Après Happy: la maltraitance se confirme dans ce poney club

Après Happy: la maltraitance se confirme dans ce poney club

Après Happy: la maltraitance se confirme dans ce poney club
09.09.2023
Var
Après Happy: la maltraitance se confirme dans ce poney club
Animaux familiers

Alors que nous annoncions déposer plainte pour actes de cruauté et sévices graves dans un poney club du Var en début de semaine, de nombreux témoignages nous sont parvenus. Nous avons également reçu de nouvelles images. Cette fois-ci, c’est un poney shetland qui est violemment fouetté à coups de chambrière.

En début de semaine, nous dévoilions le déferlement de violence dont Happy, une ponette vivant dans ce centre, a été victime au cours de l’été. Nous avons déposé plainte contre la directrice du poney club.

Des violences qualifiées de «sanction»

Dans une interview délirante accordée à BFM, la directrice explique que Happy est un cheval «très compliqué, qui pose beaucoup de soucis, qui a pour habitude d’embarquer les cavaliers en baissant très fortement la tête et de les mettre dans la barrière». Un animal «têtu», donc? Ou peut-être envoie-t-il simplement des signaux de mal-être, alors qu’on le contraint à coopérer et qu’on le frappe brutalement lorsque ses souffrances sont ignorées et qu’un incident se produit? Si Happy est si «compliquée», pourquoi donc risquer un accident?

Ces actes intolérables sont justifiés sous couvert de punition. Une «correction» si violente que la ponette en est ressortie blessée, comme en témoigne la vidéo qui nous a été transmise.

Dans ce reportage, on apprend également que les autorités seraient passées sur place pour ces mêmes faits il y a quelques mois, mais n’auraient rien constaté d’anormal. Un écran de fumée pour se dédouaner? Ou une vérité inquiétante témoignant de l’inaction des services publics lorsqu’il s’agit d’animaux? L’«attestation» produite dans le reportage justifiant de ce contrôle laisse néanmoins perplexe… puisqu’il s’agit en réalité d’une lettre écrite par des amis de la directrice.

Quand ce n’est pas une lanière en cuir, c’est un fouet…..

Bref, il faudrait croire qu’il s’agit là d’un événement isolé qui avait pour unique vocation d’assurer la sécurité des cavaliers face à un «animal dangereux». Pourtant, le dressage par la force est la norme au sein de ce club. Preuve en sont les nombreux témoignages qui affluent, accompagnés d’autres vidéos…

Sur ces images du 20 juillet 2022, Flash Back, un poney shetland, est fouetté pendant une leçon, alors qu’une fillette est juchée sur son dos. Là encore la directrice est filmée, cette fois une chambrière à la main. Cet outil est censé être utilisé derrière le cheval, et surtout sans le toucher, pour lui donner de l’impulsion. Embarquée au galop par un animal apeuré, la fillette risque de chuter et de se blesser. À tout moment, l’un des enfants présents dans le manège risque de recevoir un coup de fouet.

On inculque donc aux jeunes témoins qu’il est normal de battre un animal plutôt que de chercher à le comprendre. Si certains seront naturellement choqués par cette scène, d’autres risquent à terme de la normaliser, puisque les faits sont perpétrés par leur coach, figure d’autorité et peut-être même un modèle pour certains. Pour Flash Back, nous portons également plainte.

Là où la gérante voit une punition, là où le maire de la commune voit un apprentissage, nous voyons des actes graves, pour les animaux comme pour les enfants. Nous demandons la fermeture du poney club et réclamons la saisie des équidés qui s’y trouvent pour les placer en sécurité. Pour demander une meilleure protection des chevaux et des poneys, signez notre pétition.

Opposés à toute forme de violence, nous rappelons que menacer ou harceler les responsables ne fera en rien avancer la cause que nous défendons. La justice n’en sera pas accélérée, et cela pourrait même s’avérer contre-productif. Merci de rester modérés dans vos propos.

Ce mois-ci, One Voice se mobilise pour une réforme radicale de la chasse et des chiens utilisés

Ce mois-ci, One Voice se mobilise pour une réforme radicale de la chasse et des chiens utilisés

Ce mois-ci, One Voice se mobilise pour une réforme radicale de la chasse et des chiens utilisés
08.09.2023
France
Ce mois-ci, One Voice se mobilise pour une réforme radicale de la chasse et des chiens utilisés
Animaux familiers

Ce dimanche 10 septembre marque l’ouverture de la saison de chasse 2023-2024. Pendant près de six mois, plus aucun animal ne sera en sécurité dans les forêts et les champs. Poursuivis sans pitié, y compris au moyen des pratiques les plus cruelles comme la chasse à courre, la chasse en enclos ou le déterrage des blaireaux et des renards, ils feront partie des 45 millions d’individus (sauvages ou issus d’élevages) à succomber chaque année à cause de cette activité. Nous n’oublions pas non plus les chiens « de chasse », utilisés comme outils au péril de leur vie. Pour eux, nous manifesterons dans toute la France du 10 au 23 septembre. Rejoignez-nous à Sisteron (04), Nice (06), Troyes (08), Aix-en-Provence (13), Falaise (14), La Rochelle (17), Montpellier (34), Nantes (44), Angers (49), Langres (52), Metz (57), Lille (59), Bayonne (64), Strasbourg (67), Lyon (69), Paris (75), Rouen (76), Amiens (80), Avignon (84) et Limoges (87).

Une fois de plus, la nature est sur le point de se transformer en lieu de carnage pour le plaisir de quelques-uns. Alors que les chasseurs auront tout loisir de tuer, plus de 7 Français sur 10 habitant à proximité de ces sinistres terrains de jeu ne pourront pas profiter des champs et forêts environnantes sans avoir la boule au ventre (sondage IPSOS/One Voice d’octobre 2022).

Exploités pendant la chasse, oubliés le reste du temps et même battus voire tués en cas de « défaillance »

Parmi les victimes de cette activité, on compte aussi les chiens « de chasse ». Affamés puis entassés sans ménagement dans des remorques, ils sont envoyés au contact d’animaux qui risquent de les blesser en tentant de se défendre. Si l’un d’eux est touché, il devra peut-être supporter la douleur pendant plusieurs jours avant d’être examiné par un vétérinaire – s’il a cette chance car, comme nos enquêteurs l’ont filmé, faire soigner son compagnon par un professionnel n’est qu’une option parmi d’autres pour les chasseurs, certains s’improvisant « chirurgiens de guerre » pour l’occasion.

Ensuite, c’est le retour au chenil, où les malheureux sont remisés sans état d’âme et restent seuls, loin des regards, pendant des jours, parfois sans eau ni nourriture et souvent avec des colliers électriques pour les empêcher d’aboyer. Piétinant dans leurs excréments et parfois au milieu d’ossements ou de déchets en tout genre, beaucoup sont souffrants. Pas plus tard qu’en janvier dernier, nous avons porté plainte pour mauvais traitements envers des chiens livrés à eux-mêmes dans le Lot-et-Garonne. Certains d’entre eux étaient blessés à l’œil, d’autres boitaient, aucun ne disposait d’eau fraîche… Une scène surréaliste qui est pourtant loin d’être une exception. En mars 2020, nous avions porté plainte pour vingt-deux autres, parqués par deux dans des enclos à l’extérieur dans le Jura.

Des passe-droits inadmissibles !

Quand nous le pouvons, nous obtenons que les chiens soient saisis et les mettons en sécurité, comme nous l’avions fait pour seize d’entre eux en Dordogne. Et quand certains chasseurs sont filmés en train de les frapper à coups de bâton, il n’y a pas de place au doute quant au sort qui les attend quand personne n’est là pour le voir. Dans ce cas aussi, nous allons en justice.

Mais les passe-droits des chasseurs les protègent encore bien trop souvent de toute sanction. Pour avoir laissé ses chiens seuls et à la merci des intempéries, le propriétaire du chenil du Jura n’a reçu qu’un rappel à la loi. C’est à croire que ces mordus de la gâchette sont au-dessus des textes. Pendant le confinement de l’automne 2020 déjà, nombre d’entre eux avaient obtenu des préfets la permission d’aller s’adonner à leur loisir mortifère malgré les restrictions sanitaires, et leur lobbyiste en chef avait même obtenu la démission d’un ministre de l’Écologie, pourtant très populaire dans l’opinion.

La chasse nécessite cette réforme radicale que nous réclamons et qui tarde tant à advenir. Entre les mesures ministérielles minimalistes en décalage total avec les attentes de la population et les morts humaines qui chaque année s’ajoutent aux victimes animales, nous demandons une fois de plus que les autorités prennent des décisions à la mesure de leur responsabilité, au lieu de s’en prendre à ceux qui défendent la nature et ses habitants, et notre bien commun.

Du 10 au 23 septembre, nous nous mobilisons dans vingt villes de France pour défendre les chiens « de chasse ». Pour qu’ils bénéficient de la même protection que les autres et pour empêcher l’impunité de principe dont bénéficient les chasseurs, rejoignez-nous dans la rue, où nos militants sensibiliseront le public à ce sujet, et signez nos pétitions pour les chiens de chasse et pour obtenir une réforme radicale de la chasse.

Pensez à vérifier avant de vous y rendre que l’événement est toujours prévu aux lieux, dates et heures annoncés. 

Chasse des perdrix grises : transformer l’essai dans les Pyrénées-Atlantiques !

Chasse des perdrix grises : transformer l’essai dans les Pyrénées-Atlantiques !

Chasse des perdrix grises : transformer l’essai dans les Pyrénées-Atlantiques !
06.09.2023
Pyrénées-Atlantiques
Chasse des perdrix grises : transformer l’essai dans les Pyrénées-Atlantiques !
Animaux sauvages

Alors que les perdrix grises de montagne sont considérées comme « quasi-menacées » en France par l’Union internationale de protection de la nature (UICN), les préfets s’acharnent et continuent d’autoriser leur chasse. En 2022, nous avions déposé un recours en urgence pour qu’aucune mise à mort n’ait lieu dans les Pyrénées-Atlantiques. Après avoir obtenu gain de cause sur ce point, nous demandons aussi l’annulation définitive de l’arrêté. L’audience aura lieu au tribunal administratif de Pau le 7 septembre 2023 à 10h30. De nombreuses autres sont prévues dans les mois à venir.

Les galliformes de montagne sont menacés de toutes parts, et la chasse constitue l’une des principales raisons de leur déclin. Alors que commence la saison des audiences pour la campagne 2023-2024, nous restons pleinement mobilisés sur les dossiers de l’année dernière. Le 4 octobre 2022, quelques jours avant la suspension de la chasse des tétras lyres, des lagopèdes alpins et des perdrix bartavelles en Savoie, le juge du tribunal administratif de Pau suspendait l’arrêté autorisant à tuer des perdrix grises de montagne dans les Pyrénées-Atlantiques. Grâce à ce succès, aucune d’entre elles n’a été abattue dans le département la saison passée.

Forts de cette victoire, nous comptons désormais sur le tribunal pour annuler définitivement cet arrêté à l’issue de l’audience qui se tiendra le 7 septembre 2023 à Pau. Et nous sommes convaincus que le juge ne s’écartera pas de la position tenue par le tribunal en référé, tant les illégalités sont manifestes.

Alors même que cette espèce de galliformes est en danger, le préfet a autorisé chaque tireur du département à tuer quatre oiseaux : une hécatombe annoncée pour cette espèce emblématique des montagnes pyrénéennes, dont le droit européen interdit de mettre en péril le bon état de conservation.

Et que dire de la procédure d’adoption de cet arrêté, elle-même bâclée par la préfecture ? Alors que celle-ci aurait dû mettre à la disposition du public des informations précises, elle n’en a rien fait. Ce faisant, elle a elle-même prouvé qu’elle n’avait pas la moindre idée du nombre de perdrix grises sur son territoire…

Pour l’heure, nous sommes toujours dans l’attente de la décision du juge pour les Pyrénées-Orientales après l’audience du 30 août. Et dans les semaines qui viennent, nous serons présents dans de nombreux tribunaux, tant pour obtenir l’annulation définitive d’arrêtés pour la saison 2022-2023 que les suspensions en urgence des arrêtés pour la saison 2023-2024. Avec un objectif clair : porter toujours plus haut la voix des tétras lyres, des pies bartavelles, des gélinottes des bois ou encore des lagopèdes alpins, jusqu’à obtenir l’arrêt pur et simple de leur chasse !

Nous réclamons justice pour Happy, ponette violemment battue devant des enfants

Nous réclamons justice pour Happy, ponette violemment battue devant des enfants

Nous réclamons justice pour Happy, ponette violemment battue devant des enfants
04.09.2023
Var
Nous réclamons justice pour Happy, ponette violemment battue devant des enfants
Animaux familiers

La série noire continue pour les chevaux détenus dans les centres équestres. Il y a quelques semaines, nous avons déposé plainte pour une jument brutalement battue à coups de bâton devant témoins. A la suite de cela, nous avons été alertés du cas de Happy dans le Var. Ce qu’elle a subi est effroyable. Nous avons déposé plainte pour actes de cruauté et sévices graves, et demandons à ce que la ponette nous soit confiée après sa saisie.

L’histoire est tristement similaire à celle de la jument battue à la fête de Levens. Fermement maintenue par les rênes par une femme qui ne serait autre que la directrice du poney club de Lorgues, Happy est violemment frappée avec une lanière en cuir. Dans l’impossibilité de fuir, elle est forcée de tourner en rond pour tenter d’échapper à ce déferlement de violence. En vain.

Des faits commis en présence d’enfants

En plus des coups portés à Happy, que dire de ce spectacle auquel s’est adonné la directrice du centre, une figure d’autorité pour les enfants et jeunes adolescents ayant assisté à cette scène?

La justice elle-même reconnaît l’impact que la violence envers les animaux peut avoir sur les enfants, puisqu’elle considère que les actes de maltraitance commis en présence de mineurs est une circonstance aggravante.

Alors que ces faits ont eu lieu devant témoins, que se passe-t-il dès lors à l’abri des regards?

Des chevaux amaigris, des box souillés

Le lanceur d’alerte nous signale également l’état délétère des autres animaux sur place. Certains sont enfermés dans des box encrassés. D’autres, dans les paddocks, présentent une maigreur préoccupante -côtes apparentes, colonne vertébrale et garrot saillants. Comment pourraient-ils supporter le poids quotidien des élèves sur leur dos?

Une partie de notre plainte leur est consacrée : ces mauvais traitements sont inacceptables.

Pour Happy et ses compagnons d’infortune, nous avons écrit au procureur de la République de Draguignan pour demander la condamnation de l’auteur des faits pour actes de cruauté et sévices graves, mauvais traitements, son statut de professionnel aggravant la situation.

Nous sollicitons de plus une interdiction d’exercer à son encontre, ainsi que la saisie de Happy afin de lui prodiguer soins et affection. Nous demandons également à ce qu’une enquête soit menée dans ce poney club, pour que cesse la maltraitance des chevaux qui s’y trouvent.

Signez la pétition pour que les chevaux et poneys bénéficient du statut d’animal familier

Camarney : 30 000 macaques pour les laboratoires d’expérimentation animale

Camarney : 30 000 macaques pour les laboratoires d’expérimentation animale

Camarney : 30 000 macaques pour les laboratoires d’expérimentation animale
01.09.2023
Espagne
Camarney : 30 000 macaques pour les laboratoires d’expérimentation animale
Expérimentation animale

Depuis plus de vingt ans, notre partenaire Abolición Vivisección lutte contre le centre espagnol Camarney de la société Noveprim – qui capture et élève les macaques de l’île Maurice. D’après un nouveau rapport de l’association, avec plus de 30 000 macaques crabiers commercialisés depuis 2005, Camarney est le plus grand importateur de primates en Europe.

Le combat de notre partenaire Abolición Vivisección en Espagne ressemble beaucoup à celui que nous avons mené en France contre les élevages de chiens et les importations de primates depuis des années, et son rapport fait état de problèmes que nous connaissons bien.

Ainsi, la création de Camarney a été largement débattue entre 1999 et 2005, la légalité de l’autorisation délivrée par le maire de la ville ayant même été remise en question. Une situation qui rappelle notre opposition à l’installation du géant états-unien Marshall à Montbeugny à la même époque. Mais contrairement à nous, les associations espagnoles n’ont pas obtenu gain de cause.

Camarney, le plus grand centre de distribution et d’expérimentation de primates d’Europe

Télécharger le rapport

Un réseau aux pratiques douteuses

Jusqu’à récemment, la plupart des animaux vendus par le centre espagnol étaient importés depuis l’Île Maurice. Mais ces dernières années, il a diversifié ses sources en se tournant vers le Vietnam, où les macaques crabiers sont menacés de disparition. Il s’y fournit notamment chez Nafovanny, suspectée de captures illégales et en lien direct avec Vanny Bio-Research au Cambodge, qui fait l’objet d’une enquête pour trafic illégal.

La société cambodgienne, dont One Voice dénonçait déjà en 2008 les captures et l’exportation d’animaux, aurait falsifié des documents d’exportation de primates dans le but de faire croire que des singes capturés avaient été élevés en captivité. Une possibilité franchement inquiétante quand on sait que Camarney vend des primates partout en Europe – et en particulier en France.

Des infractions jamais sanctionnées

Le rapport d’Abolición Vivisección dénonce également le manque d’inspections malgré la présence de non-conformités répétées au fil des années. Parmi les problèmes constatés, on retrouve les grands classiques que l’on connait bien en France : le personnel n’est pas suffisamment formé et le comité d’éthique est un condensé de conflits d’intérêt.

Pour ce qui est des macaques, l’entreprise ne fait pas mieux. Outre le fait que leur comptage est approximatif, leur suivi vétérinaire n’est pas tracé et les causes de leur mort ne sont indiquées nulle part. Pire : les cages sont mal sécurisées, la température et l’hygrométrie des salles ne répondent pas aux normes réglementaires, et des primates vendus comme « exempts de pathogènes spécifiques » sont en fait régulièrement exposés à ces pathogènes – ce qui a pour effet de fausser les résultats des expériences qui les utilisent…

Vous pouvez aider ces singes

Pour encourager le gouvernement catalan et la ville de Camarles à mettre un terme à ces pratiques honteuses, nous vous encourageons à leur écrire.

Vous pouvez envoyer un courriel courtois à conselleria.accioclimatica@gencat.cat et ajuntament@camarles.cat, sur le modèle suivant :

Madame, Monsieur,

J’ai pris connaissance des activités de l’entreprise Camarney grâce aux associations One Voice et Abolición Vivisección.

Cela me choque profondément d’apprendre qu’un tel établissement, malgré des infractions répétées, n’est pas inspecté chaque année ni sanctionné comme le demande la réglementation européenne. Je m’inquiète également de ses accointances avec des sociétés vietnamiennes et cambodgiennes suspectées de captures et de trafic illégal de macaques en danger d’extinction, qui peuvent ensuite être vendus par Camarney aux laboratoires européens, notamment dans mon pays.

L’expérimentation animale est vouée à disparaitre grâce au développement de méthodes de recherche sans animaux (tout aussi fiables, voire plus encore), qui se multiplient ces dernières années. Il est du devoir des autorités publiques de faciliter cette transition. Je me joins donc aux associations pour vous demander la fermeture du centre Camarney.

Vous remerciant par avance de votre intérêt, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes salutations les plus sincères.

Vous pouvez également partager ces messages sur Twitter/X :

Avec @onevoiceanimal et @StopCamarles, j’appelle @gencat et @ajcamarles à mettre fin à l’impunité de Camarney et à stopper le commerce de primates pour l’#ExpérimentationAnimale. Privilégions le développement des alternatives sans animaux! https://one-voice.fr/news/camarney-30-000-macaques-pour-les-laboratoires-dexperimentation-animale/

Camarney ne respecte pas la loi et travaille avec des entreprises suspectées de trafic illégal de macaques capturés dans la nature. @gencat, @ajcamarles, je demande la fermeture de Camarney. Stop à l’#ExpérimentationAnimale! @onevoiceanimal @StopCamarles https://one-voice.fr/news/camarney-30-000-macaques-pour-les-laboratoires-dexperimentation-animale/

Toro-piscines: terroriser des animaux… pour mieux divertir les humains

Toro-piscines: terroriser des animaux… pour mieux divertir les humains

Toro-piscines : terroriser des animaux… pour mieux divertir les humains
31.08.2023
France
Toro-piscines: terroriser des animaux… pour mieux divertir les humains
Exploitation pour le spectacle

Le « toro-piscine », cette pratique qui consiste à enfermer une vachette dans un enclos sans échappée et à la harceler pour lui faire traverser une piscine -tout ce qu’il y a de plus naturel- est très en vogue dans certaines fêtes du sud de la France. Nous avons écrit aux maires de différentes communes pour leur faire part de notre indignation et leur demander de mettre fin à ces « spectacles » qui ont fait leur temps.

Plusieurs lanceurs d’alerte nous ont fait part de leur consternation à la suite de l’organisation dans leur commune de ce genre d’événements, comme ce fut le cas la semaine passée à Vendres ou à Monclar-de-Quercy. Si les toro-piscines peuvent à première vue sembler inoffensifs, les vachettes ayant la vie sauve, contrairement aux taureaux torturés à mort pour la corrida, ils n’en restent pas moins des épreuves pour les animaux.

En 2023, certains rient encore de la détresse d’autrui

Le principe est simple: des humains en manque de « sensations fortes » se jettent dans « l’arène » (en réalité, un petit enclos grillagé permettant de se sauver facilement -courage, fuyons!) pour poursuivre et tourmenter une jeune vache afin de lui faire traverser une piscine.

Cernée de toute part par plusieurs personnes, dans un environnement inconnu, sans possibilité de mettre fin à un « jeu » qu’elle n’a pas choisi, la vachette effrayée n’a d’autre option que de poursuivre à son tour ses assaillants pour se protéger. La musique, les rires et hurlements de la foule viennent ajouter leur dose de stress.

Quand la fête des humains se termine, épuisée, elle est ramenée à l’élevage. Comme la majorité des vaches en France, elle sera exploitée pour le restant de sa vie.

Les cas individuels et les symboles sont tout aussi importants que le reste pour faire avancer nos sociétés

Si certains jugent ces pratiques « futiles » ou « insignifiantes », elles ne le sont certainement pas pour les animaux forcés à y prendre part. Nous considérons plutôt qu’elles portent une lourde valeur symbolique. Y mettre fin est ainsi le seul moyen de faire évoluer les consciences et de stopper les maltraitances animales sous toutes leurs formes.

C’est pourquoi nous écrivons aux mairies concernées et vous invitons à faire de même. En attendant la fin de ces toro-piscines, n’hésitez pas à nous contacter pour nous signaler de tels faits.

Des morts, des morts et encore des morts : le bilan dramatique de la chasse en France

Des morts, des morts et encore des morts : le bilan dramatique de la chasse en France

Des morts, des morts et encore des morts : le bilan dramatique de la chasse en France
31.08.2023
France
Des morts, des morts et encore des morts : le bilan dramatique de la chasse en France
Animaux sauvages

45 millions d’animaux tués, 78 accidents et 6 morts humaines. Voilà le bilan de la chasse pour la saison 2022-2023. Année après année, le constat est le même : ce loisir tue, et les pouvoirs publics sont décidés à ne rien faire. Alors que la biodiversité s’effondre sous nos yeux, que la nature est privatisée par un petit groupe d’individus armés, l’heure n’est plus aux mesurettes, mais à une réforme radicale de la chasse !

Le 2 décembre 2020, Morgan Keane, 25 ans, était tué d’une balle tandis qu’il coupait du bois sur son terrain. Alors que cet homicide involontaire aurait pu rester cantonné à la page des faits divers, la ténacité des proches du jeune homme a permis la condamnation du tireur et du directeur de battue, dans un procès dont faisait partie One Voice en soutien. Mais pour une condamnation, combien d’affaires sont enterrées ? Loin d’être anecdotique, ce drame est symptomatique d’une activité mortelle pour les humains, les animaux et la nature, et révèle l’absence totale de volonté des pouvoirs publics de s’opposer à des individus qui imposent leurs règles à tous les autres.

La chasse, ce loisir équivoque qui sème la mort

Chaque année, près de 45 millions d’animaux sauvages sont tués de sang-froid. Plus que jamais, ils sont assaillis de toute part, des battues administratives à répétition aux dérogations pour pouvoir déterrer les blaireaux en dehors de la saison de chasse, en passant par le classement « ESOD » permettant de tuer de nombreuses espèces toute l’année et sans restrictions… Et n’oublions pas les animaux familiers, victimes de tous les pièges qui jonchent le sol de nos campagnes, et parfois tués sous les yeux de leurs humains pour avoir perturbé des chasseurs dans l’accomplissement de leur sanglant passe-temps.

Les animaux ne sont pas les seules victimes : six personnes ont perdu la vie cette année. Du côté des représentants du monde cynégétique, on affiche une étrange satisfaction et on se félicite de ces six morts, pourtant tous chasseurs… Ces décès s’ajoutent aux dizaines qui ont défrayé la chronique ces dernières années, du cycliste britannique tué en Haute-Savoie à cette randonneuse de 25 ans victime d’une jeune femme de 17 ans, ou encore à Joël Viard, abattu d’une balle alors qu’il conduisait sa voiture.

Tant de vies volées pour qu’une poignée d’individus puissent s’amuser à tuer !

Mesurettes et rafistolage : à quoi joue le gouvernement ?

Face à cette situation catastrophique, nous avions espéré un début d’évolution, après notre audition par la mission sénatoriale sur la sécurisation de la chasse et le succès de la pétition lancée par le collectif Un Jour Un Chasseur. Mais le gouvernement, une fois de plus, a joué la montre et proposé des mesurettes, bien en deçà de ce qu’on attend de lui pour faire face à l’ampleur du désastre.

Aujourd’hui, la formation des chasseurs est un véritable simulacre, comme l’avait révélé notre enquête au niveau du passage du permis, et ces derniers continuent de tout faire pour lutter contre des propositions de bon sens pour limiter, voire éradiquer les risques de morts humaines, comme le contrôle annuel de la vision, ou l’interdiction de la chasse le week-end et pendant les vacances scolaires. Et le gouvernement ose présenter comme une avancée la limitation de l’alcoolémie, qui devrait être en vigueur depuis des dizaines d’années !

Un lobby qui honnit l’écologie…

Le refus de s’attaquer frontalement aux carences en matière de sécurité est une nouvelle preuve, s’il en était besoin, de la toute-puissance de ce lobby qui a toutes les faveurs du chef de l’État, lequel avait fièrement posé devant un tableau de chasse à Chambord pour son quarantième anniversaire. Difficile d’être étonné quand Thierry Coste lui-même reconnaît pratiquer « un lobbying effréné, assumé […] sans la moindre retenue ». Et que dire de ces représentants des chasseurs, oscillant entre climato-scepticisme (depuis longtemps et réitérant leurs thèses douteuses encore très récemment par l’intermédiaire de Willy Schraen, président actuel de la Fédération nationale des chasseurs) et excitation à l’idée de tuer des animaux (pour son prédécesseur) ? Ils disposent même d’une tribune permanente pour déverser leur idéologie mortifère…

Alors que 87 % des Français considèrent que la chasse pose des problèmes de sécurité (sondage IPSOS/One Voice, septembre 2022), comme en attestent les morts dénombrés chaque année, il est grand temps de s’attaquer aux causes de ce danger mortel, et d’exiger encore et toujours en urgence une réforme radicale de la chasse !

Pour les lions du zoo d’Oran, nous demandons un placement en sanctuaire

Pour les lions du zoo d’Oran, nous demandons un placement en sanctuaire

Pour les lions du zoo d’Oran, nous demandons un placement en sanctuaire
31.08.2023
Algérie
Pour les lions du zoo d’Oran, nous demandons un placement en sanctuaire
Animaux sauvages

Alertés par de nombreuses personnes très inquiètes des conditions de détention des lions au sein du Parc zoologique d’Oran, nous avons écrit à l’ambassade de France en Algérie pour demander qu’elle intercède auprès du gouvernement algérien en faveur de la saisie et du placement en sanctuaire de ces animaux.

C’est un jeune homme de 21 ans qui a lancé l’alerte sur les réseaux sociaux il y a quelques jours. Choqué par ce qu’il a découvert au sein de cet établissement, Ziyed a publié une vidéo grâce à laquelle nous avons pris connaissance de la situation alarmante des animaux.

Sur place, plusieurs lions sont contraints de partager des cages minuscules ne leur permettant ni de se dépenser, ni de s’amuser, et encore moins d’échapper aux regards des visiteurs et au vacarme ambiant. Lorsqu’ils ne restent pas assis, léthargiques, ils présentent de lourds comportements de stéréotypie, répétant inlassablement les mêmes mouvements. Fixant l’extérieur derrière les barreaux de la geôle, une lionne amaigrie pousse des rugissements.

Selon nos informations, ses compagnons d’infortune et elle ne recevraient de la nourriture qu’une fois par jour, en quantité visiblement très insuffisante.

Révoltés par la détresse et la maigreur de ces animaux, qui nous rappellent celles de Jon, Hannah, Céleste, Marli et Patty lorsque nous les avons sauvés du cirque de Paris, ou encore les va-et-vient incessants des lionnes et des tigres du Parc Saint Léger, nous avons écrit à l’ambassade de France en Algérie pour qu’elle intercède en faveur de ces félins auprès du gouvernement algérien.

Nous nous tenons prêts à trouver des places en sanctuaire et à organiser à nos frais le transport des lions du zoo d’Oran vers une nouvelle vie où les cages, l’ennui et la faim ne seront plus qu’un lointain souvenir.

Signez la pétition lancée par Ziyed

One Voice de retour dans les tribunaux administratifs pour sauver les galliformes de montagne

One Voice de retour dans les tribunaux administratifs pour sauver les galliformes de montagne

One Voice de retour dans les tribunaux administratifs pour sauver les galliformes de montagne
29.08.2023
France
One Voice de retour dans les tribunaux administratifs pour sauver les galliformes de montagne
Animaux sauvages

À la suite de nos victoires de l’année dernière, notamment dans les Hautes Alpes et en Savoie, nous avons décidé de renforcer notre combat en faveur des galliformes de montagne. La saison de chasse s’ouvre, celle des audiences aussi ! La première de cette nouvelle saison 2023-2024 se tiendra le 30 août à 14 h au tribunal administratif de Montpellier.

Ces merveilleux oiseaux cumulent décidément les menaces qui pèsent sur eux… On pensera par exemple au réchauffement climatique qui affecte fortement les milieux montagnards et les animaux qui y vivent, aux dérangements dans les périodes sensibles du fait des saisons touristiques ou encore à l’exploitation forestière… Et par-dessus le marché, ils sont encore chassés en dépit du bon sens et de leurs états de conservation déplorables !

À titre d’exemple, les perdrix grises de montagne sont classées « quasi-menacées » sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) pour la France, ce qui signifie que l’espèce sera confrontée à un risque élevé d’extinction à l’état sauvage dans un avenir proche.

Bien que cette sous-espèce de perdrix grises ne soit présente que dans la chaîne pyrénéenne, le préfet des Pyrénées-Orientales a, au sein de l’arrêté ouvrant la saison de chasse pour la période 2023–2024, directement autorisé à tuer deux perdrix par jour et par tête (dans la limite de 10 perdrix maximum par chasseur) sur la période du 17/09/23 au 11/11/23.

C’est d’autant plus intolérable que ce quota morbide est parfaitement arbitraire puisque l’administration n’a même pas attendu les résultats des comptages qui ont lieu en été pour définir un nombre de perdrix grises de montagne à abattre. Le préfet ne s’est donc fondé sur aucune méthode.

En tout état de cause, continuer d’autoriser ce massacre est tout bonnement absurde et injustifiable. Abattre ces oiseaux ne répond à aucune prétendue nécessité de « réguler » (pas possible pour les chasseurs de s’abriter derrière ce type d’argument, donc) une espèce déjà menacée de toute part et dont les représentants ne demandent qu’à vivre paisiblement. En d’autres termes, une telle chasse n’a qu’une fonction de loisir pour ceux qui la pratiquent. Loisir malsain et particulièrement discutable sur le plan éthique, à l’heure où la biodiversité et les êtres vivants qui la composent subissent un effondrement massif…

Pour l’ensemble de ces raisons, One Voice a engagé un recours en annulation et un référé-suspension. L’audience, prévue le 30 août, nous dira si nos arguments de bon sens convaincront le tribunal. Dans tous les cas, nous continuerons à lutter pour la vie de chaque perdrix grise et a fortiori de chaque galliforme de montagne !

Rapport, nouvelle enquête et actions de terrain : pour faire cesser l’élevage et l’expérimentation sur les chiens

Rapport, nouvelle enquête et actions de terrain : pour faire cesser l’élevage et l’expérimentation sur les chiens

Rapport, nouvelle enquête et actions de terrain : pour faire cesser l’élevage et l’expérimentation sur les chiens
29.08.2023
France
Rapport, nouvelle enquête et actions de terrain : pour faire cesser l’élevage et l’expérimentation sur les chiens
Expérimentation animale

One Voice publie en cette rentrée un rapport approfondi sur les chiens dans l’expérimentation animale en France (et ses ramifications dans l’Union européenne et ailleurs dans le monde). Ce rapport de plus de trente pages et à la bibliographie fournie s’accompagne d’images inédites des élevages de Mézilles et Gannat, actuellement propriétés de Marshall BioResources, le géant new-yorkais des « bio-ressources ». Des rassemblements à proximité des élevages sont prévus et mis en place par les antennes locales militantes de One Voice, comme chaque année à la fin de l’été, du 1er au 2 septembre à Gannat, et le 2 septembre à Auxerre.

Une opinion publique tranchée en faveur d’une science éthique

Les trois quarts des Français sont défavorables à l’expérimentation animale (sondage IPSOS/One Voice avril 2023). Ce chiffre monte à 85 % concernant les expériences faites sur les chiens. Pourtant, notre pays abrite dans l’Yonne et l’Allier deux élevages industriels de milliers de beagles et golden retrievers – animaux particulièrement doux et amicaux – destinés exclusivement à souffrir puis mourir dans des conditions que l’on ne souhaiterait même pas à son pire ennemi. L’équipe de One Voice a obtenu respectivement en 2019 et 2021
l’annulation de leur agrandissement.

L’exigence de transparence passe par l’exemplarité, avec le soutien du public

One Voice, en pointe sur le thème de l’expérimentation animale en France depuis la fin des années 1990, met également à disposition un site d’analyse des données officielles et invite le public à signer sa pétition en faveur notamment de la fermeture de ces deux élevages de chiens. L’association demande l’arrêt des expériences occasionnant des souffrances « sévères » aux chiens, mais aussi le développement de méthodes de remplacement (donc sans animaux), et porte d’autres mesures phares telles que l’obtention d’une réelle transparence, car le milieu est d’une rare opacité, et les services de l’État sont plus que réticents à transmettre les rapports d’inspection pourtant publics.

Un travail assidu aux côtés de nos partenaires en Europe car industriels et législations dépassent les frontières hexagonales

En portant avec ses partenaires européens l’Initiative citoyenne contre les tests des cosmétiques sur les animaux, One Voice a obtenu de la Commission européenne qu’elle s’engage
pour un arrêt progressif de l’expérimentation animale. Plus récemment encore, l’association s’est fait le relais d’une campagne collective montrant les conditions des transferts internationaux de chiens dans les soutes d’avion via le Danemark — conditions qu’elle avait déjà dénoncées par le passé.

Pour en savoir plus sur les chiens dans l’expérimentation animale :

Chaque année, on recense près de 20 000 utilisations de chiens dans les laboratoires de l’Union européenne, et ce principalement pour des tests de toxicité de médicaments et dans des recherches sur les maladies.

Plus de la moitié de ces utilisations concernent de nouveaux chiens importés ou « produits » pour l’expérimentation, tandis que le reste est composé de chiens réutilisés d’une année sur l’autre. La plupart viennent d’élevages spécialisés de l’UE, mais presque un tiers d’entre eux sont importés des États-Unis ou d’ailleurs.

La France figure parmi les plus gros consommateurs de chiens, et pour des expériences procurant le plus de souffrance

Presque tous ces chiens sont des beagles, mais des individus d’autres races (notamment des golden retrievers) peuvent être expérimentés. La France et le Royaume-Uni en sont les plus gros « consommateurs » en Europe, avec plus de 4000 procédures par an chacun. L’Allemagne les suit de près mais recense une diminution progressive du nombre d’utilisations depuis 2015.

Par essence, l’expérimentation animale est source de souffrances. La France se démarque en Europe par une proportion élevée de procédures très douloureuses ou très stressantes.

Nous vous invitons à lire notre rapport sur les chiens et l’expérimentation animale, à signer notre pétition, et à visionner nos vidéos d’enquête des élevages de chiens français parmi les plus gros d’Europe. Vous êtes également invités à participer aux rassemblements début septembre pour demander la fermeture de ces lieux de misère, ainsi qu’un changement de paradigme au niveau scientifique.