Expérimentation animale : les chiffres de l’Union européenne pour 2020 accablent la France

Expérimentation animale : les chiffres de l’Union européenne pour 2020 accablent la France

Expérimentation animale
11.04.2023
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One Voice dénonce la part d’expérimentation animale imputable à la France dans l’Union européenne en 2020

Le 31 mars 2023, la Commission européenne a publié un rapport révélant les statistiques de l’expérimentation animale dans les États membres pour l’année 2020. Des chiffres très élevés auxquels a largement participé la France, qui compte toujours parmi les pays réalisant le plus d’expériences sur des animaux.

En 2020, près de 8 millions d’animaux ont été expérimentés pour la recherche et les tests, et plus de 680 000 pour la création et le maintien de certaines lignées génétiquement modifiées. Ces chiffres, déjà inacceptables, ne comptabilisent même pas tous les individus passés entre les mains des laboratoires. Des animaux utilisés uniquement pour leurs tissus ou des invertébrés autres que les céphalopodes, il ne reste aucune trace.

Sanglant podium pour l’Hexagone…

Une fois de plus, la France joue un rôle de premier plan dans cette hécatombe. Déjà dénoncée pour avoir largement participé à des expériences illégales en 2019, elle s’est retrouvée l’année suivante sur le podium des trois plus gros utilisateurs de l’Union européenne avec plus de 1 600 000 procédures, aux côtés de l’Allemagne et de la Norvège.

Mais ce n’est pas tout. Non contente d’utiliser un nombre record d’individus chaque année, la France fait également partie de ceux qui leur infligent le plus de souffrances. Alors que la proportion de procédures dites « sévères » stagne entre 8 et 10 % dans l’Union européenne (UE) depuis 2015, elle reste entre 14 et 19 % en France. La proportion de tests dits « modérés » a quant à elle augmenté dans notre pays, au détriment de celle des tests dits « légers ». À croire que chez nous, on aime avancer à reculons…

… et acharnement sur les macaques crabiers

Mais penchons-nous sur le cas des macaques crabiers. Le nombre d’individus utilisés pour la première fois dans l’UE a diminué depuis 2018, atteignant 4 220 animaux expérimentés en 2020. La France aurait pu suivre le mouvement. Il n’en a rien été. Sur ce même laps de temps, la part de ces animaux ayant subi des tests dans notre pays a augmenté de 5 %. Comme si cela ne suffisait pas, il a eu de plus en plus recours à des individus originaires d’Asie, où ils sont en danger d’extinction, et utilise toujours deux fois plus de macaques crabiers dont les parents ont été capturés dans la nature que les autres États membres.

Face à ces chiffres toujours aussi révoltants, nous renouvelons notre demande d’un vrai programme de sortie de l’expérimentation animale partout en Europe, parallèlement à un vrai financement du développement des méthodes de recherche sans animaux.

Consultez notre site consacré aux analyses des données ministérielles pour en savoir plus sur l’expérimentation animale et ses victimes en France.

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