Urgence absolue pour les blaireaux du Morbihan

Urgence absolue pour les blaireaux du Morbihan

Urgence absolue pour les blaireaux du Morbihan
01.04.2022
Morbihan
Urgence absolue pour les blaireaux du Morbihan
Animaux sauvages

Dans le Morbihan, un arrêté préfectoral menace d’élargir la période de vénerie des blaireaux du 15 mai au 14 septembre. Ensemble, nous pouvons empêcher ce massacre. Nous appelons tous ceux qui s’opposent à la barbarie à se mobiliser et à répondre à la consultation publique. Nous avons jusqu’au 15 avril pour ce faire.

Début mai, les blaireautins pointent le museau hors du nid. Âgés d’environ huit semaines, ils sont encore allaités par leur mère et aiment jouer dans l’herbe fraîche. Leur vie commence à peine. Va-t-elle s’arrêter net sous les coups de pioche des chasseurs du Morbihan? Dans ce département, les services de l’État, encore une fois sous l’influence de la Fédération des chasseurs, projettent en effet d’élargir l’autorisation de la vénerie sous terre pour une période complémentaire du 15 mai au 14 septembre 2022. Une consultation publique est en ligne, ouverte jusqu’au 15 avril. Nous sommes donc invités à nous prononcer sur ce massacre annoncé. Faisons-le.

Des pratiques mortelles pour de nombreux animaux

Cette fois, le préfet n’impose pas sa décision de façon arbitraire et la soumet à la consultation publique. Peut-être parce que l’an dernier, il n’a pas eu gain de cause et a été débouté par le tribunal administratif. Pour justifier cinq mois de traque supplémentaires, les chasseurs invoquent les dégâts causés par les blaireaux sur les cultures agricoles. L’argument ne tient pas. Il n’est absolument pas nécessaire d’assassiner des animaux pour protéger les plantations: les clôtures et des barrages olfactifs sont une solution. D’autant que ces pratiques barbares ne sont pas seulement mortelles pour les blaireaux: des chats forestiers, des loutres ou des chauves-souris, (autant d’espèces protégées) en font aussi les frais. Par ailleurs, la destruction des blaireaux au mois de mai met en péril le renouvellement de leur population.

La France, à la traîne de ses voisins européens

Particulièrement violente, la vénerie sous terre consiste à introduire des chiens dans les galeries de blaireaux pour les acculer à sortir. Brutalement saisis par des pinces, ils sont abattus d’un coup de fusil. Sous terre, chiens et blaireaux se livrent à de véritables combats, dont les chiens sortent aussi blessés. Notre enquête en infiltration en témoigne.

En Europe, le Royaume-Uni, l’Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg ou encore la Suisse ont interdit la vénerie sous terre. Pourquoi pas la France?

Nos actions ont déjà permis de belles victoires pour les blaireaux, récemment en Saône-et-Loire où nous avons réussi à faire suspendre un arrêté similaire, ainsi que dans l’Ain où nous avons eu gain de cause.

Aujourd’hui, il est temps de monter au front pour les blaireaux du Morbihan. Nous invitons les services de l’État de ce département à ne pas céder à la pression d’une minorité de chasseurs défendant un loisir d’un autre âge. Nous vous invitons à consulter notre article sur les arguments pouvant être opposés à ce type d’arrêtés, à reformuler avec vos propres mots. Ensemble, emparons-nous de cette consultation publique et battons-nous pour la protection de la faune sauvage et le respect des animaux.

Les animaux du cirque Franco-Belge toujours exploités…

Les animaux du cirque Franco-Belge toujours exploités…

Les animaux du cirque Franco-Belge toujours exploités…
01.04.2022
Ain
Les animaux du cirque Franco-Belge toujours exploités…
Exploitation pour le spectacle

Depuis des mois les signalements pleuvent concernant le cirque Franco-Belge, que nous étions allés visiter il y a tout juste deux ans à Milly-la-Forêt. Le 1er mars, il était à Villelaure, mi-février à Digne-les-Bains, l’été dernier à Villefontaine, à la Tour du Pin ou encore à Meylan… De nouveau, cette fois dans la périphérie de Bourg-en-Bresse, le public se révolte de voir des animaux derrière des barreaux, enfermés dans des camions-cages, et devant exécuter sur la piste des numéros indigents sous la contrainte. Nous avons besoin de vous pour écrire à la mairesse de la commune!

Ce jeudi 31 mars, le cirque de Jackson Muller a été signalé dans l’Ain, à Péronnas, une petite ville jouxtant Bourg-en-Bresse. En plus des « classiques » animaux domestiques, poneys et chameaux, le cirque exploite aussi des zèbres, des singes, des lionnes et des tigres dont un tigre blanc (« produit d’appel » pour les cirques, toujours friands de nouveautés), issu d’un croisement qui entretient une maladie génétique, menant souvent ces animaux à des problèmes de vue, respiratoires et cardiaques…

Des animaux stressés qui s’ennuient profondément et un danger pour les riverains

Les images filmées par la lanceuse d’alerte montrent que les tigres tournent en rond dans les camions-cages, un symptôme de mal-être lié à la captivité. En effet, dans la nature, les animaux sauvages peuvent se soustraire à la vue de tous, et circuler comme bon leur semble.

De plus, le cirque n’assure aucune surveillance des animaux, alors qu’ils représentent un danger pour quiconque ne respecterait pas les barrières ou les écriteaux.

Une loi toujours pas en application

Les décrets d’application de la loi sur la maltraitance animale concernant les cirques itinérants ne sont toujours pas publiés. Or, les délais votés et inscrits dans la loi sont déjà longs avant l’arrêt de la reproduction (deux ans) et celui de l’itinérance (sept ans). Mais ils ne prendront effet qu’à la publication desdits décrets. Il est grand temps que les maires, indépendants du pouvoir en place (contrairement aux préfets), tapent du poing sur la table. Ils peuvent agir et ne plus laisser faire en refusant d’accueillir ces établissements de souffrance mobiles sur leur territoire.

Les spectacles commencent dès ce vendredi 1er avril, et auront lieu jusqu’à dimanche. Ecrivons tous en masse à la maire de Péronnas, afin de lui demander de ne plus accueillir de cirques qui exploitent des animaux.

 

Adresse et email de la commune:

Mairie de Péronnas
Place de la Mairie, BP 20
01960 PERONNAS

Formulaire de contact

Lettre/email type:

À l’attention de Madame Hélène Cedileau, mairesse de Péronnas

Madame la Mairesse,

Je suis outré(e) que votre municipalité accueille sur son territoire un cirque exploitant des animaux parmi lesquels figurent des animaux sauvages, dont la place n’est pas dans des camions, à subir jour après jour la terreur du dressage, la promiscuité et l’itinérance.

Le cirque Franco-Belge, actuellement installé à Péronnas, exploite des tigres, qui sont de grands solitaires, ainsi que des lionnes qui, en liberté, règnent sur des centaines de kilomètres carrés de territoire. Les singes et les zèbres, eux aussi, ont besoin de vivre dans des espaces naturels et non derrière des barreaux ou à l’attache, sous la menace du fouet. La place des animaux des cirques est dans des sanctuaires, pas derrière des grillages à la vue de tous, ni sous les projecteurs, harcelés par les bravos des spectateurs ou la musique tonitruante des circassiens.

Sans parler du grand danger que représentent de tels animaux pour les riverains, sachant qu’aucune surveillance n’est assurée par les employés du cirque.

Dans l’espoir qu’à l’avenir vous ne renouvellerez pas l’autorisation d’installation du cirque Franco-Belge sur votre commune ni d’aucun autre cirque détenant des animaux ; dans l’espoir aussi que vous diligenterez une visite de l’OFB ou, à défaut, de la DDDPP sur place avant son départ, je vous prie d’agréer, Madame la Mairesse, mes respectueuses salutations.

Signature

La mission de sauvetage de One Voice pour les chats d’Ukraine

La mission de sauvetage de One Voice pour les chats d’Ukraine

La mission de sauvetage de One Voice pour les chats d’Ukraine
26.03.2022
Ukraine
La mission de sauvetage de One Voice pour les chats d’Ukraine
Animaux familiers

Dès le 24 février dernier, nos équipes se sont mises en action autour de nos partenaires ukrainiens au sein des coalitions européennes et internationales dont nous faisons partie. Abasourdis par le début de la guerre mais conscients du danger pour les animaux -qui subiraient, en plus du risque de bombardements, inévitablement les rationnements voire la famine à plus ou moins court terme dans les refuges-, nous avons immédiatement proposé notre aide. Et quand nos amis ukrainiens sous les bombes ont saisi la perche que nous leur tendions, nous étions au rendez-vous.

Les premières semaines, la violence des combats a beaucoup ému en France comme partout au sein de l’Union européenne. La générosité des Français était au rendez-vous. Et nous pouvions voir, comme tout un chacun dans les médias, l’exil de millions d’Ukrainiens, leurs animaux dans des sacs à dos, refusant de les laisser derrière eux, pendant qu’en France les beaux jours et la levée des restrictions sanitaires laissaient craindre les premiers abandons…

Au cours des échanges avec nos collègues d’Ukraine, nous avons appris que de nombreux dons monétaires et en nature étaient amassés, mais que leur problème essentiel n’était ni les denrées ni l’argent, mais le transport de la frontière polonaise jusqu’à leur localité, dans le centre du pays. Nous désespérions de pouvoir leur venir en aide. Le groupe de soutien s’est mis en place: l’«Animals from Ukraine task force» était née regroupant des ONG de tous les pays d’Europe, dont One Voice pour la France.

Trois semaines après le début de la guerre, il était enfin possible de se rendre sur place pour secourir la soixantaine de chats du refuge de UAnimals, et se préparer à l’imprévu, inhérent à ce type de situations. Il restait à trouver un point de chute pour ces animaux. Nous avons sollicité nos refuges partenaires en France ainsi qu’à l’étranger.

Un mois après le début de la guerre en Ukraine, la mission de sauvetage peut avoir lieu

Et jeudi 24 mars, à 8h30 un appel à l’aide est arrivé, une soixantaine de chats avaient besoin d’être évacués d’Ukraine. Nous avons alors affrété deux camionnettes avec deux chauffeurs dans chacune afin qu’ils puissent se relayer pour conduire et qu’ils n’aient pas à s’arrêter en chemin. Tout ce monde équipé de caisses de transport, de pâtée réhydratante, de linges, de caisses grand format en cas de besoin pour des chiens… et un van de sept places pour de potentiels réfugiés et leurs animaux, une cause chère à One Voice, construite autour de l’harmonie entre les humains, les animaux et la planète. Dès 14h l’équipée était en route.

Fallait-il une quarantaine dans chaque pays qu’ils traverseraient? Quels étaient les impératifs légaux? Quel serait le point de rendez-vous? Une grande partie de la logistique fut réglée avant le départ, mais il restait tout de même encore des incertitudes.

Vendredi, après trente heures de route, les camions sont arrivés en Pologne. Nos six équipiers se sont réunis dans les environs de Cracovie, à environ 270 kilomètres de la frontière ukrainienne menant à Lviv, pour finir d’évaluer la situation et se reposer quelques heures avant le jour J.

Aujourd’hui, vingt chats auront été sauvés!

Samedi matin à la première heure, notre équipe s’est alors rendue à la frontière la plus proche de Lviv, où le poste de Budomierz, des pompiers français et de nombreuses infrastructures leur ont donné des conseils.

Notamment, les dons que nous avions apportés devaient être bien étiquetés, de nombreux paquets étant en train de s’abîmer faute de transport à partir de la frontière polonaise en direction de l’Ukraine, puisque les flux se font principalement en sens inverse. Le matériel et la nourriture ont ainsi pu repartir vers Lviv avec nos amis ukrainiens. Sur place, nous avons également été informés que les réfugiés autorisés à passer la frontière devaient avoir un point de chute officiel pour pouvoir traverser. Les seuls présents attendaient donc leurs amis. Mais mieux valait être prêts à toute éventualité que de devoir refuser notre aide à qui que ce soit.

Dans la matinée, notre contact en Allemagne a confirmé qu’elle pouvait prendre en charge une partie des chats sur le trajet de retour de notre délégation, permettant un trajet plus court pour les animaux. Un premier camion est alors entré en Ukraine, direction Lviv, pour aller chercher une vingtaine de chats au camp, un humain ne pouvant en ramener légalement que cinq à la fois en Pologne… A midi, ils étaient dans le camion, en sécurité de l’autre côté de la frontière, avec des passeports en règle.

Une première partie de l’équipe a donc pris en charge les chats et ceux-ci sont à présent en route pour Berlin à l’heure où nous publions cet article. Ils devraient arriver tard dans la nuit pour entamer leur nouvelle vie. L’autre partie de l’équipe attend demain où il serait possible de récupérer les autres félins rescapés pour les emmener loin de la guerre, sous des cieux plus cléments. Nous avons également gardé des caisses de transport pour les chiens. Tout pour être réactifs et porter secours le plus efficacement.

Samba, ou la sempiternelle exploitation d’une éléphante de cirque

Samba, ou la sempiternelle exploitation d’une éléphante de cirque

Samba, ou la sempiternelle exploitation d’une éléphante de cirque
25.03.2022
Val-d’Oise
Samba, ou la sempiternelle exploitation d’une éléphante de cirque
Exploitation pour le spectacle

Nous suivons le Cirque d’Europe depuis plus de vingt ans, pour défendre Samba. Cet automne, elle nous a été signalée tantôt à Salouël, tantôt à Mouroux ou encore à Malesherbes… Plus récemment, mi-février, nous l’avons repérée à Marolles-en-Hurepoix, puis à Goussainville ces derniers jours, où l’un de nos enquêteurs s’est rendu. Il a filmé l’éléphante, quand elle n’était pas cachée par le personnel du cirque.

Le 14 mars 2022, le Cirque d’Europe a donc garé ses camions et camping-cars à Goussainville, comme il le fait depuis des années, et comme le font aussi des dizaines d’autres cirques. La ville ne semble pas très regardante sur la misère des animaux soumis à l’itinérance et au dressage, tant elle est une étape clé des circassiens…

Samba, toujours loin des regards

Comme à chaque fois, les employés du dresseur Max Aucante positionnent les camions de manière à cacher au maximum les animaux, et en particulier, Samba, bien sûr. Il ne faudrait pas que les défenseurs des animaux puissent la filmer.

Un combat de plus de vingt ans, mené pour Samba par les équipes de One Voice

Au printemps de l’année dernière avait lieu l’audience en appel de notre assignation du préfet des Bouches-du-Rhône pour obtenir le retrait de l’autorisation d’ouverture du cirque. La Cour d’appel n’a pas tranché en notre faveur… Mais nous n’avons pas cessé le combat pour autant.

En janvier, nous avons fait parvenir au ministère de la Transition écologique un courrier pour expliquer une énième fois à quel point la vie de Samba est épouvantable, à quel point elle ne peut que souffrir dans de telles conditions. Nous demandions à la ministre d’intervenir pour qu’elle soit placée, enfin, dans un sanctuaire.

Car cela fait plus de vingt ans que One Voice défend cette éléphante… Et nous ne céderons rien. Sa place est à Elephant Haven où, depuis notre participation à ce magnifique projet dès son origine, elle est attendue. Ce sanctuaire n’attend qu’elle. Samba pourra y vivre en semi-liberté, loin du camion et des regards, de la baguette, des coups de pique et de l’isolement forcé.

Est-ce la politique du ministère de la Transition écologique que de laisser les circassiens disposer de tous les animaux captifs des cirques français? De les laisser les envoyer à l’étranger? Le décret d’application de la loi du 30 novembre 2021 concernant les animaux des cirques n’est toujours pas paru (ce n’est pas le seul)! Cela permettra certainement au gouvernement de crier victoire alors que leur exploitation continuera hors de France jusqu’à ce que mort s’ensuive… (C’est sûr qu’il n’y aurait alors nul besoin d’une loi et de décrets). Loin des yeux, loin du cœur… Mais pas pour nous!

Signez la pétition

Chasse en Sologne : quand la mort des oiseaux est une bonne affaire

Chasse en Sologne : quand la mort des oiseaux est une bonne affaire

Chasse en Sologne : quand la mort des oiseaux est une bonne affaire
22.03.2022
Sologne
Chasse en Sologne : quand la mort des oiseaux est une bonne affaire
Animaux sauvages

En novembre dernier, nos enquêteurs ont infiltré un groupe de chasseurs de Sologne. À leurs risques et périls, ils ont filmé les coups de feu, les oiseaux affolés qui tombent par dizaines, puis qui agonisent sous les sarcasmes. Des scènes d’horreur, monnayées à coups de billets. La chasse est un marché juteux. La mise à mort des oiseaux rapporte gros.

Les oiseaux essaient de fuir, de voler vite et haut, mais ils sont encerclés. Leur seule chance de survie, c’est la médiocrité des tueurs et leurs erreurs de tir. Certains tombent de plusieurs dizaines de mètres en plein vol, encore vivants. Le choc est violent, leur corps percute le sol, ils se débattent, pattes cassées, poumons perforés. L’agonie est longue… raconte un de nos enquêteurs, encore très ébranlé par les scènes dont il vient d’être témoin

En novembre dernier, nous avons ainsi infiltré une traque en Sologne. Si nos images – tournées pour la plupart discrètement– révèlent la barbarie de ces pratiques que certains osent encore défendre au nom de la tradition, elles mettent aussi au jour ce que l’on sait moins : le trafic juteux de la chasse.

Des cartons de fête foraine sur des êtres sensibles

Nos vidéos le prouvent : la chasse n’est pas une balade de santé en plein air, une harmonie de l’humain avec la nature et le vivant. Arrêtons avec ces images galvaudées. Pour remplir leurs besaces, les chasseurs paient les propriétaires des domaines. Ils négocient la date de la tuerie, le nombre d’oiseaux qu’ils pourront tirer. La mort est un marché, une affaire rentable.
Ce jour-là, faisans et perdreaux sont lâchés dans un ciel plombé. Ils sont au rendez-vous. Les chasseurs ont payé. Affolés, les oiseaux tentent de s’enfuir. Hélas, pris dans l’œil de mire des hommes armés, ils ne sont que de vulgaires cartons de fête foraine, qui s’écroulent sur le sol. À terre, les hommes les ramassent et les alignent.

Certains bougent encore, tressautent, agonisent.

« J’ai vu ce magnifique faisan vénéré se débattre, puiser désespérément dans ses dernières réserves de vie pour apaiser la douleur qui le transperce. Impassibles, les chasseurs l’observent. Finalement, l’un d’eux l’attrape par la queue, les pattes, le secoue et le repose parmi les cadavres. Mais l’oiseau s’agite toujours. « Fais le mort », ordonne un autre. De longues minutes s’écoulent encore avant que ses ailes s’immobilisent. Définitivement. Voilà à quoi ressemble l’agonie d’un faisan frappé en plein vol . » témoigne encore notre enquêteur.

Des carnages chaque année

Le soir, après la battue, les hommes comptent leurs prises. 124 faisans, perdreaux et pics verts sont tombés sous les balles. Les hommes applaudissent. Ils ont bien mérité l’apéro.

Chaque année, des millions d’oiseaux tombent ainsi, abattus en pleine migration ou après des mois d’élevage en captivité. Nos enquêteurs infiltrent les traques depuis trois ans. Ils peuvent témoigner des « cadeaux » dont les autorités abreuvent les chasseurs en permanence. En cette période électorale, les lobbies cynégétiques vont faire pression sur les élus plus que jamais. Nous ne les laisserons pas faire.

Pour les loups, One Voice au Conseil d’État, ce 23 mars

Pour les loups, One Voice au Conseil d’État, ce 23 mars

Pour les loups, One Voice au Conseil d’État, ce 23 mars
18.03.2022
Pour les loups, One Voice au Conseil d’État, ce 23 mars
Animaux sauvages

Contre la politique d’éradication des loups en France, nous ne décolérons pas. Cette année encore, le ministère de la Transition écologique et le préfet en charge du Plan Loup prévoient l’abattage de cent dix-huit loups, alors que la population de ces animaux dont l’espèce est protégée n’est toujours pas stabilisée au-dessus de 500 individus. Nous avons donc déposé deux requêtes en annulation des arrêtés « cadre » et « plafond » du 23/10/2020 sur les loups devant le Conseil d’État. L’audience est prévue le 23 mars prochain à 14h.

Nous avons attaqué les deux arrêtés du 23 octobre 2020, le premier fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de « destruction » peuvent être accordées par les préfets concernant les loups, et l’arrêté pris le même jour qui fixe le nombre maximum de loups dont le massacre pourra être autorisé chaque année. Le second arrêté autorise le tir de 19 % des effectifs de loups par an (ce seuil peut aller jusqu’à 21 % sous certaines conditions). Cette proportion correspond à 118 loups en 2021, et autant en 2022.

Ces arrêtés sont pris alors que :

  • Le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) a rendu un avis défavorable sur ces deux projets d’arrêtés (comme pour les précédents arrêtés).
  • Les loups sont une espèce protégée qui est toujours classée comme « vulnérable » par l’UICN, ce qui signifie qu’ils sont confrontés à un risque élevé d’extinction.
  • Le pourcentage de la population dont le tir est autorisé a été fixé à la hausse sans évaluation des effets sur les populations de loups et alors que les augmentations exponentielles des plafonds ces dernières années ont a minima ralenti la croissance de l’espèce.
  • Plusieurs études scientifiques soulignent qu’une politique de gestion indexée sur les effectifs de loups est inadéquate. Il faut prendre en compte le tissu social de cette population, ce qui n’est pas fait à l’heure actuelle.

Par ailleurs, l’arrêté « cadre » supprime le recours préalable obligatoire à l’effarouchement avant les tirs alors que des études ont démontré son efficacité.

Nous avons souligné deux aspects qui nous semblent de première importance : l’insuffisance du dispositif relatif aux mesures de protection des troupeaux alors que le triptyque clôtures électriques, chiens de protection, gardiennage renforcé est efficace, et l’absence de démonstration de l’efficacité des tirs létaux et même leur caractère contre-productif (en raison de la déstructuration des meutes notamment).

Une réputation à restaurer et des individus à protéger, qui ont toute leur place dans les écosystèmes

Nous sommes, comme tous les ans, écœurés par cette politique infondée, basée sur la régulation par les tirs au lieu d’être animée par la volonté de protéger les animaux de cette espèce. Pendant notre action de sensibilisation partout en France sur le terrain, nos militants l’ont expliqué au public. Nous demandons donc l’annulation de ces arrêtés devant le Conseil d’État.

Dénoncée par le CNPN, cette politique du gouvernement n’a aucun fondement. Disons-le tout net : elle est criminelle. L’Office Français pour la Biodiversité en pointe clairement les effets mortifères. Le taux de survie des loups gris est passé de 74 % avant 2014 à 58 % pour la période 2014-2019. Des chiffres alarmants, qui sont clairement imputables à la gestion de nos gouvernants.

Par ailleurs, l’étude publiée par le Muséum national d’Histoire naturelle et l’OFB en février 2019 établit clairement une absence de corrélation entre le nombre de tirs et le volume des dégâts subis par les élevages. Pourtant, au 2 novembre 2020, 97 loups avaient été abattus. Un chiffre glaçant.

Hors braconnage, ce chiffre officiel monte à 100 en 2021. La réalité est bien pire. Les braconniers sont très actifs, et nous ne prenons pas à la légère leurs menaces. Plusieurs fois, nous avons d’ailleurs déposé plainte contre des groupes de braconniers assumés ces dernières années (en août 2020 et l’année précédente, en 2019), mais cette année ce sont carrément des syndicats agricoles qui profèrent des menaces, et appellent au massacre.

Au 23 février 2022, selon les chiffres officiels, cinq loups étaient déjà morts…

Venez en aide aux singes actuellement capturés à l’île Maurice !

Venez en aide aux singes actuellement capturés à l’île Maurice !

Venez en aide aux singes actuellement capturés à l’île Maurice !
17.03.2022
Île Maurice
Venez en aide aux singes actuellement capturés à l’île Maurice !
Expérimentation animale

Action for Primates et One Voice ont été alertés par des résidents inquiets de la capture de singes ayant lieu actuellement à Maurice dans la Vallée Pitot, située dans la région de Port-Louis. Des séquences vidéo montrent une grande cage dans laquelle des primates sans méfiance sont attirés avec de la nourriture puis piégés à l’intérieur. Avec nous, agissez pour défendre ces singes auprès des autorités mauriciennes.

Ces singes en détresse, que l’on peut entendre hurler, sont extraits de la cage pour être enfermés dans de petites caisses de transport, puis chargés à l’arrière d’un camion et emmenés. Nous soupçonnons l’une des nombreuses entreprises de primates à Maurice exportant des singes pour la recherche et les tests de toxicité (empoisonnement) d’en être à l’origine.

La capture de singes sauvages est une pratique universellement condamnée en raison de sa cruauté, des souffrances qu’elle cause aux animaux et du fait que ceux-ci sont arrachés à leur milieu naturel ainsi qu’à leurs familles et groupes sociaux. Il est probable que ces singes piégés à Maurice seront vendus à des laboratoires étrangers, ou utilisés pour la reproduction en élevage et l’écoulement de leurs petits. Maurice, qui a exporté en 2021 plus de 14 000 macaques à longue queue, est le principal fournisseur en singes des laboratoires américains et européens.

La capture a lieu sur des terres publiques et M. Seenath Abedeen, le résident de Port-Louis qui a filmé les séquences vidéo, a également fait part de ses inquiétudes à la police locale. Les singes voient leur habitat naturel de plus en plus envahi par l’espèce humaine, et pourtant ce sont eux qui paient cette perturbation au prix fort, presque toujours de leur vie

Avec nous, agissez pour défendre ces singes auprès des autorités mauriciennes.

Envoyez des e-mails pour exiger la fin des captures et la protection de ces animaux partout sur l’île ( un mail-type est à télécharger ici ) :

Vous pouvez également mettre des commentaires sur le site du conseil municipal de Port-Louis: http://www.mccpl.mu/contacts.html

Les primates non humains sont nos plus proches parents biologiques existants. Les singes de Maurice doivent être protégés et traités avec compassion, et non tués ou capturés pour être exploités dans les laboratoires ou à d’autres fins. Action for Primates et One Voice appellent toutes les communautés mauriciennes à réfléchir aux terribles souffrances infligées à ces animaux intelligents, sociaux et sensibles, et à prendre la parole pour aider à mettre fin à leur exploitation barbare.

Les macaques à longue queue sont l’espèce de primates la plus couramment utilisée dans les tests de toxicité, qui consistent à empoisonner délibérément des animaux afin de déterminer la quantité de produit chimique ou de médicament nécessaire pour leur causer des blessures graves ou la mort. Pour ce faire, ils sont immobilisés de force, après quoi une substance test leur est administrée par injection, perfusion ou sonde gastrique – en quantités croissantes pour mesurer les effets de l’empoisonnement. La souffrance éprouvée par les macaques est immense.

Si vous résidez à Maurice et que vous avez connaissance de singes sauvages capturés, mangés ou utilisés comme «animaux de compagnie», n’hésitez pas à nous contacter à info@one-voice.fr et info@actionforprimates.org

Une victoire en justice en Saône-et-Loire pour les blaireaux, notre combat continue !

Une victoire en justice en Saône-et-Loire pour les blaireaux, notre combat continue !

Une victoire en justice en Saône-et-Loire pour les blaireaux, notre combat continue !
17.03.2022
Saône-et-Loire
Une victoire en justice en Saône-et-Loire pour les blaireaux, notre combat continue !
Animaux sauvages

Le tribunal administratif de Dijon vient d’annuler, le 15 mars dernier, l’arrêté du 11 mai 2020 par lequel le préfet de Saône-et-Loire a décidé de l’ouverture d’une période de chasse complémentaire des blaireaux par vénerie sous terre, du 15 mai au 14 septembre 2020. Entre 600 et 900 blaireaux massacrés par déterrage il y a deux ans l’ont donc été illégalement ! C’est une victoire, incontestablement au niveau juridique, mais du côté des animaux, ce sont les déterreurs qui ont obtenu leur dose d’adrénaline et de sang… Comme toujours quand il n’y a pas de suspension en urgence. Une décision qui raffermit notre motivation à continuer le combat.

Le tribunal administratif de Dijon a traité les recours distincts de la Ligue pour la protection des oiseaux, du Comité départemental de protection de la nature de Saône-et-Loire et le nôtre dans la même décision. La Fédération départementale des chasseurs nous faisait face, main dans la main avec la préfecture du département.

L’interdiction de tuer les petits, entérinée !

La nullité de l’arrêté a été prononcée pour deux raisons : une note de présentation défaillante et donc un arrêté pris aux termes d’une procédure irrégulière, mais également – et c’est la première fois à notre connaissance que cela arrive – parce que le tribunal a tenu compte de notre argument selon lequel les « petits » ne doivent pas être « détruits ». Peut-être parce que le préfet a lui-même admis que des jeunes ont été « prélevés » les années précédentes… Mais le juge tient aussi compte des études scientifiques que nous fournissons, qui affirment que des jeunes sont présents au terrier bien après le 15 mai. Il admet (presque) aussi que le terme « petits » ne désigne pas seulement les jeunes non sevrés, mais aussi les non émancipés (sevrés mais pas autonomes). Une avancée proprement géniale.

D’autres arrêtés contre les blaireaux dans l’escarcelle de plusieurs préfets…

En parallèle de ce combat de longue haleine, nous continuons à défendre les blaireaux dans d’autres départements. En effet, les arrêtés se multiplient chaque année au printemps, et nous refusons de laisser les chasseurs dicter leur loi en toute impunité. Le déterrage est une horreur absolue (comme nous l’avons bien montré dans notre enquête en infiltration), qui défigure les forêts et massacre des animaux totalement inoffensifs, ayant toute leur place dans les écosystèmes et représentant une richesse pour la biodiversité.

Ces dernières semaines, nous avons donc pris part à plusieurs consultations publiques, notamment pour nous opposer aux projets d’arrêtés du Loiret (désormais fermée au public) et de la Haute-Vienne (qui prend fin le 27 mars prochain), projetant d’autoriser une période complémentaire de vénerie sous terre des blaireaux à partir du 15 mai 2022. Vous aussi, prenez-y part.

Et pour la Saône-et-Loire également, où le préfet n’a même pas attendu l’issue du recours pour mettre à la consultation un nouveau projet d’arrêté absolument identique à celui-ci, dans lequel il est écrit que 36% des animaux déterrés sont des blaireautins ! La consultation est encore en cours (jusqu’au 24 mars). Nous avons une liste d’arguments à votre disposition, mais attention, veillez à toujours les reformuler avec vos propres mots!

Île de La Réunion : les tangues en urgence absolue

Île de La Réunion : les tangues en urgence absolue

Île de La Réunion : les tangues en urgence absolue
17.03.2022
Île de La Réunion : les tangues en urgence absolue
Animaux sauvages

Traqués au fond de leurs nids, selon la pratique de vénerie sous terre, les tangues, petits mammifères en déclin, ne devraient pas être chassés au-delà du 15 janvier. Mais le préfet de La Réunion n’a que faire de la loi, ni d’ailleurs du respect des périodes de reproduction. Nous avons déposé un référé en annulation. L’audience aura lieu le 22 mars au tribunal administratif de Saint-Denis.

Petit mammifère au museau pointu, le tangue ressemble au hérisson d’Europe et se roule en boule quand il a peur. Cet animal craintif aime à se cacher sous des tas de feuilles, près des grands arbres protecteurs. À La Réunion, il est hélas traqué sans pitié. En 2019 – à la suite d’une étude menée avec la Fédération départementale des chasseurs – , un article publié par l’Office français de la biodiversité atteste ainsi que si 100 000 tangues sont tués chaque année par les chasseurs, 150 000 sont massacrés par les braconniers et vendus au marché noir. Résultat : le tangue est aujourd’hui en déclin. Et si les autorités devraient s’attacher à le protéger, il n’en est rien. Les conclusions de l’étude sont pourtant on ne peut plus claires : les petits tangues naissent entre novembre et janvier, naissances qui peuvent aussi s’étaler jusqu’à fin mars, début avril. Or, le préfet de La Réunion vient de prendre un arrêté criminel, par lequel il définit la période de chasse des tangues du 16 février au 13 avril 2022. Au mépris le plus total des cycles de reproduction de cet animal, pourtant en train de disparaître.

Déterrés et attrapés vivants

Mais si le préfet se moque de préserver la biodiversité, il agit aussi en toute illégalité. Débusqués à l’aide de chiens, les tangues sont déterrés et attrapés vivants, selon la cruelle méthode de vénerie sous terre. Selon le Code de l’environnement, cette pratique est interdite au-delà du 15 janvier. Si nul n’est censé ignorer la loi, encore moins un représentant de l’État de droit, le préfet, lui, s’assoit dessus.

Une action en justice des plus urgentes

Face à un tel dédain des autorités devant le respect de la faune sauvage, nous avons déposé un recours en annulation contre l’arrêté du préfet de La Réunion. L’audience aura lieu le 22 mars au tribunal administratif de Saint-Denis. Pour les tangues, il y a urgence.

Nous avons gagné pour les chiens victimes de maltraitances dans les clubs!

Nous avons gagné pour les chiens victimes de maltraitances dans les clubs!

Nous avons gagné pour les chiens victimes de maltraitances dans les clubs!
16.03.2022
Nous avons gagné pour les chiens victimes de maltraitances dans les clubs!
Animaux familiers

À la dernière Saint-Valentin, nous n’avions pas rendez-vous avec un amoureux, mais avec quelques éducateurs canins (dix-huit au total) estimant avoir été personnellement visés par notre enquête contre les maltraitances subies par les chiens dans les clubs canins, notamment pour les entraînements au mordant. Le tribunal de Grenoble a été très clair: personne n’a été nommé, tous les visages ont été floutés et nous n’avons fait que dénoncer des pratiques que nous avons documentées, tout en valorisant les pratiques non-violentes. Une belle victoire, soutenue par des centaines d’autres éducateurs canins, sept ans après que nos enquêteurs se sont rendus dans les clubs.

En mars 2016, nous avons publié un rapport intitulé « Des séances de maltraitance collective – Une enquête inédite de One Voice dans les clubs d’éducation canine », suivi en septembre 2017 d’un nouvel article intitulé «Enquête: le dressage violent des chiens de défense

Une première victoire en 2020

Le 16 mars 2018, une organisation syndicale d’éducateurs canins et trente-trois clubs canins, éducateurs canins et centres d’éducation et de dressage canins nous ont alors assignés devant le tribunal de grande instance de Valence. Ils soutenaient que l’association menait une campagne de dénigrement sur Internet à l’encontre des clubs et éducateurs canins, demandant notamment le paiement de cinq mille euros pour chacun des plaignants, soit 170000 euros en tout pour One Voice! Le 14 janvier 2020, le tribunal les a déboutés de l’intégralité de leurs demandes et les a condamnés à payer à l’association la somme de 2000 euros.

En appel, la Cour aux plaignants: «Mais….. en quoi êtes-vous concernés, au juste!?»

L’organisation syndicale des éducateurs canins et dix-sept autres demandeurs déboutés sur les trente-quatre d’origine ont fait appel le 8 avril 2020 et nous demandaient à présent 91800 euros. Une folie.

Les éducateurs faisant valoir que le fait d’accuser tout un pan professionnel de l’éducation canine de maltraitance et de violence constituerait un dénigrement qui aurait pour effet de jeter le discrédit sur l’ensemble de leur secteur d’activité, et que taxer l’ensemble des clubs et des professionnels canins de violence envers les animaux constituerait une diffusion d’informations mensongères et malveillantes. Sauf que…

Nous nous sommes défendus notamment en affirmant que nous étions là pour informer le public sur un sujet d’intérêt général, et que nous nous fondions sur une base factuelle suffisante, en l’espèce: les rapports d’enquête et les signalements reçus. Notre activité était couverte par la liberté d’expression et notre cible, uniquement les pratiques et les méthodes utilisées. Nous avons également promu des pratiques respectueuses des chiens, et pour couronner le tout, aucun des plaignants n’a été victime de dénigrement…

Une décision du 15 mars 2022, qui entérine la précédente et augmente nos dédommagements

La Cour s’est livrée à une appréciation concrète des passages incriminés pour rejeter les demandes des éducateurs une à une!

« Il ressort de la lecture du rapport et de l’article du 20 septembre 2017 et plus particulièrement des sept passages identifiés par les appelants dans leurs conclusions que la campagne d’information de l’association One Voice vise non à jeter le discrédit sur l’ensemble de la profession des éducateurs canins, mais à dénoncer les méthodes de dressage qu’elle estime violentes et à informer le public sur les conséquences qu’elles peuvent avoir sur les animaux.[…] »

« Le rapport qui dénonce la violence « de certains éducateurs » et de « certains clubs” repose sur une base factuelle étayée par des vidéos qui n’est pas remise en cause par les appelants.[…] »

« Il répond à l’objectif de l’information du public et non au désir de nuire via une enquête de terrain au cours de laquelle elle a identifié dans plusieurs clubs canins, ce que l’association a considéré être des actes de maltraitance voire de torture : cris, coups, agressions physiques et psychologiques.[…] »

« L’association One Voice n’a pas abusé de son droit à la libre expression. »

La Cour a ainsi condamné les éducateurs à payer 4000 euros à l’association au titre de ses frais d’avocat, auxquels s’ajoutent les frais d’avocat de première instance de 1500 euros.