Une décision salutaire pour 160 bouquetins du Bargy !

Une décision salutaire pour 160 bouquetins du Bargy !

Une décision salutaire pour 160 bouquetins du Bargy !
15.06.2023
Haute-Savoie
Une décision salutaire pour 160 bouquetins du Bargy !
Animaux sauvages

Le tribunal administratif de Grenoble vient enfin de publier son ordonnance, 9 jours après l’audience du 6 juin : nous avons, avec nos partenaires, obtenu la suspension en urgence de l’arrêté préfectoral de Haute-Savoie! Les tirs de bouquetins sans test sanitaire préalable ne peuvent donc plus être pratiqués. Les 160 bouquetins qui sans notre action auraient été abattus “à vue” (au rythme de 20 par an jusqu’en 2030) dans le massif du Bargy, vont finalement avoir la vie sauve. Une décision salutaire qui confirme l’inutilité des abattages indifférenciés sans tests préalables.

Depuis des années, sous la pression de quelques éleveurs et des élus locaux, le préfet de Haute-Savoie autorise en catimini l’abattage de bouquetins sans annonce préalable, en arguant que cela jugulerait la brucellose bovine. Pourtant, aucun test n’est réalisé en amont pour vérifier si les bouquetins sont effectivement porteurs de cette maladie. Des contrôles sont effectués après leur mise à mort. Résultat: en 2022, sur les 61 bouquetins tués, seuls 3 d’entre eux étaient malades.

En commun avec Animal Cross, l’Association pour la protection des animaux sauvages, AVES France, France Nature Environnement Auvergne-Rhône-Alpes, FNE Haute-Savoie et la Ligue pour la protection des oiseaux, nous avons ainsi demandé au tribunal administratif de Grenoble de suspendre en urgence l’arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 17 mars 2022 qui autorisait un massacre, alors même que l’espèce des bouquetins est censée être protégée !

Les animaux sauvages disparaissent à vue d’oeil et l’État déroge encore à leur protection

Cette année, la préfecture avait apporté diverses modifications par rapport aux arrêtés préfectoraux de 2019 et 2022 que nous avions également fait suspendre. L’issue n’était donc pas connue d’avance.

Lors de l’audience, la juge des référés a mis en avant la complexité et la technicité du dossier. À cette occasion, une joute verbale de plus de deux heures nous a opposé à la préfecture. Notre avocat, du cabinet Thouy Avocats, a vaillamment défendu les bouquetins, et répondu argument par argument aux absurdités avancées par les agents de la préfecture.

Une décision rationnelle, en faveur des bouquetins

Nous sommes donc plus que soulagés de constater qu’une fois encore, le tribunal administratif de Grenoble prend une décision en faveur des animaux. La magistrate s’est d’ailleurs appuyée sur un avis rendu par l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) qui met en avant le taux “désormais très faible” de séroprévalence ainsi que les bénéfices à tester régulièrement les animaux. Autrement dit: tester puis euthanasier en vue de les soulager de la maladie les individus condamnés, et non tirer dans le tas et constater après…

Dans l’immédiat, les tirs sans tests sanitaires préalables ne peuvent donc plus être pratiqués en Haute-Savoie. Un répit une nouvelle fois bien mérité pour ces fins grimpeurs, si vulnérables.

Animaux classés ESOD : la liste noire des chasseurs

Animaux classés ESOD : la liste noire des chasseurs

Animaux classés ESOD : la liste noire des chasseurs
15.06.2023
Animaux classés ESOD : la liste noire des chasseurs
Animaux sauvages

Ils étaient qualifiés de « nuisibles ». Ils sont aujourd’hui des « Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts ». Regroupés sous cette étiquette ESOD aussi injuste que scandaleuse, les renards, les martres, les geais et bien d’autres animaux qui tentent de survivre dans nos espaces naturels menacés, sont sous le coup d’un arrêt de mort. Nous ne laisserons pas faire.

Un massacre se prépare dans les couloirs feutrés des préfectures. Dès la fin de l’été, un nouvel arrêté ministériel entrera en vigueur. Il inscrira noir sur blanc la longue liste des condamnés ESOD dans chaque département de France. Avec ce texte, de nombreux animaux seront traqués, piégés, exterminés sans répit, tout au long de l’année, en dehors des périodes déjà autorisées. Ce classement, concocté tous les trois ans par les piégeurs, les louvetiers, les représentants de l’État, n’est qu’une pure extension du droit de tuer accordée aux chasseurs lors de la saison « normale » d’ouverture de la chasse.

ESOD : un non-sens environnemental

Le terme « nuisible », édulcoré sous cet acronyme ESOD, est un non-sens. Dans la nature, les gentils et les méchants n’existent pas. Et la biodiversité, pour être en bonne santé, a besoin de tous. Chaque animal y a sa place. En un an, un seul renard peut manger entre 3900 et 6300 rongeurs, friands des cultures agricoles. Agents sanitaires, les renards empêchent aussi la propagation de la maladie de Lyme, véhiculée par les tiques. Oui, les renards jouent un rôle de régulateur naturel, bien plus respectueux de l’environnement que l’épandage de produits chimiques polluants.

Une sentence de mort, jouée d’avance

Mais le véritable enjeu de cette liste abominable est bien de faire plaisir au lobby des chasseurs. Ils sont à tous les étages de son élaboration. Transmis par les préfets au ministère de la Transition écologique, le classement ESOD passe d’abord par chaque Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage qui émet un avis ou fait elle-même ses propres demandes de classement. Quid des associations de défense des animaux ? Des avis scientifiques ? Des contrôles de terrain ?… Rien ne vient étayer le bien-fondé de cette liste arbitraire, établie sur simple déclaration. Les animaux n’ont alors personne pour les défendre. Aucune chance d’en sortir vivants. Leur sort est joué d’avance.

Nous nous battons, département par département

Pour contrer cet arrêté, nous sommes sur le pont depuis de longs mois déjà. Des juristes dédiés à la question relancent chaque jour les préfectures pour obtenir les documents. Comme à leur habitude, les administrations font traîner les choses ou ne répondent même pas. Nous sommes alors obligés de saisir la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (Cada). Ces procédures chronophages, nous les connaissons bien. Mais nous sommes pugnaces. Chaque document reçu est analysé. Nous pointons chaque faille, chaque incohérence. Pour mettre en place la contre-attaque, nous avons fait aussi appel à des naturalistes, nous nous appuyons sur des études scientifiques et enquêtons sur place, auprès de nos contacts sur le terrain.

Les « nuisibles », comme ils disent, sont des êtres vivants, sensibles, intelligents. Ils ont toute leur place au sein des écosystèmes déjà fragilisés. Doivent-ils périr tirés à bout portant ou piégés dans d’ignobles boîtes, étranglés, mutilés, dans un état de stress insupportable ? Nous nous y opposons de toutes nos forces.

Participez à la consultation publique

Dans quatorze départements, la paix pour les blaireaux cet été !

Dans quatorze départements, la paix pour les blaireaux cet été !

Dans quatorze départements, la paix pour les blaireaux cet été !
15.06.2023
Dans quatorze départements, la paix pour les blaireaux cet été !
Animaux sauvages

Cette année, dans quatorze départements, les blaireaux et leurs familles auront la paix au printemps et en été. Les décisions rendues par les tribunaux administratifs viennent confirmer les arguments que nous avançons depuis de nombreuses années et ouvrent des perspectives nouvelles dans le combat pour l’abolition de la vénerie sous terre. Si quelques juges refusent toujours de constater l’illégalité de ce mode de chasse parmi les plus cruels, le mouvement enclenché ne pourra que s’amplifier dans les mois et années à venir.

Du jamais vu pour les blaireaux, blairelles et blaireautins !

Depuis plusieurs semaines, c’est une pluie de victoires pour les blaireaux ! Dans dix-huit départements, nous avons attaqué devant les tribunaux l’ouverture de périodes complémentaires de vénerie sous terre au printemps et en été. Dernières suspensions en date : dans l’Aube et dans la Meuse, et dans le Loiret et l’Eure-et-Loir où les juges ont balayé les arguments des chasseurs et des préfectures.

Elles s’ajoutent aux dix départements où les tribunaux ont dit stop. Oui, des blaireautins sont dépendants de leurs parents à cette période de l’année ! Oui, la vénerie sous terre conduira nécessairement à ce que des petits soient tués si elle est autorisée au printemps et l’été, en plus de la saison où elle l’est déjà !

Le tribunal d’Amiens ne s’y est pas trompé, en qualifiant ce loisir mortifère de « chasse à l’aveugle ». Et certaines juridictions sont allées plus loin. Le tribunal de Poitiers a ainsi confirmé ce que nous clamons depuis longtemps : les blaireaux doivent être considérés comme « petits » assez longtemps : jusqu’à leur maturité sexuelle, et non, comme l’avancent souvent les préfectures, dont le texte est soufflé par les fédérations de chasseurs, jusqu’à leur sevrage (car il n’est qu’alimentaire !).

Grâce à ces procédures administratives déposées et plaidées en urgence, près de trois mille individus auront la vie sauve dans les mois qui viennent. Les petits pourront grandir paisiblement sans craindre les pelles, les fusils et les couteaux des chasseurs.

… et quelques défaites qui posent question

À Lyon (pour les arrêtés dans le Rhône et la Loire), Bordeaux (Lot-et-Garonne) et Nantes (Vendée), les juges des référés ont cependant choisi d’adopter une position inverse à celle de leurs collègues de Limoges, Pau, Toulouse, Clermont-Ferrand, Caen, Amiens, Châlons-en-Champagne et Nancy. Et leurs décisions sont (tristement) riches d’enseignements.

Pour la Vendée, le tribunal administratif de Nantes nous indique ainsi que pour lui, la vénerie ne pose pas de problème en matière de souffrance animale, car les chasseurs utiliseraient des « pinces non vulnérantes » (comme si cela changeait quoi que ce soit à l’issue funeste d’une telle chasse) et, cerise sur le gâteau, qu’ils peuvent décider de ne pas mettre à mort les animaux qu’ils ont extirpés des terriers ! Tout en admettant que ceux qui ne bénéficieront pas de ce traitement de faveur pourront être tués à l’arme blanche. Comprenne qui pourra.

Quant à la décision du tribunal de Bordeaux pour le Lot-et-Garonne, elle nous a surpris car elle ressemblait comme deux gouttes d’eau à celle rendue quelques jours avant par celui de Lyon… Pardi : l’en-tête du document était celui du tribunal administratif de Lyon ! Rectifié quelques jours plus tard, ce copier-coller n’en demeure pas moins bien inquiétant quant à la manière dont les décisions de rejet sont prises par les juges, si elles ne sont même pas rédigées au cas par cas.

Notre combat pour les blaireaux est loin d’être terminé.

Avec FNE, la LPO et Animal Cross, nous avons attaqué l’arrêté de la Savoie : audience le 16 juin à 9 h 30 au tribunal administratif de Grenoble.
Pour la Haute-Loire, AVES s’est joint à cette coalition et l’audience se tiendra le 20 juin à 9 h 30 à Clermont-Ferrand.
Pour l’Aisne, à deux avec AVES toujours, nous défendrons les blaireaux le 16 juin à 9 h 30 à Amiens.
Enfin, nous serons présents seuls à Dijon le 23 juin à 14 h 15 pour la Saône-et-Loire.

Avant et en vue d’obtenir la protection des blaireaux et l’abolition de la vénerie sous terre grâce à une réforme radicale de la chasse, (avancées que vous pouvez soutenir en signant nos pétitions), nous continuerons de nous battre sur tous les fronts, local, national et international.

Avec votre aide, nous allons poursuivre notre offensive juridique aussi complète et approfondie que nécessaire. Grâce à votre soutien, nous ne laisserons pas faire et nous nous battrons jusqu’au bout pour les blaireaux !

Je soutiens le combat de One Voice pour les blaireaux

One Voice poursuit son combat contre l’effarouchement des ours : audience le 16 juin 2023 au Conseil d’État

One Voice poursuit son combat contre l’effarouchement des ours : audience le 16 juin 2023 au Conseil d’État

One Voice poursuit son combat contre l’effarouchement des ours : audience le 16 juin 2023 au Conseil d’État
15.06.2023
One Voice poursuit son combat contre l’effarouchement des ours : audience le 16 juin 2023 au Conseil d’État
Animaux sauvages

Forts d’un Grand Chelem remporté l’année dernière contre des arrêtés préfectoraux autorisant l’effarouchement des ours dans les Pyrénées, nous serons au Conseil d’État le 16 juin à 14 heures pour demander l’annulation de l’arrêté ministériel du 20 juin 2022, qui autorisait la mise en place de telles mesures au niveau départemental.

Photo : Collectif Hope

En août 2022, nous avons réussi à faire suspendre en urgence tous les arrêtés pris par la préfecture de l’Ariège pour autoriser les tirs d’effarouchement contre les ours bruns qui tentent tant bien que mal de survivre dans les Pyrénées, malgré les menaces constantes de braconnage. Pour faire reconnaître à la source l’illégalité de ces textes, nous avons également attaqué celui dont ils découlaient tous : l’arrêté ministériel du 20 juin 2022.

Des mesures violentes de plus en plus souvent annulées

Le 16 juin 2023 à l’audience, nous demanderons l’annulation de ce texte devant le Conseil d’État. Si nous avons réussi à faire partiellement annuler ceux de 2019 et 2020, mais aussi celui du 31 mai 2021 auquel il est similaire, ce n’est pas sans raison. Ces publications permettent aux préfectures d’autoriser des tirs à effet sonore très violents pour ces animaux pourtant peu nombreux dans nos montagnes. Pendant huit longs mois, les ours sont à la merci de ces détonations qui les repoussent en dehors de leur territoire, peuvent leur infliger des blessures auditives et risquent de séparer les mères de leurs petits… quand celles-ci ne voient pas leur gestation interrompue par le stress engendré par ce harcèlement constant.

L’acharnement du ministère censé les protéger doit cesser

Ces dernières années, la justice nous a donné raison en déclarant illégaux les uns après les autres les textes s’en prenant aux ours. Si les juges commencent à se montrer sensibles à nos arguments, le ministère de la Transition écologique, lui, poursuit aveuglément sa politique d’acharnement contre les populations ursines de notre pays.

Notre mobilisation pour ces animaux reste plus que jamais de mise. Nous espérons que le Conseil d’État enverra un nouveau signal fort contre ces effarouchements absurdes en annulant à son tour l’arrêté ministériel de 2022, puis celui du 4 mai 2023, qui n’a pas été suspendu en urgence malgré notre demande mais pourrait encore être déclaré illégal.

Pour protéger les ours des tirs qui les menacent sans répit, nous ferons face au ministère au Conseil d’État le 16 juin à 14 heures.

Chasse pendant le confinement : les passe-droits des chasseurs étaient illégaux

Chasse pendant le confinement : les passe-droits des chasseurs étaient illégaux

Chasse pendant le confinement : les passe-droits des chasseurs étaient illégaux
15.06.2023
Chasse pendant le confinement : les passe-droits des chasseurs étaient illégaux
Animaux sauvages

Pendant le confinement, le pays a été mis à l’arrêt, mais les passe-droits des chasseurs, eux, n’ont pas cessé. Durant de longs mois, même dans les endroits les plus isolés, impossible de sortir de chez soi sans son attestation. Mais dans plusieurs départements, les préfets ont accordé des dérogations aux chasseurs pour qu’ils puissent s’adonner à leur “loisir” malgré les restrictions sanitaires. Le tribunal administratif de Nantes vient de donner raison à One Voice contre ces autorisations, de fait illégales, dans le Maine-et-Loire et la Loire-Atlantique.

En 2021, pour faire face à l’épidémie de COVID-19, les autorités ont décrété un re-confinement généralisé sur l’ensemble du territoire. Pendant quelques semaines, les habitants des villes ont progressivement redécouvert le chant des oiseaux. Si les restrictions sanitaires ont été un gage de paix pour les animaux des zones urbaines dès le premier confinement, ceux de nos campagnes n’ont, de leur côté, pas connu un instant de répit. Alors même que le décret du 29 octobre 2020 interdisait “les rassemblements, réunions ou activités” de plus de six personnes, les préfets de nombreux départements ont ainsi pris des arrêtés pour autoriser la chasse malgré tout. Et des chasseurs mécontents que nous leur mettions des bâtons dans les roues nous avaient même attaqués en justice!

Le confinement, une aubaine pour autoriser (illégalement) la chasse

En Loire-Atlantique, sept espèces sont classées “susceptibles d’occasionner des dégâts”. Elles peuvent être piégées toute l’année et tuées au fusil en dehors de la saison de chasse, jusqu’au 31 mars voire jusqu’au 10 juin. Dans le Maine-et-Loire, les pigeons ramiers font également partie de cette liste macabre. Pourchassés partout, le plus longtemps possible, tel est le triste lot des animaux décrétés arbitrairement “nuisibles”.

Comme si cela ne suffisait pas, les préfets de ces deux départements ont profité des restrictions sanitaires pour autoriser les chasseurs à mettre à mort ces animaux sans aucune limitation de temps, même au-delà du 10 juin ! Motif invoqué ? Comme toujours, les dégâts. Et, comme toujours, pas l’ombre d’une preuve desdits dégâts.

Ils n’en sont pas restés là. En Loire-Atlantique, le préfet est allé plus loin et a même ordonné que des grands cormorans soient tués. L’espèce est protégée ? Peu importe ! Dans tous les cas, le temps que le tribunal se prononce, les animaux seront morts depuis longtemps. Et de fait, c’est ce qui s’est passé.

Des animaux qui n’auraient jamais dû être abattus

La mise à mort de ces individus était illégale, comme l’indique sans détour le tribunal : “l’administration ne produit aucun élément permettant d’établir que ces espèces seraient susceptibles d’occasionner, à l’automne 2020, […] des dégâts” justifiant leur mise à mort. Une nouvelle preuve, s’il en fallait une, du caractère totalement ubuesque de la désignation d’animaux dits “nuisibles”.

Au sujet des grands cormorans, le tribunal est encore plus sévère : non seulement le préfet ne démontre absolument pas en quoi leur mise à mort serait nécessaire, mais il n’apporte pas le commencement d’une preuve de la réalité de ces dégâts.

Ces annulations ont un goût amer, puisqu’elles interviennent plusieurs années après la mise à mort de ces animaux. Mais c’est aujourd’hui incontestable : les renards, les fouines, les martres, les corbeaux freux, les corneilles noires, les pies bavardes, les étourneaux sansonnets, les pigeons ramiers et les grands cormorans de ces départements n’auraient jamais dû être tués pendant cette période. Nous avons eu raison de nous insurger contre ces autorisations abusives et de nous battre jusqu’au bout pour leur rendre justice.

Fourrure : plus de 1 500 000 signatures pour mettre un terme à cette industrie en Europe !

Fourrure : plus de 1 500 000 signatures pour mettre un terme à cette industrie en Europe !

Fourrure : plus de 1 500 000 signatures pour mettre un terme à cette industrie en Europe !
14.06.2023
Fourrure : plus de 1 500 000 signatures pour mettre un terme à cette industrie en Europe !
Exploitation pour la Mode

La lutte contre la fourrure prend un tournant décisif. L’Initiative citoyenne européenne (ICE) Fur Free Europe a été entreprise pour interdire la production, l’importation et la commercialisation de fourrure sur le territoire de l’Union européenne. 1 502 319 citoyens viennent de voir leur signature validée. Un mouvement qui semble trouver écho au niveau mondial, puisqu’une proposition de loi vient d’être présentée aux États-Unis pour mettre un terme à l’élevage de visons sur le sol américain, en raison des risques sanitaires.

Les fermes à fourrure, des lieux de misère

Les visons sont des animaux territoriaux. Dans les élevages, ils sont enfermés à plusieurs dans de minuscules cages grillagées, sans accès à l’eau, et extériorisent leur mal-être en développant des comportements d’automutilation et fréquemment de cannibalisme.

Qu’il s’agisse de l’horreur que les animaux subissent ou de la pollution des sols et du danger sanitaire que ces élevages engendrent, ces derniers doivent être bannis de l’ensemble de l’Union européenne.

Un combat victorieux qui aura pris des années en France

Grâce à nos enquêtes répétées dans les élevages de visons en France, publiées en 2017, 2019 et 2020, et présentées aux parlementaires européens, nous avons à de maintes reprises alerté l’opinion sur les conditions de détention dans les fermes à fourrure Nous avons également écrit aux préfets concernés et au ministère de la Transition écologique. Ce travail, mené sans relâche, a permis in fine de faire interdire tout élevage d’animaux sauvages pour leur pelage dans notre pays.

Les fermes à fourrure, des foyers de contamination

Au début de la pandémie de Covid-19, nous avons eu confirmation que les élevages étaient de dangereux réservoirs à variants, car potentiels vecteurs de mutations du virus transmissible aux humains du fait du manque d’hygiène, de l’exiguïté et de la proximité des cages. Cela a entraîné l’abattage de millions de visons, notamment au Danemark et aux Pays-Bas, et même en France. Nous avions lancé une pétition à l’adresse des membres du G20 pour demander la fermeture en urgence de l’ensemble des élevages européens et alerté à ce sujet le Conseil AgriPêche, qui n’avait pas bougé d’un iota sur la question.

D’autres prennent leurs responsabilités bien plus au sérieux : c’est exactement ce que propose aujourd’hui un démocrate américain après la confirmation de foyers de SRAS-CoV-2 (COVID-19) dans 18 élevages aux États-Unis. Sa proposition de loi vient d’être déposée il y a quelques jours à peine et prévoit d’interdire les fermes à fourrure d’ici un an, en s’appuyant sur les enjeux de santé publique qu’elles représentent.

Empêcher que la production se délocalise

C’est tout le sens de cette Initiative européenne que d’élargir à l’ensemble des pays membres cette interdiction obtenue en France fin 2021, comme cela reste à faire en Finlande, en Lituanie ou en Roumanie. Mais c’est aussi pour éviter que la production soit délocalisée à l’étranger, par exemple en Chine. Nous devons donc nous battre pour obtenir l’interdiction des importations et de la commercialisation de fourrure dans quelque État membre que ce soit.

L’étape de la validation des signatures terminée, direction la Commission européenne !

L’ICE Fur Free Europe, portée par Eurogroup for Animals et soutenue par One Voice et ses partenaires de la Fur Free Alliance, vient d’obtenir la validation de plus d’un million et demi de signatures de citoyens européens, qui soutiennent donc cette demande. Ils s’inscrivent ainsi dans une démarche de démocratie participative en faveur des animaux, qui donne vraiment espoir !

Pour faire interdire la production, l’importation et la commercialisation de fourrure dans l’Union européenne, nous devrions rencontrer les membres de la Commission européenne avant le début de l’été. Et ainsi, pouvoir être entendus par le Parlement européen dès octobre prochain et obtenir une réponse définitive de la Commission avant 2024.

Devant la justice et au plus près du public, nous nous mobilisons pour les orques Inouk, Moana, Wikie et Keijo

Devant la justice et au plus près du public, nous nous mobilisons pour les orques Inouk, Moana, Wikie et Keijo

Devant la justice et au plus près du public, nous nous mobilisons pour les orques Inouk, Moana, Wikie et Keijo
13.06.2023
Devant la justice et au plus près du public, nous nous mobilisons pour les orques Inouk, Moana, Wikie et Keijo
Exploitation pour le spectacle

Pour empêcher le transfert d’Inouk, Moana, Wikie et Keijo du Marineland d’Antibes dans un parc aquatique au Japon où elles seront exploitées jusqu’à leur dernier souffle, nous nous rassemblerons à Antibes le 17 juin. Le 19 juin à 10 h, nous demanderons une nouvelle fois une expertise indépendante de l’état des bassins et de la santé d’Inouk et Moana. Un rassemblement sera organisé avant l’audience, devant la Cour d’appel d’Aix-en-Provence.

Depuis l’annulation en janvier 2018 de l’arrêté dit « delphinarium » qui destinait ces établissements à une fermeture inéluctable, nous nous battons sans relâche pour la publication d’un nouveau texte mettant fin à l’exploitation des cétacés. Loin d’entendre nos requêtes, l’Etat a préféré fermer les yeux sur l’enfer qui leur est imposé. La loi contre la maltraitance animale adoptée en novembre 2021 a échoué à prendre de réels engagements pour leur accorder une retraite digne.

Fin 2019, nous nous sommes dressés contre l’intention de Marineland d’envoyer les orques françaises en Chine, où aucune loi ne protège les animaux. Trois ans plus tard, le parc n’a pas renoncé à les condamner à une exploitation sans fin… cette fois au Japon. Nous demandons l’abandon de cette décision (forcément facilitée par le ministère de l’Ecologie) et nous rendons une nouvelle fois devant la justice afin d’exiger une expertise indépendante pour Moana et Inouk en particulier, ainsi que des installations.

Maires, députés et eurodéputés : à tous les niveaux, nous interpellons les élus

Pour venir au secours de « nos » orques, nous interpellons de longue date des élus. Contacté par Christian Estrosi via notre entremise, le delphinarium avait assuré qu’il ne comptait pas réaliser de transfert vers la Chine « en 2020 ». Cette précision voulait tout dire… L’eurodéputée Caroline Roose, présente à nombre de nos actions à Antibes depuis des années, est, elle, pleinement engagée à nos côtés pour Inouk, Moana, Wikie et Keijo. Et ce n’est pas terminé ! Rencontrée à plusieurs reprises, la présidente du groupe Condition animale de l’Assemblée nationale Corinne Vignon a apporté tout son soutien à notre projet de sanctuaire et à notre campagne pour les quatre captives en prenant l’initiative d’écrire à la secrétaire d’Etat chargée de l’écologie, Bérangère Couillard. Nous gardons par ailleurs le contact avec les services du ministère de la Transition écologique sur la (non) mise en place des décrets d’application de la loi votée en novembre 2021.

Nous exigeons une retraite pour les orques françaises !

Grâce à notre travail en Nouvelle-Ecosse avec nos amis spécialistes internationaux des cétacés du Whale Sanctuary Project, nous proposons une alternative qui permettrait aux orques de connaître autre chose que l’obéissance en échange de quelques poissons morts ou qu’une vie passée à ronger les bassins.

Dans cette perspective, notre porte est ouverte aux discussions avec le Marineland (ou Parques Reunidos) comme avec le ministère de la Transition écologique.

Pour Inouk, Moana, Wikie et Keijo, nous n’abandonnerons jamais l’affaire. Le 17 juin, à 14 heures 30, nous nous rassemblerons devant le delphinarium et le 19 juin devant la Cour d’appel d’Aix-en-Provence pour éviter leur envoi au Japon. L’audience qui aura lieu à l’intérieur de celle-ci pour demander une expertise indépendante commencera à 10 heures. Rejoignez-nous sur place et signez notre pétition !

Les associations de défense des loups répondent au lobby de l’élevage de Bourgogne-Franche-Comté

Les associations de défense des loups répondent au lobby de l’élevage de Bourgogne-Franche-Comté

Les associations de défense des loups répondent au lobby de l’élevage de Bourgogne-Franche-Comté
08.06.2023
Les associations de défense des loups répondent au lobby de l’élevage de Bourgogne-Franche-Comté
Animaux sauvages

Le 26 mai 2023, La Chambre régionale d’agriculture de Bourgogne-Franche-Comté, trois des principaux syndicats agricoles de la région (FRSEA, JA, CR) et une dizaine d’autres organisations ont fait publier un communiqué de presse intitulé “Éleveurs ou loup : le Gouvernement doit choisir”. Par ce biais, les auteurs entendent convaincre l’État français d’autoriser un recours plus systématique aux tirs de Loups, sous prétexte que la cohabitation avec le grand prédateur serait impossible, le tout en vantant les prétendus bienfaits d’un modèle agricole productiviste en partie responsable de la crise écologique et climatique en cours. De telles affirmations n’ont évidemment aucun fondement scientifique et, par le biais du présent document, nous entendons rétablir quelques faits.

Non, les tirs de défense ne sont pas “le moyen le plus efficace pour assurer la protection des troupeaux” (sic)

Au contraire, des études ont montré que ces derniers, risquant de déstructurer les meutes, menaient souvent à plus d’attaques, soit l’effet inverse de celui escompté. De nombreuses mesures alternatives à ces tirs sont susceptibles d’être mises en place et ont fait leurs preuves dans bien des territoires, à l’instar de la Suisse avec la surveillance des troupeaux proposée par Oppal. Côté français du massif jurassien, ses homologues FERUS et Vigie Jura viennent de lancer leur programme qui a reçu un accueil très favorable du grand public. Côté FERUS, plus de 70 écobénévoles se sont manifestés et, après un stage de formation, sont prêts à intervenir auprès des éleveurs volontaires.

Parmi les autres moyens à envisager figurent naturellement les clôtures (à hauteur et voltage suffisants) et les CPT (chiens de protection des troupeaux), mais aussi les aides bergers formés dans les lycées agricoles (proposition récemment soumise au Ministère de l’Agriculture), les colliers anti-loups, etc. Plutôt que de réclamer le droit de pouvoir tuer plus facilement les Loups, les auteurs de ce communiqué ne devraient-ils pas demander à l’État qu’il daigne subventionner certaines de ces mesures de manière plus préventive et systématique pour tous les types d’élevage (ovins, caprins, et évidemment bovins) ? Il est en effet incompréhensible, et profondément injuste pour les éleveurs, qu’il en soit autrement.

Non, contrairement aux grands prédateurs que sont le Loup et le Lynx, véritables “médecins de la forêt” garants d’écosystèmes en bonne santé, l’élevage extensif n’est pas de facto “remarquable de par la biodiversité qu’il engendre” (sic)

Si l’élevage biologique, raisonné et basé sur l’agroécologie promu par la Confédération paysanne, est effectivement en capacité de bénéficier aux écosystèmes, il est malheureusement très loin d’être majoritaire en France. Force est de constater que notre région n’échappe malheureusement pas à la règle.

Selon une étude de 2020 émanant de l’Université de Bourgogne-Franche-Comté, l’élevage local y serait le premier responsable de l’eutrophisation des cours d’eau, elle-même à l’origine d’une importante mortalité piscicole. En partie lié aux effluents des fromageries et à l’épandage excessif de fertilisants, ce phénomène n’est pas le seul à poser problème. La destruction des haies, le grignotage des forêts, la fauche excessive et précoce des prairies nuisant aux oiseaux et insectes pollinisateurs, la destruction des affleurements rocheux par les casse-cailloux, etc., sont également et tristement monnaie courante dans la région.

En définitive, l’élevage tel qu’il est majoritairement pratiqué dans notre région, aussi extensif soit-il, reste un élevage fondamentalement productiviste. Loin d’être vecteur de biodiversité, il figure indubitablement parmi les responsables de l’érosion massive du Vivant n’épargnant pas notre territoire. À l’aune de ces phénomènes et à l’heure où une étude du WWF présente l’élevage mondial comme étant à lui-seul responsable de 60% des pertes de biodiversité terrestre, affirmer le contraire revient à faire preuve d’un remarquable cynisme.

Non, l’élevage productiviste, encore une fois largement majoritaire dans la région, est par définition incapable de “façonner et aménager harmonieusement et respectueusement notre territoire” (sic)

En outre, il n’est absolument pas nécessaire à l’entretien des milieux ouverts. Ceux-ci, tout comme les espèces animales et végétales qui y évoluent, existaient bien avant l’arrivée du bétail. Ils pourraient parfaitement être entretenus par un élevage raisonné, ainsi que par les ongulés sauvages que nous pourrions, en présence de leurs prédateurs naturels, décider de moins chasser. Ce dernier point permettrait également au Loup de disposer davantage de proies, et donc d’être moins tenté de se tourner vers les animaux de rente.

Pourquoi ne pas assumer que le modèle agricole qui domine la région, animé par la course au profit, ne vise en réalité qu’à répondre à l’insatiable appétit de la population mondiale pour les produits provenant de l’élevage (viande, fromage, etc.), dont les scientifiques recommandent pourtant de baisser drastiquement la consommation ? La Cour des comptes ne vient-elle pas, par ailleurs, de recommander à la France de réduire la taille du cheptel bovin pour respecter ses engagements climatiques ? Enfin, comment prétendre que l’élevage régional a vocation à “garantir la souveraineté alimentaire” (sic), alors qu’une part non négligeable de sa production continue d’être exportée jusqu’aux États-Unis ?

Non, la cohabitation entre le Loup et l’élevage, débarrassé de ses penchants productivistes, n’est pas “réellement impossible” (sic)

Bien que loin d’être toujours évidente, il n’est pas ici question de le nier tant la perte d’animaux peut effectivement être traumatisante pour leurs propriétaires, elle est une réalité dans nombre de territoires d’où le Loup n’a jamais disparu (Espagne, Italie, etc.). Elle l’est aussi en France, y compris en Bourgogne-Franche-Comté, où des hommes et des femmes ont à cœur d’y œuvrer en mettant en place les moyens de protection qui s’imposent.

Les problèmes auxquels font face les éleveurs de notre région (concurrence internationale, sécheresses, érosion de la biodiversité, etc.) sont bien plus profonds que la nécessaire cohabitation avec le Loup. Ne serait-il pas temps de s’y atteler plutôt que de pointer du doigt un animal faisant souvent office de parfait bouc-émissaire ?

Quoi qu’il en soit, le canidé n’a eu de cesse de se développer depuis son retour dans l’Hexagone au début des années 90. Il continuera de le faire aussi longtemps qu’il aura à sa disposition les habitats et les ressources nécessaires. N’en déplaise à certains, cela est une excellente nouvelle pour la préservation des écosystèmes mis en péril par les activités humaines. Plus vite nous l’admettrons et cesserons d’entretenir les contre-vérités ici interrogées, plus vite nous pourrons agir et avancer vers une cohabitation bénéficiant au Loup, aux éleveurs, et à tout un chacun.

Audition des organisateurs de l’ICE Save Cruelty Free Cosmetics au Parlement européen

Audition des organisateurs de l’ICE Save Cruelty Free Cosmetics au Parlement européen

Audition des organisateurs de l’ICE Save Cruelty Free Cosmetics au Parlement européen
08.06.2023
Audition des organisateurs de l’ICE Save Cruelty Free Cosmetics au Parlement européen
Expérimentation animale

Ce jeudi 25 mai 2023, One Voice était au Parlement européen où a été présentée l’ICE Save Cruelty Free Cosmetics aux parlementaires des États membres sur les suites à donner à cette Initiative, qui a rassemblé plus d’un million de citoyens européens autour des animaux dans les laboratoires. Avec nos partenaires, nous restons mobilisés pour que la directive sur les produits cosmétiques ne soit pas piétinée et pour obtenir la mise en place d’un plan de sortie de l’expérimentation animale.

Après notre audition par les commissaires européens à qui nous avons déposé les signatures officielles de l’ICE Save Cruelty Free Cosmetics en mars dernier, l’Initiative, portée notamment par les deux coalitions spécialisées dont nous faisons partie, l’ECEAE et Cruelty Free Europe, poursuit sa progression dans les instances politiques européennes.

L’étape suivante a été l’audition parlementaire, planifiée par les commissions compétentes du Parlement européen. Celle-ci était divisée en trois parties correspondant aux trois objectifs de l’ICE :

  • Protéger et renforcer l’interdiction des tests sur les animaux dans les cosmétiques ; initier un changement législatif afin d’assurer la protection des consommateurs, des employés et de l’environnement relativement à tous les ingrédients cosmétiques, sans recourir de quelque manière que ce soit à l’expérimentation animale.
  • Transformer la réglementation européenne sur les produits chimiques : garantir la protection de la santé humaine et de l’environnement en gérant les produits chimiques sans ajouter de nouvelles exigences en matière d’expérimentation animale.
  • Moderniser la science au sein de l’UE : s’engager à élaborer une proposition de loi et établir une feuille de route afin d’éliminer progressivement l’ensemble des tests sur les animaux dans l’UE, avant la fin de la législature actuelle.

Les organisateurs de l’ICE, Cruelty Free Europe, Eurogroup for Animals, la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale (ECEAE), Humane Society International/Europe et People for the Ethical Treatment of Animals (PeTA), ont proposé des actions pour un scénario profitable à toutes les parties (science, société et animaux) en soutenant une nouvelle fois un plan de transition vers une science sans animaux.

Emily McIvor (ECEAE, photo de gauche) et Emma Grange (Cruelty Free Europe, photo de droite) avec Jessica Lefèvre-Grave (One Voice)

Pendant les débats, certains eurodéputés ont pu faire part de leurs craintes ou objections, caricaturant volontiers nos positions et jouant sur la peur comme s’évertue à le faire le lobby de l’expérimentation animale pour décourager tout progrès. Leurs arguments sont facilement déjouables, car hors sujet.

Des députés qui nous soutiennent

Mais les voix dissidentes étaient heureusement noyées dans de nombreuses voix de soutien. Nous avons par exemple reçu un appui précieux de la part de deux eurodéputées françaises : Caroline Roose, du groupe des Verts-ALE, qui est intervenue pour mentionner nos combats de longue haleine contre les élevages de chiens de Gannat et Mézilles et la capture de primates sur l’Île Maurice destinés aux laboratoires, et d’Aurélia Beigneux, du groupe Identité et démocratie, qui elle aussi a soutenu l’ICE lors de cette discussion.

L’eurodéputée luxembourgeoise Tilly Metz, voisine de table et membre du même groupe que Caroline Roose, s’est notamment exprimée vigoureusement en faveur d’un Pacte vert pour l’Europe, qui ne ferait pas payer aux animaux un renforcement des réglementations REACH et CLP sur les polluants chimiques. Ce point ne devrait d’ailleurs même pas être négociable, la diminution des tests sur les animaux étant censée être une exigence de la directive européenne.

Leaders de la cause animale, les institutions européennes n’en sont pas moins à la recherche de compromis…

La Direction générale du marché intérieur, de l’industrie, de l’entreprenariat et des PME s’est quant à elle engagée à « tenter d’être aussi ambitieu[se] que possible » afin d’atteindre son « objectif ultime d’éliminer progressivement les tests sur les animaux à long terme ». Nous comptons sur un engagement fort de la part des élus, le Parlement européen s’étant prononcé unanimement dans sa résolution de 2021 pour le principe d’une sortie de l’expérimentation animale.

Le risque, toutefois, est qu’en l’absence de méthodes alternatives utilisables partout et pour tout, nos représentants restent dans le statu quo. Pourtant, il serait possible d’assouplir la réglementation pour permettre le recours à d’autres méthodes avant la mise sur le marché des médicaments, de décider de l’attribution d’un budget bien plus important pour la recherche d’alternatives, ou encore de l’obligation d’utiliser celles-ci quand elles existent.

Il est probable que la Commission veuille respecter les demandes de son peuple sans pour autant aller aussi loin que ce que nous demandons. Pour cela, les institutions savent mettre en avant les progrès déjà réalisés, ou comparer la situation européenne à d’autres continents, moins regardants en la matière.

À la suite de leur soutien massif à l’ICE, les citoyens attendent des institutions européennes qu’elles soient à la hauteur de leur mobilisation pour les 10 millions d’animaux qui passent dans les cages et sur les paillasses des laboratoires européens chaque année. Nous restons engagés et vigilants avant la réponse finale et détaillée que la Commission européenne devrait rendre d’ici le 25 juillet 2023.

Deuxième journée contre la corrida : une trentaine de villes se mobilisent

Deuxième journée contre la corrida : une trentaine de villes se mobilisent

Deuxième journée contre la corrida : une trentaine de villes se mobilisent
08.06.2023
Deuxième journée contre la corrida : une trentaine de villes se mobilisent
Exploitation pour le spectacle

Pour la deuxième année consécutive, nous organisons une action militante coordonnée nationale et unitaire dans une trentaine de villes françaises (voir plus bas pour la liste et les dates) pour demander la fin de la corrida. Cet événement, qui se tiendra les 10 et 11 juin, mené par Alliance Éthique et One Voice sous l’étiquette « Stoppons la Corrida », rassemble de nombreuses associations partenaires. Nous y sensibiliserons le public et porterons nos revendications pour épargner les taureaux et les chevaux, victimes de cette pratique sanglante.

En 2012 puis en 2019, One Voice a mené l’enquête dans les écoles taurines. Forts d’images d’enfants encouragés à tuer de jeunes taureaux tout aussi apeurés qu’eux, nous avons demandé l’interdiction de ces « centres de formation » pour les mineurs, et l’interdiction de l’accès aux enfants à ces spectacles.

Ces derniers mois, les voix contre la corrida n’ont cessé de se faire entendre. La population française appelle quasi unanimement à son interdiction. En novembre dernier, avec une centaine de partenaires, nous avons soutenu la proposition de loi portant cette réforme. Avoir porté ce sujet devant l’Assemblée nationale représente un grand pas en avant.

Et en mai dernier, le tribunal administratif de Montpellier, saisi par le CRAC Europe et l’Alliance Anticorrida, a suspendu la tentative du maire de Pérols d’y reprendre les corridas.

Nous restons donc plus que jamais mobilisés pour que ce « spectacle » morbide cesse de bénéficier d’une dérogation locale à la torture des taureaux en utilisant les chevaux comme outils et en formant des jeunes à tuer ou à les obliger à y assister. Aucune tradition ne peut justifier un tel traitement.

Ensemble, comme l’année dernière et au fil des mois, en enquête à la Feria des vendanges ou avec un prêtre à Arles, demandons la fin de la corrida !

Vous retrouverez l’ensemble des événements mis à jour en ligne.
La plupart des actions se dérouleront le samedi 10 juin.
Des modifications de dernière minute peuvent avoir lieu, consultez la page de chacun avant de vous rendre sur place.

Dpt Ville Événement Facebook Association(s) organisatrice(s)
04 Digne-les-Bains https://www.facebook.com/events/511286667735786/ One Voice
06 Nice https://www.facebook.com/events/208154118638089/ One Voice
10 Troyes https://www.facebook.com/events/262839522801877/ One Voice
11 Carcassonne https://www.facebook.com/events/1660440241049043/ Agir pour les Animaux et CRAC Europe
13 Aix-en-Provence https://www.facebook.com/events/990416338989108 One Voice
13 Marseille https://www.facebook.com/events/626756616032403/ One Voice et CRAC Europe
14 Falaise https://www.facebook.com/events/526122492886973/ One Voice
17 La Rochelle https://www.facebook.com/events/229990376408851/ One Voice
21 Dijon https://www.facebook.com/events/772495247837081/ One Voice et CRAC Europe
22 Guingamp (17/06) https://www.facebook.com/events/802110884642498/ One Voice
24 Périgueux https://www.facebook.com/events/286241653755533/ Parti Animaliste
30 Nîmes https://www.facebook.com/events/111071585338808 CRAC Europe et Alliance Éthique
33 Captieux (4/06) https://www.facebook.com/events/263119476059518/ One Voice
34 Lunel (11/06) https://www.facebook.com/events/2224846817721990/ Alliance Éthique et CRAC Europe
34 Montpellier https://www.facebook.com/events/918498155961898 One Voice, Alliance Éthique et CRAC Europe
34 Béziers https://www.facebook.com/events/557411946468857/ Colbac
42 Saint-Étienne https://www.facebook.com/events/686687226595856/ CRAC Europe
44 Nantes (24/06) https://www.facebook.com/events/1431244034279433 One Voice
45 Orléans https://www.facebook.com/events/551187997174045/ One Voice
47 Agen https://www.facebook.com/events/859512182290357/ One Voice
49 Angers (24/06) https://www.facebook.com/events/985594275945422/ One Voice
52 Langres (24/06) https://www.facebook.com/events/228954099774040/ One Voice
56 Lorient https://www.facebook.com/events/5963332333794183 Collectif local et L214
57 Metz https://www.facebook.com/events/226795783393680 One Voice
58 Nevers https://www.facebook.com/events/186748687130705 CRAC Europe
59 Lille https://www.facebook.com/events/4701079566682608/ One Voice
63 Clermont-Ferrand https://www.facebook.com/events/156816910493478/ One Voice
64 Bayonne https://www.facebook.com/events/243648304934000/ One Voice
66 Perpignan https://www.facebook.com/events/789109279517801 Animalibre
67 Strasbourg https://www.facebook.com/events/186011550662576/ One Voice
69 Lyon https://www.facebook.com/events/1037791137193488/ One Voice
75 Paris https://www.facebook.com/events/990935952270430/ One Voice
76 Rouen https://www.facebook.com/events/2161784820698689/ One Voice
80 Amiens https://www.facebook.com/events/818112499668102/ One Voice
83 Fréjus https://www.facebook.com/events/266676769115764/ One Voice
83 Toulon https://www.facebook.com/events/952531016074124/ One Voice
87 Limoges https://www.facebook.com/events/266051969146170/ One Voice