Crues mortelles en Inde : notre équipe vétérinaire porte secours aux animaux en détresse

Crues mortelles en Inde : notre équipe vétérinaire porte secours aux animaux en détresse

Crues mortelles en Inde : notre équipe vétérinaire porte secours aux animaux en détresse
23.10.2023
Inde
Crues mortelles en Inde : notre équipe vétérinaire porte secours aux animaux en détresse
Animaux familiers

Le 4 octobre 2023, le débordement d’un lac a entraîné d’importantes crues dans le district du Sikkim septentrional, dans le nord-est de l’Inde. Les torrents d’eau qui se sont déversés sur plusieurs villes de la région ont fait des dizaines de morts parmi les humains, détruit des habitations et des ponts, endommagé des routes… Sur place, notre refuge et notre clinique se mobilisent pour assurer la sécurité des animaux eux aussi victimes de cette catastrophe.

Dans les villes envahies par les eaux, alors que les habitants tentaient de fuir, de nombreux animaux ont été emportés par le courant ou abandonnés au milieu des maisons éventrées et des débris. Pour eux aussi, la situation est critique, d’autant plus que les réserves de nourriture sont insuffisantes.

Sur le terrain, nous apportons les premiers soins

Les nourrisseurs locaux ont été soulagés de voir arriver les membres de notre refuge de Kalimpong-Darjeeling. Dès le lendemain de la catastrophe, notre équipe s’est rendue dans différentes communes touchées pour nourrir les chiens tenaillés par la faim. Elle y a découvert une mère et ses petits de seulement quatre jours. Après avoir bénéficié de la protection d’un habitant qui vivait au bord de l’eau, la famille devait être prise en charge. Nous l’avons donc mise à l’abri dans notre refuge sans tarder.

À Rangpo, nous avons également mené une campagne de vaccination contre la rage, combat que nous menons depuis les débuts de notre implantation dans la région. De nombreux chiens errants ont reçu leur première dose, tandis que d’autres ont pu être traités pour des maladies de peau. Alors que tous se retrouvaient, une fois soignés, autour de gamelles remplies de nourriture, nous avons distribué aux habitants des pommades et des médicaments pour prendre soin de leurs compagnons à quatre pattes.

Notre engagement en Inde remonte à loin

Nos efforts ne s’arrêtent pas là et les animaux secourus feront l’objet d’un suivi de la part de notre équipe, dont le combat ne date pas d’hier. Au début des années 2000, des protecteurs basés à Kalimpong avaient déjà réussi à mettre fin à l’empoisonnement des chiens à la strychnine, cette substance cruelle qui les faisait agoniser pendant des heures avant de leur ôter la vie dans d’atroces souffrances. En éradiquant la rage, ils sont parvenus à faire taire la peur et la violence qu’inspiraient les chiens errants aux habitants de la région.

En 2002, nous avons étendu cette action à la ville de Darjeeling en y achetant un terrain et en y construisant un refuge et une clinique. Depuis, notre équipe de Kalimpong-Darjeeling a accueilli, soigné et stérilisé des milliers de chiens et pris en charge de nombreux chats victimes de persécutions. La plupart d’entre eux ont été adoptés, alors que d’autres ont trouvé leur place à nos côtés et y sont restés. Nous nous rendons également dans les villages alentour pour y vacciner et y soigner les animaux des habitants qui ne peuvent pas venir jusqu’à nous, tout en les sensibilisant à leur protection.

En période de crise, nous restons pleinement mobilisés pour apporter soutien et soins aux animaux du nord-est indien. Pour vous battre pour eux à nos côtés, vous pouvez parrainer Ron, Luna et Juno, qui ont trouvé leur havre de paix à Darjeeling.

Chasses traditionnelles : le gouvernement choisit le passage en force par une porte dérobée

Chasses traditionnelles : le gouvernement choisit le passage en force par une porte dérobée

Chasses traditionnelles : le gouvernement choisit le passage en force par une porte dérobée
20.10.2023
France
Chasses traditionnelles : le gouvernement choisit le passage en force par une porte dérobée
Animaux sauvages

On les pensait définitivement enterrées, mais le gouvernement a sorti la pelle pour leur donner une seconde chance. Depuis 2018, des dizaines de décisions de justice nous ont donné raison, et ont permis d’éviter le massacre de centaines de milliers d’oiseaux. Mais le gouvernement ne recule devant rien pour faire plaisir aux chasseurs. Sous couvert « d’expérimentations scientifiques » (qui ne feront en rien avancer la science, seulement la chasse), il a décidé d’ouvrir la voie au retour des matoles, des pantes et des tenderies dans nos campagnes. Alors que les vanneaux huppés, les pluviers dorés ou encore les alouettes des champs passent déjà leur vie à éviter les tirs, nous ferons tout pour que ces arrêtés soient annulés, et que ces chasses cruelles restent le vestige d’un passé révolu.

Au nom de la « tradition », une souffrance insupportable pour les animaux

Un chasseur-piégeur attrape une petite alouette des champs, qui se débat, lui accroche une cordelette autour de la patte ou de l’aile et l’enferme dans une cage avant d’aller se cacher. Puis il tire sur la corde. La douleur fait hurler l’alouette, qui cherche à s’enfuir, mais elle est prise au piège. Entendant ses cris, des dizaines de ses congénères – et d’autres espèces – volent à son secours. C’est à ce moment-là que le piège se referme : des filets tombent de part et d’autre, les piégeant tous, sans distinction. Les individus sélectionnés sont ensuite tués un à un, méthodiquement, et qu’importe si d’autres sont blessés dans la manœuvre…

Au nom de la « tradition », les chasses à la glu, aux matoles, aux pantes ou aux tenderies étaient encore autorisées jusqu’à récemment. Mais c’était compter sans notre action (et celle de la LPO, avec qui nous avons mené combat en parallèle, avec deux visions complémentaires) : depuis 2021, One Voice a obtenu une décision de la Cour de justice de l’Union européenne suivie par des dizaines de décisions du Conseil d’État, qui nous ont toutes donné raison : ces chasses sont tout simplement contraires à la directive « Oiseaux ». Si la chasse à la glu n’est plus qu’un triste souvenir, pour les autres techniques, le gouvernement s’acharne et le combat juridique continue. En octobre 2022, le Conseil d’État suspendait en urgence la chasse des alouettes des champs aux pantes et aux matoles dans le sud-ouest. Nous en attendons le jugement au fond. Et en mai dernier, il imposait même au gouvernement d’abroger les arrêtés de 1989 qui autorisaient le principe même de ces chasses.

Mais le ministre est manifestement prêt à tout pour faire plaisir à ce lobby, et n’hésite pas à balayer d’un revers de main les décisions de justice de la plus haute autorité administrative du pays pour lui permettre de tuer des animaux.

Les chasseurs, ces « scientifiques » bien connus, à la fois juges et partie!

Pour permettre la mise à mort de plusieurs milliers d’oiseaux en plus, le gouvernement a ou va lancer, dans cinq départements, une « expérimentation » afin de démontrer que ces modes de chasse seraient sélectifs. Et ce alors même que, concernant la chasse aux pantes et matoles, le Conseil d’État a d’ores et déjà tranché la question. Et bien évidemment, ces expérimentations seront menées par… les fédérations départementales des chasseurs. On n’est jamais mieux servi que par soi-même, n’est-ce pas ! Et on se targue d’être de grands scientifiques avec ça…

Nul besoin d’être un spécialiste pour bien voir que ces expériences n’ont de scientifique que le nom. Menées par les chasseurs et pour les chasseurs, cette mascarade a un seul objectif : ouvrir la voie au retour des pantes, des tenderies et des matoles. Dans les Ardennes, ce ne sont pas moins de 500 vanneaux huppés qui vont être ainsi capturés, et 15 pluviers dorés. Dans le Lot-et-Garonne, 1000 alouettes des champs vont finir dans les filets et les cages. Trois autres départements (Gironde, Landes et Pyrénées-Atlantiques) doivent encore publier leurs arrêtés. Nous prévoyons de les attaquer également.

Ils s’abriteront derrière la « science », ils diront que les oiseaux ne seront pas tués et invoqueront la « tradition ». Mais peu importe : contre ces modes de chasse barbares, nous porterons toujours la voix des animaux et de 83% des Français qui souhaitent que ces pratiques disparaissent (sondage Ipsos/One Voice 2022). Nous attaquons ces arrêtés, et serons au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne le 26 octobre à 11 h 30 (pour les Ardennes)

Moana est mort, nous attaquons en justice et demandons accès à l’autopsie

Moana est mort, nous attaquons en justice et demandons accès à l’autopsie

Moana est mort, nous attaquons en justice et demandons accès à l’autopsie
18.10.2023
Antibes
Moana est mort, nous attaquons en justice et demandons accès à l’autopsie
Exploitation pour le spectacle

Colère, sidération… Voilà ce que nous inspire la mort de Moana. Cela fait des années que One Voice alerte les pouvoirs publics et la justice sur le calvaire qu’il vivait avec Inouk, Wikie et Keijo. Nous lançons une procédure en justice et demandons accès à l’autopsie de cette toute jeune orque. Les responsabilités doivent être clairement établies et les trois autres orques, mises en sécurité.

Moana, un adolescent né et mort malgré nos cris d’alarme

Aujourd’hui, Wikie a perdu son fils préféré, âgé de 12 ans seulement. Keijo a vu mourir son grand frère. Il n’est plus possible de laisser les trois orques partir dans leur état actuel. Inouk, dont la santé est extrêmement préoccupante, Wikie et Keijo qui depuis cet été montrent des signes visibles de leur état, doivent être pris en charge tout de suite.

Depuis des années, nous documentons et dénonçons l’inquiétante dégradation de l’état des bassins

Aujourd’hui, nous en appelons à Christophe Béchu et Sarah El Haïry pour qu’ils interviennent enfin en faveur de ces précieux animaux dont le haut degré d’évolution n’est plus un mystère. Depuis deux ans, nous demandons au ministère de l’Écologie de discuter des solutions existantes pour ces orques nées en France.

Nous proposons à nouveau au ministère et à Marineland l’intervention des vétérinaires spécialistes des orques au bord des bassins, tant qu’il est encore temps. Et supplions l’État de stopper immédiatement toute délivrance de permis d’exportation. Ce sont nos orques, elles sont sa responsabilité. Que cesse cet indécent silence laissant des tractations commerciales scandaleuses se faire sur le dos de cette famille, la seule en captivité dans le monde.

Des soins adaptés, un accompagnement par les meilleurs spécialistes mondiaux, et enfin… un avenir.

One Voice réclame justice pour Moana et demande une prise en charge urgente de sa famille

Nous allions publier aujourd’hui même un article, études scientifiques à l’appui, présentant l’importance de ne pas séparer les orques détenues au Marineland d’Antibes, car une telle séparation dans un clan familial représente une violence et un stress tels qu’ils pourraient se révéler fatals pour ces orques fragiles. En septembre, nous avions enfin obtenu qu’une expertise indépendante soit ordonnée par la cour d’appel d’Aix-en-Provence, justement pour Moana et son oncle Inouk.

Les faux-semblants du delphinarium qui joue la transparence une fois au pied du mur

Aujourd’hui, Marineland fait mine d’être transparent, mais pourquoi a-t-il combattu notre demande d’expertise indépendante ? Pourquoi avons-nous dû batailler pied à pied pour ce qui est considéré dans tant d’autres dossiers comme une simple formalité ?

Un vétérinaire spécialiste des orques, ayant travaillé pour un autre delphinarium, s’était rendu sur place pour nous il y a deux semaines, et son nouveau rapport est sans équivoque : l’état des quatre orques est inquiétant. La preuve est sans appel aujourd’hui.

À l’aune de ces nouvelles constatations, nous avons déposé une requête en référé conservatoire au tribunal administratif de Nice. Car sans cela, impossible de nous assurer que les orques ne soient pas envoyées au Japon avant que l’expertise ordonnée par la cour d’appel d’Aix-en-Provence soit effectuée.

Crier dans le désert, et voir les orques mourir

Nous avions raison depuis le début, et cela ne nous donne aucune satisfaction : Moana était en danger, il dépérissait, sa peau, l’effondrement brutal de sa nageoire dorsale, son comportement stéréotypé et l’état de ses dents… tout exprimait sa détresse. Il n’était plus qu’un appel à l’aide, et nous étions les seuls à porter sa voix, claire, nette, vive. Ce soir, nous avons la rage au cœur. Le ministère de l’Écologie n’a pas bougé le petit doigt pour l’aider, ni lui, ni Inouk, Keijo ou Wikie.

La loi maltraitance 2021 censée protéger ces géants des océans n’est que poudre aux yeux, nous ne nous y étions hélas pas trompés.

Nous lançons une procédure en justice dans laquelle nous demandons à recevoir le rapport d’autopsie et un accès immédiat aux orques par les spécialistes.
Nous restons plus déterminés que jamais à tout tenter pour Inouk, Wikie et Keijo.

Les chiens et l’expérimentation animale : notre rapport fait grincer des dents l’industrie

Les chiens et l’expérimentation animale : notre rapport fait grincer des dents l’industrie

Les chiens et l’expérimentation animale : notre rapport fait grincer des dents l’industrie
18.10.2023
France
Les chiens et l’expérimentation animale : notre rapport fait grincer des dents l’industrie
Expérimentation animale

Pour le Gircor (lobby de l’expérimentation animale en France), notre rapport sur l’utilisation des chiens par les laboratoires n’est qu’une « énumération désordonnée de contre-vérités et remises en question de la science, jouant avant tout sur l’émotionnel ». Une nouvelle tentative de nous décrédibiliser, tout aussi vaine et hors-sujet que les précédentes, de la part d’un organisme qui sent le vent tourner.

Morceaux (rigoureusement) choisis

Il a tiré quelques leçons de notre réponse à ses commentaires sur notre rapport concernant l’expérimentation sur les primates. Dans son nouveau « fact-checking », le Gircor a remplacé la savoureuse expression « Morceaux choisis ! » par une référence d’apparence plus sérieuse à la « loi de Brandolini » – selon laquelle il faut plus d’énergie pour réfuter du baratin que pour le produire. Voilà donc pourquoi ce lobby a soigneusement choisi les passages qui l’intéressaient…

Après tout, pourquoi parler des résultats déplorables des inspections et des sanctions presque inexistantes ? Cela ne motive qu’un bon quart des revendications exprimées dans notre rapport ! Et il aurait sûrement été mal venu de commenter nos propos sur l’entreprise Marshall BioResources (leader du « marché » des chiens pour les laboratoires et membre du Gircor) – à laquelle nous avons pourtant consacré exclusivement quatre pages du rapport.

Il valait sûrement mieux dénoncer l’inadéquation de nos exemples de degrés de souffrance. Quant à lui, le lobby préfère souligner l’« immense majorité de procédures légères / modérées »… en oubliant de préciser ce que ces termes peuvent concrètement désigner.

Même la logique n’est pas leur fort

Autopromotion oblige, le « fact-checking » renvoie vers une liste des prix Nobel qui sont « le fruit de recherches impliquant les animaux ». Et si autant de Nobel implique des expérimentations animales, c’est bien que la science n’aurait pas pu avancer sans ça… n’est-ce pas ? En fait, avec ce même raisonnement, le fait qu’une écrasante majorité de ces prix ont été attribués à des hommes signifierait que les femmes seraient incapables de faire avancer la science sans les hommes même si on leur en donnait les moyens – ce qui est, évidemment, faux.

Mais il ne fallait pas en attendre plus de la part d’un organisme qui nous reproche de « jouer sur l’émotionnel » quelques jours après avoir félicité la propagande honteuse des éleveurs mauriciens qui alimentent les laboratoires du monde entier en macaques et jouent sur la peur pour manipuler l’opinion publique.

Cerise sur le gâteau : notre rapport serait inspiré par « des chercheurs… en philosophie morale » (que le Gircor ne considère manifestement pas comme des experts « rigoureux »). Pourquoi ? Parce que les deux pages qui y sont dédiées à l’éthique citent effectivement… des spécialistes de l’éthique, c’est-à-dire de la philosophie morale.

Vous pouvez nous aider

Pour aider les chiens, vous pouvez agir en signant nos pétitions pour la fin de leur utilisation par les laboratoires et pour la fermeture de l’élevage de Marshall BioResources à Mézilles.

P.-S. : une fois n’est pas coutume, nous remercions le Gircor pour les informations qu’il a communiquées concernant la Finlande dans son article. C’est mieux que rien.

Trafic d’animaux naturalisés : trois hommes devant le Tribunal Judiciaire

Trafic d’animaux naturalisés : trois hommes devant le Tribunal Judiciaire

Trafic d’animaux naturalisés : trois hommes devant le Tribunal Judiciaire
18.10.2023
France
Trafic d’animaux naturalisés : trois hommes devant le Tribunal Judiciaire
Animaux sauvages

Il n’y pas de saison pour le trafic d’animaux. Cette pratique abominable continue de prospérer à tout bout de champ, toute l’année et partout. Restant le plus souvent à l’ombre des réseaux qui les couvrent, les trafiquants jouissent d’une insupportable impunité. Fort heureusement, leurs activités sordides et illégales sont parfois percées à jour. Un braconnier-revendeur et deux de ses acheteurs de l’est de la France ont dû répondre de leurs actes devant le tribunal correctionnel de Nancy le 13 octobre dernier. One Voice était partie civile.

Cirque et braconnage, au cœur du recel de peaux vers des taxidermistes

Cette affaire rappelle tristement celle liée aux dresseurs du Nouveau Cirque Triomphe ainsi qu’au taxidermiste chez qui notre enquête nous a menés, et pour laquelle une affaire est à nouveau devant les tribunaux ce 18 octobre à Grenoble. Issus des cirques, d’élevages, de zoos ou de chasses au trophée, lions, tigres, girafes ou singes font notamment l’objet d’un commerce souterrain des plus lucratifs. Pour lutter contre celui-ci, nous avions attaqué avec succès l’arrêté ministériel permettant un assouplissement des autorisations de détention d’animaux sauvages.

Une fois de plus, voici un exemple parfait du fait que les animaux sauvages ne bénéficient d’aucun répit. À tout instant, ils peuvent se voir arrachés à leur milieu naturel. Quand ils ne sont pas tués sur-le-champ, ils le sont ultérieurement sans personne pour témoigner de leur calvaire. Déboussolés et terrorisés, ils se retrouvent loin des leurs, en terrain hostile, détenus dans des conditions incompatibles avec leurs besoins, et avec pour seule optique d’attendre la mort.

Ces massacres intolérables ont pour unique objectif de satisfaire les goûts esthétiques morbides de quelques-uns et d’enrichir quelques autres qui, dépourvus d’empathie, feraient commerce de n’importe quoi pourvu que cela rapporte de l’argent.

Une enquête aux mille rebondissements

L’enquête menée par l’OFB avait mis en lumière un trafic de grande ampleur. Plus de 500 scellés d’animaux “naturalisés” d’espèces aussi variées que rares ont été saisis à travers la France entière.
Les mis en cause ont été jugés vendredi dernier pour achat, importation, détention, cession non autorisée d’espèces animales non domestiques CITES et espèces protégées. Deux d’entre eux étaient acheteurs, et le troisième revendeur sur Internet et braconnier.

Bien entendu, nous étions là pour réclamer justice pour tous les animaux sacrifiés sur l’autel du profit.

Le délibéré est attendu le 18 octobre. Nous espérons que la décision sera à la hauteur de nos espérances. Il est grand temps que la peur quitte le quotidien des animaux sauvages pour gagner celui des trafiquants !

Le combat pour les lions du Nouveau Cirque Triomphe continue à Grenoble

Le combat pour les lions du Nouveau Cirque Triomphe continue à Grenoble

Le combat pour les lions du Nouveau Cirque Triomphe continue à Grenoble
17.10.2023
France
Le combat pour les lions du Nouveau Cirque Triomphe continue à Grenoble
Exploitation pour le spectacle

One Voice se bat depuis plus de cinq ans contre Joseph et Stéphane Gougeon, les propriétaires du Nouveau Cirque Triomphe, et Guy Mordon, pour faire cesser leurs tours de passe-passe leur permettant de détenir illégalement des animaux, de les faire se reproduire et de faire du trafic en toute tranquillité. Une nouvelle audience est fixée à la cour d’appel de Grenoble le 18 octobre 2023 à 14 heures.

Après un report et une première décision, Stéphane Gougeon a fait appel du jugement qui l’a condamné à de la prison avec sursis car il détenait illégalement le lion Tarzan au Nouveau Cirque Triomphe. Pourtant, les appels ne portent pas chance à la famille Gougeon : le dernier en date, réalisé par Steve, le dresseur de Jon et des lionnes Céleste, Patty, Hanna et Marli au Cirque de Paris, a confirmé, le 21 août dernier, le retrait de son certificat de capacité. Face à la dégradation de l’état de santé et aux blessures des quatre lionnes, le juge n’a pu que constater l’inaptitude du dresseur à s’occuper d’animaux !

Nous souhaitons que cette conclusion soit également retenue pour Stéphane, un autre circassien de la famille ! En effet, nous dénonçons ses agissements depuis l’enquête commencée en 2018. Nous avons ainsi révélé au fil des années que les trois hommes (Joseph, Stéphane et Guy Mordon, respectivement cousin et oncle côté maternel) détenaient des lions illégalement, sans posséder les documents obligatoires pour les exploiter (ni certificats de capacité, ni autorisations d’ouverture). Nous avons mis en lumière l’identification identique de deux lions (Tarzan était identifié comme étant Jon), des reproductions en cours ainsi que l’existence d’un trafic, avec la revente d’un lion à un taxidermiste non agréé.

Une condamnation, une relaxe et un non-lieu

Malgré de nombreux éléments accablants, le tribunal correctionnel n’a sanctionné que la détention illégale de Tarzan. Stéphane Gougeon a été le seul des trois à être condamné : une peine de quatre mois de prison avec sursis.

Et ce n’est pas la loi visant à lutter contre la maltraitance animale du 30 novembre 2021 qui nous permettra d’obtenir des sanctions plus importantes. En effet, bien que le texte ait pour objectif d’en finir avec la détention d’animaux sauvages au sein des cirques itinérants, il leur permet de garder leurs animaux s’ils décident de se sédentariser. Nous avons d’ailleurs attaqué l’arrêté qui fait le premier pas en ce sens en établissant une équivalence entre les certificats de capacité des cirques et ceux des zoos, et les faux semblants du gouvernement sur cette question.

Une nouvelle audience qui doit clore le dossier

Nous serons présents ce 18 octobre 2023 à 14 heures à la cour d’appel de Grenoble pour faire entendre, une fois de plus, la voix des animaux et obtenir – espérons-le – une sanction ferme et définitive contre les agissements de Stéphane Gougeon, le dresseur du Nouveau Cirque Triomphe.

La compagnie aérienne Sky Taxi transporte des singes de l’île Maurice en Europe pour les laboratoires

La compagnie aérienne Sky Taxi transporte des singes de l’île Maurice en Europe pour les laboratoires

La compagnie aérienne Sky Taxi transporte des singes de l’île Maurice en Europe pour les laboratoires
13.10.2023
International
La compagnie aérienne Sky Taxi transporte des singes de l’île Maurice en Europe pour les laboratoires
Expérimentation animale

De nouvelles informations en provenance de diverses sources révèlent que Sky Taxi, une compagnie aérienne charter polonaise, transporte désormais des singes depuis Maurice pour le compte de l’industrie de la recherche et des tests de toxicité (empoisonnement) en Europe.

Macaques à longue queue dans un laboratoire d’essais sous contrat européen ; Crédit : Soko Tierschutz/Cruelty Free International

Le 30 août, Sky Taxi a expédié à Paris, Aéroport de Roissy, 604 macaques à longue queue depuis Maurice. 484 d’entre eux ont ensuite été envoyés en Espagne, à Camarney S. L., le plus grand fournisseur européen de singes de laboratoire. Les 120 singes restants ont été livrés au Royaume-Uni, à Labcorp, un important laboratoire d’essais sous contrat. Nous soupçonnons qu’ils ont été transportés par RAF-Avia jusqu’à l’aéroport de Manchester. Tous ont été exportés par Noveprim Ltd, l’une des plus grosses entreprises d’exportation et d’approvisionnement de macaques à Maurice.

One Voice se joint à Abolición Vivisección, Action for Primates et Cheshire Animal Rights Campaigns pour enjoindre à Sky Taxi de cesser le transport de singes pour l’expérimentation animale. Protestez à nos côtés en écrivant à : sales@skytaxi.aero

Un rapport récent publié par Abolición Vivisección révèle que Camarney S. L. appartient à Noveprim Ltd. Les Laboratoires Charles River, entreprise internationale de tests sous contrat, sont pour leur part un actionnaire majeur de Noveprim.

L’aéroport de Manchester est la destination initiale de centaines de macaques à longue queue importés chaque année par les laboratoires britanniques. Il a été rapporté dernièrement que le président du Conseil de Stockport avait demandé à cet aéroport de refuser les vols de ces primates en voie de disparition. Il s’est dit prêt à travailler avec d’autres conseils du Grand Manchester, actionnaires de l’aéroport, pour mettre fin à ces transports de la honte. Cette décision fait suite à la campagne du Parti pour la protection animale du Cheshire East et des campagnes pour les droits des animaux du Cheshire.

Loups : la Coordination Rurale de Haute-Vienne (CR87) tente de bâillonner One Voice en faisant interdire une manifestation

Loups : la Coordination Rurale de Haute-Vienne (CR87) tente de bâillonner One Voice en faisant interdire une manifestation

Loups : la Coordination Rurale de Haute-Vienne (CR87) tente de bâillonner One Voice en faisant interdire une manifestation
12.10.2023
Haute-Vienne
Loups : la Coordination Rurale de Haute-Vienne (CR87) tente de bâillonner One Voice en faisant interdire une manifestation
Animaux sauvages

Pour demander la fin du massacre des loups dans notre pays, One Voice organise tout au long du mois d’octobre des actions militantes dans différentes communes de France.Ce samedi 14 octobre à Limoges, une animation est prévue par nos bénévoles pour informer le public sur les loups, leur sensibilité, leur intelligence, leur mode de vie et l’importance de leur place dans la biodiversité. La coordination rurale de Haute-Vienne, effrayée par un stand de sensibilisation, tente de faire interdire notre manifestation à coups de communiqués de presse. Nous lui souhaitons bien du courage car One Voice n’a jamais reculé pour défendre les loups.

Les meutes sont en réalité de véritables familles, où chaque individu a son rôle à jouer pour la survie de chacun. Contrairement à ce que leurs détracteurs tentent de faire croire en les diabolisant, les loups ne représentent pas de danger pour les humains, qu’ils cherchent à éviter autant que possible.

Mais manifestement, à la CR 87, plutôt que de s’informer, on persiste à propager les mêmes sempiternelles fadaises sur les loups. Voire, on laisse libre cours à une imagination débordante : ainsi, chacun pourra lire que « ces loups ont été lâchés, et même les associations Pro-loup ont reconnu l’existence d’élevages clandestins complètement opaques et difficilement gérables. »

Un syndicat notoirement anti-loups

Ce même groupement, qui s’oppose à une manifestation à vocation pédagogique, déclarée et autorisée par la préfecture, n’hésite pourtant pas à inciter ses membres à commettre des infractions. Ainsi, fin 2021, la Coordination Rurale 87 appelait ouvertement à braconner les loups ! « En Haute-Vienne, nous avons du plomb et du poison et nous régulerons par nous-mêmes ! », disait alors son représentant dans la presse.

Nous ne céderons en rien à cette tentative d’intimidation d’un lobby mortifère, qui envoie chaque année plus d’un milliard d’animaux à l’abattoir en France et milite pour exterminer les loups, déjà dans une situation de vulnérabilité critique. Nous serons bien présents ce samedi à Limoges pour défendre leur droit à vivre en paix. Déjà 138 d’entre eux ont été abattus cette année, 6 autres braconnés, et le massacre n’est malheureusement pas terminé. L’État a en effet revu le nombre maximum de tirs dérogatoires à la hausse, autorisant la mise à mort de 209 individus pour 2023. Sans compter ceux qui meurent « accidentellement » de causes purement humaines : circulation, piégeage

Venez nous rencontrer à Amiens (80), Digne-les-Bains (04), Montpellier (34), Limoges (87), Metz (57), Aix-en-Provence (13), Troyes (10), Flers (14) ; à Rouen (76) ; à Nantes (44), Bar-Le-Duc (55), et à Strasbourg (67). En attendant la fin des tirs, signez notre pétition pour demander le respect pour les loups.

Douleur chronique et dépression : des souffrances « modérées » pour les animaux ?

Douleur chronique et dépression : des souffrances « modérées » pour les animaux ?

Douleur chronique et dépression : des souffrances « modérées » pour les animaux ?
12.10.2023
France
Douleur chronique et dépression : des souffrances « modérées » pour les animaux ?
Expérimentation animale

Quand un laboratoire veut mettre en place une expérimentation animale, il doit indiquer à quel point les animaux vont souffrir (on parle de « degré de gravité »). Le ministère de la Recherche, malgré plusieurs échanges avec nous, trouve normal que des projets impliquant d’infliger une douleur chronique et un état anxio-dépressif à des rongeurs soient classés dans la catégorie « modérée ». One Voice envisage sérieusement d’aller plus loin pour faire entendre leur voix.

Notre premier courrier remonte au mois d’avril 2023. Trois projets tout juste approuvés nous avaient sauté aux yeux. Pour l’un, dont la classification « sans réveil » était manifestement fausse (les poissons exposés aux polluants étant bien réveillés), le ministère a reconnu son erreur et a simplement corrigé la classification – sans expliquer comment une erreur aussi grossière avait pu passer le filtre des « comités d’éthique » et celui du service national « APAFiS », chargé de l’autorisation des projets.

Pour les autres, il n’en a pas démordu : dépression, douleur chronique… Qu’à cela ne tienne, ces expériences seraient « modérées », voire « légères ». Une classification bien pratique pour rassurer le public… Mais nous ne céderons pas d’un iota.

Injections « légères » de psychotropes et tests inadaptés

Le deuxième projet, classé « léger », implique notamment des injections répétées de psychotropes dans l’abdomen de souriceaux. Nous y avions repéré les mentions de mesures d’anxiété et de dépression d’une durée de cinq à dix minutes – ce qui nous a immédiatement fait penser au test de nage forcée, encore utilisé malgré un intérêt scientifique très discutable et une large opposition du public.

D’après le ministère, la nage forcée ne serait pas utilisée dans ce projet. En fait, « le test utilisé pour évaluer la dépression est le test de labyrinthe en croix ». Voilà donc un nouveau problème. En effet, ce dispositif sert normalement à mesurer l’anxiété, et pas du tout la dépression des rongeurs. L’équipe de recherche aurait-elle choisi ses tests à l’aveugle sans vérifier à quoi ils sont censés servir ? Nouveau courrier de notre part – pour l’instant sans réponse.

La douleur chronique : « modérée » ?

Le troisième projet, classé « modéré », est encore bien pire, avec la soumission de plus de 1000 souriceaux à une douleur chronique pendant cinq à douze semaines. En réponse à notre signalement, on lit simplement que les chirurgies (faites pour induire la douleur chronique) sont réalisées sous anesthésie et que des points limites sont définis pour tuer les animaux s’ils souffrent trop. Mais aussi que « dans ce modèle de neuropathie, les animaux ne manifestent aucun signe clinique de douleur sévère ».

Le ministère a manifestement oublié la réglementation qu’il a lui-même rédigée et adoptée il y a plus de dix ans – qui prévoit que toute souffrance chronique entraîne un classement en degré « sévère ». Là encore, aucune réponse ne nous a été apportée.

Des mots doux pour rassurer le public

Entre-temps, d’autres expériences ont reçu l’aval du service APAFiS pour faire souffrir et tuer des animaux. Et dans la famille « modérée », on y retrouve encore des aberrations, que nous avons également signalées. Ainsi, dans un projet, près de 200 souris seront stressées par des chocs électriques répétés puis détenues en cages individuelles pendant des semaines pour étudier le stress post-traumatique. Dans un autre, plus de 500 rongeurs endureront « une douleur chronique avec développement de troubles anxio-dépressifs » et implantation d’électrodes dans le crâne.

De quoi rire jaune quand on lit chaque année dans les statistiques publiées par les pouvoirs publics que « toutes espèces confondues, les procédures les moins contraignantes, c’est-à-dire de classe modérée ou légère, sont les plus nombreuses ». Avec le nombre de projets « légers » qui diminue tandis que les expériences « modérées » se multiplient d’année en année, on comprend pourquoi l’industrie tente de manipuler l’opinion publique, alors même que trois quarts des Françaises et Français s’opposent à ces pratiques. Des manipulations qui se font, toujours, au détriment des animaux victimes des laboratoires.

Pour une vision plus précise des chiffres de l’expérimentation animale et des souffrances endurées par les animaux, notre site web d’analyse permet d’avoir une meilleure idée de la réalité.

Audience du 12 octobre 2023 : les palombes des Pyrénées victimes de la chasse méritent une défense claire

Audience du 12 octobre 2023 : les palombes des Pyrénées victimes de la chasse méritent une défense claire

Audience du 12 octobre 2023 : les palombes des Pyrénées victimes de la chasse méritent une défense claire
11.10.2023
Aude
Audience du 12 octobre 2023 : les palombes des Pyrénées victimes de la chasse méritent une défense claire
Animaux sauvages

En mars 2022, nous avions réussi à faire partiellement suspendre un arrêté de la préfecture de l’Aude autorisant l’abattage de palombes en pleine période migratoire. Le 12 octobre 2023, nous serons au tribunal administratif de Montpellier pour demander l’annulation de ce même texte et protéger ces animaux à long terme. L’acharnement sur ces oiseaux, déjà victimes de l’agriculture intensive et de l’urbanisation grandissante, doit cesser.

Pigeons ramiers, oies sauvages, corbeaux freux et corneilles noires, ou encore perdrix grises et alouettes… One Voice se bat depuis des années pour tous les oiseaux qui subissent l’obsession destructrice des chasseurs alors même que leur survie est déjà mise en péril par les activités humaines. À croire que ces acharnés de la gâchette ne s’arrêteront que quand la nature sera silencieuse… Jamais nous n’accepterons ces tueries.

Les pigeons ramiers pris pour cibles

En classant les pigeons ramiers, aussi appelés palombes, parmi les « Espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » (ESOD), la préfecture de l’Aude a autorisé la reprise des tirs le 20 février 2022, dix jours après la fin de la période de chasse et en pleine migration prénuptiale. Un texte qui piétinait la directive européenne « Oiseaux » en plus de n’apporter aucune preuve des dommages soi-disant causés aux cultures.

Ces nomades, seulement de passage dans le ciel de notre littoral à leur retour d’Espagne, allaient être tués avant même d’avoir pu se poser sur le sol français. Nous avons réussi à faire partiellement suspendre cet arrêté, dont le seul but était de prolonger un passe-temps mortifère, et demandions depuis près d’un an et demi qu’il soit annulé pour pouvoir mettre un point final à cette affaire.

Les chasseurs veulent remplacer les battements d’aile par le sifflement des balles… Nous nous y opposons !

En 2018 déjà, le ministère de la Transition écologique, dont la complaisance envers nos opposants relève plus de la règle que de l’exception, leur avait offert sur un plateau l’autorisation de tuer dès le mois de février les oies cendrées traversant notre ciel.

Pour les palombes des Pyrénées, nous serons au tribunal administratif de Montpellier le 12 octobre 2023, pour l’audience qui commencera à 10 heures.