L’arrêté listant les ESOD est publié. Comme promis, nous attaquons!

L’arrêté listant les ESOD est publié. Comme promis, nous attaquons!

Chasse
04.08.2023
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Ce 4 août 2023, l'arrêté ministériel listant les ESOD pour les trois ans à venir vient de paraître. Nous allons au Conseil d’État.

Le ministère de la Transition écologique vient de publier ce 4 août 2023 l’arrêté désignant la liste des ESOD (espèces susceptibles d’occasionner des dégâts) pour les trois années à venir. Ce texte permettra ensuite, via arrêtés préfectoraux, de piéger et abattre les animaux qui y sont inscrits, et ce en plus de la période de chasse où ils le sont déjà… Préférant visiblement la nature et les animaux morts plutôt que vivants, le ministère vient donc de publier un texte condamnant ainsi des centaines de milliers d’individus.

Au-delà du principe de considérer des animaux comme néfastes (ou nuisibles) par nature, nous récusons également la méthode qui réglemente la manière de les choisir, totalement faussée d’avance. Les dés sont pipés pour les belettes, les martres, les renards, les corbeaux… Le lobby agricole et celui de la chasse organisant en CDCFS (Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage) les déclarations de dégâts sur lesquelles se basent cette liste, tout à fait librement.

Si l’on croyait encore que le gouvernement avait à cœur de défendre la faune sauvage et la biodiversité, il est temps d’ouvrir les yeux. Il est en réalité celui de l’organisation de son déclin à plus ou moins courte échéance… Dans cette affaire comme dans tant d’autres, la chasse est bel et bien un problème mortel.

Le ministère, sourd à l’avis du public

Sur la consultation du public menée par le ministère, au total, 49 266 avis ont été reçus. 70% des participants se sont opposés au projet de classement qu’il proposait – soit 5 points de pourcentage de plus que sur le précédent arrêté. Or le texte final est un copier-coller intégral de ce projet, auquel pourtant 7 personnes sur 10 s’opposent!

Comme nous l’avions annoncé, nous allons déposer, comme d’autres associations, un recours devant le Conseil d’État pour combattre ce non-sens et défendre les animaux visés par les autorités françaises. Les intérêts économiques ou de loisirs des humains ne peuvent pas systématiquement mener au massacre d’êtres vivants aussi importants!

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