Les tours de passe-passe du Nouveau Cirque Triomphe en partie condamnés par la justice

Les tours de passe-passe du Nouveau Cirque Triomphe en partie condamnés par la justice

Les tours de passe-passe du Nouveau Cirque Triomphe en partie condamnés par la justice
22.02.2023
France
Les tours de passe-passe du Nouveau Cirque Triomphe en partie condamnés par la justice
Exploitation pour le spectacle

Dans ces affaires à ramifications familiales labyrinthiques, les circassiens auront déployé l’intégralité de leurs talents de bonimenteurs. Et si les magouilles des Gougeon leur ont permis de retomber cent fois sur leurs pieds, cette fois, ils ont échoué – en partie – à passer à travers les mailles du filet de la justice, grâce à une enquête de One Voice de plusieurs années. Celle-ci nous a menés dans tous les cirques de cette famille, partout en France, et jusque dans l’échoppe d’un taxidermiste qui fait de l’import-export de produits issus d’animaux sauvages, l’un des plus gros trafics de la planète.

Photo : Tarzan, Alexandre Blanchon/Tonga Terre d’Accueil

Les tribunaux correctionnels (TC) de Bourgoin-Jallieu et de Bobigny ont (enfin) traité les dossiers que nous leur avions soumis en 2021… Nous réclamions une sanction exemplaire pour le trafic mené par les Gougeon, notamment au Nouveau Cirque Triomphe, mais aussi au Cirque de Paris (où nous avons obtenu la saisie de Jon, Patty, Marli, Céleste et Hannah), Cirque Idéal et Italiano, où la famille de dresseurs sévit aussi.

Nous avions clairement établi que les animaux étaient détenus illégalement par les divers membres de la famille. Ici, c’est chez Joseph et Stéphane Gougeon, mais aussi chez Guy Mordon, un oncle, mis en cause dans l’affaire (de nombreuses fois repoussée puis traitée à Bourgoin-Jallieu), que de la reproduction avait cours, et qu’un lion finissait dans la boutique d’un vendeur d’animaux « naturalisés » du tout-Paris, un commerce très lucratif.

Nos avocats avaient rassemblé et exposé sur un plateau nos preuves obtenues à l’occasion d’une enquête ayant démarré en 2018. Pourtant, la justice en a décidé autrement. Elle n’a pas tenu compte de l’essentiel. Une occasion manquée.

Tarzan, le lion placé qui cache les autres

Plusieurs lions étaient détenus sans certificat de capacité et ont été soi-disant placés dans le cirque de Mordon sans que celui-ci ait non plus ces autorisations ; l’identification de Jon, le lion squelettique et mutilé, déjà saisi et placé par nos soins dans un refuge des mois auparavant, était attribuée à Tarzan dans le recueil de suivi des animaux du Nouveau Cirque Triomphe… Sous la pression de notre travail sans relâche, Tarzan avait été placé au même endroit que Jon, chez Tonga Terre d’Accueil.

De tout cela, le tribunal de Bourgoin-Jallieu n’a retenu dans sa décision du 20 février 2023 que le fait que Tarzan était détenu illégalement. Seul Stéphane Gougeon est condamné pour détention non autorisée d’animal d’espèce non domestique, à quatre mois de prison avec sursis et des dommages à verser. Les faits n’ont pas été retenus contre Joseph Gougeon. Quant à Guy Mordon, il a été relaxé.

L’affaire dans l’affaire : à vingt mille euros la peau de lion… seulement une tape sur les doigts

Enfin, nous avions retrouvé le taxidermiste non agréé qui travaillait pour le compte du revendeur chez qui Joseph Gougeon avait déposé une dépouille de lion en 2019, avions mené l’enquête et déposé plainte. Le prévenu a été entendu lundi 20 février par la justice. Il avait reconnu sa culpabilité (audience en CRPC). Mais le tribunal de Bobigny a décidé de classer l’affaire sans même entendre nos arguments.

Ces décisions, nous les respectons tout en les déplorant. Signe des temps : l’état de droit, exsangue, doit procéder à des choix, faits au détriment des voix que nous portons. Cependant, rien ne nous arrêtera pour que nos concitoyens, quelle que soit leur place dans la société, sachent ce qu’endurent les animaux dans notre pays. Nous n’en avons pas fini avec notre combat pour les défendre contre l’exploitation, le dressage et la captivité dans les cirques.

Nous réclamons justice pour les rouges-gorges et les fauvettes à tête noire braconnés. Audience le 27 février à Toulon

Nous réclamons justice pour les rouges-gorges et les fauvettes à tête noire braconnés. Audience le 27 février à Toulon

Nous réclamons justice pour les rouges-gorges et les fauvettes à tête noire braconnés. Audience le 27 février à Toulon
21.02.2023
France
Nous réclamons justice pour les rouges-gorges et les fauvettes à tête noire braconnés. Audience le 27 février à Toulon
Animaux sauvages

Un homme est accusé d’avoir tué de très nombreux rouges-gorges et fauvettes à tête noire de novembre 2017 à octobre 2020. De sinistres faits de braconnage dont il serait en plus récidiviste. One Voice portera la voix des oiseaux victimes de ces actes le 27 février au tribunal judiciaire de Toulon.

En septembre 2022, One Voice s’était déjà portée partie civile dans l’affaire d’un agriculteur retraité qui avait tué pas moins de 20 à 25 rouges-gorges par jour pendant des années et en faisait un commerce juteux. Il avait été condamné.

Ce 27 février, ce sera pour réclamer justice pour des rouges-gorges et des fauvettes à tête noire que nous nous rendrons au tribunal judiciaire de Toulon. Les faits dont le prévenu est accusé sont graves. Non seulement il aurait tué ces pauvres oiseaux durant une très longue période, de novembre 2017 à octobre 2020, mais en plus il aurait déjà été condamné pour cette activité morbide! Par ailleurs, il est également accusé d’avoir utilisé un magnétophone pour tromper et attirer les oiseaux ce qui est… prohibé.

La possibilité qu’un homme tout juste condamné ait pu retourner commettre les mêmes actes de barbarie à peine sorti du tribunal est choquante. Il serait alors difficile de penser que les autorités aient fait tout ce qu’elles pouvaient dans cette affaire pour protéger de futures victimes éventuelles. Et ce n’est pas si surprenant quand on sait le peu d’importance qu’elles accordent aux oiseaux.

Pas plus tard qu’en octobre 2022, le ministère de l’Écologie remettait en place les chasses traditionnelles pour piéger les alouettes, contre les dernières décisions du Conseil d’État et de la Cour de justice de l’Union européenne, et alors même que les oiseaux comptent parmi les espèces les plus durement touchées par la sixième extinction de masse. Pour ces animaux, rien ne semble jamais définitivement gagné et chaque victoire est durement arrachée, comme lorsque le Conseil d’État avait enfin jugé la chasse à la glu illégale en 2021. Contre le braconnage non plus, nous ne céderons rien!

Parce qu’il n’est pas normal que des braconniers puissent impunément tuer des milliers d’oiseaux chaque année, parce que chacun de ces individus mérite de vivre, One Voice réclame que soient prises de vraies mesures dissuasives et de vraies sanctions en cas de condamnation.

Février 2023 : nouveaux chiffres de l’expérimentation animale. Toujours plus d’animaux et de souffrances

Février 2023 : nouveaux chiffres de l’expérimentation animale. Toujours plus d’animaux et de souffrances

Février 2023 : nouveaux chiffres de l’expérimentation animale. Toujours plus d’animaux et de souffrances
15.02.2023
France
Février 2023 : nouveaux chiffres de l’expérimentation animale. Toujours plus d’animaux et de souffrances
Expérimentation animale

Chaque année, les chiffres de l’expérimentation animale tardent à se faire connaitre. Ce 14 février 2023, les données de l’année 2021 viennent d’être publiées par le ministère de la Recherche et seront bientôt consultables sur les graphiques interactifs du site web spécialisé de One Voice. Sans grande surprise, le nombre d’utilisations d’animaux ne diminue pas alors que les expériences impliquent de plus en plus de souffrances.

Cette année encore, l’enquête statistique est arrivée plus d’un an après la fin de l’année concernée. Ce genre de retard serait facilement excusable s’il n’était pas si fréquent : entre l’absence de mise à jour du vade mecum des inspections des laboratoires par le ministère de l’Agriculture malgré nos demandes, et l’absence de suites données à des problèmes graves et répétés, on est en droit de se demander si tout cela est bien pris au sérieux.

Un nombre d’animaux qui ne diminue pas

Depuis le milieu des années 2000, les chiffres de l’expérimentation animale restent à près de deux millions d’utilisations par an*, encore et toujours scandaleusement hauts. Après une baisse trompeuse en 2020 du fait des confinements, on revient en 2021 au nombre habituel : 1,9 million sur l’année.

Les buts des recherches n’ont pas changé : 90 % d’entre elles sont réparties entre la recherche fondamentale ou appliquée, les tests réglementaires de toxicité et la production de sang, d’anticorps et d’autres substances corporelles.

Toujours plus de souffrances

Pire : la douleur des animaux ne cesse d’augmenter. Les expériences classées « légères » sont en diminution depuis 2015, alors que les expériences « modérées » sont de plus en plus nombreuses**. C’est particulièrement vrai pour les lapins, dont le nombre total et les souffrances sont surpassés chaque année.

Et avec 14 % d’expériences dites « sévères », la France reste championne en ce domaine, qui implique une angoisse et/ou des douleurs importantes et durables. Cela concerne notamment les poissons-zèbres, dont le nombre a été multiplié par six depuis 2015, et dont un quart des utilisations en 2021 sont des procédures de cette magnitude.

Encore des chats, des chiens, des primates…

Comme les années précédentes, plus de 1000 utilisations de chats, plus de 4000 utilisations de chiens et plus de 3500 de primates sont recensées en 2021. Seul élément donnant un vague espoir : le nombre de chiens élevés sélectivement pour être myopathes diminue encore en 2021, pour atteindre quinze individus.

Quant aux primates, presque tous sont des macaques à longue queue, représentants d’une espèce en danger d’extinction pour lesquels nous nous battons au niveau international également. Plus de 600 sont des macaques « F1 », ce qui veut dire que leurs parents ont été capturés dans la nature…

À quand les chiffres de 2022 ?

L’analyse de la base de données européenne ALURES révèle que l’utilisation de plus de quatre millions d’animaux a été autorisée en 2022 en France – plus du double des années précédentes ! Même si cela s’explique probablement par le fait que les laboratoires surestiment largement le nombre d’animaux utiles à leurs projets pour éviter des complexités administratives, cela suggère surtout une absence totale de volonté de réduire le nombre d’animaux utilisés.

Autre point inquiétant : parmi ces autorisations accordées en 2022, six animaux sur dix devront endurer des expériences « modérées », et près de deux sur dix des procédures « sévères ». Des proportions encore plus élevées que celles de l’année 2021.

Qu’est-ce qu’une expérience modérée ? C’est par exemple le fait d’implanter des électrodes dans le crâne de macaques avant de leur imposer de rester plusieurs heures par jour pendant des mois dans des chaises de contention pour mesurer ce qui se passe dans leur cerveau. Et sévère ? Ce peut être l’infection de cochons avec des virus qui leur infligent des maladies pulmonaires graves, pour produire des vaccins dans le but de conserver la rentabilité des élevages face aux grippes porcines et autres affections qui génèrent des pertes économiques.

Nous demandons au minimum l’exemplarité des autorités sur le respect des textes en vigueur – notamment une transparence réelle de ce qui se passe dans les laboratoires de notre pays – et l’élaboration d’un vrai programme de sortie de l’expérimentation animale en France et en Europe, parallèlement à un vrai financement du développement des méthodes de recherche sans animaux. Il est urgent de respecter la directive européenne.

Les chiffres de l’expérimentation animale en France


* Certains animaux sont comptés plusieurs fois s’ils sont réutilisés dans différents projets au cours de la même année. Mais le taux de réutilisation général étant très bas, le nombre d’animaux utilisés n’est pas loin du nombre d’utilisations recensées.

** La réglementation classifie les souffrances des animaux en quatre catégories : « sans réveil » (expériences entièrement sous anesthésie qui se terminent par la mise à mort de l’animal), « légère », « modérée » et « sévère ». Des exemples de chaque catégorie sont disponibles sur notre site web dédié.

Après les renards pendus… les renards empaillés ?

Après les renards pendus… les renards empaillés ?

Après les renards pendus… les renards empaillés ?
15.02.2023
Aisne
Après les renards pendus… les renards empaillés ?
Animaux sauvages

Traqués toute leur vie, humiliés jusque dans la mort : les renards subissent un acharnement insupportable, entretenu par l’État et les chasseurs, qui conduit aux pires abjections. Le 8 février, One Voice a reçu un nouveau signalement de profanation d’un cadavre, empaillé cette fois-ci, et exposé à la vue de tous dans le village de Blérancourt (02).

Mais qu’ont fait les renards pour subir un tel acharnement ?

Après les corps pendus de Dracy-Saint-Loup et de Vallet, nous avons reçu, le 8 février, le témoignage d’un promeneur choqué après être tombé nez à nez avec une dépouille abandonnée au bord d’une route de campagne dans l’Aisne.

Ce renard étant toujours présent plusieurs semaines plus tard, notre témoin s’est approché, et a pu constater que celui-ci était vraisemblablement… empaillé. Quelle explication à cet acte insensé, sinon la volonté pure et simple de faire régner la terreur dans les campagnes ?

La responsabilité de l’État et des chasseurs dans la multiplication de ces actes est immense : à force d’entretenir sciemment la haine de ces cousins des chiens, pourtant intelligents et sociables, indispensables au maintien de la biodiversité, ils ont laissé libre cours aux actes les plus abjects.

Car pour les renards, la vie ne se résume aujourd’hui qu’à une fuite permanente face à des chasseurs avides de les exterminer. Leur obsession pour ces animaux n’a d’égale que la cruauté des méthodes employées pour les tuer.

Les renards peuvent, bien entendu, être chassés à tir pendant la saison de chasse. Comme les blaireaux, ils peuvent également être déterrés à même leurs terriers : des chiens sont envoyés sous terre et, une fois les goupils et leurs petits acculés, les chasseurs creusent des trous dans le sol pour les en extirper à l’aide de pinces avant de les tuer, parfois à l’arme blanche, parfois au fusil, mais toujours en riant face à la douleur de ces animaux agonisants.

Mais le massacre ne s’arrête pas là. Classés « espèce susceptible d’occasionner des dégâts » dans de nombreux départements, ils peuvent aussi être piégés par des instruments de torture qui n’ont plus rien à faire dans nos campagnes (pièges à œufs, pièges à lacet ou pièges en X), mais qui jonchent les sols des forêts et font de nombreuses victimes collatérales.

Et comme si cela ne suffisait pas, les préfets autorisent régulièrement des battues administratives, au cours desquelles les renards peuvent être massacrés, mais également leurs petits. Il n’y a décidément aucune limite à la cruauté.

Face à la multiplication de ces événements, nous alertons à nouveau le maire, le préfet et l’Office français de la biodiversité : au nom des renards, au nom de la sécurité de nos campagnes, agissez pour identifier les coupables, les punir et mettre un terme à ces actes ignobles ! Avec nous, signez la pétition pour que les renards soient retirés de la liste des « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » (ex-« nuisibles »).

One Voice descend dans la rue pour réclamer un vrai plan de sécurisation et une réforme radicale de la chasse

One Voice descend dans la rue pour réclamer un vrai plan de sécurisation et une réforme radicale de la chasse

One Voice descend dans la rue pour réclamer un vrai plan de sécurisation et une réforme radicale de la chasse
11.02.2023
France
One Voice descend dans la rue pour réclamer un vrai plan de sécurisation et une réforme radicale de la chasse
Animaux sauvages

Samedi 11 Février, la sensibilisation du public par les militants de One Voice aura lieu à Compiègne, Nantes, Angers et Troyes. Dimanche 12 février, cela se déroulera à Montpellier, Rouen et à Gap. Le samedi suivant, le 18 Février, à Lille, Annecy, Aix-en-Provence, Nice, et Bayonne. À Nice, Olivier Arnaubec, avocat au Barreau de Nice et auteur-compositeur-interprète au sein du groupe LFA (Looking For Animals), très engagé dans la cause animale partagera ses compositions lors de notre happening. Enfin, le samedi 11 mars, les villes de Lyon, Paris, La Rochelle termineront la série en cette fin de saison de chasse.

Photo de l’action menée à Compiègne samedi 11 février 2023 au matin

La chasse en France, une exception du pire parmi ses voisins

Chasse en enclos, chasse à tir, à l’arc, déterrage des blaireaux et des renards, piégeage, chasse à courre… au XXI siècle, toutes ces pratiques sont encore là! La chasse, en France, ce sont entre 6 000 et 8 000 tonnes de plomb dans la nature, 20 millions d’animaux issus de l’élevage pour être relâchés et abattus, 45 millions d’animaux abattus par an et 90 espèces d’animaux tués chaque année! La France est, enfin, le pays où l’on chasse le plus d’espèces différentes.

One Voice s’y oppose depuis des années et tente de faire changer les mentalités dans l’Hexagone en mettant en évidence la souffrance des animaux, l’absurdité de la pratique et les dommages collatéraux que la chasse engendre.

Côté humain, un plan gouvernemental en deçà des attentes sociétales

Avec son plan pour sécuriser la chasse, le gouvernement propose des mesures bien loin des attentes de la population française, qui aimerait profiter de la Nature et du grand air sans risquer sa vie. One Voice dénonce le sous-dimensionnement dramatique des propositions gouvernementales au regard de l’enjeu. Ce qu’il faut, c’est une réforme radicale de la chasse, pas des mesurettes qui sont une fois de plus une insulte aux familles en deuil et à la biodiversité qui s’éteint sous nos yeux.

L’absence de volonté politique de changer quoi que ce soit est triste à pleurer. Les morts animales et humaines cumulées ne font toujours pas le poids face à un lobby dont on peut se demander comment il parvient toujours à dicter sa loi alors qu’il représente si peu de monde. Les ruraux comme les urbains en ont plus que marre!

Pour les sangliers, les renards, les blaireaux, pour les biches, les chevreuils, les daims, pour les lapins et tous les oiseaux de nos forêts et campagnes, mais également pour des mesures dignes de ce nom pour les humains, garantissant donc la sécurité de tous, nous serons dans 15 villes de France les week-ends de février et de mars 2023.

Ville et date Lieu précis Horaires
5 Gap 12/02 Domaine de Charence 14h30 à 16h30
6 Nice 18/02 Place Magenta 11h à 13h
8 Troyes 11/02 71 Rue Emile Zola 15h30 à 17h
13 Aix-en-Provence 18/02 Allées de Provence 10h30 à 12h
17 La Rochelle 11 Mars Place de l’hôtel de ville 14h30 à 17h
34 Montpellier 12/02 Place de la Comédie 11h à 13h
44 Nantes 11/02 Pace à Royale 15h à 17h
49 Angers 11/02 Rue Lenepveu 15h à 16h30
59 Lille 18/02 Place Richebé 14h30 à 16h
64 Bayonne 18/02 Carreau des Halles 14h30 à 17h
69 Lyon 11 Mars Place St Jean 14h30 à 17h
74 Annecy 18/02 Centre Courier 14H30 à 16h30
75 Paris 11 Mars Place de l’Hôtel de ville 14h à 15h30
76 Rouen 12/02 Place de la Cathédrale 14h30 à 16h
80 Compiègne 11/02 Place de l’hôtel de ville 8h à 12h

Jumbo dans sa benne, les tigres dans le camion… Le Cirque Muller/Zavatta s’installe à Cannes

Jumbo dans sa benne, les tigres dans le camion… Le Cirque Muller/Zavatta s’installe à Cannes

Jumbo dans sa benne, les tigres dans le camion… Le Cirque Muller/Zavatta s’installe à Cannes
10.02.2023
Alpes-Maritimes
Jumbo dans sa benne, les tigres dans le camion… Le Cirque Muller/Zavatta s’installe à Cannes
Exploitation pour le spectacle

One Voice a appris l’installation du Cirque Muller/Zavatta à Cannes. La mairie leur aurait imposé de ne pas exhiber les animaux dans les spectacles. Quinze jours dans le camion, loin des yeux, près du cœur, c’est ça ? Rien n’est moins sûr, puisqu’en réalité, cela contrevient à la loi qui exige que les animaux non domestiques soient sortis du camion plusieurs heures par jour ET participent au spectacle. Et quoi qu’il en soit, cela ne change rien ni pour Jumbo, ni pour les lions, ni pour les tigres… Nous écrivons à David Lisnard, le maire de Cannes.

Photo : Jeune lion, Cirque Muller/Zavatta, Martigues Janvier 2023

Le Cirque Muller change de nom au gré du vent afin de s’installer partout où il se déplace, entretenant la confusion et rendant difficile toute opération de contrôle des services compétents. Il peut devenir – et la liste n’est pas exhaustive – Canadian Circus, 100% Cirque, 100% Humain (ce qui est risible tant ce cirque est basé sur l’exploitation des animaux), et dernièrement Cirque Zavatta.

Récemment, c’est carrément la famille Muller qui s’est renommée : Franck Muller se faisant passer pour le petit-fils d’Achille Zavatta et appeler John Zavatta. Et pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Jumbo, l’hippopotame exploité depuis des dizaines d’années, est devenu Mooglie.

Le choix bien léger de la mairie de Cannes

Le choix de la mairie de Cannes d’avoir obtenu du cirque que les animaux ne participent pas aux spectacles est un peu court… Car les problèmes demeurent et cette solution en ajoute même un autre :

  • Le cirque Muller-Zavatta va rester, en présence des animaux détenus, sur le territoire de la commune;
  • les animaux vont continuer à subir l’enfermement permanent dans des cages exiguës et inadaptées, encourageant le développement de stéréotypies, de l’ennui et du stress;
  • enfin, cette décision est contraire aux dispositions de l’arrêté du 18 mars 2011 (article 9) qui autorise la détention d’animaux non domestiques dans les cirques UNIQUEMENT si les animaux participent effectivement aux spectacles.

One Voice déplore que les animaux du Cirque Muller/Zavatta soient continuellement détenus dans des installations incapables de répondre à leurs besoins physiologiques les plus élémentaires, notamment s’agissant du cas – emblématique – de l’hippopotame Jumbo, animal amphibie, gardé dans des conditions totalement inadaptées.

Combien d’exemples a-t-on de cirques avec animaux dans lesquels de pseudo-incendies ont fait partir en fumée le cahier de suivi ou de vol de celui-ci dans un véhicule – comme si un passant, constatant qu’un registre d’entrées et de sorties des animaux traîne sur la plage arrière, allait s’empresser de briser une vitre pour mieux le dérober?…

Les animaux, victimes jusqu’au bout

Conditions de détention des animaux non conformes, animaux en mauvais état sanitaire, absence de traçabilité des mouvements d’animaux, absence de tenue conforme des registres sanitaires, d’entrée et de sortie des animaux, non-conformité aux obligations d’identification et d’enregistrement, non-respect des autorisations de détention, d’ouverture et de présentation au public… Depuis plus de vingt ans et malgré les changements de réglementation au fil du temps, One Voice n’a de cesse d’alerter les autorités sur les infractions constantes à la réglementation au sein des cirques et l’insuffisance des contrôles.

On ne règle pas du jour au lendemain le sort de centaines d’animaux présents aujourd’hui dans les cirques en France. Cela réclame une préparation et des échanges pour appliquer efficacement les interdictions prévues par la loi. Depuis le vote de celle-ci en 2021, qui ne changera que peu de choses, le gouvernement reste sourd à toute demande d’anticipation et aucun décret d’application n’a encore été publié. Ceux qui en payent le prix fort sont, une fois de plus, les animaux. Espérons que leur sort sera évoqué au prochain Conseil municipal de Cannes ce lundi 13 février.

Prohibés depuis trente ans, les pièges à mâchoire font une nouvelle victime : Cooper

Prohibés depuis trente ans, les pièges à mâchoire font une nouvelle victime : Cooper

Prohibés depuis trente ans, les pièges à mâchoire font une nouvelle victime : Cooper
10.02.2023
France
Prohibés depuis trente ans, les pièges à mâchoire font une nouvelle victime : Cooper
Animaux familiers

Le 23 janvier dernier, Cooper a été retrouvé blessé. Le border collie a eu la patte avant droite coincée dans un piège à mâchoire. Ces dispositifs de chasse non sélectifs sont pourtant interdits en Europe depuis 1995. Il est insupportable que près de trente ans plus tard, des animaux continuent à en être victimes. Pour lui, One Voice porte plainte.

Ce lundi aurait pu être une journée comme les autres pour ce chien de cinq ans. Mais au lieu de retourner profiter d’une sieste sur le porche de sa maison après sa balade matinale, Cooper s’est retrouvé prisonnier d’un piège à mâchoire dissimulé par de la paille, après que la dangereuse installation s’est brutalement refermée sur sa patte avant. Ce sont les gendarmes qui l’ont découvert ainsi, blessé et immobilisé, et ont prévenu son humaine. Emmené chez le vétérinaire en urgence avec une articulation à nu et un tendon déchiré, il a dû être mis sous sédation le temps que ses plaies soient suturées. À sa sortie le lendemain, c’étaient cinq jours sous médicaments qui l’attendaient !

Si Cooper a pu être retrouvé et soigné à temps, on n’ose à peine imaginer la terreur et la douleur qu’il a dû endurer lorsqu’il était prisonnier. Et tout ça à cause de quoi ? De pièges mutilant et tuant les animaux sans discrimination, en plus d’être interdits dans toute l’Union Européenne depuis 1995 ! Que faisait ce piège ici ? Qui plus est placé à proximité d’un sentier où aurait pu passer un promeneur ? Sa pose, en plus d’être illégale et dangereuse pour tous les animaux, sauvages comme domestiques, et les humains, témoigne d’une grande cruauté. One Voice a porté plainte contre X à la suite de la blessure infligée à Cooper, et se représentera elle-même ainsi que l’association des Sans-Voix d’Eden, qui l’a alertée sur la situation, et la famille de Cooper. Les deux associations ont par ailleurs pris en charge les frais vétérinaires.

One Voice demandait déjà en 2018 l’interdiction de ces pièges qui massacrent les animaux sans distinction aucune, qu’ils soient sauvages, domestiques ou protégés. Il est plus que temps de réformer radicalement la chasse et d’en interdire de toute urgence les pratiques les plus cruelles.

Le Conseil de l’Europe soutient la fin des tests pyrogènes sur les lapins

Le Conseil de l’Europe soutient la fin des tests pyrogènes sur les lapins

Le Conseil de l’Europe soutient la fin des tests pyrogènes sur les lapins
09.02.2023
Union Européenne
Le Conseil de l’Europe soutient la fin des tests pyrogènes sur les lapins
Expérimentation animale

Plus de vingt ans après la création des alternatives in vitro à ces tests et plus de quinze ans après leur validation, les lapins voient enfin le bout du tunnel : les tests pyrogènes seront bientôt de l’histoire ancienne en Europe. Une décision qui sera discutée en détail dans une conférence organisée mi-février à Bruxelles. Mais les données que nous avons récoltées montrent que la France refuse encore ces avancées. One Voice dénonce l’immobilisme des pouvoirs publics.

Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare :

«Non seulement des dizaines de milliers de lapins souffrent pour des tests pour lesquels des alternatives existent, mais en plus les laboratoires trompent le public en racontant qu’entre les expériences les lapins se déplacent “librement” alors qu’ils ont à peine l’espace de se mouvoir. Eux qui mourront sans connaître l’herbe tendre ou le soleil. »

 

Les tests pyrogènes consistent à injecter une substance dans les oreilles des lapins et à mesurer l’apparition de fièvre avant de les abattre. Du 14 au 16 février 2023, les autorités européennes organisent une conférence pour les industriels et les autorités publiques. Le but ? Promouvoir et accompagner la fin de l’utilisation des lapins et leur remplacement avec des alternatives in vitro réalisées sur des composants du sang humain : les Monocyte Activation Tests (MAT) ou tests d’activation des monocytes.

Alors que le remplacement de ces protocoles par des alternatives sans animaux est possible depuis une quinzaine d’années, il n’est pas mis en œuvre. Les chercheurs français se montrent particulièrement réticents, employant et tuant même de plus en plus de lapins entre 2015 et 2019 pour ces tests alors que, dans le même temps, les autres pays diminuaient leur utilisation. Une évolution qui reflète l’augmentation continue du nombre de lapins exploités dans les laboratoires français et des souffrances qu’ils y endurent, tous usages confondus.

La France persiste et signe

Et ce n’est pas fini : l’année dernière, le ministère de la Recherche a publié sur la base de données européennes ALURES un projet prévoyant l’utilisation de près de 40 000 lapins sur cinq ans pour des tests pyrogènes. Mais le résumé nous rassure : ils pourront « se déplacer librement sur toute la surface de la cage »… Une cage métallique dans laquelle ils pourront à peine tourner en rond.

À cause des souffrances qu’elle génère, le Code rural prévoit pourtant de limiter l’expérimentation animale aux cas de « stricte nécessité ». Les intérêts industriels sont-ils considérés comme tels ? La conférence du Conseil de l’Europe apportera peut-être des éléments de réponse…

Le public attend un réel engagement

L’évolution de la Pharmacopée européenne résonne avec l’actualité européenne et internationale récente. En effet, fin décembre, les États-Unis ont adopté une loi permettant d’approuver la mise sur le marché de médicaments sans passer par des expériences sur les animaux : une belle avancée, qui ouvre la voie au développement et à l’application des méthodes alternatives. Et fin janvier, plus de 1,2 million de signatures ont été validées pour l’Initiative Citoyenne Européenne “Save Cruelty Free Cosmetics”. L’année 2023 s’annonce donc importante pour la lutte contre l’exploitation des animaux par les laboratoires.

N’hésitez pas à consulter notre site web consacré aux chiffres et aux expériences autorisées récemment.

Microcèbes mignons élevés pour l’expérimentation animale : le MNHN va devoir communiquer ses documents à One Voice !

Microcèbes mignons élevés pour l’expérimentation animale : le MNHN va devoir communiquer ses documents à One Voice !

Microcèbes mignons élevés pour l’expérimentation animale : le MNHN va devoir communiquer ses documents à One Voice !
08.02.2023
France
Microcèbes mignons élevés pour l’expérimentation animale : le MNHN va devoir communiquer ses documents à One Voice !
Expérimentation animale

Le 7 février 2023, le tribunal administratif de Versailles a donné raison à One Voice et ordonné que la préfecture de l’Essonne communique à l’association des documents concernant l’élevage de microcèbes mignons de Brunoy appartenant au Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN). Si les petits primates continuent pour l’instant d’y subir des expériences, l’obtention de ces informations constitue une première victoire !

Nous en parlions déjà en 2021 et avions organisé un rassemblement à Paris en octobre de la même année. Le 7 janvier 2023, le tribunal administratif de Versailles fait un pas dans notre direction dans notre combat pour les microcèbes mignons victimes d’expérimentation animale de la part du MNHN.

Outrés par l’exploitation de ces petits lémuriens, nous avions demandé à avoir accès à des documents faisant la lumière sur ce qu’ils subissent exactement. En 2021, le préfet de l’Essonne avait refusé d’accéder à notre demande mais aujourd’hui, la justice en a décidé autrement. Elle a ordonné que nous soient communiqués les rapports d’inspection réalisés entre 2014 et 2021 et les informations statistiques sur l’utilisation des animaux, y compris celles sur la gravité réelle des procédures.

Malgré une certaine mauvaise volonté de la part de la préfecture, qui prétextait un manque de temps et de personnel pour ne pas avoir à traiter notre demande, c’est une première victoire importante que nous venons de remporter cette semaine pour ces microcèbes de Brunoy.

Avec nous, demandez l’arrêt des expériences sur les microcèbes mignons en signant la pétition.

Lot-et-Garonne: les chiens du hangar sont bien victimes de mauvais traitements

Lot-et-Garonne: les chiens du hangar sont bien victimes de mauvais traitements

Lot-et-Garonne: les chiens du hangar sont bien victimes de mauvais traitements
08.02.2023
Lot-et-Garonne
Lot-et-Garonne: les chiens du hangar sont bien victimes de mauvais traitements
Animaux familiers

Il y a quelques jours, nous dénoncions les conditions de vie intolérables d’une dizaine de chiens de chasse emprisonnés dans un hangar de Lot-et-Garonne, vivant au milieu des détritus et de montagnes de déjections, à la merci du froid et de la chaleur, sans même un bol d’eau fraîche. Sans surprise, le détenteur des chiens de chasse et sa mère nous accusent de mentir. « Non, les chiens ne sont pas maltraités, ils sont nourris et sortent », viennent-ils pleurer dans la presse. Et – quelle surprise! – depuis la médiatisation de l’affaire, le hangar a été rangé et nettoyé pour accueillir la presse, le maire, et même la présidente d’une association de protection animale – un comble! -, qui trouvent tous le moyen de prendre leur défense et de justifier les conditions de détention des chiens. Pour tous les chiens de chasse maltraités, One Voice continuera de se battre.

Mesdames et Messieurs, défenseurs acharnés d’une pauvre famille que la « méchante association One Voice » a pris pour cible au hasard: à aucun moment nous n’avons prétendu que ce monsieur battait ses chiens ou qu’il les affamait, au contraire! Nous avons d’ailleurs pu constater par nous-mêmes que ces chiens ont bien la « chance » d’être nourris – d’ossements à même le sol, sur le tapis d’excréments faisant office de literie!

Mais ouvrez donc le Code pénal, article R. 215-4: la maltraitance, ce n’est pas seulement affamer ou frapper un animal. La maltraitance, c’est détenir des animaux dans des enclos inadaptés, c’est les maintenir dans des conditions abjectes, c’est les laisser croupir et dormir dans leurs excréments, au milieu des détritus, les priver du besoin primaire de disposer d’une eau propre et renouvelée quotidiennement, comme ce qu’ont subi ces chiens pendant des mois, peut-être même des années!

Maintenant qu’ils ont pris soin de ranger le hangar, de fournir de l’eau propre et de nettoyer les montagnes de déjections qui gisaient au sol depuis des mois, ils ont pu convoquer la presse, le maire et même une association de protection animale, pour leur montrer que One Voice les prend pour cible gratuitement, sans raison, eux qui s’occupent si bien de leurs chiens.

Monsieur le Maire de Madaillan, qui initialement niait les faits (« Tous les bois en Lot-et-Garonne se ressemblent », affirme-t-il, « je vous dis que ces images n’ont pas été filmées à Madaillan »), reconnaît finalement la réalité puisqu’il prend désormais la défense du propriétaire: « Ce sont des chiens de chasse […], ils sont fait pour ça (NDLR: par « ça », comprendre: vivre enfermés dans un hangar en pourrissant dans leurs excréments), pas pour rester au coin de la cheminée ». Tous les moyens sont bons pour flatter son électorat.

À ceux qui prétendent que ce sont des chiens de chasse et non pas des « animaux de compagnie », et qu’il est normal qu’ils soient stockés comme du matériel quand on a fini de les exploiter: il n’existe aucune distinction dans la législation pouvant justifier cette différence de traitement. Aucun animal n’est fait pour vivre au milieu des immondices, à boire de l’eau croupie et dormir dans ses excréments.

Respecter les normes sanitaires minimales n’était donc pas si compliqué, puisque le détenteur a réussi à le faire en seulement quelques jours… Comme vous pouvez le voir sur ces images prises lors de notre dernière visite sur place en date des 28 et 29 janvier – le week-end précédant la diffusion des images, donc -, le désordre et l’insalubrité étaient bien visibles.

Comme quoi, avec un peu de bonne volonté, il n’est pas si difficile de tout nettoyer en vitesse, une fois que l’affaire est médiatisée et que les soucis vont arriver.