Baby est morte : chronique d’un abandon abject

Baby est morte : chronique d’un abandon abject

Baby est morte : chronique d’un abandon abject
30.01.2026
Tunisie
Baby est morte : chronique d’un abandon abject
Animaux sauvages

Baby, éléphante d’Afrique capturée bébé dans la nature, pour laquelle One Voice s’est battue pendant deux décennies, est morte hier au zoo du Belvédère, à Tunis. Après plus de trente ans de maltraitances et de renoncements politiques, sa mort n’est pas un accident : c’est l’aboutissement d’un système qui sacrifie les animaux sauvages, dans l’indifférence générale.

Une vie volée, des cruautés sans limite

Baby n’avait que deux ans lorsqu’elle a été arrachée à sa famille, en 1985, dans la savane africaine. Comme tant d’autres éléphanteaux, elle a été capturée pour alimenter l’industrie du divertissement. Dès lors, sa vie ne lui a plus jamais appartenu.

Baby a été dressée, violemment, par Gilbert Yeuk Bauer, à subir toutes les formes d’humiliation : numéros de cirque indignes, tournages de films, émissions de télévision, spots publicitaires, animations commerciales et événements privés. Louée comme un objet, présentée partout comme une véritable bête de foire, pour tout et n’importe quoi, Baby n’a jamais connu le respect, encore moins la liberté. Quand elle n’était pas exhibée, elle était enfermée dans l’obscurité d’un camion de cirque. Rien ne lui a été épargné.

Alertes ignorées, responsabilités fuyantes

Dès 2005, One Voice a suivi le calvaire de Baby. Enquêtes, rapports, actions en justice, propositions de prise en charge dans un sanctuaire : tout a été tenté. Des condamnations ont été obtenues contre son dresseur. Pourtant, Baby ne lui a jamais été retirée. Les autorités ont laissé faire.

En 2023, son exploitant s’est débarrassé d’elle en l’envoyant dans un zoo tunisien, sans que le ministère français de la Transition écologique intervienne. Un transfert qui sonnait comme une condamnation supplémentaire, loin des regards, loin des responsabilités.

Le zoo du Belvédère : la dernière prison

À l’été 2023, One Voice s’est rendue au zoo du Belvédère, en Tunisie. Ce lieu est connu pour ses graves défaillances : en 2017, par exemple, un crocodile y a été tué à coups de pierres par des visiteurs.

Baby y survivait seule, alors que les éléphants sont des animaux profondément sociaux. Elle souffrait de graves problèmes aux pattes, sans soins adaptés. Exposée en permanence au public, elle subissait des intrusions, des jets de détritus, une alimentation inadaptée donnée par des visiteurs franchissant les barrières.

 

La mort de Baby est le résultat de choix politiques, de renoncements administratifs et d’un système qui continue de tolérer l’exploitation des animaux sauvages par les dresseurs de cirque. Sa mort nous oblige à regarder en face ce que fait subir l’industrie du divertissement et de la captivité aux animaux. Nous refusons que d’autres subissent le même sort, comme l’hippopotame Jumbo, condamné à bientôt être le prochain.

Grâce à notre action, le préfet retire les arrêtés permettant aux chasseurs de massacrer des sangliers en Seine-Maritime

Grâce à notre action, le préfet retire les arrêtés permettant aux chasseurs de massacrer des sangliers en Seine-Maritime

Grâce à notre action, le préfet retire les arrêtés permettant aux chasseurs de massacrer des sangliers en Seine-Maritime
29.01.2026
Grâce à notre action, le préfet retire les arrêtés permettant aux chasseurs de massacrer des sangliers en Seine-Maritime
Animaux sauvages

Depuis le 1er janvier, et alors que la période de chasse est encore ouverte, l’ensemble des lieutenants de louveterie de Seine-Maritime pouvait sortir ses armes pour tirer de manière illimitée des sangliers toute l’année. Trop nombreux, trop de dégâts… les arguments sont toujours les mêmes. Combien de ces animaux auraient été sacrifiés sur l’autel du loisir de quelques-uns ? One Voice a saisi le juge afin d’obtenir la suspension en urgence des tirs. Avant même la tenue de l’audience (prévue ce 3 février), le préfet a retiré l’ensemble de ses arrêtés, preuve que cet énième cadeau aux chasseurs était illégal.

Quand l’année 2026 rimait avec massacres de sangliers

Traqués l’hiver pendant la chasse et classés dans les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD), les sangliers sont depuis longtemps les cibles privilégiées des chasseurs. Après les tirs de nuit illimités en Moselle, le préfet de Seine-Maritime avait autorisé les lieutenants de louveterie de l’ensemble du département du 1er janvier au 31 décembre 2026 à tuer les sangliers sans limitation de nombre, de jour comme de nuit. Soit une autorisation permanente de les massacrer à tout-va.

Ces animaux emblématiques de nos forêts sont persécutés partout et par tous les moyens. Outre qu’ils sont précieux en eux-mêmes et pour eux-mêmes, ils sont aussi utiles au sein des écosystèmes – et on l’oublie trop souvent. Leur présence permet d’aérer les sols après avoir retourné la terre : sans eux, l’activité microbienne serait en danger et engendrerait la perte du phénomène appelé « bioturbation ». 

La chasse : un loisir complètement dépassé dont les sangliers paient le prix fort

Les préfets brandissent sans cesse les mêmes épouvantails (dégâts, surnombre, etc.) pour dissimuler la responsabilité de la chasse dans la situation actuelle. Il ne faut pas oublier en effet que ces animaux s’adaptent et favorisent les naissances dès que l’un des leurs perd la vie. À cela s’ajoute l’agrainage, qui les nourrit artificiellement. On s’étonne ensuite de voir les populations augmenter. Pire encore, certains sangliers sont élevés et abattus dans des enclos. Dans ces conditions, comment croire au discours de la « régulation » ?… Il est grand temps de mettre en place des solutions alternatives à ces tirs massifs.

Face à ces arrêtés, nous avons saisi le juge administratif afin d’en obtenir la suspension en urgence. Avant même la tenue de l’audience, le préfet les a retirés, épargnant ainsi les sangliers.

Pour autant, ce retrait ne relève en rien d’une prise de conscience en faveur des sangliers. Il intervient uniquement en raison d’un point de droit négligé par la préfecture. Nous restons donc pleinement vigilants : si le préfet venait à reprendre de nouveaux arrêtés, nous les attaquerions à nouveau sans hésitation.

Pour porter la voix des sangliers contre ceux qui veulent leur éradication, signez nos pétitions pour une réforme radicale de la chasse !

Nouvelle victoire pour les loups dans les Alpes-Maritimes !

Nouvelle victoire pour les loups dans les Alpes-Maritimes !

Nouvelle victoire pour les loups dans les Alpes-Maritimes !
29.01.2026
Nouvelle victoire pour les loups dans les Alpes-Maritimes !
Animaux sauvages

Le tribunal administratif de Nice vient d’annuler — en tout ou partie — sept arrêtés signés par la préfecture des Alpes-Maritimes en janvier 2025, autorisant des tirs sur les loups.

Dans sa décision, le tribunal a constaté que ces tirs avaient été autorisés sans respecter les conditions légales : absence d’attaques avérées, absence de mesures préalables, autorisations étendues à des communes où rien ne les justifiait. Autrement dit, sur la base de ces autorisations, des loups pouvaient être abattus illégalement.

La préfecture récidive dans l’illégalité

Cette victoire judiciaire n’efface pas le scandale de fond : une réglementation qui permet de tuer les membres d’une espèce protégée, et une préfecture qui persiste à délivrer des autorisations illégales jusqu’à ce que la justice l’arrête.

Ce n’est en effet pas la première fois que la préfecture des Alpes-Maritimes est rappelée à l’ordre par la justice à la suite de nos actions : en février 2025 déjà, le tribunal administratif de Nice avait suspendu en urgence, à notre demande, six arrêtés autorisant l’abattage de loups dans ce département. Le 17 octobre dernier, nous en faisions annuler définitivement treize autres du même type. Le 7 janvier 2026, un autre encore était également annulé.

Il est déjà scandaleux que la réglementation autorise l’abattage des loups ; il est plus grave encore que l’État ne respecte même pas les règles en vigueur. Nous continuerons à nous battre pour que les loups cessent d’être les victimes silencieuses de décisions politiques.

Pour que les loups puissent enfin vivre en paix, signez notre pétition !

Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups !

Dix tigres sauvés d’un camion: la cour d’appel d’Amiens confirme une condamnation historique

Dix tigres sauvés d’un camion: la cour d’appel d’Amiens confirme une condamnation historique

Dix tigres sauvés d’un camion: la cour d’appel d’Amiens confirme une condamnation historique
28.01.2026
France
Dix tigres sauvés d’un camion: la cour d’appel d’Amiens confirme une condamnation historique
Exploitation pour le spectacle

En octobre 2025, le dresseur des dix tigres sauvés d’un camion à l’issue d’une enquête à haut risque menée par One Voice était de nouveau au tribunal après avoir fait appel de sa condamnation en première instance. Mercredi 28 janvier 2026, la cour d’appel d’Amiens a confirmé la culpabilité de Mario Masson, notamment pour mauvais traitements sur animaux par un professionnel (un délit), rendant un nouveau jugement historique, assorti de sanctions exemplaires.    

Dix tigres arrachés à un destin de souffrance

En 2019, nous avions découvert dix tigres dans la cour d’un bâtiment désaffecté, entassés dans un camion dont ils ne sortaient que pour quelques rares participations à des spectacles. Pour les sortir de cet enfer, il fallait prouver qu’ils étaient en permanence enfermés dans ce camion, aussi avons-nous enquêté sans relâche pendant plus d’un an, mettant en lumière des infractions graves et répétées.

Après l’étude de nos images, en décembre 2020, les autorités ont ordonné la plus grosse saisie de tigres en Europe. Nous étions sur place pour libérer les dix captifs et les transférer au sein de notre refuge partenaire Tonga Terre d’Accueil, où ils ont enfin pu être soignés et découvrir le plaisir de marcher et de sentir l’herbe sous leurs pattes. Deux ans plus tard, le dresseur Mario Masson a été lourdement condamné en première instance. Pour les mauvais traitements infligés aux grands fauves pendant des années, il a notamment écopé d’une amende, de leur confiscation et d’une interdiction d’exercer une activité avec des animaux pour une durée de deux ans. Une décision nécessaire que nous avons immédiatement saluée.

Mario Masson coupable: un verdict alourdi par la cour d’appel

Malgré des preuves accablantes, le trafiquant notoire de bébés félins et tortionnaire de Rani, Tim, Leo, Tara, Yma, Oona, Dian, Ashley, Lily et Douglas a fait appel. Nous l’avons retrouvé à la cour d’appel d’Amiens le 6 octobre 2025 pour porter une nouvelle fois la voix de ses victimes. Ce mercredi 28 janvier, les juges nous ont à nouveau donné raison. La Cour a confirmé la confiscation définitive des tigres et la condamnation du dresseur, qui écope non plus de 5000€ d’amende, mais de 12 mois de prison avec sursis et d’une interdiction de travailler avec des animaux pendant deux ans.

Cette décision envoie un signal fort: les animaux exploités par les cirques ne sont pas de vulgaires pantins que les circassiens peuvent priver de nourriture ou maintenir enfermés jour et nuit dans des remorques. Partout où les dresseurs séviront, nous serons là, prêts à saisir les autorités.

Nous nous félicitons de la condamnation en appel de Mario Masson, ce mercredi 28 janvier. Les tigres qu’il a martyrisés pendant des années sont définitivement hors de danger. Pour tous ceux qui attendent d’être libérés à leur tour de leurs chaînes, nous restons pleinement mobilisés. Avec nous, demandez la fin de l’exploitation des animaux dans les cirques en signant notre pétition.

Agrandissement de l’élevage de Rousset pour l’expérimentation animale: 93% d’avis défavorables

Agrandissement de l’élevage de Rousset pour l’expérimentation animale: 93% d’avis défavorables

Agrandissement de l’élevage de Rousset pour l’expérimentation animale: 93% d’avis défavorables
21.01.2026
Rousset, Bouches-du-Rhône Agrandissement de l’élevage de Rousset pour l’expérimentation animale: 93% d’avis défavorables
Expérimentation animale

À la suite de la mobilisation de One Voice contre le projet d’agrandissement du centre de primatologie de Rousset, le CNRS a fini par lancer une concertation préalable… par le biais de laquelle les répondants ont très majoritairement rejeté ce projet d’élevage intensif de primates destinés aux laboratoires. Une remarquable mobilisation confirmée par le garant de la Commission nationale du Débat Public (CNDP). One Voice dénonce une nouvelle fois ce plan cynique appartenant à une autre époque et demande son abandon pur et simple.

Un projet anachronique, des méthodes honteuses

Prisonnier du passé, le CNRS s’est donné pour objectif de tripler le nombre de singes détenus au sein de l’actuelle Station de Primatologie de Rousset d’ici 2029 grâce à pas moins de 30 millions d’euros de financement public d’investissement au lancement pour devenir un des principaux fournisseurs de primates destinés aux laboratoires pour de longues années de souffrance. Soit comment être à la fois en totale contradiction avec les engagements européens de réduction du nombre d’animaux expérimentés… et avec l’opinion publique, vivement opposée à ces pratiques d’un autre âge

 

Non content de les faire perdurer au prix de la vie de milliers de primates chaque année, le CNRS a lancé, cédant à notre mobilisation, une concertation préalable qui n’avait rien de “volontaire” ni de “transparent”, mais tout d’une plaquette promotionnelle. Il a multiplié les obstacles à une compréhension claire de son projet et de ses implications, allant notamment jusqu’à attendre une heure et demi avant la dernière réunion publique pour mettre en ligne le dossier de subvention publique France 2023 et le rapport d’impact sur la faune et la flore, pourtant demandés dès le premier jour, le 16 octobre. Les comptes rendus des différentes réunions et visites survenues après le 25 octobre n’étaient quant à eux pas publiés à la clôture de la concertation… 

Les défenseurs des animaux sur le pont

Ces coups bas n’ont pas empêché les Français de rejeter ce projet honteux. Ils ont ouvert les yeux sur la souffrance indicible des animaux concernés et répondu présents. Dès 2024, nous avons réclamé des documents officiels en interpellant le gouvernement, puis nous nous sommes mobilisés en avril 2025, rejoints pas 150 associations partenaires aux côtés du Collectif Vauclusien de Protection Animale, devant la mairie de Rousset. Enfin, du 16 octobre au 16 novembre, nous avons distribué plus de 1000 tracts et organisé plus d’une dizaine d’événements sur le terrain. Nos efforts ont payé et plus de 2296 avis ont été déposés sur la plateforme. 

Une opposition massive au projet d’élevage… et à l’expérimentation animale !

93% des répondants à la consultation étaient défavorables à ce projet d’élevage intensif de primates pour les laboratoires. C’est une vraie victoire et le garant n’a pas manqué de souligner ce résultat impressionnant, estimant que 81% des avis concernaient les questions d’éthique et de bien-être animal. Mieux encore : les citoyens ont pu exprimer à nos côtés leur sidération face à l’absence de stratégie nationale pour une sortie de l’expérimentation animale, contrairement à un nombre croissant de pays voisins qui n’expérimentent quasiment plus sur les singes. Et de fait, comment comprendre qu’un élevage qui va à l’encontre de la directive européenne 2010/63/UE soit approuvé… et financé avec l’argent public ? Le garant a également noté que l’opacité des décisions et le manque de transparence des protocoles, que nous dénonçons depuis toujours, posaient problème aux répondants.

Et ce n’est pas tout puisque les citoyens sont allés plus loin, remettant également en question l’expérimentation animale. Notre sondage de 2023 le montrait déjà, avec 74% de Français défavorables au principe même de ces expériences cruelles. À l’heure où les premières alternatives basées sur l’intelligence artificielle sont validées officiellement à l’étranger, il est temps que l’État français prenne toute la mesure de cette volonté nécessaire d’évolution !

Des recommandations importantes

À l’issue de la consultation, le garant recommande entre autres que : 

  • la réponse du CNRS et ses justifications soient restituées dans le cadre d’une réunion publique avec la présence du garant ;
  • la mise en place d’une concertation continue dès à présent avec la présence d’un garant de la CNDP afin de fournir les informations encore manquantes concernant notamment les risques pour la biodiversité, les risques naturels, sanitaires ainsi que les réponses aux nombreuses questions restées sans réponse pendant la concertation préalable ;
  • la justification précise quant aux questionnements éthiques soulevés par les citoyens.

Le rapport intégral ainsi que les recommandations sont disponibles via ce lien

Le lobby de l’expérimentation animale en embuscade

One Voice est cependant en désaccord avec le garant lorsque celui-ci ne remet pas en cause le fait que le président du Gircor, lobby de l’expérimentation animale en France, ait été présenté uniquement comme porteur du projet lors des réunions préalables. Il est incompréhensible de prétendre que la dissimulation d’une telle information « n’est pas d’ordre à troubler la perception des publics ni la transparence des débats ». Nous avons été contraints de lisser ce propos relevant pourtant du bon sens dans notre cahier d’acteur afin qu’il soit publié sur la plateforme de la concertation.

 

Les résultats de la consultation préalable au projet d’agrandissement du centre de primatologie sont sans appel. Nous attendons du CNRS qu’il y réponde dans les deux mois obligatoires, en mettant fin à ce plan opaque et anachronique comme le demande l’immense majorité des Français s’étant exprimés. Les 30 millions d’euros du contribuable doivent aller au développement des méthodes alternatives. Quelle que soit la réponse, nous restons pleinement engagés à agir pour qu’aucun singe supplémentaire ne soit élevé à Rousset, où de nombreux primates attendent déjà leur transfert pour une vie cauchemardesque d’animal de laboratoire.. 

Déchaînements de violence récurrents d’un éleveur sur des chevaux : One Voice porte plainte

Déchaînements de violence récurrents d’un éleveur sur des chevaux : One Voice porte plainte

Déchaînements de violence récurrents d’un éleveur sur des chevaux : One Voice porte plainte
19.01.2026
Savigné-l’Évêque, Sarthe
Déchaînements de violence récurrents d’un éleveur sur des chevaux : One Voice porte plainte
Animaux familiers

Les images sont choquantes. Dans la Sarthe, un éleveur et entraîneur de pur-sang arabes a été filmé à de nombreuses reprises frappant des chevaux paniqués, incapables de s’enfuir alors que les coups pleuvaient sur eux sans répit. L’homme a par ailleurs déjà été condamné par la justice pour des faits de violences conjugales. Fin décembre 2025, One Voice a porté plainte auprès du tribunal judiciaire du Mans au nom des chevaux. Ils doivent être mis en sécurité, et le lien entre les violences commises envers les humains et les animaux doit enfin être reconnu.

Sur les vidéos prises par des lanceurs d’alerte, des chevaux fermement tenus par la longe reçoivent des coups de pied dans le ventre, des coups de poing, des coups de fouet… Complètement affolés, ils n’ont aucun moyen de se soustraire à l’extrême brutalité de leur bourreau. Ce n’est pourtant pas faute de tenter de s’enfuir, toujours en vain, à l’image de la ponette Happy, pour laquelle nous avions porté plainte en 2023. L’un deux boite et on ne peut que se demander quelles blessures présentent les autres, en plus du traumatisme psychologique qui est le leur. Selon les témoignages, ces sévices n’ont rien d’exceptionnel. Au contraire, ils feraient partie intégrante de la “méthode” de l’éleveur.

Des victimes aussi bien animales qu’humaines

L’homme a été condamné en 2023 pour violences conjugales sur son ex-conjointe. Doit-on faire semblant de s’en étonner ? Depuis 2007, nous n’avons eu de cesse de travailler à faire reconnaître le lien évident entre violences interpersonnelles et envers les animaux, lien documenté par de nombreuses études. On pense à Léa, petite chienne traumatisée par les violences sexuelles d’un pédocriminel, mais aussi à Django, un jeune croisé dogue victime du tir d’un individu qui poursuivait sa famille de menaces et d’insultes racistes et misogynes, ou encore à Mirsou, petit chat sauvagement tué par l’ex-conjoint de celle dont il partageait le quotidien. Il est vital que les actes de cruauté exercés à l’encontre des animaux soient enfin pris au sérieux et reconnus comme indicateurs d’une dangerosité potentielle visant également les humains. Le FBI, par exemple, le fait depuis des décennies.

Pour les chevaux martyrisés, nous avons saisi le tribunal judiciaire du Mans. Nous espérons une condamnation à la hauteur des actes intolérables qu’ils ont subis. Signez notre pétition pour que le statut protecteur d’animal familier soit accordé aux chevaux et aux poneys.

Jumbo en grande souffrance: un vétérinaire spécialiste de la faune sauvage tire la sonnette d’alarme

Jumbo en grande souffrance: un vétérinaire spécialiste de la faune sauvage tire la sonnette d’alarme

Jumbo en grande souffrance: un vétérinaire spécialiste de la faune sauvage tire la sonnette d’alarme
15.01.2026
Tarn-et-Garonne
Jumbo en grande souffrance: un vétérinaire spécialiste de la faune sauvage tire la sonnette d’alarme
Animaux sauvages

Les 27 et 28 décembre 2025, One Voice a une énième fois filmé l’hippopotame Jumbo alors que le cirque Muller-Zavatta, dont il est prisonnier depuis près de quarante ans, s’installait à Montauban (Tarn-et-Garonne). Le rapport du vétérinaire expert qui a étudié ces images est sans appel: Jumbo souffre terriblement. L’association porte à nouveau plainte contre ses tortionnaires et appelle les défenseurs des animaux à écrire au ministère de la Transition écologique. 

À quarante ans, Jumbo est toujours exploité par les dresseurs qui ont fait de lui l’attraction phare de leur commerce. Quand il n’est pas enfermé dans sa remorque de tôle ou laissé seul à piétiner sur place dans un enclos de fortune, il est traîné laborieusement sur la piste du cirque, transformé malgré lui en bête de foire livrée à la foule de spectateurs, lui, l’hippopotame amphibie qui devrait passer seize heures chaque jour dans l’eau chaude des rivières d’où il a été arraché petit. Le vétérinaire qui a consulté nos dernières vidéos ne cache pas son inquiétude. Jumbo va mal. Victime d’une maladie articulaire dégénérative, en grave surpoids (une tonne en trop), il peine à marcher et le froid risque d’exacerber ses douleurs. Pire, le spécialiste de la faune sauvage décrit l’hippopotame comme l’un des cas les plus graves de maltraitance animale en captivité qu’[il ait] jamais vu”.

Malgré son problème invalidant, le cirque oblige Jumbo à se produire pendant les heures et les jours d’ouverture, et il semble qu’il doive continuer à le faire jusqu’au jour de sa mort ou jusqu’au jour où il ne pourra plus bouger. Dr David Perpiñan Vétérinaire travaillant depuis plus de vingt auprès des animaux sauvages

Dix ans de combat acharné

Depuis 2016, nous suivons les déplacements de Jumbo dans le sud de la France, enquêtant sans relâche, chronométrant le peu de temps qu’il passe en dehors du camion où il est enfermé, filmant et photographiant ses conditions de détention pour mieux les dénoncer… Chaque année, nous avons multiplié les manifestations et les démarches auprès des autorités, déposant de nombreuses plaintes pour mauvais traitements. En 2019, nous avons enfin réussi à organiser son sauvetage. Face à la violence des circassiens, les autorités ont décidé d’annuler la saisie… Depuis, nous n’avons pas renoncé, continuant à accumuler les preuves à charge contre ceux qui exploitent Jumbo. 

Le gouvernement a abandonné les animaux

Alors que nous nous battons sans relâche pour lui, l’État n’a eu de cesse de cracher au visage des animaux qu’il prétendait défendre en adoptant la loi contre la maltraitance animale de novembre 2021. Dès le début, les ambitions étaient faibles: exclusion des animaux domestiques de la loi, interdiction de détention d’animaux sauvages concernant uniquement les cirques itinérants, et ce seulement à partir de 2028… Depuis, le gouvernement a fait bien pire. Balayant d’un revers de main notre proposition d’aide à la reconversion des circassiens, il préfère les payer pour qu’ils continuent à détenir des animaux sans leur proposer la moindre solution de relogement. Cerise sur le gâteau: ces geôliers grassement payés avec l’argent du contribuable n’auront qu’à se sédentariser pour poursuivre leur maltraitance… et même leurs spectacles!

Nous déposons une nouvelle plainte contre le cirque Muller-Zavatta pour toutes les cruautés qu’il inflige à Jumbo. Vous aussi, interpellez le ministère de la Transition écologique en lui écrivant*. Et signez notre pétition pour sauver Jumbo!

*Un modèle de courrier et disponible sur le lien suivant. Il peut être adressé par voie postale à l’adresse indiquée, ou directement en ligne.

Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition

Tir de nuit des sangliers en Moselle : un arrêté sans limite

Tir de nuit des sangliers en Moselle : un arrêté sans limite

Tir de nuit des sangliers en Moselle : un arrêté sans limite
13.01.2026
Moselle
Tir de nuit des sangliers en Moselle : un arrêté sans limite
Animaux sauvages

En Moselle, le préfet autorise les chasseurs à tuer les sangliers aussi la nuit, avec éclairage et équipement militaire, pendant quatre mois. Pour protéger ces animaux persécutés jour et nuit sans aucun répit, One Voice demande la suspension en urgence de cet arrêté. Audience le 14 janvier à 11h au tribunal administratif de Strasbourg.

En Moselle, le préfet autorise la « destruction » (sic) de sangliers de nuit, à l’affût, avec usage de sources lumineuses et d’équipements de vision thermique, du 13 décembre 2025 au 14 avril 2026. Pour protéger ces animaux persécutés, One Voice demande la suspension en urgence de cet arrêté. L’audience aura lieu le 14 janvier à 11h au tribunal administratif de Strasbourg.

Une autorisation généralisée

L’arrêté permet un nombre illimité de tirs de nuit, sur l’ensemble du département, soit 725 communes, pendant 122 jours, sans plafonnement du nombre d’animaux abattus. Les chasseurs peuvent les tuer librement la nuit, et se faire accompagner d’un nombre illimité de tireurs. Tel qu’il est rédigé, ce texte ouvre la voie à l’abattage potentiel de centaines, voire de milliers de sangliers. Un massacre.

Le tir à l’affût consiste à attendre immobile le passage d’un animal pour l’abattre par surprise. De nuit, avec des dispositifs lumineux ou thermiques, cela signifie aucune possibilité de fuite pour les sangliers, un carnage en perspective.

Des sangliers pourchassés toute l’année

Les sangliers sont déjà les animaux les plus traqués en Moselle. Le calendrier cynégétique ne leur laisse que deux semaines de répit par an. Quinze petits jours de paix sans les balles qui sifflent, sur toute une année. Autoriser en plus le tir de nuit sur plusieurs mois revient à instaurer une pression de chasse permanente. La terreur vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour toute la faune sauvage qui tente de survivre dans le département. Cette banalisation de la violence s’inscrit dans un climat de mépris inquiétant, où les sangliers peuvent être traités comme de vulgaires déchets.

Cette pression s’exerce de surcroît avec des armes de chasse à usage militaire, dont la portée peut atteindre plusieurs kilomètres, faisant peser de graves risques sur la sécurité publique, pour les riverains comme pour les promeneurs.

Une prétendue « régulation »

Présentée comme une mesure de régulation, cette décision repose sur un contresens. Malgré des abattages records — 881 372 sangliers tués en 2024-2025 —, les populations continuent d’augmenter et les dégâts agricoles persistent. Partout sur le territoire, les sangliers sont désormais traqués sans relâche, comme dans l’Indre où la préfecture invente le concept absurde de « battue affinitaire » pour justifier toujours plus de mises à mort, ou encore dans le Gard ou en Corse où des battues illégales avaient été autorisées. La chasse entretient un cercle vicieux dont elle est à la fois la cause et la principale bénéficiaire. Et la préfecture permet encore une fois aux chasseurs de s’adonner à leur loisir dans une liberté quasi totale.

La justice face aux fusils

One Voice a saisi la justice et demande la suspension en urgence de cet arrêté préfectoral. L’audience se tiendra le 14 janvier à 11h au tribunal administratif de Strasbourg. La faune sauvage ne peut être sacrifiée au profit d’un loisir sans limite, au mépris du droit, de la sécurité publique et du respect des êtres vivants. En attendant, signez et partagez notre pétition pour une réforme radicale de la chasse.

7 associations lancent une pétition pour sortir les renards de la liste des « Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts »

7 associations lancent une pétition pour sortir les renards de la liste des « Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts »

7 associations lancent une pétition pour sortir les renards de la liste des « Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts »
12.01.2026
7 associations lancent une pétition pour sortir les renards de la liste des « Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts »
Animaux sauvages

Une pétition à l’Assemblée nationale vise à retirer les renards roux de la liste ESOD pour stopper les abattages dont ils sont victimes par milliers. Nos associations appellent à une mobilisation citoyenne et organisent le 17 janvier des actions dans 11 villes pour sensibiliser le public aux enjeux de cette démarche.

Une pétition officielle a été déposée à l’Assemblée nationale pour demander la fin du classement des renards roux en tant qu’ “espèce susceptible d’occasionner des dégâts” (ESOD). Les associations à l’initiative de cette démarche appellent à une mobilisation citoyenne urgente afin de mettre fin aux abattages massifs de ces animaux. Pour éclairer le grand public sur le sujet et rappeler les enjeux de cette pétition, One Voice organise ce samedi 17 janvier une journée d’action sur le terrain, dans 11 villes.

Un classement ESOD à l’origine d’abattages massifs

Chaque année en France, au moins 500 000 renards sont tués par tir, piégeage ou déterrage, pratiques rendues possibles par leur inclusion sur la liste ESOD, dans 88 départements à ce jour. Ce chiffre glaçant met en lumière une réalité alarmante : les renards subissent ces pratiques cruelles à grande échelle, à l’image du déterrage, une méthode documentée depuis longtemps par nos associations comme étant particulièrement barbare.

Le renard, un allié écologique et sanitaire essentiel

Cette persécution ne repose pourtant sur aucun fondement scientifique. Les renards sont des alliés majeurs de nos territoires : ils régulent les rongeurs ravageurs des cultures et porteurs de maladies telle que la borréliose de Lyme, réduisant ainsi pertes agricoles, dépendance aux rodenticides toxiques et propagation d’une zoonose touchant plusieurs dizaines de milliers de personnes chaque année en France.

Animaux omnivores disséminant les espèces végétales et charognards éliminant les carcasses, ils constituent en outre un maillon essentiel de nos écosystèmes.

La “régulation” des renards : une inefficacité démontrée

L’ANSES l’a confirmé en 2023 :  les renards ne présentent  pas de risque pour la santé publique. Ils ne sont plus porteurs de la rage depuis l’éradication de la maladie en 2001 et leur abattage accroît la circulation de l’échinococcose.

Les dégâts prétendument invoqués sont tout aussi infondés, les études – dont le programme CARELI – démontrant que tuer des renards ne réduit en rien les prédations et que seules des protections adaptées des poulaillers sont réellement efficaces.

Enfin, la régulation naturelle de l’espèce est parfaitement assurée par la disponibilité des ressources, comme l’illustrent les résultats du Luxembourg où l’arrêt de la chasse aux renards n’a provoqué ni surpopulation ni déséquilibre écologique. Ces conclusions ont été confirmées par plusieurs rapports et études scientifiques récents, qui soulignent l’inefficacité des actions de “régulation” des renards (FRB, 2023) et recommandent expressément de les supprimer de la liste des ESOD (IGEDD, 13 février 2025).

Le Conseil d’Etat a d’ailleurs déjà annulé partiellement leur classement en Aveyron, en Haute-Loire et en Lozère, faute de justification des abattages systématiques. La rapporteure publique avait d’ailleurs à cette occasion considéré que “la raison commande d’accompagner la remise à plat du régime des ESOD”.

Une opposition majoritaire de l’opinion publique

L’opinion publique est elle aussi claire : 65% des Françaises et des Français sont contre ce classement, et 71% s’opposent à ces massacres (sondage IFOP, 2023).

Avec l’effondrement massif de la biodiversité, l’année 2026 devrait être l’année charnière d’une préservation accrue des espèces. Elle ne doit pas être celle du renouvellement de l’arrêté triennal maintenant les renards sur la liste des ESOD, en contradiction totale avec les données juridiques, scientifiques et les attentes sociétales.

Animal Cross, Aves France, l’ASPAS, Focale pour le Sauvage, FERUS, le Pôle Grands Prédateurs et One Voice appellent ensemble le ministère de la transition écologique à mettre fin au classement des renards en tant qu’ « ESOD ».

Chaque voix compte pour eux. Pour changer la loi autorisant cette liste mortifère, nous appelons le grand public à signer et partager massivement notre pétition commune à l’Assemblée nationale.

One Voice organise le 17 janvier une journée d’action dans 11 villes

Pour éclairer le grand public sur le sujet et rappeler les enjeux de cette pétition, One Voice organise le 17 janvier prochain une journée d’action sur le terrain, dans 11 villes : Fréjus (83), Nice (06), Metz (57), Brive-la-Gaillarde (19), Montpellier (34), Bar-le-Duc (55), Nantes (44), Troyes (10) et Limoges (87). Deux autres actions sont planifiées, le 18 janvier à Toulouse (31) et La Rochelle (17) le 24 janvier (informations à venir).

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Comment l’Etat prévoit d’arroser d’argent public les cirques se sédentarisant et de les laisser martyriser les animaux sauvages

Comment l’Etat prévoit d’arroser d’argent public les cirques se sédentarisant et de les laisser martyriser les animaux sauvages

Comment l’Etat prévoit d’arroser d’argent public les cirques se sédentarisant et de les laisser martyriser les animaux sauvages
06.01.2026
France
Comment l’Etat prévoit d’arroser d’argent public les cirques se sédentarisant et de les laisser martyriser les animaux sauvages
Animaux sauvages

Le 2 décembre 2025, le gouvernement a annoncé le lancement prochain d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour soutenir les cirques itinérants dans leur reconversion en établissements fixes. Dans ces zoos au rabais, totalement illégaux, l’enfermement et le dressage des animaux sauvages se poursuivront, l’État ayant définitivement renoncé à leur offrir une retraite dans des sanctuaires. One Voice dénonce une énième trahison de l’esprit de la loi contre la maltraitance animale votée en 2021 et n’hésitera pas à aller en justice si ce projet se concrétise.

Dès janvier 2021, nous avons sonné l’alerte sur les conséquences dramatiques qu’aurait une loi visant uniquement les cirques itinérants. En permettant à ces établissements de se sédentariser, l’ambition de mettre un terme à l’exploitation des animaux sauvages dans les cirques a été abandonnée au profit d’une simple interdiction de l’itinérance… Une mesure de surface qui, si elle épargne de longs trajets aux individus captifs, ne les protège ni des violences du dressage ni de la cruauté du confinement… Le parc Saint-Léger, contre lequel nous avons à nouveau porté plainte en 2023, donne déjà un aperçu glaçant de ce qui attend les animaux sédentarisés: enclos minuscules, gamelles vides, spectateurs invités à rentrer dans les enclos, au risque de blesser ceux qui en sont prisonniers…

« Ainsi, le Gouvernement va prochainement lancer un appel à manifestation d’intérêt (AMI) afin de soutenir les cirques itinérants concernés par la loi précitée et souhaitant se reconvertir en établissements fixes accueillant des animaux d’espèces non domestiques. Les structures actuellement itinérantes pourront proposer un projet de reconversion leur permettant de poursuivre la présentation d’animaux d’espèces non domestiques au public. » Ministère de la Transition Écologique 2 décembre 2025

L’État abandonne les animaux: nous contre-attaquons

Le 3 juillet 2023, une nouvelle étape avait déjà été franchie, avec la publication d’un arrêté ministériel établissant une équivalence entre les certificats de capacité des circassiens et ceux des zoos, permettant aux dresseurs qui se sédentariseraient de détenir des animaux de nouvelles espèces, comme des girafes par exemple. Nous avons évidemment attaqué ce texte scandaleux. Pendant ce temps, le ministère de la Transition écologique manquait sciemment de publier les décrets d’application de la loi, à commencer par celui sur la reproduction des grands félins, et de financer des sanctuaires. Depuis des mois, il laisse ainsi les circassiens faire naître lionceaux et tigreaux à tour de bras pour alimenter des trafics illégaux et se débarrasser dans les pires conditions des éléphantes qu’ils avaient enfermées toute leur vie.

En 2024, nous avons interpellé le Conseil d’État à propos de la distinction entre établissements fixes et itinérants. Notre requête a été transmise au Conseil constitutionnel, auprès duquel nous avons plaidé pour l’interdiction des animaux sauvages dans tous les cirques. 

Lorsqu’il répond à la question écrite de la députée Corinne Vignon en proposant un soutien à la sédentarisation des établissements itinérants, le gouvernement s’obstine donc dans son irrespect de l’esprit de la loi de novembre 2021 et dans sa volonté de poursuivre à tout prix la pire maltraitance des animaux sauvages dont beaucoup appartiennent à des espèces menacées. Si cet appel à manifestation d’intérêt honteux est lancé, nous réagirons immédiatement. Signez notre pétition pour joindre votre voix à la nôtre en demandant l’interdiction des animaux dans les cirques.

Stop aux animaux dans les cirques ! Stop aux animaux dans les cirques ! Stop aux animaux dans les cirques ! Stop aux animaux dans les cirques ! Stop aux animaux dans les cirques ! Stop aux animaux dans les cirques ! Stop aux animaux dans les cirques ! Stop aux animaux dans les cirques ! Stop aux animaux dans les cirques ! Stop aux animaux dans les cirques !