Chasses traditionnelles : le Conseil d’État suspend les nouvelles autorisations, 100 000 alouettes sauvées

Chasses traditionnelles : le Conseil d’État suspend les nouvelles autorisations, 100 000 alouettes sauvées

Chasses traditionnelles : le Conseil d’État suspend les nouvelles autorisations, 100 000 alouettes sauvées 24.09.2025
France
Chasses traditionnelles : le Conseil d’État suspend les nouvelles autorisations, 100 000 alouettes sauvées Animaux sauvages

Une fois encore, le gouvernement a tenté d’autoriser les chasses traditionnelles aux alouettes dans le Sud-Ouest, cédant à la pression constante du lobby cynégétique. Et une fois encore, la justice a rappelé la loi en suspendant ces arrêtés à quelques jours du début des captures. Grâce aux recours de One Voice et de la LPO, près de 100 000 alouettes des champs échappent à ce massacre annoncé. Une victoire pour le droit, mais avant tout pour ces animaux victimes de traditions archaïques.

Une fois de plus, le message est clair : les chasses traditionnelles, c’est non !

C’est un combat qui se répète année après année, malgré nos victoires, malgré l’opposition des Français, et que nous mènerons sans relâche pour que les alouettes des champs ne soient plus capturées par dizaines de milliers dans des filets avant d’être tuées à la main. Une cruauté gratuite, héritée d’un autre âge, que rien ne saurait justifier, alors que leurs populations s’effondrent partout. 

Depuis des années, la justice, saisie par One Voice et la LPO, annule ces autorisations, qu’il s’agisse des tentatives d’« expérimentations » ou des arrêtés fixant des quotas de captures aux pantes, à la glu ou aux tendelles. Mais, répondant toujours présent quand il s’agit de faire des cadeaux aux chasseurs, le gouvernement autorisait ces derniers il y a quelques semaines à tuer près de 100 000 alouettes à l’automne 2025. Une fois de plus, le Conseil d’État a dit stop.

S’il continue de s’acharner, le gouvernement nous trouvera toujours sur son chemin

En persistant à réintroduire ces pratiques, le gouvernement foule aux pieds la vie des animaux, les décisions de justice et l’intérêt général. Il est temps de mettre un terme à ce bras de fer inutile, coûteux et indigne, alors que 83 % des Français sont opposés à ces méthodes (Ipsos/One Voice, octobre 2022).

Grâce à cette victoire, 100 000 vies seront épargnées cette année. Mais nous resterons vigilants. Car nous le savons : sans une pression citoyenne particulièrement forte, ils reviendront à la charge. Alors que notre recours contre les captures de palombes aux filets suit son cours, nous restons pleinement mobilisés pour porter la voix de tous ces oiseaux massacrés pour le plaisir mortifère d’une petite minorité.

Contre les loups, l’acharnement total de l’Etat

Contre les loups, l’acharnement total de l’Etat

Contre les loups, l’acharnement total de l’Etat
24.09.2025
France
Contre les loups, l’acharnement total de l’Etat
Animaux sauvages

Une véritable déflagration. Le 23 septembre 2025, le gouvernement a annoncé vouloir faciliter – encore – l’abattage des loups. À l’heure actuelle, chaque tir doit faire l’objet d’une autorisation, que nous pouvons attaquer en justice. Demain, les éleveurs devraient pouvoir tirer… sur simple déclaration. Une solution de facilité qui n’en est pas une, qui fait des loups les responsables de tous les maux des éleveurs pour ne pas avoir à s’attaquer aux vrais problèmes, et permet simplement d’acheter une paix sociale précaire. Mais à quel prix ? Nous continuerons de soutenir la seule approche qui vaille, qui reste complètement écartée par le gouvernement et les éleveurs : la cohabitation.

Du statut de « strictement protégée » au harcèlement par les tirs

Malgré la mobilisation citoyenne, l’État reste décidément sourd au sort des loups, qu’il continue de livrer en pâture à un lobby de l’élevage intensif qui n’a qu’un objectif : leur extermination pure et simple. Il y a quelques mois, les instances européennes abaissaient le niveau de protection de l’espèce de « strictement protégée » à « protégée ». Le gouvernement français a suivi, en inventant le concept absurde de « non-protégeabilité » de certains troupeaux pour faciliter toujours plus les tirs. 

Aujourd’hui, un pas de plus a été franchi. Les autorisations de tirs sont – encore actuellement – soumises à des conditions strictes. Qui sont souvent ignorées par les autorités, comme le confirme la justice, mais qui existent. Demain, il suffira aux éleveurs de « déclarer » les tirs. Ou quand l’État ne fait même plus semblant de remplir ses missions. Un carnage annoncé. 

Stop à la surenchère : une seule solution, la cohabitation

Quelle sera la prochaine étape ? On entend déjà les chasseurs approcher et réclamer l’ouverture de la chasse de l’espèce, car ils ne supportent pas la concurrence ni le fait que les loups soient des prédateurs naturels des sangliers. Quant aux éleveurs, si leur détresse est réelle, où sont leurs larmes lorsqu’ils envoient des centaines de brebis à l’abattoir ? Massacrer les loups ne règlera aucun problème. La surenchère doit cesser. 

Nous nous tenons prêts et contesterons ces projets mortifères s’ils devaient être mis en œuvre. La cohabitation est possible pour peu que l’État s’en donne les moyens et cesse de se soumettre aux lobbys agricoles. Financer massivement les mesures de protection : voilà la seule option viable !

Cou de l’oie : Saint-Bonnet-près-Riom persiste, avec l’appui des chasseurs

Cou de l’oie : Saint-Bonnet-près-Riom persiste, avec l’appui des chasseurs

Jeu du cou de l’oie : Saint-Bonnet-près-Riom persiste, avec l’appui des chasseurs
24.09.2025
Saint-Bonnet-près-Riom, Puy-de-Dôme, France
Jeu du cou de l’oie : Saint-Bonnet-près-Riom persiste, avec l’appui des chasseurs
Exploitation pour le spectacle

Le tollé provoqué par nos enquêtes et le veto émis par la préfecture du Puy-de-Dôme ne leur a pas suffi. Le 21 septembre dernier, en organisant le jeu du cou de l’oie, la commune de Saint-Bonnet-près-Riom a fait le choix de l’éducation « festive » à la violence. Parce que nous leur avons rappelé l’interdiction de tuer des animaux pour maltraiter leurs dépouilles, les organisateurs ont cette année fait appel… aux chasseurs. Selon nos informations, ils n’ont pas hésité à leur « fournir » des lapins et des faisans qu’ils avaient tués eux-mêmes. 

Ce sont des adolescents à peine sortis de l’enfance qui s’y prennent à plusieurs reprises pour décapiter faisans, lapins et oies suspendus par les pattes à une corde. La scène se déroule en pleine rue, sous les acclamations de la foule et les yeux des plus petits. Cette coutume initiatique d’un autre âge, nous n’avons cessé de la dénoncer.


Dès 2023, les images de notre enquête avaient déclenché un torrent d’indignation. Cette année encore, nous avons écrit aux autorités et notamment au préfet du Puy-de-Dôme pour obtenir l’interdiction de ce « jeu ». La réaction fut rapide : en quelques heures, la préfecture rappelait au maire l’illégalité de cette pratique et lui ordonnait d’agir. De notre côté, nous avons aussi contacté le premier édile et les organisateurs. 

Des chasseurs qui tuent… et encouragent le pire 

Les organisateurs ont choisi de passer outre. L’ancrage de certaines traditions peut être tenace, et le lobby cynégétique ne recule devant rien. Comble du cynisme, les oies ont été remplacées par des peluches – un symbole tout aussi délétère pour les plus jeunes. Mais les faisans et les lapins suspendus, eux, étaient bien réels, tués, selon nos informations, par les chasseurs – ceux-là mêmes qui clament haut et fort leur respect des animaux et de la nature.

Un rite qui plie et finira par disparaître

Ces brutalités érigées en exploits n’ont rien de festif : elles banalisent les sévices sur les animaux et proposent un modèle d’un autre âge à la jeunesse actuelle. Les liens entre maltraitances animales et violences sur les humains ne sont plus à prouver. Partout ailleurs, notre mobilisation porte ses fruits : Arfeuilles et Lesmont ont fait marche arrière cette année. Nous voulons croire que le maintien du « cou de l’oie » à Saint-Bonnet-près-Riom est l’ultime convulsion d’une pratique moribonde.

Avec vous, nous continuerons à agir pour que plus aucun animal ne soit tué ni mutilé au nom de la fête. 

Galliformes de montagne : les connaître pour mieux les défendre

Galliformes de montagne : les connaître pour mieux les défendre

Galliformes de montagne : les connaître pour mieux les défendre 23.09.2025
France
Galliformes de montagne : les connaître pour mieux les défendre Animaux sauvages

Six espèces de galliformes peuplent encore les hauteurs des montagnes françaises. Hôtes extrêmement discrets et furtifs, ces oiseaux sont des survivants des temps glaciaires. Aujourd’hui, leurs capacités d’adaptation touchent à leurs limites : ils s’éteignent peu à peu, oubliés de tous, en raison des pressions humaines. Nous nous battons pour eux, avant qu’il ne soit trop tard.

Cousins issus d’une même lignée ancienne, les Phasianidae, les galliformes de montagne ont su traverser les âges en défiant les rigueurs du froid et l’épreuve du temps. Ils partagent des caractéristiques communes : une biologie rustique, une silhouette ronde et trapue, des ailes courtes, des pattes robustes faites pour marcher ou courir plus que voler et un plumage mimétique qui les rend presque invisibles dans leur habitat. Pour autant, chacune des six espèces résidant dans nos massifs présente des spécificités distinctes et sa manière bien à elle d’appréhender l’alpinisme. Mais quels que soient leur mode de vie et l’altitude où elles se trouvent, toutes sont désormais menacées.

 

Gélinottes des bois, fantômes des forêts humides

Altitude : 800 à 1600 m

C’est dans l’obscurité tranquille des forêts mixtes que vivent les gélinottes. Quasiment invisibles, elles ne s’éloignent jamais de leur petit territoire et se nourrissent de bourgeons de bouleau, ainsi que de chatons de noisetier. Ombres feutrées, elles se déplacent sans bruit et ne laissent nulle trace. Peu adaptées aux milieux ouverts, elles souffrent notamment de la fréquentation humaine, de l’exploitation forestière trop brutale.

 

Grands tétras, colosses d’argile

Altitude : 1000 à 1800 m

Massifs et pouvant peser jusqu’à quatre kilos, les grands tétras sont les plus imposants des galliformes européens. Ils dépendent de forêts anciennes, calmes et non fragmentées. Chaque printemps, ils paradent dans un spectacle saisissant, repliant leurs ailes, soufflant, claquant du bec pour impressionner leurs rivaux. Mais leurs refuges se réduisent en raison des coupes forestières, des activités humaines et du réchauffement du climat. Ils ont déjà disparu des Alpes dans les années 1990. Seuls quelques groupes d’individus survivent encore dans le Jura, les Vosges et les Pyrénées, assiégés par les routes, les remontées mécaniques et les activités touristiques.

 

Perdrix grises des Pyrénées, résilientes des alpages

Altitude : 1200 à 2200 m

Avec la transformation des paysages, elles n’ont pu subsister que dans quelques rares vallées pyrénéennes où les pratiques pastorales ont su rester douces. Nichant au ras des herbes, elles dépendent d’une mosaïque de végétation et de l’élevage extensif pour nourrir leurs petits. Mais si le pastoralisme s’intensifie ou disparaît l’équilibre bascule : les prédateurs progressent, les couverts se ferment, les œufs sont piétinés. Elles vivent dans une étroite marge entre trop d’abandon ou trop de pression.

 

Tétras-lyres, acrobates des clairières

Altitude : 1200 à 2300 m

Chaque printemps, entre forêts et alpages, les mâles paradent rituellement dans les clairières, bombant le poitrail et déployant leur queue en forme de lyre. L’hiver, ils se cachent dans la neige, creusant une loge isolante pour économiser leurs forces. Ils font partie des galliformes les plus menacés par les dérangements anthropiques : ski de randonnée, raquettes, motoneiges, bruit… Chaque fois qu’ils fuient pour échapper aux humains, ils doivent puiser dans leurs réserves limitées.

 

Perdrix bartavelles, équilibristes des hauteurs sèches

Altitude : 1500 à 2800 m

Oiseaux emblématiques du sud des Alpes, ces perdrix grimpent haut pour vivre entre les pierres et les crêtes. Leur plumage rayé les rend presque invisibles. Elles se nourrissent de graines, d’insectes, de racines. Courant plus qu’elles ne volent, elles fuient comme des flèches entre deux rochers dès qu’on les approche. Comme les autres galliformes de montagne, elles paient cher la fréquentation humaine croissante et le grignotage de leurs habitats.

 

Lagopèdes alpins, ermites des sommets

Altitude : au-delà de 2000 m, parfois jusqu’à 3000 m

À plus de 2000 mètres de hauteur, entre éboulis et landes rases, les lagopèdes alpins (ou perdrix des neiges) jouent à se camoufler. Changeant au rythme des saisons, leur plumage brun tacheté l’été se fait blanc immaculé l’hiver. Ils nichent sous des pierres et se nourrissent de peu : lichens, graines, bourgeons. Fidèles à leurs zones, ils affrontent les tempêtes, tapis dans le creux des rochers ou sous la neige. Ils sont taillés pour le vent, le froid, l’hostilité. Mais pas pour les hélicoptères ni les pistes qui montent toujours plus haut. En outre, en pleine période d’élevage des jeunes, le pastoralisme constitue une nuisance majeure pour la survie des nichées.

 

En sursis

Ces oiseaux, dont les lointains ancêtres ont appris à affronter les changements climatiques et géographiques de leur environnement, se retrouvent aujourd’hui sans défense devant l’emprise humaine. À tel point que les six espèces de notre pays sont en sursis. Tétras-lyres, lagopèdes alpins, gélinottes des bois, perdrix grises des Pyrénées, perdrix bartavelles… tous sont « quasi menacés » selon l’UICN. Quant aux grands tétras, leur situation en déclin continu est encore plus critique : ils sont classés « vulnérables ». Le réchauffement climatique modifie les saisons. Les pratiques sylvicoles et pastorales altèrent leurs milieux. Les stations de ski empiètent sur leur territoire. Les câbles des télésièges les blessent. Chaque fuite leur coûte de précieuses calories.

 

Et pourtant… on les chasse

Malgré cette situation critique, des arrêtés préfectoraux scandaleux fixent le nombre d’individus à « prélever » chaque année. Seuls les grands tétras sont théoriquement épargnés en raison de leur statut de conservation et de l’action des associations qui ont obtenu du Conseil d’État la suspension de leur mise à mort pour cinq ans en 2022. Nous ne cessons de nous battre pour éviter l’acharnement dont ils font l’objet et faire connaître ces oiseaux aux rituels et aux mémoires anciennes parvenus jusqu’à nous. La montagne peut encore résonner de leurs chants. À condition que nous leur restituions le droit de vivre.

 

Justice pour quinze chevaux et poneys mutilés, dont cinq décédés

Justice pour quinze chevaux et poneys mutilés, dont cinq décédés

Justice pour quinze chevaux et poneys mutilés, dont cinq décédés
22.09.2025
Seine-Maritime
Justice pour quinze chevaux et poneys mutilés, dont cinq décédés
Animaux familiers

Entre mai et août 2025, quinze chevaux et poneys ont été gravement blessés dans plusieurs communes de Seine-Maritime. Cinq d’entre eux sont morts. Des actes de cruauté insoutenables pour lesquels un homme a été arrêté et placé en garde à vue lundi 4 août. Vendredi 26 septembre, à 13h30, One Voice sera présente au tribunal judiciaire du Havre en tant que partie civile pour porter la voix de ces animaux suppliciés. 

Des équidés victimes de lacérations sanglantes et, pour certains, d’yeux crevés, de coups et de fractures… Ce sont des attaques d’une violence inouïe qui ont été menées pendant trois mois contre pas moins de quinze chevaux et poneys à proximité du Havre. On ose à peine imaginer leur terreur et leur douleur lorsqu’ils ont été assaillis en pleine nuit… 

C’est à la suite d’un ultime drame à Saint-Martin-du-Manoir, où le cadavre d’un cheval a été retrouvé gisant dans une flaque de sang tandis que quatre de ses congénères avaient été blessés, qu’un homme a enfin été arrêté. Déjà connu de la justice, il a été mis en cause pour sept agressions, dont celle d’un cheval appartenant à sa petite-amie et qui fait partie des animaux à avoir été tués.

Pour une vraie protection des chevaux et des poneys

Ce déchaînement de violence est un rappel cruel du peu de cas qui est fait des équidés. Lorsqu’ils ne sont pas forcés à participer à des performances sportives harassantes, des corridas ou des chasses à courre, ou qu’ils ne tirent pas des calèches remplies de touristes sous des chaleurs accablantes, ils risquent de se retrouver sur les paillasses des laboratoires pour y subir toutes sortes d’expériences. Une vie d’exploitation qui en conduit plus d’un à l’abattoir

Nous refusons que ces animaux continuent à endurer de tels traitements, qui s’ajoutent aux maltraitances que certains humains n’hésitent pas à leur infliger d’eux-mêmes. Ces actes haineux contre des animaux doivent être reconnus dans toute leur gravité mais aussi dans le Lien qu’ils ont avec la violence visant les humains.

Le 26 septembre 2025, à 13h30, nous serons présents au tribunal judiciaire du Havre en tant que partie civile pour défendre les équidés tués et blessés en Seine-Maritime. L’auteur des faits risque cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Nous attendons un verdict exemplaire. Signez notre pétition pour que les chevaux et les poneys bénéficient enfin du statut protecteur d’animal familier.

« Au cœur des félins » dans le Tarn : reproduction illégale et exploitation des fauves, le scandale continue en toute impunité

« Au cœur des félins » dans le Tarn : reproduction illégale et exploitation des fauves, le scandale continue en toute impunité

« Au Coeur des Félins » dans le Tarn : reproduction illégale et exploitation des fauves, le scandale continue en toute impunité
19.09.2025
Tarn, France
« Au cœur des félins » dans le Tarn : reproduction illégale et exploitation des fauves, le scandale continue en toute impunité
Exploitation pour le spectacle

Malgré l’interdiction de reproduction des animaux sauvages dans les cirques en vigueur depuis 2023, des naissances illégales continuent de se produire en toute impunité. Dans le Tarn, le cas de l’établissement « Au cœur des félins » illustre les dérives d’un système à bout de souffle, entre exploitation animale, lois bafouées et silence des autorités. Pendant ce temps, les tigres naissent… pour une vie en cage.

Tigres en cage, lois piétinées, silence complice : combien de temps encore ?

À l’été 2024, notre association a été alertée par les habitants de Terre-de-Bancalié dans le Tarn de l’installation d’un dresseur et de son cirque ironiquement baptisé « Au cœur des félins ». Dans son jardin,  à l’intérieur un camion-cage entouré de clôtures sommaires, sont détenus le lion Malish et les deux tigres Thor et Maya. Derrière de prétendues « visites pédagogiques » soi-disant éducatives se cache en réalité une exploitation sordide, maquillée en projet de reconversion. Numéros de cirque, baguette à la main, tabourets de dressage… Le lieu n’a rien d’un refuge… mais tout d’un business. Bref, c’est encore du dressage, de la soumission, de l’enfermement.

Maya, morte à dix ans, bien vite remplacée. Et, déjà, des petits

Au printemps 2025, nous apprenons la mort de la tigresse Maya, euthanasiée à la suite d’une insuffisance rénale. Elle n’avait même pas dix ans. C’est une tragédie — mais aussi un signal d’alarme sur les conditions de détention de ces animaux. À peine Maya disparue, la voilà remplacée sans scrupule par une autre tigresse, Valentina. Quelques semaines plus tard, celle-ci met bas : trois tigreaux voient le jour le 30 juin 2025. Ces naissances n’ont rien d’une coïncidence. Bien qu’illégales, elles ne sont pas accidentelles.

Interdiction de reproduction en vigueur depuis 2023 : et alors ?

Depuis bientôt deux ans, la reproduction d’animaux sauvages est interdite dans les cirques itinérants. L’objectif : empêcher que de nouveaux individus soient condamnés à une vie en cage, alors que leur présence sera interdite d’ici 2028. Les refuges et sanctuaires sont déjà saturés et il est irresponsable de continuer à faire naître des fauves que personne ne pourra prendre en charge demain. 

Pourtant, rien n’arrête certains dresseurs. Cette triple naissance illégale n’est pas un cas isolé : à l’été 2024, des lionceaux ont vu le jour au sein du cirque Claudio Zavatta ; au printemps 2025, ce sont des tigreaux qui naissaient dans les remorques des Muller. Ces faits, connus et documentés, se multiplient dans l’indifférence des autorités.

Où est l’État ? Où est la volonté politique ?

On interdit la reproduction, mais on ne contrôle rien. On vote des lois, mais on les laisse être piétinées. On annonce la fin des animaux sauvages dans les cirques en 2028, mais on laisse naître des petits qui n’auront aucune place d’accueil quand cette échéance arrivera. Et on finance à tout va les circassiens avec l’argent public pour leur « reconversion ». On le sait : les refuges sont saturés. Il n’y aura jamais assez d’espace pour tous ces animaux. Chaque jour qui passe sans action des autorités, c’est un jour de plus où des animaux naissent pour finir en cage. 

Il ne suffit pas d’interdire : il faut faire respecter, et c’est maintenant que cela se joue. Pas en 2028. Pas quand il sera trop tard. Nous écrivons aujourd’hui au préfet pour qu’il sanctionne l’établissement « Au cœur des félins » du fait de cette reproduction illégale. Pour demander avec nous la fin des animaux dans les cirques, signez notre pétition !

Ouverture de la chasse : One Voice prête au combat face aux offensives contre les animaux

Ouverture de la chasse : One Voice prête au combat face aux offensives contre les animaux

Ouverture de la chasse : One Voice prête au combat face aux offensives contre les animaux
12.09.2025
France
Ouverture de la chasse : One Voice prête au combat face aux offensives contre les animaux
Animaux sauvages

Alors que, cette année encore, des millions d’individus s’apprêtent à périr sous les balles et dans les pièges, le monde de la chasse lance un assaut sans précédent contre les animaux, avec le soutien sans faille du gouvernement. Toutes les espèces sont prises pour cible – des oiseaux menacés aux blaireaux -, tous les moyens sont mis en œuvre – même les plus cruels -, et les accidents sont en augmentation alarmante. Partout, nous serons là pour dénoncer ce loisir mortifère. Premières audiences de la saison au Conseil d’État, contre les tirs d’oiseaux menacés le 19 septembre à 11 heures, et contre le retour des chasses traditionnelles le 22 septembre à 11 heures.

Un soutien sans faille de l’État aux chasseurs

Après un été éprouvant marqué par les incendies et les périodes de canicule à répétition, les animaux s’apprêtent à affronter un nouveau fléau. Dès dimanche, avec l’ouverture générale de la chasse, ils devront faire face aux assauts d’une minorité influente prête à tout pour défendre un loisir injustifiable et dépassé, entaché la saison passée d’une recrudescence inquiétante des accidents.

Et les amateurs de la gâchette défendront bec et ongles leur passe-temps, en usant de toute leur influence : jamais un gouvernement ne s’était plié à ce point à leurs exigences. En quelques jours, les captures aux filets – pourtant déjà déclarées illégales – ont été réautorisées dans le sud-ouest contre 100 000 alouettes, et l’abattage d’oiseaux menacés a été « encadrée » par des quotas absurdes qui autorisent un massacre illimité. Face à cet acharnement, l’heure est à la contre-offensive. 

Du terrain aux tribunaux, mobilisation générale !

Dans les mois qui viennent, nous continuerons d’agir pour sauver un maximum de vies, des blaireaux victimes du déterrage aux galliformes de montagne, ciblés par centaines alors que leurs populations diminuent, en passant par les animaux familiers, comme Aslan et Cooper.  D’année en année, ces combats portent leurs fruits : nous avons obtenu, avec nos associations partenaires, un recul important de la vénerie sous terre, et la suspension de dizaines d’autorisations partout en France. 

Alors que nos recours pour obtenir l’interdiction d’une dizaine de pièges et de la capture des palombes aux filets sont en cours, nous multiplierons les actions, sur le terrain et dans les tribunaux. Nous serons présents au Conseil d’État le 19 septembre à 11 heures contre la chasse d’oiseaux menacés, et le 22 septembre à 11 heures contre le retour des captures d’alouettes des champs aux pantes dans le sud-ouest. Nous avons besoin de vous dans ce combat : signez nos pétitions pour une réforme radicale et contre les pièges !

Pour que « tradition » ne rime plus avec décapitation : à Saint-Bonnet-près-Riom, exigeons la fin du « cou de l’oie »

Pour que « tradition » ne rime plus avec décapitation : à Saint-Bonnet-près-Riom, exigeons la fin du « cou de l’oie »

Pour que « tradition » ne rime plus avec décapitation : à Saint-Bonnet-près-Riom, exigeons la fin du « cou de l’oie » 11.09.2025
Saint-Bonnet-près-Riom, Puy-de-Dôme, France
Pour que « tradition » ne rime plus avec décapitation : à Saint-Bonnet-près-Riom, exigeons la fin du « cou de l’oie » Exploitation pour le spectacle

De Beaux à Lesmont en passant par Arfeuilles, chaque année, des jeunes fêtent leur passage à l’âge adulte en arrachant la tête d’oies et de lapins suspendus par les pattes. Alors que, grâce à la mobilisation du public, certaines communes ont abandonné cette pratique honteuse, d’autres s’entêtent. Comme Saint-Bonnet-près-Riom, dans le Puy-de-Dôme, où ces tristes festivités doivent se tenir le 21 septembre prochain. Nous appelons une fois de plus à l’interdiction totale de ce spectacle macabre partout où il se pratique encore.

Aucune tradition ne justifiera jamais la mutilation de cadavres d’animaux

Des oies et des lapins morts, accrochés par les pattes arrière à des cordes au-dessus de la route. Des jeunes gens juchés sur des chevaux qui passent en dessous, attrapent leur cou et tirent de toutes leurs forces jusqu’à ce que la chair cède et que la tête s’arrache. Le tout sous les hourras d’un public hilare pour qui les animaux ne sont rien d’autre qu’un objet d’amusement. Voilà ce qu’est le jeu du cou de l’oie tel qu’il se pratique notamment à Saint-Bonnet-près-Riom, où nous avons enquêté en 2023 avant de déposer plainte.

Après l’avoir interdit sous la pression en 2024, la mairie a décidé de faire marche arrière cette année, vantant une « nouvelle organisation »… qui a surtout pour objectif de verrouiller le dispositif : sécurité privée, lieu tenu secret, invités triés sur le volet… Mais pour les animaux, rien ne change. Ils continueront d’être tués dans des conditions douteuses spécialement pour l’occasion, alors que les organisateurs se refusent toujours à apporter la moindre précision sur leur origine.

Assez de paroles, des actes ! Exigeons l’interdiction de ce « spectacle »

Face à ces habitudes d’un autre âge, une seule solution : une mobilisation citoyenne massive. De Beaux, en Haute-Loire, à Arfeuilles dans l’Allier, nous multiplions les appels à dénoncer cette barbarie érigée au rang de tradition. En 2024, à Lesmont dans l’Aube, la commune avait interdit les décapitations. Il y a quelques semaines, c’est le préfet de l’Allier qui rappelait clairement au maire d’Arfeuilles que cette pratique est également illégale.

Nous écrivons aujourd’hui au maire pour lui demander à nouveau d’interdire cette manifestation. Et au préfet du Puy-de-Dôme, tenu d’intervenir dans le cas où le maire refuserait de le faire. Pour soutenir ce combat, chaque signature compte : dès à présent, signez notre pétition !

 

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Audience pour deux chiens maltraités enfin saisis

Audience pour deux chiens maltraités enfin saisis

Audience pour deux chiens maltraités enfin saisis
09.09.2025
Alpes-Maritimes
Audience pour deux chiens maltraités enfin saisis
Animaux familiers

En février 2025, One Voice a été alertée par une de ses militantes à propos d’une sombre affaire. La police et plusieurs associations de protection animale venaient de procéder à la saisie de deux chiens dans un logement niçois. Enfermés dans des conditions abominables, ils étaient très amaigris et blessés. Le couple qui aurait dû s’occuper d’eux sera jugé par le tribunal judiciaire de Nice mardi 16 septembre à 8h30. Nous y serons en tant que partie civile.

C’est une scène d’horreur dont ont été témoins ceux qui ont secouru Kingston et Thanos. Aperçus avec un homme dans la rue quelques jours plus tôt, les deux chiens vivaient dans un appartement crasseux, le premier prisonnier d’une cage et le second attaché aux toilettes par une courte longe… et un collier étrangleur. Le dogue argentin et l’American Staffordshire terrier étaient aussi maigres, faibles et apeurés l’un que l’autre et présentaient des blessures. Leur peur ne surprend pas au vu de la virulence avec laquelle le maître des lieux leur a mis leur muselière sous les yeux atterrés des policiers présents… Grâce à leur mobilisation et à celle de la SPA de Monaco, la SPACA de Vence et l’association l’Espoir des Petites Pattes, Kingston et son compagnon de misère ont pu être mis en sécurité immédiatement. Les vétérinaires qui les ont examinés n’ont fait que confirmer leur état et ont même décelé une otite purulente chez Thanos.

Des victimes de l’irresponsabilité humaine

L’homme qui détenait Kingston et Thanos nie tout en bloc. Il aurait quitté son domicile une dizaine de jours auparavant et aurait confié ses clés à un ami. Ami qui serait donc entièrement responsable de l’état dramatique de ses chiens… mais dont il refuse de révéler l’identité. Un coupable fantôme, voilà qui est bien pratique. Il n’en reste pas moins que sa compagne, au nom de laquelle les animaux étaient identifiés, et lui-même sont poursuivis pour des faits d’abandon, mauvais traitements et infractions relatives à la détention d’un chien de première ou deuxième catégorie.

Pendant combien de temps encore des animaux seront-ils vendus en click&collect par des animaleries, dans des salons du chiot ou encore par le biais de petites annonces sur Internet? Combien d’abandons et d’abattages en fourrière découleront encore de cette marchandisation éhontée? Si Kingston et Thanos ont été sauvés à temps, c’est loin d’être le cas de tous ceux dont les humains se lassent

Pour porter leur voix devant la justice, nous serons présents au tribunal judiciaire de Nice mardi 16 septembre à 8h30.

Oiseaux en péril : One Voice saisit le Conseil d’État pour faire suspendre la chasse

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02.09.2025
France
Oiseaux en péril : One Voice saisit le Conseil d’État pour faire suspendre la chasse
Animaux sauvages

Alors que les populations d’oiseaux s’effondrent en France, où ils subissent de plein fouet le changement climatique et l’intensification de l’agriculture, le Gouvernement a publié un arrêté autorisant l’abattage de centaines de milliers d’entre eux, alors même que leurs espèces sont menacées. Face à ce choix irresponsable, nous saisissons ce jour le Conseil d’État et demandons en urgence la suspension de la chasse pour neuf espèces particulièrement fragiles. Plus que jamais, nous continuons d’appeler à l’interdiction pure et simple de ce loisir injustifiable, a fortiori à l’heure où la biodiversité s’écroule. Audience le 19 septembre à 11h au Conseil d’Etat.

Un nouveau recul face aux lobbys des chasseurs

Une fois encore, le gouvernement a préféré ménager les chasseurs plutôt que de protéger les oiseaux. Les restrictions initialement envisagées ont été largement édulcorées sous la pression des lobbys cynégétiques. Comme pour les piégeages traditionnels, déjà condamnés par la justice grâce à nos actions, ou les tourterelles des bois, dont la chasse devrait être réouverte après des années de suspension, l’exécutif a reculé, sacrifiant des dizaines de milliers de vies sur l’autel des intérêts d’une minorité.

L’arrêté prétend encadrer la chasse de 15 espèces d’oiseaux migrateurs. En réalité, les quotas fixés sont absurdes. 15 oiseaux par jour et par chasseur, avec près d’un million de permis, cela représente potentiellement près de 15 millions d’abattages chaque jour… Une nouvelle mesure cosmétique qui n’apportera aucune protection réelle aux oiseaux, éternelles victimes d’humains pour qui la nature n’est qu’un terrain de jeu.

Nous exigeons une suspension de la chasse !

Face à cette décision irresponsable, nous avons déposé un recours devant le Conseil d’État et saisi en urgence le juge des référés. Nous demandons la suspension immédiate de la chasse pour neuf espèces particulièrement menacées : cailles des blés, canards pilets, canards siffleurs, canards souchets, fuligules milouins, fuligules morillons, grives mauvis, sarcelles d’été et sarcelles d’hiver.

Au-delà de ce recours, dont l’audience aura lieu le 19 septembre à 11h au Conseil d’État, nous appelons à nouveau à l’interdiction pure et simple de la chasse, un loisir injustifiable, tout particulièrement à l’ère de la sixième extinction de masse. Ensemble, faisons entendre la voix des oiseaux : signez pour exiger la fin de ce passe-temps mortifère !