Pour les orques, Parques Reunidos doit prendre la bonne décision

Pour les orques, Parques Reunidos doit prendre la bonne décision

Pour les orques, Parques Reunidos doit prendre la bonne décision
09.12.2019
International
Pour les orques, Parques Reunidos doit prendre la bonne décision
Exploitation pour le spectacle

À la suite de notre alerte sur le fait que Parques Reunidos, groupe qui possède Marineland et de nombreux delphinariums, prévoit de transférer les quatre orques françaises, Inouk, Wikie, Moana et Keijo, dans des bassins en Chine où les delphinariums sont réputés pour leur extrême cruauté envers les animaux, et où les associations de protection animale sont bâillonnées, Marineland a écrit trois lignes de démenti sur Facebook.

Un démenti succinct…

Face à une telle nouvelle, soutenue par la biologiste de renom Ingrid Visser, de nombreux partenaires associatifs et des milliers de citoyens inquiets, la réaction de Marineland fait pâle figure. D’une part, ces orques ne leur appartiennent pas, c’est à Parques Reunidos de répondre; d’autre part, il est plus que probable qu’ils aient tous signé des «accords de non-divulgation». Les dirigeants du groupe ne préviennent pas forcément les petites branches de leurs actions stratégiques globales!

Un arrêté delphinarium qui concerne surtout les dauphins

Le courageux arrêté «delphinarium» de Ségolène Royal interdisait la reproduction en captivité ainsi que les transferts de cétacés entre parcs. Depuis son annulation pour un détail technique, nous demandons sa réécriture à l’identique. Avant même l’arrêté de mai 2017, Marineland avait annoncé stopper le programme de reproduction des orques. En Occident, Tilikum et le documentaire Blackfish ont fait basculer les choses pour les orques, qui sont alors sorties du plan européen. Les interrogations autour de l’arrêté portent donc essentiellement sur les dauphins. Ils étaient et seront au centre des nouvelles mesures, dont l’annonce, attendue pour la rentrée 2019, ne cesse d’être repoussée mois après mois… Nous espérons qu’Élisabeth Borne prendra un arrêté du niveau de celui de 2017 pour les dauphins.

Les orques, hors de portée du ministère: nous en appelons au Président de la République!

Autrement dit, ces quatre orques n’appartiennent pas à Marineland et sont – hélas – hors de la compétence du ministère. C’est pourquoi nous en appelons à Emmanuel Macron pour qu’il intercède en leur faveur, comme Vladimir Poutine l’a fait récemment pour les orques en Russie.

Nous vous invitons à participer à la 15ème édition du rassemblement unitaire du 22 décembre « Debout pour la Liberté » pour sauver nos orques et obtenir pour elles un sanctuaire, pas la Chine! Continuez de signer la pétition!

Sauvons nos orques! Un sanctuaire, pas la Chine!

Sauvons nos orques! Un sanctuaire, pas la Chine!

Sauvons nos orques! Un sanctuaire, pas la Chine!
07.12.2019
Antibes
Sauvons nos orques! Un sanctuaire, pas la Chine!
Exploitation pour le spectacle

Inouk, Wikie, Moana et Keijo, les quatre orques nées et captives au Marineland d’Antibes devraient être transférées très prochainement en Chine. Or là-bas, elles seraient exploitées sans pitié jusqu’à leur dernier souffle car aucune loi n’y protège les animaux. Nous ne laisserons pas faire ça! Nous demandons au Président de la République d’agir, appelons à la mobilisation et rassemblons autour de ce combat nos alliés, experts et ONG, dans la lutte pour la fermeture des delphinariums. Sauvons nos orques! Elles ont besoin d’être transférées dans un sanctuaire et certainement pas en Chine!

Dans l’empire du Milieu, la construction de bassins et parcs de reproduction se multiplient à vue d’œil et dans des proportions monumentales. Les industriels à la tête de ces entreprises sont prêts à tout, n’hésitant pas à se fournir «à la source» pour remplir les bassins, comme en Russie

L’industrie de la captivité: prête à tout

Mais les pays occidentaux sont en pleine mue face à la captivité des animaux sauvages. Ainsi, Vladimir Poutine, après avoir consulté des spécialistes des orques accompagnés d’ONG dont One Voice, a courageusement ordonné l’interdiction de la vente des orques et bélougas capturés dans les eaux russes. Tous ont été relâchés. Une perte sèche pour les milliardaires russes à la tête de ce business, chaque orque vivante se vendant un million de dollars, et un manque d’animaux à exploiter pour cette industrie de la captivité en plein essor en Chine. Les campagnes d’information et la désaffection du public pour ces « spectacles » poussent aujourd’hui Marineland à se débarrasser de ses orques tout en en tirant encore profit.

Le groupe Parques Reunidos qui possède, entre autres, Marineland, fait partie de ces structures qui se développent dans cette partie du monde. Nous venons d’apprendre qu’il devrait opérer un transfert des orques de France, en janvier prochain.

L’enfer est un bassin de delphinarium en Chine

Ce qui les attend en Chine, c’est la reproduction incessante, la séparation de Wikie et de ses fils Moana et Keijo, qui n’a que 6 ans. Rappelons qu’en liberté, les orques vivent ensemble en groupes familiaux toute leur vie… À cela, on peut ajouter l’exposition à des maladies conséquentes à la baisse du système immunitaire due à la captivité, la folie entraînant des comportements d’automutilation, et la mort par épuisement. En Chine, nombreux sont les cétacés captifs qui disparaissent sans laisser de traces, dans une impunité totale…

Sauvons nos orques!

Mais Inouk, WikieMoana et Keijo sont des orques nées en France. Marineland a des responsabilités vis-à-vis d’elles, ne serait-ce que sur un plan moral. Ce sont «nos» orques! Nous demandons au Président de la République d’intervenir, comme l’a fait son homologue russe. Nous lui avons écrit, ainsi que la biologiste spécialiste des orques, la Dre Ingrid Visser.

Un sanctuaire, pas la Chine!

Nous avons vu mourir Valentin lors de la tempête de 2015, et alerté sur le sort d’Inouk. Le parc n’est pas en règle avec la réglementation actuelle. Année après année, nous sommes présents aux côtés des orques. Nous demandons également sans relâche au ministère de l’Écologie que l’arrêté de 2017 soit réécrit à l’identique et en urgence pour interdire les échanges entre parcs ainsi que la reproduction en captivité! En attendant, depuis plus de deux ans, la reproduction des dauphins bat son plein dans les delphinariums français, et les orques risquent de voir leurs conditions de détention empirer jusqu’à devenir infernales. Elles ont besoin d’être transférées dans un sanctuaire marin ! Parque Reunidos, cotée en bourse, a largement les moyens d’investir dans la mise en place d’un espace où elles pourront vivre loin des yeux du public, en semi-liberté, ensemble. Signez la pétition !

Shouka, la grande sœur bien-aimée d’Inouk, envoyée en 2002 aux États-Unis et maintenue plus de dix ans seule dans un bassin vide, tourne actuellement en rond dans les bassins de SeaWorld en Californie. Après ces années d’isolement qui l’ont menée à la folie, elle est un peu sortie de sa détresse grâce à une orque plus âgée et captive comme elle. Shouka aussi serait concernée par le transfert vers la Chine. Elle sera certainement forcée à se reproduire en plus d’être asservie de façon indécente pour amuser la galerie, comme les autres. C’est donc les cinq orques « françaises » qui disparaîtront à jamais si nous laissons faire l’industrie de la captivité.

Lettre d’Ingrid Visser à Emmanuel Macron

Lettre d’Ingrid Visser à Emmanuel Macron

Lettre d’Ingrid Visser à Emmanuel Macron
07.12.2019
International
Lettre d’Ingrid Visser à Emmanuel Macron
Exploitation pour le spectacle

Objet: les orques au Marineland Antibes, en partance pour la Chine

Monsieur le Président de la République,

J’ai appris récemment que Parques Reunidos (entreprise espagnole possédant plus de 60 parcs d’attractions à travers le monde, dont le Marineland d’Antibes) tente actuellement de transférer ses orques (Orcinus orca) de France vers un établissement chinois. À ce stade, on ne connaît pas exactement la nature de l’établissement en question, mais étant donné que Parques Reunidos possède aussi des parcs en Chine, il est probable qu’il s’agit d’un transfert interne à l’entreprise.

J’ai visité le Marineland d’Antibes et constaté le mauvais état de santé des orques, en particulier d’Inouk, le mâle adulte. Sur la base de mes observations, j’ai déposé un rapport auprès de l’ONG One Voice, association de défense des animaux basée en France. J’ai également visité un certain nombre d’installations en Chine détenant des cétacés captifs (baleines, dauphins et marsouins) et j’ai trouvé que leurs conditions de vie y étaient encore pires qu’au Marineland d’Antibes. Je joins par exemple à cette lettre une série de photographies illustrant quelques-uns des problèmes constatés. L’une montre un certain nombre de poissons morts agglutinés au sommet de la grille au fond du bassin des orques, ce qui indique une mauvaise hygiène, une mauvaise alimentation ou des comportements anormaux de la part des orques (ou une combinaison de tous ces facteurs). La régurgitation, qui peut expliquer la présence des poissons morts, a été documentée par SeaWorld comme un signe de stress chez les cétacés maintenus en captivité. Dans la même installation chinoise, j’ai répertorié des orques aux yeux rendus rouges par la piètre qualité de l’eau, et d’autres pourvues de cicatrices dues aux défauts de conception des bassins. J’ai remarqué des ecchymoses sur le menton de certaines orques, qu’elles se sont faites à force de se cogner la tête contre le béton.

Il convient également de noter qu’il n’existe aucune loi sur le bien-être animal en Chine offrant ne serait-ce qu’un minimum de protection aux cétacés qui y sont détenus en captivité. Pour le moment, et bien que les conditions de vie des orques au Marineland d’Antibes ne soient pas bonnes, celles-ci bénéficient au moins de la surveillance des ONG et d’un certain niveau de protection grâce aux lois françaises et européennes.

Une fois qu’ils seront en Chine, les animaux peuvent (et vont certainement) être élevés afin d’être vendus aux divers établissements du pays. À l’heure actuelle, plus de 70 installations ont été construites pour la détention des cétacés, afin de les exposer au public et de leur faire faire des tours de cirque. Vous avez sans doute eu vent de ce qu’il s’est passé récemment en Russie, où 10 orques et 90 bélugas, qui avaient été capturés dans la mer d’Okhotsk à destination du marché chinois, ont été libérés à la demande du public et sur décision du président Poutine. J’étais l’une des rares scientifiques à avoir accès à cette installation et j’ai pu constater à quel point les conditions de détention étaient mauvaises pour les orques réservées par les établissements chinois. Avec mes collègues, nous avons rendu compte de la situation sur place et recommandé que les animaux soient relâchés dans l’océan. C’est chose faite depuis quelques semaines à peine, mais à présent que cette source d’approvisionnement est tarie, les Chinois se tournent activement vers les établissements détenant des orques en captivité.

Il est clair que le déplacement de tout cétacé de la France vers la Chine échappera à tout droit de regard et mettra également toute entreprise possédant ces animaux à l’abri de la surveillance des ONG et du gouvernement. Je vous recommande de lire les rapports de la China Cetacean Alliance [1] sur ces situations et les conditions épouvantables auxquelles les cétacés sont confrontés.

Je vous demande respectueusement, en tant que scientifique et biologiste spécialiste des cétacés, mais aussi en tant que témoin ayant dûment constaté les conditions de vie déplorables imposées aux animaux dans les aquariums chinois, d’interdire l’exportation de chacune des orques détenues en France afin de garantir qu’elles puissent continuer à bénéficier des protections qui leur sont accordées en vertu des lois françaises et européennes. Naturellement, je serais heureuse de discuter de la situation avec vous si vous avez des questions.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération,

Dre Ingrid N. Visser (PhD)

1- http://chinacetaceanalliance.org/ pour les détails caractéristiques du parc et http://chinacetaceanalliance.org/wp-content/uploads/2019/06/19-CCA-Report-English-FINAL.pdf pour un rapport de synthèse.

Chirkane, le rebelle sacrifié

Chirkane, le rebelle sacrifié

Chirkane, le rebelle sacrifié
06.12.2019
Maine-et-Loire
Chirkane, le rebelle sacrifié
Exploitation pour le spectacle

Chirkane n’en pouvait plus des atrocités du cirque. Il s’est rebellé, a dit stop à ce calvaire, à son dresseur. Aussitôt, nous avons proposé de le transférer avec son frère Elyo sur leurs terres africaines. Face au mur de silence, à l’opacité, pendant près de trois ans, nous nous sommes mobilisés pour savoir ce qui lui était arrivé. Nous venons d’apprendre que Chirkane a été tué. Nous nous indignons face à son «euthanasie». Lion coupable de s’être montré trop libre dans un monde où l’assujettissement est le maître-mot.

Il est des lieux où l’on « aime » les animaux sauvages, à tel point qu’on les contraint à vivre parmi nous. Mais attention, on les veut « sauvages » comme nous l’entendons nous, c’est-à-dire captifs, domptés, serviles. Et gare à celui qui ne se soumet pas entièrement. Chirkane, le lion « de cirque », l’a payé de sa vie.

Coupable d’être lion

C’est la terrible nouvelle que nous venons d’apprendre dans une lettre de la préfecture du Maine-et-Loire, datée du 21 novembre 2019. Ainsi, Chirkane a été tué, à la suite d’un écart de conduite le 7 mai 2017. Ce jour-là, à bout, ne supportant plus ses conditions de détention et les séances de violence, il a refusé d’exécuter un ordre et donné instinctivement un coup de patte. Bien qu’il ne s’agît pas d’une attaque meurtrière, le grand prédateur a été jugé coupable. Au moment même où il a exprimé sa lassitude, où il s’est comporté comme un lion libre, il a signé son arrêt de mort !

Le mur du silence

Depuis l’accident, nous redoutions la perspective de cette fin tragique et avons multiplié les démarches pour que Chirkane nous soit confié. Mais nous nous sommes régulièrement heurtés à des murs, pour lui et son frère Elyo. Nous avons demandé à la préfecture du Maine-et-Loire le retrait d’Elyo et que l’on nous indique où se trouvait Chirkane. En guise de réponse, le préfet nous a dit avoir alerté la directrice des services vétérinaires. Puis, silence radio…

Des mois de bataille et d’espoir

De notre côté, parallèlement à notre combat pour Elyo qui a abouti à son placement dans un zoo-refuge, nous avons continué de frapper à toutes les portes au sujet de Chirkane, dont celle de la CADA (Commission d’accès aux documents administratifs) et du ministère de la Transition écologique et solidaire. Nous avions fini par saisir ce dernier pour savoir enfin où il se trouvait. Un mois plus tard, une réponse évasive nous informait que « l’exploitant » ne détenait plus de lions et qu’un animal était désormais équipé d’un transpondeur… S’agissait-il de Chirkane? L’espoir était encore permis… Celui-ci a continué de nous animer jusqu’à la réception du funeste courrier du préfet en ce début de semaine, officialisant « l’euthanasie » de Chirkane. A priori, le pauvre a été tué dès 2018 et probablement devant Elyo, son frère, son compagnon de cage…

Le combat continue

Joint à cette annonce, un arrêté fait état que l’ancien exploitant de Chirkane s’est vu refuser le renouvellement de son agrément de capacitaire. Si, bien sûr, nous nous réjouissons d’avoir sauvé Elyo et que le circassien ait perdu son autorisation d’accueillir d’autres félins, nous ressentons une profonde tristesse pour Chirkane, grand fauve livré en pâture à la folie humaine et dont la mort aurait pu être évitée. L’annonce de son abattage renforce également nos inquiétudes concernant Sultan, autre lion aux mains des circassiens, dont nous avons perdu la trace depuis début 2018. Nous craignons le pire mais nous n’aurons de cesse de nous battre afin qu’éclate au grand jour la vérité sur la façon dont les cirques et les autorités, qui sont en charge de protéger les animaux, traitent ceux-ci.

La justice prendrait-elle enfin la défense des loups ?

La justice prendrait-elle enfin la défense des loups ?

La justice prendrait-elle enfin la défense des loups ?
05.12.2019
France
La justice prendrait-elle enfin la défense des loups ?
Animaux sauvages

Depuis des années, de manifestations en actions de sensibilisation sur la personnalité des loups, et de réunions au ministère en actions juridiques, nous nous battons pour que cesse la traque des loups en France. En 2018, nous avons entrepris des démarches au Conseil d’État contre les arrêtés interministériels et le décret présidentiel permettant de tuer des loups malgré le caractère protégé de leur espèce. Nous avions également déposé un recours contre le préfet coordinateur du «plan loup». Nous avons partiellement gagné, une preuve que la cause des loups avance à la fois au sein de la population et au sein de la justice. Mais nous ne baisserons pas la garde…

Au mois d’août dernier, une milice anti-loups masquée et armes au poing se déclare dans les Hautes-Alpes, prête à en découdre.. Ses membres affirment qu’ils iront éradiquer les loups des environs si l’État ne ploie pas sous leurs menaces. Le fait lui-même est choquant et appelait une réponse sans équivoque : nous avons déposé plainte pour association de malfaiteurs en vue de destruction d’une espèce protégée.

L’État complice d’effacer les animaux de la surface de notre pays

Pourtant, quoi qu’en disent ces braconniers, l’État protège les éleveurs et les chasseurs, et soutient leurs demandes ! Ils se pensent au-dessus des lois ? Pourquoi se gêneraient-ils, puisque le Président de la République clame en février dernier: « Le loup, on va le réguler ! […] Comment vous dites pudiquement vous, du prélèvement? », quand son ministre de l’Intérieur, le 21 novembre, traduit sans équivoque cela par « buter du loup » … Malgré tous ses efforts pour cacher le fait que la biodiversité est le cadet de ses soucis, le gouvernement assume qu’il ne cherche qu’une chose: éradiquer les loups petit à petit. Au départ, le « plan loup » autorisait à tuer 40 loups par an. Il passa ensuite à 43, 50 puis à 100! One Voice s’est toujours inscrite en faux contre quelque quota que ce soit. Les loups doivent être protégés, et non pris pour cibles! Ils sont hautement intelligents et sociaux, et ont un rôle à tenir dans les écosystèmes.

 

« Buter du loup »…
Oui, en France, le massacre des loups se pratique avec l’assentiment des représentants du @gouvernementFR censés prendre leur défense! Si vous en doutiez voici les propos de @CCastaner sur les loups ce mardi. #FauneSauvage
Merci à @STouvert – Vidéo @dicitv pic.twitter.com/35GBECbsFY

— One Voice (@onevoiceanimal) November 21, 2019

Arrêté interministériel et décret présidentiel bientôt remis en cause à la suite de nos recours!

Au Conseil d’État le 2 décembre dernier, nous demandions l’annulation des arrêtés interministériels et du décret présidentiel, désignant le préfet coordinateur du plan loup ainsi que ses attributions exactes, le nombre de loups traqués et que les préfets puissent déroger à la loi sur la protection des loups. Ces quotas et dérogations ne servent qu’une chose : les lobbies agricoles et cynégétiques, au détriment de la biodiversité. Le public, majoritairement opposé à ces arrêtés, n’était pas dupe. Mais le ministère de l’Écologie en charge de la protection de la nature réglemente la manière dont elle doit être détruite, et pire, demande au Conseil d’État de rejeter notre requête.

Le rapporteur public – dont l’avis est la plupart du temps suivi par le Conseil d’État dans sa prise de décision – a rejeté la plupart de nos demandes. Les quotas resteront en place. En revanche, si le Conseil d’État suit bien l’avis du rapporteur, le préfet coordinateur ne pourra plus autoriser les tirs sur les loups si le seuil limite est atteint, même avec l’excuse que cela mettrait en danger les troupeaux. Si l’annulation est prononcée par le Conseil d’État, One Voice, seule face aux instances de l’État, les aura fait plier et diminuer les pouvoirs du préfet.

L’arrêté préfectoral annulé: les loups ont été tués illégalement

D’ailleurs, c’est précisément sur ce point que nous avions attaqué le préfet d’Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône, coordinateur du plan loup au tribunal administratif de Grenoble, car il s’était arrogé le droit de faire tuer trois loups supplémentaires au nombre déjà énorme fixé par le ministère de la Transition écologique et solidaire. Nous avions malheureusement été déboutés sur l’urgence, et les loups avaient été abattus. Mais après l’audience du 14 novembre dernier, lors du jugement sur le fond, le verdict est tombé: nous avons obtenu l’annulation de l’arrêté préfectoral: les loups ont donc été abattus en toute illégalité.

Et nous devrions nous satisfaire de cette victoire post-mortem? Non! Notre mission, c’est sauver des vies! Une fois encore, on constate que les loups n’ont pas fini d’être sacrifiés sur l’autel des peurs ancestrales et des intérêts des lobbies cynégétique et de l’élevage. Nous ne les abandonnerons jamais, et continuerons d’attaquer tout arrêté préfectoral ou ministériel organisant leur martyre.

Belvédère de Tunis: pleine vue sur un mouroir

Belvédère de Tunis: pleine vue sur un mouroir

Belvédère de Tunis: pleine vue sur un mouroir
04.12.2019
Tunisie
Belvédère de Tunis: pleine vue sur un mouroir
Animaux sauvages

Le parc zoologique du Belvédère à Tunis porte très mal son nom. À moins que la souffrance animale puisse être considérée comme une source de contemplation. Dans ce lieu sordide, les pensionnaires sont non seulement captifs, mais encore victimes des pires abominations. Aidez-nous à les sauver!

Dans certains zoos, le public lance des cacahuètes aux singes. Problème majeur, car les primates peuvent s’en rendre malades. Mais dans la majorité des cas, les personnes qui leur donnent ainsi à manger ne sont pas animées de mauvaises intentions. Il suffit à la direction de les informer correctement pour mettre un terme à ces pratiques. À Tunis, en revanche, tout est permis ! Et ce ne sont pas des arachides ni des morceaux de pain sec qu’on envoie aux animaux. Le zoo du Belvédère, le plus grand parc de la ville, s’est notamment rendu célèbre en mars 2017 après qu’un groupe de visiteurs s’est acharné sur un crocodile à coups de jets… de pierres!

Cimetière à ciel ouvert

Cette tragédie a fait grand bruit à l’époque. Jusqu’en dehors des frontières du pays. En outre, elle a permis de révéler d’autres scandales courants au sein de cet établissement qui s’apparente en réalité à un mouroir. Grâce à ALVIA, une association locale, et le relais des réseaux sociaux, le monde a ainsi découvert, horrifié, des singes dépérissant dans de minuscules cages en sous-sol, des fauves et des cochons du Vietnam sous–alimentés et privés d’eau malgré la chaleur, un ours à l’agonie, incapable de se déplacer, un lionceau abandonné dans une fosse, des blessés non soignés, des cadavres et des ossements dans les enclos, en pagaille… Sans parler de l’insalubrité générale des lieux, notamment des bassins jonchés de détritus avec lesquels des cygnes s’étouffaient…

Opération relooking

Face au tollé international, la municipalité (car c’est à elle qu’appartient la gestion du zoo) a voulu reprendre les choses en mains. À la suite de la lapidation du crocodile, elle a fermé les portes de l’institution en urgence pour entreprendre sa rénovation. Aujourd’hui, les espaces verts sont mieux entretenus et les enclos ressemblent moins à des décharges. Mais les apparences sont trompeuses. Le parc zoologique manque toujours cruellement de moyens et de personnel. Si les cadavres sont désormais mieux cachés, les animaux ne reçoivent pas plus d’attention qu’auparavant. Les malades et/ou dépressifs sont laissés à leur triste sort, quand ils ne sont pas dépecés sous les yeux de leurs congénères et des passants pour « abréger » leurs souffrances à défaut de les avoir traités à temps.

Agissons!

L’association ALVIA continue de se battre pour dénoncer ces atrocités et sauver les survivants. Elle nous appelle au secours pour faire pression sur la municipalité de Tunis et obtenir que ces êtres martyrs soient placés dans des sanctuaires où ils pourront enfin bénéficier de soins adaptés et d’un environnement conforme à leurs besoins. Aidez-nous à relayer leur appel en signant la pétition.

Pour renforcer votre action, vous pouvez également adresser un courrier (un modèle est disponible ici) à :

  • Municipalité de Tunis:
    • E-mail : webmaster@commune-tunis.gov.tn
    • Numéro de téléphone : +216 71 57 11 98
  • Direction du parc zoologique dont le directeur est Mahmoud Latiri
    • E-mail: zootunis@municipalite-tunis.gov.tn
    • Numéro de téléphone : +216 71 897716 /  +216 897726
  • Ministère du tourisme :
    • E-mail : boc@tourisme.gov.tn
    • Numéro de téléphone : +216 71 341 077
  • Ambassade de France en Tunisie :
    • E-mail : courrier@consulfrance-tunis.org
    • Numéro de téléphone : +216 31 315 111

Micha, Glasha, Bony, Mina…: les preuves accablantes de l’inertie de la préfecture du Loir-et-Cher

Micha, Glasha, Bony, Mina…: les preuves accablantes de l’inertie de la préfecture du Loir-et-Cher

Micha, Glasha, Bony, Mina…: les preuves accablantes de l’inertie de la préfecture du Loir-et-Cher
28.11.2019
Loir-et-Cher Micha, Glasha, Bony, Mina…: les preuves accablantes de l’inertie de la préfecture du Loir-et-Cher
Exploitation pour le spectacle

Dans le dossier mis à notre disposition par le tribunal administratif d’Orléans, les preuves sont accablantes contre les Poliakov, mais aussi contre les autorités qui ont année après année souligné les dysfonctionnements sans jamais prendre les mesures qu’imposait la loi. Quand elles ont fini par agir une fois publiées nos révélations sur les conditions délétères de détention des animaux, c’est uniquement sous la contrainte de la Ministre et sous l’opprobre généralisé.

Pour le bien-être des animaux, il ne suffit pas d’ordonner des visites!

En résumé, à chaque inspection, les non-conformités se répètent mais rien ne vient sanctionner les Poliakov. Depuis leur autorisation d’ouverture, et le premier contrôle en 2010, quand ils ne possèdent pas les papiers en règle de leur quinzaine d’animaux, il leur est simplement ordonné d’en faire la demande. Ces animaux pourraient être issus de filières illégales, ou même volés à des particuliers, aucune enquête n’est diligentée.

La volière ayant mis douze ans à voir le jour, les oiseaux ont donc dû vivre dans des cages minuscules remplies de fientes et de nourriture, plongés dans l’obscurité au fond d’une remorque. Encore une fois, l’administration n’a pas agi comme il aurait fallu. La « tanière » des ours et leur enclos mettent une décennie à être construits – partiellement – et ne sont pas entretenus correctement… À nouveau, malgré les mises en demeure qui s’entassent sur les étagères de la préfecture, aucune n’est suivie d’effet.
À la lecture des documents du dossier, le suivi des animaux est impossible puisqu’ils ne sont pas déclarés, disparaissent (une biche, un singe), leur santé laisse à désirer (des chevaux et poneys non parés aux sabots bien trop longs, une jument couverte d’abcès, le dromadaire qui meurt sans autopsie dans un climat de maltraitance…), rien ne se passe. Les années défilent sans la moindre sanction. Et la souffrance continue.

Ces ours ont une vie misérable

Les ours vivaient dans un camion-cage compartimenté depuis au moins 2004, année de notre première enquête. A l’époque, les Poliakov louaient leurs services à des cirques. Mais ce n’est qu’en 2011 que l’administration leur donne quatre mois pour terminer les cellules dans un bâtiment avec enclos, car ils sont en infraction avec leur autorisation d’ouverture de 2007. En attendant, les ours survivent dans 4 m2 chacun.

En 2017, l’installation est construite et en ordre, et la santé des ours, déclarée satisfaisante…  Mais après nos plaintes, en septembre 2019, changement de ton dans les rapports: les cellules nécessitent une dératisation, les fenêtres n’ont jamais été terminées, les auges sont non conformes. En novembre 2019, alors que Micha vient de mourir, les experts vétérinaires attestent enfin ce que dénonçaient nos experts qu’ «on observe la présence d’eau croupie nauséabonde dans la gamelle de la femelle Glasha », que les dents de Bony et Glasha suscitent des douleurs chroniques et qu’elle a développé une tumeur si grosse qu’elle forme une boule près de son œil.

Le certificat vétérinaire de trop

Début septembre, ignorant que des images avaient été tournées quelques jours auparavant, et alors que Micha n’aurait jamais dû ni être dressé ni déplacé (ses papiers étaient en règle pour la catégorie « zoo », pas « spectacle itinérant ») un vétérinaire certifiait que l’ours  était en bonne santé cardio-pulmonaire et que son poids était correct, le seul point à revoir selon lui étant la longueur de ses griffes. Il donne donc son autorisation pour que Micha soit produit en public.
On sait à présent que l’ours était battu, envahi de tumeurs omniprésentes et ce jusque dans le cerveau, que du cartilage lui obstruait les narines, qu’il avait le larynx déformé par la chaîne par laquelle le tenaient ses geôliers, qu’il pesait les deux tiers du poids d’un ours en bonne santé et que des asticots le rongeaient de l’intérieur jusque dans les pattes… étrange certificat. Mais celui-ci ne concerne pas la préfecture… jusqu’à ce qu’elle l’utilise pour se dédouaner.

Mina, 6 ans dans une cage de 50 cm2 dans le noir

Les papiers de Mina, la petite guenon magot n’ont jamais été en règle depuis au moins décembre 2010. D’où vient-elle? Y a-t-il la moindre preuve qu’elle appartienne aux Poliakov ? Pourtant jamais elle ne sera retirée. Un autre singe disparaît, sans conséquence.
En 2011 l’inspecteur écrit que Mina est détenue dans le camion des ours, dans une cage de 50 cm sur 50 cm, dans le noir, dans des conditions « inacceptables », et il est demandé de lui construire un lieu de vie dans les quatre mois qui suivent. Quand en 2017 enfin, elle dispose d’un espace d’une taille adéquate, il est vide d’enrichissement, demandé par les autorités seulement après nos dépôts de plainte de septembre 2019. De même les orties et déchets laissés au sol ne sont relevés que dans les derniers rapports…

En septembre le ton s’est durci, mais en novembre c’est à nouveau le temps des passe-droits

En ce mois de novembre 2019, alors que la mort de Micha nous a déchiré le cœur, et que des contrôles sont enfin diligentés, on observe à nouveau que les Poliakov bénéficient d’une étrange bienveillance des autorités : de nombreux points ont été levés hors délai quand les inspecteurs étaient sur place, ou non respectés car ils n’avaient « pas pris connaissance de l’ensemble des termes de l’arrêté »… On croit rêver en lisant cela.
La saleté et des déchets gisent encore dans l’enclos de Mina, ils seront retirés devant l’inspectrice. Elle n’a toujours pas de papiers en règle tout étant cependant exploitée pour des films ou des reportages. Et la préfecture leur laisse encore quelques jours pour régulariser!
Les papiers des perroquets ne sont pas non plus conformes, ils n’ont pas les bons. Le rapport laisse entendre que les démarches n’ont pas été effectuées correctement. Depuis 2007. Qui dans notre société bénéficie de délais pareils pour se mettre en règle?

On est en droit de se demander pourquoi des animaux sauvages captifs ne sont pas mieux protégés par les autorités qui en sont garantes. Cela ne suffit pas d’ordonner des contrôles. Il faut sanctionner les infractions. Le retrait de Micha, puis l’arrêté de retrait de Bony et Glasha sont la preuve que ce n’est pas impossible à ordonner. Encore faut-il le vouloir. Nous demandons des comptes à la préfecture du Loir-et-Cher ce jeudi 28 novembre 2019 à 14 h au tribunal administratif d’Orléans.

Bony et Glasha sortis des griffes de leurs dresseurs, provisoirement…

Bony et Glasha sortis des griffes de leurs dresseurs, provisoirement…

Bony et Glasha sortis des griffes de leurs dresseurs, provisoirement…
25.11.2019
Loir-et-Cher
Bony et Glasha sortis des griffes de leurs dresseurs, provisoirement…
Exploitation pour le spectacle

Trois jours avant l’audience au tribunal administratif d’Orléans devant lequel nous l’avons assignée, la préfecture du Loir-et-Cher décide du placement provisoire de Bony et Glasha. C’est un soulagement pour ces deux ours dont l’état de santé très préoccupant est enfin reconnu. Mais ils restent la propriété des Poliakov, et pas un mot sur les autres animaux.

Le préfet justifie sa décision de placement suite à l’expertise vétérinaire que nous avions exigée dans notre recours. Le constat alarmant atteste ce que nous clamons depuis plus de deux mois: Glasha et Bony souffrent terriblement et en permanence. Nos experts avaient vu juste. La grosseur près de l’oeil de Glasha est une tumeur cancéreuse, et Bony, comme elle, souffre de douleurs dentaires chroniques. Nous ne sommes pas dupes, les dents des ours n’ont pas « disparu » du jour au lendemain, tout comme les tumeurs ne sont pas mystérieusement apparues chez Micha, en peu de temps. Les autorités savaient, puisque des contrôles réguliers ont eu lieu au fil des ans, et ont laissé les Poliakov continuer d’exploiter ces pauvres ours dans des conditions abominables.

Le placement n’est pas définitif

Il ne s’agit même pas d’un placement définitif ni d’une interdiction d’exploiter des animaux. Au contraire, si Bony et Glasha retrouvent la santé, et si les Poliakov montrent qu’ils peuvent subvenir financièrement à leur suivi vétérinaire et à leur survie minimale, alors ils pourront retourner dans leurs geôles infâmes. Ils pourront même remplacer les ours si cela leur chante, puisque ni leur certificat de capacité ni leur autorisation d’ouverture ne leur sont retirés. Nous n’allons pas en rester là!

Recours pour faute contre le préfet

Face à nos images incontestables et aux avis de nos experts indépendants, et après l’action de la ministre de l’Ecologie, les autorités ont choisi de faire le minimum. Nous maintenons donc nos demandes, car si les dresseurs ont fait preuve de leur défaillance à assurer la protection des animaux, le préfet aussi: c’est lui le garant de leur protection. Nous venons donc de déposer un nouveau recours contre le préfet pour faute, et demandons 50000€ de dommages et intérêts.

Nous n’abandonnerons pas les autres animaux

Les autres animaux ne doivent en aucun cas rester aux mains des Poliakov dont nous attendons la condamnation pour actes de cruauté dans la partie pénale du dossier. Un dromadaire est mort il y a quelques semaines, et il est impossible d’obtenir une autopsie, alors qu’on se trouve dans un contexte de mauvais traitements graves. Le corps a été envoyé immédiatement à l’équarrissage avec l’assentiment des autorités. Et personne ne mentionne la petite singe Mina, ni les chevaux, poneys et perroquets qui survivent à peine sur la propriété dans des conditions non moins dramatiques. Nous nous battrons jusqu’au bout pour eux.

À Maurs, on achève bien les chevaux

À Maurs, on achève bien les chevaux

À Maurs, on achève bien les chevaux
25.11.2019
France
À Maurs, on achève bien les chevaux
Autre campagne de l’association (ou multiples)

Une des plus importantes foires aux chevaux de France est le théâtre de nombreuses violences. Les individus qui y sont vendus pour la viande, souvent après des années de loyaux services, subissent des sévices en guise de remerciements avant d’être expédiés à la boucherie. Une honte! Nous portons plainte avec l’association Les Sans Voix d’Eden et réclamons que les chevaux obtiennent le statut qui leur revient: celui d’animaux de compagnie!

Ils ont tout donné aux humains. Certains ont passé leur existence entre les mains de particuliers pour la compagnie et le loisir. Beaucoup se sont épuisés dans les centres équestres et les clubs hippiques à force de marcher au pas, au trot, au galop sur commande et sauter des obstacles aussi gigantesques que terrifiants. Plusieurs ont sué sans broncher et se sont rompus les os en tractant des engins extrêmement lourds. D’autres, à l’inverse, encore jeunes, ont souffert du manque d’exercice : ils ont été élevés uniquement pour la viande, et il fallait bien les engraisser. Tous ces chevaux, quels que soient leur âge et leur cas, sont désormais usés, « en bout de course » et se retrouvent sur le même chemin : celui de la plus grande foire aux équidés de France, la Foire de Maurs, dans le Cantal.

Maltraitance en récompense

C’est ici que, devenus « inutiles » à l’exploitation, ils sont vendus par leurs « propriétaires » avant de reprendre la route qui les conduira à l’abattoir. L’« événement » a lieu depuis 50 ans et notre investigation de 2006 a révélé la condition insupportable des chevaux, juments, pouliches, poulains, et aussi des ânes, transitant par cette commune. Après s’être sacrifiés, toute leur vie, ces animaux sont non seulement envoyés à la mort par ceux-là mêmes qu’ils ont servis, mais en plus maltraités ! Une nouvelle enquête de l’association Les Sans Voix d’Eden montre que rien n’a changé en plus d’une décennie et que la cruauté est toujours d’usage lors de cette manifestation!

Derniers coups pour la route

Il ressort des documents vidéo, tournés le 24 octobre dernier, que certains détenteurs d’équidés se livrent encore à des actes de violence gratuite répétés. Entassées les unes sur les autres, au terme de transports éprouvants de centaines, voire de milliers de kilomètres, les victimes épuisées, assoiffées, effrayées, bousculées, parfois blessées et non soignées, reçoivent aussi… des volées de coups injustifiés sur l’échine, le ventre, la tête ! Badines, bâtons, cannes, pieds… tout est bon pour rajouter à leur état de stress et leur souffrance avant leur dernier voyage.

Rendons grâce aux chevaux!

C’est révoltant! Nous ne pouvons tolérer que ces animaux si dévoués et sensibles soient ainsi brutalisés sans la moindre considération ni gratitude. Ils subissent de véritables sévices alors que pour eux sonne le glas… tandis que vendeurs et acheteurs s’enrichissent sur leur dos ! Pour mettre un terme à ce scandale, nous nous saisissons juridiquement de l’affaire et portons plainte avec Les Sans Voix d’Eden pour actes de cruauté envers les animaux.

Par ailleurs, nous réclamons le statut d’animal familier pour les chevaux afin que ces fidèles compagnons des humains soient mieux protégés de leurs dérives, au même titre que les chiens et les chats. Plus aucun cheval ne finira ainsi à la boucherie pour être mangé, cela limitera grandement leur exploitation. Aidez-nous dans ce combat en signant notre pétition!

Chicco obtient le label Fur Free Retailer !

Chicco obtient le label Fur Free Retailer !

Chicco obtient le label Fur Free Retailer !
21.11.2019
France
Chicco obtient le label Fur Free Retailer !
Exploitation pour la Mode

Chicco, marque italienne dédiée à l’ensemble du monde des bébés, s’interdit depuis longtemps l’utilisation de la fourrure animale, mais va encore plus loin en signant un engagement formel sans fourrure avec la LAV et la Fur Free Alliance, coalition internationale dont One Voice est le représentant français.

La marque, qui a toujours porté une grande attention aux matériaux utilisés dans la production et la création de ses collections de vêtements pour bébés et enfants – de 0 à 8 ans – confirme ainsi son engagement à promouvoir la mode durable en se conformant aux normes des programmes Fur Free Retailer et Animal Free Fashion et renforce ainsi sa décision de ne pas utiliser de fourrure animale.

La signature de Chicco est le résultat de l’interaction de la marque avec la LAV, en tant que représentant italien du réseau Fur Free Alliance International. Cela renforce le sens des responsabilités qui pousse la marque à diffuser et à promouvoir le respect des principes de bien-être et de protection des animaux, conformément à sa propre mission et à son ADN, celui d’être «partout où il y a un enfant».

Joh Vinding, président de Fur Free Alliance, déclare: « Nous sommes ravis d’accueillir Chicco en tant que partenaire du programme Fur Free Retailer. Avec le soutien de sociétés telles que Chicco, soucieuses des générations futures, l’absence de fourrure sera la nouvelle norme dans le secteur de la mode. »

Pour Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice, « voir Chicco s’engager à nos côtés pour une mode et des accessoires sans fourrure montre à quel point le sujet prend de l’importance à tous les niveaux. La prise de conscience des dégâts de cette industrie sur la planète et la biodiversité ainsi que sur la santé est profonde. »

Simone Pavesi, responsable LAV – Animal Free Fashion, ajoute: « Il est bon de savoir que Chicco a rejoint notre programme, car la signature d’une marque bien établie comme Chicco ne peut que souligner l’importance de la mode sans fourrure. »

M. Orseniga, directeur commercial pour le secteur de la mode et de la vente au détail chez Chicco, conclut : « Par cette signature, Chicco confirme l’engagement déjà pris depuis longtemps par la marque et nous espérons que cela contribuera à promouvoir une attitude de plus en plus consciente au sein de l’industrie de la mode. des animaux et de leur bien-être. »

De plus en plus de grandes marques internationales s’engagent, preuve d’un changement profond de la société. Ces deux labels, Fur Free Retailer et Animal Free Fashion sont développés en France par One Voice.