Dans le Territoire de Belfort, un chamois traqué pour avoir exprimé son comportement naturel

Animaux sauvages
29.04.2025
Territoire de Belfort
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Mise à jour 28.05.2026

Par décision du 28 mai 2026, le tribunal administratif de Besançon a validé l’arrêté préfectoral autorisant l’abattage d’un chamois dont le seul tort était d’avoir adopté un comportement parfaitement naturel en période de rut. La présence de l’animal aurait contribué à la dispersion d’un troupeau de brebis vers une voie publique : cela a suffi à justifier sa condamnation à mort.

Le tribunal écarte une à une les solutions alternatives proposées par notre association. Demander à l’exploitant d’adapter temporairement ses pratiques ? Une ingérence excessive. Réduire la vitesse de circulation pendant quelques semaines, le temps que s’achève la période de rut ? Une mesure disproportionnée.

Quant à la sensibilisation des usagers ou à l’effarouchement du chamois, le tribunal souligne qu’il n’est pas démontré que ces mesures auraient permis d’éviter le danger. Mais puisqu’elles n’ont pas été mises en œuvre, comment pourrait-on le savoir ?

En revanche, ordonner la mise à mort d’un animal sauvage n’appelle aucun commentaire sur la proportionnalité. La vie de ce chamois ne constitue pas, dans ce raisonnement spéciste, un intérêt à mettre en balance.

Le 20 novembre 2024, le préfet du Territoire de Belfort a autorisé les lieutenants de louveterie à intervenir dans tout le département pour tuer un chamois. La raison ? Il présenterait un risque important pour la sécurité publique et les élevages… Comme toujours, pas l’ombre d’une preuve à l’horizon. Plutôt que d’envisager des solutions alternatives, et sous l’éternelle influence des chasseurs, les autorités choisissent à nouveau la force. Nous déposons une requête en annulation au tribunal administratif de Besançon.

Un chamois est la cible de battues, de jour comme de nuit, sur le Territoire de Belfort. La justification ? Il aurait un comportement « anormal » et « agressif ». 

Un chamois accusé d’être… un chamois

Deux déclarations de propriétaires d’ovins — auxquelles nous avons eu accès — sans aucune preuve, comme d’habitude : c’est ce qui aura suffi à la préfecture pour organiser la traque d’un chamois, d’abord dans une commune, puis dans tout le département. L’animal est pointé du doigt pour son comportement « anormal ». Les services de l’État montrent une fois de plus leur méconnaissance de la vie des animaux libres : en pleine période de rut, ce comportement est des plus naturels. 

Pire, le texte met en avant la crainte d’un risque pour la circulation et affirme que le chamois serait « agressif » envers les humains. Que ne faut-il pas lire ! Quand on sait que même certains élus les braconnent, la question se pose : qui agresse qui ? Cet individu est victime de la désinformation sur la nature et ceux qui la peuplent, à l’instar de tous les animaux constamment visés par des battues administratives

La mort comme unique solution, ça ne change pas !

Acculés par les chasseurs sous couvert d’accusations mensongères dans le Doubs, pris pour cibles sur l’intégralité du territoire de Belfort… c’est une véritable traque que subissent les chamois.  

Pourtant, d’autres solutions que la mise à mort existent : déplacer les troupeaux, les protéger… Si la préfecture a envisagé de déplacer le chamois, elle a vite reculé sous la pression de la fédération de chasse. Alors même que lui et ses compagnons sont déjà traqués de septembre à fin janvier, il est victime d’un acharnement haineux. 

Pour lui et pour tous les autres chamois, One Voice demande au tribunal administratif de Besançon l’annulation de cet arrêté délirant. Pour dire stop à la gestion absurde du vivant par les autorités, signez notre pétition pour une réforme radicale de la chasse.

Mise à jour 28.05.2026

Par décision du 28 mai 2026, le tribunal administratif de Besançon a validé l’arrêté préfectoral autorisant l’abattage d’un chamois dont le seul tort était d’avoir adopté un comportement parfaitement naturel en période de rut. La présence de l’animal aurait contribué à la dispersion d’un troupeau de brebis vers une voie publique : cela a suffi à justifier sa condamnation à mort.

Le tribunal écarte une à une les solutions alternatives proposées par notre association. Demander à l’exploitant d’adapter temporairement ses pratiques ? Une ingérence excessive. Réduire la vitesse de circulation pendant quelques semaines, le temps que s’achève la période de rut ? Une mesure disproportionnée.

Quant à la sensibilisation des usagers ou à l’effarouchement du chamois, le tribunal souligne qu’il n’est pas démontré que ces mesures auraient permis d’éviter le danger. Mais puisqu’elles n’ont pas été mises en œuvre, comment pourrait-on le savoir ?

En revanche, ordonner la mise à mort d’un animal sauvage n’appelle aucun commentaire sur la proportionnalité. La vie de ce chamois ne constitue pas, dans ce raisonnement spéciste, un intérêt à mettre en balance.

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