Kenzo a été tué à coups de gourdin!

Kenzo a été tué à coups de gourdin!

Kenzo a été tué à coups de gourdin!
20.02.2018
Kenzo a été tué à coups de gourdin!
Animaux familiers

Un supplice d’une violence inouïe. Kenzo, petit chat qui aimait se promener dans son jardin, a perdu la vie fin janvier sous les coups du beau-fils de la voisine.

Kenzo partageait depuis onze ans la vie d’un couple discret, comme ce tout petit chat d’à peine deux kilos.

En ce lundi matin, l’un des humains de Kenzo entend, de la haie mitoyenne aux deux propriétés, des vociférations accompagnées des aboiements du chien du voisin. Il sort donc de chez lui et s’approche. Il aperçoit son voisin en train de frapper la haie à coups de bâton. S’enquérant de ce qui peut bien se passer, il n’obtient de celui-ci qu’une réponse vague alors même qu’il semble s’éloigner.

Quelques minutes plus tard, pris d’un mauvais pressentiment, la famille de Kenzo retourne à la haie, le voisin y est de retour, tapant toujours sur quelque chose. A leur interrogation, il répond que c’est sur un lapin qu’il assène des coups. C’est alors qu’ils aperçoivent l’individu déposer Kenzo sur un tas de bois en le tenant par la queue.

A l’arrivée chez la vétérinaire, plus rien ne peut être fait pour sauver Kenzo, dont la tête a quasiment explosé sous les coups. Le lendemain, l’arme du crime aura disparu en fumée, brûlée avec le tas de bois…

Le voisin s’est acharné à coups de gourdin sur Kenzo, sous les aboiements de son chien, ces mêmes aboiements qui habituellement le faisaient fuir. Mais hier, il n’a pas pu échapper à la cruauté de cet homme. Quelques minutes de traque et de brutalité qui ont probablement dû lui sembler des heures…

Notre avocate a immédiatement déposé plainte pour actes de cruauté au nom de One Voice, de la SPA Loire Atlantique, et de la famille de Kenzo que nous assurons de notre soutien. Pour Kenzo, la justice passera.

Le combat de One Voice pour Samba

Le combat de One Voice pour Samba

Le combat de One Voice pour Samba
20.02.2018
Le combat de One Voice pour Samba
Exploitation pour le spectacle

Depuis plus de 15 ans, One Voice se bat pour la libération de l’éléphante Samba (ou Tania) qui, après avoir été capturée au Kenya, a été constamment exploitée dans des cirques. Grâce à un travail de plaidoyer infatigable, One Voice espère lui accorder la dignité qu’elle mérite en lui offrant une retraite paisible.

2002: Triste rencontre

Samba a 15 ans. Elle n’était qu’un bébé lorsqu’elle a été capturée en Afrique après avoir vu sa famille décimée par des braconniers. Vendue à un dresseur qui se fait obéir à coups d’ankus (pique de dressage), elle doit marcher à genoux et mimer sa propre mort au son d’un coup de fusil. Un enquêteur de One Voice la filme et ces images sont utilisées dans le cadre de la campagne contre les animaux dans les cirques.

2003: Des coups et des pleurs d’enfants

Le 20 mai 2003, Samba refuse de mimer sa propre mort. Après le spectacle, son dresseur la roue de coups. Des enfants assistent à cette scène d’une rare violence et, en pleurs, le supplient d’arrêter. Grâce à eux, la séance de torture est abrégée. Leur mère alerte immédiatement One Voice.

Dès le 23 mai, l’association dépose une plainte pour actes de cruauté et demande son retrait du cirque et son placement dans un lieu adapté, où elle pourra côtoyer d’autres éléphants. Plusieurs administrations sont alertées de son sort. Muriel Arnal écrit au président de la République qui fait suivre au ministre de l’Agriculture. Ce dernier répondra que Samba ne semble pas être victime de mauvais traitements… En juin, One Voice commence à diffuser des cartes-pétitions.

Le 10 septembre, l’association organise une action à Paris en présence du Professeur Pierre Pfeffer, grand spécialiste des éléphants. 40 000 cartes-pétitions sont alors remises au ministère de l’Écologie. Les vétérinaires Helmut Pechlaner et Harald Schwammer, spécialistes des éléphants, sont contactés pour donner leur avis sur les numéros exécutés par Samba: “(…) ces positions peuvent causer des blessures aux articulations et aux disques intervertébraux des éléphants adultes, ainsi que des fissures dans les ongles. Quant aux exercices d’équilibre, ils peuvent être à l’origine de dérangements moteurs dans les articulations du coude et du genou”. Une campagne de presse est alors lancée.

2004: Samba devient Tania

Le cirque change de nom, et Samba aussi. Elle devient Tania. La campagne de pression auprès des autorités et de mobilisation du public s’intensifie.

En janvier, One Voice publie un rapport sur les éléphants dans les cirques, en s’appuyant notamment sur le cas de Samba. Un premier kit Samba est mis à la disposition des militants.

En juin, une grande manifestation est organisée à Marseille pour interpeller le préfet des Bouches-du-Rhône où le cirque est enregistré. Il refusera de recevoir One Voice. L’action est soutenue par plusieurs associations de défense animale (Gaïa, Animaux en péril, Association Stéphane Lamart…) et quelques personnalités (Marie-Claude Bomsel, Jacques Perrin…).

Durant l’été, des courriers sont envoyés à l’ensemble des députés et sénateurs. Plusieurs d’entre eux interviennent auprès des ministères de l’Agriculture et de l’Écologie, ainsi que du Garde des sceaux. La plainte de One Voice restera cependant sans suite. Les maires des stations balnéaires sont également contactés et informés de la situation des animaux dans les cirques et sur Samba en particulier.

En octobre, des pages dans la presse hebdomadaire sont achetées par One Voice pour alerter le public sur le sort de Samba. Les images rapportées par l’un de nos enquêteurs en novembre témoignent de nombreuses stéréotypies.

2005: Samba va mal

Un rapport sur Samba, rédigé par le docteur John Knight – vétérinaire et consultant spécialiste du bien-être animal, auteur également de notre rapport Bien-être et sécurité dans les cirques – est remis au ministère de l’Écologie en août. Il est rendu public en novembre. Il est la conclusion de 3 ans de recherches et d’enquêtes qui montrent que les besoins élémentaires et vitaux de Samba ne sont pas satisfaits. Elle n’a notamment pas d’eau à sa disposition et est très amaigrie.

2006: Samba attend

Les enquêteurs de One Voice continuent à suivre Samba. Le sauvetage de l’éléphante Vicky est l’occasion de recentrer l’attention du public sur elle, qui attend toujours sa libération…

2007: Action devant le ministère de l’Écologie

Le 12 septembre, Muriel Arnal et Daniel Turner (Born Free) sont reçus par Claire Daveu (directrice de cabinet adjointe au ministère de l’Écologie) et lui remettent les 128 000 cartes-pétitions recueillies depuis le début de la campagne. À cette occasion, une action est organisée devant le ministère : 6000 tracts sont distribués par les militants et l’histoire de Samba est contée au public.

2008: l’action continue

Des tables d’information sur les cirques sont installées dans de nombreuses villes. Elles accueillent le public et présentent notamment l’histoire de Samba. Une affichette “N’abandonnons pas Samba” est diffusée.

2010: Lancement du Comité

One Voice met en place un Comité pour Samba et tous les éléphants esclaves. Son objectif: la fin de l’exploitation des éléphants dans les spectacles, dont Samba devient l’emblème. Une carte sur la sentience des éléphants est éditée et diffusée auprès du public pour qu’il prenne conscience de ce que représentent l’enfermement et l’isolement pour ces animaux. Une campagne de pression d’un an est lancée en août au cours d’un cercle de silence à Paris, avec des courriers à envoyer: au ministère de l’Écologie et à Max Aucante, le dresseur de Samba, ainsi qu’aux députés européens Lionel Luca, Muriel Marland-Militello et Geneviève Perrin-Gaillard, pour leur demander leur soutien qu’ils nous ont volontiers accordé.

2011: Mobilisation silencieuse pour Samba

En juin 2011, la campagne de pression s’achève. De nombreuses lettres ont été envoyées. La campagne a reçu le soutien de plusieurs députés. Le ministère de l’Écologie a transmis notre courrier pour étude au directeur général de l’aménagement, du logement et de la nature qui ne donnera pas suite. Quant à Max Aucante… il a changé d’adresse…

En août 2011, un nouveau cercle de silence est organisé pour Samba à Strasbourg. Il rencontre un franc succès et est l’occasion de faire signer un grand nombre de cartes-pétitions pour la libération de Samba.

2012: Samba va de plus en plus mal

Les photos prises par notre enquêteur en mars sont terribles. Samba est très amaigrie et multiplie toujours les mouvements stéréotypés. Son histoire est mise en avant dans le cadre du nouvel axe pédagogique de One Voice destiné aux enfants et aux lycéens. Elle fait l’objet d’un livret où elle est mise en perspective avec la vie des éléphants sauvages.

2013: Le drame

Le 8 septembre 2013, Samba s’échappe du cirque installé à Lizy-sur-Ourcq (77) et tue accidentellement un homme. C’est un drame qui était prévisible et un triste argument de plus pour le replacement de cet éléphante dont les conditions de vie ne remplissent ni les critères de
bien-être, ni ceux de sécurité… One Voice a trouvé un sanctuaire pour Samba. Il est temps pour elle de retrouver sa place dans la nature!

2014: Un procès décevant

Le procès épargne Samba mais ne la libère pas. Son dresseur pourra continuer à l’exploiter. One Voice publie un rapport à la suite de l’enquête sur le sort des éléphants dans les cirques, qu’elle a réalisé dans 8 établissements en France, dont certains très réputés. Dans aucune des structures visitées les conditions de détention des éléphantes ne remplissaient les critères minimums en matière de bien-être. Quant à leur sécurité, comme celle du public, elle était bien loin d’être assurée.

2017: Une procédure inédite

Début mai 2017, One Voice a saisi la Contrôleur des lieux de privation de liberté a été saisie d’une demande de transfert de Samba, de quatre autres éléphantes ainsi que d’un hippopotame, en raison des conditions indignes de sa détention. Cette autorité indépendante a cependant estimé que les animaux n’étaient pas concernés par ces mesures de protection.

One Voice ne baisse pas les bras. Ses enquêteurs suivent l’éléphante et ses militants diffusent largement le livret racontant son histoire.

Nos actions juridiques en cours pour libérer des cirques les animaux sauvages

Nos actions juridiques en cours pour libérer des cirques les animaux sauvages

Nos actions juridiques en cours pour libérer des cirques les animaux sauvages
20.02.2018
Nos actions juridiques en cours pour libérer des cirques les animaux sauvages
Exploitation pour le spectacle

One Voice est plus que jamais déterminée à mettre fin à l’esclavage des animaux sauvages dans les cirques. Déjà engagée dans des actions sur le terrain, elle multiplie les démarches administratives et contentieuses pour le suivi des animaux et contre les cirques dans l’illégalité. Voici nos actions les plus récentes.

Chaque jour, One Voice réclame aux autorités compétentes de nombreux documents: rapports de contrôle des préfectures, autorisations préfectorales, certificats de capacité, registre des accidents, etc. Mais elle se heurte régulièrement à un mur de silence, l’obligeant à saisir le commission d’accès aux documents administratifs pour faire respecter le droit à la communication et tenter d’obtenir les documents sollicités.

Nous avons porté plainte pour mauvais traitements contre le cirque William ZAVATA, alors qu’il paradait avec ses félidés le 28 avril 2016, dans la commune de Creutzwald, avec un camion sonorisé, ce qui est contraire à l’article 17 de l’arrêté de 2011 sur les conditions de détention des animaux sauvages dans les cirques. La plainte a été transmise au procureur de la république de Paris, puis classée pour défaut de preuves suffisantes le 20 octobre 2016, par lettre du 2 novembre 2016. One Voice a réclamé la copie du dossier d’enquête et il s’est avéré que le dossier ne comportait que notre plainte…

Le 19 mai 2016, une plainte pour mauvais traitements a également été déposée contre le cirque La Piste aux étoiles à l’occasion de la grande parade sonorisée du Carnaval du Boeuf Villé. Cette dernière s’est déroulée le dimanche 3 avril 2016, dans la commune de Montluçon, avec des chameaux, des dromadaires et des éléphantes juchés sur des remorques. Cette plainte a également été classée.

Le 12 mai 2017, One Voice a demandé aux ministres de l’agriculture et de l’environnement d’annuler l’arrêté de 2011 sur la détention des animaux dans les cirques. La demande est toujours en cours de traitement et si One Voice n’obtient pas de réponse, le Conseil d’État sera saisi avant le 12 septembre prochain.

La Contrôleur des lieux de privation de liberté a été saisie début mai d’une demande de transfert des éléphantes Lechmee, Kamala, Mina, Maya et Samba et de l’hippopotame Jumbo, en raison des conditions indignes de leur détention. Cette autorité indépendante a cependant estimé que les animaux n’étaient pas concernés par ces mesures de protection.

Une requête en référé liberté a également été déposée pour libérer Lechmee, Kamala et Mina mais le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse a rejeté cette demande le 22 mai 2017, considérant que les lois protégeant les animaux ne pouvaient être considérées comme des libertés fondamentales.

One Voice a saisi parallèlement les directions départementales de la protection des populations (Préfecture) des demandes d’annulation des autorisations d’ouverture pour les exploitants détenant Samba, Maya, Lechmee, Kamala, Mina et Jumbo. Faute de réponse, des recours vont être introduits devant les tribunaux administratifs à compter du 12 juillet 2017, en se fondant sur l’intérêt supérieur de l’animal et ses qualités d’être sensible.

Une demande de référé suspension sera aussi faite pour Jumbo et Lechmee, Kamala et Mina, pour lesquels les conditions de détention sont contraires à l’arrêté de 2011.

Une plainte pour mauvais traitements a également été déposée contre le cirque détenant Jumbo, le 17 mai 2017, auprès du procureur de Valence. Cette plainte est toujours en cours de traitement.

Et pour découvrir nos actions et victoires passées, retrouvez ici l’historique d’un combat mené depuis 18 ans!

One Voice plaide au Tribunal correctionnel de Nantes pour deux animaux victimes d’humains violents

One Voice plaide au Tribunal correctionnel de Nantes pour deux animaux victimes d’humains violents

One Voice plaide au Tribunal correctionnel de Nantes pour deux animaux victimes d’humains violents
19.02.2018
Loire-Atlantique
One Voice plaide au Tribunal correctionnel de Nantes pour deux animaux victimes d’humains violents
Animaux familiers

One Voice plaidera au tribunal correctionnel de Nantes le 20 février 2018 à 8h30 puis à 14h, pour deux procès contre des humains ayant perpétré des violences sur animaux.

Actes de cruauté sur une jeune chienne

L’année dernière, Teky, jeune chienne de 13 mois a été libérée du joug de son humain violent, suite à un flagrant délit (le 4 février 2017). Vociférations, pendaison par la laisse, coups de pieds répétés, tout cela avant de la trainer sur plusieurs mètres derrière son vélo et devant témoin! Il avait minimisé ses actes et n’avait montré aucune prise de conscience de la cruauté de ceux-ci.

One Voice a porté plainte pour actes de cruauté envers un animal domestique, et interviendra également au nom de la SPA44 qui a pris en charge la chienne croisée épagneul nain papillon. L’audience est prévue à 8h30, et l’affaire est plaidée par Maitre Agathe Halkovich.

Actes de zoophilie sur une génisse

Le 18 octobre 2017, alerté par son chien, le propriétaire d’une exploitation de vaches laitières a surpris un délinquant avéré en train d’imposer un rapport sexuel à une génisse de trois mois. Elle était dans un état de grande vulnérabilité, prise au piège dans l’étable sans sa mère ni personne pour la protéger.

Dans ce dossier, l’animal n’a pas été traité comme une vraie victime: aucune visite chez un vétérinaire pour évaluer les lésions et accréditer la thèse des sévices sexuels… On ne connaît même pas son nom. Ici, transparaît toute l’ambiguïté du statut de l’animal qui est reconnu comme un être sentient tout en restant considéré comme un objet. Le suspect nie les faits. Sa ceinture avait déjà été retrouvée dans la ferme quelque temps auparavant.

One Voice a porté plainte contre l’individu. L’audience aura lieu à 14h, et l’affaire est plaidée par Maitre Arielle Moreau.

Muriel Arnal, présidente-fondatrice de One Voice précise:

“Le code civil affirme aujourd’hui que les animaux sont des êtres doués de sensibilité. Pourtant, devant la loi, ils restent des objets. Et nous constatons une recrudescence d’actes de violence à leur encontre. Ils sont trop souvent considérés comme des propriétés, des produits, leur bien-être est bafoué et leur capacité à souffrir, à ressentir des émotions, est niée ou minimisée. C’est pourquoi depuis sept ans, la Cellule Zoé de One Voice, entité à la fois juridique, d’enquêtes et de sauvetages, se bat pour lutter contre la banalisation de la cruauté et ne pas laisser ces crimes impunis.”

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Animaux sauvages dans les cirques, One Voice répond au SNVEL

Animaux sauvages dans les cirques, One Voice répond au SNVEL

Animaux sauvages dans les cirques, One Voice répond au SNVEL
15.02.2018
Animaux sauvages dans les cirques, One Voice répond au SNVEL
Exploitation pour le spectacle

L’association One Voice a été mise en cause dans une tribune écrite par le syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral (SNVEL) publiée le 8 février 2018 dans la Dépêche Vétérinaire1.

Il est ainsi indiqué que le but de la démarche de l’association One Voice, en sollicitant les avis des instances nationales vétérinaires sur la question de la présence des animaux sauvages dans les cirques itinérants, serait d’aboutir à l’interdiction de toute présence animale dans les spectacles et que le SNVEL serait opposé à cet objectif.

Le SNVEL expose à cet égard que concernant la présence d’animaux sauvages dans les spectacles, il ne partage pas l’opinion que l’apprentissage du spectacle serait obligatoirement associé à une maltraitance.

Il ressort clairement de la lecture de ce communiqué, que le SNVEL a volontairement esquivé de répondre à la question précise qui lui était posée par l’association One Voice et qui est celle de la présence d’animaux sauvages dans les spectacles itinérants.

En sa qualité de groupement de vétérinaires et donc de professionnels de la santé animale, le syndicat peut difficilement aller à l’encontre des avis émis, tant par ses propres instances européennes et nationales, que par les parcs zoologiques eux-mêmes, ou encore des experts scientifiques indépendants.

L’association One Voice est par ailleurs curieuse de connaître les critères scientifiques sur lesquels se basent le SNVEL pour apprécier l’adaptation d’un animal sauvage à cet environnement de spectacle itinérant, qui a été dépeint par les professeurs Jo Dornin, Steven Harris et Heather Pickett, comme des “vies qui ne valent pas la peine d’être vécues”.

Plus inquiétant encore, le SNVEL se déclare opposé au prélèvement des individus appartenant à des espèces sauvages dans leur milieu naturel en raison de la menace que ce prélèvement ferait courir sur les espèces, sans pour autant s’interroger sur les conséquences délétères que peuvent avoir de telles exhibitions contre nature en termes de sensibilisation et d’éducation du public.

L’association One Voice exhorte donc le SNVEL à assumer les responsabilités qui lui incombent dans ce combat pour la préservation des espèces et l’arrêt de toute forme de violences sur ces êtres sensibles, patrimoine commun de notre planète.

1 – « La brêve » – L’instantané N°41 du vendredi 9 Février 2018 de la Dépêche Vétérinaire

Crédit photographique Jo-Anne McArthur/One Voice

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Trois chiens abandonnés sur un balcon s’entre-dévorent, nous portons plainte

Trois chiens abandonnés sur un balcon s’entre-dévorent, nous portons plainte

Trois chiens abandonnés sur un balcon s’entre-dévorent, nous portons plainte
15.02.2018
Trois chiens abandonnés sur un balcon s’entre-dévorent, nous portons plainte
Animaux familiers

Trois chiens sur le balcon, trois chats dans l’appartement. Un chat malade, tous les chiens affamés. Leurs humains maltraitants, sur fond d’élevage clandestin, ont laissé le pire arriver: l’un des chiens a été attaqué par les deux autres. Il en a perdu la vie. Grâce au signalement d’une voisine et d’une association, les animaux restants ont été sauvés. One Voice a envoyé sa Cellule Zoé sur place lors du sauvetage des chiens et chats, et porte plainte pour actes de cruauté.

Les gendarmes, prévenus par une voisine, sont arrivés en pleine bagarre des chiens et ont fait marche arrière, abandonnant les animaux. Pendant une semaine entière après les faits, les animaux sont donc restés à la merci des quatre humains les ayant mis dans cette situation!

L’association qui nous a alertés a remué ciel et terre: insistant auprès des services de la DDPP, de la Mairie et des gendarmes, vidéo, témoignage et attestation à l’appui, pour que les animaux soient retirés au plus vite à leurs propriétaires avant de nous prévenir. L’Association Amstaff Passion a permis d’activer l’intervention et le retrait des animaux.

Ce jeudi 8 février au matin, les cinq animaux, tous couverts de puces (un chien Cani Corso et un chiot croisé staff et Shar Pei, ainsi que trois chats dont un chaton malade), ont été sauvés. Ces pauvres animaux ont subi un enfer: manque de soins, sous-alimentés, gardés dehors en plein hiver… On ne noircit pas le tableau. Les vidéos qui en témoignent suscitent en nous colère et tristesse, colère contre ces humains, tristesse pour la souffrance insupportable subie par les animaux.

Il est plus que probable que les chiens aient été utilisés par la femme et les trois hommes vivant dans l’appartement pour mener clandestinement un élevage et du trafic d’animaux. Peut-être même ont-ils été volés. L’enquête le révèlera.

Nous serons dans tous les cas auprès d’eux pour obtenir justice pour la chienne qui a perdu la vie, et pour les autres animaux, poussés à bout par ces humains sans pitié.

Photo d’illustration Adobe Stock

Il est temps de reconnaître le statut de personne et les droits des éléphants

Il est temps de reconnaître le statut de personne et les droits des éléphants

Il est temps de reconnaître le statut de personne et les droits des éléphants
12.02.2018
Etats-Unis
Il est temps de reconnaître le statut de personne et les droits des éléphants
Exploitation pour le spectacle

La première action en justice du Nonhuman Rights Project pour les droits des éléphants concerne les histoires individuelles de Beulah, Karen et Minnie: depuis le jour où des humains les ont arrachées à la nature, jusqu’à celui où elles ont fini dans un cirque itinérant du Connecticut. Mais la procédure concerne aussi l’histoire, vieille de plusieurs siècles, de la détention des éléphants en captivité. En voici un résumé, et comment NhRP, avec l’aide de One Voice, qui mène ce combat en France, travaille à la changer.

Pendant plus de 200 ans, les Américains ont détenu en captivité des membres de l’une des espèces les plus complexes sur le plan cognitif et émotionnel: les éléphants.

En 1796, une éléphante nommée Old Bet a été importée depuis l’Inde aux Etats-Unis, où elle a été achetée par Hackaliah Bailey, fondateur de Barnum & Bailey Circus. Attraction principale, elle sera transportée à travers le pays jusqu’à sa mort, à 20 ans, probablement tuée par un amateur de cirque. Au moment de sa capture, elle avait deux ans. Elle aurait du passer ses journées à explorer les forêts tropicales de l’Inde en compagnie d’autres éléphants, en particulier sa mère, puis grandir et aider à repousser les menaces en assumant ses responsabilités pour le bien-être du troupeau.

Aujourd’hui, les histoires de vie de près de 300 éléphants captifs aux Etats-Unis, et près de 20 000 dans le monde, ne sont pas très différentes de celles d’Old Bet et des nombreux autres éléphants qui, face aux balles et aux ankus, n’ont pas eu d’autre choix que de suivre ses pas.

Les éléphants ne sont pas des choses

C’est parce que les éléphants, comme tous les animaux non-humains, ne sont pas des «choses» moins légales qu’ils ne l’étaient deux décennies après la signature de la Déclaration d’Indépendance. Comme les défenseurs des éléphants s’en sont eux-mêmes rendus compte, les intérêts propres des éléphants – leur liberté en premier lieu – ne sont pas pris en compte dans les tribunaux ou dans la législation, car actuellement, et contre toute raison, ils n’ont aucun droit légal. En vertu des lois existantes sur le bien-être des animaux, nous pouvons les acheter et les vendre, les priver d’un groupe social, les contraindre physiquement à nous divertir, les transporter dans ce pays pour servir nos intérêts, et les exposer dans des enceintes en béton et en acier qui ne ressemblent en rien à leurs habitats naturels.

L’intelligence et la sensibilité des éléphants

Grâce, notamment, à l’étude scientifique à long terme du comportement des éléphants et de leurs groupes sociaux, nous en savons beaucoup sur qui ils sont: conscients d’eux-mêmes, résolveurs de problèmes autonomes et utilisateurs d’outils. Ils ont une identité propre, se rappellent du passé et planifient l’avenir, montrent de l’empathie pour les autres êtres (pas seulement les autres éléphants), et pleurent leurs morts – entre autres qualités et capacités. Mais nos systèmes juridiques n’ont pas encore intégré le niveau de connaissances que nous avons d’eux.

Une action inédite pour les droits des éléphants

Le 13 novembre, le Nonhuman Rights Project a déposé la toute première requête pour un bref d’Habeas Corpus pour des éléphants captifs. Nos clients sont Beulah, Karen et Minnie, exploitées depuis des décennies dans les cirques et les foires itinérants et actuellement détenues en captivité par le Commerford Zoo du Connecticut.

Armés d’arguments juridiques et d’affidavits soigneusement élaborés par les éminents scientifiques spécialistes des éléphants, nous demandons aux tribunaux de droit commun du Connecticut de reconnaître la personnalité juridique non humaine de Beulah, Karen et Minnie et le droit fondamental à la liberté corporelle en tant qu’êtres conscients d’eux-mêmes et autonomes et, en tant que tels, d’ordonner leur libération immédiate dans un sanctuaire approprié. La Performing Animal Welfare Society (PAWS – Société pour le Bien-Etre des Animaux du Divertissement), respectée dans le monde entier, a déjà accepté de leur offrir une place dans un sanctuaire dès leur libération.

Nos déposants incluent:

  • Lucy Bates (Chercheur honoraire, École de psychologie et neurosciences, Université de St Andrews)
  • Richard Byrne (Professeur de recherche, École de psychologie et de neuroscience, Centre d’apprentissage social et d’évolution cognitive, Université de St Andrews)
  • Ed Stewart (Président et cofondateur, Performing Animal Welfare Society)
  • Karen McComb (Professeur de Comportement animal et de Cognition, Université du Sussex)
  • Dr. Cynthia Moss, (Directrice de programme et fiduciaire, Amboseli Trust for Elephants)
  • Joyce Poole (Co-fondatrice et codirectrice, Elephant Voices).

Ajoutée à la sélection des affidavits se trouve l’ethnographie vidéo appartenant aux experts sur les éléphants sauvages, afin de renforcer l’injustice qui prive nos clients de leur liberté corporelle.

Pour la reconnaissance des droits fondamentaux de tous les éléphants

Comme Old Bet, Beulah, Karen et Minnie ont passé la plus grande partie de leur vie à divertir les humains. Mais leurs histoires ne doivent pas finir comme la sienne. Comme étant potentiellement les premiers éléphants à avoir des droits fondamentaux légalement reconnus, ils pourraient même permettre à d’autres éléphants de suivre leurs traces – pas dans une tente de cirque ou un enclos de zoo, mais dans un sanctuaire où leurs capacités et leur droit de vivre de manière autonome seront respectés et encouragés.

One Voice collabore avec NonHuman Rights Project. Cette publication est une traduction de l’article de Lauren Choplin.

Nosey, l’éléphante enfin libre du cirque

Nosey, l’éléphante enfin libre du cirque

Nosey, l’éléphante enfin libre du cirque
10.02.2018
Etats-Unis
Nosey, l’éléphante enfin libre du cirque
Exploitation pour le spectacle

Le jugement final est tombé mercredi 23 janvier 2018, après des décennies d’exploitation par un cirque, Nosey, l’éléphante d’Afrique de 35 ans, pour laquelle plusieurs associations de défense des animaux se mobilisent depuis 2004 est enfin en sécurité.

Début novembre, un juge de l’Alabama avait décidé de confier Nosey à The Elephant Sanctuary in Tennessee, le plus grand sanctuaire des Etats-Unis pour les éléphants. C’est donc désormais officiel, Nosey va pouvoir y rester, enfin libre de se mouvoir comme elle l’entend, de se reposer, à son rythme, selon ses choix, en compagnie d’autres éléphants, et dans un espace naturel très vaste.

Ses anciens propriétaires, eux, sont accusés de cruauté et de négligence. Ils viennent tout juste de faire appel du jugement qui les a condamnés.

Le combat pour Nosey aura été de longue haleine, 14 ans! Pourtant, les éléments de preuve ne manquaient pas: malnutrition, déshydratation, stéréotypie, infections cutanées, arthrose,… Nosey était également étroitement enchainée et forcée de se tenir debout dans ses propres déchets corporels, source potentielle d’infections graves.

Les conditions de vie épouvantables subies par Nosey ne sont pas sans rappeler ce que nous dénonçons pour Maya. “La chaine aux pieds entraînant des douleurs aux pattes par entravement, ne pouvant marcher, et obligée de rester sur place dans ses déjections, les pattes antérieures positionnées sous son corps, le besoin de s’appuyer pour soulager ses pattes, le balancement de type encensement… Sa tête et son corps émaciés, un accès à l’eau laissant à désirer, un camion sans lumière…”

Pétitions, rassemblements, plaintes, rapports, photos, vidéos, recherche de personnalités pour plaider sa cause auprès des élus, tweets de campagne pour elle… tout aura été fait pour Nosey, comme nous le faisons pour Maya, et comme nous le faisons aussi pour Jumbo, Lechmee, Mina, Kamala, et pour tous les autres animaux exhibés, transportés, exploités, stressés par cette manière de vivre qui leur est imposée et ne convient en rien à leur bien-être, et aux besoins de leurs espèces.

Cette victoire pour Nosey nous rend extrêmement heureux. La voir ainsi libre ne fait que renforcer notre détermination pour que les animaux détenus dans les cirques en France soient relâchés en sanctuaires, et qu’ils puissent goûter eux-aussi à la liberté qui leur est due.

Crédit photographique The Elephant Sanctuary in Tennessee, tous droits réservés.

Le Japon veut tuer plus de baleines!

Le Japon veut tuer plus de baleines!

Le Japon veut tuer plus de baleines!
09.02.2018
Japon
Le Japon veut tuer plus de baleines!
Animaux sauvages

Shinzo Abe, premier ministre japonais, relance les polémiques sur la chasse à la baleine. En prônant une pêche commerciale, en y affectant de nouveaux crédits, le leader du gouvernement nippon défie la communauté internationale.

Récemment, en réponse à une question parlementaire sur la pêche à la baleine, le chef du gouvernement japonais a dévoilé une vraie batterie de harpons… Shinzo Abe a en effet annoncé plus de prélèvements de cétacés à des fins commerciales et un soutien direct à la flotte baleinière japonaise, notamment pour remplacer ou rénover son navire-amiral, le Nisshin Maru.

Double langage

On sait que les activités de pêche à la baleine n’ont jamais vraiment cessé au pays du Soleil levant. En 2014, la Cour Internationale de Justice avait sommé l’archipel de mettre fin à ses campagnes de chasse régulières dans les eaux de l’Antarctique. Maintes fois rappelé à l’ordre par la Commission Baleinière Internationale (CBI), le Japon a poursuivi cette activité sous couvert d’une pêche à des fins scientifiques, tout en étant signataire du moratoire sur la chasse. Ce double langage a fait long feu : désormais, le Japon affirme son droit à la pêche commerciale de cétacés, fussent-ils déjà en danger.

En répondant favorablement aux demandes de l’Agence de la pêche nippone, dirigée par  Takato Maki, le premier ministre adopte une posture nationaliste défiant la communauté internationale et toutes les ONG protectrices de l’environnement. Une position assise sur l’aspect traditionnel de cette pêche, flattant l’électorat conservateur de Shinzo Abe.

Un vrai combat maritime

La flotte baleinière japonaise est importante, très bien équipée, y compris de satellites de niveau militaire. Très engagée dans la surveillance de ces activités l’ONG Sea Shepherd, peine à s’interposer avec sa propre flotte dans l’immensité de l’océan Austral. Dans l’Australian Whale Sanctuary, où toute pêche à la baleine est interdite, les navires-usines japonais viennent prélever des baleines de Minke, dont 333 sont tuées chaque année au nom d’un quota “scientifique.” Nul ne peut en faire compte exact.

Si le gouvernement australien, premier concerné par l’intégrité de ses eaux territoriales, semble conciliant avec l’un de ses grands partenaires économiques de la région, la position du gouvernement japonais suscite un tollé général, et promet de sérieuses discussions lors des futures négociations de la CBI, en septembre prochain.

Cette bataille navale aux confins de la planète met en péril des milliers de cétacés, déjà en danger, et menace des écosystèmes globaux. Aussi One Voice condamne fermement les positions identitaires du gouvernement japonais, pays où pourtant la baleine n’est plus un mets si apprécié et où la défense de l’environnement progresse.

One Voice assignée au Tribunal par le cirque qui veut lui ôter le droit à défendre l’éléphant Maya

One Voice assignée au Tribunal par le cirque qui veut lui ôter le droit à défendre l’éléphant Maya

One Voice assignée au Tribunal par le cirque qui veut lui ôter le droit à défendre l’éléphant Maya
08.02.2018
One Voice assignée au Tribunal par le cirque qui veut lui ôter le droit à défendre l’éléphant Maya
Exploitation pour le spectacle

Le cirque qui détient et exploite l’éléphante Maya assigne en référé d’urgence One Voice, arguant un préjudice de réputation et de fréquentation. Le 13 février 2018 à 13h30 aura donc lieu l’audience au Tribunal de Grande Instance de Strasbourg. Par cette procédure, le cirque espère empêcher One Voice de continuer à défendre publiquement Maya. Pourtant, chercher à démontrer son mal-être, par ailleurs criant, fait partie des missions de l’association, qui n’y renoncera pas.

Le cirque veut interdire à One Voice de parler et d’agir pour Maya. Son souhait: réduire au silence ses défenseurs. Pour le cirque, Maya est “en parfaite santé.”

Cette famille exige donc que soit retirée la pétition #JusticePourMaya signée par plus de 115000 personnes, ainsi que tous les articles, tweets et publications Facebook des sites et pages de One Voice. Ainsi toute utilisation de photographies de Maya – prises par l’association -, de tract ou de panneaux parlant d’elle ne serait plus permise.

Ils demandent même au tribunal d’interdire à One Voice d’organiser manifestations ou rassemblements pour elle.

Les exigences de l’entreprise privée sont quasiment sans limite puisqu’elles vont jusqu’à imposer à l’association de défense des animaux de faire acte de contrition en lui présentant des excuses publiques.

Sous prétexte d’un prétendu manque à gagner, et d’un préjudice d’image, le cirque veut continuer à exploiter cette éléphante capturée en Asie, captive depuis plus de 40 ans, et manifestement en souffrance. Ses balancements incessants devraient avoir alerté ses « soigneurs », sa posture, déformée, ne correspond pas à celle d’un éléphant en bonne santé, son corps décharné n’est pas un signe de vieillesse.

Muriel Arnal, présidente-fondatrice de One Voice est choquée de telles demandes :

“Maya n’a pas été vue vivante depuis le mois de novembre par nos enquêteurs qui l’ont cherchée partout. Et le cirque ose nous attaquer? Afin d’avoir une preuve de vie, notre avocate a contacté celui du cirque dont la seule réponse fut qu’il n’était pas autorisé par ses clients à nous donner des nouvelles. Aujourd’hui, notre inquiétude est immense. Maya est-elle encore en vie? Si elle va si bien que l’affirme le cirque, pourquoi la cache-t-il? Nous finirons pas savoir la vérité, et les responsables devront répondre de ce qui lui est arrivé.”

Cartes des cirques sans animaux

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