Maltraitances sur des chiens de sécurité : One Voice s’insurge

Maltraitances sur des chiens de sécurité : One Voice s’insurge

Maltraitances sur des chiens de sécurité : One Voice s’insurge
20.09.2017
Maltraitances sur des chiens de sécurité : One Voice s’insurge
Animaux familiers

Entre juillet et septembre 2017, le calvaire de trois malinois est révélé au grand jour. Trouvés dans des conditions effroyables, tous les trois étaient exploités pour le gardiennage. One Voice a porté plainte pour stopper la maltraitance envers ces chiens dont l’histoire n’est que trop souvent une suite de souffrances.

Les conditions de vie effroyables des chiens de sécurité

Grâce aux alertes lancées par des témoins, le sort de trois chiens a été dévoilé au grand public: leurs conditions de vie étaient déplorables. Âgé de 12 ans, le premier a été trouvé dans l’obscurité, enfermé dans une caisse d’à peine 1,5 m de longueur. Il était dans un état de maigreur plus qu’évident et souffrait d’escarres. Ce fut ensuite au tour d’un malinois de 9 ans d’être libéré. Enfermé depuis deux ans dans un fourgon, il était attaché au plancher par un mousqueton. Lorsqu’il a été retrouvé, la chaleur était insoutenable. Il n’avait ni eau, ni nourriture… et ne pouvait respirer que par une fente laissée au niveau des portes arrière du véhicule. En septembre, un dernier cas a été recensé : un chien ayant passé plusieurs mois enfermé dans une caisse de transport, sur un emplacement de parking. Tous étaient exploités comme chiens de sécurité. One Voice a porté plainte contre leurs tortionnaires.

Être un chien de sécurité

L’exploitation de certaines races de chiens à l’exemple des malinois et bergers allemands est autorisée au profit du secteur de la sécurité dès que leur première bougie est soufflée. Muselés et tenus en laisse, les animaux assurent avec leur binôme ou «agent cynophile» la sécurité d’un site, d’une manifestation et de personnes. Le travail est éreintant : ils enchaînent ronde sur ronde, marchent durant des heures sans pouvoir se reposer ni s’abreuver. Quand arrive la fin de la journée, ils ne trouvent pas refuge dans un nid douillet : la plupart sont «rangés» dans des cages comme de vulgaires outils. Pourtant ces chiens, qui n’ont en rien demandé à travailler, auraient besoin de soins et de grandes attentions. Pourquoi leur infliger de telles maltraitances ?

La violence comme moteur d’apprentissage

Cassés, physiquement et psychologiquement, par un dressage ayant à tout jamais modifié leur comportement, certains chiens, devenus inexploitables pour le loisir, sont ravalés au rang de chiens de sécurité. Contraignant l’animal par la violence et des tortures quotidiennes, le dressage consiste en des exercices d’obéissance, de saut et bien évidemment de mordant. À la fin de cette pseudo formation, le chien peut, sur commande et de façon mécanique, franchir des obstacles, utiliser son odorat pour suivre une piste ou mordre sans lâcher sur ordre de son gardien. Ce qu’il ne saura plus faire, en revanche, c’est accorder sa confiance à l’humain, qu’il pourra attaquer sans avertissement. Il devient alors trop imprévisible pour vivre au sein d’une famille et se retrouve mis au rebut de la société…

One Voice s’insurge et porte plainte !

Avec la plus grande hypocrisie, les dresseurs de ces centres proposent aux futurs agents de sécurité des cours sur les connaissances générales à acquérir sur leur animal : hygiène corporelle, gestes de premiers secours et psychologie animale… La formation était-elle à ce point mauvaise pour que les trois cynophiles laissent leur chien dans des conditions déplorables ? Ce type d’environnement a pour conséquence de contribuer à renforcer leur agressivité et les contraindre à l’isolement. One Voice porte plainte contre ces individus maltraitant leur pauvre chien. Il est temps qu’on reconnaisse qu’ils sont des êtres sensibles à la souffrance et qu’ils éprouvent des émotions !

Pour interdire le dressage des chiens et sauver les victimes de ces maltraitances, signez et partagez la pétition !

Crédit photos : Ksenia Raykova/Shutterstock.com

Enquête : le dressage violent des chiens dits de défense

Enquête : le dressage violent des chiens dits de défense

Enquête : le dressage violent des chiens dits de défense
20.09.2017
Enquête : le dressage violent des chiens dits de défense
Animaux familiers

Les enquêteurs de One Voice ont infiltré le monde du dressage Ring. Ce dont ils ont été témoins est comparable à de la torture. Ce soi-disant loisir transforme les chiens en armes. Mobilisons-nous pour l’interdire !

Le Ring, c’est quoi ?

Le dressage Ring est réservé aux chiens de races dites de défense, principalement malinois et bergers allemands. Considéré comme un sport canin, il consiste en des épreuves d’obéissance, de saut et de mordant au cours desquelles les chiens doivent par exemple sauter des palissades, rapporter des objets, refuser des appâts et attaquer et mordre sur commande dans différentes mises en scène. Les chiens doivent obéir instantanément, sans réfléchir. Ils doivent être une extension de celui qui les contrôle, de véritables objets télécommandés. Et pour transformer un chien en automate, en arme, il faut le casser…

Une enquête difficile

Entre 2014 et 2017, les investigateurs de One Voice ont infiltré le monde très fermé du dressage des chiens. Les méthodes employées et qu’ils ont pu filmer, révèlent une incroyable violence.

Menaces, table de contention, décharges électriques, fouet, étranglement… Les chiens doivent tout supporter. Le credo des dresseurs ? Pour que ce soit efficace, il faut que ce soit douloureux. Les colliers étrangleurs ont donc des pointes meulées, les fouets sont équipés de câble rond, et plusieurs colliers électriques peuvent être utilisés simultanément… Le pire reste probablement la table de contention, sur laquelle le chien est attaché court et fouetté pour qu’il aboie et attaque… Et s’il tente de fuir, il se pend ! D’après la Dre Nathalie Simon, vétérinaire comportementaliste et consultante pour One Voice, ces méthodes s’apparent à de la torture…

Souffrance en continu

Le calvaire des chiens ne s’arrête pas aux entraînements. Lorsqu’ils ne sont plus utilisés, certains sont «rangés» comme de vulgaires outils, enfermés la plupart du temps dans des caisses de transport ou des coffres de voiture, en plein soleil et sans eau. Parfois aussi les caisses sont placées dans des caves. Ces caisses, ils n’en sortent que pour subir les coups. Elles sont si petites qu’ils n’y tiennent généralement pas debout. Et si jamais ils ne travaillent pas bien, ils sont privés de nourriture… Cette existence terrible, ils la vivent depuis qu’ils ont quitté leur mère. Depuis, ils n’ont pas eu droit à la moindre caresse. Et le dressage est tel qu’on leur a désappris un certain nombre de comportements naturels pour mécaniser leurs agressions, pour qu’ils mordent sur commande et ne lâchent pas… Pour finir, certains deviennent si dangereux qu’une vie en famille serait impossible en l’état. D’ailleurs, pour ceux qui deviennent incontrôlables, l’issue est bien souvent le gardiennage. Ils devront alors marcher durant des heures, muselés et au pied, sans eau ni nourriture, et passer de main en main…

Les chiens ne sont pas des armes !

Cette situation est intenable. La souffrance de ces chiens, comme le danger qu’ils représentent — le dressage les a transformés en armes véritables —, ne peuvent pas être tolérés !

Signez la pétition pour que le dressage des chiens dits de défense soit interdit. Les chiens sont nos compagnons. Tous ont le droit d’être respectés et aimés.

 

Enquête dans le milieu du dressage ring

Rapport d’enquête sur le milieu du dressage Ring

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One Voice réclame justice pour le chat Chevelu !

One Voice réclame justice pour le chat Chevelu !

One Voice réclame justice pour le chat Chevelu !
14.09.2017
Animaux familiers

Draguignan, dans la nuit du 30 mai 2017, Chevelu, un petit chat meurt sous les coups. Grâce au travail de la police, le coupable, un récidiviste, a été retrouvé. One Voice sera partie civile au procès, le 15 septembre prochain, pour que la violence soit condamnée en tant que telle.

La terrible mort de Chevelu

Le crâne de Chevelu a été brisé. Des traces de sang ont été observées sur la façade de l’immeuble près duquel on a retrouvé son petit corps sans vie. Ses blessures témoignaient de la violence qui s’est déchaînée sur lui. Pour ce chat sans abri, qui luttait au quotidien pour survivre, l’existence s’est achevée avec la pire des cruautés. Son tortionnaire, qui a tenté de faire incriminer une bande de jeunes, a été identifié par la Police, après une enquête approfondie. Ses aveux, qui rejoignent ceux de sa compagne, laissent entrevoir le terrible scénario de ses derniers instants. Chevelu le connaissait, Monsieur M. le nourrissait parfois… Son tort ? Être sur son scooter et y avoir soi-disant uriné… Il n’en fallait pas plus pour provoquer une incontrôlable colère. Et quand, confiant, il s’est laissé approché, il a reçu un premier coup de pied. Si fort qu’il a été projeté contre le mur. Deux autres ont suivi. Les chaussures de sécurité ne pardonnent pas. Notons que, d’après Pierre Gallego, vétérinaire consultant pour One Voice, les conclusions du rapport d’autopsie font plutôt « penser à une action exerçant une force centrifuge sur la tête, probablement en tenant le chat par la queue ou les membres postérieurs et en projetant la tête contre le mur. »
Puis, Monsieur M. a maquillé la scène, jeté ses chaussures, l’arme du crime, et a échafaudé un scénario avec son amie pour ne pas être accusé…

Un tortionnaire récidiviste

Madame C. a avoué avoir peur de lui. Cela expliquerait qu’elle l’ait protégé… Il faut dire que son casier judiciaire est lourd : il a déjà été condamné pour avoir laissé mourir de faim son chien dans son propre appartement. Leur enfant d’à peine 7 mois est placé. Il devait lui rendre visite le lendemain. Pour One Voice, ce drame est une nouvelle illustration du lien existant entre les violences faites sur animaux et sur les humains. Les coups tombent sur les victimes, indépendamment de l’espèce à laquelle elles appartiennent. La cruauté est aveugle. Les bourreaux s’en prennent aux plus faibles et font régner la terreur. On se souvient du cas de la chienne Léa, dont le violeur était déjà connu pour des faits de pédophilie… Le lien ne peut plus être ignoré.

La violence doit être justement condamnée

Le 15 septembre, l’association sera partie civile lors du procès de Monsieur M. Son objectif ? Obtenir une peine exemplaire, qui mettra hors d’état de nuire un homme dangereux, ayant déjà prouvé qu’il était capable du pire. Il ne doit pas faire de nouvelle victime. Sa compagne a peur pour elle-même, mais aussi pour ses chats et sa fille. Pourtant, aujourd’hui, il encourt 2 ans de prison, une sentence dérisoire en comparaison de la violence des actes commis envers Chevelu. Si un humain avait péri sous ses coups, ce serait la réclusion à perpétuité. Pourquoi cette différence ? Faire condamner la violence pour ce qu’elle est, et non en fonction de celui sur laquelle elle s’exerce, est la seule façon de parvenir à la faire reculer.

Pour que la politique pénale évolue, pour que la violence soit condamnée quelle que soit la victime, signez et partagez notre pétition !

Procès pour le chat Chevelu : One Voice demande une peine exemplaire

Procès pour le chat Chevelu : One Voice demande une peine exemplaire

Procès pour le chat Chevelu : One Voice demande une peine exemplaire
11.09.2017
Procès pour le chat Chevelu : One Voice demande une peine exemplaire
Animaux familiers

Le 15 septembre, One Voice sera partie civile dans le procès du tortionnaire du chat Chevelu, tué à coups de pied. L’association réclame une peine exemplaire.

Le 15 septembre, One Voice sera partie civile dans le procès du tortionnaire du chat Chevelu à Draguignan, tué à coups de pied en mai dernier. Après un été marqué par la recrudescence d’actes de cruauté sur les chiens et les chats, l’association réclame une peine exemplaire pour cet homme au passé jalonné par des actes de violence récurrents et déjà condamné pour avoir laissé mourir son chien.

L’enquête

L’histoire du chat Chevelu a ému une grande partie de la France, embrasant les réseaux sociaux en quelques semaines. Il a été retrouvé mort le crâne fracturé, après avoir visiblement subi des actes d’une grande cruauté. Grâce à une enquête approfondie de la gendarmerie, qui a tout mis en œuvre pour identifier le ou les coupables, dont des analyses ADN sur les poils de la victime, l’implication de Monsieur M. a rapidement été prouvée. Sa déposition, ainsi que celle de sa compagne, ont permis de prendre la mesure de la violence qu’avait subi Chevelu.

Les faits

Ce soir là, dans le centre de Draguignan, Monsieur M. est descendu de l’appartement où il vit avec sa compagne, Madame C. Il a vu Chevelu sur son scooter et cela a suffi à le mettre dans une colère noire. Il connaissait Chevelu, chat sans abri, qui était suivi par une association du quartier. Il le nourrissait même régulièrement. Alors quand le chat est descendu, il a fait mine de lui donner à manger. Chevelu, confiant, s’est approché. Monsieur M. lui a alors donné un premier coup de pied. Il portait des chaussures de sécurité, au bout renforcé. Chevelu a été projeté sur la façade. Mais ça n’était apparemment pas suffisant pour Monsieur M. qui l’a rattrapé pour un second coup de pied, le projetant à nouveau contre le mur. Après un troisième coup de pied, le chat s’est effondré, la tête en sang. Alors Monsieur M. s’est débarrassé de ses chaussures dans une poubelle et est monté se coucher… Avec sa compagne, ils ont ensuite fait en sorte que des jeunes du quartier soient suspectés.

À noter: d’après le Dr Pierre Gallego, vétérinaire et consultant pour One Voice, les conclusions du rapport d’autopsie font néanmoins plutôt «penser à une action exerçant une force centrifuge sur la tête, probablement en tenant le chat par la queue ou les membres postérieurs et en projetant la tête contre le mur

Le suspect

Monsieur M. n’était pas inconnu des autorités. Son casier judiciaire est déjà bien fourni en condamnations pour violences, envers des animaux mais aussi des humains avec usage ou menace d’une arme. Il a, notamment, laissé son chien mourir de faim dans son appartement. Madame C. avouera dans sa déposition avoir peur de lui car «il casse des choses». Pourtant, ou à cause de cela, elle l’a protégé… Leur enfant, d’à peine 7 mois, est placé.

Le lien entre les violences

Ce cas n’est qu’une autre dramatique illustration du lien existant entre les violences faites sur animaux et sur les humains. Les coups tombent sur les victimes indépendamment de l’espèce à laquelle elles appartiennent.De nombreux pays l’ont déjà compris, notamment s’agissant de la lutte contre les violences domestiques, où les peines et les mesures d’accompagnement s’appliquent aux conjoints et enfants violentés comme aux animaux du foyer (États-Unis, Royaume Uni…).

Arielle Moreau, avocate pour One Voice, explique :

«Chevelu était un petit être très vulnérable. Il n’avait aucune chance de réchapper à son bourreau. Il est tombé dans un véritable guet-apens. Après l’avoir mis en confiance, son tortionnaire s’est acharné sur son crâne avec ses chaussures qu’il a utilisé comme une arme, avant de s’en débarrasser pour tenter d’échapper aux poursuites. Si Chevelu avait été humain, son meurtrier serait condamné à perpétuité. Mais il est chat, et aujourd’hui la peine maximale encourue n’est que de deux ans, ce qui est dérisoire.»

Muriel Arnal, présidente de One Voice déclare :

«Obtenir une peine exemplaire pour Chevelu va au-delà de lui rendre simplement justice. Monsieur M. est un récidiviste. Les cas similaires sont suffisamment nombreux pour ne pas écarter la probabilité qu’il recommence si son acte n’est pas condamné comme il le doit. Et qui sera alors sa prochaine victime ? Sa compagne a peur pour elle-même, mais aussi pour ses chats et sa fille. Pour One Voice, la violence doit être condamnée pour ce qu’elle est. Monsieur M. est un homme dangereux. Il faut le mettre hors d’état de nuire à qui que ce soit.»

One Voice exige de savoir où sont les singes de l’Institut Max-Planck

One Voice exige de savoir où sont les singes de l’Institut Max-Planck

One Voice exige de savoir où sont les singes de l’Institut Max-Planck
04.09.2017
Allemagne
One Voice exige de savoir où sont les singes de l’Institut Max-Planck
Expérimentation animale

One Voice et ses partenaires européens réclament la fin de l’opacité entourant les singes survivants de l’Institut Max-Planck de Tübingen.

Avec d’autres acteurs européens de la défense animale, One Voice veut en finir avec l’opacité entourant les singes survivants de l’Institut Max-Planck de cybernétique biologique (IMP) de Tübingen (Allemagne).

Cette mobilisation internationale fait suite à une requête en droits d’accès à l’information déposée en juillet 2017 par One Voice, Ärzte-gegen-Tierversuche e.V. (Allemagne) et Cruelty Free International (Royaume-Uni) auprès des autorités du Länder de Bade-Wurtemberg. En effet, dans le cadre de cette requête, un seul laboratoire, celui de l’Université catholique de Louvain (Belgique), a officiellement reconnu que son Département des neurosciences avait reçu cinq singes de l’IMP. Aucun autre centre d’expérimentation animale n’a accepté de rendre publics la provenance, la localisation actuelle et le traitement réservé aux primates issus de l’IMP.

En 2014, l’IMP avait été au cœur d’une polémique, suite à la divulgation de vidéos poignantes révélant l’immense souffrance des primates, forcés de participer, parfois depuis plusieurs années, à des recherches en neurosciences impliquant chirurgie invasive du cerveau, graves privations d’eau et diverses contraintes physiques et psychologiques (1). Sur ces images insoutenables, huit singes provenant d’élevages français avaient été identifiés. L’un est décédé, mais Léa, Hugo, Tom, Lisa, Max, Mila et Lucie peuvent encore être sauvés.
One Voice milite depuis pour leur libération et leur retour afin de les placer dans un sanctuaire.

Suite à une mobilisation internationale, en 2016, l’IMP avait annoncé cesser leurs expériences controversées sur les primates. One Voice, Ärzte-gegen-Tierversuche e.V. et Cruelty Free International, soutenues par Jane Goodall, avaient exigé que les singes survivants soient relâchés dans un sanctuaire. Aucune information sur leur devenir n’a cependant été rendue publique. Il est à craindre que l’IMP ait pris la décision de les envoyer vers d’autres laboratoires en Europe pour de nouvelles expériences.

Muriel Arnal, présidente de One Voice, s’élève vivement : « Il est inacceptable que le lieu de détention et le sort de ces singes soient gardés secrets. L’IMP est un laboratoire européen, financé par des fonds publics. Alors que l’opinion en Allemagne comme en Europe s’est émue des souffrances endurées par les primates dans cet établissement, alors que l’industrie de la recherche animale prétend agir avec transparence, nous pensons que le public a enfin le droit de savoir ce qui leur est arrivé. »

Manque de transparence et expériences contestées

Outre les questions éthiques et morales posées par l’expérimentation sur les primates, les associations contestent également la pertinence scientifique pour l’être humain de tels travaux en neurosciences, en raison des différences entre notre cerveau et celui des singes.

Muriel Arnal rappelle que : « Une étude scientifique récente a jugé que la pertinence pour l’humain des données recueillies par les chercheurs recourant à l’expérimentation de primates est surestimée (2). Cette étude recense plusieurs méthodes alternatives adaptées aux neurosciences, plus éthiques et plus utiles pour le progrès médical car directement applicables aux êtres humains. Or elles sont sous-utilisées par les chercheurs qui continuent leurs expériences sur des primates, rarement cruciales pour de réelles percées médicales alors qu’elles tuent un grand nombre d’entre-eux. »

NOTES:

1. Les singes de l’Institut Max-Planck pour la cybernétique biologique ont été soumis à des actes de chirurgie hautement invasifs pour implanter des électrodes et / ou des dispositifs d’enregistrement dans le cerveau, à la privation d’eau pour les contraindre à obéir, à la coercition physique (usage de collier et de piques) pour la sortie des cages et l’acclimatation à un dispositif de contention (« chaise pour primate ») qui les retient par le cou et le corps dans une position anormale et inconfortable. Assoiffés, ainsi réduits à l’immobilité, les singes sont exposés – jusqu’à 5 heures par jour, cinq jours par semaine – à des images d’écrans et à différents stimuli tandis que les chercheurs enregistrent les données de leur cerveau. Les mêmes singes, détenus des années durant, sont réutilisés dans ces recherches.

2. Bailey J & Taylor K. (2016).
Primates non humains dans la recherche en neurosciences: les faits allant contre sa nécessité scientifique. ATLA 44, 43-69)

Expérimentation animale sur les chiens : mobilisation pour les beagles !

Expérimentation animale sur les chiens : mobilisation pour les beagles !

Expérimentation animale sur les chiens : mobilisation pour les beagles !
01.09.2017
Yonne
Expérimentation animale sur les chiens : mobilisation pour les beagles !
Expérimentation animale

Les beagles sont des chiens connus pour leur douceur et leur dévouement One Voice révèle ce que subissent ces chiens dans les laboratoires avec un nouveau rapport inédit. Il sera présenté au directeur de cabinet du préfet de l’Yonne à l’occasion d’une manifestation unitaire contre la vivisection, à Auxerre ce samedi 2 septembre.

La réalité des chiffres est terrifiante : un simple exemple en 2014, pour l’ensemble de l’Union Européenne, 22967 chiens, en très grande majorité des beagles, ont fini leur vie entre les mains des mercenaires de laboratoires dans des conditions de tortures les plus odieuses. Une
expérimentation animale qui, en plus d’être inutile parce que non fiable, se fait avec des produits dont la toxicité est connue de longue date. Dans son dernier rapport, One Voice présente l’incohérence et la cruauté de ces tests.

Les beagles sont réputés pour leur intelligence et leur gentillesse. Avec leur taille menue et leurs capacités reproductrices, ils sont devenus depuis longtemps des victimes désignées pour les laboratoires internationaux et leurs pourvoyeurs. Chiots comme adultes, Ils sont des millions à avoir déjà subi les affres de la recherche expérimentale ou fondamentale. De la dangerosité du tabac ou de l’alcool, en passant par les médicaments déjà sur le marché, ou pour des études sur le système vasculaire, aucune ignominie ne leur est épargnée.

Notre ministère de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur déclare sans scrupule que ces chiens sont« l’objet d’étude le plus fréquent pour la mise au point, la production ou les essais de qualité, d’efficacité et d’innocuité de médicaments à usage humain ou vétérinaire, de denrées alimentaires, d’aliments pour animaux et d’autres substances ou produits ». Le culot de nos édiles ministériels va jusqu’à prétendre que ces chiens sont sacrifiés pour le bien de « l’enseignement supérieur ou la formation professionnelle ou technique conduisant à des métiers qui comportent la réalisation de procédures expérimentales sur des animaux… » En clair, on les massacre pour apprendre à massacrer et, accessoirement, à en soigner d’autres. Ne comprendront-ils jamais que la très grande majorité des citoyens ne veut plus de ce carnage ? 83% des Français souhaitent clairement la fin des expériences sur les chiens et les chats (Sondage IPSOS/One Voice 2016).

Ces chiens sont gavés de produits divers, charcutés par des interventions chirurgicales, subissant des traitements qui engendrent infarctus, stress, vomissements, convulsions, épilepsies, défaillances organiques, paralysie et au bout une mort certaine et dans les pires violences. Au lieu de la chaleur et de l’amour d’un foyer, les beagles subissent le pire.

Le 2 septembre, One Voice sera présente lors de la manifestation unitaire contre la vivisection, organisée par le CCEA à Auxerre. À cette occasion, elle sera reçue par le directeur de cabinet du préfet de l’Yonne, où un grand élevage de chiens pour l’expérimentation animale est établi, et lui remettra son rapport.

Pour nous aider à faire cesser les expériences sur les chiens et les chats, signez notre pétition pour qu’ils soient protégés et diffusez largement notre rapport !

Expérience sur les Beagles en France et en Europe – Assez de souffrance !

Rapport sur l’expérimentation sur les Beagles en France et en Europe – assez de souffrance !

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Air France : stop au fret de primates pour l’expérimentation animale !

Air France : stop au fret de primates pour l’expérimentation animale !

Air France : stop au fret de primates pour l’expérimentation animale !
30.08.2017
International
Air France : stop au fret de primates pour l’expérimentation animale !
Expérimentation animale

Par une action organisée ce mercredi devant l’aérogare d’Air France, dernière grande compagnie aérienne dans le monde convoyant des singes destinés aux laboratoires de l’expérimentation animale, One Voice a lancé sa nouvelle campagne pour des vols réguliers sans souffrance en soute !

C’est une mannequin body-paintée qui a été le fer de lance de cette action One Voice. Peinte aux couleurs du tigre-totem de l’association, elle s’est faite porte-étendard de la souffrance des singes du monde entier, à l’image desquels deux figurants étaient grimés. En présence des médias, elle a porté haut le message que One Voice diffuse sur les réseaux sociaux : #PasDeSingesEnSoute pour demander à la compagnie Air France, grande pourvoyeuse de primates importés vers les laboratoires d’Europe ou d’Amérique du Nord, de cesser ce commerce entaché de cruauté.

Pourquoi One Voice réclame la fin de ces interminables voyages sans retour ? Parce que les singes-marchandises endurent un stress inouï : séparés des leurs, confinés dans des cages étroites, sans accès libre à l’eau ou à la nourriture, exposés sans ménagement aux changements de température, d’humidité, de lumière, de pression, et aux bruits et vibrations durant les trajets, sans oublier les décollages et atterrissages. Au départ d’élevages rarement contrôlés, souvent arrachés à la nature, ces singes issus de l’Île Maurice, d’Asie du Sud-Est ou des Caraïbes endurent des vols de plusieurs dizaines d’heures, jusqu’à l’enfer des labos.

Toutes les autres grandes compagnies ont fait un choix éthique et cessé ce type de fret. Air France-KLM, au nom des intérêts supérieurs de la science, s’entête à continuer tout en se déclarant « entreprise responsable ».

Les alternatives à l’expérimentation animale existent, et rien, excepté le profit, ne justifie ces trajets long-courriers amenant des primates traumatisés aux laboratoires. Assez de toutes cette souffrance!

Monsieur Janaillac, Monsieur Terner,

Votre compagnie assure le fret international de primates non humains vers des laboratoires pratiquant l’expérimentation animale. Au départ de l’Île Maurice ou de l’Asie du Sud-Est, de tels vols long-courriers imposent une grande souffrance aux animaux. Comme une majorité de Français, usagers ou non d’Air France, je vous prie, au nom d’une science moderne et éthiquement responsable, de cesser ce commerce dans les plus bref délais.

Cordialement,

  • À lire ! Téléchargez et diffusez le dernier rapport de One Voice :

Il détaille l’état de la recherche menée actuellement en France sur les primates non-humains, les limites de ce modèle pour la santé humaine, des approches nouvelles et des études de cas associées, issues du monde entier.

Améliorer la science et mettre un terme à la souffrance

Rapport : améliorer la science et mettre un terme à la souffrance

Mobilisation de One Voice contre le fret aérien de singes destinés à l’expérimentation animale et le rôle d’Air France en particulier.

Mobilisation de One Voice contre le fret aérien de singes destinés à l’expérimentation animale et le rôle d’Air France en particulier.

Mobilisation de One Voice contre le fret aérien de singes destinés à l’expérimentation animale et le rôle d’Air France en particulier.
30.08.2017
International
Mobilisation de One Voice contre le fret aérien de singes destinés à l’expérimentation animale et le rôle d’Air France en particulier.
Expérimentation animale

Par une action de protestation organisée ce 30 août, One Voice réitère son appel à Air France pour mettre fin au fret aérien de singes destinés aux laboratoires. L’association lance ainsi une campagne de mobilisation contre ces transports imposés aux primates, empilés en soute sous les pieds des vacanciers sur des vols réguliers…

Selon les informations recueillies par l’association et ses partenaires (One Voice représente en France l’ECEAE, Coalition européenne contre l’expérimentation animale), 120 macaques à longue queue ont été expédiés par Air France de l’île Maurice à Chicago (États-Unis), via Paris, le 26 avril 2017. Les singes, issus d’un élevage local, entassés dans des caisses de transport en bois, ont été acheminés sur les vols AF 463 puis AF 6730 : près de 16 000 km, endurés en 30 heures de voyage, avant d’arriver aux Laboratoires Charles River, société effectuant des tests de toxicologie précliniques sur animaux pour des produits pharmaceutiques, chimiques ou agrochimiques.

Air France est la dernière grande compagnie au monde à accepter ce type de fret à partir de l’île Maurice, mais aussi des principaux pays exportateurs d’Asie du Sud-Est. En 2016, quelque 8 425 singes ont ainsi été exportés de la seule île Maurice vers les laboratoires d’Europe et d’Amérique du Nord. À l’échelle internationale, ce commerce de vies animales concerne plusieurs dizaines de milliers d’individus selon la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) et les singes macaques à longue queue (Macaca fascicularis) en sont les premières victimes.

Au nom de la science ?

Arrachés à leurs familles et emprisonnés dans des caisses en bois minuscules, souffrant dans la cale sombre, froide et bruyante d’un avion, ces animaux intelligents et sensibles sont destinés à passer le reste de leur vie dans des cages métalliques pour être soumis à de douloureuses expériences. Certaines voies d’approvisionnement, au départ des Caraïbes, de l’Océan Indien ou d’Asie, impliquent des voyages de plusieurs dizaines d’heures, dans des conditions terribles pour les animaux, manipulés comme de vulgaires marchandises : séparés des leurs, confinés dans des cages étroites, sans accès libre à l’eau ou à la nourriture, exposés sans ménagement aux changements de température, d’humidité, de lumière, de pression, et aux bruits et vibrations durant les trajets, sans oublier le stress lié aux décollages et atterrissages.

Plusieurs fois interpellée par One Voice, notamment par des courriers signés de la célèbre primatologue Jane Goodall, Air France se retranche derrière les autorisations et règlementations en vigueur pour justifier cette activité. La compagnie se fait même le porte-parole des laboratoires clients en assurant que l’expérimentation animale sur les primates est nécessaire aux avancées scientifiques.

One Voice fait ici remarquer que la Commission européenne a pourtant reconnu avoir pour objectif, à terme, le remplacement de l’expérimentation animale par d’autres méthodes de recherche. L’association, qui elle même promeut des alternatives sans cruauté reposant sur l’épidémiologie, les modèles informatiques et les expériences in vitro, réfute que la communauté scientifique soit unanime sur une inéluctable nécessité de l’expérimentation animale. Et de rappeler que 8 Français sur 10 sont opposés à l’expérimentation sur des primates, selon un sondage Ipsos/One Voice réalisé en décembre 2016.

Pour un nouveau modèle, sans souffrance animale

D’après la Dre Gill Langley, biologiste : « Le commerce vers les laboratoires du monde entier est pour ces animaux une importante source de stress, de souffrances et de décès. Ils sont élevés dans leurs pays d’origine dans des conditions qui ne seraient pas tolérées dans l’Union européenne. […] Maintenir confinés des primates sauvages conduit inévitablement à des souffrances psychologiques, si ce n’est physiques. » Citant divers travaux scientifiques, la Dre Langley précise que les comportements anormaux et le haut niveau de stress développés par les primates durant les opérations d’élevage, de transport aérien puis de manipulation en laboratoire, sont des facteurs susceptibles de fausser les résultats d’une expérimentation.

Muriel Arnal, présidente de One Voice, interpelle la direction d’Air France : « En juin 2017, Jean-Marc Janaillac, président du conseil d’administration d’Air France-KLM, a signé une déclaration sur l’esclavage moderne s’appuyant sur les principes de la charte Global Impact des Nations-Unies. Air France s’engage à lutter contre toute forme d’esclavage et de traite des êtres humains. Nous l’invitons à aller plus loin : il faut cesser ces transports de primates destinés aux laboratoires du monde entier. La souffrance engendrée par le déracinement et le transport par long-courriers de ces êtres vivants si proches de nous est immense. Justifier ces pratiques par de prétendues avancées scientifiques ne tient plus : la science moderne et la santé humaine n’ont pas besoin des singes pour progresser, mais bien de nouveaux modèles, éthiques et responsables ! »

Très engagée dans le terrain de l’expérimentation animale, One Voice, lance une nouvelle campagne sur ce thème – relayée sur les réseaux sociaux par le hashtag #PasDeSingesEnSoute – et publie sur son site Internet (www.one-voice.fr) un rapport inédit intitulé « Remplacer l’utilisation des primates non humains dans la recherche et les tests de sécurité en France : améliorer la science et mettre un terme à la souffrance ».

Ce document relate l’état de la recherche menée actuellement en France sur les primates non humains, des exemples soulignant les limites de ce modèle pour la santé humaine, des approches nouvelles et études de cas associées, issues du monde entier.

One Voice invite par ailleurs chaque citoyen, usager ou non de la compagnie, à adresser directement un message de protestation auprès de la direction générale d’Air France-KLM. 

Cirques: One Voice demande la libération de trois éléphants

Cirques: One Voice demande la libération de trois éléphants

Cirques : One Voice demande la libération de trois éléphants
28.08.2017
Vannes
Exploitation pour le spectacle

Un mannequin au corps peint en tigre, emblème de One Voice, sera à Vannes mardi 29 août à 10H30 devant le cirque de Saint Petersbourg pour demander la libération des éléphantes Lechmee, Mina et Kamala.

La situation est particulièrement dramatique pour Lechmee, aveugle et boiteuse, qui ne peut s’alimenter sans l’aide de ses compagnes et qui ne participe pas au spectacle.

Lechmee, Mina et Kamala sont nées en Asie dans les années 60. Elles ont été arrachées à leur famille puis achetées dans l’enfance par le Tyseley Pet Stores. Une fois en Grande-Bretagne, elles ont été vendues au cirque Chipperfield, puis au groupe Medrano. C’est donc depuis près d’un demi-siècle que ces trois éléphantes subissent ensemble les coups de pique et les hurlements du dresseur, les cris de la foule, l’enfermement dans des camions exigus où elles sont transportées pendant des heures d’une ville à l’autre. Ce traitement a valu à Lechmee de perdre l’usage de sa patte avant droite. Marcher sur le bitume ou le plancher métallique du camion accentue sa douleur à chaque pas. C’est une infirmité de plus pour la vieille éléphante, dont la cécité était déjà un lourd handicap. One Voice a filmé Mina l’aidant à se nourrir, car elle n’en est plus capable seule, et elle ne participe plus aux spectacles depuis bien longtemps. Mina et Kamala, malgré leur âge avancé et leur fatigue flagrante, y sont toujours contraintes.

Le Dr Pierre Gallego, vétérinaire spécialiste de la faune sauvage et consultant pour One Voice, a décrit le cas de Lechmee comme une maltraitance avérée et jugé que les trois éléphantes de ce cirque étaient dans un état de misère physiologique. Selon lui, il est « impératif de les sortir du milieu du cirque afin de leur offrir une retraite dans un environnement adapté à leur espèce. De plus, il est nécessaire de prévoir de garder ces trois éléphantes ensemble car elles ont tissé des liens sociaux très importants dont leur survie dépend ».

Une simple application de l’arrêté du 18 mars 2011, exigerait que Lechmee soit placée dans une résidence fixe, au vu de son état de santé. Mais il est impensable de la séparer de ses compagnes. One Voice a déjà engagé plusieurs procédures pour les libérer : une demande (rejetée) de référé liberté, s’appuyant sur la violation de leurs droits fondamentaux et la saisine de la contrôleure générale des lieux de privation de liberté, démarches habituellement réservées aux humains. L’association a également réclamé l’annulation de l’autorisation d’ouverture pour l’exploitant des trois éléphantes et procédé à une demande de référé suspension. Elle a aussi demandé aux ministres de l’agriculture et de l’environnement d’annuler l’arrêté de 2011, ce qui interdirait la détention des animaux sauvages dans les cirques, comme déjà 8 pays en Europe, 20 pays dans le monde, et 66 villes en France.

Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice déclare: « Le calvaire que vivent Lechmee, Mina et Kamala est insupportable. Leur cas doit être pris en considération sans délai. Combien de temps encore Lechmee va-t-elle réussir à supporter tant de souffrance, physique et mentale ? Avec cette action devant le cirque qui les détient, nous voulons faire connaître leur sort à un large public pour qu’il soutienne notre demande. Il est urgent de libérer ces trois éléphantes! »

« Les animaux dans les cirques représentent la domination et l’oppression que nous avons combattues pendant si longtemps. Ils portent les mêmes chaînes et les mêmes fers ».
Dick Gregory, comédien et militant des droits civiques, compagnon de lutte de Martin Luther King, décédé le 20 août 2017.

Fanette ne partira pas à l’abattoir

Fanette ne partira pas à l’abattoir

Fanette ne partira pas à l’abattoir
24.08.2017
Fanette ne partira pas à l’abattoir
Autre campagne de l’association (ou multiples)

Fanette était une douce jument que les enfants adoraient. Arrivée à l’âge de la retraite, elle devait être conduite à l’abattoir, mais One Voice l’a sauvée !

A la ferme pédagogique, Fanette* était une douce jument que les enfants adoraient. Mais arrivée à l’âge de la retraite, elle devait être conduite à l’abattoir. De justesse, One Voice a pu la sauver !

Fanette aimait beaucoup se promener avec Maddie, son amie la vache.

Ensemble, d’un pas paisible, elles broutaient côte à côte le trèfle tendre et la luzerne des coteaux ardennais. Parfois aussi, quand la barrière restait ouverte, Fanette s’en allait boire à la mare aux grenouilles, pour regarder bondir de nénuphar en nénuphar les petits batraciens. Le soir venu, elle partait rejoindre son amoureux, un étalon qui paissait là-haut, dans un pré voisin. Une partie de ses journées, avec les poules, les canards et les chevrettes groupés au sein d’une ferme pédagogique, Fanette avait pour mission d’éveiller les enfants à l’amour de la Nature. Et, de fait, tout le monde l’aimait bien.

Mais voilà ! Notre jument se faisait vieille.

Elle boitillait un peu d’une patte antérieure et se déplaçait avec peine. A force de s’appuyer contre un prunier, elle avait fini par le déraciner. Dès lors, la ferme pédagogique choisit de la remplacer par une pouliche toute neuve et son poulain. Et Fanette ? Ah, Fanette, voyez-vous, c’est qu’elle a déjà 25 ans. Et ça prend de la place, un vieux cheval, c’est cher à entretenir ! Aussi l’a-t-on rendue à son propriétaire, qui la louait jusqu’ici et qui, selon toute probabilité, la destinait rapidement à l’abattoir.

 

Qu’a-t-on dit aux enfants quand ils ont demandé de ses nouvelles ?

«Et Fanette, elle est où ? ». Les enfants se sont sans nul doute interrogés. Et quelle réponse alors leur aurait été formulée sans notre intervention ? Car la cruelle vérité est bien loin de l’amour : « La vieille jument ? Oh, rien de spécial : on va juste lui planter une tige de métal au beau milieu de son grand front si doux, avec sa frange de crins qui lui balaie les yeux. Puis on la suspendra par une patte au plafond et on la découpera pour en faire de la viande. Dans ce monde d’adultes qui sera le vôtre, sachez-le, chers petits, les animaux ne sont RIEN. Ce ne sont que des objets, des biens meubles qu’on loue, qu’on achète et qu’on vend, qu’on exploite et qu’on tue ». 

Fort heureusement, le triste sort de Fanette est parvenu aux oreilles de One Voice.

Aussitôt, nous avons pris ce cheval en charge et nous l’avons placé en sécurité dans un sanctuaire adapté. Notre gentille jument vit donc aujourd’hui heureuse, parmi ses nouveaux amis les ânes et les moutons, dont certains sont aussi vieux qu’elle. Parfois, sûrement, des images lui reviennent et l’interroge. Où est passée Maddie, son amie la vache ? Rassure-toi, Fanette : elle n’ira pas non plus à l’abattoir. Nous ferons même en sorte qu’elle te rejoigne bientôt !

Quant aux fermes pédagogiques, souhaitons qu’à l’avenir elles le soient davantage, en montant aux enfants la valeur du respect des animaux.

* Les prénoms ont été modifiés