Transparence forcée : One Voice dévoile l’envers du décor pour les microcèbes du MNHN

Transparence forcée : One Voice dévoile l’envers du décor pour les microcèbes du MNHN

Transparence forcée : One Voice dévoile l’envers du décor pour les microcèbes du MNHN 28.09.2024
Ile-de-France
Transparence forcée : One Voice dévoile l’envers du décor pour les microcèbes du MNHN Expérimentation animale

Après avoir obtenu une nouvelle victoire devant le tribunal administratif de Versailles le 31 mai dernier, nous avons enfin reçu du MNHN une partie des documents demandés : procédures douteuses, reclassements injustifiés, documents manquants… Voici quelques révélations !

Depuis 2021, nous demandons la fermeture du plus grand élevage au monde de microcèbes mignons destinés à l’expérimentation. Plus de 500 de ces lémuriens y sont parqués pour être utilisés dans des laboratoires. Afin de dévoiler les pratiques qui y ont cours, nous avons exigé une totale transparence de la part du Muséum national d’Histoire naturelle. 

Nous sommes allés devant le tribunal administratif de Versailles à deux reprises, et en avril dernier, le juge a une fois de plus enjoint au MNHN de nous transmettre les évaluations éthiques des projets expérimentaux impliquant ces primates.

Des zones d’ombre persistantes

Alors qu’il leur a donné deux mois pour nous transmettre l’ensemble des documents concernant les projets d’expérimentation animale sur les microcèbes depuis 2013, nous n’avons encore aucune trace des projets entrepris entre 2013 et 2015. Par ailleurs, nos recherches récentes nous laissent penser que d’autres projets expérimentaux impliquant des microcèbes ont été réalisés en 2023 et 2024, sans que les documents correspondants nous aient été communiqués. C’est pourquoi nous avons de nouveau contacté le MNHN, exigeant la transmission immédiate de tous les documents relatifs aux expérimentations sur les microcèbes!

Des procédures douteuses, des animaux sacrifiés

Les documents que nous avons pu obtenir à la suite de cette décision révèlent des passages inquiétants, confirmant ce que nous redoutions depuis longtemps : les procédures ne sont pas strictement respectées. Un exemple frappant est ce commentaire trouvé dans l’une des évaluations :

« Étant donné que ce modèle animal est précieux, il pourrait être judicieux de mettre ici légère ou modérée car sinon […] ils ne pourront pas être réutilisés. »

Ce passage est une illustration claire de l’attitude des chercheurs vis-à-vis des microcèbes. Ces animaux, loin d’être traités comme des êtres sensibles, sont perçus comme de simples « modèles », des ressources à optimiser. Plutôt que de suivre des critères rigoureux pour évaluer leur souffrance, il apparaît que leur priorité est de la minimiser et de maximiser l’utilisation de ces animaux. 

D’autres éléments soulevés dans ces évaluations posent également question. Certains reclassements proposés par le comité d’éthique semblent arbitraires. Par exemple, nous avons relevé un cas où la chirurgie pour la pose et le retrait d’implants télémétriques a été reclassée de « sévère » à « modérée » sans aucune explication le justifiant.

Ces petits animaux aux grands yeux sont des êtres sentients alors, pour que leur calvaire cesse, signez la pétition !

Statut de protection des loups : la décision de la Commission européenne constitue un grave recul pour la conservation de l’espèce et la biodiversité

Statut de protection des loups : la décision de la Commission européenne constitue un grave recul pour la conservation de l’espèce et la biodiversité

Statut de protection des loups : la décision de la Commission européenne constitue un grave recul pour la conservation de l’espèce et la biodiversité
26.09.2024
Europe
Statut de protection des loups : la décision de la Commission européenne constitue un grave recul pour la conservation de l’espèce et la biodiversité
Animaux sauvages

Nous, associations engagées pour la protection de la faune et de la biodiversité (ASPAS, FERUS, Focale pour le Sauvage, One Voice, le Pôle Grands Prédateurs et Vigie Jura), dénonçons fermement la récente décision de l’Union européenne du 25 septembre 2024 quant au déclassement des loups d’espèce « strictement protégée » à « protégée ». Cette mesure, qui nie les conventions internationales et valide l’abaissement des réglementations de conservation des loups en Europe, va à l’encontre des efforts déployés depuis des décennies pour préserver cette espèce essentielle et son rôle dans l’équilibre de nos écosystèmes naturels.

Les loups : une espèce clé de voûte de notre biodiversité

Les loups sont une espèce indispensable à la régulation des populations de grands herbivores, contribuant ainsi à la diversité des habitats et à la santé des forêts. Leur retour progressif en Europe et leur présence au sein de nos forêts, bien que contestés par certains, permettent de rétablir un équilibre naturel indispensable dans les écosystèmes de plusieurs régions, de disperser les herbivores et favoriser ainsi la régénération forestière. Ces animaux ont fait lobjet de politiques de protection rigoureuses qui ont démontré leur efficacité en permettant à leur population de se reconstituer et de jouer à nouveau leur rôle écologique essentiel. Le déclassement des loups comme strictement protégés met en péril les efforts de conservation menés depuis plusieurs décennies ainsi que la population lupine, considérée en mauvais état par lUnion internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Une décision politique irresponsable et dangereuse

La décision de lUnion européenne est non seulement un coup porté aux politiques de préservation de la biodiversité, mais constitue également une réponse simpliste à des pressions économiques venant des lobbies agricoles qui prônent une agriculture productiviste et soutiennent des éleveurs qui refusent dadopter des solutions de coexistence avec les loups.

Plutôt que de renforcer les programmes daide, de sensibilisation et de soutien aux éleveurs pour protéger leurs troupeaux de manière durable, cette décision privilégie la voie de la régression écologique. Elle crée un précédent dangereux qui risque de mener lUnion européenne à accepter dautres régressions environnementales (lynx, castors, ours, cétacés, etc.). Cette prise de position nie tout simplement l’ensemble du travail des éleveurs favorables à la cohabitation et les dépenses publiques qui ont pu être menées afin de mettre en place des moyens de protection des troupeaux dans le but dune cohabitation harmonieuse.

L’impact des choix de consommation

Nous, consommateurs, avons un rôle crucial à jouer dans la protection des loups et de la biodiversité. En soutenant des modes d’élevage respectueux de la faune sauvage et en privilégiant des produits issus dexploitations qui sengagent dans une cohabitation pacifique avec les prédateurs, nous pouvons influencer directement les choix agricoles. En revanche, en continuant de soutenir des éleveurs qui militent pour l’éradication des loups, nous contribuons à la destruction de notre patrimoine naturel commun et à leffondrement de nos écosystèmes.

Une urgence pour la biodiversité européenne en pleine 6e  extinction de masse

Cette décision politique irresponsable intervient à un moment critique où la biodiversité européenne est déjà gravement menacée. Elle envoie un message dangereux non seulement en France – où larrêté du 21 février 2024 a déjà grandement assoupli les conditions d’abattage des loups – mais dans toute l’Europe. Céder à des pressions de court terme au détriment de politiques de conservation à long terme est une erreur aux conséquences écologiques profondes.

Nous appelons l’Union européenne, les États membres et les eurodéputés à revenir sur cette décision et à se tourner vers des solutions durables  permettant de concilier la protection des espèces sauvages et les activités humaines. Les loups, qui font déjà lobjet de nombreuses dérogations à leur protection, ne doivent pas voir leur statut de protection amoindri, ce qui faciliterait radicalement leur abattage.

Nos actions et nos engagements

Les associations signataires de ce communiqué continueront à se mobiliser pour défendre les loups et la biodiversité face à cette nouvelle menace. Nous invitons tous les citoyens européens à soutenir cette cause, à faire des choix alimentaires éclairés et à se joindre à nos actions pour que lEurope reste un territoire de coexistence et de respect du Vivant.

Il appartient à chacun.e dinterpeller les eurodéputés afin de faire respecter les droits du Vivant et préserver notre bien commun : il en va de lintérêt général.

Signez pour l’arrêt de la persécution des loups Signez pour l’arrêt de la persécution des loups Signez pour l’arrêt de la persécution des loups Signez pour l’arrêt de la persécution des loups Signez pour l’arrêt de la persécution des loups Signez pour l’arrêt de la persécution des loups Signez pour l’arrêt de la persécution des loups Signez pour l’arrêt de la persécution des loups Signez pour l’arrêt de la persécution des loups Signez pour l’arrêt de la persécution des loups

Galliformes de montagne : en 2024, One Voice repart au combat!

Galliformes de montagne : en 2024, One Voice repart au combat!

Galliformes de montagne : en 2024, One Voice repart au combat!
24.09.2024
Galliformes de montagne : en 2024, One Voice repart au combat!
Animaux sauvages

L’an dernier, nos recours en justice ont permis de sauver plus de 1000 galliformes. Cette année encore, les préfets s’apprêtent à réautoriser leur chasse. Perdrix grises de montagne, perdrix bartavelles, tétras-lyres, gélinottes des bois, lagopèdes alpins… tous sont visés alors même que les populations sont en diminution constante. Ils subissent déjà de plein fouet le changement climatique et la destruction de l’herbe par les brebis d’élevage, qui ne leur permet plus de nourrir leurs oisillons. Des Alpes aux Pyrénées, nous attaquerons les arrêtés en urgence pour exiger la suspension des opérations ! Premières audiences au tribunal administratif de Grenoble le 27 septembre à 9h30 et le 1 octobre à 11h pour l’Isère, la Savoie et la Haute-Savoie, et au tribunal administratif de Marseille le 7 octobre à 14h pour les Alpes-de-Haute-Provence. 

En 2023, un nombre inédit de victoires et des chasseurs renvoyés dans les cordes par le Conseil d’État

L’année dernière, les chasseurs de galliformes des Alpes ont dû ranger leurs fusils au placard quelques jours après l’ouverture grâce à nos nombreuses victoires en justice. Pris de panique, ils ont bien évidemment cherché à contre-attaquer en saisissant le Conseil d’État contre les jugements qui nous avaient donné raison. Mais la réponse fut rapide : que ce soit pour la Haute-Savoie, la Savoie ou les Alpes-de-Haute-Provence, les juges du Palais Royal ont balayé d’un revers de main et rejeté tous ces recours.

La chasse de ces oiseaux est tristement révélatrice des mentalités dépassées d’un petit groupe d’individus qui pensent que la nature leur appartient. Ainsi pour eux, aucun problème quant à tirer sur des animaux d’espèces au bord de l’extinction, qui voient leur habitat réduit à peau de chagrin à cause du réchauffement climatique et du pastoralisme intensif, au nom de leur seul « loisir » ! Si l’objectif des chasseurs était la destruction pure et simple de la biodiversité, ils ne s’y prendraient pas autrement.

En 2024, des Alpes aux Pyrénées, sauver autant d’individus que possible!

Le 15 septembre, c’est dans les Alpes qu’ont débuté les abattages de ces oiseaux emblématiques des montagnes françaises. En Savoie, en Haute-Savoie, en Isère et dans les Alpes-de-Haute-Provence, les chasseurs enfilent leurs bottes et, armés de leurs fusils, les traquent jusque dans les moindres recoins. Nous ne les laisserons pas faire !

Évidemment, les préfets ont attendu vendredi soir pour publier les actes fixant le nombre d’oiseaux pouvant être tués, stratégie bien connue pour nous empêcher de saisir la justice dans les temps. Mais nous nous tenions prêts, avec nos avocats, et les recours sont d’ores et déjà déposés ! Le 27 septembre à 9h30 et le 1 octobre à 11h, c’est le tribunal administratif de Grenoble qui se prononcera sur les arrêtés pour la Savoie, la Haute-Savoie et l’Isère. Le 7 octobre à 14h, les juges de Marseille examineront notre recours pour les Alpes-de-Haute-Provence.

Signez notre pétition pour une réforme radicale de la chasse Signez notre pétition pour une réforme radicale de la chasse Signez notre pétition pour une réforme radicale de la chasse Signez notre pétition pour une réforme radicale de la chasse Signez notre pétition pour une réforme radicale de la chasse Signez notre pétition pour une réforme radicale de la chasse Signez notre pétition pour une réforme radicale de la chasse Signez notre pétition pour une réforme radicale de la chasse Signez notre pétition pour une réforme radicale de la chasse Signez notre pétition pour une réforme radicale de la chasse

Jeux Olympiques : One Voice et ses partenaires réclament la fin des épreuves avec des chevaux

Jeux Olympiques : One Voice et ses partenaires réclament la fin des épreuves avec des chevaux

Jeux Olympiques : One Voice et ses partenaires réclament la fin des épreuves avec des chevaux
23.09.2024
Jeux Olympiques : One Voice et ses partenaires réclament la fin des épreuves avec des chevaux

Dans un courrier adressé au Comité international olympique, nous joignons notre voix à celle des associations PAZ, L214, Peta France et Gaia afin de mettre un terme aux épreuves d’équitation des JO. Les chevaux ne doivent plus subir d’entraînements jusqu’au bout de leurs forces, ni le transport stressant inhérents à cette discipline. Nous réclamons pour eux le statut d’animal familier, qui les sortirait enfin de la catégorie des animaux de rente.

Si les Jeux Olympiques se veulent une fête, ils ne le sont pas pour les chevaux contraints d’y participer.

Afin de remporter titres et médailles, ils subissent un entraînement harassant. Entravés par les mors et autres éperons, ils sont forcés de réaliser de véritables prouesses physiques qui n’ont rien de naturel et les mettent en danger. Et lorsqu’ils ne satisfont pas leur cavalier, c’est souvent le fouet qui les rappelle à l’ordre. Pour eux, participer à des concours est tout sauf gratifiant. Ceux qui sont sélectionnés doivent aussi vivre l’angoisse des longs trajets, y compris en avion, et l’attente interminable dans des box minuscules. 

Un sport violent, parfois mortel

À chaque compétition, les coups et les chutes se multiplient. Pendant les Jeux de Tokyo, en 2021, Saint Boy, en détresse évidente face aux obstacles, avait été victime de l’acharnement de la cavalière Annika Schleu. Pire : gravement blessé, Jet Set a été tué. Des drames loin d’être des faits isolés. Cette année encore, à Paris, des chevaux ont refusé les sauts qui leur étaient imposés ou sont violemment tombés en tentant d’obéir. Qu’adviendra-t-il de ces animaux jugés insuffisamment dociles, insuffisamment compétitifs ? Vont-ils être envoyés à l’abattoir, comme de nombreux autres « en bout de course » ? Ou seront-ils montés jusqu’à mourir d’éreintement, à l’image de Flogas Sunset Cruise ?

À l’instar du pentathlon moderne, qui a annoncé que son épreuve d’équitation serait remplacée par une course d’obstacles à pied, nous demandons au Comité international olympique de renoncer à son tour aux disciplines exploitant des chevaux.

Pour qu’ils bénéficient enfin du statut d’animal familier et de la même protection que nos compagnons chiens et chats, signez notre pétition.

Battues affinitaires dans l’Indre : nous saisissons le Conseil d’État

Battues affinitaires dans l’Indre : nous saisissons le Conseil d’État

Battues affinitaires dans l’Indre : nous saisissons le Conseil d’Etat 20.09.2024
Battues affinitaires dans l’Indre : nous saisissons le Conseil d’Etat
Animaux sauvages

Le juge des référés du tribunal administratif de Limoges vient de rejeter notre requête contre l’arrêté autorisant les « battues affinitaires » de sangliers dans le département de l’Indre… sans même s’intéresser à sa légalité ! Il a refusé de se prononcer dans le cadre d’une procédure d’urgence, et il faudra donc attendre de longs mois – et combien de sangliers tués ? – avant d’obtenir un jugement définitif.  Face au risque de voir les préfets transférer massivement leurs pouvoirs aux chasseurs, nous attaquons ce jugement devant le Conseil d’État. 

Dans l’Indre, le chèque en blanc du préfet aux chasseurs validé par le tribunal

Il y a quelques jours, nous avons saisi le juge des référés en urgence pour faire suspendre cet arrêté autorisant des « battues affinitaires » – une notion inventée de toutes pièces par le préfet pour permettre de tuer un maximum de sangliers. Pourtant, le juge a rejeté notre demande sans même s’intéresser à la légalité de l’arrêté en question. Il s’est contenté de considérer que, au regard des statistiques avancées par la préfecture sur les dégâts, les battues ne pouvaient pas être suspendues en urgence, qu’elles soient légales ou non. 

Ce rejet est d’autant plus incompréhensible que les sangliers sont traqués partout et tout le temps dans le département. Pour la plupart des espèces, la chasse est ouverte entre septembre et février. Pour eux, c’est toute l’année ! Et ils peuvent être abattus dans le cadre de leur classement comme espèce susceptible d’occasionner des dégâts (ESOD). Mais tout cela ne leur suffit jamais, et le préfet a tout simplement décidé de transférer son pouvoir aux chasseurs. Les chasseurs doivent se frotter les mains : “Jamais mieux servis que par soi-même”, se disent-ils sans doute… C’est compter sans notre détermination à faire suspendre cette décision inacceptable.

Stop aux dérives ! Nous saisissons le Conseil d’État

Convaincus que l’arrêté préfectoral sera déclaré illégal à l’issue de la procédure au fond, qui devrait aboutir dans plusieurs mois, nous avons décidé de porter cette affaire devant le Conseil d’État. Il est inacceptable que l’organisation de battues, déjà si souvent illégales, soit déléguée aux lieutenants de louveterie sans contrôle ni garantie. 

Nous attendons donc du Conseil d’État qu’il réaffirme le primat de la loi et qu’il envoie un message clair aux préfets :  » Vous êtes chargés de l’intérêt général, et non de l’intérêt des chasseurs !”. Pour nous aider à faire passer ce message, signez pour une réforme radicale de la chasse !

Signez pour une réforme radicale de la chasse Signez pour une réforme radicale de la chasse Signez pour une réforme radicale de la chasse Signez pour une réforme radicale de la chasse Signez pour une réforme radicale de la chasse Signez pour une réforme radicale de la chasse Signez pour une réforme radicale de la chasse Signez pour une réforme radicale de la chasse Signez pour une réforme radicale de la chasse Signez pour une réforme radicale de la chasse

Protection stricte du loup : 300 ONG européennes co-signent une déclaration commune

Protection stricte du loup : 300 ONG européennes co-signent une déclaration commune

Protection stricte du loup : 300 ONG européennes co-signent une déclaration commune
19.09.2024
Protection stricte du loup : 300 ONG européennes co-signent une déclaration commune
Animaux sauvages

Alors qu’une réunion décisive doit se tenir prochainement au sein de l’UE pour discuter de la proposition de rabaisser le niveau de protection des loups, plus de 300 organisations européennes, dont One Voice, manifestent leur opposition à ce projet rétrograde, dans une déclaration commune publiée le 19 septembre à l’initiative du Bureau européen de l’environnement (BEE).

L’UE doit maintenir la protection stricte des loups et renforcer les efforts de coexistence : ne réduisez les progrès faits en matière de conservation !

Les organisations de la société civile et de protection des animaux soussignées appellent les États membres de l’UE à rejeter la proposition de la Commission européenne visant à affaiblir le statut de protection des loups dans le cadre de la Convention de Berne. Nous vous demandons instamment d’intensifier les efforts pour parvenir à la coexistence avec les grands carnivores, tels que les loups et les ours.

Le loup est une espèce strictement protégée et doit le rester selon les preuves scientifiques. Autrefois presque disparus en raison des persécutions, de la chasse et de la destruction de leur habitat, les loups ont fait un retour remarquable dans les paysages européens, grâce à la protection juridique accordée par le droit international et européen, ainsi qu’aux efforts des autorités environnementales compétentes, des agriculteurs, des scientifiques, des ONG et des communautés locales. Cependant, leurs populations sont encore loin d’être dans un état de conservation bon et viable (1). La dernière évaluation de l’UICN montre que six des neuf populations transfrontalières de loups de l’UE sont vulnérables ou quasi menacées. Abaisser leur niveau de protection aujourd’hui exposerait l’espèce à un risque accru et compromettrait l’obligation légale de l’Union européenne de parvenir à des populations de loups viables et stables.

À l’heure actuelle, aucune base scientifique ne permet de justifier une modification de la législation existante à l’échelle de l’UE. Le rétablissement du loup est toujours en cours et les principaux objectifs de la convention de Berne et de la directive « Habitats » (à savoir assurer la restauration et la conservation des espèces menacées) n’ont pas encore été atteints. En outre, et comme le confirme l’analyse approfondie de la Commission, il n’existe aucune preuve scientifique que l’abattage réduise effectivement la déprédation des animaux d’élevage. L’objectif de la proposition de la Commission est de réduire la déprédation causée par les loups, mais il n’existe aucune preuve scientifique de l’efficacité de l’abattage pour y parvenir. En fait, il pourrait même être contre-productif et augmenter les attaques sur les animaux d’élevage car il risque de perturber la structure sociale des loups.

La proposition de la Commission intervient à un moment où des efforts sont déployés pour assurer la coexistence entre les communautés locales et les populations de loups. Au cours des dix dernières années, l’Union européenne et ses États membres ont consacré beaucoup de temps et de ressources à l’amélioration de la coexistence. Cette démarche est facilitée par plusieurs plateformes européennes et régionales, ainsi que par des projets réussis financés par LIFE, qui présentent des solutions mutuellement bénéfiques à court et à long terme. La proposition visant à réduire la protection des loups compromet tous ces efforts et investissements. Elle s’éloignerait de l’objectif de l’UE de parvenir à une coexistence harmonieuse entre l’homme et les grands carnivores.

Nous sommes conscients des défis que pose le retour du loup dans certaines régions de l’UE et de l’impact qu’il peut avoir sur les agriculteurs et les propriétaires d’animaux. Il est donc essentiel de redoubler d’efforts pour rendre les mesures de prévention existantes (telles que les clôtures, les chiens de garde et le renforcement de la présence humaine) plus accessibles aux propriétaires d’animaux et de les aider en leur fournissant les outils de prévention appropriés. Les efforts doivent être maintenus pour adapter les solutions existantes à leurs besoins. S’éloigner d’une approche de coexistence pour abaisser le niveau de protection du loup reviendrait à ignorer tous les éleveurs qui ont investi et protègent avec succès leurs troupeaux contre les loups depuis des années.

Il est essentiel de reconnaître que la sauvegarde des loups en Europe va au-delà de la protection d’une seule espèce ; elle implique la préservation de la biodiversité et la promotion d’une cohabitation équilibrée avec la nature. Les loups jouent un rôle essentiel dans la stabilité des écosystèmes. Leur retour dans des régions où ils avaient été éradiqués constitue une avancée significative en matière de conservation. Dans le contexte actuel de crise mondiale de la biodiversité, nous ne pouvons pas risquer de compromettre ces progrès.

Des enquêtes récentes indiquent que le public des États membres est très favorable au maintien de mesures de protection strictes et à la promotion de la coexistence avec les loups, même au sein des communautés rurales les plus touchées par la présence des grands carnivores. Les loups font partie intégrante de notre patrimoine et de nos paysages européens communs.

Plutôt que de réduire la protection des loups, l’Union européenne devrait au contraire :

  • Maintenir et renforcer les efforts visant à promouvoir la coexistence entre les loups et les communautés locales, en mettant l’accent sur les mesures de prévention visant à réduire les déprédations sur les animaux d’élevage et en améliorant les systèmes d’indemnisation. De nombreux États membres devraient mieux utiliser les informations existantes sur les mesures de coexistence, les exemples de bonnes pratiques et les possibilités de financement de l’UE.
  • Veiller à l’application correcte de la protection juridique offerte par la directive « Habitats » dans tous les États membres et mettre fin à la chasse illégale aux loups. Les États membres doivent dissuader les crimes contre l’environnement et non les légaliser, comme l’a confirmé la Cour de justice de l’Union européenne dans une affaire récente (2).
  • Soutenir les initiatives visant à sensibiliser les citoyens et à leur fournir des informations précises et scientifiquement fondées sur les loups, notamment sur les avantages écosystémiques et socio-économiques apportés par les grands carnivores et sur le comportement à adopter en cas de rencontre. Les citoyens de l’UE ont le droit d’être bien informés.
  • Respecter le processus scientifique en bonne et due forme inscrit dans la législation européenne relative à la conservation de la nature. Conformément à l’article 17 de la directive « Habitats », les États membres présenteront leur évaluation de l’état de conservation en 2025. Toute discussion sur le statut de protection doit se fonder sur ces rapports et non sur des pressions politiques.

L’abaissement des protections juridiques pour le loup n’entraverait pas seulement les efforts de conservation, mais irait également à l’encontre du fort soutien du public et des preuves scientifiques en faveur de la conservation du loup en Europe. En outre, la proposition de la Commission européenne, motivée par des considérations politiques, risque fort de créer un précédent pour d’autres espèces et d’ouvrir la voie à d’autres modifications des lois européennes sur la nature. Cela entraînerait une incertitude juridique et ferait reculer des années d’efforts de conservation efficaces sur l’ensemble du continent. Une telle décision ternirait gravement la réputation de l’UE en tant que leader dans le domaine de la protection de l’environnement.

  1. Les populations de loups de l’UE sont dans un état de conservation défavorable ou inadéquat dans six des sept régions biogéographiques, selon les évaluations les plus récentes réalisées en vertu de l’article 17 de la directive « Habitats ».
  2. Arrêt du 11 juillet 2024, WWF Österreich et autres, affaire C-601/22, ECLI:EU:C:2024:595.

Version originale (en anglais) disponible ici.

À l’aéroport Charles de Gaulle, des singes de l’île Maurice transportés par SmartLynx Airlines vers Boston. Nous y serons !

À l’aéroport Charles de Gaulle, des singes de l’île Maurice transportés par SmartLynx Airlines vers Boston. Nous y serons !

À l’aéroport Charles de Gaulle, des singes de l’île Maurice transportés par SmartLynx Airlines vers Boston. Nous y serons !
19.09.2024
À l’aéroport Charles de Gaulle, des singes de l’île Maurice transportés par SmartLynx Airlines vers Boston. Nous y serons !
Expérimentation animale

One Voice a été alertée par Abolicion Viviseccion de l’implication de SmartLynx Airlines dans le transport de singes originaires de Maurice vers les États-Unis en passant par l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Le vol est prévu lundi prochain. Un happening aura lieu le 23 septembre à 11h rue du moulin 95700 Roissy en France pour dénoncer cette complicité inacceptable.

Ces animaux intelligents, sensibles, vont endurer un stress et une anxiété extrêmes. Enfermés dans de minuscules cages, ils seront transportés en soute, exposés aux bruits assourdissants et aux sensations déstabilisantes d’un trajet de plus de 21 heures. Cependant, tout cela n’est rien comparé à ce qui les attend une fois arrivés à destination. Nos récentes investigations sur les élevages de primates à Maurice ont mis en lumière les conditions éprouvantes que subissent ces animaux avant même leur départ.

Face à cette nouvelle, nous avons décidé d’agir. Nous organiserons, le 23 septembre à 11h, lors de l’escale à l’aéroport de Roissy, un happening pacifique. Nous comptons envoyer un message clair pour dénoncer ces pratiques et pousser la compagnie aérienne SmartLynx Airlines à se retirer du transport de primates pour l’expérimentation.

Grâce à l’engagement de notre association et de ses partenaires, nous avons déjà obtenu une grande victoire : Air France a décidé de stopper le transport de primates destinés aux laboratoires. Nous continuons d’exiger que toutes les compagnies aériennes, et notamment SmartLynx Airlines, lui emboîtent le pas et cessent immédiatement ces transports. Il est inconcevable que des entreprises continuent de se rendre complices de la torture de milliers d’animaux.

Joignez-vous à nous pour appeler SmartLynx Airlines à cesser définitivement son implication active et commerciale dans le transport des singes vers une vie d’expérimentations sans fin.

Dites stop à l’utilisation des macaques dans les laboratoires ! Dites stop à l’utilisation des macaques dans les laboratoires ! Dites stop à l’utilisation des macaques dans les laboratoires ! Dites stop à l’utilisation des macaques dans les laboratoires ! Dites stop à l’utilisation des macaques dans les laboratoires ! Dites stop à l’utilisation des macaques dans les laboratoires ! Dites stop à l’utilisation des macaques dans les laboratoires ! Dites stop à l’utilisation des macaques dans les laboratoires ! Dites stop à l’utilisation des macaques dans les laboratoires ! Dites stop à l’utilisation des macaques dans les laboratoires !

Les réponses floues et silences embarrassés des géants des produits ménagers à nos questions

Les réponses floues et silences embarrassés des géants des produits ménagers à nos questions

Les réponses floues et silences embarrassés des géants des produits ménagers à nos questions 09.10.2024
France
Les réponses floues et silences embarrassés des géants des produits ménagers à nos questions Expérimentation animale

Ma lessive est-elle testée sur des souris ? Mon lave-vitre … sur des chats ? Les tablettes lave-vaisselle… poissons ? Alors que les tests sur les animaux pour les produits ménagers finis ne sont pas exigés par la réglementation européenne et française, certaines grandes marques restent floues. Malgré nos demandes de clarification, seules quelques-unes s’engagent clairement contre ces pratiques, tandis que d’autres répondent par des déclarations ambiguës — voire par le silence.

Alors que depuis des années One Voice combat l’expérimentation animale en France et en Europe, nous avons décidé de mener l’offensive contre les tests sur les produits ménagers finis. Pourquoi parler de « produits finis » ? Parce que tous les ingrédients entrant dans leur composition ont déjà été testés conformément à la réglementation européenne. Tester à nouveau ne fait que répéter des évaluations déjà réalisées sur ces individus. 

Animal Testing a déjà entrepris un important travail de recherche sur les tests pratiqués pour ces articles et dénoncé l’opacité des entreprises à ce sujet. En prolongeant son travail, nous souhaitons non seulement renforcer cette dénonciation, mais aussi attirer l’attention sur des pratiques insupportables, comme celle de forcer des lapins à subir des sprays de désinfectant dans les yeux pendant des heures pour évaluer le potentiel d’irritation cutanée.

One Voice, à travers la coalition EEB (Bureau Européen de l’Environnement), a soutenu les ambitions du Pacte Vert européen visant à protéger la santé des consommateurs et des travailleurs. Nous avons milité pour que les travailleurs exposés à ces substances soient inclus dans les politiques de protection. Dans ce cadre, nous avons contribué activement aux discussions sur les réglementations REACH et CLP, en collaboration avec les coalitions ECEAE (Coalition Européenne pour l’Abolition de l’Expérimentation Animale) et CFE (Cruelty Free Europe), dont nous sommes les représentants en France. Nous avons également participé activement à l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) pour abolir les tests sur les animaux. Pourtant, malgré ces efforts, le Pacte Vert a été affaibli et aujourd’hui, alors que l’interdiction des tests sur les cosmétiques se voit menacée, des êtres vivants continuent par exemple de recevoir des sprays de désinfectant dans les yeux pendant des heures pour évaluer le potentiel d’irritation cutanée.

Une réglementation européenne insuffisante

Si la législation européenne impose des évaluations sur les substances chimiques, elle n’exige en rien des essais sur les articles finis eux-mêmes. Mais elle ne l’interdit pas non plus. Face à cette ambiguïté, certaines entreprises continuent de pratiquer ces évaluations, préférant suivre cette voie plutôt que d’investir dans des alternatives modernes. Elles se justifient par des obligations réglementaires et des impératifs de sécurité des consommateurs, exploitant ainsi les zones grises de la législation.

Nous avons contacté plusieurs mastodontes de la grande distribution afin de leur demander directement si leurs produits d’entretien finis sont testés sur les animaux. Nous avons sollicité Reckitt Benckiser, Procter & Gamble, Henkel, et Unilever. Les réponses obtenues sont révélatrices et soulèvent de sérieuses questions sur l’engagement réel de ces industriels pour la fin de ces pratiques.

  • Procter & Gamble (M. Propre, Ariel, Febreze etc.) se distingue par sa transparence en affirmant ne pas effectuer d’expériences sur les êtres vivants.
  • Reckitt Benckiser (Cillit Bang, St Marc, Harpic, etc.) a répondu de manière ambiguë : « Bien que certaines autorités gouvernementales exigent que certains produits soient testés sur des animaux dans le cadre de leurs réglementations, nous nous engageons à éliminer autant que possible les tests sur les animaux de nos produits ». Cette formulation laisse penser que ces pratiques pourraient être encore en cours pour certains de leurs articles, sans qu’ils précisent lesquels ni dans quelles circonstances. Une réponse floue qui ne saurait inspirer confiance.
  • Henkel (Mir, Le Chat etc.) déclare : « Nous avons un engagement clair : nous ne testons pas nos détergents et produits d’entretien sur les animaux, et nous ne demandons pas à des tiers de le faire en notre nom. Cet engagement s’applique à notre portefeuille de produits dans le monde entier. Malheureusement, il existe encore dans le monde certains marchés sur lesquels les tests sur les animaux sont obligatoires ». Une réponse qui soulève plus de questions qu’elle n’apporte d’explications : Henkel ne précise ni quels « marchés » imposeraient ces expérimentations, ni quels articles seraient concernés. Ce manque de transparence alimente le doute sur leurs pratiques actuelles, rendant impossible pour le consommateur de discerner la réalité derrière cet engagement.
  • Enfin, Unilever (Sun, Cif, etc.), malgré plusieurs relances, a tout simplement choisi de ne pas répondre à notre demande. Ce silence en dit long. 

Ces réponses floues ressemblent davantage à un exercice de communication qu’à de véritables engagements. L’ « éthique washing » semble prospérer, à grand renfort de formulations ambiguës et de silences stratégiques. Mais ne soyons pas dupes : derrière ces discours de façade se cachent des pratiques que les consommateurs ont le droit de connaître.

Des souffrances évitables grâce aux alternatives 

Il existe aujourd’hui des méthodes fiables pour évaluer la sécurité des produits ménagers : modélisations informatiques, tests sur cellules humaines, ou encore exploitation des données bibliographiques existantes. De plus, chacun peut opter pour des solutions simples et écologiques au quotidien : le vinaigre blanc contre le calcaire, le bicarbonate pour nettoyer et désinfecter, ou encore des tissus lavables plutôt que des lingettes jetables. Ces alternatives évitent non seulement la souffrance animale, mais aussi son impact environnemental.

Un appel à la responsabilité des entreprises

Aujourd’hui, la transparence doit être la norme. 

Nous appelons toutes les marques du secteur à s’engager fermement contre l’expérimentation animale. Parallèlement, les citoyens peuvent, eux aussi, contribuer à ce changement en choisissant des labels certifiés sans cruauté et en soutenant les marques qui s’engagent sans équivoque pour les méthodes alternatives.

Exigez avec nous la fin des tests sur les animaux pour les produits ménagers finis en signant notre pétition.

« Au cœur des félins » dans le Tarn : un « refuge » qui ressemble à s’y méprendre… à un cirque !

« Au cœur des félins » dans le Tarn : un « refuge » qui ressemble à s’y méprendre… à un cirque !

« Au cœur des félins » dans le Tarn : un « refuge » qui ressemble à s’y méprendre… à un cirque !
18.09.2024
« Au cœur des félins » dans le Tarn : un « refuge » qui ressemble à s’y méprendre… à un cirque !
Exploitation pour le spectacle

Début juin, nous sommes alertés : un nouveau parc vient d’ouvrir ses portes dans le Tarn. Sur sa page Facebook, l’établissement « Au cœur des félins » se vante de « sensibiliser au respect et à la conservation de la faune sauvage ». Étant donné les photos mises en ligne – des enclos et tabourets ressemblant étrangement au matériel utilisé dans les cirques ; des tigreaux à l’intérieur d’une maison, sur un canapé, d’autres nourris au biberon au lieu d’être auprès de leur mère -, nous avons voulu en savoir plus. Notre enquête révèle une tout autre réalité, bien éloignée du bien-être animal et de la conservation des espèces.

generics.video.play

Un refuge ? À coups de fouet, de cris et de numéros humiliants

On nous parle d’un projet de refuge pour accueillir des félins des cirques sur plusieurs hectares, tout en restant très opaque sur la provenance des fonds : la construction se fera sans collecte de dons, sans demande de subventions, et sans faire payer la visite. On se demande bien comment et quand le projet verra le jour.

En attendant, Maya, Thor et Malish, les deux tigres et le lion du dresseur, sont toujours enfermés dans un enclos minuscule avec, pour abri, un camion. Pour amuser le public, on les menace à coups de baguette et on les fait monter sur des tabourets, marcher sur deux pattes, sauter les uns par-dessus les autres. Des comportements tout ce qu’il y a de plus naturel… sous les chapiteaux des cirques.

“Refuge pédagogique”, cela veut dire éduquer sur les grands fauves que sont les tigres et les lions. Les laisser vivre une vie sans stress, sans les soumettre pour amuser la galerie. Tripoter, embrasser et faire sauter des animaux sauvages sur des tabourets sous la menace des coups, c’est tout sauf de la pédagogie, cela fait passer de très mauvais messages. Muriel Arnal Présidente de One Voice

Au même titre que le Jungle Park (désormais fermé) ou le Parc-Saint-Léger, « Au cœur des félins » est un cirque fixe. Les animaux y sont dressés, en cage, et doivent se produire en spectacle, peu importe ce qu’ils subissent.

Quand l’État détourne l’esprit de la loi au détriment des animaux

C’est l’un des multiples faux-semblants de la loi du 30 novembre 2021. Interdire la détention d’espèces sauvages dans les cirques itinérants d’ici 2028, tout en laissant à ces mêmes cirques la possibilité de se sédentariser pour continuer d’exploiter ces animaux exactement de la même manière aussi cruelle qu’insensée aujourd’hui. Pire encore, nos dirigeants encouragent cette pratique : à l’été 2023, un arrêté ministériel a créé une équivalence entre les certificats de capacité des circassiens et ceux des zoos, alors que les normes réglementaires des zoos sont différentes. Encore un passe-droit pour les circassiens, en infraction avec les textes. Quand le gouvernement cessera-t-il d’adapter les lois à ses envies ?

L’État a le devoir de venir en aide aux lions, tigres, éléphants, hippopotames, etc., détenus dans les cirques en exigeant leur placement dans des sanctuaires et en finançant la construction de tels lieux. Il l’a annoncé, aurait-il menti ? Laisser dépérir des animaux d’espèces menacées, dont les souffrances dues au dressage et à la captivité font l’objet d’un consensus mondial, sous prétexte que les camions-cages restent garés au même endroit est scandaleux.

Demandez la fin de l’exploitation des animaux dans les cirques Demandez la fin de l’exploitation des animaux dans les cirques Demandez la fin de l’exploitation des animaux dans les cirques Demandez la fin de l’exploitation des animaux dans les cirques Demandez la fin de l’exploitation des animaux dans les cirques Demandez la fin de l’exploitation des animaux dans les cirques Demandez la fin de l’exploitation des animaux dans les cirques Demandez la fin de l’exploitation des animaux dans les cirques Demandez la fin de l’exploitation des animaux dans les cirques Demandez la fin de l’exploitation des animaux dans les cirques

Le préfet de l’Indre contourne les lois pour tuer des sangliers en masse. Nous attaquons!

Le préfet de l’Indre contourne les lois pour tuer des sangliers en masse. Nous attaquons!

Le préfet de l’Indre contourne les lois pour tuer des sangliers en masse. Nous attaquons!
18.09.2024
Le préfet de l’Indre contourne les lois pour tuer des sangliers en masse. Nous attaquons!
Animaux sauvages

Le préfet de l’Indre franchit une nouvelle étape dans l’élimination des populations de sangliers : il vient d’autoriser des battues « affinitaires », une notion inventée de toutes pièces par ses soins pour permettre aux lieutenants de louveterie d’en tuer au maximum selon leur bon vouloir, pendant sept mois sur tout le territoire départemental. Nous attaquons en urgence cet arrêté devant le tribunal administratif de Limoges. Audience le 19 septembre 2024 à 9h30. 

Dans l’Indre, les sangliers sont pris pour cible partout et tout le temps. Pour eux, il n’y a aucun répit : ils peuvent être chassés du 1er juin 2024 au 31 mai 2025, et sont classés “ESOD”, ce qui permet à tout propriétaire de demander à les faire abattre s’ils sont sur son terrain. Par ailleurs, dans certaines “zones sensibles”, ils peuvent même être tués de nuit en avril et mai. Bref, une vie passée à éviter les balles des chasseurs.

Mais ce n’était pas assez pour le préfet, qui vient de décider que, pendant sept mois, les lieutenants de louveterie, chasseurs missionnés par l’État, pourront organiser eux-mêmes autant de battues qu’ils le souhaitent. La loi est pourtant claire : chaque battue administrative doit faire l’objet d’un arrêté préfectoral spécifique, qui doit être limité dans le temps et géographiquement ciblé.

Des « battues affinitaires » pour contourner les lois

Le préfet a inventé de toutes pièces le concept de « battues affinitaires », une notion qui n’existe nulle part dans la loi. Cette stratégie a un objectif : permettre aux lieutenants de louveterie de décider librement des modalités et du calendrier des battues, sans avoir à se soumettre aux contraintes réglementaires, et – surtout ? – sans avoir à adopter un arrêté spécifique pour chaque battue, que nous pourrions attaquer…  Une stratégie qui semble se développer au sein des préfectures, à l’image de l’arrêté de la préfète de l’Ain autorisant le massacre de blaireaux, que nous avons attaqué.

En autorisant ces opérations pendant sept mois sans justification ni limites, le préfet de l’Indre ouvre la voie à un massacre organisé des sangliers. Une dérive de plus qui pourrait bien se généraliser si elle n’est pas rapidement stoppée. Aussi attaquons-nous cet arrêté devant le tribunal administratif de Limoges!

Signez pour une réforme radicale de la chasse Signez pour une réforme radicale de la chasse Signez pour une réforme radicale de la chasse Signez pour une réforme radicale de la chasse Signez pour une réforme radicale de la chasse Signez pour une réforme radicale de la chasse Signez pour une réforme radicale de la chasse Signez pour une réforme radicale de la chasse Signez pour une réforme radicale de la chasse Signez pour une réforme radicale de la chasse