lointain souvenir, et Cessol, qui jamais ne l’aura connue… Nous sommes extrêmement inquiets pour Femke, déjà si fragile. Où a-t-elle été envoyée? Se séparer de dauphins aussi vieux pour les envoyer à la reproduction, quel mépris.

Certes, à ce jour, aucun sanctuaire n’existe en Europe, mais il n’y a eu aucune volonté de la part du parc d’attractions d’aller dans cette direction. Le Parc Astérix aura bien profité des dauphins, sans jamais leur faire grâce de quoi que ce soit ni même leur témoigner un minimum de considération. Quand on pense aux profits que la direction du delphinarium a réalisés sur leur dos, elle aurait pu, en contrepartie, créer un espace dédié à leur retraite, à l’abri de toute exploitation. Le système continue, notre combat aussi.

« Jungle Park »: le visage d’un cirque fixe

« Jungle Park »: le visage d’un cirque fixe

« Jungle Park »: le visage d’un cirque fixe
26.01.2021
Gard
« Jungle Park »: le visage d’un cirque fixe
Exploitation pour le spectacle

À l’heure où les députés planchent sur une proposition de loi pour interdire l’exploitation des animaux dans les cirques, nous mettons en garde contre la possibilité qui sera laissée aux dresseurs de se sédentariser. Et donc de maintenir les animaux dans des conditions de détention toujours aussi dramatiques. À la façon du « Jungle Park » de Medrano.

À quoi ressemble un cirque fixe ? Regardez le « Jungle Park » où sont enfermées Mina et Kamala et vous en aurez une idée. Après des années à faire des spectacles sur les routes ou sur des tabourets, ces éléphantes de 55 ans végètent désormais sur la base technique du cirque Medrano à Aimargues (30). Grâce à nos recours administratifs successifs, nous avons obtenu la suspension de l’ouverture de l’établissement au public en septembre 2020. C’est déjà une avancée qui prouve que l’inspection de la DDSCPP et de l’OFB ont constaté des irrégularités. Mais le propriétaire n’a pas été condamné pour autant : il a simplement reçu une mise en demeure.

Mina et Kamala toujours dans la souffrance

Pendant ce temps, notre plainte est toujours en cours pour ces éléphantes abandonnées à leur triste sort. C’est pourquoi nous venons d’adresser un complément de plainte au procureur du tribunal judiciaire de Nîmes. En décembre dernier, nos enquêteurs sont parvenus à rapporter de nouvelles images de Mina qui se trouvait séparée de Kamala au moment de la prise de vue. Laissée à l’extérieur par des températures de 4 à 8° C, elle luttait contre le froid dans un barnum ouvert et continuait à présenter des comportements stéréotypés, symptômes éloquents de sa détresse mentale.

Expertise

Le Dr Schaftenaar, docteur vétérinaire et zoologue, qui a visionné les vidéos, s’inquiète également de son état de santé physique. Il constate des mouvements de l’articulation de son genou gauche « anormaux » : « il semble que la rotule ne se meuve pas en douceur dans la trochlée patellaire du fémur. Ce problème doit être confirmé au moyen d’un examen clinique effectué par un vétérinaire qualifié ». Par ailleurs, il observe des « contractions musculaires rythmiques […] au niveau de la jonction entre le corps et la jambe avant droite et sur le reste du corps ». Là encore, l’expert recommande un examen clinique comprenant analyse sanguine et hématologie car « cette affection est connue pour survenir lors d’une maladie rénale ».

Des tigres confinés « à la Masson »

Mina et Kamala ne sont pas les seules à être détenues dans des conditions contrevenant aux normes légales minimales pourtant dérisoires. Des tigres sont aussi parqués les uns sur les autres dans un camion-cage, comme chez Mario Masson. Certains tendent la patte à travers les barreaux, d’autres ont le regard éteint. Rien n’est prévu pour leur permettre de tuer les heures. C’est illégal et insupportable ! Nous sollicitons la saisie conservatoire des éléphantes et de ces tigres pour les mettre à l’abri dans un sanctuaire. Et nous nous battrons de la même manière pour tous les animaux qui resteront à la merci des cirques, que ceux-ci soient itinérants ou sédentaires.

Urgence pour Inouk!

Urgence pour Inouk!

Urgence pour Inouk!
26.01.2021
Alpes-Maritimes
Urgence pour Inouk!
Exploitation pour le spectacle

Inouk va très mal. Son confinement depuis plus de vingt ans a eu raison de son état de santé. Nous venons de déposer pour lui un complément de plainte sur la base d’une nouvelle expertise d’Ingrid Visser. Aidons-le au plus vite avant qu’il n’abandonne complètement la partie!

Le temps s’étire interminablement pour Inouk. À seulement vingt-deux ans, la jeune orque a déjà tout du vieillard. Rien, rien n’est venu soulager son désespoir depuis sa naissance dans un bassin minuscule du Marineland d’Antibes. Survivra-t-elle assez longtemps pour découvrir à quoi ressemble l’océan?

Nous renforçons notre plainte

Nous avons attaqué en justice le delphinarium en 2019 et notre plainte pour actes de cruauté est toujours en cours d’instruction. Entre raisons saisonnières et Covid-19, l’établissement a été fermé plusieurs mois. Inouk, lui, a continué de tourner en rond… Confinement: voilà un mot qui n’a rien de nouveau pour lui. Et son état s’est encore dégradé tout au long de l’année passée comme en témoigne une nouvelle expertise de la Dre Ingrid N. Visser:

«Les gencives autour de ses dents abîmées prolifèrent dans les cavités dentaires, ce qui signifie une augmentation du risque d’infection et une probable aggravation de ses problèmes buccaux.»

De nouvelles images et expertise alarmantes

La biologiste marine, spécialiste des orques, s’appuie sur des images récentes d’Inouk. Nos enquêteurs les ont rapportées à l’occasion des manifestations devant le Marineland l’été dernier, à la suite de sa réouverture le 27 juin. Elles permettent d’actualiser le précédent rapport de 2019. Celui-ci mettait déjà en évidence l’état déplorable de la dentition d’Inouk, source d’une grande souffrance, et pointait la responsabilité de l’exploitant. Aujourd’hui, le constat de la scientifique est toujours aussi alarmant. Elle déplore également le comportement de régurgitation de l’orque, lié « aux attaques des compagnons de bassin et au stress », ainsi que « la présence de lésions importantes dans la région du menton et de la gorge ».

Dans ses conclusions, elle recommande: « qu’Inouk passe sa retraite dans un sanctuaire côtier où il disposerait de plus d’espace, d’eau de mer naturelle et de soins médicaux appropriés. À tout le moins, il ne devrait plus exécuter de tours de cirque en échange de sa nourriture, et sa participation aux spectacles devrait cesser immédiatement »

Le message est donc clair, très clair: pour sauver Inouk, c’est maintenant qu’il faut agir! Nous venons de déposer un complément de plainte sur la base de ce nouveau rapport. Continuez à signer et à partager notre pétition.

L’avis de l’Ordre national des vétérinaires sur les fermes à fourrure françaises

L’avis de l’Ordre national des vétérinaires sur les fermes à fourrure françaises

L’avis de l’Ordre national des vétérinaires sur les fermes à fourrure françaises
25.01.2021
France
L’avis de l’Ordre national des vétérinaires sur les fermes à fourrure françaises
Exploitation pour la Mode

En février 2020, nous avons demandé à rencontrer l’Ordre national des vétérinaires. La rencontre a eu lieu fin juillet. Six mois plus tard, nous venons de recevoir leur avis public sur les élevages de visons pour la fourrure, à la suite de la prise de position de plusieurs de leurs homologues européens, notamment irlandais, suédois et bulgares. Leur réponse est sans appel: le « Conseil national considère que les normes réglementaires […] pour l’élevage de visons ne sont pas respectueuses de leur bien-être, tel que l’ANSES le définit ». Et de formuler des recommandations pour réévaluer ces normes. Nous sommes heureux de cette prise de position. Mais tout laisse à penser qu’une amélioration des conditions de détention ne conviendrait à personne. Mieux vaudrait, d’autant plus en temps de pandémie, fermer immédiatement les élevages de ce type une fois pour toutes.

Voici la réponse de l’Ordre national des vétérinaires à notre demande d’avis sur les élevages de visons en France. Il reste, comme toujours, prudent dans sa réponse, mais il les condamne tout de même. Il propose des aménagements tels un accès à l’eau pour nager, des cages individuelles et autres, qui pourraient donner l’impression d’une prise en compte de leurs besoins.

Extrait du PV du Conseil national de l’Ordre des vétérinaires des 16 et 17 décembre 2020

Car en France, l’ANSES a abouti à une définition consensuelle du bien-être animal, vu comme « l’état mental et physique positif lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux, ainsi que de ses attentes. Cet état varie en fonction de la perception de la situation par l’animal. »

Des adaptations qui ne résolvent pas le problème

De notre côté, nous considérons que toute adaptation de la taille des cages ne résout pas des problèmes essentiels que sont une vie entière en captivité ou l’abattage même. Mais dans les pays où les normes de détention ont été améliorées, leur mise en place ne s’est même pas révélée viable pour l’industrie de la fourrure elle-même: infrastructures trop chères et complexes à mettre en place, au regard du prix de revient des peaux.

Une pandémie qui aiguise la problématique

Cette réponse advient des mois après notre demande, et donc, hors même la problématique du COVID-19 et de ses variants dans les élevages de visons en Europe et dans le monde. Ce virus et ses mutations ne font que renforcer les raisons pour lesquelles il convient de fermer ces quatre élevages en urgence.

Notre position, demandant leur arrêt immédiat, peut sembler radicale à certains de prime abord. Mais elle est en réalité la seule option rationnelle. Faire perdurer ces élevages ne présente que des risques et des dangers, que ce soit pour les animaux qui y sont élevés, pour la biodiversité, pour les éleveurs et pour la population générale.

Un engagement de chaque instant

Au cours des derniers mois, nous avons publié de nombreuses images des élevages en France, réussi à empêcher l’agrandissement de l’un d’eux, attaqué un autre. Et depuis que le gouvernement a annoncé s’engager à les fermer d’ici cinq ans (avant l’apparition des variants qui devraient changer la donne), nous avons interpellé le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, co-écrit une pétition internationale et écrit à l’Union européenne avec nos partenaires de la FFA et Eurogroup for Animals

La proposition de loi étudiée en ce moment même par nos parlementaires envisage de laisser deux ans aux agriculteurs pour arrêter l’élevage de visons en France. À l’heure où nous écrivons ces lignes, le gouvernement, pourtant parfaitement informé du danger des variants du COVID-19 vient de déposer un amendement à la proposition de loi afin que le délai de deux ans, proposé par les députés avant l’arrêt définitif, soit bel et bien maintenu à cinq ans.

Cela signifie quoi qu’il arrive plusieurs années de risque sanitaire pour l’ensemble de la population en plus des problèmes déjà évoqués depuis des années concernant les visons élevés eux-mêmes, les visons d’Europe et la pollution des sols.

Les élevages de visons pour la fourrure doivent être suspendus immédiatement en Europe, comme nous l’avons dit et répété. En France, où Barbara Pompili s’est prononcée pour l’arrêt de ce type d’élevage, nous demandons un arrêt définitif immédiat.

Car les « améliorations » des conditions de détention ne permettraient que la continuation de vies brisées se finissant en massacres pour les visons, en faillites pour les éleveurs qui doivent plutôt se reconvertir au plus vite, et en décès pour les plus fragiles d’entre nous.

Loi contre la maltraitance animale: entre espoir et inquiétudes

Loi contre la maltraitance animale: entre espoir et inquiétudes

Loi contre la maltraitance animale: entre espoir et inquiétudes
25.01.2021
France
Loi contre la maltraitance animale: entre espoir et inquiétudes
Animaux sauvages

À partir du 26 janvier prochain, une proposition de loi contre la maltraitance animale sera présentée à l’Assemblée nationale. Un grand pas dans la bonne direction. Malheureusement, le texte ne va pas assez loin sur certains points. S’il est appliqué en l’état, il ne résoudra pas le drame des animaux exploités par les cirques.

Vers la sédentarisation des cirques…

Dans son chapitre 3 consacré à la « Fin de la maltraitance d’espèces sauvages utilisées à des fins commerciales », le projet de loi n’évoque que les établissements « mobiles ». Bien sûr, il faut mettre fin à l’itinérance dramatique des animaux brinqueballés en permanence dans les remorques des circassiens. Mais cela ne suffit pas! Il faut aussi et surtout placer d’urgence tous ces êtres captifs à l’abri de leurs dresseurs. Or, si l’article 12 entend interdire la détention et l’acquisition d’animaux sauvages dans des établissements « mobiles », il ne prévoit pas de prohiber leur reproduction ni leur présentation au public dans des structures fixes. Ainsi ne verra-t-on peut-être plus d’éléphants, de lions ni d’hippopotames sur les routes; mais on va laisser se multiplier une nouvelle catégorie de cirques sédentarisés, à l’image du « Jungle Park » où Mina et Kamala sont toujours exploitées. Et des espèces extrêmement fragiles et menacées vont continuer à être séquestrées dans des conditions terribles! En outre, c’est aussi une occasion manquée d’en finir avec les trafics d’animaux protégés: les circassiens sont passés maîtres dans les programmes de reproduction illicites et pourront poursuivre, sous le manteau, leur commerce juteux.

Deux listes qui complexifient une situation déjà critique

Autre point problématique, la proposition de loi établit une distinction entre l’interdiction de « détenir » et celle d’« acquérir » des animaux sauvages à des fins de divertissement dans les cirques itinérants. Ces deux listes ajoutent de la complexité alors que l’arrêté faune sauvage captive existant était déjà si difficile à faire appliquer. À l’heure actuelle, la majorité des cirques a beau se trouver en infraction, aucun n’a encore été sanctionné! Pourquoi? Parce que les autorités sont dans une logique de régularisation plutôt que de répression. Ainsi, par exemple, Gilbert Bauer qui détient l’éléphante Baby et que nous avons poursuivi pour exploitation irrégulière d’animal non domestique s’est vu délivrer tous les papiers et le certificat de capacité qui lui manquaient au lieu d’être condamné. L’accepterions-nous pour des conducteurs sans permis? Pourtant, dans le milieu du cirque, tout semble toléré… En pratique, les contrevenants sont juste sommés de se mettre en conformité. Ensuite, ils laissent traîner les choses et continuent de maltraiter les animaux en toute illégalité, sachant qu’ils n’ont rien à craindre. Ainsi avons-nous retrouvé, le 1er janvier dernier, l’éléphante Dumba cachée par un cirque dans une décharge sauvage du Gard! Mais au premier abord, selon le procureur d’Alès, l’état de l’animal ne « suscite pas d’inquiétude ». Comme d’habitude, tout va très bien, donc, passez votre chemin…

Renforcer les moyens, le personnel qualifié et les sanctions

Les contrôles en France pâtissent de nombreux dysfonctionnements: déficit de personnel et de vétérinaires qualifiés, méconnaissance des besoins spécifiques de chaque espèce et des souffrances des individus prisonniers (ennui, manque d’espace, défaut de soins, violence du dressage), outre les problèmes de sécurité et d’atteinte à l’environnement réguliers. C’est d’ailleurs pourquoi tous les dresseurs poursuivis à l’étranger se retrouvent dans notre pays: on les y laisse si tranquilles! Une réforme des services décentralisés de l’État en charge des contrôles et de l’application de la loi est nécessaire. Et, sans attendre de texte, il faut donner d’urgence les moyens de travailler correctement aux Directions départementales de protection des populations (DDSCPP), plus de personnel et la formation de vétérinaires spécialisés. Ce n’est qu’ainsi qu’un cadre digne de ce nom pourra être posé et que l’on arrêtera de tergiverser: les régularisations à tout prix doivent enfin laisser place à de vraies sanctions! Nous avons fait des retours aux députés en ce sens. Cette proposition de loi représente un véritable espoir, une chance à saisir pour améliorer la condition animale. Il serait regrettable qu’elle n’aboutisse qu’à un statu quo. Nous remercions Laëtitia Romeiro Dias, Loïc Dombreval, Dimitri Houbron, Vincent Ledoux, Anne-Laurence Petel et Cédric Villani d’avoir accueilli nos observations.

Pour mettre un terme au drame de l’errance féline

Nous approuvons l’article 4 de la proposition de loi qui rappelle les maires à leur obligation d’identifier et de stériliser les chats errants sur leur commune. Mais cette mesure doit être plus encadrée, sous peine d’assister à des captures massives de chats qui finiront – comme c’est déjà le cas – euthanasiés au lieu d’être relâchés. Le problème de l’errance féline est complexe et les chats en sont les premières victimes. Pour le solutionner, il faut s’intéresser à ses causes, pas seulement à ses conséquences. Tout comme, en cas de dégât des eaux, se contenter d’écoper ne sert à rien tant que l’on n’a pas trouvé l’origine de la fuite, la stérilisation des chats sans domicile ne suffira pas à endiguer leur surpopulation. Il faut donc agir en amont, en luttant contre les abandons et la divagation des animaux des particuliers s’ils ne sont pas stérilisés. Concrètement, cela implique que les futures familles d’accueil s’engagent à respecter des règles. Tarir la source suppose d’interdire les cessions de chats en dehors des refuges et des élevages agréés, ainsi que la systématisation des stérilisations.

Euzet-les-Bains: un havre de paix pour les cirques avec animaux sauvages

Euzet-les-Bains: un havre de paix pour les cirques avec animaux sauvages

Euzet-les-Bains: un havre de paix pour les cirques avec animaux sauvages
22.01.2021
Gard Euzet-les-Bains: un havre de paix pour les cirques avec animaux sauvages
Exploitation pour le spectacle

Notre association prend bonne note que pour Monsieur le Maire*, il est normal de détenir des animaux de la faune sauvage, aussi socialement complexes que les éléphants, dans les arrière-cours des habitations des communes françaises. Cette croyance est désolante et pose problème en termes de rapport à la biodiversité.

Lorsque nous déposons plainte concernant un animal de la faune sauvage, nous ne procédons pas par extrapolation mais au contraire demandons toujours des évaluations scientifiques préalablement à toute démarche pour nous assurer précisément du bien-fondé de la plainte. Dans le cas précis de Dumba, plusieurs évaluations ont été réalisées par des spécialistes des éléphants d’Asie et mettent en lumière à la fois des problèmes d’ordre médical et d’ordre comportemental.

En outre cette situation est source d’une grande souffrance et d’une grande détresse psychologique pour un animal véritablement grégaire mais condamné à la solitude alors que l’ONU a reconnu la nécessité de protéger la culture de cette espèce, confirmant la complexité de ses interactions sociales et de sa cognition.

Si le Maire n’est pas sensible à ces arguments, un dernier aspect devrait normalement l’alerter: la sécurité des citoyens. En effet, le risque de collision est réel et il est important de rappeler que toute interaction avec le public, même indirecte, est strictement interdite avec des éléphants qui sont considérés comme des animaux dangereux. Pourtant, le propriétaire de Dumba a l’habitude de la photographier avec le public et de la faire promener sans dispositif de sécurité.

Enfin, comment taire les risques de zoonoses, spécialement dans le contexte actuel de pandémie COVID-19? Les interactions de ce type avec la faune sauvage sont à risques, notamment concernant la tuberculose.

Muriel Arnal
Présidente de l’association One Voice

* Cette lettre est une réponse au message posté par le Maire d’Euzet-les-Bains sur la page Facebook de la ville et également envoyé par mail

Loups: le bras de fer avec l’État français continue

Loups: le bras de fer avec l’État français continue

Loups: le bras de fer avec l’État français continue
22.01.2021
France
Loups: le bras de fer avec l’État français continue
Animaux sauvages

La population lupine peine à se reconstruire en France. Mais en dépit des réglementations internationales protégeant cette espèce, notre pays continue de lui faire la guerre et de la fragiliser davantage. Lundi prochain, 25 janvier 2021, nous serons de nouveau au Conseil d’État pour faire entendre la voix des loups!

Alors que les loups sont toujours victimes de la pression des chasseurs et que même l’OFB a pointé récemment plusieurs signaux indiquant une dégradation de la dynamique de leur population, l’État français continue de s’acharner contre eux à coups de tirs.

Deux arrêtés dans notre collimateur

Depuis le 19 février 2018, les dérogations « espèce protégée » qui autorisent la perturbation intentionnelle et le tir de loups sont encadrées par deux arrêtés ministériels: l’arrêté dit « cadre », « fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus) », et l’arrêté dit « plafond », « fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée chaque année ». Le 26 juillet 2019, un arrêté à vocation expérimentale a été adopté par le gouvernement en vue d’adapter et de compléter les arrêtés « cadre » et « plafond » de 2018, et de rehausser le nombre de loups pouvant être tués, portant celui-ci à 17% au lieu des 10% fixés précédemment. Un arrêté du 30 décembre 2019 a reconduit ce dispositif. Nous avons attaqué ces deux arrêtés expérimentaux au motif que la condition d’urgence n’était pas remplie. Mais le 6 février 2020, le Conseil d’État a rejeté notre requête en référé.

Nous n’abandonnerons jamais les loups

Le Conseil d’État va désormais statuer sur la légalité des deux arrêtés ce lundi 25 janvier 2021 à 14h. Nous espérons beaucoup de cette audience car l’avenir des canidés sauvages en France est décidément en jeu! Déjà, le gouvernement a reconduit le quota d’abattage de loups pour 2021 et 19% d’entre eux pourront encore être massacrés cette année. Concrètement, cela signifie que la mort de 110 animaux est déjà validée pour les douze prochains mois. Et ceci au bas mot, le préfet coordonnateur du plan national d’actions sur le loup ayant le champ libre pour permettre, sur simple arrêté, des tirs de défense simple supplémentaires si ce plafond est atteint avant la fin décembre et porter jusqu’à 21% le nombre de loups tués. Nous nous battrons pour que l’État revienne sur sa politique de « régulation », laquelle s’apparente en fait à une stratégie d’extermination.

Énièmes provocations et menaces de la part des chasseurs d’oiseaux migrateurs

Énièmes provocations et menaces de la part des chasseurs d’oiseaux migrateurs

Énièmes provocations et menaces de la part des chasseurs d’oiseaux migrateurs
20.01.2021
Somme
Énièmes provocations et menaces de la part des chasseurs d’oiseaux migrateurs
Animaux sauvages

Samedi 16 janvier 2021, le « collectif des chasseurs en colère » s’est regroupé pour une « réunion idéologique […] à la Molière », à Amiens. Ces chasseurs d’oiseaux migrateurs ont plusieurs exigences. Parmi elles, que les agents de l’Office Français de la Biodiversité, en charge du respect des lois, « ferment les yeux en février », c’est-à-dire qu’ils ne les verbalisent pas quand ils braconnent les oies sauvages. Ces chasseurs picards en colère ont obtenu un rendez-vous en tête-à-tête avec la préfète de la Somme. Ils y vont dans un sain état d’esprit: « Quoi qu’ils disent nous ne négocierons pas, ce sera comme ça un point c’est tout.»

S’entraider avec le butin de leurs larcins?

Le collectif, dont le but est de s’entraider en cas de contrôles, a mis en place une cagnotte avec le montant estimé de tous les oiseaux (canards, oies notamment) qu’ils auront tués pendant leur traversée du ciel français, en vue de se reverser mutuellement l’argent en cas d’amendes mises par les autorités et autres frais qui y seraient liés. Rappelons que leur cagnotte sera le butin d’argent sale, puisque issu du braconnage.

Tout ceci est donc parfaitement illégal. À ce jeu, ils risquent gros au niveau civil comme pénal, avec des peines pouvant aller jusqu’à de la prison et des dizaines de milliers d’euros d’amende…

Des dangers sanitaires

Ces chasseurs à la hutte, qui se cachent sous terre pour viser des oiseaux migrateurs à l’aide d’oiseaux maintenus captifs servant d’appâts – une chasse bien fourbe et basée sur de la maltraitance! -, veulent pouvoir continuer à transporter leurs appelants (nom donné aux oiseaux servant d’appâts) vivants et non identifiés, au risque de diffuser la grippe aviaire partout où ils passent, sans encombre.

Des hors-la-loi fiers, dangereux et protégés

On a encore une fois un exemple flagrant de la dangerosité des chasseurs. Non contents de remettre en cause la loi – la directive européenne sur les oiseaux migrateurs et les dates de la saison de chasse des oies cendrées – sous prétexte que dans un pays voisin, les oiseaux sont tués aussi mais d’une autre manière, ils en viennent au rapport de force avec l’État (ils ne veulent pas négocier), qui leur passe tout ou presque (ils ont obtenu un tête-à-tête avec la préfecture), formulent des menaces non dissimulées (de chasser malgré les interdictions) et réclament que les autorités les laissent agir dans l’illégalité la plus totale en disant « amen » (que les agents de l’OFB ferment les yeux).

Pendant ce temps-là, dans le cadre des débats autour de la future proposition de loi sur la maltraitance des animaux, un amendement a été déposé visant à exempter les chasseurs des peines pour maltraitance s’ils tuent leurs chiens par accident. On marche sur la tête.

L’impunité pour les chasseurs, ça suffit! Les animaux sauvages sont en danger, au premier chef les oiseaux. Samedi, nous organisons une action coordonnée dans toute la France pour une réforme radicale de la chasse, en attendant son interdiction. La chasse doit être bien plus et mieux encadrée, elle n’a pas besoin d’excités dangereux – armés, faut-il le rappeler! – qui ne veulent pas obéir aux lois!