Chasses traditionnelles : les arrêtés du ministère de la Transition écologique annulés par le Conseil d’État pour la 4ème année consécutive.

Chasses traditionnelles : les arrêtés du ministère de la Transition écologique annulés par le Conseil d’État pour la 4ème année consécutive.

Chasse
23.11.2022
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One Voice se félicite de cette confirmation, et de n’avoir rien lâché pour les petits oiseaux concernés par ces chasses cruelles, défendus année après année aux côtés de la LPO auprès des juges de la plus haute juridiction administrative française.

Sans surprise, le Conseil d’État annule les arrêtés ministériels sur les chasses traditionnelles 2021 qu’il avait déjà suspendus en 2021, confirmant ainsi leur illégalité. One Voice se félicite de cette confirmation et de n’avoir rien lâché pour les petits oiseaux concernés par ces chasses cruelles, défendus année après année aux côtés de la LPO auprès des juges de la plus haute juridiction administrative française.

Les chasses traditionnelles concernées, les tenderies, les pantes et les matoles (des pièges sous forme de filets pliants et de cages tombantes) ont été jugées une fois encore non sélectives et présentant des alternatives satisfaisantes. Les arrêtés adoptés en 2022 ont, d’ailleurs, déjà été suspendus en urgence.

Pour Muriel Arnal, présidente de One Voice :

«La victoire d’aujourd’hui laisse un goût amer. Quand on pense que ces autorisations iniques sont délivrées malgré des décisions contraires et répétées (jusqu’à la Cour de justice de l’Union européenne) et année après année, par un ministre de la “transition écologique”, cela fait froid dans le dos. Quel sera l’avenir ? Le ministère fera-t-il encore fi des décisions du Conseil d’État ou respectera-t-il enfin la justice ?»

Espérons que 2022 sera la dernière année à voir le ministre de l’Écologie, censé défendre la biodiversité et ceux qui la composent, signer des arrêtés autorisant à piéger et tuer des alouettes – et tant d’autres petits oiseaux au passage – de cette manière.

Qu’en serait-il si les défenseurs des animaux dans leur ensemble n’étaient pas là pour défendre en permanence les animaux contre des autorités qui, de fait, enfreignent la loi ? Comment se fait-il que le ministère chargé de représenter les animaux se fait de facto l’organisateur de leur mise à mort ?

Muriel Arnal conclut :

«Nous n’attendons plus rien du ministère qui n’a d’écologique que le nom. Nous nous préparons à contrer par nos recours ses prochains arrêtés qui livreront la nature et les oiseaux aux chasseurs dont le seul plaisir est de détruire notre patrimoine pourtant déjà tellement vulnérable du fait du réchauffement climatique et de l’effondrement de la biodiversité.»

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