L’exemplarité d’Ajaccio et de Bastia pour les animaux des cirques

L’exemplarité d’Ajaccio et de Bastia pour les animaux des cirques

L’exemplarité d’Ajaccio et de Bastia pour les animaux des cirques
24.03.2018
Corse
L’exemplarité d’Ajaccio et de Bastia pour les animaux des cirques

Les 19 et 20 mars dernier, nous avons été invités par les militants de « La Corse dit stop aux cirques avec animaux », à rencontrer les mairies de Bastia et Ajaccio, pour discuter de la manière la plus efficace de renforcer les mesures qu’ils ont mises en place pour interdire l’installation de cirques avec animaux sur leur territoire.

Bastia était la première escale de notre voyage de travail en Corse, le jour de la fête de la Saint Joseph, l’une des plus importantes pour la Ville. La mairie était donc fermée pour honorer la procession du saint patron bastiais, et Pierre Savelli, le maire, a malgré tout ménagé un moment pour nous saluer. Son chef de cabinet, Jean-Yves Bonifay, a ouvert la mairie tout spécialement pour notre entrevue.

Nous avons pu lui apporter de nombreux éléments d’ordres juridiques, une expertise sur l’arrêté pris par la ville en 2017.

En effet, le syndicat des cirques des familles attaque systématiquement en justice les décisions des mairies d’interdire les cirques avec animaux, cherchant à exploiter toutes les failles potentielles. Il faut dire que circulent sur internet des modèles qui, malheureusement pour les mairies, sont loin d’être fiables.

Et dans tous les cas, ce que nous avons appris, c’est qu’en Corse aussi, les circassiens n’hésitent pas à enfreindre la loi en s’installant sans autorisation, voire à menacer les militants, y compris avec des armes de poing.

Le dernier en date a obtenu l’autorisation de s’installer, à la condition expresse qu’aucun des animaux ne soient en scène, M. Bonifay ajoute: « Il y aurait des oiseaux et des chats. Etant donné que nous avons aussi interdit les animaux domestiques, nous serons vigilants. » Car l’arrêté du maire de Bastia spécifie que l’interdiction vaut pour les animaux sauvages mais aussi domestiques, et touche non seulement les éléphants et fauves mais aussi les lamas, les chiens…

Pour le maire de Bastia et son chef de cabinet, le débat est fort dans la société, et demande une réponse forte des représentants du peuple.

Le lendemain à Ajaccio, le même accueil chaleureux de Laurent Marcangeli nous est réservé. Le maire de la cité impériale nous reçoit dans son bureau, sous un portrait de Joséphine, l’épouse de Napoléon.

La décision – à l’unanimité – du Conseil municipal, interdisant aux cirques avec animaux de s’installer sur la commune est attaquée par les circassiens, avec le soutien de la préfecture. Au delà de considérations indispensables pour le bien-être des Ajacciens, comme la sécurité du public lors de manifestations, Laurent Marcangeli se révèle extrêmement engagé dans le soutien de la cause animale, et à l’écoute de ses administrés. « Depuis le début dans cette affaire, j’agis en conviction. Je sais que c’est un débat de société fort, très fort aujourd’hui, et légitime, qui agite le débat public, et que beaucoup de communes ont la même position que moi.« 

« Je ne veux pas priver les enfants d’Ajaccio de spectacles! En revanche, je n’ai pas envie d’emmener mes enfants voir certains spectacles, ce n’est pas un environnement naturel, cela n’éduque pas l’enfant à la réalité de ces êtres. »

L’élu a déjà de longues années d’expériences derrière lui, et multiplie les projets en faveur des animaux. S’étant opposé à l’installation d’un aquarium itinérant avec un requin dans sa ville, il envisage la mise en place un refuge pour les chats, pour lutter contre l’errance de manière durable, et soutenir le tissu associatif local en difficulté sur cette thématique. Il prend à bras le corps les problématiques liées aux modes de vie urbains qui engloberaient les animaux. Lors de notre échange, aucun animal n’a été oublié.

Ces deux personnalités politiques corses sont attachées au patrimoine naturel exceptionnel de leur île, et oeuvrent – en précurseurs – à mettre les actions municipales en accord avec leurs convictions pour la défense des animaux, dans l’intérêt général, et à la demande populaire. Une leçon de démocratie pour l’Etat.

Créer des chiens obèses pour faire maigrir les humains

Créer des chiens obèses pour faire maigrir les humains

Créer des chiens obèses pour faire maigrir les humains
23.03.2018
France
Créer des chiens obèses pour faire maigrir les humains
Expérimentation animale

L’obésité chez l’humain est un problème majeur de santé publique, largement engendré par son mode de vie. Mais plutôt que de repenser nos modes de vie, en 2016 des chercheurs ont ciblé le chien. Pour le Dr André Ménache, ce dispositif est aberrant.

La science est censée ne faire varier qu’un élément à la fois pour tester une hypothèse… Pour tester un dispositif médical sur la perte de poids humaine, les chercheurs ont pourtant visiblement considéré que vingt chiens, carnivores, donc à l’appareil digestif plus simple et plus court que celui des humains, et dont les dents ne permettent pas de mâcher, mais seulement de déchirer la nourriture, étaient comparables à des humains, omnivores, de 15 kg.

Ces chiens ont dû supporter les conséquences directes souvent douloureuses d’une forte prise de poids sur leurs organes digestifs mais aussi cardio-vasculaires, leurs articulations, etc. pour ensuite passer sur la table d’opération. Là, les expérimentateurs ont incisé très profondément leur abdomen pour y implanter un dispositif médical pouvant entrainer de graves complications ! Parmi celles-ci, une perforation gastrique, des plaies du foie ou de la rate, ce qui mènerait à des interventions chirurgicales supplémentaires, voire à la mort, dans d’atroces souffrances. Rappelons que ces chiens étaient à la base des chiots en parfaite santé, et que rien n’indique que la transposition sur l’humain fonctionne.

Quatre daims sèment la panique à la préfecture de l’Ardèche

Quatre daims sèment la panique à la préfecture de l’Ardèche

Quatre daims sèment la panique à la préfecture de l’Ardèche
22.03.2018
Ardèche
Quatre daims sèment la panique à la préfecture de l’Ardèche
Animaux sauvages

En Ardèche, quatre daims seraient sortis d’une propriété privée en décembre 2017, et se promènent dans un bois attenant. Les chasseurs voulaient les tuer, mais sans autorisation, impossible. Qu’à cela ne tienne, ils en ont fait la demande au préfet, qui a exaucé leur vœu.

Quand se posent des questions avec les animaux sauvages de nos campagnes, les tuer est souvent la réponse à laquelle les autorités recourent systématiquement. Les fédérations de chasseurs, très minoritaires dans la population, semblent avoir tout pouvoir, alors que cela devrait être le contraire… Pourtant, des solutions bienveillantes alternatives, attendues par la population existent, et elles sont nombreuses.

Pour la Préfecture de l’Ardèche, les quatre daims ne doivent pas rester en liberté dans la nature car ils représenteraient « un danger pour la sécurité de tout un chacun et les cultures, de par leurs déplacements et leur alimentation« . Le préfet a donc ordonné leur abattage par des lieutenants de louveterie, en publiant un arrêté le 27 février 2018 pour les « détruire » afin d’éviter leur « prolifération ».

Mais en quoi ces quatre êtres sensibles gênent-ils? Sont-ils dangereux? Malades? Ont-ils attaqué qui que ce soit? Non. Leur existence elle-même poserait un problème, parce qu’ils marchent, mangent et qu’ils sont libres. C’est tout.

Or ces daims sont protégés par leur statut d’animaux sauvages captifs et apprivoisés, et le préfet doit apporter la preuve de ce qu’il avance quand aux dégâts que ces daims pourraient occasionner.

Car en France, aucune législation ne protège les animaux sauvages libres qui n’aspirent qu’à vivre en paix à nos côtés. Ils peuvent donc faire l’objet d’arrêtés de « destruction ». Mais ceux maintenus captifs et exploités par et pour les humains ont droit à un semblant de protection, et c’était le cas pour ces daims.

Nous avions déposé un recours pour faire suspendre en urgence et annuler cet arrêté. L’audience a eu lieu le 16 mars, le juge a decidé le maintien de l’arrêté.

Parallèlement, nous avons écrit au préfet pour proposer de prendre en charge le transfert de ces animaux vers l’Association de protection de la faune sauvage (APFS) à Sedan, un sanctuaire partenaire qui a accepté de les accueillir à titre définitif dans son parc de 14 hectares.

Notre époque vit la sixième extinction massive d’animaux sur la planète, notre pays s’urbanise de plus en plus, et le peu d’animaux encore sauvages de notre territoire est sans cesse plus menacé. Ca suffit! D’autres solutions que l’anéantissement de tous les animaux doivent pouvoir être entendues et mises en œuvre.

« On donne des leçons à des pays lointains pour qu’ils protègent leurs éléphants. Et on n’est pas capables, chez nous, de protéger quatre daims. »
– Muriel Arnal

Nous déposons un pourvoi en cassation, nous ferons tout pour que ces quatre daims puissent vivre!

Timothy, le petit singe voyageur

Timothy, le petit singe voyageur

Timothy, le petit singe voyageur
19.03.2018
Réunion
Timothy, le petit singe voyageur
Animaux familiers

Timothy, un singe vervet découvert à la Réunion fin 2016, a été secouru. Arrivé sur l’île dans des circonstances inconnues, le petit primate africain était en péril dans ce nouvel environnement. Alertée sur son cas, l’association One Voice s’est mobilisée pour lui trouver un lieu d’accueil satisfaisant et l’a rapatrié en Métropole où il est désormais en sécurité.

Il va bien! Après de longs mois de voyages, d’errances et d’incertitudes, Timothy, un petit singe vervet découvert à la Réunion fin 2016, coule à présent des jours heureux au sein du Parc Zoologique de Saint-Martin-La-Plaine (42), l’un des seuls zoos en France accueillant des animaux en détresse.

Une véritable épopée pour un petit singe

Par quel mystère ce primate africain a-t-il un jour débarqué sur l’île de la Réunion? A-t-il voyagé de lui-même clandestinement à bord d’un navire de commerce? A-t-il été capturé bébé dans son pays d’origine par des plaisanciers ou des marchands, puis abandonné en grandissant car il devenait encombrant? Lui seul le sait. Seule certitude: c’est en novembre 2016 que ce jeune mâle adulte, a priori âgé de 2 à 4 ans, est aperçu pour la première fois sur la cité maritime du Port. Un peu plus tard, un agriculteur l’observe de nouveau sur le secteur de Saint-Paul, puis parvient à capturer le petit singe vervet en mars 2017. Malheureusement, l’homme n’est pas en mesure de garder Timothy dans de bonnes conditions. Alertée de la situation, la Cellule Zoé de One Voice en a informé la Direction locale des Services Vétérinaires afin de placer l’animal dans un lieu d’accueil adapté. Les autorités l’ont alors transféré à Croc Parc, le temps de trouver une solution définitive.

Trouver un lieu d’accueil adapté

Sur l’île de la Réunion, il s’est avéré difficile de repérer une structure capable de répondre aux besoins de Timothy dans des conditions satisfaisantes. One Voice s’est donc mise en quête d’un lieu d’accueil en Métropole, disposant des autorisations nécessaires. Le Parc Zoologique de Saint-Marin-La-Plaine a offert une excellente perspective, d’autant qu’une petite femelle, vervet elle aussi, s’y languissait seule. Autant dire que Timothy était attendu à bras ouverts!
Dès lors, One Voice a tout pris en charge pour le transfert de Timothy dans de bonnes conditions. Notre association a effectué les analyses nécessaires et obligatoires pour vérifier son état de santé. Elle a aussi lancé la fabrication de la caisse de transport, et organisé le vol.

En route vers la Métropole

Le 27 juin, le petit singe vervet a ainsi pu décoller de la Réunion à 22h30, heure locale, pour atterrir sans encombre à Orly, le lendemain en fin de matinée. Un transporteur spécialisé a assuré ensuite son transfert par la route en direction du Parc.
Aujourd’hui, le singe voyageur se porte à merveille. Il s’est parfaitement adapté à son nouvel environnement et semble s’entendre particulièrement bien avec la jolie demoiselle… Nous leur souhaitons une belle vie à tous deux!

La déchirante agonie du lion Cecil

La déchirante agonie du lion Cecil

La déchirante agonie du lion Cecil
17.03.2018
Zimbabwe
La déchirante agonie du lion Cecil
Animaux sauvages

Le lion Cecil aurait enduré le martyre pendant au moins dix heures avant de succomber. C’est ce que révèle une récente enquête. La mort atroce de ce grand fauve charismatique, lâchement assassiné par Walter Palmer en 2015, nous fait mesurer toute l’horreur et le plaisir sadique de la chasse aux trophées. One Voice dénonce la cruauté de cette pratique.

On en sait plus sur le meurtre de Cecil par le dentiste Walter Palmer. Andrew Loveridge, le zoologiste qui étudiait ce lion à la crinière noire depuis huit ans, a mené une enquête minutieuse pour éclaircir les circonstances de ce drame survenu en juillet 2015 au Zimbabwe. Dans son livre Lion Hearted (Regan Arts, avril 2018), et dont le National Geographic vient de publier des extraits, il rapporte les faits établis et des témoignages qui permettent de démêler le vrai du faux.

Vérité sur les événements

À l’époque des événements, on avait pu lire dans certains médias que Cecil avait probablement agonisé durant près de 40 heures. Pour Andrew Loveridge, c’est impossible, car la blessure thoracique provoquée par la première flèche était si grave qu’elle ne permettait pas au pauvre mâle de survivre si longtemps. En revanche, le spécialiste est formel : son ami le grand fauve a connu un véritable calvaire, au cours de cette nuit fatidique où un Américain fortuné a pris son plaisir en le massacrant.

Un interminable supplice

Les données GPS du collier de Cecil, ainsi que les aveux de Cornélius, l’un des principaux protagonistes de la tragédie, permettent d’affirmer que l’animal a souffert entre dix et douze heures après le décochement de la flèche initiale en soirée. À défaut d’atteindre ses organes vitaux, la pointe l’a mortellement touché et handicapé. Incapable de se déplacer sur plus de 350 mètres, le lion haletant a tenté de lutter contre l’étouffement et s’est débattu pour respirer jusqu’au matin. Ce n’est qu’autour de 9 h que ses assassins se seraient résolus à lui administrer le coup de grâce. Pourquoi Palmer ne l’avait-il pas achevé plus tôt ? À l’évidence parce que cet individu semble dépourvu de la moindre sensibilité. Et puis, chez les chasseurs de trophées, on aime les cadavres bien « propres ». Moins on tire de flèches (ou de balles), moins on endommage la peau… Cela fait toujours plus chic, ensuite, dans le salon et pour se glorifier de son « exploit ».

Halte à l’acharnement !

Et quel exploit ! Dans le cas du meurtre de Cecil, il a été prouvé que le beau mâle, habitué aux humains, et par conséquent peu farouche, avait été délibérément attiré par les braconniers hors du parc national à l’aide d’une carcasse d’éléphant. Le prendre ainsi au piège, en méprisant la réglementation, et alors qu’il s’alimentait sans méfiance, relevait ainsi pour eux de la bravoure…

Ils ne sont malheureusement pas les seuls à voir dans de telles méthodes le summum de l’héroïsme. Les « Walter Palmer » sont légion. En tant qu’emblème du parc zimbabwéen Hwange, Cecil était mondialement connu. Sa mort a donc défrayé la chronique et a pu être dénoncée partout. Mais nombre de ses congénères, moins célèbres, subissent le même sort chaque année et s’éteignent en silence. Pour quelques liasses de dollars, de richissimes amateurs de sang et de souffrance s’arrangent avec les quotas et les lois pour transformer en objets morbides les derniers représentants d’un peuple en déclin. Car oui, rappelons-le, souverains désormais déchus de la savane africaine, les lions sont au bord de l’extinction. Plus que jamais, One Voice se mobilise à leurs côtés. Avec nous, dites non à la cruauté !

Césariennes et avortements provoqués pour décrire le pancréas des fœtus

Césariennes et avortements provoqués pour décrire le pancréas des fœtus

Césariennes et avortements provoqués pour décrire le pancréas des fœtus
16.03.2018
France
Césariennes et avortements provoqués pour décrire le pancréas des fœtus
Expérimentation animale

Dans cette expérience de 2017, cinq chiennes beagles gestantes se sont vues arracher leurs petits de leurs entrailles avant terme, pour sacrifier les fœtus dans le seul but de disséquer leur pancréas et voir leur niveau de développement in utero.

Pour le Dr André Ménache, ces analyses auraient tout aussi bien pu être réalisées sur des fœtus issus d’avortements spontanés. Au lieu de cela, les chiennes beagles, si sensibles et douces par nature, mais encore d’avantage vu leur état, ont eu le ventre découpé! On leur a fait subir des césariennes sans aucune nécessité pour la santé de leurs petits ni la leur. Qui plus est, toute incision si importante de l’abdomen peut mener à des malaises et douleurs, sans compter la dépression possible suite au prélèvement de leurs fœtus ! Leurs petits, eux, ont été tués alors qu’ils auraient pu devenir de parfaits compagnons de vie, joyeux et aimants, en bonne santé.

Les scientifiques de leur côté ne comptent pas s’arrêter là, estimant qu’il faudrait à présent déterminer quand ce pancréas se met en activité…

Source : Anat Rec (Hoboken). 2017 Aug;300(8):1429-1438. doi: 10.1002/ar.23595. Epub 2017 Mar 27. Development of the Endocrine Pancreas in the Beagle Dog: From Fetal to Adult Life. Bricout-Neveu E, Pechberty S, Reynaud K, Maenhoudt C, José Lecomte M, Ravassard P, Czernichow P.

P’tit Père a échappé à une tentative de noyade, après avoir été piégé!

P’tit Père a échappé à une tentative de noyade, après avoir été piégé!

P’tit Père a échappé à une tentative de noyade, après avoir été piégé!
15.03.2018
Loire Atlantique
P’tit Père a échappé à une tentative de noyade, après avoir été piégé!
Animaux familiers

P’tit Père a vu la mort en face. Une expérience terrifiante. Son humain a pu le sauver in extremis d’une mort lente et douloureuse, préméditée, tous deux se remettent du choc. Nous les représenterons en justice.

P’tit Père se promenait insouciant et aimé, dans le jardin de sa famille. Il ne dérangeait personne.

Mais ce 12 mars, il a été attiré dans une cage-piège, contenant de la nourriture. Le voisin a immergé la cage à l’intérieur d’une poubelle remplie d’eau, sans aucun état d’âme pour le félin délicat qui luttait pour sa vie. Il a fermé la poubelle avec un serre-joint, et pour s’assurer que P’tit Père ne survive pas et pour cacher son méfait, il a ensuite alourdi le couvercle d’une jardinière et d’un bidon.

Le pauvre chat a donc déployé toute son ingéniosité et sa force vitale pour sortir du piège, quitte à se blesser profondément de part et d’autre du crâne. Il a réussi à sortir la tête de la cage totalement sous l’eau, et a surnagé dans l’obscurité de la poubelle fermée, pendant quelques minutes, qui se sont rapidement transformées en heures… Ce fut la lutte dans l’angoisse, pendant des heures et des heures, pour ne pas retomber dans l’eau, et ne pas manquer d’oxygène, dans le noir.

Lundi 12 mars, l’humain de P’tit Père rentre du travail et l’appelle. Sans réponse de sa part, et sans signe de vie, en fin de journée, il se met à le chercher aux alentours de leur domicile, et finit par reconnaitre ses miaulements, mais comme étouffés, faibles, dans la cour voisine.

P’tit Père, traumatisé, s’est échappé dès que son humain l’a sauvé, a tenté aussitôt de fuir ce lieu où il a failli mourir, et sans y parvenir, s’est prostré -trempé et apathique- dans un recoin de la cour. Il a fallu plusieurs heures à son humain sous le choc, pour réussir à le rasséréner et à le récupérer pour le réconforter, lui apporter des soins et enfin, porter plainte pour lui.

Nous portons plainte en notre nom et celui de la SPA 44, pour tous les actes de cruauté subis par P’tit Père. Nous les représenterons lui et sa famille dans le procès qui aura lieu contre le voisin.

La famille de l’orque Lolita se meurt!

La famille de l’orque Lolita se meurt!

La famille de l’orque Lolita se meurt!
14.03.2018
Canada
La famille de l’orque Lolita se meurt !
Animaux sauvages

Tandis que l’orque captive végète dans un bassin aux États-Unis, la tribu qui l’a vue naître est menacée de disparition. Les captures pour les delphinariums et des barrages conduisent la communauté des orques résidentes du Sud au bord de l’extinction. Pour la famille de Lolita, One Voice vous invite à signer une pétition !

Il s’agit des proches parents, des cousins, des amis de l’orque Lolita… Ils l’ont vue naître. Elle leur a été arrachée dans la douleur et les cris lorsqu’elle n’avait que quatre ans et végète désormais dans un bassin américain. Nombre de ses frères et sœurs ont connu le même sort : 47 d’entre eux ont été capturés dans un bain de sang pour remplir les delphinariums. Aujourd’hui, prisonniers ou libres, tous les membres de la famille de Lolita sont en danger critique.

Captivité ou famine

Tandis que les épaulards séquestrés endurent les pires souffrances physiques et psychiques loin des leurs, tandis que les tortionnaires prétendent avec une hypocrisie redoutable agir pour la protection des espèces menacées, on voit bien la réalité : la petite communauté des orques résidentes du Sud se meurt sans que les gestionnaires des delphinariums s’en soucient ! Elle ne compte plus que 76 individus dans la nature, dont seulement une trentaine de reproducteurs… Où sont donc leurs soi-disant « plans de conservation ex situ » ?

Aux captures déjà responsables de leur disparition, s’ajoute la famine. La tribu de Lolita agonise à cause de la raréfaction des saumons sauvages constituant 50 % de son alimentation. Quatre barrages situés sur le cours inférieur de la rivière Snake, dans l’État de Washington, bloquent le passage des poissons et les empêchent de frayer. Des milliers d’entre eux périssent aussi quand le niveau de l’eau de la rivière ou des réservoirs devient trop élevé en été.

One Voice réclame l’ouverture des barrages

Sur place, la coalition Damsense (regroupant aussi bien des pêcheurs, des ingénieurs, des familles, des entreprises…) demande dans une pétition la destruction de ces barrages obsolètes, inutiles, onéreux et ravageurs. En attendant, elle souligne que les percer limiterait déjà les dégâts. Pratiquer des ouvertures permettrait de faire revenir plusieurs millions de poissons dans le bassin du Columbia et leur donnerait une chance ainsi qu’aux orques de se rétablir. Une solution rapide et efficace qui pourrait être instaurée dès 2018 si le sénateur Murray et le gouverneur Inslee la soutiennent.
One Voice vous invite à signer cette pétition pour obtenir la rupture immédiate des barrages et tenter de sauver la famille de Lolita. Signez et partagez la pétition (en anglais).

 

Enregistrer l’activité du cerveau du chat… pour qui?

Enregistrer l’activité du cerveau du chat… pour qui?

Enregistrer l’activité du cerveau du chat… pour qui ?
13.03.2018
France
Enregistrer l’activité du cerveau du chat… pour qui ?
Expérimentation animale

La loi impose que les expériences faites sur les animaux soient justifiées, et leur procurent le moins de douleur possible. Celle-ci est l’une de celles dont le Dr Ménache a le plus de mal à voir émerger le but et l’utilité absolue, d’autant plus qu’aucune application n’est prévue en médecine humaine.

En 2017, des chercheurs ont implanté des électrodes à même le cerveau des petits félins, pour pouvoir enregistrer l’activité de leur cerveau pendant une expérience de vision. Ces êtres sensibles ont été légèrement anesthésiés, mais il a fallu tout de même leur inoculer un relaxant musculaire, dans le but de les paralyser, pour éviter tout mouvement. Que comprend-on? Que l’anesthésie est incomplète – puisque le cerveau et la vue sont sollicités, et que les chats pourraient donc ressentir la douleur tout en étant conscients.

Il arrive que certains patients humains se réveillent de l’anesthésie, en cours d’opérations chirurgicales. Or plus que la douleur, c’est la paralysie qui les terrifie le plus. Imaginez la peur viscérale des chats dans cette situation !

Source : PLoS Comput Biol. 2017 May; 13(5): e1005543. Published online 2017 May 24. doi: 10.1371/journal.pcbi.1005543 PMCID: PMC5464673 Spontaneous cortical activity is transiently poised close to criticality Gerald Hahn, Adrian Ponce-Alvarez, Cyril Monier, Giacomo Benvenuti, Arvind Kumar, Frédéric Chavane, Gustavo Deco, and Yves Frégnac

Les chiens errants de Sotchi : tués avec l’accord de la mairie

Les chiens errants de Sotchi : tués avec l’accord de la mairie

Les chiens errants de Sotchi : tués avec l’accord de la mairie
09.03.2018
Russie
Les chiens errants de Sotchi : tués avec l’accord de la mairie
Animaux familiers

En Russie, la municipalité de Sotchi règle le problème de l’errance des chiens en employant une entreprise privée, chargée de les tuer. Découvrez en images le procédé mis en place et écrivez à l’ambassade de Russie en France!

Transcription de la vidéo :

  • Nous avons mené notre enquête pour savoir comment la municipalité de Sotchi règle la question des animaux errants ; un acte reflétant le niveau de développement de notre société.
  • Nous avons découvert qu’elle soutenait le massacre des animaux errants dans sa ville.
  • Tout a commencé en 2013, quand les pouvoirs publics de la ville (région de Krasnodar) ont donné leur accord pour « nettoyer » les rues des animaux errants.
  • Il a été clairement défini que ce « nettoyage » consistait en une livraison, un acheminement, une utilisation et une mise à mort des animaux.
  • La loi de la région de Krasnodar permet de tuer les animaux errants uniquement dans le cas où ils représentent un danger pour la société. Autrement, ces derniers doivent être pris en charge dans un refuge.
  • Mais en 2013, on n’en comptait aucun dans la ville.
  • C’est à cette époque que les défenseurs des animaux de la ville ont alerté l’administration tout en sensibilisant le public.
  • En 2013, les autorités de la ville décident d’accorder 5 ha de terrain municipal et 7 millions de roubles (correspondant à 100 000€) pour une cause quelconque et non-définie.
  • L’administration de Sotchi a proposé à une association pour les personnes handicapées de s’y installer, avec le refuge, d’une capacité de 50 places au maximum avec des conditions non-conformes aux règles sanitaires et vétérinaires.
  • Comment l’association pour personnes handicapées trouverait-elle le temps de s’occuper des chiens ?
  • E. Gontareva, une militante de la cause animale, témoigne.
  • Nous avons appris qu’une certaine entreprise BASSIA de Rostov-sur Don capture les chiens à Sotchi. C’est elle qui a gagné le contrat des 9 Mln roubles pour tuer les animaux errants.
  • En 2017, avec cette somme, l’entreprise a exterminé plus de 3000 animaux errants

 

Egor : nous avons une meute de chiens dans notre quartier et je ne sais pas à qui m’adresser ?

BASSIA : Dans quel endroit ?

Egor : à côté du 33 rue Alpiiskaya

BASSIA : vous allez vous adresser à la mairie pour faire votre demande

Egor : qu’est-il possible de faire au mieux ? Il y a beaucoup d’enfants qui passent par ici

BASSIA : je comprends, les gens sont agressifs de nos jours, et nous faisons ce travail très tôt matin

Egor :  alors combien cela va-t-il nous coûter ?

BASSIA : je vous le dis, faites votre demande auprès de la mairie, le maire paiera

Egor : les animaux vont partir dans un refuge, n’est-ce pas ?

BASSIA : non

Egor : il n’y a pas de refuge ?

BASSIA : il y a des refuges mais ils ne les prennent pas. Je peux vous donner des adresses, mais je vous assure qu’ils ne les prennent pas

Egor : vous allez les tuer ?

BASSIA : on les endort

Egor : vous les endormez ? Comment ça ?

BASSIA :  oui, sinon que voulez-vous qu’on fasse ?

Nous avons téléphoné à MKU (Direction municipale d’Etat, autrement dit la mairie) de Centralnii District de Sotchi.

Mairie : Bonjour !

Egor : un employé de BASSIA m’a donné votre numéro de téléphone et a dit que la capture des animaux se faisait avec votre accord ?

Mairie : oui, je vous écoute. Dans quel district êtes-vous ?

Egor : au 33 rue Alpiiskaya, mais je souhaite avoir des précisions. Les animaux seront-ils accueillis au refuge ?

Mairie : non, il n’y a pas beaucoup de places.

Egor : vous allez les endormir ?

Mairie : bah évidemment, vous voulez vraiment que je vous décrive tout le processus ? Il ne vaut mieux pas, vous ne pensez pas ? Il n’y a pas beaucoup de places dans le refuge et pas assez de nourriture. Le refuge à Baranovka est tout petit.

Egor : les chiens vont être emmenés chez le vétérinaire pour être endormis ?

Mairie : un produit est envoyé à travers un petit tuyau et ce via une seringue

Egor : c’est le matin que l’entreprise fait le travail pour que les enfants ne puissent rien voir ?

Mairie : bien sûr, ils viennent uniquement à l’aube

Rappel à BASSIA :

Egor : Re-bonjour, l’administration a enregistré la demande pour demain

BASSIA : je ne sais pas, personne n’a appelé pour le moment

Egor : oui, par contre les autorités n’ont pas précisé le coût. Je ne comprends pas, c’est gratuit ?

BASSIA : Monsieur Pakhomov (le Maire) nous paie. Vous pouvez vous renseigner. La mairie nous confirme l’ordre que nous réalisons avant d’être payés.

Agissez en écrivant à l’ambassade de Russie en France

Massacrer les animaux errants est aussi cruel qu’insensé. Cela n’apporte pas de solutions sur le long terme. Il est possible de soigner et de stériliser les animaux, il suffit d’en avoir la volonté politique. Seule une gestion durable et éthique permet de répondre à cette problématique, pour aider ces animaux en grande souffrance et la population mal informée. Merci de votre mobilisation!

Ambassade de la Fédération de Russie
40-50 Boulevard Lannes
75116 Paris
ambrusfrance@mid.ru