La chasse, une arme de pollution massive

La chasse, une arme de pollution massive

La chasse, une arme de pollution massive
07.07.2023
France
La chasse, une arme de pollution massive
Animaux sauvages

Il y a quelques mois, la Fédération nationale des chasseurs (FNC) a été condamnée pour avoir présenté ses adhérents comme les « premiers écologistes de France » (ce à quoi les Français n’ont jamais cru !). Et on comprend pourquoi : ce passe-temps conduit non seulement à la mort de plus de 25 millions d’animaux chaque année, mais, cerise sur le gâteau, il pollue les sols par l’abandon de 6000 à 8000 tonnes de plomb. Ces munitions laissées dans la nature sont un danger immédiat pour l’environnement, les animaux et les humains, dont les conséquences dramatiques sont déjà visibles. Dans l’Ain, One Voice a obtenu de la préfecture que la grenaille de plomb soit remplacée par des munitions d’acier dans un ball-trap organisé dans une zone humide le week-end dernier. Mais les contrôles étant rares, nous n’avons pas d’illusions sur le déroulement inchangé de celui-ci, sachant que cette festivité polluante annuelle a lieu depuis plus de vingt ans sur le même terrain.

De la chasse au ball-trap : petit guide des activités polluantes, par les chasseurs de France

Parfois – oserons-nous dire souvent ? -, les chasseurs ratent leurs cibles. Des milliers de plombs imprègnent alors les sols et les cours d’eau, rendant ceux-ci potentiellement infertiles et toxiques, notamment pour nous, humains. Lorsque des animaux s’en nourrissent, c’est la mort quasi assurée : un canard qui ingère quatre billes de ce métal lourd a 99 % de chances de mourir dans les vingt jours qui suivent. D’autres fois, des animaux sont touchés sans être tués. Ils devront vivre avec de la grenaille plein le corps causant maladies et infections – corps qui sera ensuite ingéré par leurs prédateurs naturels, comme les lynx, pourtant protégés. D’animal en animal, ce métal lourd, véritable poison, gagne du terrain.

Et ça ne s’arrête pas là : en dehors de la saison, il faut bien s’occuper ! Alors il reste une activité : le ball-trap. Tirer sur un plateau en argile, c’est sans doute moins amusant que tirer sur un animal. Mais c’est « mieux que rien ». Cette activité très lucrative conduit à elle seule à la dispersion de 1500 tonnes de plomb dans la nature chaque année.

Un événement dans l’Ain, délétère pour l’environnement depuis deux décennies

Dans l’Ain, la société de chasse de Douvres organise depuis au moins vingt ans un ball-trap annuel à proximité immédiate d’un cours d’eau. Autant dire que, depuis toutes ces années, le sol et les nappes phréatiques sont criblés de ce métal lourd… C’est d’ailleurs dans cette région qu’en 2014, l’analyse du cadavre d’un lynx avait révélé qu’il souffrait de saturnisme, car dans son corps se trouvaient plus de 120 grenailles. Alertés que l’événement allait se tenir le week-end du 1er juillet, nous avons immédiatement contacté la préfecture, qui nous a indiqué avoir obtenu des chasseurs qu’ils n’utilisent que des munitions d’acier. Difficile à croire, quand on sait que les fusils utilisés pour le ball-trap ne sont pas adaptés à ce type de cartouches.

Au-delà de la pollution, cet événement n’aurait jamais dû avoir lieu. En effet, la préfète de l’Ain a elle-même interdit le port et le transport d’armes dans le département entre le 30 juin et le 3 juillet en raison de l’actualité nationale. Malgré cela, ces tireurs du dimanche ont pu s’adonner à leur loisir sans aucun dérangement !

Qui sait, peut-être les chasseurs ont-ils réussi à la convaincre qu’il était absolument indispensable de « réguler » les plateaux d’argile…

Mobilisation générale contre les ravages de la chasse sur la nature

Certes, depuis février 2023, l’emploi de ces cartouches est interdit à proximité immédiate des zones humides. Mais cette mesure est largement insuffisante. Avec le Bureau européen de l’environnement, coalition dont One Voice est membre, nous demandons à la Commission européenne d’aller plus loin dans les restrictions du plomb dans les munitions et les accessoires de pêche. Car les poissons sont tout aussi importants que les mammifères. Il en va de la survie de millions d’animaux et de la protection de la santé humaine !

Comme d’habitude, les chasseurs feront tout pour ne pas avoir à se soumettre à la réglementation. En janvier 2023, les agents de la police de l’environnement n’avaient semble-t-il reçu aucune consigne sur la mise en œuvre des contrôles[1]. La loi ? Un détail, quand il s’agit de faire plaisir à une petite minorité qui veut tuer toujours plus d’animaux. Et ils ne s’arrêtent pas là ! Willy Schraen (le président de la FNC) est allé jusqu’à exiger une compensation financière de l’État pour que ses adhérents puissent remplacer leurs fusils aux frais du contribuable. L’indécence n’a donc pas de limite.

Alors que les effets de la pollution massive des sols se font déjà sentir sur la biodiversité et la santé humaine, il est grand temps d’agir. Plus que jamais, il s’agit de porter, d’une seule voix, les intérêts des animaux, des humains et de la nature. Debouts, vaillants et avec nos partenaires, nous continuerons à œuvrer pour la protection de la vie sur terre, pour celle des lanceurs d’alerte et des défenseurs de l’environnement, trop souvent pris pour cibles. Pour eux, pour nous, rien ne nous arrêtera. Le 12 juillet prochain au Parlement européen, nous appelons les eurodéputés à adopter la loi européenne sur la restauration de la nature.

[1] Source: site chassons.com, article « Plomb interdit à la chasse: Vers un possible report? » du 4 janvier 2023: “En effet, pour l’heure, aucun agent de l’office français de la biodiversité (OFB) n’a reçu de consignes claires sur la mise en œuvre des contrôles sur l’emploi des munitions dont ils auront la charge.”

One Voice appelle à adopter la loi européenne sur la restauration de la nature

One Voice appelle à adopter la loi européenne sur la restauration de la nature

One Voice appelle à adopter la loi européenne sur la restauration de la nature
05.07.2023
Union Européenne
One Voice appelle à adopter la loi européenne sur la restauration de la nature
Habitat naturel

Au cœur de tensions politiques, la loi sur la restauration de la nature doit être votée par le Parlement européen le 12 juillet.

Face à la division de la Commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (ENVI) du Parlement européen, nous appelons une nouvelle fois au vote d’une loi ambitieuse sur la restauration de la nature. Pour les humains comme pour tous les autres animaux, la lutte pour un avenir viable sur notre planète ne doit pas être compromise.

En juin, les députés de la Commission ENVI ont échoué à deux reprises à se mettre d’accord sur la loi sur la restauration de la nature. La portée du texte a même été amoindrie au fil des discussions, avec la révision à la baisse de l’objectif global, la suppression de l’article sur la restauration des écosystèmes forestiers ou encore la limitation des actions de restauration aux zones Natura 2000.

Un projet de loi dilué mais pas abandonné !

Au cours des deux votes en commission, les 15 et 27 juin, les forces politiques en présence se sont révélées équivalentes. Le projet de loi a ainsi été sauvé de justesse, mais notre déception est grande qu’il n’ait pas été porté avec engouement par l’ensemble de la Commission ENVI.

Le 15 juin, jour du premier vote, l’attaque du Parti populaire européen (PPE, groupe de centre-droit) a même été particulièrement virulente : il avait fait remplacer quatre membres de son groupe, favorables au projet de loi et qui auraient pu faire basculer le vote, par quatre autres qui ne l’étaient pas. La Commission a finalement refusé l’amendement demandant le rejet pur et simple de la loi par un match nul, avec 44 voix pour et 44 voix contre. Et le 27 juin, lors du vote final du rapport préliminaire de la loi, la Commission a une nouvelle fois échoué à obtenir une majorité absolue. C’est donc un sauvetage de la loi, mais pas une victoire, que nous avons obtenu.

Une violente opposition

L’opposition des conservateurs, qui accusent le projet de nuire à la sécurité alimentaire bien que leurs arguments aient été rejetés par des scientifiques, ne condamne pas le texte à l’échec pour autant. L’adoption de la loi en plénière par le Parlement européen le 12 juillet offrira aux élus l’opportunité de se prononcer pour un texte plus cohérent et plus ambitieux et d’exprimer leur soutien au Pacte vert pour l’Europe. Alors que les températures ne cessent de grimper et la biodiversité de s’effondrer, prendre des mesures fortes à l’échelle européenne est une nécessité.

«Le refus persistant des députés conservateurs de faire le travail pour lequel ils ont été élus, à savoir adopter des lois fortes pour lutter contre les crises de la biodiversité et du climat, est décevant, c’est le moins qu’on puisse dire. Ce constat est particulièrement pertinent après le puissant message du Conseil, qui a pris position sur la Loi sur la restauration de la nature la semaine dernière et invité le Parlement européen à poursuivre la négociation de ladite loi. Nous exhortons nos représentants élus à donner suite à cette invitation et à adopter sans délai une position ferme en plénière.»Sergiy Moroz, responsable des politiques de l’eau et de la biodiversité au Bureau européen de l’environnement (BEE)

Une seule voix pour tout le vivant

Depuis de longs mois, le Bureau européen de l’environnement (BEE), dont One Voice est membre, se mobilise contre le réchauffement climatique, la disparition de la biodiversité et la pollution, et demande l’adoption de cette loi pour restaurer non seulement la nature mais dans le respect de notre bien-être et avec une réelle réflexion sur l’aspect social, dans un contexte de crise mondiale. Cette prise de position est en accord avec notre lutte pour protéger l’ensemble du vivant. Dès 2018, nous avons activement participé aux marches pour le climat. Et en mai dernier, nous étions à Stockholm pour la conférence Common future : for a european Green Deal 2 organisée par le BEE, où les grands axes de travail ont été tracés pour les années à venir.

Le 11 juillet prochain, un rassemblement est prévu devant le Parlement européen à Strasbourg de 8h à 9h du matin. Le collectif rassemblant le BEE et nos partenaires le WWF, BirdLife et ClientEarth sera également présent pour remettre officiellement près d’un million de messages envoyés aux membres du Parlement européens pendant notre campagne #RestoreNature

Le lendemain, en plénière, nous appelons les eurodéputés à voter en faveur de notre avenir à tous.

Plan Loup : un échec programmé

Plan Loup : un échec programmé

Plan Loup : un échec programmé
05.07.2023
France
Plan Loup : un échec programmé
Animaux sauvages

À la suite de l’annonce de la baisse du nombre de loups en France, la présentation du nouveau Plan National d’Actions 2024-2029 sur les loups et les activités d’élevage (plus connu sous le nom de « Plan Loup ») prévue initialement lundi 3 juillet est reportée… L’État serait-il en train de se rendre compte que non seulement les loups ne « prolifèrent » pas, contrairement à ce qu’éleveurs, chasseurs et certains élus tentent de faire croire (par ailleurs en contradiction totale avec la biologie des loups, qui ne se reproduisent qu’une fois par an et dont le taux de survie des louveteaux est d’environ 60 %), mais que cette stratégie d’abattage d’animaux classés vulnérables est contraire au statut d’espèce protégée dont ils bénéficient ?

Alors que l’échéance du Plan 2018-2023 est proche, les premiers constats qui peuvent en être tirés sont alarmants à tout niveau : baisse du nombre de loups mais augmentation des attaques sur les élevages. Cela prouve que les tirs létaux sont inefficaces – et même contre-productifs, comme nous l’avions déjà souligné à plusieurs reprises – et que l’accent doit être mis sur les mesures de protection, notamment pour les troupeaux de bovins qui bénéficient d’une exemption incompréhensible. Le problème des chiens en divagation doit par ailleurs être étudié sérieusement.

L’État fait abattre de plus en plus de loups puis s’étonne que leur population diminue

Alors même qu’aucune communication officielle de la part de l’État n’avait encore relayé l’information, les syndicats d’agriculteurs étaient déjà au courant depuis plusieurs jours et s’insurgeaient : le nombre de loups à la sortie de l’hiver 2022-2023 aurait diminué. 906 auraient été recensés, soit 15 de moins que l’année dernière à la même époque.

Alors que cela devrait ravir leurs détracteurs, les voilà – ô surprise – qui contestent le comptage, qui serait selon eux en deçà de la réalité. Les chiffres sont exacts uniquement quand cela arrange leur communication mensongère et délétère.

S’il ne s’agissait pas de la mise à mort de plusieurs dizaines de loups chaque année, la situation porterait presque à rire. L’État, qui a chaque année augmenté le quota à abattre (passant de 51 en 2018 à 174 pour 2023 !), se retrouve bien embarrassé maintenant qu’il constate que tuer toujours plus d’individus met en danger la survie d’une espèce entière, alors même qu’elle n’atteint pas encore un seuil plancher de loups suffisant à sa viabilité. Pourtant, déjà en 2020, nous alertions le gouvernement sur le ralentissement de la croissance de leur population en France.

La présentation du Plan Loup reportée

L’absence de réaction de l’administration et des politiques sur le sujet dénote certainement un embarras de la part du gouvernement, qui subit la pression du lobby agricole menant la danse.

Pris au piège de cette nouvelle dévoilée à quelques jours de la présentation des grands axes du plan 2024-2029, les décideurs seraient finalement convenus de repousser la communication au 4 septembre prochain. Là encore, aucune déclaration officielle : l’information est trouvée dans divers médias agricoles, dont le lobby a ses entrées au gouvernement…

Il est facile de déduire de ce report que les annonces qui devaient être faites le 3 juillet allaient certainement compromettre encore plus la survie des loups, en assouplissant les conditions des tirs ou en autorisant l’abattage d’un plus grand nombre d’entre eux. On imagine donc que les grandes lignes vont être revues dans l’urgence, pour tenter de justifier au mieux le maintien des tirs létaux sur une espèce protégée en déclin et qui a, de surcroît, déjà été exterminée en France une première fois.

D’ici là, et tant que ces tirs mortels seront en vigueur, nous continuerons de veiller à ce que les conditions minimales d’autorisation des dérogations soient réunies. Systématiquement nous dénoncerons les abus et braconnages. Nous ne céderons rien. Signez notre pétition
pour demander la fin de la persécution des loups.

Pour aider les chats errants, inauguration du Chatipi de Marly-le-Roi le 8 juillet à 11 h

One Voice, qui lutte contre l’errance féline depuis des années, met en place des partenariats triangulaires avec des municipalités ou des lieux de vie et des associations locales, pour identifier, stériliser et soigner les chats sans abri et les relâcher en leur procurant un chalet en bois pour s’hydrater, se nourrir et s’abriter.
La mairie de Marly-le-Roi, dans les Yvelines, a contacté l’association One Voice pour prendre en charge la problématique des chats errants dans la commune avec l’aide de l’association locale MarlyChats sans Toit. Le programme Chatipi permet donc aux chats sans famille humaine de ne plus souffrir de la misère. L’inauguration aura lieu au Chatipi, le samedi 8 juillet à 11 h.

One Voice demande justice pour le loup empoisonné dans la Drôme

One Voice demande justice pour le loup empoisonné dans la Drôme

One Voice demande justice pour le loup empoisonné dans la Drôme
29.06.2023
One Voice demande justice pour le loup empoisonné dans la Drôme
Animaux sauvages

C’est avec stupeur et effroi que nous avons découvert qu’un loup a été sciemment empoisonné dans la Drôme en mars 2022, et son cadavre déplacé et enterré en vue de le dissimuler. Ironie du sort, les mis en cause comptent parmi eux… un référent loup/lynx local du réseau piloté par la préfecture et l’Office français de la biodiversité ! Interpellés jeudi, ils ont avoué avoir empoisonné le cadavre d’un agneau qu’ils avaient délibérément placé sur leur exploitation.

Les loups, déjà victimes de tirs légaux…

Dans la Drôme, comme dans beaucoup d’autres départements français, la présence de ces grands canidés génère des tensions. Chaque année, un cinquième de leur population est décimée dans le cadre de tirs létaux tristement légaux au prétexte de la protection d’un système agricole intensif. Au 23 juin 2023, 58 d’entre eux ont déjà succombé.

Cette affaire rappelle que les opposants aux loups sont nombreux et déterminés à leur faire du mal pour défendre leurs intérêts. Entre les chasseurs qui les accusent de voler « leurs » proies, les éleveurs qui se disent affectés par la perte d’animaux mais qui s’arrangent avec leur conscience lorsqu’il s’agit d’envoyer brebis et agneaux par la route ou par bateau dans des conditions abominables pour être abattus et les jets d’huile sur le feu émanant de personnalités politiques de tous bords, la survie des loups est mise à rude épreuve. Leurs détracteurs appellent sans relâche à en faciliter l’abattage dans le cadre d’une extermination encore plus radicale que celle déjà en cours.

… aussi en proie à des actes de braconnage

À tel point que certains se sentent autorisés à aller encore plus loin ! L’an dernier, un syndicat agricole avait ouvertement appelé à braconner les loups, se vantant de posséder du plomb et du poison. Nous avions immédiatement déposé une plainte, qui malheureusement n’avait pas obtenu de suite puisqu’en France, l’incitation à commettre le délit d’atteinte à une espèce protégée n’est une infraction que si elle est suivie d’effet… Encore avant, des groupes armés menaçant de commettre le même crime se faisaient fièrement photographier dans le journal, cachés derrière des masques… Courageux, mais pas trop non plus.

En mars dernier, dans le Gard, une louve est décédée étranglée par un piège à collet. Pour elle aussi nous demandons justice.

Mais comme l’imagination de certains humains n’a pas de limite quand il s’agit de martyriser les animaux, plus récemment, c’est une tentative de mise à mort par utilisation d’un véhicule dont un loup a bien failli être victime. À nouveau, nous participerons au procès.

Le procès des accusés prévu dans six mois

Dans la Drôme, les mis en cause comparaîtront le 12 décembre 2023 devant le tribunal correctionnel de Valence pour destruction et transport illicites d’espèces protégées, et usage inapproprié de produits phytopharmaceutiques. Nous nous sommes évidemment constitués partie civile et serons donc présents au procès afin d’obtenir justice pour ce loup. Nous attendons des juges qu’ils sanctionnent sévèrement les auteurs qui ont cru, à tort, pouvoir user de moyens abjects et parfaitement illégaux pour tuer les animaux qui les dérangent.

Rejoignez-nous dans notre combat : signez notre pétition pour dire stop à la persécution des loups.

À Tenerife, Loro Parque ne recule devant rien pour tirer profit de Morgan

À Tenerife, Loro Parque ne recule devant rien pour tirer profit de Morgan

À Tenerife, Loro Parque ne recule devant rien pour tirer profit de Morgan
27.06.2023
À Tenerife, Loro Parque ne recule devant rien pour tirer profit de Morgan
Exploitation pour le spectacle

En mai dernier, nous sommes allés, en compagnie de la biologiste spécialiste des orques Ingrid Visser, voir Morgan et ses compagnons de captivité, Keto, Tekoa et Adan, à Tenerife. Dans les bassins de Loro Parque, elle est exploitée sans répit pour attirer toujours plus de visiteurs. Nous nous battons depuis près de quinze ans pour son transfert dans un sanctuaire marin.

Morgan a été capturée au large des Pays-Bas en 2010, seule et amaigrie, lorsqu’elle n’était qu’une enfant. Mais alors que le programme autorisant sa saisie posait comme conditions sa remise en forme puis sa libération en mer du Nord, où sa famille l’attendait, celle-ci n’a jamais eu lieu. À la place, elle a été envoyée dans le delphinarium espagnol Loro Parque sous des latitudes tropicales, au large de l’Afrique, pour enrichir l’industrie de la captivité.

Quelques années après son arrivée dans les Canaries, Morgan a donné naissance à son premier bébé. « Un accident » selon le parc, qui a échoué à empêcher le décès de la petite Ula moins de trois ans plus tard. Aujourd’hui, Loro Parque ne voit pourtant aucun problème à garder l’orque de 16 ans et Keto, le père d’Ula, dans le même bassin… Il cherche certainement à ce qu’une nouvelle grossesse se produise, permettant ainsi de venir l’enrichir un peu plus sur le dos d’un nouveau captif.

Une orque utilisée comme attraction lucrative

Pour le public, Morgan est mise au centre du spectacle. Elle doit enchaîner les bonds hors de l’eau, éclaboussant les gradins pour… manger. Sur son écran géant, le delphinarium raconte, tout en la déformant, l’histoire émouvante de son « sauvetage ». Pour justifier sa captivité et continuer à faire du profit sur son dos, il ne fait l’impasse sur aucun mensonge.

Relater les agressions entre orques et sur les dresseurs est soigneusement évité. Pourtant, le père de Tekoa est Tilikum, le tristement célèbre héros du documentaire Blackfish ayant permis d’ouvrir les yeux de nombreuses personnes sur la réalité de ces lieux de détention.

Loro Parque va jusqu’à présenter l’image d’une famille d’orques épanouies, en lieu et place d’un groupe d’individus déséquilibrés par l’ennui et, notamment, le manque d’espace. Les accouplements violents de Keto sur la seule femelle du groupe sont romancés, et les terribles affrontements entre Adan et Tekoa, dont le corps est couvert de morsures, passés sous silence. Pourtant, en plus de la petite Ula née avec une déformation de la nageoire, deux autres orques sont mortes ces deux dernières années : Skyla et Kohana.

Morgan, qui souffre de problèmes de dents et de troubles comportementaux, est aujourd’hui la seule orque née libre à être détenue dans un parc européen. Son exploitation doit prendre fin !

Aux côtés de la biologiste marine néo-zélandaise Ingrid Visser et de la Free Morgan Foundation, nous nous battons depuis le début pour qu’elle soit libérée des bassins en béton où elle est enfermée. Ensemble, nous demandons son transfert dans un sanctuaire où elle pourra enfin vivre libre de ses choix, loin de la violence des spectacles forcés. Et peut-être retrouver sa famille, localisée le long des côtes norvégiennes.

Consultation publique sur les ESOD, mode d’emploi : comment s’opposer concrètement au projet d’arrêté ministériel

Consultation publique sur les ESOD, mode d’emploi : comment s’opposer concrètement au projet d’arrêté ministériel

Consultation publique sur les ESOD, mode d’emploi : comment s’opposer concrètement au projet d’arrêté ministériel
22.06.2023
Consultation publique sur les ESOD, mode d’emploi : comment s’opposer concrètement au projet d’arrêté ministériel
Animaux sauvages

Du 15 juin au 6 juillet, les citoyens sont invités à donner leur avis sur le projet d’arrêté ministériel qui fixera pour trois ans quels animaux seront considérés comme “espèces susceptibles d’occasionner des dégâts” (ESOD) et victimes d’une traque sans pitié tout au long de l’année. Une liste cruelle et sans aucun fondement – puisque lesdits dégâts sont déclaratifs et peu ou mal vérifiés – à laquelle nous vous aidons à vous opposer à nos côtés.

Mis à jour tous les trois ans, le texte fixant les périodes et les modalités de mise à mort des animaux classés ESOD doit en principe répondre à des exigences précises. Il devrait ainsi, soit protéger la santé et la sécurité publiques ou la flore et la faune, soit prévenir des dommages importants aux activités agricoles, forestières et aquacoles ou à toute autre forme de propriété. Ces prétextes, nous l’avons notamment vu en venant au secours des corbeaux et des corneilles du Jura, sont rarement avancés avec précision par les préfectures, qui semblent bien plus promptes à faire plaisir aux chasseurs qu’à être exigeantes sur la réalité des problèmes dont elles se font le relais… Heureusement, de nombreux arguments existent pour défendre ces animaux condamnés aveuglément contre ces volontés destructrices.

Sur la consultation publique, vous trouverez le projet d’arrêté, qui précise en annexe les animaux visés par les autorités dans chaque département. Juste en dessous du lien de téléchargement dudit texte, vous pourrez “Déposer votre commentaire”. Vous pouvez décider par exemple de ne vous exprimer que sur les animaux de votre département d’habitation, ce qui donnera plus de poids à votre participation.

Nous vous donnons ci-dessous des éléments pour exprimer votre opposition à ce classement. Bien sûr, nous considérons que tous les animaux ont une valeur intrinsèque qui ne devrait pas être mise en relation avec un quelconque intérêt pour les humains. Mais nous sommes obligés d’adapter notre argumentaire à la situation, au risque de ne pas être entendus. Attention : tout copier/coller ne sera pas pris en compte et il est donc essentiel que vous reformuliez les arguments que vous choisirez avec vos propres mots.

Des animaux nécessaires à la biodiversité

Non seulement les individus que les autorités veulent pourchasser ont une valeur intrinsèque, mais ils sont aussi intelligents et capables de ressentir la souffrance, en plus d’être indispensables à leur environnement, ce que le projet d’arrêté ne prend absolument pas en compte, choisissant d’oublier leur impact positif pourtant non négligeable.

En contribuant à la régulation du nombre de petits rongeurs, les renards nous rendent bien plus service qu’on pourrait le croire. Par leur simple présence, ils limitent les déplacements des souris et autres mulots, qui, en restant aux abords de leurs terriers, risquent moins de transmettre la maladie de Lyme aux humains. Mais les renards sont également bénéfiques aux cultures. En réduisant le nombre de campagnols, ils contiennent les dégâts causés dans les champs et par là même le recours aux pesticides, si néfastes aux écosystèmes.

Les corbeaux freux, les corneilles noires, les geais des chênes et les pies bavardes favorisent quant à eux la dispersion des graines dont ils se nourrissent et entretiennent la flore sauvage. Les geais des chênes et les pies bavardes jouent même un rôle central dans le renouvellement des forêts, en soutenant le développement des chênes et des pins, tandis que les corbeaux freux et les corneilles noires protègent les cultures de certains insectes destructeurs dont ils consomment les larves.

Des mesures inutiles, voire contre-productives

De nombreux scientifiques s’accordent à dire que les abattages massifs, que nous n’accepterons jamais quelles qu’en soient les raisons, n’aident en rien à protéger les intérêts humains.

On sait ainsi que le fait de tuer des renards en pensant se protéger de maladies transmissibles aux humains et aux animaux élevés pour être envoyés à l’abattoir est complètement illusoire. On peut citer le cas du Luxembourg, qui a retiré les renards des espèces chassables en 2015 et a vu le nombre de cas de contaminations d’échinococcose alvéolaire baisser de 40 % à 25 % selon le biologiste Frédéric Jiguet. Les belettes, les martres et les fouines n’ont pour leur part aucune chance de transmettre des maladies aux humains.

Très intelligents, les oiseaux classés ESOD, notamment les corbeaux freux, les corneilles noires et les étourneaux, sont capables de mettre en place des stratégies de reproduction ou d’émigration pour compenser les pertes d’individus qu’ils subissent. Autant dire que les seuls à tirer un quelconque bénéfice de leur mort, ce sont bien ceux qui prennent plaisir à les abattre à coups de fusil…

Avec nous, demandez le retrait de ces animaux de la liste des ESOD et la mise en place de vraies solutions alternatives pour protéger les exploitations agricoles et autres. Si vous n’arrivez pas à poster votre commentaire sur le site du ministère, comme nous l’ont rapporté plusieurs personnes, certainement à cause d’une surfréquentation de la page, nous vous recommandons de l’enregistrer pour le publier plus tard. Nous comptons sur vous !

Participer à la consultation publique

Concrètement

DE MANIÈRE GÉNÉRALE :

  • les animaux sont des êtres sensibles et sentients ;
  • l’impact positif de ces animaux, aussi bien pour les écosystèmes que pour l’activité humaine, n’est absolument pas pris en considération par le projet d’arrêté soumis à consultation ;
  • il n’est pas démontré que la régulation des populations de ces espèces a un impact positif sur les intérêts protégés par le classement ESOD: au contraire, le bilan est négatif voire contre-productif ;
  • des dégâts pourraient être évités en mettant en place de vraies solutions alternatives, comme combler les brèches laissées ouvertes dans les clôtures et poulaillers, ou combiner plusieurs méthodes d’effarouchement dans les champs ;
  • les compilations de dégâts reposent sur un modèle biaisé uniquement déclaratif (les déclarations proviennent des agriculteurs et sont fréquemment collectées par les chasseurs et piégeurs) qui ne fait l’objet d’aucun contrôle de la part de l’État.

L’IMPACT POSITIF DE CES ESPÈCES :

Les renards et les petits mammifères carnivores : 

  • belettes, martres et fouines : elles contribuent à la régulation du nombre de petits rongeurs ravageurs des cultures – campagnols notamment – et devraient être considérées comme des alliées plutôt que des ennemies,
  • Elles permettent d’endiguer la propagation de la maladie de Lyme : lorsqu’il y a des prédateurs, les petits rongeurs, qui sont des vecteurs de transmission de la maladie, se déplacent moins et restent à proximité de leurs terriers faisant ainsi baisser les risques de transmission de la maladie.
  • les belettes, martres et fouines et la sécurité/santé publiques : belettes, martres et fouines ne présentent pas de risque pour la santé humaine puisque ces espèces sont insusceptibles de transmettre les maladies/bactéries qu’elles hébergent à l’être humain,
  • les renards et la sécurité/santé publiques : les spécialistes de l’espèce qui se sont intéressés à la question des zoonoses s’accordent à dire que l’abattage des renards en raison des maladies qu’ils pourraient transmettre à l’humain et aux animaux d’élevage est injustifié sur le plan scientifique. En témoigne le cas du Luxembourg qui, à la suite du retrait des renards des espèces chassables en 2015, a vu le nombre de cas de contaminations d’échinococcose baisser considérablement de 40 % à 25 %, d’après le biologiste Frédéric Jiguet.

Enfin, il faut insister particulièrement sur le rôle de régulateur des petits rongeurs des renards car leur régime alimentaire est très majoritairement (voire quasi exclusivement dans certains cas) composé de campagnols dont des “pullulations” sont régulièrement observées. Épargner la vie des renards, c’est également éviter de lutter chimiquement dans les champs contre les campagnols.

Les oiseaux : les 4 corvidés et les étourneaux sansonnets :

La régulation des oiseaux classés ESOD est dépeinte par de nombreux scientifiques comme inutile voire contre-productive. Il est couramment admis que certaines espèces (notamment corbeaux freux, corneilles noires, étourneaux) compensent les pertes de population liées à la régulation par des stratégies de reproduction ou d’émigration.

  • les corvidés : corbeaux freux, corneilles noires, geais des chênes et pies bavardes : le régime des corvidés est largement composé de graines. Ainsi, ils jouent un rôle fondamental dans la dispersion des graines pour la flore sauvage.
  • les corbeaux freux et corneilles noires : ils jouent un rôle de “nettoyeur” des animaux morts (ou trop faibles ou malades pour survivre dans la nature) et ont également un rôle bénéfique sur les insectes destructeurs des cultures puisqu’ils en consomment les larves.
  • geais des chênes et pies bavardes : ces deux espèces jouent un rôle clé dans le renouvellement naturel des forêts, puisqu’elles ont un impact sur la dissémination et le développement des chênes et des pins.

Participer à la consultation publique

La justice reconnaît que les corbeaux et corneilles du Jura ont été massacrés illégalement à l’été 2022

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La justice reconnaît que les corbeaux et corneilles du Jura ont été massacrés illégalement à l’été 2022
21.06.2023
Jura
La justice reconnaît que les corbeaux et corneilles du Jura ont été massacrés illégalement à l’été 2022
Chasse

Le 13 juin, le tribunal administratif de Besançon a donné raison à One Voice en annulant l’arrêté préfectoral du 24 mars 2022 permettant de piéger et tuer les corneilles noires et les corbeaux freux du Jura jusqu’au 31 juillet. Les oiseaux massacrés sur cette période l’ont été illégalement. Forts de cette décision allant dans notre sens, nous continuerons à nous battre pour eux comme pour tous les animaux classés comme espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD).

En mars 2022, lorsque la préfecture du Jura avait une fois de plus autorisé le piégeage et la mise à mort illimités des corneilles noires et des corbeaux freux vivant sur son territoire au titre de leur classement comme ESOD, nous avions immédiatement attaqué cette décision. Notre demande de suspension en urgence avait été refusée, condamnant ces oiseaux à être tués sans répit sur quatre mois supplémentaires. Comme si la famine due aux épandages de pesticides ou l’urbanisation croissante ne les affectaient déjà pas suffisamment, la sixième extinction de masse des animaux en cours frappant de plein fouet les oiseaux en particulier…

Une consultation publique opportunément oubliée

Ce texte était pourtant bien illégal, et pas qu’un peu. En l’annulant à notre demande le 13 juin, le tribunal administratif de Besançon a reconnu que l’arrêté du préfet n’avait pas été soumis à la consultation du public avant sa publication. Une faute grave, les citoyens devant obligatoirement être interrogés pour toute décision ayant un impact sur l’environnement. Et qui pourrait croire que le massacre des corneilles noires et des corbeaux freux, qui jouent pourtant un rôle fondamental pour la biodiversité, n’a aucun impact sur l’environnement ?

Action contre la liste ESOD du ministère

Cet acharnement contre les animaux victimes du classement ESOD doit cesser. Pour les corneilles et les corbeaux, mais aussi pour les renards, les martres, les geais et bien d’autres, nous nous préparons depuis des mois à contrer le nouvel arrêté ministériel qui signera leur arrêt de mort dès la fin de l’été. Depuis le 15 juin, ce projet de texte est ouvert aux avis du public. Les personnes voulant participer à la consultation ont été si nombreuses que le site du ministère a été saturé dès son lancement ! Notre mobilisation, elle, a commencé il y a de longs mois, avec la demande à chaque préfecture des déclarations des dégâts présumés. On y a trouvé des pépites : des renards attaquant des vaches à plusieurs, des demandes de dédommagement pour des œufs estimés à prix d’or…

Nous préparons notre recours au Conseil d’État pour remettre en cause cette liste ministérielle des animaux toujours considérés à tort comme nuisibles malgré leur changement de dénomination grâce à l’insistance des associations, et alors que dans la nature, le bien et le mal n’existent pas…

À nos côtés, refusez le classement aberrant d’êtres sensibles et intelligents en participant à la consultation publique jusqu’au 6 juillet. Pour vous aider à mieux défendre les animaux, vous pouvez vous référer à notre article étayé sur le sujet.

ba&sh voit sa politique de bien-être animal reconnue par Fur Free Retailer

ba&sh voit sa politique de bien-être animal reconnue par Fur Free Retailer

ba&sh voit sa politique de bien-être animal reconnue par le programme Fur Free Retailer
21.06.2023
France
ba&sh voit sa politique de bien-être animal reconnue par le programme Fur Free Retailer
Exploitation pour la Mode

Paris, le 21/06 – En accord avec son éthique de marque et avec les aspirations de ses clientes, ba&sh a tenu à développer une politique de bien-être animal pointue. Aujourd’hui cette attention est récompensée par l’obtention du programme Fur Free Retailer, le plus haut niveau d’exigence décerné aux entreprises faisant le choix d’interdire la fourrure.

En tant que représentant de la Fur Free Alliance en France, One Voice se réjouit de voir ba&sh rejoindre l’aventure. La marque mérite amplement son programme Fur Free Retailer, et nous sommes fiers de constater que notre combat pour une mode plus éthique et pour l’abandon de la fourrure progresse en France et dans le monde ! Muriel Arnal présidente de One Voice

Avec la Fur Free Alliance, le combat de ba&sh contre les fourrures animales

Marque résolument engagée et qui promeut à travers ses actions un secteur textile plus responsable, ba&sh et ses équipes ont toujours apporté une attention particulière à la question du bien-être animal. Depuis 2019, ba&sh interdit l’usage de la fourrure de ses collections au nom de ses convictions éthiques : les techniques d’obtention de la fourrure impliquent nécessairement de la souffrance animale que ce soit pour les animaux captifs (entassement menant à du stress, des infections, des blessures, et même de l’auto-mutilation, etc.) ou pour les animaux dans la nature (piégeages et captures violentes, mises à mort douloureuses, etc.), et ont un impact délétère pour la biodiversité ou l’environnement.

Les convictions de la marque l’ont ainsi naturellement rapproché de la Fur Free Alliance (la FFA), représentée en France par l’ONG One Voice. La FFA, composée d’ONG réparties sur tous les continents, rassemble autour d’elle des entreprises désireuses d’un monde – et donc d’un secteur de la mode – plus respectueux du bien-être et de la sensibilité des animaux. Sur une base contractuelle, l’obtention du label Fur Free Retailer implique que la marque s’engage solennellement à ne vendre aucun produit contenant de la fourrure animale.

Au-delà de la fourrure, les nombreux engagements en faveur du bien-être animal

Cette consécration de l’action de la marque contre les fourrures animales s’inscrit plus largement dans la politique bien-être animal de ba&sh. Revue et challengée par l’ONG Four Paws qui défend les droits des animaux sous influence humaine directe, cette politique implique – en plus des traditionnelles “5 Libertés Fondamentales[1]” – plusieurs actions fortes telles que l’interdiction de l’utilisation d’angora, de duvet et de plumes, et l’interdiction de la pratique du mulesing (ba&sh est à ce titre signataire de la Brand Letter of Intent de Four Paws). La marque s’est par ailleurs fixée comme objectif d’atteindre en 2025 les 100% de fibres animales issues de filières certifiées garantissant le bien-être animal (2027 pour l’alpaga).

Enfin, ba&sh a soutenu en avril 2022 l’initiative citoyenne européenne (ICE) “Fur Free Europe” qui vise à interdire les fermes à fourrure et l’importation de produits en fourrure au sein de l’Union Européenne, et qui a rassemblé plus de 1,7 millions de signatures de soutien de la part des citoyens européens en mois d’un an. De son côté, ba&sh s’est jointe à un courrier des ONG à l’attention de la Commission Européenne et a relayé l’ICE en interne et sur les réseaux sociaux. Les signatures sont aujourd’hui en cours de validation avant d’être soumises aux institutions de l’Union européenne.

[1] Ne pas souffrir de la faim et de la soif, ne pas souffrir d’inconfort, ne pas souffrir de douleurs, de blessures ou de maladies, capacité à exprimer des comportements naturels, et ne pas éprouver de peur ou de détresse.

À propos de One Voice

Fondée en 1995 par Muriel Arnal sous le parrainage de Théodore Monod, One Voice est une association française apolitique et indépendante. Forte de plus de 15 000 membres, elle milite activement, en France et dans le monde, pour la défense des animaux et de leurs droits fondamentaux. Elle représente en France depuis plus de vingt ans la Fur Free Alliance et dirige le programme Fur Free Retailer dans le pays. Les enquêtes de One Voice dans les élevages de visons et de lapins angora en France ont permis de sensibiliser le public et les décideurs publics sur la souffrance des animaux, et l’impact délétère de cette industrie sur l’environnement ainsi que sur le risque sanitaire qu’elle engendre (notamment lié au covid-19). Enfin, les procédures de l’association et son travail auprès des parlementaires et des autorités ont notamment permis d’obtenir l’interdiction des élevages d’animaux sauvages pour leur fourrure en France en décembre 2021.

De l’abandon de la fourrure dans nos collections dès 2019, à l’interdiction de la pratique du mulesing, en passant par notre objectif de 100% de laine issue de filières garantissant le bien-être animal, ba&sh a tenu à développer une attention particulière aux animaux, à leur confort et à leur bonheur. Aujourd’hui, devenir un “Fur Free Retailer” est un honneur pour nous et nous encourage à persévérer dans notre engagement en faveur du bien-être animal aux côtés de nos partenaires One Voice et Four Paws. Pierre-Arnaud Grenade CEO de ba&sh

A propos de ba&sh

ba&sh est née en 2003, de la contraction des prénoms de ses fondatrices Barbara Boccara & Sharon Krief, accompagnées par Dan Arrouas et le groupe Vog. La marque de mode féminine est animée par un audacieux esprit de sororité, pilier de son identité « born collective ». Pionnière de la «smart-fashion», ba&sh se positionne à la pointe de l’innovation dans son secteur et dans ses engagements responsables. La marque est présente dans plus de 40 pays, notamment en Europe, en Chine et en Amérique du Nord à travers près de 300 boutiques qui contribuent à son succès. En 2015, la prise de participation du fonds L Catterton et du groupe Arnault s’est accompagnée d’une expansion internationale record, soutenue par le déploiement multidirectionnel et digital, orchestré par Pierre-Arnaud Grenade, CEO de la marque, pour atteindre 254 millions d’euros de CA en 2021, en progression de 22% par rapport à 2019. En mai 2022, ba&sh accueille la prise de participation du fonds français HLD aux côtés des actionnaires historiques et de l’équipe dirigeante pour poursuivre son ambitieux développement.

«La Fur Free Alliance est très heureuse que ba&sh, une marque française déjà engagée dans une démarche éthique, entérine cet engagement par l’obtention du programme Fur Free Retailer, porté par notre coalition internationale visant à l’arrêt de la production et de la vente de fourrure au niveau mondial.»Joh Vinding, Président du bureau de la Fur Free Alliance

A propos de la Fur Free Alliance

Fur Free Alliance est une coalition internationale composée de plus de 50 organisations de protection des animaux, basées dans plus de 35 pays à travers le monde, qui travaillent en collaboration pour mettre fin à l’élevage et au piégeage des animaux à fourrure, en utilisant des moyens entièrement pacifiques.

La Fur Free Alliance est très heureuse que ba&sh, une marque française déjà engagée dans une démarche éthique, entérine cet engagement par l’obtention du programme Fur Free Retailer, porté par notre coalition internationale visant à l’arrêt de la production et de la vente de fourrure au niveau mondial. Jessica Medcalf Responsable du programme bien-être animal et textiles de Four Paws

À propos de Four Paws

Fondée en 1988, Four Paws se concentre sur les chiens et les chats errants ainsi que sur les animaux de compagnie, les animaux de rente et les animaux sauvages vivant dans de mauvaises conditions de détention ainsi que dans les zones de catastrophe et de conflit. Avec des campagnes et des projets durables, tels que ses propres refuges, Four Paws apporte aux animaux en détresse une aide rapide et une protection à long terme.

En justice pour sauver 16 000 choucas des tours dans les Côtes-d’Armor et le Finistère : audience le 22 juin à Rennes

En justice pour sauver 16 000 choucas des tours dans les Côtes-d’Armor et le Finistère : audience le 22 juin à Rennes

En justice pour sauver 16 000 choucas des tours dans les Côtes-d’Armor et le Finistère : audience le 22 juin à Rennes
20.06.2023
En justice pour sauver 16 000 choucas des tours dans les Côtes-d’Armor et le Finistère : audience le 22 juin à Rennes
Animaux sauvages

À la fin du mois de mai, les préfectures des Côtes-d’Armor et du Finistère ont publié deux arrêtés autorisant chacun la mise à mort de 8 000 choucas au cours des mois à venir. Pour empêcher le massacre annoncé de ces oiseaux sans cesse pris pour cible, nous demandons la suspension en urgence de ces arrêtés, et à terme l’annulation, de ces autorisations délirantes. L’audience se déroulera le 22 juin à 10heures au tribunal administratif de Rennes.

Des petits condamnés

Comme si la mort des milliers d’individus visés ne suffisait pas, ces arrêtés menacent également les jeunes choucas encore dépendants de leurs parents en cette période de nidification et d’élevage. Seuls dans leur nid, ils sont condamnés à mourir de faim sans avoir jamais vu revenir leurs protecteurs, gisant quelque part après avoir été tués par un tir en plein vol ou après avoir succombé dans un piège…

Un combat permanent

L’acharnement contre les choucas n’est pas nouveau dans l’ouest de la France. Au printemps 2022, nous avions déjà attaqué quatre arrêtés préfectoraux autorisant la mise à mort de plus de 27 000 oiseaux. Grâce à notre action en justice, les trois textes publiés en Bretagne avaient été suspendus
et la plupart des animaux épargnés.

Pour empêcher une nouvelle hécatombe parmi les choucas des tours dans les Côtes d’Armor et le Finistère, nous plaiderons pour eux la suspension en urgence des arrêtés préfectoraux à l’audience qui se tiendra le 22 juin 2023 à 10h au tribunal administratif de Rennes.