Un lionceau exploité dans un clip : audience en appel le 17 février à Paris

Un lionceau exploité dans un clip : audience en appel le 17 février à Paris

Un lionceau exploité dans un clip : audience en appel le 17 février à Paris
16.02.2026
France
Un lionceau exploité dans un clip : audience en appel le 17 février à Paris
Exploitation pour le spectacle

En 2017, ce très jeune lion a été arraché à sa mère captive d’un cirque pour être vendu et exploité dans un clip vidéo. Signalé aux autorités par un lanceur d’alerte, il a été retrouvé très affaibli et portant des traces de coups. Le 17 février à 9h, la cour d’appel de Paris examinera cette affaire jugée en première instance en 2022. One Voice sera présente au tribunal pour défendre ce petit félin, dénoncer les trafics liés aux cirques et rappeler que ces pratiques illégales continuent de briser des individus, loin des regards.

Crédit photo : © Pompiers de Paris.

Les faits remontent à 2017. Grâce à des images diffusées sur les réseaux sociaux, les autorités découvrent qu’un jeune félin est détenu dans un appartement de Seine-Saint-Denis. Présenté comme un « petit tigre », il s’agit en réalité d’un lionceau. Acheté pour un clip vidéo à des circassiens stationnés en Normandie, puis transporté en voiture jusqu’en Seine-Saint-Denis, il se retrouve enfermé dans un appartement de Noisy-le-Sec.

Une enfance volée

À cet âge, un lionceau devrait téter sa mère et commencer son apprentissage de la vie. Mais, confiné au fond d’une remorque de cirque, séparé de sa famille trop tôt, le petit a d’emblée été livré à la cupidité et l’exploitation. Lorsque des policiers le retrouvent à Noisy-le-Sec, il souffre de multiples pathologies – déshydratation, parasites, carences alimentaires –, arbore une dent cassée et des plaies sur la truffe et le crâne. Saisi in extremis, il a pu être pris en charge dans un refuge.

L’homme poursuivi a reconnu avoir cherché un bébé lion pour le tournage d’un clip vidéo. Il a admis l’avoir fait venir depuis un cirque et l’avoir fait garder dans un appartement, puis, le jour de son interpellation, a prétendu ne plus le détenir. Comment justifier de tels actes et affirmer prendre soin d’un animal, acheté illégalement et transporté d’un appartement à l’autre, dans le but de le dissimuler aux autorités ? Ses mensonges n’ont pas tenu longtemps : le jeune animal a été retrouvé le jour même, faible, blessé et traumatisé dans ce logement.

Des circassiens prêts à tout

Cette affaire n’est pas un cas isolé. Les réseaux impliquant les cirques alimentent d’autres marchés, notamment ceux des taxidermistes, où les animaux, vivants ou morts, ne sont que des marchandises.

En 2018 déjà, la jeune lionne Cersei avait été saisie par les douanes après avoir traversé les mêmes réseaux. Ces affaires s’inscrivent dans le cadre des agissements que nous dénonçons depuis des années, notamment les trafics et maltraitances.

Le 17 février à 9h, la cour d’appel de Paris se penchera à nouveau sur cette affaire. Nous serons présents au tribunal pour défendre ce lionceau et rappeler que les animaux sont des individus à part entière. Agissez avec nous, signez et diffusez notre pétition pour que les animaux des cirques aient enfin une voix.

Cantal : un loup abattu, l’État défaillant. Nous exigeons justice !

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Cantal : un loup abattu, l’État défaillant. Nous exigeons justice !
13.02.2026
Cantal : un loup abattu, l’État défaillant. Nous exigeons justice !
Animaux sauvages

Le 4 février, un loup a été abattu illégalement dans le Cantal. Le tireur évoque une « confusion » avec un renard. Et déjà dans la presse, il est annoncé que l’affaire pourrait se conclure par un simple rappel à la loi. Nous refusons cette banalisation. Nous déposons plainte pour que la mort de ce loup ne sombre pas dans l’indifférence et pour que la loi cesse d’être une promesse vaine.

La fable de « l’erreur »

Selon les déclarations rapportées par le journal La Montagne, le chasseur aurait cru viser un renard avant de découvrir qu’il s’agissait d’un loup. Cette justification soulève une profonde inquiétude. La différence de taille, de morphologie, d’allure est manifeste…

L’identification certaine constitue un principe élémentaire et non négociable de la chasse. Tirer sans certitude relève au minimum d’une négligence grave… et d’un fait très inquiétant pour la sécurité des humains également.

Plaider « l’erreur » ne suffit pas à effacer les faits. Un animal protégé a été abattu. Sa mort est bien réelle. Derrière le mot « confusion », il y a un tir irréversible et un être sentient qui, une fois encore, paye le prix du laxisme.

Une espèce protégée… vraiment ?

Contrairement aux renards, les loups bénéficient d’une protection en droit français et européen, car ils ont été éradiqués par le passé. Leur abattage est interdit par principe, sauf dérogations encadrées. Sur le papier, le cadre juridique est clair.

Pourtant, il est aujourd’hui question d’un simple rappel à la loi pour un acte qui s’apparente à un délit de braconnage. Cette perspective envoie un signal désastreux. Peut-on sérieusement affirmer qu’une espèce est protégée si l’abattage illégal d’un individu se solde par une mesure aussi légère ?

Chaque loup compte. Banaliser la mort de ce loup, c’est nourrir un sentiment d’impunité et affaiblir la crédibilité de l’État de droit en matière environnementale.

Face à cette situation, nous refusons le silence et nous déposons plainte. La loi doit être appliquée avec sérieux, surtout lorsqu’il s’agit de protéger des êtres vivants. Nous demandons que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce tir et que des suites judiciaires proportionnées soient engagées.

Il en va de la crédibilité des politiques de protection de la nature. Il en va aussi du respect dû à une espèce qui n’a fait que retrouver naturellement une partie de son territoire.

Avec nous, exigez la fin de ces massacres, signez notre pétition.

Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups !

Agrandissement de Rousset : le doute gagne les scientifiques !

Agrandissement de Rousset : le doute gagne les scientifiques !

Agrandissement de Rousset : le doute gagne les scientifiques !
12.02.2026
Rousset, Bouches-du-Rhône Agrandissement de Rousset : le doute gagne les scientifiques !
Expérimentation animale

Les révélations de One Voice sur le projet d’agrandissement de Rousset ont déclenché une tempête qui ne faiblit pas. Après la contestation citoyenne, associative et politique, le doute gagne désormais la sphère scientifique. Saisi par le CNRS, le COMETS, comité d’éthique indépendant, a rendu le 27 janvier un avis réservé. Il remet en question la pertinence de ce projet, reconnaît publiquement les capacités cognitives et sociales exceptionnelles des primates non humains et appelle à une transparence totale. Des positions qui font directement écho à nos expertises et nos revendications. Et font vaciller le modèle de l’expérimentation animale.

Après l’opposition massive exprimée lors de la concertation préalable, les questionnements du garant et ceux plus récemment d’un groupe d’eurodéputés, l’avis rendu par le COMETS — groupe composé notamment de douze scientifiques issus de disciplines variées du CNRS  — marque une rupture. Car au-delà des profondes réserves émises contre le projet d’agrandissement du centre de primatologie, il remet en question le recours même aux animaux pratiqué par les laboratoires. Historique.

À l’origine de la mobilisation, One Voice a été entendue par ce comité. Nous avons notamment partagé notre expertise sur les graves problèmes de transparence et d’éthique entretenus par les laboratoires, et porté la voix des milliers de primates soumis chaque année à des expériences.

Le projet de Rousset remis en question

En résonance avec nos arguments, le comité indépendant émet d’abord un sérieux doute sur la « pertinence stratégique et économique » du projet. Dans un contexte européen et mondial qui s’oriente vers la fin de l’expérimentation sur les primates – voire sur tous les animaux – le COMETS demande des réponses documentées et une évaluation par une « expertise scientifique collective et contradictoire », notamment du principal argument de ses partisans : le recours aux primates et sa « nécessité » pour des expériences censées profiter aux seuls humains. Il soulève en outre une question cruciale : est-il moral et acceptable de gaspiller plus de 30 millions d’euros d’argent public pour un projet dont les fondements scientifiques et éthiques restent hautement contestables dans ce milieu et dans la société ?

Les primates enfin considérés

Autre avancée importante que nous saluons : la reconnaissance de la sensibilité incroyable des primates: leurs capacités cognitives, sociales et émotives y sont reconnues au même niveau d’importance que les autres enjeux. Le groupe s’inquiète d’ailleurs de savoir si ces aspects ont été pris en considération dans la conception même du projet.

Le manque de stratégie nationale pointé du doigt

Le COMETS ne s’arrête pas au projet de Rousset. En écho, une fois encore par rapport aux alertes et aux revendications de One Voice, le comité souligne l’urgence d’engager des réformes pour se conformer aux objectifs fixés par l’Union européenne : davantage de rigueur dans les autorisations, une transparence totale, un véritable dialogue avec les citoyens, ainsi que des outils d’évaluation et de contradiction renforcés.

Selon cet avis, ces évolutions ne sauraient se limiter au seul CNRS ; elles doivent être portées collectivement à l’échelle nationale et européenne.

L’avis du COMETS marque un tournant décisif dans la lutte contre le projet d’agrandissement de Rousset et souligne l’urgence d’un plan national de sortie de l’expérimentation animale. Ces constats, émis par des pairs de la communauté scientifique du CNRS, confirment ce que nous dénonçons depuis le début. Lors de la concertation préalable, les promoteurs du projet avaient tenté de discréditer l’opposition, arguant que les citoyens, « sans connaissance scientifique », n’avaient pas la légitimité de juger le bien-fondé d’un tel projet. Aujourd’hui, les questionnements sont unanimes. Le CNRS, qui doit prochainement répondre à la concertation, se doit de stopper ce projet et de réorienter les fonds publics vers le développement d’alternatives sans animaux.

 

Ne cédons rien, continuons à dénoncer ce projet ensemble. Partagez cet article et signez notre pétition.

Le rapport intégral est disponible ici.

Centre de primatologie de Rousset: l’Europe interpelle la France sur les primates élevés pour ses labos

Centre de primatologie de Rousset: l’Europe interpelle la France sur les primates élevés pour ses labos

Centre de primatologie de Rousset: l’Europe interpelle la France sur les primates élevés pour ses labos
06.02.2026
Centre de primatologie de Rousset: l’Europe interpelle la France sur les primates élevés pour ses labos
Expérimentation animale

Longtemps maintenu dans l’opacité, le projet d’agrandissement du centre de primatologie de Rousset éclate au grand jour. À l’heure où les avancées technologiques, notamment grâce à l’IA, bondissent, l’utilisation de nos plus proches cousins dans les laboratoires suscite une contestation croissante, même au-delà de nos frontières. Et face à cette volonté française d’un autre temps, la mobilisation change d’échelle. Un groupe d’eurodéputés interpelle les autorités françaises et partage ses préoccupations face à ce projet.

Daté du 20 janvier, le courrier d’un groupe d’eurodéputés adressé au ministre de l’Enseignement supérieur et au comité d’éthique du CNRS évoque sans ambiguïté:

Une initiative en décalage manifeste avec les progrès scientifiques, les priorités actuelles et futures de la recherche européenne, ainsi qu’avec les attentes clairement exprimées par la société civile extrait du courrier du 20 janvier 2026

Entre opposition et « préoccupation profonde », les élus remettent clairement en cause la volonté d’agrandir le centre de primatologie de Rousset dans les Bouches-du-Rhône, portée par le CNRS. Un projet élaboré en toute discrétion qui prévoit d’exploiter jusqu’à 1800 primates – contre 600 actuellement –, d’alimenter 40 % de la recherche européenne et que nous dénonçons depuis l’été 2024.

Enquêtes, pétitions, manifestations : notre mobilisation a rompu le huis clos et désormais la voix des primates enfermés résonne au sein des institutions européennes.  L’Europe refuse de cautionner l’exploitation des macaques, des babouins, des marmousets, ces êtres sociaux, empathiques et intelligents promis à des années d’isolement, de tortures, de contraintes et de manipulations. 

Lutte pour la transparence

Au-delà du sort qui leur est réservé, les eurodéputés dénoncent aussi le grave manque de transparence des laboratoires. Une omerta que nous combattons de longue date. En novembre 2025, face au refus répété du CNRS et de l’Université d’Aix-Marseille de nous communiquer les documents publics détaillant leurs expérimentations depuis 2023, nous avions obtenu gain de cause au tribunal administratif de Marseille. Cette défaillance a également été soulignée par le garant de la Commission nationale du débat public (CNDP) dans son bilan sur la concertation.

Les citoyens disent non ailleurs qu’en France aussi

Cette concertation publique a d’ailleurs livré un verdict sans appel : 93 % des avis déposés sont défavorables au projet. Mieux encore : les contributions soulèvent massivement les enjeux éthiques liés aux droits des animaux. La contestation des expérimentations sur les primates touche également l’Allemagne. Une pétition portée par un de nos partenaires Doctors Against Animal Experiments a déjà réuni plus de 40 000 signatures, ouvrant la voie à une audition publique. Là aussi, la société refuse de détourner le regard.

L’avenir des primates dans les laboratoires : un choix politique

L’affaire Rousset est révélatrice. Elle place les décideurs devant leurs responsabilités. Car l’agrandissement du site n’est pas une nécessité scientifique. C’est un choix politique qui place la France à contre-courant d’une recherche tournée vers l’avenir. Si le projet vacille aujourd’hui, c’est grâce à notre mobilisation constante. Le débat est désormais public. Le CNRS doit répondre suite au bilan du garant de la concertation d’ici le 16 février prochain. 

 

Les primates ne sont ni des outils ni des marchandises. Avec nous, exigez l’arrêt de l’agrandissement de Rousset en signant notre pétition. Le combat continue.

Baby est morte : chronique d’un abandon abject

Baby est morte : chronique d’un abandon abject

Baby est morte : chronique d’un abandon abject
30.01.2026
Tunisie
Baby est morte : chronique d’un abandon abject
Animaux sauvages

Baby, éléphante d’Afrique capturée bébé dans la nature, pour laquelle One Voice s’est battue pendant deux décennies, est morte hier au zoo du Belvédère, à Tunis. Après plus de trente ans de maltraitances et de renoncements politiques, sa mort n’est pas un accident : c’est l’aboutissement d’un système qui sacrifie les animaux sauvages, dans l’indifférence générale.

Une vie volée, des cruautés sans limite

Baby n’avait que deux ans lorsqu’elle a été arrachée à sa famille, en 1985, dans la savane africaine. Comme tant d’autres éléphanteaux, elle a été capturée pour alimenter l’industrie du divertissement. Dès lors, sa vie ne lui a plus jamais appartenu.

Baby a été dressée, violemment, par Gilbert Yeuk Bauer, à subir toutes les formes d’humiliation : numéros de cirque indignes, tournages de films, émissions de télévision, spots publicitaires, animations commerciales et événements privés. Louée comme un objet, présentée partout comme une véritable bête de foire, pour tout et n’importe quoi, Baby n’a jamais connu le respect, encore moins la liberté. Quand elle n’était pas exhibée, elle était enfermée dans l’obscurité d’un camion de cirque. Rien ne lui a été épargné.

Alertes ignorées, responsabilités fuyantes

Dès 2005, One Voice a suivi le calvaire de Baby. Enquêtes, rapports, actions en justice, propositions de prise en charge dans un sanctuaire : tout a été tenté. Des condamnations ont été obtenues contre son dresseur. Pourtant, Baby ne lui a jamais été retirée. Les autorités ont laissé faire.

En 2023, son exploitant s’est débarrassé d’elle en l’envoyant dans un zoo tunisien, sans que le ministère français de la Transition écologique intervienne. Un transfert qui sonnait comme une condamnation supplémentaire, loin des regards, loin des responsabilités.

Le zoo du Belvédère : la dernière prison

À l’été 2023, One Voice s’est rendue au zoo du Belvédère, en Tunisie. Ce lieu est connu pour ses graves défaillances : en 2017, par exemple, un crocodile y a été tué à coups de pierres par des visiteurs.

Baby y survivait seule, alors que les éléphants sont des animaux profondément sociaux. Elle souffrait de graves problèmes aux pattes, sans soins adaptés. Exposée en permanence au public, elle subissait des intrusions, des jets de détritus, une alimentation inadaptée donnée par des visiteurs franchissant les barrières.

 

La mort de Baby est le résultat de choix politiques, de renoncements administratifs et d’un système qui continue de tolérer l’exploitation des animaux sauvages par les dresseurs de cirque. Sa mort nous oblige à regarder en face ce que fait subir l’industrie du divertissement et de la captivité aux animaux. Nous refusons que d’autres subissent le même sort, comme l’hippopotame Jumbo, condamné à bientôt être le prochain.

Grâce à notre action, le préfet retire les arrêtés permettant aux chasseurs de massacrer des sangliers en Seine-Maritime

Grâce à notre action, le préfet retire les arrêtés permettant aux chasseurs de massacrer des sangliers en Seine-Maritime

Grâce à notre action, le préfet retire les arrêtés permettant aux chasseurs de massacrer des sangliers en Seine-Maritime
29.01.2026
Grâce à notre action, le préfet retire les arrêtés permettant aux chasseurs de massacrer des sangliers en Seine-Maritime
Animaux sauvages

Depuis le 1er janvier, et alors que la période de chasse est encore ouverte, l’ensemble des lieutenants de louveterie de Seine-Maritime pouvait sortir ses armes pour tirer de manière illimitée des sangliers toute l’année. Trop nombreux, trop de dégâts… les arguments sont toujours les mêmes. Combien de ces animaux auraient été sacrifiés sur l’autel du loisir de quelques-uns ? One Voice a saisi le juge afin d’obtenir la suspension en urgence des tirs. Avant même la tenue de l’audience (prévue ce 3 février), le préfet a retiré l’ensemble de ses arrêtés, preuve que cet énième cadeau aux chasseurs était illégal.

Quand l’année 2026 rimait avec massacres de sangliers

Traqués l’hiver pendant la chasse et classés dans les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD), les sangliers sont depuis longtemps les cibles privilégiées des chasseurs. Après les tirs de nuit illimités en Moselle, le préfet de Seine-Maritime avait autorisé les lieutenants de louveterie de l’ensemble du département du 1er janvier au 31 décembre 2026 à tuer les sangliers sans limitation de nombre, de jour comme de nuit. Soit une autorisation permanente de les massacrer à tout-va.

Ces animaux emblématiques de nos forêts sont persécutés partout et par tous les moyens. Outre qu’ils sont précieux en eux-mêmes et pour eux-mêmes, ils sont aussi utiles au sein des écosystèmes – et on l’oublie trop souvent. Leur présence permet d’aérer les sols après avoir retourné la terre : sans eux, l’activité microbienne serait en danger et engendrerait la perte du phénomène appelé « bioturbation ». 

La chasse : un loisir complètement dépassé dont les sangliers paient le prix fort

Les préfets brandissent sans cesse les mêmes épouvantails (dégâts, surnombre, etc.) pour dissimuler la responsabilité de la chasse dans la situation actuelle. Il ne faut pas oublier en effet que ces animaux s’adaptent et favorisent les naissances dès que l’un des leurs perd la vie. À cela s’ajoute l’agrainage, qui les nourrit artificiellement. On s’étonne ensuite de voir les populations augmenter. Pire encore, certains sangliers sont élevés et abattus dans des enclos. Dans ces conditions, comment croire au discours de la « régulation » ?… Il est grand temps de mettre en place des solutions alternatives à ces tirs massifs.

Face à ces arrêtés, nous avons saisi le juge administratif afin d’en obtenir la suspension en urgence. Avant même la tenue de l’audience, le préfet les a retirés, épargnant ainsi les sangliers.

Pour autant, ce retrait ne relève en rien d’une prise de conscience en faveur des sangliers. Il intervient uniquement en raison d’un point de droit négligé par la préfecture. Nous restons donc pleinement vigilants : si le préfet venait à reprendre de nouveaux arrêtés, nous les attaquerions à nouveau sans hésitation.

Pour porter la voix des sangliers contre ceux qui veulent leur éradication, signez nos pétitions pour une réforme radicale de la chasse !

Nouvelle victoire pour les loups dans les Alpes-Maritimes !

Nouvelle victoire pour les loups dans les Alpes-Maritimes !

Nouvelle victoire pour les loups dans les Alpes-Maritimes !
29.01.2026
Nouvelle victoire pour les loups dans les Alpes-Maritimes !
Animaux sauvages

Le tribunal administratif de Nice vient d’annuler — en tout ou partie — sept arrêtés signés par la préfecture des Alpes-Maritimes en janvier 2025, autorisant des tirs sur les loups.

Dans sa décision, le tribunal a constaté que ces tirs avaient été autorisés sans respecter les conditions légales : absence d’attaques avérées, absence de mesures préalables, autorisations étendues à des communes où rien ne les justifiait. Autrement dit, sur la base de ces autorisations, des loups pouvaient être abattus illégalement.

La préfecture récidive dans l’illégalité

Cette victoire judiciaire n’efface pas le scandale de fond : une réglementation qui permet de tuer les membres d’une espèce protégée, et une préfecture qui persiste à délivrer des autorisations illégales jusqu’à ce que la justice l’arrête.

Ce n’est en effet pas la première fois que la préfecture des Alpes-Maritimes est rappelée à l’ordre par la justice à la suite de nos actions : en février 2025 déjà, le tribunal administratif de Nice avait suspendu en urgence, à notre demande, six arrêtés autorisant l’abattage de loups dans ce département. Le 17 octobre dernier, nous en faisions annuler définitivement treize autres du même type. Le 7 janvier 2026, un autre encore était également annulé.

Il est déjà scandaleux que la réglementation autorise l’abattage des loups ; il est plus grave encore que l’État ne respecte même pas les règles en vigueur. Nous continuerons à nous battre pour que les loups cessent d’être les victimes silencieuses de décisions politiques.

Pour que les loups puissent enfin vivre en paix, signez notre pétition !

Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups !

Dix tigres sauvés d’un camion: la cour d’appel d’Amiens confirme une condamnation historique

Dix tigres sauvés d’un camion: la cour d’appel d’Amiens confirme une condamnation historique

Dix tigres sauvés d’un camion: la cour d’appel d’Amiens confirme une condamnation historique
28.01.2026
France
Dix tigres sauvés d’un camion: la cour d’appel d’Amiens confirme une condamnation historique
Exploitation pour le spectacle

En octobre 2025, le dresseur des dix tigres sauvés d’un camion à l’issue d’une enquête à haut risque menée par One Voice était de nouveau au tribunal après avoir fait appel de sa condamnation en première instance. Mercredi 28 janvier 2026, la cour d’appel d’Amiens a confirmé la culpabilité de Mario Masson, notamment pour mauvais traitements sur animaux par un professionnel (un délit), rendant un nouveau jugement historique, assorti de sanctions exemplaires.    

Dix tigres arrachés à un destin de souffrance

En 2019, nous avions découvert dix tigres dans la cour d’un bâtiment désaffecté, entassés dans un camion dont ils ne sortaient que pour quelques rares participations à des spectacles. Pour les sortir de cet enfer, il fallait prouver qu’ils étaient en permanence enfermés dans ce camion, aussi avons-nous enquêté sans relâche pendant plus d’un an, mettant en lumière des infractions graves et répétées.

Après l’étude de nos images, en décembre 2020, les autorités ont ordonné la plus grosse saisie de tigres en Europe. Nous étions sur place pour libérer les dix captifs et les transférer au sein de notre refuge partenaire Tonga Terre d’Accueil, où ils ont enfin pu être soignés et découvrir le plaisir de marcher et de sentir l’herbe sous leurs pattes. Deux ans plus tard, le dresseur Mario Masson a été lourdement condamné en première instance. Pour les mauvais traitements infligés aux grands fauves pendant des années, il a notamment écopé d’une amende, de leur confiscation et d’une interdiction d’exercer une activité avec des animaux pour une durée de deux ans. Une décision nécessaire que nous avons immédiatement saluée.

Mario Masson coupable: un verdict alourdi par la cour d’appel

Malgré des preuves accablantes, le trafiquant notoire de bébés félins et tortionnaire de Rani, Tim, Leo, Tara, Yma, Oona, Dian, Ashley, Lily et Douglas a fait appel. Nous l’avons retrouvé à la cour d’appel d’Amiens le 6 octobre 2025 pour porter une nouvelle fois la voix de ses victimes. Ce mercredi 28 janvier, les juges nous ont à nouveau donné raison. La Cour a confirmé la confiscation définitive des tigres et la condamnation du dresseur, qui écope non plus de 5000€ d’amende, mais de 12 mois de prison avec sursis et d’une interdiction de travailler avec des animaux pendant deux ans.

Cette décision envoie un signal fort: les animaux exploités par les cirques ne sont pas de vulgaires pantins que les circassiens peuvent priver de nourriture ou maintenir enfermés jour et nuit dans des remorques. Partout où les dresseurs séviront, nous serons là, prêts à saisir les autorités.

Nous nous félicitons de la condamnation en appel de Mario Masson, ce mercredi 28 janvier. Les tigres qu’il a martyrisés pendant des années sont définitivement hors de danger. Pour tous ceux qui attendent d’être libérés à leur tour de leurs chaînes, nous restons pleinement mobilisés. Avec nous, demandez la fin de l’exploitation des animaux dans les cirques en signant notre pétition.

Agrandissement de l’élevage de Rousset pour l’expérimentation animale: 93% d’avis défavorables

Agrandissement de l’élevage de Rousset pour l’expérimentation animale: 93% d’avis défavorables

Agrandissement de l’élevage de Rousset pour l’expérimentation animale: 93% d’avis défavorables
21.01.2026
Rousset, Bouches-du-Rhône Agrandissement de l’élevage de Rousset pour l’expérimentation animale: 93% d’avis défavorables
Expérimentation animale

À la suite de la mobilisation de One Voice contre le projet d’agrandissement du centre de primatologie de Rousset, le CNRS a fini par lancer une concertation préalable… par le biais de laquelle les répondants ont très majoritairement rejeté ce projet d’élevage intensif de primates destinés aux laboratoires. Une remarquable mobilisation confirmée par le garant de la Commission nationale du Débat Public (CNDP). One Voice dénonce une nouvelle fois ce plan cynique appartenant à une autre époque et demande son abandon pur et simple.

Un projet anachronique, des méthodes honteuses

Prisonnier du passé, le CNRS s’est donné pour objectif de tripler le nombre de singes détenus au sein de l’actuelle Station de Primatologie de Rousset d’ici 2029 grâce à pas moins de 30 millions d’euros de financement public d’investissement au lancement pour devenir un des principaux fournisseurs de primates destinés aux laboratoires pour de longues années de souffrance. Soit comment être à la fois en totale contradiction avec les engagements européens de réduction du nombre d’animaux expérimentés… et avec l’opinion publique, vivement opposée à ces pratiques d’un autre âge

 

Non content de les faire perdurer au prix de la vie de milliers de primates chaque année, le CNRS a lancé, cédant à notre mobilisation, une concertation préalable qui n’avait rien de “volontaire” ni de “transparent”, mais tout d’une plaquette promotionnelle. Il a multiplié les obstacles à une compréhension claire de son projet et de ses implications, allant notamment jusqu’à attendre une heure et demi avant la dernière réunion publique pour mettre en ligne le dossier de subvention publique France 2023 et le rapport d’impact sur la faune et la flore, pourtant demandés dès le premier jour, le 16 octobre. Les comptes rendus des différentes réunions et visites survenues après le 25 octobre n’étaient quant à eux pas publiés à la clôture de la concertation… 

Les défenseurs des animaux sur le pont

Ces coups bas n’ont pas empêché les Français de rejeter ce projet honteux. Ils ont ouvert les yeux sur la souffrance indicible des animaux concernés et répondu présents. Dès 2024, nous avons réclamé des documents officiels en interpellant le gouvernement, puis nous nous sommes mobilisés en avril 2025, rejoints pas 150 associations partenaires aux côtés du Collectif Vauclusien de Protection Animale, devant la mairie de Rousset. Enfin, du 16 octobre au 16 novembre, nous avons distribué plus de 1000 tracts et organisé plus d’une dizaine d’événements sur le terrain. Nos efforts ont payé et plus de 2296 avis ont été déposés sur la plateforme. 

Une opposition massive au projet d’élevage… et à l’expérimentation animale !

93% des répondants à la consultation étaient défavorables à ce projet d’élevage intensif de primates pour les laboratoires. C’est une vraie victoire et le garant n’a pas manqué de souligner ce résultat impressionnant, estimant que 81% des avis concernaient les questions d’éthique et de bien-être animal. Mieux encore : les citoyens ont pu exprimer à nos côtés leur sidération face à l’absence de stratégie nationale pour une sortie de l’expérimentation animale, contrairement à un nombre croissant de pays voisins qui n’expérimentent quasiment plus sur les singes. Et de fait, comment comprendre qu’un élevage qui va à l’encontre de la directive européenne 2010/63/UE soit approuvé… et financé avec l’argent public ? Le garant a également noté que l’opacité des décisions et le manque de transparence des protocoles, que nous dénonçons depuis toujours, posaient problème aux répondants.

Et ce n’est pas tout puisque les citoyens sont allés plus loin, remettant également en question l’expérimentation animale. Notre sondage de 2023 le montrait déjà, avec 74% de Français défavorables au principe même de ces expériences cruelles. À l’heure où les premières alternatives basées sur l’intelligence artificielle sont validées officiellement à l’étranger, il est temps que l’État français prenne toute la mesure de cette volonté nécessaire d’évolution !

Des recommandations importantes

À l’issue de la consultation, le garant recommande entre autres que : 

  • la réponse du CNRS et ses justifications soient restituées dans le cadre d’une réunion publique avec la présence du garant ;
  • la mise en place d’une concertation continue dès à présent avec la présence d’un garant de la CNDP afin de fournir les informations encore manquantes concernant notamment les risques pour la biodiversité, les risques naturels, sanitaires ainsi que les réponses aux nombreuses questions restées sans réponse pendant la concertation préalable ;
  • la justification précise quant aux questionnements éthiques soulevés par les citoyens.

Le rapport intégral ainsi que les recommandations sont disponibles via ce lien

Le lobby de l’expérimentation animale en embuscade

One Voice est cependant en désaccord avec le garant lorsque celui-ci ne remet pas en cause le fait que le président du Gircor, lobby de l’expérimentation animale en France, ait été présenté uniquement comme porteur du projet lors des réunions préalables. Il est incompréhensible de prétendre que la dissimulation d’une telle information « n’est pas d’ordre à troubler la perception des publics ni la transparence des débats ». Nous avons été contraints de lisser ce propos relevant pourtant du bon sens dans notre cahier d’acteur afin qu’il soit publié sur la plateforme de la concertation.

 

Les résultats de la consultation préalable au projet d’agrandissement du centre de primatologie sont sans appel. Nous attendons du CNRS qu’il y réponde dans les deux mois obligatoires, en mettant fin à ce plan opaque et anachronique comme le demande l’immense majorité des Français s’étant exprimés. Les 30 millions d’euros du contribuable doivent aller au développement des méthodes alternatives. Quelle que soit la réponse, nous restons pleinement engagés à agir pour qu’aucun singe supplémentaire ne soit élevé à Rousset, où de nombreux primates attendent déjà leur transfert pour une vie cauchemardesque d’animal de laboratoire.. 

Déchaînements de violence récurrents d’un éleveur sur des chevaux : One Voice porte plainte

Déchaînements de violence récurrents d’un éleveur sur des chevaux : One Voice porte plainte

Déchaînements de violence récurrents d’un éleveur sur des chevaux : One Voice porte plainte
19.01.2026
Savigné-l’Évêque, Sarthe
Déchaînements de violence récurrents d’un éleveur sur des chevaux : One Voice porte plainte
Animaux familiers

Les images sont choquantes. Dans la Sarthe, un éleveur et entraîneur de pur-sang arabes a été filmé à de nombreuses reprises frappant des chevaux paniqués, incapables de s’enfuir alors que les coups pleuvaient sur eux sans répit. L’homme a par ailleurs déjà été condamné par la justice pour des faits de violences conjugales. Fin décembre 2025, One Voice a porté plainte auprès du tribunal judiciaire du Mans au nom des chevaux. Ils doivent être mis en sécurité, et le lien entre les violences commises envers les humains et les animaux doit enfin être reconnu.

Sur les vidéos prises par des lanceurs d’alerte, des chevaux fermement tenus par la longe reçoivent des coups de pied dans le ventre, des coups de poing, des coups de fouet… Complètement affolés, ils n’ont aucun moyen de se soustraire à l’extrême brutalité de leur bourreau. Ce n’est pourtant pas faute de tenter de s’enfuir, toujours en vain, à l’image de la ponette Happy, pour laquelle nous avions porté plainte en 2023. L’un deux boite et on ne peut que se demander quelles blessures présentent les autres, en plus du traumatisme psychologique qui est le leur. Selon les témoignages, ces sévices n’ont rien d’exceptionnel. Au contraire, ils feraient partie intégrante de la “méthode” de l’éleveur.

Des victimes aussi bien animales qu’humaines

L’homme a été condamné en 2023 pour violences conjugales sur son ex-conjointe. Doit-on faire semblant de s’en étonner ? Depuis 2007, nous n’avons eu de cesse de travailler à faire reconnaître le lien évident entre violences interpersonnelles et envers les animaux, lien documenté par de nombreuses études. On pense à Léa, petite chienne traumatisée par les violences sexuelles d’un pédocriminel, mais aussi à Django, un jeune croisé dogue victime du tir d’un individu qui poursuivait sa famille de menaces et d’insultes racistes et misogynes, ou encore à Mirsou, petit chat sauvagement tué par l’ex-conjoint de celle dont il partageait le quotidien. Il est vital que les actes de cruauté exercés à l’encontre des animaux soient enfin pris au sérieux et reconnus comme indicateurs d’une dangerosité potentielle visant également les humains. Le FBI, par exemple, le fait depuis des décennies.

Pour les chevaux martyrisés, nous avons saisi le tribunal judiciaire du Mans. Nous espérons une condamnation à la hauteur des actes intolérables qu’ils ont subis. Signez notre pétition pour que le statut protecteur d’animal familier soit accordé aux chevaux et aux poneys.