Chenil en Vendée : si, une demande d’extension a bien été déposée pour 120 chiens “de chasse” !

Chenil en Vendée : si, une demande d’extension a bien été déposée pour 120 chiens “de chasse” !

Chenil en Vendée : si, une demande d’extension a bien été déposée pour 120 chiens “de chasse” !
04.11.2023
Vendée
Chenil en Vendée : si, une demande d’extension a bien été déposée pour 120 chiens “de chasse” !
Chasse

Il y a quelques semaines, nous alertions l’opinion publique sur le projet d’extension d’un chenil de chiens utilisés pour la chasse à courre en Vendée. Face aux dénégations du propriétaire, nous persistons : oui, une demande d’extension a bien été déposée à la préfecture. Que le propriétaire y ait finalement renoncé, ou qu’il cherche simplement à se mettre en conformité avec la réglementation ne change rien au fait qu’il était bel et bien dans l’illégalité jusque-là. Et les chiens, eux, vont être exploités toute leur vie comme de simples outils au service d’un mode de chasse qui sème terreur et souffrance dans les forêts.

Après la publication de notre article sur la volonté du propriétaire d’un chenil de passer d’une cinquantaine à plus de 120 chiens, la presse a relayé sa version : il n’y aurait jamais eu de volonté d’extension, simplement celle de respecter la réglementation. Une explication qui ne convainc pas et ne change rien au sort réservé aux chiens.

Une extension « inexistante »… mais qui a bien fait l’objet d’une demande !

Le propriétaire l’affirme : il ne souhaite aucunement agrandir son chenil, seulement se mettre en conformité avec la loi. Pour rappel, depuis décembre 2021,  une simple déclaration en préfecture suffit pour exploiter un chenil entre 1 et 49 chiens. Entre 50 et 249, c’est un régime plus strict qui s’applique, celui de l’enregistrement.
Alors que le chenil en question était soumis au régime de la déclaration, et ne pouvait donc pas détenir plus de 49 chiens, le propriétaire indique qu’il en possédait… 89 ! Il lui aura donc fallu de longs mois pour se mettre en conformité avec la loi.

Par ailleurs, dans le dossier soumis à consultation du public, le propriétaire l’indiquait lui-même : « la demande d’enregistrement est effectuée pour pouvoir héberger 120 chiens de plus de 4 mois ». Passer de 89 chiens – dont 40 détenus illégalement – à 120, n’est-ce pas là la définition même d’une extension ? Comment pouvions-nous savoir que 40 chiens étaient détenus en toute illégalité ?

Les chiens, de simples outils au service des veneurs

Ce chenil serait un paradis pour chiens car il est propre et les animaux ne sont pas enfermés toute la journée, mais sortent 1h30 à 2h par jour. Tout en vivant dans des espaces de 5 à 9 mètres carrés… Cette vitrine ne doit pas faire oublier la réalité de la chasse à courre : des chiens affamés abandonnés dans des cages, dans la boue, maltraités , un peu partout en France, comme nous le documentons depuis des années.

Quel que soit l’état du chenil, l’objectif est le même : exploiter ces chiens au maximum, pour que les veneurs puissent les lancer à la poursuite d’animaux apeurés pendant des heures. Les chiens sont souvent blessés, les cerfs cherchent à s’enfuir à tout prix, et leur calvaire prend fin dans un bain de sang lorsqu’un chasseur leur plante une dague dans le dos. Jamais nous ne les abandonnerons sans porter à tout le moins leur voix !

Signez pour les chiens “de chasse”

Chasses traditionnelles: des milliers d’oiseaux seront piégés dans les Pyrénées-Atlantiques et les Landes

Chasses traditionnelles: des milliers d’oiseaux seront piégés dans les Pyrénées-Atlantiques et les Landes

Chasses traditionnelles: des milliers d’oiseaux seront piégés dans les Pyrénées-Atlantiques et les Landes
03.11.2023
Chasses traditionnelles: des milliers d’oiseaux seront piégés dans les Pyrénées-Atlantiques et les Landes

Le tribunal administratif de Pau vient de rejeter nos deux recours et ceux de la LPO. Alors même que le Conseil d’Etat a déjà considéré l’emploi de ces dispositifs comme illégal, les expérimentations de la honte pour ouvrir la voie au retour de la chasse des alouettes des champs aux matoles et aux pantes pourront donc continuer dans les Landes et dans les Pyrénées-Atlantiques. Les vociférations des chasseurs devant le Tribunal, après la suspension des trois premiers arrêtés dans les Ardennes, le Lot-et-Garonne et la Gironde, ont été entendues. Lamentable !

Quel que soit le résultat de ces expériences, que le gouvernement se le tienne pour dit : s’il autorise à nouveau ces chasses l’année prochaine, nous serons là comme nous l’avons toujours été depuis 2018, pour veiller au respect de la loi et, surtout, pour protéger les oiseaux des chasseurs, qui attendent impatiemment de pouvoir à nouveau capturer et tuer à mains nues des milliers d’alouettes des champs.

Audience à Bordeaux le 7 novembre 2023 contre Richard Mandral, l’éleveur de chiens «de chasse» périgourdin

Audience à Bordeaux le 7 novembre 2023 contre Richard Mandral, l’éleveur de chiens «de chasse» périgourdin

Audience à Bordeaux le 7 novembre 2023 contre Richard Mandral, l’éleveur de chiens «de chasse» périgourdin
03.11.2023
Audience à Bordeaux le 7 novembre 2023 contre Richard Mandral, l’éleveur de chiens «de chasse» périgourdin
Animaux familiers

Le 7 novembre 2023, à 9 heures 30, One Voice sera à la Cour administrative d’appel de Bordeaux. Nous y contesterons le refus du tribunal administratif de contraindre le préfet de Dordogne à saisir les chiens «de chasse» de Richard Mandral. Pour ces animaux maltraités depuis des années, nous exigeons que cesse enfin l’inaction des autorités.

Rien ou presque n’a changé depuis notre découverte du site de Dordogne où Mandral stocke comme des outils sans la moindre valeur une centaine de chiens «de chasse» en proie aux maladies, aux intempéries et à l’ennui. La plainte déposée pour eux en 2019 n’a cessé d’être enrichie de nouveaux éléments, tous plus accablants les uns que les autres. En 2020, notre sauvetage de seize animaux détenus par l’éleveur-chasseur a révélé qu’ils souffraient de nombreux problèmes de santé, au point que leur vie avait été mise en danger. Comme si cela ne suffisait pas, la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) a elle aussi relevé des irrégularités au cours de ses contrôles. Mais la préfecture se complait dans l’immobilisme, préférant brasser du vent à coups de démarches inefficaces plutôt que de prendre de réelles mesures pour protéger les chiens maltraités sous ses yeux. À la suite du refus du tribunal administratif de Bordeaux de contraindre le préfet à procéder au retrait conservatoire des animaux, que nous demandons depuis des années, nous avons interjeté appel.

Nous demandons une nouvelle vie pour les victimes du chasseur

Mandral a déménagé, changé de département. Mais nous n’abandonnerons pas les chiens soumis à ses traitements indignes, et qu’ils subissent depuis des années, maintenus à l’attache dans la boue, enfermés dans des fourgonnettes et si affamés que certains ont pu finir par manger les dépouilles de leurs compagnons qui n’ont pas survécu, comme nous l’avons révélé après nos nombreuses enquêtes sur place. Le responsable de cette situation (connu pour avoir participé à du trafic de chiens revendus aux laboratoires dans les années 1980), déjà condamné en 2021 pour ne pas avoir mis son «chenil» en règle, doit répondre de ses actes.

Le 7 novembre, à 9 heures 30, à la Cour administrative d’appel de Bordeaux, nous demanderons à nouveau que les chiens soient retirés à celui qui les exploite sans pitié. Nous attendons également toujours qu’il soit jugé pour abandons, actes de cruauté et mauvais traitements commis par un exploitant.

Devant la justice et dans la rue, nous demandons l’annulation totale de l’arrêté listant les ESOD

Devant la justice et dans la rue, nous demandons l’annulation totale de l’arrêté listant les ESOD

Devant la justice et dans la rue, nous demandons l’annulation totale de l’arrêté listant les ESOD
31.10.2023
Devant la justice et dans la rue, nous demandons l’annulation totale de l’arrêté listant les ESOD
Chasse

Le 4 août 2023, le ministère de la Transition écologique a publié un nouvel arrêté désignant la liste des « Espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » (ESOD). Pour les trois années à venir, les préfets de chaque département pourront autoriser le piégeage et l’abattage des animaux visés, y compris en dehors des périodes de chasse. Nous demandons au Conseil d’État l’annulation de ce texte cynique et mobilisons nos bénévoles dans dix-huit villes tout au long du mois de novembre.

Les renards, les martres, les belettes, les fouines, les corneilles noires, les corbeaux freux, les pies bavardes, les étourneaux sansonnets ou encore les geais des chênes… Appelés « nuisibles » jusqu’en 2016, le ministère leur accole désormais l’acronyme d’ESOD, sans que cela change quoi que ce soit à l’acharnement dont ils sont victimes. Visés par un nouvel arrêté ministériel valable trois ans et motivé par les demandes des lobbies agricole et de la chasse, tous risquent d’être traqués, piégés et massacrés bien au-delà des périodes de chasse déjà autorisées, dans tous les départements où les préfets feront ce cadeau aux acharnés de la gâchette qui souhaitent pratiquer leur loisir toute l’année. Alors même que 71 % des Français sont favorables à l’interdiction du piégeage de ces animaux selon notre dernier sondage (Sondage Ipsos/One Voice, octobre 2023).

Nous saisissons le Conseil d’État

Nous avons attaqué ce texte dès sa publication en déposant un référé, puis, comme d’autres associations, un recours devant le Conseil d’État. Aujourd’hui, nous poursuivons sur notre lancée et renforçons notre demande initiale avec un dossier bien plus étoffé requérant l’annulation pure et simple de ce texte qui considère que les intérêts économiques ou de confort des humains priment sur la vie des animaux et la biodiversité en permettant de facto la chasse hors saison et un piégeage en continu des espèces concernées. En particulier, notre requête vise une trentaine de cas* dépendant des espèces au niveau départemental, et surtout le retrait pur et simple des renards, corbeaux freux et martres de la liste ministérielle des ESOD au niveau national.

Tout au long du mois de novembre, nous organisons une action coordonnée dans une quinzaine de villes

Nous serons à Aix-en-Provence, Amiens, Gap, Limoges, Metz, Montpellier, Paris et Troyes le 11, Bordeaux et Nice le 12, Bar-Le-Duc et Lille le 18 et Nantes le 25, ainsi qu’à Angers, Falaise, La Rochelle, Rouen et Strasbourg pour défendre ces mal-aimés contre l’obsession destructrice du gouvernement (Nota Bene : consultez l’événement en ligne avant de vous rendre sur place).

Vous aviez été majoritaires à nous soutenir dans notre combat pendant la consultation publique. À nos côtés, continuez à vous opposer aux massacres des animaux qui peuplent nos forêts et nos campagnes !

* Demandes de déclassement de One Voice :

  • des martres dans les départements suivants : Aube, Aude, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Saône-et-Loire (6)
  • des fouines : Ain, Allier, Landes, Morbihan, Vendée (5)
  • des belettes : Pas-de-Calais (seul département où l’espèce est classé) (1)
  • des pies bavardes : Ariège, Aveyron, Charente-Maritime, Gironde, Loiret, Maine-et-Loire, Mayenne, Morbihan, Tarn (9)
  • des corneilles noires : Aveyron, Hautes-Alpes (2)
  • des geais des chênes : Corrèze, Tarn-et-Garonne (2)
  • des étourneaux sansonnets : Corrèze, Eure, Gironde, Loiret, Meuse (5)

Gironde, Lot-et-Garonne et Ardennes, chasses traditionnelles : la justice suspend les expérimentations de la honte !

Gironde, Lot-et-Garonne et Ardennes, chasses traditionnelles : la justice suspend les expérimentations de la honte !

Gironde, Lot-et-Garonne et Ardennes, chasses traditionnelles : la justice suspend les expérimentations de la honte !
27.10.2023
Gironde, Lot-et-Garonne et Ardennes, chasses traditionnelles : la justice suspend les expérimentations de la honte !
Chasse

Nous apprenons tout juste que les tribunaux administratifs de Bordeaux et Châlons-en-Champagne, que nous avions saisis, suspendent en urgence les arrêtés autorisant la capture de milliers d’oiseaux par des méthodes dites “traditionnelles” en Gironde, dans le Lot-et-Garonne et dans les Ardennes – pour ce dernier département, la LPO avait aussi déposé un référé.

C’est une immense victoire pour les 3000 alouettes des champs (respectivement 2000 en Gironde et 1000 dans le Lot-et-Garonne), les 500 vanneaux huppés et 15 pluviers dorés des Ardennes qui ne seront pas piégés dans les filets et les cages des chasseurs ! Sous couvert de “recherche scientifique”, le gouvernement cherchait à ressusciter les chasses traditionnelles par tous les moyens possibles, malgré d’écrasantes victoires répétées au Conseil d’État depuis 2018, avec l’aval de la Cour de Justice de l’Union Européenne, qui avait épinglé la France.

Grâce à ces décisions, nous pouvons plus que jamais espérer que ces modes de chasse cruels ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir.

Le ministère de la Transition écologique serait bien avisé de ne plus tenter de ranimer ces méthodes de chasse. Au lieu d’octroyer des passe-droits pour obtenir quelques voix ou de lancer des tickets à gratter pour sauver la “Nature”, il devrait s’occuper de protéger réellement les animaux qui vivent dans notre pays.

« Comités d’éthique » en expérimentation animale : on commence (doucement) à nous écouter

« Comités d’éthique » en expérimentation animale : on commence (doucement) à nous écouter

« Comités d’éthique » en expérimentation animale : on commence (doucement) à nous écouter
25.10.2023
France
« Comités d’éthique » en expérimentation animale : on commence (doucement) à nous écouter
Expérimentation animale

Après un premier bilan d’activité plus que mitigé en 2021, une vingtaine de « comités d’éthique en expérimentation animale » (CEEA) ont dû arrêter leur activité : ils ne respectaient pas la réglementation depuis dix ans. Alors que le « Comité national de réflexion éthique sur l’expérimentation animale » (CNREEA) se penche sur la question, une idée que nous évoquions déjà l’année dernière commence à être prise au sérieux. One Voice souhaite intégrer cette instance nationale, dans l’intérêt des animaux.

Après l’avis plutôt frileux du CNREEA rendu en avril 2022 concernant les conditions d’agrément des comités d’éthique, nous avons adressé une lettre ouverte au président de cette structure. Sans grand succès. La note de l’Observatoire de l’éthique publique à ce sujet n’a d’ailleurs pas rencontré beaucoup plus d’écho.

Dix ans de fonctionnement illégal

Nous nous inquiétions pourtant à juste titre, comme l’a montré le bilan d’activité des CEEA publié quelques mois plus tard, révélant des déficiences majeures dans le respect de la réglementation. Plus de vingt comités ont même dû arrêter leur activité en 2023, puisqu’ils ne respectaient pas, depuis dix ans, les conditions d’indépendance et d’impartialité théoriquement nécessaires à leur agrément.

En 2023, plus d’un tiers de ceux qui restent sont « mono-institution », c’est-à-dire qu’ils sont créés et dirigés par une seule institution (une université ou une entreprise, par exemple), dont proviennent la plupart des membres qui les composent. Cela met encore à mal les conditions d’agrément – d’autant que 80 à 90 % de ces personnes sont directement impliqués dans l’expérimentation animale.

Combien d’animaux ont souffert lors d’expériences illégales autorisées grâce à ces comités ? En fait, aucun CEEA n’était réglementairement agréé avant l’hiver 2022. Une situation qui n’avait pas inquiété le ministère de la Recherche jusqu’ici, lui qui apposait son sceau sur tous les projets et vantait les mérites de l’évaluation « éthique » aux médias pour les rassurer concernant notamment les chocs électriques et le test de nage forcée.

Commencerait-on à nous écouter ?

Heureusement, le Comité national semble évoluer. Dans ses comptes rendus récents de réunion, on entend parler des travaux de Laurent Bègue et on peut lire une réflexion approfondie et intéressante de Raphaël Larrère. Ce dernier conclut même à des raisons valables de penser, vu la richesse mentale des animaux exploités par les laboratoires, qu’« il y a plus à respecter que leur seule capacité de souffrir ». Ainsi, les personnes qui veulent défendre les animaux auraient raison de dire que « l’éthique » pratiquée en expérimentation animale est « insuffisante »

Bonne surprise également : le CNREEA s’intéresse depuis mars au modèle des Comités de protection des personnes (CPP), « souvent mentionné » (notamment par nous). En effet, prendre exemple sur ces structures (qui évaluent les projets de recherche impliquant des personnes humaines) permettrait de remédier en partie au manque d’impartialité, d’indépendance et de compétence des comités d’éthique en expérimentation animale – ce qui éviterait sans aucun doute des souffrances à de nombreux animaux.

One Voice postule

Même si la perspective de mettre fin à l’utilisation des animaux par les laboratoires reste lointaine, ces nouvelles sont encourageantes – à condition qu’elles soient suivies d’effets. C’est dans cette perspective que One Voice a postulé en début d’année pour représenter les animaux au sein du CNREEA.

La réponse des pouvoirs publics est attendue avant juillet 2024.

À Montauban, One Voice se porte partie civile au tribunal contre un braconnier d’oiseaux

À Montauban, One Voice se porte partie civile au tribunal contre un braconnier d’oiseaux

À Montauban, One Voice se porte partie civile au tribunal contre un braconnier d’oiseaux
25.10.2023
Tarn-et-Garonne À Montauban, One Voice se porte partie civile au tribunal contre un braconnier d’oiseaux
Chasse

Le 26 octobre, à 9 heures, nous serons au tribunal judiciaire de Montauban pour les mésanges bleues et charbonnières, les chardonnerets élégants et les fauvettes à tête noire victimes d’un braconnier domicilié dans le sud du Tarn-et-Garonne. L’homme, non content de capturer et de tuer des oiseaux protégés, avait recours à des méthodes de chasses traditionnelles illégales. Contre ces pratiques cruelles et pour tous les animaux qui continuent à en être la cible, nous répondons une fois de plus présents.

C’est un spectacle macabre que les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) ont découvert pendant la perquisition du domicile de ce braconnier du Tarn-et-Garonne. Sur place, sept chardonnerets élégants étaient retenus prisonniers pour attirer d’autres oiseaux par leur chant, alors que vingt-trois individus d’autres espèces protégées gisaient sans vie dans des pièges. Leur capture s’est jouée dans le jardin du piégeur, où les victimes, ne pouvant résister aux appels de l’un des leurs, ont eu le malheur de se poser pour se retrouver prises dans des filets ou collées à des bâtons recouverts de glu. La détresse et l’agonie qu’ont dû endurer ces mésanges et ces fauvettes avant de rendre leur dernier souffle sont inimaginables.

Face à la résurgence des chasses traditionnelles, nous maintenons la pression

En plus d’avoir été tués alors qu’ils appartiennent à des espèces protégées, ces oiseaux l’ont été à l’aide de moyens eux-mêmes prohibés. Faut-il encore rappeler que la chasse à la glu a été jugée illégale par le Conseil d’État en mai 2021, à la suite d’une décision rendue par nulle autre que la Cour de justice de l’Union européenne ? Et que l’institution française nous avait une fois de plus donné raison quelques mois plus tard en suspendant et annulant plusieurs fois de suite les arrêtés ministériels concernant les chasses traditionnelles après l’entêtement du gouvernement à persécuter les oiseaux ?

Se souciant visiblement aussi peu de la justice que des animaux, les tueurs de petits oiseaux s’entêtent à faire des pieds et des mains pour continuer à utiliser ces méthodes d’un autre temps. À tel point que le gouvernement leur a fait le cadeau d’une « expérimentation » censée démontrer que le recours aux matoles, aux pantes et aux tenderies serait bel et bien sélectif, ce qui justifierait à leurs yeux la reprise des tueries.

Tolérance zéro pour les braconniers

Nous ne laisserons passer ni les tentatives de raviver les chasses traditionnelles, ni la moindre complaisance vis-à-vis des braconniers. En septembre 2022, nous avions déjà réussi à faire condamner un homme qui avait tué et vendu des milliers de rouges-gorges à six mois d’emprisonnement avec sursis et 25 000 euros d’amende. En février 2023, un récidiviste a dû à son tour répondre de ses actes devant la justice.

Partie civile au procès, au tribunal judiciaire de Montauban ce jeudi 26 octobre, nous porterons à nouveau la voix de tous ces oiseaux tués, et demanderons une sanction à la hauteur de ce massacre.

Le massacre des marmottes et des lièvres continuera en Savoie pour 2023

Le massacre des marmottes et des lièvres continuera en Savoie pour 2023

Le massacre des marmottes et des lièvres continuera en Savoie pour 2023
24.10.2023
Savoie, France
Le massacre des marmottes et des lièvres continuera en Savoie pour 2023
Communiqué de presse

Communiqué de presse commun de : Association Justice Animaux Savoie (AJAS), ASPAS, Animal Cross, AVES, FNE Savoie et One Voice.

Le 24 octobre 2023, le Tribunal Administratif de Grenoble a décidé de ne pas suspendre l’arrêté préfectoral autorisant la chasse aux marmottes, aux lièvres variables et aux lièvres bruns en Savoie. Les Association Justice Animaux Savoie (AJAS), ASPAS, Animal Cross, AVES, FNE Savoie et One Voice, regrettent cette décision qui se base uniquement sur le défaut d’urgence et sur un comptage plus que discutable du nombre d’animaux.

Un procès d’un autre temps

Les marmottes et les lièvres variables sont particulièrement menacés par le réchauffement climatique, le tourisme et l’urbanisation croissante des espaces naturels. L’espèce des lièvres variables est classée comme “quasi menacée” par l’UICN et tous les scientifiques s’accordent à dire que les populations de marmottes sont en déclin constant depuis les années 1990s. Pourtant, au tribunal de Grenoble les représentants de la Préfecture et de la Fédération départementale des chasseurs, unanimement, arguaient que tout allait bien.

Leurs preuves ? Une estimation à la louche (le chiffres de 160 000 marmottes a été évoqué) et un document tentant de prouver que les agriculteurs se faisaient des entorses en se prenant les pieds dans les terriers et que les marmottes rongeaient les tuyaux d’arrosage. L’avocat de la Fédération départementale des chasseurs est même allé jusqu’à parler d’”opulence” de marmottes et à comparer les (supposés) dégâts provoqués par les rongeurs sur le golf de Tignes aux rats à Paris… Une tentative grossière de mettre à profit les peurs irrationnelles suscitées par les seconds pour créer de toute pièce une mauvaise réputation aux premières.

Et pourtant, alors qu’il n’y a aucun décompte précis de ces animaux prouvant leur bonne santé, le Tribunal de Grenoble a décidé de ne pas suspendre l’arrêté autorisant la chasse de ces deux espèces. Toutes les études scientifiques affirment pourtant qu’elles sont en déclin…

Et maintenant ?

Nos associations ne lâcheront rien. Une audience sur le fond est encore à venir (a priori dans plusieurs mois), qui déterminera si l’arrêté était bel et bien légal. Nous continuerons donc à porter ce dossier devant les juridictions concernées pour exiger la fin de la chasse aux marmottes au niveau national et à dénoncer ce scandale au public qui doit savoir la persécution que ces animaux subissent. Notre pétition qui a déjà recueilli près de 80 000 signatures se poursuit, et montre bien le soutien dont ils bénéficient.

Sondage Ipsos pour One Voice 2023. Les Français et la chasse : le fossé se creuse

Sondage Ipsos pour One Voice 2023. Les Français et la chasse : le fossé se creuse

Sondage Ipsos pour One Voice 2023. Les Français et la chasse : le fossé se creuse
24.10.2023
France
Sondage Ipsos pour One Voice 2023. Les Français et la chasse : le fossé se creuse
Chasse

One Voice publie en ce mois d’octobre 2023 la quatrième mesure de l’opinion des Français vis-à-vis de la chasse effectuée par l’institut Ipsos* (les précédentes datent de 2018, 2021 et 2022). La part des Français se déclarant opposés à la chasse atteint le plus haut niveau jamais observé (53 %), soit une hausse de cinq points en un an. Pour la première fois, une majorité de personnes vivant dans les zones rurales se disent opposées à la chasse. Engagée depuis près de trente ans avec une vision unitaire entre les animaux, les humains et la planète, One Voice se réjouit de ce désamour grandissant entre les Français et la chasse, né d’une prise de conscience de ce qu’est ce loisir : un problème mortel. Analyse des résultats.

Le déploiement d’un arsenal juridique varié pour les animaux…

One Voice (seule ou avec ses partenaires) a ainsi récemment remporté de nombreuses victoires en justice contre l’État au niveau local et/ou national : la suspension répétée et l’annulation des arrêtés des chasses traditionnelles et à la glu, celles sur les autorisations de déterrer des blaireaux en quasi-période de reproduction, la protection des ours, pour ne mentionner que les principales.

Parmi les affaires en cours, la défense d’espèces protégées tels les galliformes de montagne, mais aussi des mal-aimés : ceux d’espèces dites « susceptibles d’occasionner des dégâts » (ESOD).

… et les humains

La garantie de la sécurité des promeneurs et ruraux dans leur ensemble est également une considération essentielle pour l’équipe de One Voice (tout comme 89 % des répondants au sondage qui estiment que la chasse pose des problèmes de sécurité). Aussi une procédure au Conseil d’État a-t-elle été engagée pour demander à la Première ministre de faire le nécessaire au plus vite. Les Français approuvent les mesures d’interdiction ou de contrôle de la chasse, notamment la mise en place d’une visite médicale annuelle avec contrôle de la vue (93 %), mais aussi l’interdiction de la chasse deux jours par semaine et durant les vacances scolaires (85 %). Pourquoi ne pas le faire ?

Ce sondage permet d’objectiver l’adhésion massive de la population à l’ensemble de ces combats.

Vous trouverez ci-dessous les principaux enseignements du sondage, et en pied de page, les résultats sous forme graphique avec un comparatif des résultats des précédentes mesures pour les questions concernées.


Les principaux enseignements

  • La part des Français se déclarant opposés à la chasse atteint le plus haut niveau jamais observé (53 %), soit une hausse de cinq points en un an. Pour la première fois, une majorité de personnes vivant dans les zones rurales se dit opposée à cette pratique.
  • Dans le détail, la chasse est toujours associée à plusieurs dimensions négatives, notamment en matière de sécurité pour les promeneurs (89 % estiment qu’elle pose des problèmes de sécurité).
  • Malgré cette perception négative, les Français continuent de partager certains arguments favorables à la chasse et notamment l’idée qu’elle peut avoir un rôle utile dans le contrôle de la faune sauvage.
  • Critiques vis-à-vis de la chasse, les Français approuvent les mesures d’interdiction ou de contrôle, notamment la mise en place d’une visite médicale annuelle avec contrôle de la vue (93 %), mais aussi l’interdiction de chasser deux jours par semaine et durant les vacances scolaires (85 %).

La part des opposants à la chasse atteint un niveau jamais égalé

Après une légère baisse en 2022, la part des Français qui se déclarent opposés à la chasse atteint son plus haut niveau (53 %, dont 25 % qui se disent tout à fait opposés à la chasse). Cette proportion est en hausse de cinq points par rapport à 2022. On observe en outre une baisse de la part des répondants déclarant être indifférents à cette question (22 %, -4 points). Pour la première fois, cette opposition à la chasse devient majoritaire chez les personnes vivant dans une commune rurale (51 %, +3 points).

L’écart de perception entre hommes et femmes sur le sujet de la chasse se réduit cette année. Si les femmes sont toujours plus nombreuses à se dire opposées à cette pratique (60 % contre 45 % des hommes), cette proportion est relativement stable (+1 point) tandis que celle des hommes progresse fortement (+8 points).

Dans le détail, la chasse est toujours associée à des dimensions négatives

La chasse est toujours perçue par une très grande majorité de répondants (89 %, +2 points) comme posant des problèmes de sécurité pour les promeneurs lors de balades dans la nature, 58 % étant même tout à fait d’accord avec cette idée.

Ce problème de sécurité a été vécu concrètement par un grand nombre de Français. 74 % d’entre eux déclarent ainsi avoir déjà été inquiets de la possible présence de chasseurs lorsqu’ils se promenaient en forêt, et 73 % avoir déjà évité de se promener en forêt ou dans certaines zones par peur d’un accident de chasse. L’expérience de cette inquiétude est encore plus forte pour les personnes résidant près d’une zone de chasse (respectivement 81 % et 80 %, une proportion en hausse par rapport à 2022).

Dans le même temps, la chasse n’est pas considérée comme un loisir comme un autre (64 % considèrent que ce n’est pas le cas) et sept Français sur dix l’associent à une pratique cruelle (+5 points en un an).

Cette perception négative est plus souvent partagée par les femmes, mais une majorité claire des hommes considèrent également la chasse comme posant des problèmes de sécurité et comme une pratique cruelle. On observe en revanche peu de différences entre les habitants des communes rurales et des communes urbaines.

La chasse représente également un risque pour l’environnement. Pour 82 % des Français, la quantité de plomb et de plastique générée par les tirs des chasseurs est une menace importante pour la nature, 39 % estimant même qu’il s’agit d’une menace très importante. Les plus jeunes se montrent particulièrement sensibles à ce sujet : 89 % des moins de 35 ans estiment que c’est une menace importante, contre 75 % des 60 ans et plus.

Cependant, certains arguments favorables à la chasse font toujours l’objet d’une approbation par les Français

Si les Français ont une perception négative de la chasse, ils adhèrent toujours à certains arguments en sa faveur. En premier lieu, ils considèrent qu’elle peut avoir un rôle utile. 66 % estiment qu’elle permet de gérer les populations animales, et 60 % qu’elle permet de limiter les « dégâts » causés par la faune sauvage.

Les personnes résidant dans des zones rurales ont davantage tendance à trouver un rôle utile à la chasse : 72 % d’entre elles considèrent qu’elle permet de gérer les populations animales (contre 64 % des personnes vivant dans une zone urbaine) et 67 % qu’elle permet de limiter les « dégâts » causés par la faune sauvage (contre 58 %).

Au-delà de cet aspect utilitaire, la chasse est associée au mode de vie rural par 62 % des Français, sans grande différence de perception entre urbains et ruraux : les personnes résidant dans les zones rurales sont 65 % à partager cette idée, contre 61 % de celles résidant dans des zones urbaines.

Les mesures visant à l’encadrement de la chasse sont toujours largement plébiscitées

Majoritairement d’accord avec les arguments critiques à l’endroit de la chasse, les Français approuvent à une large majorité les mesures visant à un meilleur encadrement de la pratique. La majorité d’entre eux se déclarent favorables à la mise en place de chaque mesure, et pour la plupart de celles-ci, une majorité se dit même tout à fait pour.

La mesure la plus plébiscitée est l’instauration d’une visite médicale annuelle, avec contrôle de la vue, pour le permis de chasse (93 % sont pour, dont 72 % tout à fait pour), devant l’interdiction de la chasse en enclos (92 %, dont 79 % tout à fait pour) et l’interdiction de la chasse dans les espaces protégés (91 %, dont 70 % tout à fait pour). Concernant ces trois éléments, on constate une hausse de l’approbation (respectivement +1, +13 et +3 points par rapport à 2022).

Autre mesure qui suscite l’approbation d’une grande majorité de Français, l’interdiction de chasser ou piéger deux jours par semaine et durant l’intégralité des vacances scolaires (85 % sont pour, soit une hausse de quatre points, dont 59 % tout à fait pour).

L’interdiction de la chasse à courre est également soutenue par une grande majorité de répondants (83 %, dont 61 % qui sont tout à fait pour), tout comme l’interdiction de chasser des animaux à l’intérieur de leur terrier (84 %, dont 57 % tout à fait pour) ou d’élever des animaux destinés à être relâchés pour la chasse (78 %, dont 54 % tout à fait pour).

L’interdiction des dérogations permettant des tirs létaux sur les loups ou des tirs d’effarouchement sur les ours est approuvée par une majorité de répondants (respectivement 70 % et 64 %), mais dans les deux cas seule une minorité de répondants se déclarent tout à fait pour (43 % et 37 %).

Au-delà de ces différentes mesures, une grande majorité de Français sont d’accord avec le principe d’interdire la chasse dans les régions ayant souffert de la sécheresse cet été (87 % sont d’accord, dont 53 % qui se déclarent tout à fait d’accord). Les habitants des zones rurales, s’ils sont majoritairement pour, se montrent moins favorables à cette interdiction que les habitants des zones urbaines (81 % contre 89 %).

* L’enquête d’Ipsos a été réalisée du 4 au 6 octobre 2023 auprès de 1000 personnes, constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 à 75 ans. L’échantillon a été interrogé par Internet via l’Access Panel Online d’Ipsos (méthode des quotas : sexe, âge, profession de la personne interrogée, catégorie d’agglomération, région).


 

Résultats détaillés du sondage

Télécharger