Trafic d’animaux naturalisés : trois hommes devant le Tribunal Judiciaire

Trafic d’animaux naturalisés : trois hommes devant le Tribunal Judiciaire

Trafic d’animaux naturalisés : trois hommes devant le Tribunal Judiciaire
18.10.2023
France
Trafic d’animaux naturalisés : trois hommes devant le Tribunal Judiciaire
Animaux sauvages

Il n’y pas de saison pour le trafic d’animaux. Cette pratique abominable continue de prospérer à tout bout de champ, toute l’année et partout. Restant le plus souvent à l’ombre des réseaux qui les couvrent, les trafiquants jouissent d’une insupportable impunité. Fort heureusement, leurs activités sordides et illégales sont parfois percées à jour. Un braconnier-revendeur et deux de ses acheteurs de l’est de la France ont dû répondre de leurs actes devant le tribunal correctionnel de Nancy le 13 octobre dernier. One Voice était partie civile.

Cirque et braconnage, au cœur du recel de peaux vers des taxidermistes

Cette affaire rappelle tristement celle liée aux dresseurs du Nouveau Cirque Triomphe ainsi qu’au taxidermiste chez qui notre enquête nous a menés, et pour laquelle une affaire est à nouveau devant les tribunaux ce 18 octobre à Grenoble. Issus des cirques, d’élevages, de zoos ou de chasses au trophée, lions, tigres, girafes ou singes font notamment l’objet d’un commerce souterrain des plus lucratifs. Pour lutter contre celui-ci, nous avions attaqué avec succès l’arrêté ministériel permettant un assouplissement des autorisations de détention d’animaux sauvages.

Une fois de plus, voici un exemple parfait du fait que les animaux sauvages ne bénéficient d’aucun répit. À tout instant, ils peuvent se voir arrachés à leur milieu naturel. Quand ils ne sont pas tués sur-le-champ, ils le sont ultérieurement sans personne pour témoigner de leur calvaire. Déboussolés et terrorisés, ils se retrouvent loin des leurs, en terrain hostile, détenus dans des conditions incompatibles avec leurs besoins, et avec pour seule optique d’attendre la mort.

Ces massacres intolérables ont pour unique objectif de satisfaire les goûts esthétiques morbides de quelques-uns et d’enrichir quelques autres qui, dépourvus d’empathie, feraient commerce de n’importe quoi pourvu que cela rapporte de l’argent.

Une enquête aux mille rebondissements

L’enquête menée par l’OFB avait mis en lumière un trafic de grande ampleur. Plus de 500 scellés d’animaux “naturalisés” d’espèces aussi variées que rares ont été saisis à travers la France entière.
Les mis en cause ont été jugés vendredi dernier pour achat, importation, détention, cession non autorisée d’espèces animales non domestiques CITES et espèces protégées. Deux d’entre eux étaient acheteurs, et le troisième revendeur sur Internet et braconnier.

Bien entendu, nous étions là pour réclamer justice pour tous les animaux sacrifiés sur l’autel du profit.

Le délibéré est attendu le 18 octobre. Nous espérons que la décision sera à la hauteur de nos espérances. Il est grand temps que la peur quitte le quotidien des animaux sauvages pour gagner celui des trafiquants !

Le combat pour les lions du Nouveau Cirque Triomphe continue à Grenoble

Le combat pour les lions du Nouveau Cirque Triomphe continue à Grenoble

Le combat pour les lions du Nouveau Cirque Triomphe continue à Grenoble
17.10.2023
France
Le combat pour les lions du Nouveau Cirque Triomphe continue à Grenoble
Exploitation pour le spectacle

One Voice se bat depuis plus de cinq ans contre Joseph et Stéphane Gougeon, les propriétaires du Nouveau Cirque Triomphe, et Guy Mordon, pour faire cesser leurs tours de passe-passe leur permettant de détenir illégalement des animaux, de les faire se reproduire et de faire du trafic en toute tranquillité. Une nouvelle audience est fixée à la cour d’appel de Grenoble le 18 octobre 2023 à 14 heures.

Après un report et une première décision, Stéphane Gougeon a fait appel du jugement qui l’a condamné à de la prison avec sursis car il détenait illégalement le lion Tarzan au Nouveau Cirque Triomphe. Pourtant, les appels ne portent pas chance à la famille Gougeon : le dernier en date, réalisé par Steve, le dresseur de Jon et des lionnes Céleste, Patty, Hanna et Marli au Cirque de Paris, a confirmé, le 21 août dernier, le retrait de son certificat de capacité. Face à la dégradation de l’état de santé et aux blessures des quatre lionnes, le juge n’a pu que constater l’inaptitude du dresseur à s’occuper d’animaux !

Nous souhaitons que cette conclusion soit également retenue pour Stéphane, un autre circassien de la famille ! En effet, nous dénonçons ses agissements depuis l’enquête commencée en 2018. Nous avons ainsi révélé au fil des années que les trois hommes (Joseph, Stéphane et Guy Mordon, respectivement cousin et oncle côté maternel) détenaient des lions illégalement, sans posséder les documents obligatoires pour les exploiter (ni certificats de capacité, ni autorisations d’ouverture). Nous avons mis en lumière l’identification identique de deux lions (Tarzan était identifié comme étant Jon), des reproductions en cours ainsi que l’existence d’un trafic, avec la revente d’un lion à un taxidermiste non agréé.

Une condamnation, une relaxe et un non-lieu

Malgré de nombreux éléments accablants, le tribunal correctionnel n’a sanctionné que la détention illégale de Tarzan. Stéphane Gougeon a été le seul des trois à être condamné : une peine de quatre mois de prison avec sursis.

Et ce n’est pas la loi visant à lutter contre la maltraitance animale du 30 novembre 2021 qui nous permettra d’obtenir des sanctions plus importantes. En effet, bien que le texte ait pour objectif d’en finir avec la détention d’animaux sauvages au sein des cirques itinérants, il leur permet de garder leurs animaux s’ils décident de se sédentariser. Nous avons d’ailleurs attaqué l’arrêté qui fait le premier pas en ce sens en établissant une équivalence entre les certificats de capacité des cirques et ceux des zoos, et les faux semblants du gouvernement sur cette question.

Une nouvelle audience qui doit clore le dossier

Nous serons présents ce 18 octobre 2023 à 14 heures à la cour d’appel de Grenoble pour faire entendre, une fois de plus, la voix des animaux et obtenir – espérons-le – une sanction ferme et définitive contre les agissements de Stéphane Gougeon, le dresseur du Nouveau Cirque Triomphe.

La compagnie aérienne Sky Taxi transporte des singes de l’île Maurice en Europe pour les laboratoires

La compagnie aérienne Sky Taxi transporte des singes de l’île Maurice en Europe pour les laboratoires

La compagnie aérienne Sky Taxi transporte des singes de l’île Maurice en Europe pour les laboratoires
13.10.2023
International
La compagnie aérienne Sky Taxi transporte des singes de l’île Maurice en Europe pour les laboratoires
Expérimentation animale

De nouvelles informations en provenance de diverses sources révèlent que Sky Taxi, une compagnie aérienne charter polonaise, transporte désormais des singes depuis Maurice pour le compte de l’industrie de la recherche et des tests de toxicité (empoisonnement) en Europe.

Macaques à longue queue dans un laboratoire d’essais sous contrat européen ; Crédit : Soko Tierschutz/Cruelty Free International

Le 30 août, Sky Taxi a expédié à Paris, Aéroport de Roissy, 604 macaques à longue queue depuis Maurice. 484 d’entre eux ont ensuite été envoyés en Espagne, à Camarney S. L., le plus grand fournisseur européen de singes de laboratoire. Les 120 singes restants ont été livrés au Royaume-Uni, à Labcorp, un important laboratoire d’essais sous contrat. Nous soupçonnons qu’ils ont été transportés par RAF-Avia jusqu’à l’aéroport de Manchester. Tous ont été exportés par Noveprim Ltd, l’une des plus grosses entreprises d’exportation et d’approvisionnement de macaques à Maurice.

One Voice se joint à Abolición Vivisección, Action for Primates et Cheshire Animal Rights Campaigns pour enjoindre à Sky Taxi de cesser le transport de singes pour l’expérimentation animale. Protestez à nos côtés en écrivant à : sales@skytaxi.aero

Un rapport récent publié par Abolición Vivisección révèle que Camarney S. L. appartient à Noveprim Ltd. Les Laboratoires Charles River, entreprise internationale de tests sous contrat, sont pour leur part un actionnaire majeur de Noveprim.

L’aéroport de Manchester est la destination initiale de centaines de macaques à longue queue importés chaque année par les laboratoires britanniques. Il a été rapporté dernièrement que le président du Conseil de Stockport avait demandé à cet aéroport de refuser les vols de ces primates en voie de disparition. Il s’est dit prêt à travailler avec d’autres conseils du Grand Manchester, actionnaires de l’aéroport, pour mettre fin à ces transports de la honte. Cette décision fait suite à la campagne du Parti pour la protection animale du Cheshire East et des campagnes pour les droits des animaux du Cheshire.

Loups : la Coordination Rurale de Haute-Vienne (CR87) tente de bâillonner One Voice en faisant interdire une manifestation

Loups : la Coordination Rurale de Haute-Vienne (CR87) tente de bâillonner One Voice en faisant interdire une manifestation

Loups : la Coordination Rurale de Haute-Vienne (CR87) tente de bâillonner One Voice en faisant interdire une manifestation
12.10.2023
Haute-Vienne
Loups : la Coordination Rurale de Haute-Vienne (CR87) tente de bâillonner One Voice en faisant interdire une manifestation
Animaux sauvages

Pour demander la fin du massacre des loups dans notre pays, One Voice organise tout au long du mois d’octobre des actions militantes dans différentes communes de France.Ce samedi 14 octobre à Limoges, une animation est prévue par nos bénévoles pour informer le public sur les loups, leur sensibilité, leur intelligence, leur mode de vie et l’importance de leur place dans la biodiversité. La coordination rurale de Haute-Vienne, effrayée par un stand de sensibilisation, tente de faire interdire notre manifestation à coups de communiqués de presse. Nous lui souhaitons bien du courage car One Voice n’a jamais reculé pour défendre les loups.

Les meutes sont en réalité de véritables familles, où chaque individu a son rôle à jouer pour la survie de chacun. Contrairement à ce que leurs détracteurs tentent de faire croire en les diabolisant, les loups ne représentent pas de danger pour les humains, qu’ils cherchent à éviter autant que possible.

Mais manifestement, à la CR 87, plutôt que de s’informer, on persiste à propager les mêmes sempiternelles fadaises sur les loups. Voire, on laisse libre cours à une imagination débordante : ainsi, chacun pourra lire que « ces loups ont été lâchés, et même les associations Pro-loup ont reconnu l’existence d’élevages clandestins complètement opaques et difficilement gérables. »

Un syndicat notoirement anti-loups

Ce même groupement, qui s’oppose à une manifestation à vocation pédagogique, déclarée et autorisée par la préfecture, n’hésite pourtant pas à inciter ses membres à commettre des infractions. Ainsi, fin 2021, la Coordination Rurale 87 appelait ouvertement à braconner les loups ! « En Haute-Vienne, nous avons du plomb et du poison et nous régulerons par nous-mêmes ! », disait alors son représentant dans la presse.

Nous ne céderons en rien à cette tentative d’intimidation d’un lobby mortifère, qui envoie chaque année plus d’un milliard d’animaux à l’abattoir en France et milite pour exterminer les loups, déjà dans une situation de vulnérabilité critique. Nous serons bien présents ce samedi à Limoges pour défendre leur droit à vivre en paix. Déjà 138 d’entre eux ont été abattus cette année, 6 autres braconnés, et le massacre n’est malheureusement pas terminé. L’État a en effet revu le nombre maximum de tirs dérogatoires à la hausse, autorisant la mise à mort de 209 individus pour 2023. Sans compter ceux qui meurent « accidentellement » de causes purement humaines : circulation, piégeage

Venez nous rencontrer à Amiens (80), Digne-les-Bains (04), Montpellier (34), Limoges (87), Metz (57), Aix-en-Provence (13), Troyes (10), Flers (14) ; à Rouen (76) ; à Nantes (44), Bar-Le-Duc (55), et à Strasbourg (67). En attendant la fin des tirs, signez notre pétition pour demander le respect pour les loups.

Douleur chronique et dépression : des souffrances « modérées » pour les animaux ?

Douleur chronique et dépression : des souffrances « modérées » pour les animaux ?

Douleur chronique et dépression : des souffrances « modérées » pour les animaux ?
12.10.2023
France
Douleur chronique et dépression : des souffrances « modérées » pour les animaux ?
Expérimentation animale

Quand un laboratoire veut mettre en place une expérimentation animale, il doit indiquer à quel point les animaux vont souffrir (on parle de « degré de gravité »). Le ministère de la Recherche, malgré plusieurs échanges avec nous, trouve normal que des projets impliquant d’infliger une douleur chronique et un état anxio-dépressif à des rongeurs soient classés dans la catégorie « modérée ». One Voice envisage sérieusement d’aller plus loin pour faire entendre leur voix.

Notre premier courrier remonte au mois d’avril 2023. Trois projets tout juste approuvés nous avaient sauté aux yeux. Pour l’un, dont la classification « sans réveil » était manifestement fausse (les poissons exposés aux polluants étant bien réveillés), le ministère a reconnu son erreur et a simplement corrigé la classification – sans expliquer comment une erreur aussi grossière avait pu passer le filtre des « comités d’éthique » et celui du service national « APAFiS », chargé de l’autorisation des projets.

Pour les autres, il n’en a pas démordu : dépression, douleur chronique… Qu’à cela ne tienne, ces expériences seraient « modérées », voire « légères ». Une classification bien pratique pour rassurer le public… Mais nous ne céderons pas d’un iota.

Injections « légères » de psychotropes et tests inadaptés

Le deuxième projet, classé « léger », implique notamment des injections répétées de psychotropes dans l’abdomen de souriceaux. Nous y avions repéré les mentions de mesures d’anxiété et de dépression d’une durée de cinq à dix minutes – ce qui nous a immédiatement fait penser au test de nage forcée, encore utilisé malgré un intérêt scientifique très discutable et une large opposition du public.

D’après le ministère, la nage forcée ne serait pas utilisée dans ce projet. En fait, « le test utilisé pour évaluer la dépression est le test de labyrinthe en croix ». Voilà donc un nouveau problème. En effet, ce dispositif sert normalement à mesurer l’anxiété, et pas du tout la dépression des rongeurs. L’équipe de recherche aurait-elle choisi ses tests à l’aveugle sans vérifier à quoi ils sont censés servir ? Nouveau courrier de notre part – pour l’instant sans réponse.

La douleur chronique : « modérée » ?

Le troisième projet, classé « modéré », est encore bien pire, avec la soumission de plus de 1000 souriceaux à une douleur chronique pendant cinq à douze semaines. En réponse à notre signalement, on lit simplement que les chirurgies (faites pour induire la douleur chronique) sont réalisées sous anesthésie et que des points limites sont définis pour tuer les animaux s’ils souffrent trop. Mais aussi que « dans ce modèle de neuropathie, les animaux ne manifestent aucun signe clinique de douleur sévère ».

Le ministère a manifestement oublié la réglementation qu’il a lui-même rédigée et adoptée il y a plus de dix ans – qui prévoit que toute souffrance chronique entraîne un classement en degré « sévère ». Là encore, aucune réponse ne nous a été apportée.

Des mots doux pour rassurer le public

Entre-temps, d’autres expériences ont reçu l’aval du service APAFiS pour faire souffrir et tuer des animaux. Et dans la famille « modérée », on y retrouve encore des aberrations, que nous avons également signalées. Ainsi, dans un projet, près de 200 souris seront stressées par des chocs électriques répétés puis détenues en cages individuelles pendant des semaines pour étudier le stress post-traumatique. Dans un autre, plus de 500 rongeurs endureront « une douleur chronique avec développement de troubles anxio-dépressifs » et implantation d’électrodes dans le crâne.

De quoi rire jaune quand on lit chaque année dans les statistiques publiées par les pouvoirs publics que « toutes espèces confondues, les procédures les moins contraignantes, c’est-à-dire de classe modérée ou légère, sont les plus nombreuses ». Avec le nombre de projets « légers » qui diminue tandis que les expériences « modérées » se multiplient d’année en année, on comprend pourquoi l’industrie tente de manipuler l’opinion publique, alors même que trois quarts des Françaises et Français s’opposent à ces pratiques. Des manipulations qui se font, toujours, au détriment des animaux victimes des laboratoires.

Pour une vision plus précise des chiffres de l’expérimentation animale et des souffrances endurées par les animaux, notre site web d’analyse permet d’avoir une meilleure idée de la réalité.

Audience du 12 octobre 2023 : les palombes des Pyrénées victimes de la chasse méritent une défense claire

Audience du 12 octobre 2023 : les palombes des Pyrénées victimes de la chasse méritent une défense claire

Audience du 12 octobre 2023 : les palombes des Pyrénées victimes de la chasse méritent une défense claire
11.10.2023
Aude
Audience du 12 octobre 2023 : les palombes des Pyrénées victimes de la chasse méritent une défense claire
Animaux sauvages

En mars 2022, nous avions réussi à faire partiellement suspendre un arrêté de la préfecture de l’Aude autorisant l’abattage de palombes en pleine période migratoire. Le 12 octobre 2023, nous serons au tribunal administratif de Montpellier pour demander l’annulation de ce même texte et protéger ces animaux à long terme. L’acharnement sur ces oiseaux, déjà victimes de l’agriculture intensive et de l’urbanisation grandissante, doit cesser.

Pigeons ramiers, oies sauvages, corbeaux freux et corneilles noires, ou encore perdrix grises et alouettes… One Voice se bat depuis des années pour tous les oiseaux qui subissent l’obsession destructrice des chasseurs alors même que leur survie est déjà mise en péril par les activités humaines. À croire que ces acharnés de la gâchette ne s’arrêteront que quand la nature sera silencieuse… Jamais nous n’accepterons ces tueries.

Les pigeons ramiers pris pour cibles

En classant les pigeons ramiers, aussi appelés palombes, parmi les « Espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » (ESOD), la préfecture de l’Aude a autorisé la reprise des tirs le 20 février 2022, dix jours après la fin de la période de chasse et en pleine migration prénuptiale. Un texte qui piétinait la directive européenne « Oiseaux » en plus de n’apporter aucune preuve des dommages soi-disant causés aux cultures.

Ces nomades, seulement de passage dans le ciel de notre littoral à leur retour d’Espagne, allaient être tués avant même d’avoir pu se poser sur le sol français. Nous avons réussi à faire partiellement suspendre cet arrêté, dont le seul but était de prolonger un passe-temps mortifère, et demandions depuis près d’un an et demi qu’il soit annulé pour pouvoir mettre un point final à cette affaire.

Les chasseurs veulent remplacer les battements d’aile par le sifflement des balles… Nous nous y opposons !

En 2018 déjà, le ministère de la Transition écologique, dont la complaisance envers nos opposants relève plus de la règle que de l’exception, leur avait offert sur un plateau l’autorisation de tuer dès le mois de février les oies cendrées traversant notre ciel.

Pour les palombes des Pyrénées, nous serons au tribunal administratif de Montpellier le 12 octobre 2023, pour l’audience qui commencera à 10 heures.

Justice : six associations déposent un recours contre la chasse aux marmottes et aux lièvres variables en Savoie

Justice : six associations déposent un recours contre la chasse aux marmottes et aux lièvres variables en Savoie

Justice : six associations déposent un recours contre la chasse aux marmottes et aux lièvres variables en Savoie
11.10.2023
Savoie
Justice : six associations déposent un recours contre la chasse aux marmottes et aux lièvres variables en Savoie
Animaux sauvages

L’Association Justice Animaux Savoie (AJAS), l’ASPAS, Animal Cross, AVES France, FNE Savoie et One Voice déposent un recours contre l’arrêté préfectoral autorisant la chasse aux marmottes et aux lièvres variables, animaux emblématiques des Alpes. Ces deux espèces, protégées par la convention de Berne, sont en déclin à cause de la destruction de leur espace de reproduction et du changement climatique. Pourtant, leur chasse est encore autorisée ! Une audience en référé est prévue dans les prochains jours à Grenoble tandis qu’une pétition ayant récolté près de 80 000 signatures demande au gouvernement l’interdiction pure et simple de la chasse aux marmottes sur tout le territoire national.

Une chasse scandaleuse sur des espèces protégées et menacées par le réchauffement climatique

Interdite depuis 1992 en Italie, la chasse aux marmottes reste autorisée en France où elle a provoqué la mort de 427 animaux en Savoie l’an dernier. Les marmottes sont pourtant protégées par l’annexe III de la Convention de Berne. Leur “gestion” doit ainsi “être réglementée afin de maintenir les populations hors de danger”. Problème : il n’y a, à ce jour, aucun comptage officiel permettant de connaître avec exactitude l’état de leur population, et l’on joue sur cette méconnaissance pour continuer à autoriser leur chasse.

Les marmottes se portent pourtant bien mal, victimes des effets du réchauffement climatique, et de nombreux scientifiques tirent la sonnette d’alarme comme le Conseil scientifique de la Vanoise dans un avis rendu en mai 2023. Un constat alarmant aussi pour le lièvre variable puisque, en 2017, l’Union internationale pour la conservation de la Nature (IUCN) a revu leur statut afin de le classer en « quasi menacé » compte tenu du déclin marqué de leurs populations sur le territoire national.

Une chasse trophée loin du discours des chasseurs comme “les premiers écologistes de France”

La chasse aux lièvres rejoint celle de 24 espèces en état de conservation défavorable en France, soit 27% des espèces chassables. En réalité, loin d’être les premiers écologistes de France, les chasseurs sont les fossoyeurs de la biodiversité. Ils chassent par plaisir et par goût des trophées, les marmottes n’y font pas exception. D’ailleurs les Français n’en sont pas dupes.

Contre l’avis des citoyens, le Préfet de Savoie autorise la chasse aux marmottes

Dans le cadre de la consultation publique préalable à la publication du plan de chasse 2023-2024 pour la Savoie, 88 citoyens se sont exprimés explicitement contre cette pratique. Le Préfet a ainsi été contraint de se justifier, avançant des arguments plus absurdes les uns que les autres ! Selon le document officiel de la Préfecture “les terriers creusés dans les prairies occasionnent des blessures aux bovins, parfois aux exploitants avec des entorses, des casses de matériel de fauche, des dégradations de tuyaux d’arrosages etc.” En outre, dans le document présenté suite à la consultation publique par le Préfet de Savoie, il n’y a aucun comptage officiel permettant de connaître avec exactitude l’état des populations des Lièvres variable et de Marmottes. Ni les Préfets ni les chasseurs ne sont au-dessus des lois, c’est la raison pour laquelle nos associations ont décidé de déposer un recours à l’encontre de l’arrêté préfectoral prévoyant la chasse aux marmottes et aux lièvres en 2023.

Une action en justice et une pétition au gouvernement

Tant que ces pratiques ne seront pas interdites au niveau national, chaque Préfet pourra décider de manière arbitraire d’autoriser ou non ces chasses. C’est la raison pour laquelle nos associations se sont mobilisées dans une tribune dès 2022 pour demander la fin de la chasse à la marmotte. Objectif ? Passer de 78 000 à 100 000 signatures de la pétition afin d’obtenir du gouvernement l’interdiction ferme et définitive de la chasse aux marmottes partout en France.

Le gouvernement refuse de sécuriser la chasse, nous l’attaquons en justice

Le gouvernement refuse de sécuriser la chasse, nous l’attaquons en justice

Le gouvernement refuse de sécuriser la chasse, nous l’attaquons en justice
10.10.2023
France
Le gouvernement refuse de sécuriser la chasse, nous l’attaquons en justice
Animaux sauvages

Chaque année, 45 millions d’animaux tombent sous les balles des chasseurs, en plus des victimes humaines. Depuis 2003, ce sont plus de 400 personnes qui ont perdu la vie, auxquelles il faut ajouter des centaines de blessés. Il y a trois mois, nous avons formellement demandé au ministre de la Transition écologique d’agir. Malgré nos alertes répétées, les autorités persistent dans l’immobilisme et ont purement ignoré notre demande. Parce que ce « loisir » mortel représente plus que jamais une menace pour les animaux et les humains, avec des proches de victimes, nous attaquons l’État en justice. Notre recours est déposé devant le Conseil d’État.

Le gouvernement et la chasse : mensonges et inaction

Il y a quelques mois, la secrétaire d’État à l’Écologie annonçait la main sur le cœur qu’il serait désormais interdit de chasser sous l’emprise de l’alcool, en se calquant sur les limites liées à la sécurité routière. Tout cela n’était qu’une vaste plaisanterie : finalement, il sera seulement interdit d’être en état d’ivresse « manifeste » ! Autrement dit, tant qu’ils ne tituberont pas, les chasseurs pourront continuer de tirer à tout va dans les forêts… Difficile dans ces conditions d’être rassuré.

Face à ces mesurettes sans adéquation avec l’ampleur du problème, nous avons formellement demandé au ministre de la Transition écologique, il y a deux mois, de prendre les mesures nécessaires pour limiter le risque d’accidents. Sans grande surprise, il n’a même pas pris la peine de répondre à notre courrier. Une preuve de plus du mépris qu’il porte à tous ceux qui veulent simplement profiter de la nature sans massacrer d’animaux, et aux 87 % des de Français qui considèrent que la chasse pose des problèmes de sécurité.

La nature n’appartient pas aux chasseurs et ne doit plus être considérée comme leur terrain de jeu. Les animaux ont le droit d’y vivre sans crainte et les familles d’en profiter sans risque. Nous avons donc déposé un recours au Conseil d’État contre ce silence coupable, et pour que des mesures efficaces soient enfin adoptées.

Des armes semi-automatiques et des balles expansives

Le rapport que nous avons commandé à un expert en armement et balistique, qui a servi à l’élaboration de notre recours, est sans appel : aujourd’hui, les chasseurs disposent d’un arsenal quasi-militaire pour pratiquer leur « loisir ».

Le gouvernement a ainsi légalisé en 2013 les munitions « 30-06 Springfield », auparavant réservées à l’usage militaire, et qui peuvent être chargées dans des fusils ayant une portée de plus de 3 kilomètres. À ces balles s’ajoutent les munitions « expansives », qui s’ouvrent à l’intérieur de l’animal pour causer un maximum de souffrances et de dégâts. Et que dire des instruments de visée et autres gadgets qui peuvent être achetés sur Internet, sans jamais être réglés par un professionnel ?…

Une réglementation plus que lacunaire

Armés jusqu’aux dents, les chasseurs ne font pourtant l’objet d’aucun contrôle de la vision ni de l’audition, au-delà d’un « certificat médical » au moment du permis. En 2022, des accidents de chasse ont été causés par des tireurs de plus de 80 ans. Quant aux jeunes, qui peuvent chasser entre 15 et 16 ans sans même avoir passé cette farce que constitue le permis de chasser, ils ne font l’objet d’absolument aucun contrôle.

Pourquoi cet entêtement à refuser tout examen médical ? Cette obstination est d’autant plus incompréhensible que les pratiquants du tir sportif doivent, eux, passer devant un médecin chaque année…

Pour limiter les risques, nos solutions concrètes et efficaces !

Les réformes à mettre en œuvre de manière urgente sont donc clairement identifiées. Nous demandons solennellement au gouvernement, notamment :

  • d’interdire la chasse le dimanche, les jours fériés et pendant les vacances scolaires ;
  • d’interdire strictement l’exercice de la chasse sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants ;
  • de renforcer le contrôle de l’aptitude physique des chasseurs ;
  • de renforcer l’examen du permis de chasser ;
  • d’interdire l’emploi de certaines armes et munitions à la chasse ;
  • de rendre obligatoire le contrôle des instruments de visée par un expert.

Pour pousser l’État à agir, au-delà des actions en justice, nous avons plus que jamais besoin de vous ! Signez notre pétition pour exiger une réforme radicale de la chasse !

Les bénévoles de One Voice mobilisés pour la défense des loups

Les bénévoles de One Voice mobilisés pour la défense des loups

Les bénévoles de One Voice mobilisés pour la défense des loups
09.10.2023
France
Les bénévoles de One Voice mobilisés pour la défense des loups
Animaux sauvages

One Voice organise une action militante dans plusieurs villes de France en ce mois d’octobre 2023 pour informer le public sur les loups, leur sensibilité et intelligence, leur organisation centrée autour d’un noyau familial fort et leur vulnérabilité.

Car la protection officielle dont ils devraient bénéficier est violemment mise à mal par des autorités françaises qui ordonnent des tirs dérogatoires (ce qui s’apparente même à une extermination programmée tant les quotas augmentent d’année en année, et les questions touchant au dénombrement des loups est sujet à controverse), et par du braconnage à peine dissimulé.

Au niveau européen également, leur protection est désormais remise en question. One Voice s’y oppose dans les tribunaux administratifs et au Conseil d’Etat mais aussi dans les tribunaux judiciaires depuis des années. De même, nous n’avons de cesse de sensibiliser le public et les décideurs publics, mais la tâche se révèle ardue.

En cause : des peurs irrationnelles et un imaginaire collectif qui renforce celles-ci, basés sur des fantasmes et une incapacité à réfléchir posément à notre coexistence avec la nature et les animaux (ses habitants) autrement que dans une perspective de conquête et avec des moyens d’envahisseurs. L’élevage intensif à flanc de montagne n’a plus rien de l’image d’Épinal que l’on veut nous dépeindre, de bergères seules accompagnant quelques brebis dans des pâturages en altitude.

Les animaux sauvages disparaissent de notre planète, ceux vivant en France et en Europe n’y font pas exception, et la crise que nous rencontrons au niveau climatique ne devrait pas seulement être pensée au niveau de la transition énergétique. Elle a aussi beaucoup à voir avec notre manière d’appréhender les autres, y compris donc les animaux, dont les loups font partie intégrante. Tuer continuera-t-il systématiquement d’être l’option retenue?

Les militants de One Voice seront donc au plus près du public pour faire connaître les loups, ces cousins sauvages et libres des chiens, et faire signer notre pétition pour obtenir la fin de leur persécution.

Evénements organisés :

  • Samedi 7 octobre:

Nice (06)

Pour Nice en particulier (qui ouvre le bal de ces événements), en plus d’une magnifique banderole montrant une photographie de loup, nous prévoyons deux barnums dont un stand d’information classique, et un autre orienté en particulier sur la « jeunesse », avec des peluches, des informations abordables pour les enfants.

Un micro-trottoir aura également lieu, autour de notre « happening » classique avec panneaux et masques de loup, ainsi qu’un discours de sensibilisation. Nous passerons une bande-son de la forêt. Nos militants iront à la rencontre du public.

  • Dimanche 8 octobre:

Bordeaux (33)

  • Samedi 14 octobre:

Amiens (80)
Digne-les-Bains (04)
Montpellier (34)
Limoges (87)
Metz (57)
Aix-en-Provence (13)
Troyes (10)
Flers (14)

  • Dimanche 15 octobre :

Rouen (76)

  • Samedi 21 octobre :

Nantes (44) 
Bar-Le-Duc (55)

  • Samedi 28 octobre :

Strasbourg (67)

Translated from the French by Joely Justice

Galliformes : des centaines de vies suspendues à des décisions de justice

Galliformes : des centaines de vies suspendues à des décisions de justice

Galliformes : des centaines de vies suspendues à des décisions de justice
07.10.2023
France
Galliformes : des centaines de vies suspendues à des décisions de justice
Animaux sauvages

La saison de chasse des oiseaux de montagne bat son plein : dans les Alpes et les Pyrénées, depuis quelques jours, des tireurs pourchassent sans répit les perdrix grises, les lagopèdes ou encore les tétras lyres. Alors que nous apprenons tout juste le rejet de notre requête par le tribunal administratif (TA) de Pau, et que nous sommes toujours dans l’attente des décisions pour la Haute-Savoie et l’Isère, de nouvelles audiences sont prévues : le 9 octobre à 9h15 pour les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes (au TA de Marseille), le 10 octobre à 10h pour la Savoie (au TA de Grenoble, aux cotés de l’ASPAS avec qui nous avons travaillé main dans la main) et le 11 octobre à 10h concernant l’Ariège (au TA de Toulouse).

Aujourd’hui, la vie d’un oiseau de montagne est un véritable parcours du combattant. Il faut résister au réchauffement climatique, à l’urbanisation des zones naturelles, au pastoralisme intensif… et bien entendu aux balles des chasseurs. Autant de fléaux pour ces habitants des sommets qui meurent en silence et dont les populations diminuent de jour en jour.

Pourtant, chacun de ces oiseaux de massif ne cherche qu’à vivre en paix. Parce que ce droit leur est constamment dénié et parce que l’Etat et les chasseurs s’acharnent contre eux, One Voice se mobilise depuis plusieurs années et dénonce cette chasse, nuisible pour l’ensemble des animaux et les milieux montagneux.

Pour les perdrix grises et bartavelles, les tétras lyres, les lagopèdes alpins et les gélinottes des bois, nous avons engagé une dizaine de procédures. Pendant les audiences, les préfets et les chasseurs se sont contentés de répéter leurs éléments de langage habituels : peu importe que les fusils séparent des familles et que ces espèces soient « quasi menacées » : du moment qu’elles ne sont pas éteintes, ils devraient pouvoir continuer de les tuer sans être inquiétés !

Ces arguments ont malheureusement suffi à convaincre les juges administratifs de Pau. Sans aucune explication, le tribunal a rejeté notre recours, alors même qu’il nous avait donné raison dans ce département l’année dernière.

Département après département, nous portons la voix de chaque oiseau, car, menacés ou pas, aucun d’entre eux ne mérite d’être abattu pour le plaisir de quelques-uns. Les audiences se poursuivent, dans les jours qui viennent nous serons à Marseille, Toulouse et à nouveau à Grenoble, où nous défendrons sans relâche ces animaux en danger de mort.