Arrêté delphinariums: le front anti-captivité avance!

Arrêté delphinariums: le front anti-captivité avance!

Arrêté delphinariums: le front anti-captivité avance!
05.04.2017
Arrêté delphinariums: le front anti-captivité avance!
Exploitation pour le spectacle

Les associations One Voice et Sea Shepherd se félicitent de la décision du ministère de l’Environnement de renoncer pour l’heure à son projet d’arrêté afin de « refaire un tour de table avec les ONG pour obtenir un arrêté plus ambitieux ».

Nos sympathisants ont massivement répondu à notre appel à la mobilisation dans le cadre de la consultation publique lancée par le ministère le mois dernier. Plus de 3000 commentaires ont été mis en ligne, dont une écrasante majorité appelant au rejet d’un texte aux effets pervers et contre-productifs, et à une interdiction totale de tout delphinarium en France.

Nos associations militent pour la fin du maintien en captivité des cétacés sur le territoire, accompagnée de programmes de réhabilitation progressive à la vie sauvage des cétacés maintenus captifs.

Dans des cas très particuliers où la remise en liberté ne serait pas possible, une sortie des bassins « en dur » et la fin des spectacles imposés et donc, de toute exploitation commerciale, serait le minimum requis. Toute proposition de loi adoptée aujourd’hui, qui n’interdirait pas l’importation et l’exploitation des cétacés sur le territoire français, serait un pas en arrière, auquel nous nous opposerons.

Si nos associations se sont mobilisées contre un projet de texte présenté à tort comme une avancée , d’autres y ont vu un progrès en matière de bien-être animal et y ont apposé leur signature, entérinant ainsi la captivité dans la durée. Il est étonnant de voir que ceux-là mêmes qui ont défendu cet arrêté inacceptable, considèrent aujourd’hui comme une victoire le fait qu’il ne soit pas adopté.

Cet épisode a en tout cas permis de mesurer l’ampleur de la mobilisation citoyenne autour de cette question et ne fait que renforcer notre détermination dans un combat où les associations n’ont pas le droit à l’erreur.

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Souris expérimentées, résultats faussés!

Souris expérimentées, résultats faussés!

Souris expérimentées, résultats faussés !
28.03.2017
Souris expérimentées, résultats faussés!
Expérimentation animale

Une nouvelle étude démontre le manque de crédibilité de résultats fondés sur le modèle animal. Où quand les conditions de manipulation influencent les résultats…

Publiés le 21 mars dernier dans la très sérieuse revue Nature, les travaux de deux biologistes de l’Université de Liverpool, la Dre Gouveia et la Pre Hurst, viennent étayer ce que One Voice et ses partenaires de la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale ne cessent de dénoncer : la validité scientifique des travaux menés sur des animaux.

Les deux chercheuses démontrent en effet que le stress déclenché chez les souris par l’un des gestes les plus courants des laborantins, à savoir déplacer les animaux expérimentés en les tenant par la queue, « altère de manière significative leur anxiété, ce qui a un impact majeur sur la fiabilité de leur réponse à des stimuli lors de tests comportementaux ».

La plupart des expérimentations animales, invasives ou non, impliquent la manipulation de rongeurs (plus d’1 million chaque année en France), et les souris sont les plus utilisées dans les travaux de recherche comportementale portant sur la mémoire, l’apprentissage, la façon dont les drogues et autres substances affectent leurs cerveau et capacités cognitives.

Si le stress causé par la plus basique des manipulations est un facteur faussant les résultats, que penser de l’ensemble des conditions de captivité et des tests imposés à toutes les
victimes de l’expérimentation ?

Finançant ces études, le NC3R (Centre national de recherche pour le remplacement, le raffinement et la réduction des animaux des animaux de laboratoire, l’équivalent anglais de l’ECVAM au niveau européen) en déduit qu’il faut utiliser d’autres méthodes de manipulation, comme les « tunnels d’orientation ». Le Dr Mark Prescott déclare pour cet organisme : « Cette étude fournit des preuves supplémentaires, cette fois scientifiques, sur le nécessaire abandon des manipulations par la queue des souris en laboratoire ». L’organisme a d’ailleurs déclaré l’année 2017 comme celle du « bien-être des rongeurs de laboratoire » !

Selon One Voice, il s’agit là surtout d’une nouvelle preuve que le modèle animal, plus dans son principe que dans ses modalités, n’est pas adapté pour une science moderne censée produire des résultats transposables à l’humain. Plutôt que de manipuler différemment les souris, comme les autres victimes animales, cessons d’utiliser des animaux dans les conditions de stress maximal que représente la détention en laboratoires !

Nouveau procès pour Jo, le jeune bovin maltraité à l’abattoir de Vannes

Nouveau procès pour Jo, le jeune bovin maltraité à l’abattoir de Vannes

Nouveau procès pour Jo, le jeune bovin maltraité à l’abattoir de Vannes
27.03.2017
Nouveau procès pour Jo, le jeune bovin maltraité à l’abattoir de Vannes
Animaux familiers

L’interminable agonie d’un jeune bovin dans la cour de l’abattoir de Vannes fera l’objet d’un procès en appel le 3 avril 2017 à 10h30 à Rennes. Une fois encore, One Voice se portera partie civile afin de défendre la mémoire de Jo et plaider pour le respect de la personne animale.

L’affaire avait ému la France entière : le samedi 1er octobre 2016, un veau est livré à l’abattoir, zone du Prat, et tombe de la passerelle quand on le pousse hors du camion. Il se déchire les ligaments des pattes arrière et se fracture le bassin en heurtant le sol. Laissé seul tout le week-end, l’animal reste couché sur le ciment sous la pluie, dans le froid, sans rien à boire. Ses souffrances sont atroces. Mais ce n’est que le lundi et alors que la SPA de Vannes avait donné l’alerte dès le dimanche matin, que le jeune taureau — que nous avons
nommé Jo — est euthanasié. Enfin.

Aussitôt, One Voice et la SPA de Vannes portaient plainte contre l’abattoir, ainsi que quatre autres associations. Au terme d’un premier procès, la SARL Sélection Viande distribution s’est vu déclarée coupable de trois infractions. 600 euros d’amende lui furent réclamés pour «privation de nourriture ou d’abreuvement d’un animal domestique par son gardien, éleveur ou détenteur d’animal», 800 euros pour «privation de soins» et 800 euros encore pour «mauvais traitements à animal domestique».
Le prix dérisoire de la souffrance de Jo…

Dès le jugement rendu par le tribunal de police, la Sarl Société Viande Distribution faisait appel de la peine prononcée à son encontre. C’est donc un second procès qui s’ouvrira le 3 avril prochain pour défendre la mémoire de Jo.

À titre de partie civile, One Voice espère bien obtenir des amendes plus sévères encore qu’en première instance, afin que ce jugement fasse jurisprudence et que, plus jamais, un jeune bovin aux pattes brisées n’agonise seul sur le béton froid d’un abattoir désert.

Rappelons que 4,7 millions de veaux et gros bovins meurent dans plus de 260 abattoirs, chaque année en France. Soit un animal toutes les 7 secondes… Et souvent dans des conditions indignes.

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Le nom du monde est forêt*

Le nom du monde est forêt*

Le nom du monde est forêt*
21.03.2017
Le nom du monde est forêt*
Habitat naturel

La destruction des forêts primaires provoque une aggravation du changement climatique. Avec elles meurent des espèces rares et des cultures subtiles, humaines ou non-humaines, dont nous ne saurons jamais rien.

La scie entaille l’écorce du gigantesque dipterocarp. Tout là-haut, une mère orang-outan et son petit s’accrochent aux ultimes branches de la canopée, comme pour fuir vers le ciel. Mais l’arbre est tronçonné sur toute sa largeur. Lentement, majestueusement, inexorablement, son tronc haut de quatre-vingts mètres vacille, s’incline puis s’effondre dans un tonnerre de bois brisé, de lianes arrachées, de cris rauques et d’envols de calaos apeurés. En tombant, le géant emporte dans la mort mille nids, mille vies, mille petites tanières cachées dans les replis de son écorce. Il en écrase mille autres sous sa masse énorme. Lui-même est un être vivant, conscient de ce qui l’entoure à la manière des plantes. Et tandis qu’on décroche le petit singe roux du corps brisé de sa mère, l’arbre couché perd sa sève comme du sang. On l’entraîne bientôt sur les chemins de boue, griffés par les camions dans la chair de son monde : la forêt pluviale de Sumatra.

Partout, la scène se répète. Dans le bassin du Congo ou de l’Amazone, en Thaïlande, au Cambodge, en Indonésie, au Canada, partout, les forêts disparaissent sous le rouleau compresseur de la folie humaine. Des barrages monstrueux les engloutissent, des villes tentaculaires les dévorent peu à peu, des élevages de bovins les achèvent. Les arbres géants sont abattus pour l’industrie du bois précieux. Des incendies sont allumés pour faire place aux plantations de palmiers à huile. Des mines de coltan excavent la terre jusqu’aux dernières racines au cœur des parcs nationaux congolais. Leurs travailleurs mangent de la viande de brousse et tuent les gorilles.

Aucun compte n’est jamais tenu des habitants de cet océan d’arbres qu’on ravage.

Les forêts tropicales sont pourtant l’écrin de la plus merveilleuse biodiversité au monde, grenouilles arboricoles, insectes inouïs, plantes médicinales inconnues et cultures nonhumaines subtiles. La forêt abrite également des peuples humains qui exploitent ses ressources avec respect depuis des millénaires. En symbiose avec elle, ils la vénèrent et la protègent. Mais la magie de leurs chamans ne peut rien face aux chercheurs d’or armés jusqu’aux dents, aux bulldozers et aux militaires qui les expulsent de leurs terres ancestrales et réduisent à néant leurs traditions.

Chaque année, plus de treize millions d’hectares de forêts disparaissent, soit l’équivalent de la surface de l’ Angleterre ou de quarante terrains de football chaque minute. Ce biotope est pourtant essentiel à la stabilité du climat et à la conservation des sols. Sa destruction augmente encore la quantité de CO2 dans l’atmosphère, et avec elle, le changement climatique et son cortège d’inondations, de sécheresses et de glissements de terrains.

Autrefois, nous vivions avec la forêt. Elle a cerné nos hameaux jusqu’à la fin du Moyen-Âge. D’immenses étendues de chênes couvraient alors la France entière. Les ours, les loups, les lynx y prospéraient en paix, régulant avec harmonie la nature autour d’eux. Aujourd’hui, tout est rasé ou presque. Des champs, des autoroutes, des villes, des parkings à l’infini ont recouvert depuis longtemps les futaies et les bois, qui n’occupent plus qu’une faible surface du continent européen. Nous avons oublié la majesté des arbres, nous avons perdu le secret du dialogue avec eux. Et aujourd’hui déjà, nous commençons à le payer cher. Les forêts sont un trésor de l’évolution : aidez-nous à les protéger !

*
Titre d’un très beau roman d’Ursula Le Guin

Crime en Réunion: la chasse aux chats est ouverte

Crime en Réunion: la chasse aux chats est ouverte

Crime en Réunion : la chasse aux chats est ouverte
24.02.2017
La Réunion
Crime en Réunion : la chasse aux chats est ouverte
Animaux familiers

Une chasse cruelle et aveugle contre les chats est ouverte par le préfet de la Réunion au prétexte de protéger deux espèces d’oiseaux endémiques. One Voice s’interpose…

One Voice a déposé ce 23 février un recours en référé pour suspendre un récent arrêté du Préfet de la Réunion, qui autorise la régulation des populations de chats errants sur les sites de nidification du Pétrel de Barau et du Pétrel noir de Bourbon. Ces espèces endémiques d’oiseaux marins, très menacées, font l’objet de plans de conservation successifs et légitimes depuis 2008. Si la prédation occasionnelle des oiseaux par des chats affamés est l’une des menaces possibles identifiées par ces plans (parmi bien d’autres, comme celle des rats, que chassent les chats…), le Préfet met ici en œuvre des mesures massives, totalement illégales, qui sont la capture létale et le piégeage de l’ensemble des chats errants sur de vastes zones du Parc national de la Réunion, et ce pendant 2 ans.

La carence de l’État dans la gestion de l’errance féline, malgré le record d’euthanasies dans l’île (15 000 par an), se dédouane ici sous couvert du risque d’extinction des Pétrels. Déjà victimes d’un abandon ou de la perte de leur foyer pour les chats de première génération, voici les chats cibles d’un piégeage illégal, par différentes techniques : cages-pièges, dispositifs «Steve Allan Conibear-kill trap» et «Timms Kill trap», ou appâts empoisonnés.

Autant d’atteintes prohibées à la vie de cet animal domestique, non concerné par les réglementations sur les animaux susceptibles d’occasionner des dégâts (anciennement dits «nuisibles») ou atteints par la rage.

Alors que d’autres moyens pourraient être employés, pièges mortels et empoisonnements sont donc déployés sans savoir quels chats (ou autres animaux) en seront victimes, faute d’identification préalable. Les pièges activés sont censés être relevés en 24 heures… dans des zones reculées autour du cirque de Cilaos (Piton des Neiges, Grand Bénare, Dimitile). Une journée au moins de torture pour chaque chat pris au piège, sous un soleil lui aussi aveugle. La date d’audience est attendue…

Île de la Réunion: Accident Requin de Saint-André

Île de la Réunion: Accident Requin de Saint-André

Île de la Réunion: Accident Requin de Saint-André
21.02.2017
Île de la Réunion : Accident Requin de Saint-André
Animaux sauvages

Un jeune homme vient de perdre la vie à Saint-André dans un nouvel accident.

Un jeune homme vient de perdre la vie à Saint-André dans un nouvel accident.

Nous présentons à la famille et aux amis du jeune homme nos plus sincères condoléances.

Nous exhortons les « usagers de la mer » à respecter l’interdiction de baignade et de surf dans les espaces indiqués et le préfet si prompt à dépenser des millions pour une pêche irresponsable à faire respecter ses propres arrêtés.

Cet accident intervient en pleine consultation sur la pêche dans la Réserve Marine.

Rappelons qu’il n’y a pas de Réserve Marine à Saint-André, mais qu’il suffit de quelques heures à un requin pour passer de la côte Ouest à la côte Est comme le programme CHARC l’a démontré.

On a installé une ceinture d’appâts devant la côte Ouest et étendu cette ceinture d’appâts jusqu’à Sainte-Marie. On a ainsi fixé sur la Réunion les requins de passage qui font tranquillement le tour de l’île.

Les observations de requins hors saison n’ont jamais été aussi nombreuses que depuis que l’appâtage insensé de l’expérimentation Cap requins a été étendu.

On déplore aujourd’hui un nouvel accident mortel.

Nous réagirons plus longuement dans un autre communiqué.

Le Collectif des associations : Aspas, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, One Voice, Requin Intégration, Sauvegarde des Requins, Sea shepherd, Tendua, Vagues.

 

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One Voice demande justice !

One Voice demande justice !

One Voice demande justice !
13.02.2017
One Voice demande justice !
Animaux familiers

Face à d’insupportables cas de cruauté survenus dans toute la France, One Voice demande justice. Nous nous insurgeons et allons plaider les droits des animaux devant quatre différents tribunaux en trois mois.

Chiens défenestrés, noyés, violentés

Quand on connaît le Lien existant entre maltraitance animale et violences domestiques, les récentes affaires pour lesquelles One Voice intervient ont de quoi inquiéter…

Oui, on jette par la fenêtre ce dont on ne veut plus, même s’il s’agit d’un chien et que l’on habite au 4e étage ! Le 15 août 2016, à Mende (48), le vétérinaire venu auprès d’un Border Collie âgé d’à peine 1 an, les vertèbres brisées par cette chute, devra l’euthanasier, non sans avoir constaté son état de maigreur. Aussi One Voice a appelé devant le tribunal ce propriétaire, qui n’avait même pas pris de nouvelles de son chien une fois la fenêtre fermée, pour acte de cruauté et sévices graves envers son animal.

Que dire également de la fin de Câline, chienne Labrador repêchée noyée, l’été dernier, dans un canal de la Garonne à Lafox (47), où elle avait été jetée vivante, un parpaing attaché au collier et les pattes arrières ligotées ? Dans ce dossier qui, dans un premier temps devait être classé sans suite, il est indispensable que le propriétaire, retrouvé grâce au puçage du chien, réponde d’un geste inqualifiable.

Dans le Pas-de-Calais, c’est un nouveau cas de maltraitance dans un club canin qui sera jugé. Le prévenu, président du club, a refusé de reconnaître sa culpabilité dans des faits survenus en avril 2016, et pourtant explicites sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. On y voit l’éducateur violenter Lemon, jeune berger allemand de 8 mois, lors d’un exercice de dressage à la défense. Le chien, n’ayant pas obéi à un ordre, est attrapé par le collier, il vole haut en l’air et est abattu lourdement sur le sol, comme un vulgaire sac de farine !

Tir aux pigeons

Plus complexe est l’affaire portée devant une juridiction de proximité du Lot-et-Garonne cette mi-février. Elle fait suite à la décision du maire de Villaréal qui, fin janvier 2016, a autorisé les sociétés de chasse locales à une « battue » aux pigeons « de villes » sur le territoire de sa commune. La ville ayant distribué plus de 3 000 cartouches à 80 chasseurs, quelque 500 pigeons furent abattus en 3 heures de temps depuis les rues du bourg.

Une telle destruction massive de pigeons, animaux domestiques retournés à la vie sauvage, est non seulement contraire à la réglementation mais de plus totalement inefficace en matière de régulation. En cédant à la pression de propriétaires et exploitants exigeant d’éclaircir ces populations d’oiseaux, qui certes peuvent manger des semis et poser leurs fientes sur les toits, ce maire a nié la loi, l’éthique et la vie d’animaux sensibles et sans défense partageant notre environnement. Triste attitude pour un élu, que One Voice souhaite voir condamnée par les juges…

Haro sur l’arrêté delphinarium!

Haro sur l’arrêté delphinarium!

Haro sur l’arrêté delphinarium!
08.02.2017
Haro sur l’arrêté delphinarium!
Exploitation pour le spectacle

L’arrêté auquel s’oppose One Voice depuis septembre dernier est en cours d’adoption. Mais il est encore temps de faire changer les choses : une consultation publique est ouverte jusqu’au 1er mars. Mobilisez-vous pour empêcher son adoption !

Dernière minute

À la clôture de la consultation, ce n’est pas moins de 4500 pages de commentaires opposés au projet d’arrêté qui étaient sur le site du Ministère de l’Environnement ! Une belle mobilisation qui doit être entendue.

Non, un arrêté vieux de 35 ans ne peut pas être aménagé. Non, les cétacés ne peuvent se satisfaire d’une vie en captivité où ils continuent à mourir, les uns après les autres. Une prison, quelle que soit sa taille, reste une prison.

One Voice, avec le soutien de la coalition européenne Dolphinaria-Free Europe,
s’oppose fermement à l’arrêté qui s’apprête à être voté. Depuis septembre, l’association a multiplié les actions auprès du ministère pour empêcher que la France ne devienne une ferme d’élevage de dauphins.

Les quelques aménagements prévus par cet arrêté ne sont qu’une façon de pérenniser leur activité quand tout prouve qu’il est temps d’y mettre un terme!

Ainsi la célèbre Dre Naomi Rose, spécialiste des cétacés connue notamment pour son intervention dans
Blackfish, affirme : «Il est bien sûr utile que les militants échangent avec les autorités afin de faire respecter, si ce n’est renforcer, le cadre légal de la captivité pour améliorer le bien-être des cétacés. Mais une nouvelle législation ne devrait avoir pour objectif que l’abolition, immédiate ou par étapes. Les petits pas législatifs prennent trop de temps, retardent l’échéance du bannissement de ces pratiques foncièrement cruelles. Quant au dialogue direct avec les cirques marins, il est à proscrire. À chaque fois, cette industrie s’en prévaut en une forme de « greenwashing »».

De son côté, le vétérinaire français, Pierre Gallego, spécialiste des cétacés et président d’Odyssea, rappelle qu’ «il est reconnu, tant dans le milieu des vétérinaires de cétacés ainsi que dans la littérature scientifique spécialisée, que les dauphins souffleurs en captivité́ peuvent être exposés à des niveaux importants de stress (…) une agressivité entre congénères n’est pas rare. Ceci est exacerbé par le fait que l’espace dans lequel les dauphins vivent est confiné et qu’ils ne peuvent pas éviter les agressions par la simple fuite, ce qui serait le cas dans leur environnement naturel.»

Cet arrêté est un non-sens. Il fait fi du bien-être des animaux, comme de la volonté des Français qui sont 54% à être favorables à l’interdiction des spectacles de dauphins et d’orques (sondage IPSOS/One Voice décembre 2016). Il ne tient pas non plus compte du contexte international, où plusieurs pays les ont déjà interdits ou pris des mesures en ce sens, conformément à la
déclaration d’Helsinki. Ni même du contexte français, qui a vu le décès de plusieurs cétacés depuis 2015, dont celui de Aïcko suffisamment douteux pour que le tribunal de Nantes accepte notre requête et mandate un expert pour déterminer les causes de sa mort!

One Voice n’exclut pas de saisir un avocat au Conseil d’Etat pour obtenir l’annulation de cet arrêté s’il était adopté, mais l’heure est à la mobilisation. Soutenez notre action en adressant vos commentaires dans le cadre de
l’enquête publique ouverte jusqu’au 1er mars prochain.

Voici des arguments que vous pouvez utiliser en les copiant et en les collant en commentaire :

  • les cétacés sont des êtres sentients aux capacités cognitives particulièrement développées. L’Inde leur a déjà reconnu le statut de personne animale, ainsi que le préconise la déclaration d’Helsinky, portée par 50 scientifiques internationaux depuis 2010, et qui stipule que « tous les cétacés comme les personnes ont le droit à la vie, la liberté et le bien-être ».
  • À l’état sauvage, les cétacés peuvent nager jusqu’à 160 kilomètres par jour et plonger jusqu’à 60 mètres de profondeur. À titre de comparaison, l’espace dont ils disposent en captivité représente moins de 1% de ce qu’ils peuvent expérimenter dans la nature (Perrin et al., 2009).
  • Les établissements qui les détiennent ne peuvent restituer la richesse de l’environnement naturel. La plupart des bassins sont petits, lisses et exempts de tout stimuli (Couquiaud, 2005). Il est observé de façon récurrente que les gros carnivores de la faune sauvage qui ne disposent pas de suffisamment d’espace développent des problèmes comme des comportements répétitifs anormaux (stéréotypies) (Clubb & Mason, 2003).
  • Le fait de mettre en contact des cétacés qui n’ont rien en commun et qui parfois proviennent de différentes régions ou n’appartiennent pas à la même espèce, peut interférer sur la dynamique de groupe et conduire à des attaques de dominance, des blessures, des maladies, entraînant parfois la mort des individus (Waples & Gales, 2002). En captivité, les cétacés ne peuvent pas s’enfuir pour échapper à une éventuelle agression.
  • Les transferts d’individus entre les delphinariums modifient les rapports sociaux et l’équilibre précaire des groupes, et au-delà remettent en cause le bien-être de tous les membres du groupe, entrant et sortant.

Un « lapin » mutilé en public pour dénoncer la violence de l’angora

Un « lapin » mutilé en public pour dénoncer la violence de l’angora

Un « lapin » mutilé en public pour dénoncer la violence de l’angora
08.02.2017
Un « lapin » mutilé en public pour dénoncer la violence de l’angora
Exploitation pour la Mode

PETA et One Voice interpellent le Ministre de l’Agriculture pour interdire la production de cette cruelle matière.

PETA et One Voice interpellent le Ministre de l’Agriculture pour interdire la production de cette cruelle matière

Quoi : Un « lapin » angora géant, étendu et ligoté sur une table surplombant une grande bannière déclarant « Angora : torture pour les lapins », se fera violemment arracher des touffes de poil à pleines poignées jeudi devant une annexe du Ministère de l’Agriculture. Cette action jointe de PETA et de One Voice, qui se déroulera sur un fond sonore de cris de lapins enregistrés durant le cruel procédé d’épilation, visera à sensibiliser le gouvernement et les passants sur les souffrances subies par ces animaux doux et sensibles et à inciter le Ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, à interdire les élevages de lapins angora en France.

Quand : Jeudi 9 février, 10h30

Où : 251 rue Vaugirard, 75015, Paris (dans le quartier du ministère de l’Agriculture)

De
récentes révélations de PETA et une enquête diffusée par l’association One Voice ont montré que dans les élevages de lapins angoras, les employés ligotent les animaux et leur arrachent violemment la fourrure du corps, laissant des plaies sanglantes, tandis que ces êtres fragiles hurlent de douleur. Après avoir subi cette torture tous les trois mois pendant deux à cinq ans, ils sont envoyés à l’abattoir. Il s’agit de pratiques standards dans l’industrie de l’angora.

« Quiconque voit des images de lapins mutilés et entend leurs cris de douleur quand ils sont épilés de la sorte comprendra que cette matière cruelle n’a pas lieu d’être au 21ème siècle et il est grand temps que sa production soit interdite », déclare Muriel Arnal, présidente de One Voice.

« De très nombreuses matières sans cruauté et sans animaux sont disponibles sur le marché et la liste des entreprises ayant renoncé à l’angora, comme Zara, Lacoste, Monoprix, The Kooples, Camaïeu, Accessorize, ASOS et Mango parmi bien d’autres, s’allonge de jour en jour », explique Isabelle Goetz, porte-parole de PETA France.

PETA (dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser comme vêtements ») et One Voice appellent Mr Le Foll à prendre des mesures immédiates pour interdire la production d’angora en France et incitent les consommateurs soucieux du bien-être animal à
s’engager à se défaire de cette matière cruelle.

Pour plus d’information, rendez-vous sur
PETAFrance.com.

Et sur
stop-angora.fr

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One Voice conteste le plan de lutte contre l’errance animale du préfet de La Réunion

One Voice conteste le plan de lutte contre l’errance animale du préfet de La Réunion

One Voice conteste le plan de lutte contre l’errance animale du préfet de La Réunion
03.02.2017
One Voice conteste le plan de lutte contre l’errance animale du préfet de La Réunion
Animaux familiers

L’ONG métropolitaine One Voice a mis le préfet de l’île en demeure de prendre des mesures utiles pour lutter contre l’errance des chiens et des chats et de mettre un terme aux euthanasies massives d’animaux en bonne santé.

Le nombre d’animaux euthanasiés ne diminue pas en dépit des campagnes de stérilisation qui sont reconduites chaque année.

Pour l’association One Voice, les nouvelles campagnes de stérilisations annoncées ne serviront à rien si elles ne sont pas adossées à d’autres mesures comme la gestion durable des chats et des chiens libres, prévue par les textes, ou la sensibilisation du public.

One Voice déplore à cette occasion que les associations locales de protection animale ne soient pas impliquées dans ce plan de lutte, dont le financement bénéficie toujours aux mêmes acteurs.

L’étude coûteuse qui doit être réalisée sur les causes de l’errance est, selon l’association One Voice, totalement inutile puisque de telles études ont déjà été réalisées à La Réunion avec le GEVEC (Groupement d’étude vétérinaire sur l’errance des carnivores), mais également en Guadeloupe et en Martinique où sévit un phénomène similaire, ou encore par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE).

En 2008, les rencontres « Animal et Société » avaient elles-aussi listé les facteurs à l’origine de cette errance, et identifié la possibilité de relâcher les chiens dits libres une fois qu’ils sont stérilisés. Une mesure qui n’a pas été mise en place à La Réunion.

One Voice n’exclut pas de saisir le tribunal administratif de cette question.

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