Renard agonisant, promeneuse menacée: le « piégeur » bientôt identifié?

Renard agonisant, promeneuse menacée: le « piégeur » bientôt identifié?

Renard agonisant, promeneuse menacée: le « piégeur » bientôt identifié?
10.01.2023
Renard agonisant, promeneuse menacée: le « piégeur » bientôt identifié?
Chasse

Après avoir reçu le témoignage d’une promeneuse choquée, et face à l’absence initiale de réaction des autorités, nous sommes intervenus pour signaler le comportement inacceptable d’un piégeur de renards, qui a ouvertement menacé cette lanceuse d’alerte et a soumis un renard roux à des actes particulièrement cruels avant de l’abattre. Alors que ces cousins des chiens sont victimes d’un acharnement insupportable, nous restons pleinement engagés pour que l’enquête permette d’identifier le suspect et de le traduire en justice.

L’action de One Voice, déterminante pour lancer l’enquête

Au début du mois de décembre, pendant une promenade au cours de laquelle elle souhaitait simplement profiter de la nature, une femme s’est trouvée nez à nez avec un renard paniqué et agonisant, la patte prise dans un piège à lacet sans doute depuis plusieurs heures. Cherchant à lui venir en aide, elle a été violemment prise à partie par le piégeur qui n’a pas hésité à l’insulter avant de la menacer, fusil en main. Une preuve supplémentaire, s’il en était besoin, du sentiment d’impunité totale des chasseurs. La promeneuse dut se résigner à s’écarter. L’homme a alors tiré une première balle sur le renard, sans le tuer… Était-ce pour prolonger ses souffrances et profiter le plus longtemps possible de son loisir? Le pauvre animal a dû attendre de longues secondes avant qu’il soit enfin mis fin à son agonie.

Alors que le signalement initial à la police municipale semblait resté lettre morte, nous sommes intervenus afin de rapporter ces faits particulièrement graves et d’exiger une réponse rapide contre ces actes de cruauté.

Cette action déterminante a permis des avancées: début janvier, soutenue par notre référent local, la promeneuse a été auditionnée au commissariat. Une enquête a été diligentée pour trois chefs d’accusation: piégeage illégal, menaces et actes de cruauté envers un animal. Elle permettra, espérons-le, d’identifier le piégeur afin qu’il réponde de ses actes.

One Voice pleinement engagée pour les renards

Depuis de nombreuses années, nous dénonçons le sort réservé aux renards en France. Classés au niveau national comme “espèce susceptible d’occasionner des dégâts” (ESOD), ils sont massacrés perpétuellement. Ils sont l’objet des chasses les plus cruelles: à courre, tirs de nuit, vénerie sous terre. Les chasseurs n’hésitent pas à s’en prendre aux renardeaux, maintenus au sol avant d’être violemment tués, parfois à coups de pinces en métal sur la tête.

Les renards roux sont des êtres sensibles et intelligents qui, comme tous les animaux, méritent d’être protégés. Rien ne saurait justifier l’acharnement et le massacre dont ils sont victimes. Face aux assauts répétés des chasseurs pour tuer toujours davantage d’animaux en recourant aux méthodes les plus insupportables, nous réitérons notre appel pour une réforme radicale de la chasse, et continuerons d’intervenir dès que nécessaire pour porter la voix des renards. Avec nous, demandez le retrait des renards de la liste des “ESOD” (ex-nuisibles).

Insécurité à la chasse : chasseurs 1, les autres 0

Insécurité à la chasse : chasseurs 1, les autres 0

Insécurité à la chasse : chasseurs 1, les autres 0
09.01.2023
Insécurité à la chasse : chasseurs 1, les autres 0
Animaux sauvages

Alors que 4 Français sur 5 sont favorables au dimanche sans chasse, jour où l’on compte le plus grand nombre d’accidents liés à ce loisir, l’État préfère renforcer les intérêts d’une minorité dangereusement armée : l’appli-gadget permettant de signaler les chasses en cours est non seulement anti-démocratique, elle est aussi à l’avantage des chasseurs qui vont être confortés dans leur sentiment d’appropriation de la nature et de la biodiversité.

Contre l’écrasante majorité des Français favorables à l’arrêt de la chasse le dimanche à 78 %*, le lobby de la chasse propose des gadgets dérisoires et refuse toute évolution. Et que fait l’État ? Il écoute le lobby.

En réponse au problème d’insécurité lié à leur loisir, les chasseurs proposent une application aussi inutile que dangereuse. Déjà qu’ils ont du mal à poser correctement des panneaux « chasse en cours » on se demande bien comment une appli, avec tous les aléas que cela implique (possession d’un smartphone, réseau, etc) pourrait montrer son efficacité.

Avec cet outil, les chasseurs se signaleraient aux promeneurs, les incitant à éviter les « bulles de danger » – en réalité des zones bien plus vastes qu’indiquées, au vu de la portée des armes – et à se diriger vers des zones “sécurisées”.

Mais tout sonne faux :

  • Il n’y a pas de réseau dans de nombreuses zones naturelles concernées par la chasse ;
  • L’application n’a rien d’obligatoire et ne concernera que les battues ;
  • Elle suppose que tous les chasseurs et tous les promeneurs aient un smartphone, et qu’ils pensent systématiquement à se connecter à l’appli ;
  • Un chasseur isolé peut se trouver hors des « bulles de danger » signalées ;
  • Un tel gadget donnerait une fausse impression de sécurité aux promeneurs, et donnerait surtout bonne conscience aux chasseurs, qui se sentiraient libérés de toute contrainte et responsabilité : en cas d’accident, qui serait responsable : victimes ou chasseurs ?
  • Que se passe-t-il lorsqu’un promeneur, en plein milieu de sa randonnée, reçoit une alerte pour lui signifier qu’une chasse est sur le point de commencer tout autour de lui ?

En réalité, cette application ne ferait que renforcer la mainmise des chasseurs sur la nature et légitimer la présence d’un “loisir” dangereux voire mortifère pour autrui. En résumé, le message c’est « Dégagez, on chasse ! ».

Le dimanche sans chasse a été décrété en Angleterre en 1831, et aujourd’hui de nombreux autres pays d’Europe (Pays-Bas, Suisse, Espagne, Italie, Portugal…) respectent au moins un jour national sans chasse. Mais pas la France, où le puissant lobby des chasseurs impose son diktat depuis des décennies, alors qu’il ne représente même pas 2 % de la population.

Bref, plutôt que de limiter la chasse, le gouvernement préfère limiter la liberté des autres : les Français n’auront pas d’autre choix que de slalomer entre les « bulles de danger », ou de rester chez eux, comme l’a déjà préconisé le chef de la Fédération nationale des chasseurs… Vous avez dit démocratie ? 

Les associations signataires :
Animal Cross, ASPAS, Fondation Brigitte Bardot, Humanité & Biodiversité, LPO, One Voice, SFEPM, Stéphane Lamart, Un Jour Un Chasseur, WWF

* Sondage IFOP de décembre 2022

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Sécurisation de la chasse: One Voice dénonce un énième écran de fumée

Sécurisation de la chasse: One Voice dénonce un énième écran de fumée

Sécurisation de la chasse: One Voice dénonce un énième écran de fumée
06.01.2023
Sécurisation de la chasse: One Voice dénonce un énième écran de fumée
Animaux sauvages

Quand les tueurs d’animaux deviennent des tueurs tout court, le gouvernement propose du Canada Dry, bien loin des attentes et du ras-le-bol de la population française, qui aimerait profiter de la Nature et du grand air (du peu qui reste) sans risquer sa vie. One Voice dénonce le sous-dimensionnement dramatique des propositions gouvernementales qui se profilent au regard de l’enjeu. Ce qu’il faut, c’est une réforme radicale de la chasse, pas des mesurettes qui sont une fois de plus une insulte aux familles en deuil et à la biodiversité qui s’éteint sous nos yeux.

Entre Arlésienne et Canada Dry…

Fin octobre 2022, Bérangère Couillard, secrétaire d’Etat chargée de l’écologie et donc du dossier chasse, a mis en place une concertation – le sujet en nécessitait-il encore une?… Car ces annonces d’encadrement de la chasse, c’est l’Arlésienne… On pensait qu’il y aurait une proposition de loi après l’efficacité de la pétition déposée sur le site du Sénat par le collectif Un Jour Un Chasseur, puis de notre audition par la mission des sénateurs… Mais non, toujours pas de décisions immédiates.

Lundi, la ministre annonce donc le fruit de cette concertation. Il s’agirait entre-autres de limiter l’alcoolémie des chasseurs, une mesure minimale dont les Français ont découvert pantois à l’automne qu’aucune restriction ne s’imposait jusqu’à présent sur ce plan à des personnes pourtant armées battant la campagne. Une demande que One Voice portait depuis de nombreuses années, tout comme le contrôle de la vue annuel

Une autre des mesures attendues par plus de quatre Français sur cinq pour sécuriser la chasse en France (proportion stable depuis cinq ans : voir les trois vagues du sondage IPSOS/One Voice 2018, 2021 et 2022), c’est une interdiction de chasser pendant l’intégralité des vacances scolaires ainsi que deux jours par semaine y compris le dimanche.
Au lieu de cela, le gouvernement devrait accoucher d’un gadget, une application dénommée « Suricate » (on va nous dire, pour une fois ce n’est pas un numéro vert!) qui, s’il ne concernait pas la vie ou la mort d’autrui, serait risible.

Un lobby des chasseurs et des armuriers plus fort que la sécurité et la biodiversité

L’absence d’une quelconque volonté politique de changer quoi que ce soit est triste à pleurer. Les morts animales et humaines cumulées ne font toujours pas le poids face à un lobby dont on peut se demander comment il parvient toujours à dicter sa loi alors qu’il représente si peu de monde. Les ruraux comme les urbains en ont plus que marre!

Que peut-on encore attendre d’un gouvernement qui n’est même pas capable d’écouter la population? De la garder en sécurité?
La chasse à courre est toujours là, la vénerie sous terre aussi, ainsi que la chasse en enclos et les élevages de sangliers ou de chevreuils relâchés pour être tués. Le président de la République a même baissé de moitié le prix du permis de chasse lors de son premier mandat! Et le ministère s’est opposé tant de fois à nous au Conseil d’État pour maintenir et justifier le massacre des oiseaux par les pièges cruels des chasses à la glu et autres chasses traditionnelles…

Si les grandes avancées pour la biodiversité en général et les animaux en particulier se résument à des emballages plastiques dans les fast-food et à une application, on est bien loin de l’espoir suscité par le « Make our planet great again » des débuts de Macron I.

Pour la fermeture de la colonie de babouins de l’université de Murcie

Pour la fermeture de la colonie de babouins de l’université de Murcie

Pour la fermeture de la colonie de babouins de l’université de Murcie
05.01.2023
Pour la fermeture de la colonie de babouins de l’université de Murcie
Expérimentation animale

Stop Camarles, partenaire espagnol de One Voice, vient de révéler en vidéo les conditions de détention des beagles et des babouins d’une université espagnole où se pratiquent l’injection de produits nocifs dans le cerveau des singes et la transplantation d’organes de cochons sur eux. Avec nous, demandez la fermeture de la colonie de babouins de Murcie.

Edit au 19 janvier 2023

La réglementation européenne indique un minimum de quatre à sept mètres carrés au sol pour deux babouins, mais un minimum de trois à six mètres cubes en volume par individu au sein d’une volière. Il est donc difficile d’évaluer le respect de cette réglementation sur la base des vidéos fournies.

Le 12 octobre, un babouin s’est échappé de la volière dans laquelle il était détenu par l’université. Après avoir traversé une autoroute et voyagé de toit en toit, il a été rattrapé, fléché au fusil anesthésiant, puis ramené dans la cage.

En réponse à cet « incident », One Voice s’est tout naturellement associée à l’association espagnole Stop Camarles (avec laquelle nous sommes déjà partenaires sur de nombreuses campagnes concernant les primates destinés aux laboratoires) et à quinze autres associations dans le monde pour demander au comité d’éthique de cette université et aux ministères espagnols de faire fermer cette colonie de babouins et d’encadrer le transfert des animaux vers un sanctuaire qui pourrait assurer leurs besoins sans les soumettre à des expériences macabres.

L’université ne respecterait même pas la réglementation…

Hier matin, Stop Camarles a révélé de nouvelles images et vidéos, qui montrent les box des chiens et les volières des singes.

Lire la vidéo

Celui qui s’est échappé en octobre a pu, pour la première fois, sentir l’herbe sous ses pieds et grimper à de vrais arbres. Renvoyé de force dans la volière, il devra, comme les dizaines d’autres membres de la colonie, se contenter d’un pneu suspendu et de quelques plateformes accrochées aux grillages métalliques.

La promiscuité crève les yeux.  [Edit du 19 janvier 2023] Sans parler du fait de maintenir dans une telle proximité des espèces aussi différentes que des babouins et des beagles, générant potentiellement du stress pourtant facilement évitable pour les individus des deux espèces.

Le destin des babouins

Comme la plupart des universités de sciences, cette université du Sud-Est de l’Espagne propose notamment des formations en pratique vétérinaire, en biologie et en biochimie, ponctuées de travaux pratiques impliquant des animaux vivants. Et les recherches utilisant les babouins n’y sont pas plus réjouissantes. Nombre d’entre eux y ont été exploités dans les années 2000 pour étudier la xénotransplantation d’organes de cochons (une pratique vouée à l’échec depuis longtemps).

Plus récemment, en 2019 et 2020, deux articles ont été publiés par l’université de Murcie en collaboration avec ses homologues françaises, allemandes, espagnoles, italiennes et qataries. On y découvre que plus de trente babouins de cette colonie ont reçu des injections de produits dans le cerveau (ou ont été utilisés comme contrôles) pour induire un semblant de démence observé pendant deux ans, avant d’être tous tués pour l’analyse desdits cerveaux…

Aidez-nous à mettre fin à ces pratiques

Avec Stop Camarles, Action For Primates et PETA, nous avons lancé une pétition pour demander la fermeture de la colonie de babouins de l’université de Murcie et le transfert des animaux vers un sanctuaire adapté. Vous pouvez signer cette pétition et la partager sur les réseaux sociaux afin de soutenir notre demande et d’encourager les autorités espagnoles à y répondre favorablement.

Je demande la fermeture de la colonie de babouins de Murcie


Ces pratiques d’expérimentation animale existent en Espagne mais aussi en France. Vous pouvez consulter notre site web consacré aux chiffres et aux expériences autorisées récemment pour plus d’informations.

Si vous êtes témoin de pratiques qui vous révoltent, n’hésitez pas à vous y opposer (comme l’ont fait récemment des étudiantes de l’université de Strasbourg, grâce auxquelles un TP utilisant des hamsters vivants ne sera pas renouvelé l’année prochaine) et à nous contacter pour donner votre témoignage.


Lettre ouverte à Fabien Di Filippo concernant le sort de chiens laissés à l’abandon par le gestionnaire de l’Arche de Bouba

Lettre ouverte à Fabien Di Filippo concernant le sort de chiens laissés à l’abandon par le gestionnaire de l’Arche de Bouba

Lettre ouverte à Fabien Di Filippo concernant le sort de chiens laissés à l’abandon par le gestionnaire de l’Arche de Bouba
05.01.2023
Moselle et Marne
Lettre ouverte à Fabien Di Filippo concernant le sort de chiens laissés à l’abandon par le gestionnaire de l’Arche de Bouba
Animaux familiers

One Voice contacte un député de Moselle et la préfecture de la Marne concernant les animaux d’une fourrière laissés à l’abandon.

One Voice a été alertée du fait que le gestionnaire de la fourrière-refuge de Ranguevaux, l’Arche de Bouba, exercerait ses activités sur différents sites dans plusieurs départements : la commune de Nitting en Moselle et celle de Sainte-Menehould dans la Marne. Après avoir joint la préfecture de Moselle, nous contactons M. Fabien Di Filippo, le député de la quatrième circonscription de ce département, afin de lui enjoindre de mettre en place des actions pour secourir les chiens qui seraient abandonnés dans ce lieu de misère. Nous écrivons aussi à la préfecture de la Marne afin de veiller à ce qu’aucun animal ne soit plus détenu dans la structure de Sainte-Menehould.

Photo DR

Monsieur le Député
Fabien Di Filippo
Assemblée Nationale
126, rue de l’Université
75007 Paris

Vannes, le 5 janvier 2023

Objet : Fourrière-refuge de Ranguevaux – Arche de Bouba

Monsieur le Député,

Vous avez certainement eu connaissance des derniers faits relatifs à l’affaire de la fourrière-refuge de Ranguevaux (57700), qui dure maintenant depuis plusieurs années et qui illustre parfaitement le peu de considération portée aux animaux souffrants par les pouvoirs publics en France.

Le calvaire de plusieurs animaux malades (puces, vers, coryza, typhus, péritonite infectieuse féline, virus de l’immunodéficience féline), requérant des soins de manière urgente, laissés à l’abandon et détenus dans un lieu se rapprochant plus d’un dépotoir que d’une fourrière, a pris fin ce lundi 26 décembre. Les gendarmes, accompagnés d’une association de protection animale et des élus de la commune de Ranguevaux, ont pu obtenir leur transfert vers une autre structure. Malheureusement, comme le relate la presse régionale, certains n’auraient pas survécu et seraient décédés dans l’indifférence.

La fourrière de Ranguevaux étant déjà défavorablement connue des services vétérinaires de la préfecture de Moselle depuis plusieurs années, cette situation aurait pu et aurait dû être évitée.

Plusieurs dizaines d’animaux y avaient déjà été saisis au fil du temps, des suspensions d’activité avaient été ordonnées, et le gestionnaire a même été condamné pour mauvais traitements envers les animaux et pratique commerciale trompeuse.

Il est intolérable que les activités de cette fourrière-refuge aient pu perdurer. Qu’attendent les services compétents pour faire définitivement fermer cette structure ? Combien d’animaux innocents devront encore souffrir le martyre pour que les pouvoirs publics prennent les décisions qui s’imposent ?

Si les chats survivants ont pu être sortis de cet enfer, One Voice a été alertée du fait que des chiens appartenant au gestionnaire seraient gardés eux aussi dans des conditions abominables sur un autre site de la commune de Nitting, dépendant de votre circonscription. Une dizaine de chiens seraient en effet détenus dans un chalet insalubre ainsi que dans des box et une véranda, et seraient nourris seulement deux à trois fois par semaine car aucune présence humaine quotidienne n’y serait assurée.

Par ailleurs, nous avons été informés du fait que vous auriez eu connaissance de la situation de ces chiens et que vous refuseriez d’y réagir, tout en approuvant les paroles d’un élu qui aurait déclaré : « Ce ne sont que des animaux. »

Si tel est le cas, One Voice aimerait connaître votre position sur la situation, ainsi que les actions que vous comptez entreprendre afin que les animaux toujours sur place soient rapidement secourus, et surtout, pour faire fermer ce lieu qui aurait dû l’être il y a bien longtemps.

Vous remerciant de l’attention portée à cette demande et dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Député, l’assurance de notre sincère considération.

Muriel Arnal,
Présidente de One Voice

En infraction avec la loi, une animalerie propose encore d’acheter des animaux sans délai de réflexion

En infraction avec la loi, une animalerie propose encore d’acheter des animaux sans délai de réflexion

En infraction avec la loi, une animalerie propose encore d’acheter des animaux sans délai de réflexion
03.01.2023
Bretagne
En infraction avec la loi, une animalerie propose encore d’acheter des animaux sans délai de réflexion
Animaux familiers

Depuis le 1er octobre 2022, l’entrée en vigueur du certificat d’engagement et de connaissance découlant de la loi contre la maltraitance animale devrait contraindre n’importe quel adoptant ou acheteur à attendre au moins sept jours entre la signature dudit certificat et l’acquisition d’un chien, chat, furet, gerbille, rat ou lapin. Or il n’en est rien! Dans une animalerie de Bretagne, d’où une lanceuse d’alerte connaissant notre implication pour les animaux familiers nous a confié un enregistrement, et sans doute dans bien d’autres animaleries en France, il est toujours possible de repartir avec «son» animal «de compagnie» le jour même, en totale infraction avec la loi! Ensemble, disons: «Animaleries: Je Refuge!»

Une loi aussitôt votée, aussitôt contournée!

Nous avions déjà de sérieuses raisons de douter de la portée de la loi contre la maltraitance animale promulguée le 30 novembre 2021. Confié à notre équipe juste avant Noël, l’enregistrement d’un échange surréaliste entre une employée d’une animalerie bretonne et une femme expliquant vouloir acquérir un chien montre bien, s’il le fallait, que le certificat d’engagement et de connaissance compris dans la loi n’était qu’un gadget de plus, bien incapable de prévenir l’achat compulsif d’êtres sentients.

Un délai d’une heure au lieu d’une semaine pour obtenir son animal-objet

Dans cette animalerie, le client n’a à attendre qu’«une bonne heure» entre le moment où il jette son dévolu sur ce qu’il ne considère que comme une mignonne «boule de poils», et celui où il quittera les lieux en possession de son nouvel animal-objet. Le temps que les employés s’occupent de la paperasse. Exit les sept jours de réflexion imposés par les textes. Il suffit au client de signer un autre certificat, fourni par l’animalerie, pour «renoncer au délai prévu par la loi», sous prétexte que cinq minutes de discussion avec une vendeuse et quelques papiers permettraient d’avoir suffisamment de connaissances sur l’animal en passe d’être acheté, et pleinement conscience que cet achat est en réalité une adoption et donc un engagement à vie.

Comment croire que l’échange lunaire en question puisse être une exception? Qui va contrôler que ces certificats de pacotille ont bien été fournis et signés, si ce n’est le vendeur et l’animalerie qui l’emploie, qui peut visiblement contourner la loi sans la moindre crainte? Et quel intérêt ont de toute façon ces signatures s’il est possible d’éditer des décharges à loisir?

Animaleries? Je refuge!

À cause des petites annonces et des animaleries, qui font des animaux des marchandises comme les autres dans un système consumériste, les refuges débordent de chats et chiens attendant désespérément d’être adoptés par une famille aimante, alors qu’ils ont pour beaucoup été victimes d’abandon.

Nous l’affirmons: par respect pour les animaux, il faut préférer les refuges aux animaleries. Choisir la rencontre réelle entre une famille d’accueil et un animal, et l’adoption après une décision mûrement réfléchie, plutôt que l’achat compulsif d’un être sensible et dépendant dont on n’aura pas forcément les moyens de s’occuper à long terme. En avril 2022, à Nice, dans le cadre de notre campagne «Animaleries, je refuge!», notre antenne locale avait déjà mené une action choc pour dénoncer les animaleries hors-la-loi qui continuaient à exposer chiens et chats en vitrine comme de vulgaires babioles destinées à appâter le consommateur.

Cette situation ne peut plus durer! Signalez-nous toute animalerie hors-la-loi, en attendant que ces lieux de réification des animaux cessent leurs activités en 2024. Signez notre pétition pour protéger nos compagnons chiens et chats et qu’ils ne soient plus traités comme des objets. Réclamons aussi ensemble un plan d’urgence contre l’errance féline

Une fourrière récidive malgré de graves et durables dysfonctionnements. One Voice contacte les autorités

Une fourrière récidive malgré de graves et durables dysfonctionnements. One Voice contacte les autorités

Une fourrière récidive malgré de graves et durables dysfonctionnements. One Voice contacte les autorités
29.12.2022
Moselle
Une fourrière récidive malgré de graves et durables dysfonctionnements. One Voice contacte les autorités
Animaux familiers

Après réception de plusieurs signalements concernant des chats malades dans une fourrière en Moselle, One Voice contacte les autorités.

One Voice a reçu plusieurs signalements inquiétants mettant en cause la fourrière-refuge de Ranguevaux en Moselle, où des chats saisis à quelques jours de Noël auraient été déposés et privés de soins malgré un état sanitaire catastrophique. L’affaire semble être résolue, mais cet événement met le projecteur sur un problème permanent en France : l’errance féline et l’irresponsabilité de notre société à leur égard.

Photo : DR 

Dans les fourrières, les animaux sont stockés en attendant d’être éventuellement réclamés. Si ce n’est pas le cas, passé le délai de huit jours, ils sont euthanasiés. Nous avons enquêté dans plusieurs d’entre elles, où les chats, victimes de l’errance féline, sont abattus en masse et les chiens tués, sans l’ombre d’un remords. Comme si cette fin douloureuse ne suffisait pas, les animaux peuvent y être victimes d’autres maltraitances insupportables.

Une fourrière dont la réputation du gestionnaire parle d’elle-même

La fourrière-refuge de Ranguevaux, aussi appelée l’Arche de Bouba, est dans le viseur des associations depuis plusieurs années. Des signalements concernant le traitement des animaux, effectués auprès de la préfecture de Moselle, il y en a eu des dizaines. Et pourtant !

Depuis 2013, divers contrôles des pouvoirs publics ont abouti à des saisies d’animaux détenus dans des conditions misérables et à des fermetures. Aussi inadmissible que cela puisse paraître, le gestionnaire a même été condamné pour mauvais traitements envers les animaux et pratique commerciale trompeuse. En mai et août derniers, les gendarmes étaient à nouveau sur place.

Une alerte au sujet de chats malades

Ce schéma de défaillances systémiques graves s’est à nouveau reproduit aux alentours de Noël. D’un logement insalubre de la commune de Crusnes, une trentaine de chats laissés à l’abandon (sur les 70 estimés vivant là) auraient été saisis et transférés à la fourrière de Ranguevaux dans un état sanitaire catastrophique. On parle ici de puces, de vers, de coryza, typhus, péritonite infectieuse féline, bref, la combinaison des maladies mortelles et extrêmement contagieuses entre félins.

Les chats auraient été parqués sans soins à la fourrière, au motif qu’il était trop compliqué de trouver un vétérinaire en ces fêtes de fin d’année. À la souffrance causée par les maladies et l’inconscience du particulier qui les détenait, se sont ajoutés le risque sanitaire et l’irresponsabilité des services publics représentés par cette fourrière. Ce lundi 26 décembre, des gendarmes accompagnés d’élus de la commune et d’une association de protection animale se sont rendus sur place pour secourir ces chats malades et les envoyer dans une autre structure, à Moineville.

Une question reste cependant en suspens. Sur les 70 chats mentionnés dans l’un des signalements, seuls une trentaine auraient été emmenés à l’Arche de Bouba. Où se trouvent les quarante autres ? Sont-ils toujours dans ce logement insalubre, livrés à eux-mêmes ? Ont-ils été récupérés par des refuges ou transférés vers une autre fourrière ?

Comment une personne avec un tel passif, notamment reconnue coupable de mauvais traitements, peut-elle être encore autorisée à assurer des activités en lien avec des animaux ? Pire encore, à diriger une fourrière et donc à représenter le service public ? Qu’attendent les autorités pour faire fermer cette structure, et pourquoi les maires conventionnent-ils et donc subventionnent-ils ce lieu ?

Il faut un plan d’urgence !

Nous écrivons immédiatement à la Direction départementale de la protection des populations (DDPP, services vétérinaires de la préfecture) de Moselle pour permettre la fermeture définitive de cette fourrière-refuge qui a prouvé son incapacité à accueillir décemment et soigner nos plus proches compagnons. Plus jamais cet établissement et surtout son gestionnaire ne doivent être en mesure d’accueillir d’autres animaux.

La mise en place d’un plan national de gestion de l’errance féline est nécessaire et urgente ! La stérilisation doit être rendue obligatoire dans tout l’Hexagone pour éviter ces situations dramatiques qui engendrent une souffrance terrible pour les 11 millions de chats errants en France, comme pour la biodiversité.

Signez notre pétition ! Mettons fin à l’omerta et aux euthanasies dans les fourrières ! Ensemble, demandons à faire fermer ce lieu de misère. Envoyez vous aussi un courrier aux maires des communes concernées et à la préfecture de Moselle.

À l’attention de Monsieur le maire Florent BERTELLE – Mairie de Crusnes 2 Rue de la Mairie, 54680 Crusnes
À l’attention de Monsieur le maire Maurice LORENTZ – Mairie de Volmerange-les-Mines Place Raymond-Locatelli 57330 Volmerange-les-Mines
À l’attention de Monsieur le maire Pierre TACCONI – Mairie de Guénange 1 place de l’Hôtel-de-Ville 57310 Guénange
À l’attention de Madame la maire Alexandra REBSTOCK PINNA – Mairie de Nilvange 5 rue Victor-Hugo 57240 Nilvange
À l’attention de Monsieur le maire Raphaël ELIN – Mairie de Pommérieux 13 rue du Frêne 57420 Pommérieux
À l’attention de Monsieur le maire Pierre KOWALCZYK – Mairie de Bousse 1 rue de l’Église 57310 Bousse

Je télécharge la lettre à envoyer à la préfecture de Moselle Je télécharge la lettre à envoyer aux maires des communes concernées par les services de la fourrière de Ranguevaux.

Accuser les animaux pour permettre leur massacre sans limites: le scandale des battues administratives. Audience le 5 janvier à Marseille

Accuser les animaux pour permettre leur massacre sans limites: le scandale des battues administratives. Audience le 5 janvier à Marseille

Accuser les animaux pour permettre leur massacre sans limites: le scandale des battues administratives. Audience le 5 janvier à Marseille
29.12.2022
Bouches-du-Rhône
Accuser les animaux pour permettre leur massacre sans limites: le scandale des battues administratives. Audience le 5 janvier à Marseille
Chasse

Le 25 novembre, le préfet des Bouches-du-Rhône a autorisé une battue administrative permettant la mise à mort de chevreuils (qui s’ajoute à la saison de chasse), en invoquant les supposés “dégâts” qu’ils causeraient aux exploitations agricoles, sans en apporter la preuve! Une nouvelle illustration du choix délibéré des préfets de ne pas respecter la loi pour permettre aux chasseurs d’assouvir leur soif de tuer des animaux. One Voice condamne cet énième détournement de la réglementation et portera la voix des chevreuils lors de l’audition de son référé suspension le 5 janvier au tribunal administratif de Marseille.

Battues administratives: les cadeaux des préfets aux chasseurs

Tous les moyens sont bons pour permettre aux chasseurs de pratiquer leur loisir. En France, la chasse est censée être encadrée, mais elle l’est insuffisamment (nous demandons d’ailleurs depuis des années une police de la chasse indépendante et des contrôles, comme plus de 300 000 personnes). L’examen du permis de chasser est une farce, les accidents se répètent et, semaine après semaine, coûtent la vie à des personnes qui souhaitent simplement profiter de la nature.

Les chasseurs ne s’en cachent pas: ils aiment tuer. Et ils peuvent compter sur leurs amis préfets pour leur faire de nombreux cadeaux. Parmi ceux-ci, il y en a un que les chasseurs apprécient particulièrement: les “battues administratives”. Les mots sont policés, la réalité l’est moins: il s’agit, ni plus ni moins, de la mise à mort massive de dizaines de milliers d’animaux chaque année, victimes éternelles de la cruauté d’une minorité influente et bruyante.

Et bien sûr, le cadeau ne s’arrête pas là : ces massacres autorisés par les préfets sont peu encadrés. Les chasseurs peuvent tuer les animaux «de jour comme de nuit», «dans tous les lieux où ils se réfugient», pour reprendre les termes de certains arrêtés. Bref, tuer ne suffit pas, il faut tuer toujours plus, partout et tout le temps.

La loi? Un détail, quand il s’agit de massacrer des animaux

La seule obligation que la loi impose aux préfets pour autoriser de telles battues – et c’est déjà si peu! -, c’est de les justifier. Mais cet effort semble trop important : aucune preuve de dégâts, aucun chiffre, aucune donnée. Les préfets espèrent sans doute que ces arrêtés ne seront pas repérés. “Pas vu, pas pris!”. Mais ne l’oublions pas: derrière cet irrespect de la loi, il y a des milliers d’animaux qui seront pourchassés et massacrés pour le seul plaisir d’un petit nombre.

Face à ces offensives répétées de l’État et des chasseurs, les défenseurs des animaux et de la nature veillent: pour rappeler aux préfets les maigres obligations que la loi leur impose en matière de chasse, nous avons multiplié les recours contre des arrêtés autorisant des battues administratives. En Moselle, ce fut une victoire par forfait: le préfet a abrogé son arrêté deux jours avant l’audience.

Avec nous, interpellez vous aussi le préfet des Bouches-du-Rhône!

Exemple de publication que vous pouvez copier-coller sur vos réseaux:

M. le @Prefet13 au nom des chevreuils et @onevoiceanimal prenez exemple sur @Prefet57: abrogez cet arrêté! https://one-voice.fr/news/accuser-les-animaux-pour-permettre-leur-massacre-sans-limites-le-scandale-des-battues-administratives-audience-le-5-janvier-a-marseille/

Incidents lors d’une chasse à courre en forêt de Rambouillet: One Voice appelle à nouveau à une véritable réforme de la chasse!

Incidents lors d’une chasse à courre en forêt de Rambouillet: One Voice appelle à nouveau à une véritable réforme de la chasse!

Incidents lors d’une chasse à courre en forêt de Rambouillet: One Voice appelle à nouveau à une véritable réforme de la chasse!
29.12.2022
Yvelines
Incidents lors d’une chasse à courre en forêt de Rambouillet: One Voice appelle à nouveau à une véritable réforme de la chasse!
Chasse

Le samedi 19 novembre, dans la forêt de Rambouillet, un équipage de chasse à courre s’est introduit illégalement dans le jardin d’une riveraine de la commune des Mesnuls et y a mis à mort un jeune cerf. Alors même que l’équipage s’est rendu coupable de plusieurs fautes pénales, il n’a pas été inquiété. Alerté par le PAACT Rambouillet, One Voice a interpellé le maire de la commune, le directeur de l’Office français de la biodiversité et le préfet des Yvelines sur les suites qu’ils entendent donner à cette situation!

En 2018, face à la multiplication des infractions commises par des équipages de chasse à courre, le maire des Mesnuls a adopté un arrêté municipal interdisant cette pratique dans les zones urbanisées de la commune. Le samedi 19 novembre dernier, alors qu’un jeune cerf s’était réfugié dans le jardin d’une riveraine, un équipage de chasse à courre identifié par les témoins comme “le Rallye Bonnelles” s’est introduit en toute illégalité au sein de la ville, pourtant censée être sanctuarisée. Mais les veneurs ont à nouveau compté sur leurs passe-droits et ont piétiné, comme à leur habitude, les règles applicables à tous les autres, en toute impunité. Acculé dans le jardin par les chiens aux ordres, le daguet a été mis à mort.

Les infractions se multiplient, les chasseurs toujours intouchables

La propriétaire de la maison, une femme âgée vivant seule, est sous le choc. Elle l’affirme: elle n’aurait jamais accepté cette intrusion dans sa propriété et aurait souhaité s’opposer à cette mise à mort. Mais, contrainte par la pression des gendarmes et des chasseurs, elle n’a pu que constater, impuissante, l’assassinat du jeune cerf après son retour chez elle. Bien évidemment, la gendarmerie ne l’a pas informée de la possibilité de porter plainte contre l’équipage pour être illégalement entré dans sa propriété.

Les chasseurs ont commis au moins trois infractions: violation de l’arrêté municipal de 2018 interdisant la vénerie en zone urbanisée, chasse sur une propriété privée sans le consentement du propriétaire, et violation de l’arrêté de 2019 sur la chasse à courre imposant que l’animal soit gracié dans de telles circonstances. Bien évidemment, les chasseurs n’ont pas été inquiétés, contrairement aux témoins de la scène, à qui la gendarmerie a bien fait comprendre qu’ils devaient se tenir à distance.

Une fois de plus, l’État a clairement pris position: face au respect de la réglementation et à la protection des riverains, il fait systématiquement primer les intérêts des chasseurs.

Pour l’interdiction pure et simple de la chasse à courre

Ces infractions ne sont pas isolées: elles sont la conséquence inévitable d’un mode de chasse qui n’a plus de raison d’être au XXIe siècle, et auquel 82% des Français sont opposés. Grâce à son infiltration de trois ans dans le milieu de la chasse à courre, One Voice a largement documenté les souffrances insupportables que cette pratique cause aux animaux: aux cervidés évidemment, mais également aux meutes de chiens, régulièrement soumis à de mauvais traitements.

Alors que l’opinion publique est prête et que la justice elle-même considère que la tradition n’est pas un argument suffisant
pour justifier certains modes de chasse cruels, le gouvernement résiste pourtant, soutenant systématiquement les chasseurs.

Face à l’insuffisance des réformes précédentes, One Voice réitère avec force son appel à une réforme radicale de la chasse, et à l’interdiction pure et simple de la chasse à courre.

Urgent : agissons ensemble pour arrêter les envois de singes vers les États-Unis

Urgent : agissons ensemble pour arrêter les envois de singes vers les États-Unis

Urgent : agissons ensemble pour arrêter les envois de singes vers les États-Unis
26.12.2022
Urgent : agissons ensemble pour arrêter les envois de singes vers les États-Unis
Expérimentation animale

Notre partenaire anglais Action for Primates a découvert que des macaques à longue queue vont être envoyés du Cambodge vers les États-Unis de manière imminente. Nous saluons les récentes mises en accusation déposées par le ministère américain de la Justice concernant de graves allégations de trafic illégal de macaques à longue queue sauvages du Cambodge vers des laboratoires américains. Mais nous sommes également préoccupés par le fait que, malgré la gravité de ces accusations impliquant une espèce en voie de disparition, les macaques à longue queue peuvent toujours et depuis bien longtemps, être importés aux États-Unis.

Photo : enquête de Cruelty Free International (ex-BUAV), Cambodge, 2008

On soupçonne que des centaines d’individus, emprisonnés dans une soute d’avion, arriveront cette semaine aux États-Unis. Joignez-vous à nous, groupes de défense des animaux au niveau international, Action for Primates (UK), One Voice (Fr), PeTA (USA) et Stop Camarles (Es), pour demander à Martha Williams, directrice de l’USFWS, un embargo immédiat sur l’importation américaine de macaques à longue queue.

Depuis 1996, nous faisons campagne sans relâche contre le commerce mondial des macaques à longue queue pour l’industrie de la recherche et des tests de toxicité (empoisonnement). Le pillage des populations sauvages, leur captivité et leur transport aérien comme fret, les élevages en captivité, ainsi que l’inhumanité et les souffrances impliquées par le sort final qui attendent les singes sont autant de points dénoncés année après année par One Voice et ses partenaires.

Aucune mesure signalée n’a encore été prise par les autorités cambodgiennes, malgré l’arrestation et l’inculpation de leurs propres responsables de la faune nationale. Non seulement les récentes informations des médias selon lesquelles les exportations avaient été suspendues ne sont pas confirmées, mais l’expédition prévue pour cette semaine montre clairement qu’il n’en est rien. Nous devons continuer à protester au nom des singes.

Ci-dessous, e-mail type que vous pouvez modifier à votre guise à envoyer à Martha Williams, Directrice de USFWS, managementauthority@fws.gov ou via le formulaire sur le site www.fws.gov.

Madame la Directrice Williams,

J’applaudis les récents actes d’accusation déposés par le ministère américain de la Justice pour des allégations de trafic illégal de macaques à longue queue sauvages du Cambodge vers des laboratoires américains. Je crains toutefois qu’à la suite de ces graves accusations impliquant une espèce sauvage en voie de disparition, aucun embargo n’ait été imposé sur l’importation de macaques à longue queue aux États-Unis. 

Je suis alarmé/e d’apprendre qu’une cargaison de macaques du Cambodge arrivera probablement aux États-Unis au cours de la semaine à venir. Avec les associations Action for Primates (UK), One Voice (France), PeTA (États-Unis) et Stop Camarles (Espagne), j’exhorte l’USFWS à imposer un embargo immédiat sur l’importation de macaques à longue queue.

Sincèrement