Stop Angora


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Stop Angora


2018, deux ans après notre investigation: révélations sur un rapport fantôme et de nouvelles images

Fin 2016, nous avions révélé l'horreur endurée par les lapins pour que certains profitent de leurs poils si doux d'angora. Suite à notre infiltration dans les élevages français, nous avons porté plainte contre l'un des éleveurs. Le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation a jusqu’à présent fait la sourde oreille à nos demandes, affirmant que les méthodes d’épilation ont été validés par l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) qui dans un rapport démontre qu’elles en constituent pas une maltraitance. Nous avons demandé à voir ce rapport de l'INRA: il s'avère qu'il n'existe pas!

Toujours est-il que nous avons reçu de nouvelles images de l'un des élevages dans lequel nous avions enquêté, rien n'y a changé! On y pratique toujours l'épilation de la même façon, et les lapins sont toujours si peu protégés des variations thermiques... Nous continuons ce combat, avec la pétition, plus nécessaire que jamais, pour interpeller le ministère et faire interdire ces pratiques ainsi que la vente et l’achat des produits utilisant des poils de lapin angora.

Une enquête à rebrousse poil menée en 2016

Les enquêteurs de One Voice ont infiltré pendant plusieurs mois les élevages français de lapins angoras. Les images inédites de leur investigation montrent sans détour la souffrance des lapins qui crient de peur et de douleur quand on leur arrache les poils, et parfois aussi la peau... Durant plusieurs années, ces lapins ne sortiront de leur petite cage que pour être attachés sur une table, pliés dans les pires positions, lors d’une douloureuse séance d’épilation.

De février à juillet 2016, nos enquêteurs ont infiltré six élevages français. Rencontrer les acteurs, sympathiser, obtenir des infos sans alerter. L’opération est longue car les lapins ne sont pas épilés tous les jours. Il y a aussi les phases de reproductions, le sexage des lapereaux, productions alimentaires avec la chair des mâles (moins fournis en poils, la plupart finissent en pâtés, d’autres au bûcher) et l’attente entre les épilations, trois fois l’an. L’opération est un stress permanent pour les lapins, dénudés après les « récoltes » et exposés aux chocs thermiques dans des clapiers sans protection réelle.

Dans certains élevages, les lapins sont épilés devant les cages de leurs congénères. Ces derniers assistent donc à la scène et entendent les hurlements ce qui est évidemment une importante source de stress…

Images et commentaires enregistrés font froid dans le dos : « J’ai vu des fois passer deux heures sur un lapin qui se déchirait de partout. Des fois tu te dis, il vaut mieux lui foutre un coup sur la tête, celui-là. » L’enquête est payante : elle fonde les recours juridiques pour stopper de telles pratiques.

One Voice a décidé de porter plainte pour actes de cruauté envers les animaux et pour différentes infractions aux dispositions du Code rural. La plainte a été déposée contre le principal éleveur français, situé en Loire-Atlantique. Notre détermination est d’autant plus grande que cet éleveur a avoué pratiquer la revente de lapines cancéreuses à un laboratoire spécialisé (pour le prix d’un lapin de chair). Une seconde vie de souffrance pour les lapines, et une ignoble logique de profit à tout prix. La tête de la filière française de l’angora viendra donc expliquer devant la justice sa conception du bien-être animal.

Pétition

« Pour l’interdiction de l’élevage  des lapins angoras et du commerce de leur laine. »

« Nous soussignés, considérant :

  • que la réglementation en vigueur concernant la mise à mort des animaux n’est pas respectée : certains lapins sont tués en leur assénant un coup derrière la tête ou en les jetant à terre, notamment lors du sexage ;
  • que les conditions de détention n’assurent pas le bien-être des lapins : le recours au Lagodendron, censé favorisé la chute des poils implique un jeûne forcé de 2 jours sans garantie de résultat ; les lapins sont isolés dans des cages sans accès à l’extérieur et sans enrichissement ; aucune mesure de protection réelle contre le froid n’est appliquée après l’épilation ;
  • que l’épilation implique un procédé d’immobilisation inadapté et une mise en œuvre qui suscite de la douleur et de la peur comme en témoignent les cris et mictions des lapins ;
  • que les blessures consécutives à l’épilation ne sont pas soignées.

Demandons au ministre de l’Agriculture l’interdiction de l’élevage de lapins angoras au motif que leurs conditions d’élevage ne respectent pas les normes minimales de bien-être et que l’épilation telle qu’elle y est pratiquée constitue un acte de cruauté avéré. La vente et l’achat des produits utilisant des poils de lapin angora doivent également être interdits. »

Cette pétition est soutenue par :