La fin programmée des delphinariums en France!

La fin programmée des delphinariums en France!

La fin programmée des delphinariums en France!
06.05.2017
France
La fin programmée des delphinariums en France!
Exploitation pour le spectacle

Unies dans leur combat, les associations La Dolphin Connection, One Voice, Réseau Cétacés et Sea Shepherd ont reçu avec joie et soulagement le texte définitif du nouvel arrêté « delphinariums », signé le 3 mai par Ségolène Royal pour le ministère de l’Environnement.

Unies dans leur combat, les associations Code Animal, La Dolphin Connection, One Voice, Réseau Cétacés et Sea Shepherd ont reçu avec joie et soulagement le texte définitif du nouvel arrêté « delphinariums », signé le 3 mai par Ségolène Royal pour le ministère de l’Environnement.

Parfois accueilli en l’état à bras ouverts par d’autres associations, le texte soumis en consultation publique en février dernier a été combattu jusqu’aux derniers instants par ces associations, déçues de mesurettes améliorant à la marge un texte datant de 1981, dont elles demandaient l’abrogation, et le démantèlement des delphinariums. Ces revendications, l’action de lobbying, dossiers et reportages fournis ainsi que la très forte mobilisation citoyenne activée (plus de 16 000 commentaires sur 4 500 pages de consultation publique) ont été entendues, ce qui représente une victoire pour la démocratie environnementale et pour la cause animale.

En effet, parmi les avancées de ce texte définitif, qui améliorent en plusieurs points les conditions de détention des cétacés captifs (orques et dauphins) dans les 4 delphinariums français, une modification majeure a été introduite par la Ministre à notre demande : dans six mois, lorsque ce texte entrera pleinement en application,
la loi française interdira la détention en captivité de tous les cétacés, à l’exception de ceux déjà détenus. En clair, cela signifie la fin des programmes de reproduction, d’échanges ou d’importation, programmes entretenant un système mortifère, déchirant les familles de cétacés qui y sont exploitées. Sans renouvellement possible, cela signifie tout simplement la fin programmée des cirques marins sur notre territoire, et cette avancée française est historique.

La Dolphin Connection, par l’intermédiaire de Christophe Wszolek, déclare : «
Nous considérons que la captivité n’a plus sa place dans nos sociétés modernes et que cette nouvelle mouture de l’arrêté va dans le bon sens et ouvre la voie à l’arrêt définitif de celle-ci. »

Muriel Arnal, pour One Voice, se réjouit : «
Sans nous laisser leurrer par une poudre au yeux qui ne réglait en rien la finalité et la cruauté du circuit des delphinariums, nous avons lutté contre vents et marées pour une prise de position juste. Notre combat et la mobilisation des Français ont porté leurs fruits. C’est la fin annoncée d’un esclavage indigne de notre temps, toute notre gratitude à ceux qui y ont contribué. »

Sandra Guyomard, Réseau Cétacés, salue pour sa part l’arbitrage rendu par Ségolène Royal : «
Une décision juste, un pas pour une France sans delphinarium. Le vrai spectacle est dans la Nature. »

Lamya Essemlali, se félicite également pour Sea Shepherd : «
La captivité est l’héritage indigne d’une autre époque. Il est temps que la France, à l’instar de nombreux autres pays en termine et se tourne vers l’avenir. Nous sommes satisfaits de voir aujourd’hui qu’elle en prend le chemin. »

Anne-Sophie Riing, Code Animal : « Notre décision de refuser le 1er arrêté fut difficile à prendre et nous avions longtemps hésité, craignant avoir atteint les limites politiques actuelles. Nous sommes heureux que la France soit prête aujourd’hui à enfin tourner la page des delphinariums. Nous regrettons néanmoins que les cétacés encore en captivité continueront à devoir se produire en spectacle. Nous tenons à sincèrement remercier tous les acteurs qui ont participé à cette avancée. »

Ce texte marque indubitablement une nouvelle ère, en France et dans toute l’Europe pour cette industrie des loisirs maintes fois décriée. «
Nos associations remercient celles et ceux qui ont soutenu leur combat, refusé les mesures de compromis, souhaité l’éthique et la liberté pour les cétacés. Nous pensons aux orques et dauphins qui restent prisonniers, même si cet arrêté prévoit de nombreuses dispositions positives, améliorant leurs conditions et le suivi dont ils bénéficient. Pour eux, nous irons en justice et continuerons à travailler à des solutions de réhabilitation en sanctuaires. Mais aujourd’hui nous pensons surtout à tous ceux qui, demain, ne naîtront pas captifs. »

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One Voice en lutte contre les élevages illicites

One Voice en lutte contre les élevages illicites

One Voice en lutte contre les élevages illicites
05.05.2017
Oise
One Voice en lutte contre les élevages illicites
Animaux familiers

[Oise, 60] Ce vendredi 5 mai, tôt au matin, la Gendarmerie en collaboration avec la Cellule Zoé de One Voice et ses partenaires, ainsi qu’avec l’appui de la Direction Départementale de la Protection des Personnes et Populations (DDPP), sont mobilisées pour une saisie chez un couple d’éleveurs, délinquants multirécidivistes.

[Oise, 60] Ce vendredi 5 mai, tôt au matin, la Gendarmerie en collaboration avec la Cellule Zoé de One Voice et ses partenaires, ainsi qu’avec l’appui de la Direction Départementale de la Protection des Personnes et Populations (DDPP), sont mobilisées pour une saisie chez un couple d’éleveurs, délinquants multirécidivistes.

Voilà des années que ce couple fait l’objet de poursuites diligentées par One Voice. Surveillés depuis 2004, ces éleveurs, pourtant dûment enregistrés au LOF (le Livre des Origines Françaises, garantissant les chiens de race), avaient fait l’objet en 2011 d’une énième saisie d’animaux en danger, illustrée par un reportage vidéo éloquent. Les enquêteurs avaient alors trouvé 46 chiens de tous âges (dogues de Bordeaux et bouledogues notamment) dans des conditions de vie terribles : enfermés dans leurs cages, ces animaux, jamais sortis, manquaient à l’évidence de soins. Ils avaient même peine à marcher pour sortir de leur enfer.

Traduits en justice pour, notamment, sévices graves et actes de cruauté envers un animal domestique, poursuite d’une exploitation classée non conforme et exercice, malgré mise en demeure, d’activités d’élevage sans certificat de capacité, les propriétaires avaient été lourdement condamnés, avec une peine de prison ferme de 6 mois pour l’éleveuse.

Le suivi de la Cellule Zoé, groupe d’enquête et d’intervention de l’association One Voice, a mis en évidence qu’il fallait à nouveau agir. Ces personnes ont en effet malgré tout poursuivi leur activité, en totale infraction avec l’interdiction de détenir des animaux dont ils étaient frappés (un délit passible de 2 ans de prison et 30 000 € d’amende).

On ne sait pas encore exactement combien d’animaux seront concernés par cette saisie. L’enquête complète déterminera la nature des nouvelles infractions, s’ajoutant à un passif très lourd d’exploitation d’animaux dans des conditions indignes.

La loi française a récemment resserré ses exigences devant le constat de dérives multiples dans les élevages, les animaleries et les ventes Internet. Mais le marché de l’animal domestique, chiffré à plusieurs milliards d’euros en France, suscite toujours maints abus et trafics qu’il faut combattre au quotidien. One Voice demande l’arrêt du commerce des animaux familiers sur Internet, par petites annonces, dans les salons et en animaleries et plus de moyens pour les autorités.

Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare : « Ce que ces éleveurs pratiquent n’est pas anodin. One Voice espère cette fois un jugement exemplaire afin de mettre fin à une trop longue et pénible affaire. »

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Arrêté delphinarium: une discrétion qui fait scandale

Arrêté delphinarium: une discrétion qui fait scandale

Arrêté delphinarium: une discrétion qui fait scandale
04.05.2017
Antibes
Arrêté delphinarium: une discrétion qui fait scandale
Exploitation pour le spectacle

Tandis que la France était tournée vers le débat des deux candidats à la présidentielle, Ségolène Royal signait l’arrêté delphinarium pourtant loin de faire l’unanimité… Un drame pour les dauphins, méprisant le résultat de la consultation publique, que One Voice ne laissera pas passer.

Dernière minute : Immense victoire! L’arrêté vient d’être publié, jusqu’au bout nous avions exigé l’interdiction de la reproduction des dauphins, cette mesure a été ajoutée! Plus de 16000 personnes avaient protesté à notre demande sur le site du ministère contre l’arrêté tel qu’il était prévu. Nous avons été entendus!

4500 pages de commentaires opposés au projet d’arrêté. Voilà le résultat de la consultation publique de février dernier. La cause animale, comme l’environnement, ont beau être les grands absents des programmes des candidats, ils n’en mobilisent pas moins les Français.

Le moment

Comme toutes les mesures impopulaires, il fallait choisir le bon moment pour faire passer cet arrêté. Rien de tel donc qu’un débat entre les deux candidats du second tour, préoccupant la France entière. Car c’est précisément en début de soirée, le 3 mai, que le ministère de l’Environnement a annoncé que Mme Royal, à quelques jours de son départ, avait signé l’arrêté, faisant ainsi un cadeau inespéré à l’industrie de la captivité. Malgré l’avis des experts, malgré l’avis des Français, malgré l’avis même de personnalités telles que Nicolas Hulot, dont nous saluons le tweet sans ambiguïté.

Notre civilisation ne devrait plus tolérer la captivité des dauphins. Il est temps d’en finir avec les #delphinariums pic.twitter.com/DTiYsQdjEt

— Nicolas Hulot (@N_Hulot) 20 avril 2017

Poudre aux yeux

On pourrait penser que cet arrêté signifie du mieux pour les cétacés captifs. Mais qui peut croire qu’augmenter de 1 mètre la profondeur des bassins va changer le quotidien des dauphins ? Qu’être obligé de demander un avis – mais pas de le suivre – à une commission pour leur reproduction va la limiter ? Ces « mesurettes » sont ridicules. Le 27 avril dernier, Marineland déclarait que ses quatre orques seraient les derniers accueillis dans ses bassins, confirmant que l’interdiction de détention des orques, comme les autres mesures, ont bien été prises avec l’aval de l’industrie de la captivité. Elles permettent de relâcher la pression qui pesait sur les delphinariums. Inutile désormais de manifester devant leurs portes puisque un arrêté a été pris et qu’ils ont maintenant 3 ans pour se mettre en conformité….

La seule issue possible est l’arrêt définitif de l’exploitation des cétacés. Les dauphins n’ont besoin que d’une chose : la liberté. Or le vrai changement induit par cet arrêté est qu’il autorise clairement la création de nouveaux delphinariums et, les légitimant, assure la pérennité de leur activité. Si l’impopularité de ce type de projets laisse espérer que cela ne sera pas le cas, il n’en demeure pas moins que des années de travail pour discuter ce texte vont à nouveau être nécessaires. On ne peut pas laisser perdurer cette industrie. Il est indispensable d’accompagner sa mutation et d’obtenir la fin de l’exploitation des dauphins et des orques.

Dès la publication de cet arrêté, nous disposerons de deux mois pour faire un recours au Conseil d’Etat. One Voice ne lâchera pas. Vous pouvez soutenir notre action en signant et diffusant notre pétition.

Crédit photo : John Knight/One Voice

Femke, une mère au coeur brisé

Femke, une mère au coeur brisé

Femke, une mère au coeur brisé
27.04.2017
Ile-de-France
Femke, une mère au coeur brisé
Exploitation pour le spectacle

La tragédie continue dans les delphinariums… One Voice tire la sonnette d’alarme pour Femke. L’industrie l’a broyée de chagrin en l’arrachant d’abord à sa famille et à l’océan, puis en lui retirant son fils, Ekinox.

Elle pourrait adopter le comportement typique des cétacés emprisonnés : mâchonner les bords en béton du bassin, se heurter aux parois ou agresser les autres captifs… Mais Femke, née libre et capturée au large de la Floride, n’en est plus là. Après bientôt 40 ans de captivité, elle est totalement à la dérive et semble mourir de chagrin. Déjà filmée en octobre dernier, Femke restait à l’écart des autres dauphins et ne participait plus aux représentations. Elle sombrait, isolée dans son désespoir, après qu’on lui ait arraché la seule raison de survivre dans ces bassins si étroits et si tristes.

Arrivée en 2008 au parc Astérix, Femke y a donné naissance à Ekinox, son unique fils. Un moment de grâce durant sa longue vie d’enfermement. Elle a aussi survécu à une grave maladie, généralement mortelle. Aujourd’hui, son pauvre corps, déformé et meurtri, ne lui permet même pas de nager normalement.

En 2016, son enfant, si jeune encore, lui a été enlevé pour alimenter les bassins du parc Attica, un zoo grec membre de ce réseau de cirques marins organisé à l’échelle européenne. Ekinox, lâché parmi d’autres mâles eux aussi séparés précocement de leur mère, va probablement y dépérir. Mais pour des besoins d’ordre génétique, il faut favoriser les transferts… Alors on déchire les familles, on broie les individus.

Femke, elle, semble avoir déjà renoncé. Les images tournées en ce début de « saison » sont affligeantes. Quel spectacle que ce dauphin errant dans son bocal, presque inerte, tandis que les autres font le show ! « L’état de santé physique et mental de Femke est extrêmement alarmant et nécessite une expertise vétérinaire spécialisée urgente » atteste notre vétérinaire consultant, Pierre Gallego, qui l’a longuement observée le 19 avril. One Voice a saisi le préfet de cette demande et ne compte pas en rester là tant l’état de Femke se dégrade.

Cette tragédie concerne tous les delphinariums. Partagez sur les réseaux l’histoire de Femke et d’Ekinox, et signez notre pétition ! Faisons cesser cette souffrance…

L’horreur des fermes à fourrure en Europe!

L’horreur des fermes à fourrure en Europe!

L’horreur des fermes à fourrure en Europe!
26.04.2017
L’horreur des fermes à fourrure en Europe!
Exploitation pour la Mode

Animal Defenders, association tchèque et partenaire de One Voice dans la coalition mondiale Fur Free Alliance, a lancé le 27 mars une campagne s’appuyant sur deux vidéos sidérantes.

Le discours honteux entretenu par la filière européenne de la fourrure sur le bien-être prodigué aux animaux élevés dans ses fermes est ici bien mis à mal. Animal Defenders et son président Marek Vorsilka ont réalisé une formidable investigation filmée. Il en résulte deux vidéos. La première présente la mise à mort d’un renard argenté extirpé sans ménagement de son clapier, puis pendu par les pattes dans un sordide réduit pour une électrocution anale bien mal maîtrisée. Dans toute cette opération, les cris et mouvements désespérés de l’animal font aussi frémir que l’indifférence de son bourreau. L’industrie de la fourrure rémunère bien l’absence de respect à la vie animale…

Le second film édité par Animal Defenders fait froid dans le dos. La caméra détaille cette fois comment des visons, transportés dans des cagettes grillagées, sont enfournés dans une espèce de van en bois tiré par un mini-tracteur. On distingue clairement les tuyaux reliant le tracteur au van : durant leur transport entre le lieu d’élevage et celui de dépeçage, trajet qui a tout du convoyage de train touristique pour le chauffeur, un jeune adolescent, la dizaine de visons enfermés dans ce van va être asphyxiée par les gaz d’échappement du tracteur. La méthode de chambre à gaz roulante employée ici est tout simplement ignoble, indigne du XXIe siècle.

Selon les chiffres publiés par la filière, dans ce pays membre de l’Union européenne, une dizaine de fermes ont produit en 2015 plus de 20 000 peaux de visons et renards, pour un chiffre d’affaires à l’export de 5 millions d’euros. Dans quelques semaines, le parlement tchèque va se prononcer pour ou contre le bannissement de telles pratiques sur son sol, un vote souhaité par 70 % des Tchèques. Or le vote risque d’être défavorable à cause d’ANO, jeune parti dirigé par un richissime entrepreneur, Andrej Babiš, libéral et europhobe, Animal Defenders s’est donc mobilisée, a lancé une pétition. One Voice soutient son action, et vous invite à au moins aimer et partager ces films édifiants. De Prague à Paris, la cruauté est identique, le mensonge équivalent… Assez !

A travers mes yeux

A travers mes yeux

A travers mes yeux
24.04.2017
A travers mes yeux
Expérimentation animale

One Voice vous propose de découvrir l’expérimentation animale à travers les yeux des animaux. De ces chiens, de ces singes, de ces lapins sacrifiés chaque jour dans les laboratoires français.

« Ils sont venus et m’ont sorti de ma cage. J’ai été fermement maintenu et quelque chose de long et fin m’a été inséré dans la bouche. Je n’ai pas aimé ça. Je me suis énervé lorsqu’ils l’ont enfilé plus profondément, jusque dans ma gorge. Ce n’était pas de la nourriture. Je le sentais glisser à l’intérieur de moi. J’étouffais. Je comprenais que ce n’était pas normal. Chaque jour, pendant des mois, ça a recommencé. Ils me sortaient de ma cage et inséraient de force ce tube dans le fond de ma gorge où ils faisaient couler quelque chose. Ce qu’ils mettaient dans mon ventre a commencé à me rendre malade. Après, je n’avais pas toujours envie de manger ce qu’on m’apportait. Lorsque j’y arrivais, parfois je vomissais tout. Après plusieurs mois, j’ai été sorti de ma cage une dernière fois. Ils m’ont tenu fermement et m’ont rasé la patte. J’ai senti une pointe s’y enfoncer. Une sensation de froid m’a subitement envahi lorsqu’un liquide s’est répandu dans mes veines. Je me suis senti tout à coup très fatigué. Je me suis souvenu de l’odeur de ma mère. J’aurais voulu être avec elle à nouveau. »

Soutenez notre combat pour la fin des expériences sur nos compagnons !

« J’ai hurlé de panique lorsqu’ils m’ont brutalement sanglé à un dispositif de contention, mais personne n’est venu m’aider. Ma tête était fermement maintenue. L’appareil implanté dans mon crâne, qui me faisait si mal, a été tiré vers le haut et fixé sur une barre au-dessus de moi. Je ne pouvais pas bouger. Sur un grand écran en face de moi, des séries de motifs ont commencé à apparaître. Depuis des mois que j’endurais ce traumatisme, j’avais appris que lorsque ce motif était répété, je devais rapidement appuyer sur un bouton devant moi. J’étais alors récompensé avec un peu de jus de fruits versé goutte à goutte dans ma bouche. Je voulais ce jus. Je n’avais eu droit à aucun liquide depuis plusieurs heures et j’avais très, très soif. Après plusieurs heures, j’ai été libéré de cet appareil et remis en cage. Je ne me suis pas débattu cette fois-ci. Je voulais dormir. Je voulais oublier. »

Soutenez notre combat pour la fin des expériences sur les primates !

« Je me suis recroquevillé au fond de la cage lorsqu’une main a tenté de m’attraper. Plus forte que moi, elle réussit à me saisir. Je fus alors enfermé dans une boîte d’où seule ma tête dépassait. Je ne pouvais pas bouger. J’ai regardé autour de moi et vu des rangées de mes compagnons enfermés de la même manière. Puis un homme s’est dirigé vers moi. Je me mis à respirer plus vite. Je me suis débattu pour tenter de m’échapper, sans succès. L’homme a soulevé une de mes paupières et m’a instillé quelque chose dans l’œil. Tout est devenu flou. La substance me brûlait tandis que ma vision commençait à disparaître. Je ne voyais presque plus rien et la sensation de brûlure persistait.

Je voulais que cela cesse. Je voulais retirer cette substance mais je ne pouvais pas. J’avais si mal. J’avais beau me débattre, je n’arrivais pas à me gratter l’œil. Finalement, l’homme revint. Après avoir examiné mon œil, il me remit dans ma cage vide et froide. J’étais seul, effrayé, et j’avais mal. J’espérais qu’il ne reviendrait pas. »

Soutenez notre combat pour la fin de l’expérimentation animale !

One Voice est le représentant français de
l’ECEAE, la Coalition Européenne pour mettre fin à l’Expérimentation Animale.

Présidentielles 2017: réponses des candidats sur la cause animale

Présidentielles 2017: réponses des candidats sur la cause animale

Présidentielles 2017: réponses des candidats sur la cause animale
20.04.2017
France
Présidentielles 2017: réponses des candidats sur la cause animale
Autre campagne de l’association (ou multiples)

One Voice a écrit aux candidats à l’élection présidentielle pour leur demander de se positionner sur les problématiques animales prioritaires. Voici les réponses que nous avons reçues.

Les thèmes sur lesquels l’ensemble des candidats ont été sollicités par One Voice sont les cirques, les delphinariums, les élevages de visons (fourrure) et de lapins angoras, les loups, l’expérimentation animale et les chats errants.

Seulement 4 réponses ont été reçues. Elles émanent de Nathalie Arthaud, de Nicolas Dupont-Aignan, de Marine Le Pen et de Emmanuel Macron.

Vous pouvez les lire ci-dessous :

Réponse Nicolas Dupont-Aignan

Réponse Nathalie Arthaud

Réponse Marine Le Pen

Réponse Emmanuel Macron

Stop aux élevages de visons en France!

Stop aux élevages de visons en France!

Stop aux élevages de visons en France!
13.04.2017
Franche-Comté
Stop aux élevages de visons en France!
Exploitation pour la Mode

Deux élevages de visons francs-comtois réclament l’extension de leurs capacités. Encore plus de souffrance ? One Voice s’y oppose. Mobilisons-nous, vite !

Le cas du premier élevage, révélateur de graves dysfonctionnements, vaut d’être décrit.

L’entreprise s’ouvre à Emagny en 1985. Dès le début, elle contrevient à tous les règlements, s’installe en zone naturelle protégée, alimente ses visons avec les cadavres écorchés de leurs prédécesseurs, déverse ses eaux sales directement dans la rivière Ognon. Outrepassant mises en garde, recommandations, procédures et mises sous scellés, son gérant est finalement, en 2016, condamné à de la prison ferme. Mais quelle est cette bienveillance dont témoigne les pouvoirs locaux ? Ainsi, la préfecture a dû être rappelée à l’ordre, faute de mesures contraignantes à l’égard de l’éleveur multirécidiviste. La commune, quant à elle, a révu son plan d’occupation des sols pour reclasser en zone agricole la parcelle occupée illégalement par l’éleveur et lui permettre d’y rester.

Voici que l’éleveur, à peine sorti du tribunal avec un bracelet de surveillance à la cheville, demande la régularisation et l’extension de son élevage, avec construction de 10 bâtiments supplémentaires. La capacité totale de sa ferme passerait à 18 200 visons dont 3 200 reproducteurs. L’enquête publique court jusqu’au 20 mai 2017 et chacun pourra déposer un commentaire. Un second élevage, situé à Montarlot-lez-Rioz, sans doute lié au premier, désire lui passer à 5 000 « têtes ».

Pourquoi les élevages de visons doivent être interdits ?

D’abord, parce qu’ils font souffrir les animaux. Les visons sont des mammifères semi-aquatiques, contraints de vivre dès la naissance dans des cages en grillage minuscules, sans accès à de l’eau. Tous y deviennent fous et la plupart finissent, comme à Emagny, gazés par groupes de cent dans une cage hermétique reliée au pot d’échappement d’un moteur thermique : il ne faut pas souiller la fourrure avec du sang.

Ensuite, parce que les élevages polluent terriblement. Les excréments de visons, leur sang et leurs carcasses génèrent de vrais dégâts environnementaux. Ces déchets chargés d’azote et de phosphore polluent l’eau par ruissellement et mènent à l’eutrophisation des rivières, mortelle pour les poissons. Des quantités importantes de gaz ammoniac, d’oxyde d’azote et de méthane sont également libérées dans l’air, affectant la qualité de vie des habitants alentour et contribuant au réchauffement climatique.

Enfin, des détenus ne cessant de s’échapper, les visons d’Amérique élevés dans ces fermes s’adaptent rapidement à nos biotopes et leur présence invasive affecte la faune locale, surtout les visons d’Europe. Ils finissent cruellement piégés ou noyés comme nuisibles.

Pour tous les visons, merci de signifier votre refus de l’extension de l’élevage d’Emagny, en laissant vos commentaires sur le site des services de l’État dans le Doubs, du 18 avril au 20 mai 2017.

Arrêté delphinariums: le front anti-captivité avance!

Arrêté delphinariums: le front anti-captivité avance!

Arrêté delphinariums: le front anti-captivité avance!
05.04.2017
Arrêté delphinariums: le front anti-captivité avance!
Exploitation pour le spectacle

Les associations One Voice et Sea Shepherd se félicitent de la décision du ministère de l’Environnement de renoncer pour l’heure à son projet d’arrêté afin de « refaire un tour de table avec les ONG pour obtenir un arrêté plus ambitieux ».

Nos sympathisants ont massivement répondu à notre appel à la mobilisation dans le cadre de la consultation publique lancée par le ministère le mois dernier. Plus de 3000 commentaires ont été mis en ligne, dont une écrasante majorité appelant au rejet d’un texte aux effets pervers et contre-productifs, et à une interdiction totale de tout delphinarium en France.

Nos associations militent pour la fin du maintien en captivité des cétacés sur le territoire, accompagnée de programmes de réhabilitation progressive à la vie sauvage des cétacés maintenus captifs.

Dans des cas très particuliers où la remise en liberté ne serait pas possible, une sortie des bassins « en dur » et la fin des spectacles imposés et donc, de toute exploitation commerciale, serait le minimum requis. Toute proposition de loi adoptée aujourd’hui, qui n’interdirait pas l’importation et l’exploitation des cétacés sur le territoire français, serait un pas en arrière, auquel nous nous opposerons.

Si nos associations se sont mobilisées contre un projet de texte présenté à tort comme une avancée , d’autres y ont vu un progrès en matière de bien-être animal et y ont apposé leur signature, entérinant ainsi la captivité dans la durée. Il est étonnant de voir que ceux-là mêmes qui ont défendu cet arrêté inacceptable, considèrent aujourd’hui comme une victoire le fait qu’il ne soit pas adopté.

Cet épisode a en tout cas permis de mesurer l’ampleur de la mobilisation citoyenne autour de cette question et ne fait que renforcer notre détermination dans un combat où les associations n’ont pas le droit à l’erreur.

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Souris expérimentées, résultats faussés!

Souris expérimentées, résultats faussés!

Souris expérimentées, résultats faussés !
28.03.2017
Souris expérimentées, résultats faussés!
Expérimentation animale

Une nouvelle étude démontre le manque de crédibilité de résultats fondés sur le modèle animal. Où quand les conditions de manipulation influencent les résultats…

Publiés le 21 mars dernier dans la très sérieuse revue Nature, les travaux de deux biologistes de l’Université de Liverpool, la Dre Gouveia et la Pre Hurst, viennent étayer ce que One Voice et ses partenaires de la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale ne cessent de dénoncer : la validité scientifique des travaux menés sur des animaux.

Les deux chercheuses démontrent en effet que le stress déclenché chez les souris par l’un des gestes les plus courants des laborantins, à savoir déplacer les animaux expérimentés en les tenant par la queue, « altère de manière significative leur anxiété, ce qui a un impact majeur sur la fiabilité de leur réponse à des stimuli lors de tests comportementaux ».

La plupart des expérimentations animales, invasives ou non, impliquent la manipulation de rongeurs (plus d’1 million chaque année en France), et les souris sont les plus utilisées dans les travaux de recherche comportementale portant sur la mémoire, l’apprentissage, la façon dont les drogues et autres substances affectent leurs cerveau et capacités cognitives.

Si le stress causé par la plus basique des manipulations est un facteur faussant les résultats, que penser de l’ensemble des conditions de captivité et des tests imposés à toutes les
victimes de l’expérimentation ?

Finançant ces études, le NC3R (Centre national de recherche pour le remplacement, le raffinement et la réduction des animaux des animaux de laboratoire, l’équivalent anglais de l’ECVAM au niveau européen) en déduit qu’il faut utiliser d’autres méthodes de manipulation, comme les « tunnels d’orientation ». Le Dr Mark Prescott déclare pour cet organisme : « Cette étude fournit des preuves supplémentaires, cette fois scientifiques, sur le nécessaire abandon des manipulations par la queue des souris en laboratoire ». L’organisme a d’ailleurs déclaré l’année 2017 comme celle du « bien-être des rongeurs de laboratoire » !

Selon One Voice, il s’agit là surtout d’une nouvelle preuve que le modèle animal, plus dans son principe que dans ses modalités, n’est pas adapté pour une science moderne censée produire des résultats transposables à l’humain. Plutôt que de manipuler différemment les souris, comme les autres victimes animales, cessons d’utiliser des animaux dans les conditions de stress maximal que représente la détention en laboratoires !