Victoire pour les choucas des tours: quatre arrêtés mortifères de 2022 et 2023 étaient illégaux

Victoire pour les choucas des tours: quatre arrêtés mortifères de 2022 et 2023 étaient illégaux

Victoire pour les choucas des tours: quatre arrêtés mortifères de 2022 et 2023 étaient illégaux
28.11.2025
Bretagne
Victoire pour les choucas des tours: quatre arrêtés mortifères de 2022 et 2023 étaient illégaux
Animaux sauvages

Le 27 novembre, le tribunal administratif de Rennes a annulé quatre arrêtés autorisant l’abattage massif de choucas des tours dans le Finistère et les Côtes-d’Armor en 2022 et 2023. Une victoire importante pour ces oiseaux victimes de tirs acharnés chaque année en Bretagne, alors même qu’ils sont protégés. One Voice demande aux préfectures de respecter les décisions de justice et d’enfin se tourner vers des mesures non létales. 

Chaque année, les préfectures de l’ouest de la France ordonnent le massacre de milliers de choucas des tours alors que les petits sont encore dépendants de leurs parents. Si la justice avait, grâce à notre action, suspendu en urgence trois textes visant ces oiseaux en 2022, sauvant ainsi 27 000 individus, elle était restée sourde à leur souffrance l’année suivante.

Des méthodes non létales existent 

Le 27 novembre dernier, le tribunal administratif de Rennes a enfin reconnu que quatre des arrêtés que nous avions attaqués étaient illégaux. Ces textes, définitivement annulés, ne répondaient à aucune nécessité. Tout à leur impatience de satisfaire les agriculteurs, les représentants de l’État ont une fois de plus été incapables de démontrer qu’ils avaient cherché des solutions alternatives avant d’ordonner ces tueries. Obstruction des cheminées, utilisation de répulsif, agrainage ciblé, assolement… les méthodes de cohabitation sont pourtant nombreuses. En plus d’épargner les animaux, elles sont plus durables, les tirs n’étant même pas efficaces contre les dégâts faits aux cultures, ce que le juge n’a pas manqué de rappeler, mettant en avantle risque d’augmenter le problème en dynamisant les populations de choucas”.

La justice n’est plus dupe  

Cette victoire s’inscrit dans le cadre d’une jurisprudence croissante en faveur des choucas. Fin 2024, la cour administrative d’appel de Nantes avait ainsi déjà souligné l’importance d’utiliser des mesures non létales avant d’envisager la mise à mort d’animaux appartenant à des espèces protégées. Six mois plus tard, nous avons obtenu la suspension de nouveaux arrêtés dans trois départements, avec ce même appel à protéger les animaux.

Partout où les choucas des tours sont pris pour cible, nous continuerons à répondre présents! Joignez votre voix à la nôtre en signant notre pétition pour une réforme radicale de la chasse.

Les loups en urgence absolue : le projet d’arrêté réduisant leur protection est dévoilé

Les loups en urgence absolue : le projet d’arrêté réduisant leur protection est dévoilé

Les loups en urgence absolue : le projet d’arrêté réduisant leur protection est dévoilé
27.11.2025
Les loups en urgence absolue : le projet d’arrêté réduisant leur protection est dévoilé
Animaux sauvages

Le projet d’arrêté ministériel sur les loups marque un tournant dramatique pour ces animaux : les tirs deviennent plus faciles que jamais – sur simple déclaration dans de nombreux cas -, tandis que les mesures de protection des troupeaux ne seront même plus obligatoires. Une hécatombe annoncée pour satisfaire les demandes des lobbys agricoles et des chasseurs qui n’ont qu’un mot à la bouche : l’éradication pure et simple de chaque loup en France. Face à cet assaut d’une violence inédite, l’heure est à la mobilisation générale et massive : jusqu’au 19 décembre, prenez part à la consultation du public pour dire non à ce recul historique !

Les loups retirés des espèces protégées : la grande régression s’accentue

Le projet d’arrêté commence par une annonce choc : les loups sont purement et simplement retirés de la liste des mammifères protégés en France. À la place, le gouvernement essaye de construire un régime sorti de nulle part, qui poursuit l’objectif clair de faciliter toujours plus les abattages et contient un flou juridique inquiétant sur les sanctions encourues en cas de braconnage. 

Le texte maintient certes formellement une interdiction générale de tuer, capturer ou perturber… mais les dérogations deviennent si larges et si faciles qu’elles deviendront la norme. Ce projet n’est qu’une étape et nous savons vers quoi elle mènera : rendre les loups chassables. Le gouvernement ne le dit pas, mais la mécanique administrative est en marche, et les lobbys agricoles et cynégétiques pèsent de tout leur poids. Seule une mobilisation massive permettra de mettre en échec leur projet cauchemardesque.

Tirs létaux sans protection des troupeaux : un basculement intolérable

Pour la plupart des troupeaux, le texte autorise désormais des tirs mortels en l’absence de toute mesure de protection. Plus besoin de chiens de protection. Plus besoin de clôtures. Plus besoin de gardiennage. Rien. Autrement dit : les éleveurs pourront tuer des loups au nom de la défense d’un troupeau… qu’ils n’auront même pas fait l’effort de protéger. 

L’État supplée l’absence de protection en offrant la carabine comme solution par défaut. C’est une rupture historique avec le principe de protection des espèces menacées… mais qui conduisait malgré tout chaque année à tuer près de 200 individus. Désormais, on tire d’abord, on protège peut-être ensuite, ou pas. Un renversement total et d’une violence inédite contre la vie sauvage de notre pays.

Ce projet d’arrêté ouvre la voie à l’abattage massif des loups et constitue une rupture grave avec toute éthique de coexistence. Nous ne pouvons pas laisser passer un tel recul pour les animaux sauvages. C’est tout le patrimoine des générations futures qui est en jeu. Jusqu’au 19 décembre, participez à la consultation pour vous opposer au massacre des loups et signez notre pétition. Si l’arrêté était publié en l’état, nous l’attaquerions en justice.

Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups !

Sauvons les limules, victimes des usines à sang de l’industrie biomédicale

Sauvons les limules, victimes des usines à sang de l’industrie biomédicale

Sauvons les limules, victimes des usines à sang de l’industrie biomédicale
26.11.2025
Europe
Sauvons les limules, victimes des usines à sang de l’industrie biomédicale
Expérimentation animale

Malgré l’existence d’alternatives plus efficaces depuis des décennies, les tests pyrogènes* sont encore massivement pratiqués sur des animaux. Si l’Union européenne les a enfin interdits sur les lapins en 2024, des limules les subissent toujours. Existant depuis des millions d’années, elles sont à présent classées en danger d’extinction. Plus de 550 000 d’entre elles sont capturées chaque année pour leur sang, dont environ 150 000 qui ne survivent pas. One Voice se mobilise avec la coalition de l’ECEAE pour demander l’interdiction immédiate de ces tests cruels et l’emploi systématique des méthodes alternatives existantes.

Les limules, aussi appelées « crabes fer à cheval », ne sont en réalité pas des crustacés. Elles appartiennent à la même famille que les araignées ou les scorpions et vivent sur les côtes marines en Amérique et en Asie. Protégées des prédateurs sauvages par une grande carapace, elles possèdent dix yeux et cinq paires de pattes et existent depuis environ 450 millions d’années ! Mais ce n’est pas pour leur importance dans l’évolution du vivant ni pour leur conservation morphologique exceptionnelle ou encore leur rôle écologique qu’elles sont convoitées, mais pour certaines propriétés de leur sang, de couleur bleue, par l’industrie biomédicale, mais aussi pour leur chair par l’industrie de la pêche. Les quatre espèces existantes sont malheureusement classées comme espèces en danger.

Les limules, survivantes de cinq extinctions massives, mais menacées par l’industrie biomédicale

Leur sang est exploité dans le commerce de vaccins et de dispositifs médicaux lors de tests pyrogènes afin de contrôler l’innocuité des produits. Le sang des limules coagule au contact de certaines bactéries. Le test LAL (Limulus Amoebocyte Lysate) exploite ce phénomène.

Capturées à l’état sauvage, les limules sont ensuite maintenues hors de l’eau dans des chambres de prélèvement où les laboratoires leur implantent une aiguille dans le cœur sans anesthésie et leur retirent 30 % du sang. Les limules possèdent un système nerveux, ce qui les rend réactives au stress de ces captures et aux prélèvements. Relâchées avec un tiers de leur sang en moins, entre 10 % et 30 % d’entre elles meurent.

Cette exploitation est non seulement d’une grande cruauté mais affaiblit aussi progressivement la population mondiale de ces individus, allant même, en Asie, jusqu’à  décimer 90 % d’une espèce de limules, dite à  trois épines.

Une réglementation hétérogène dans le monde, qui encadre sans protéger

Aux États-Unis, les entreprises biomédicales doivent obtenir une autorisation d’exploitation, respecter des saisons de capture et déclarer précisément le nombre d’animaux prélevés. Le sang est collecté sur des limules vivantes, qui doivent être relâchées après prélèvement afin de réduire la mortalité, même si une proportion significative d’entre elles ne survit pas.

En Asie, ces êtres vivants font l’objet de restrictions variables selon les pays : zones protégées, interdiction de capture en période de reproduction ou limitation de l’exportation.

En Europe, où les limules ne vivent pas naturellement, la réglementation porte surtout sur l’importation d’animaux ou de produits dérivés.

Pourtant une alternative de synthèse existe depuis des décennies

L’Union européenne encourage et autorise depuis 2020 le recours à un substitut de synthèse, le facteur C recombinant (rFC), existant depuis 2003, qui permet de remplacer les molécules recherchées dans le sang de limule, déjà présent dans de nombreuses applications et bien plus efficace.

La réglementation qui impose le contrôle de la pyrogénicité des médicaments, vaccins et dispositifs médicaux est la Pharmacopée européenne. Malgré l’existence de méthodes sans recours aux animaux — aux résultats supérieurs, le test LAL exploitant les limules reste toujours mentionné dans cette réglementation et donc largement utilisé.

Mobilisons-nous pour interdire chaque année la souffrance de 550 000 limules

One Voice fait partie de l’European Coalition to End Animal Experiments (ECEAE), engagée dans le combat pour mettre fin à l’expérimentation animale.

La coalition représentée par Doctors Against Animal Experiments sera reçue le 12 décembre prochain pour exiger auprès de la Commission européenne le retrait de l’autorisation des tests issus du sang de limule afin de généraliser l’utilisation de son substitut de synthèse plus performant.

Aidez-vous à mettre fin à ce business juteux et cruel en signant la pétition pour donner plus de poids à notre demande avant le 30 novembre !

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*Les tests pyrogènes visent à vérifier si une substance ou un produit médical provoque une réaction chez le receveur, se manifestant par de la fièvre. Historiquement, ces tests étaient réalisés en injectant le produit à des lapins, puis en observant leur augmentation de température avant de les mettre à mort. D’autres méthodes utilisent le sang d’autres animaux dont les limules.

Battues administratives menées dans l’ombre : une dérive inquiétante

Battues administratives menées dans l’ombre : une dérive inquiétante

Battues administratives menées dans l’ombre : une dérive inquiétante
26.11.2025
Lot, Aveyron
Battues administratives menées dans l’ombre : une dérive inquiétante
Animaux sauvages

Dans le Lot et l’Aveyron, des centaines d’animaux ont été tués illégalement… et combien d’autres ailleurs en France ? Dans ces départements, des battues administratives auraient été autorisées sans qu’aucun arrêté ne soit publié, ni qu’aucun débat public ne soit organisé. Une stratégie évidente des préfectures pour nous empêcher d’intervenir. Dans le Lot, ce ne sont pas moins de 33 chevreuils et 103 blaireaux qui auraient été massacrés en toute discrétion. Nous exigeons la transparence et la fin des tirs !

Après la Loire-Atlantique, le Lot et l’Aveyron : combien de battues organisées en silence ?

Le 7 novembre dernier, au détour d’un compte rendu de réunion publié par la préfecture du Lot, nous apprenions par hasard que 125 sangliers, 33 chevreuils et 103 blaireaux ont déjà été abattus en 2025 dans le cadre de battues administratives. Problème : nous n’avons trouvé aucune trace des arrêtés ayant autorisé ces opérations.

Dans l’Aveyron, l’administration aurait selon la fédération de chasse « délivré cette année un nombre “historique” d’autorisations de destruction de blaireaux, que ce soit par tir ou par piégeage » pour « compenser l’absence de période complémentaire » de déterrage à la suite de nos victoires. Là encore, aucune trace de ces autorisations. 

Combien de communes – comme celle de Frossay – ou de départements sont aujourd’hui concernés par ces interventions menées en toute discrétion ? Parfois, les arrêtés sont bien publiés… mais après coup, lorsque les animaux sont déjà morts. Ces pratiques – que nous avons dénoncées jusqu’au Conseil d’État -, ont un seul objectif : nous empêcher de saisir les tribunaux pour sauver des vies.

Pour la transparence… et la fin des abattages 

Toutes ces opérations constituent de véritables saisons de chasse parallèles, menées par des lieutenants de louveterie accompagnés par les tireurs de leur choix, et régulièrement annulées par la justice lorsque nous les attaquons. En cause, des justifications invraisemblables, comme dans la Nièvre où la préfecture voulait faire massacrer des renards accusés… de s’en prendre aux faisans achetés dans des élevages et relâchés pour être tués quelques jours plus tard ! 

Aujourd’hui, nous exigeons que la transparence soit faite. Et même si ces arrêtés étaient publiés correctement, nous refuserions toujours le principe même de ces actions qui institutionnalisent l’abattage systématique de la faune sauvage.

En Loire-Atlantique, la préfecture s’est engagée, à la suite de notre demande, à publier tous les arrêtés. Nous y veillerons. Et nous écrivons aux préfets du Lot et de l’Aveyron pour qu’ils en fassent autant, afin que nous puissions intervenir partout où nous le pourrons pour sauver des animaux !

La Réunion : le tribunal condamne le déterrage des tangues… et la collusion État-chasseurs

La Réunion : le tribunal condamne le déterrage des tangues… et la collusion État-chasseurs

La Réunion : le tribunal condamne le déterrage des tangues… et la collusion État-chasseurs
19.11.2025
La Réunion
La Réunion : le tribunal condamne le déterrage des tangues… et la collusion État-chasseurs
Animaux sauvages

Depuis plusieurs années, nous contestons la chasse aux tangues à La Réunion. Comme les blaireaux, des milliers d’entre eux sont victimes du déterrage tous les ans. Malgré le soutien total de la préfecture à cette pratique et les tentatives habituelles pour contourner la justice, le tribunal administratif de La Réunion vient de nous donner raison sur toute la ligne en annulant les deux arrêtés qui autorisaient les mises à mort de février à avril 2024. Une victoire pour les animaux et une sanction sévère pour le préfet, qui avait laissé les chasseurs tenir la plume de ses arrêtés.

Des victoires à répétition et un préfet qui s’acharne

Rien n’est épargné aux tangues, ces animaux méconnus appartenant à une espèce singulière dont l’apparence rappelle celle des hérissons. Alors qu’ils sont déjà victimes d’un braconnage intensif, chaque année, près de 100 000 d’entre eux sont déterrés avant d’être tués. Et ce alors même que, à cette période, des petits encore dépendants de leurs parents sont présents en nombre.

En février 2024, nous obtenions la suspension en urgence du déterrage, autorisé par le préfet du 17 février au 14 avril. Malgré cette décision, les autorités avaient cédé à la pression intense des chasseurs. Quelques jours plus tard, un nouvel arrêté était adopté pour permettre des mises à mort jusqu’au 14 avril… avec encore plus de jours de déterrage, pour compenser l’effet de la précédente décision. Une stratégie clairement destinée à contourner la justice.

Petits arrangements entre État et chasseurs pour tuer des tangues : c’est non !

Nous avions également révélé que l’arrêté et la note de présentation destinée à présenter au public des informations objectives sur les tangues avaient été rédigés, non pas par les services de la préfecture… mais par la directrice de la fédération départementale des chasseurs et son avocat ! Une collusion totale et inacceptable que nous avions fait constater par huissier.

Pour la deuxième fois, le tribunal affirme que les arrêtés étaient illégaux. À l’image de la vénerie sous terre des blaireaux, le déterrage à l’aveugle des tangues met directement en danger les petits, dont la mise à mort est pourtant interdite. Les juges sanctionnent également les multiples négligences de la préfecture dans la procédure d’adoption de l’arrêté, et rappellent de manière formelle aux préfets qu’ils ne peuvent en aucun cas déléguer leurs missions aux chasseurs eux-mêmes !

À La Réunion comme ailleurs, des milliers de citoyens s’opposent à ces méthodes qui causent stress, souffrance et mort à des animaux qui n’aspirent qu’à vivre en paix. Nous ne céderons rien ! Pour en finir avec ces pratiques mortifère, signez notre pétition pour une réforme radicale de la chasse.

Audience du 24 novembre à Béthune : justice pour les coqs martyrisés à Norrent-Fontes

Audience du 24 novembre à Béthune : justice pour les coqs martyrisés à Norrent-Fontes

Audience du 24 novembre à Béthune : justice pour les coqs martyrisés à Norrent-Fontes
19.11.2025
Pas-de-Calais
Audience du 24 novembre à Béthune : justice pour les coqs martyrisés à Norrent-Fontes
Exploitation pour le spectacle

Le 24 novembre à 13 h 30, au tribunal judiciaire de Béthune, se tiendra le procès d’un organisateur de combats de coqs de Norrent-Fontes (Pas-de-Calais) qui, entre 2021 et 2025, a relancé illégalement une pratique sadique pourtant disparue depuis 1999 dans cette commune. Nous serons présents au tribunal au côté du CRAC pour rappeler que la « tradition » ne peut pas justifier la violence.

Une pratique d’un autre âge

Derrière les portes closes des gallodromes, les coqs s’affrontent jusqu’à la mort. Ces animaux, mutilés et rendus agressifs par la main humaine, souffrent pour le simple plaisir d’un public avide de sang. On leur coupe la crête, on leur lime le bec, on leur fixe parfois des lames ou des ergots métalliques pour accroître les blessures infligées à l’adversaire. Tout cela pour un pari, un frisson, une « tradition » que certains refusent de voir disparaître et à laquelle des enfants peuvent assister, les habituant dès leur plus jeune âge à la glorification du sadisme envers les animaux.

Ces scènes d’une extrême violence ne relèvent ni du patrimoine ni de la culture. Les images que nous avons révélées à l’été 2025 montrent ce que sont vraiment ces « combats », synonymes de souffrance, de stress et, souvent, d’une mort lente et douloureuse, sous les applaudissements d’un public complice.

Norrent-Fontes : une tradition interrompue depuis 1999

Comme la corrida, ces combats constituent des actes de cruauté et sont interdits partout en France. Mais une exception inique subsiste en cas de « tradition locale ininterrompue ». Or, à Norrent-Fontes, cette pratique avait cessé depuis 1999. Malgré cela, un organisateur a relancé des combats entre 2021 et 2025, alors même que le préfet du Pas-de-Calais avait abrogé son autorisation en 2022. Le tribunal administratif de Lille, par jugement du 26 décembre 2024, a d’ailleurs confirmé que la tenue de ces combats dans la commune était tout simplement illégale.

Béthune : un rendez-vous pour la justice et la compassion

Nous serons présents au tribunal judiciaire de Béthune le 24 novembre à 13 h 30 pour faire entendre la voix des animaux, soutenir l’action du préfet et rappeler que la loi doit s’appliquer partout, sans exception ni complaisance. Ce procès n’est pas seulement celui d’un organisateur : il symbolise la résistance d’un monde ancien, celui où la violence envers les animaux pouvait encore se cacher derrière le mot « tradition ».

Les citoyens rejettent de plus en plus clairement ces spectacles de cruauté. Le respect des êtres vivants, la compassion et la justice sont devenus des valeurs partagées. Les combats de coqs ne sont pas un héritage à préserver, mais une souffrance à abolir. Ensemble, demandons la fin définitive de ces spectacles de cruauté : signez notre pétition !

Cirque Tony Zavatta : six mois plus tard, les chameaux et dromadaires toujours dans la détresse

Cirque Tony Zavatta : six mois plus tard, les chameaux et dromadaires toujours dans la détresse

Cirque Tony Zavatta : six mois plus tard, les chameaux et dromadaires toujours dans la détresse
18.11.2025
Cirque Tony Zavatta : six mois plus tard, les chameaux et dromadaires toujours dans la détresse
Exploitation pour le spectacle

En mai 2025, One Voice déposait plainte contre le cirque Tony Zavatta pour mauvais traitements infligés à ses camélidés. Six mois plus tard, nous venons de déposer une nouvelle plainte au tribunal judiciaire de Poitiers. Le lieu a changé, mais la souffrance demeure la même.

Toujours les mêmes scènes de détresse

Attachés, oscillant de manière stéréotypée, les chameaux et dromadaires du cirque Tony Zavatta présentent les signes évidents d’un profond mal-être. En mai dernier, nos enquêteurs avaient filmé l’un d’entre eux, visiblement stressé et apathique.

La semaine dernière, à Châtellerault, c’est un autre animal, brun cette fois, mais tout aussi enfermé dans son ennui et sa détresse, que nous avons découvert.

Rien n’a changé. Six mois se sont écoulés, et les conditions restent identiques : attachés en permanence, sans accès à l’eau, sans abri, sans litière où se reposer, condamnés à tourner en rond au bout d’une chaîne, prisonniers d’une misère silencieuse. Des animaux réduits à l’immobilité, à l’opposé de leurs besoins naturels de côtoyer leurs semblables tout en arpentant de larges espaces.

2028 : une interdiction… incomplète

Face à ces nouveaux constats accablants, nous avons déposé une nouvelle plainte.

La loi prévoit l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques itinérants à partir de 2028. Mais beaucoup l’ignorent encore : les chameaux et dromadaires sont considérés comme des animaux domestiques. Résultat : cette interdiction ne les concernera pas.

Pourtant, plusieurs études scientifiques remettent en cause la classification « domestique » des dromadaires et chameaux. Très semblables à leurs ancêtres sauvages, ils ont les mêmes besoins sociaux et physiologiques.

À moins d’un changement législatif comme chez d’autres voisins européens comme les Pays-Bas, ces animaux continueront d’être exhibés et détenus dans des conditions indignes, alors même qu’ils expriment des signes évidents de souffrance.

Les animaux ne sont pas des attractions. Pour demander la fin de leur captivité dans les cirques, signez notre pétition.

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Loups en danger : mobilisation nationale de One Voice le 22 novembre

Loups en danger : mobilisation nationale de One Voice le 22 novembre

Loups en danger : mobilisation nationale de One Voice le 22 novembre
13.11.2025
Loups en danger : mobilisation nationale de One Voice le 22 novembre
Animaux sauvages

Ils s’appellent Milo et Mina. Ils vivent en Corrèze et ont eu des louveteaux. Une famille discrète, au patrimoine génétique exceptionnel, aujourd’hui menacée de mort. Alors que le gouvernement veut faciliter les tirs de loups et que les lobbys appellent à leur extermination, une mobilisation nationale s’organise. Le 22 novembre, partout en France, des voix s’élèveront pour défendre les loups.

Une politique de destruction à marche forcée

En septembre dernier, le gouvernement français a annoncé vouloir simplifier les procédures de tirs de loups. Derrière ces mots technocratiques se cache une réalité brutale : abattre plus facilement, plus rapidement et avec moins de contrôles. Une fuite en avant qui ignore délibérément les droits fondamentaux des animaux sentients, les données scientifiques, les solutions de coexistence et les enjeux écologiques.

Dans la foulée, plusieurs organisations agricoles et cynégétiques ont intensifié la pression. En Corrèze, territoire de Milo, Mina et leurs petits, des voix se sont élevées pour réclamer une battue, avec un objectif à peine voilé : faire disparaître cette famille avant qu’elle ne s’installe durablement. Notre mobilisation avait permis son annulation.

Les 22 et 23 novembre, partout en France

Face à la violence politique, aux pressions des lobbys et à l’abandon par l’État de son devoir de protection de la biodiversité, nous refusons de nous taire.

Le week-end du 22 et 23 novembre*, une action nationale coordonnée réunira une quinzaine d’antennes militantes dans toute la France. À Amancy, Bar-le-Duc, Bordeaux, Brive-la-Gaillarde, Fréjus, La Rochelle, Marseille, Metz, Montpellier, Nice, Paris, Troyes** et dans bien d’autres villes, des rassemblements, actions symboliques, distributions d’informations ou happenings auront lieu pour rappeler que les loups ont le droit de vivre en paix.

Nous ne laisserons pas commettre le pire. Parce que Milo, Mina, leurs louveteaux — et tous les autres — méritent mieux qu’un silence complice.

 

* Les date, adresse et horaire sont disponibles sur les événements en cliquant sur le nom de chaque ville.

** Exceptionnellement, l’action prévue à Troyes aura lieu le 15 novembre.

Creuse : après l’abattage de loups, des chiens dans le viseur

Creuse : après l’abattage de loups, des chiens dans le viseur

Creuse : après l’abattage de loups, des chiens dans le viseur 12.11.2025
Creuse
Creuse : après l’abattage de loups, des chiens dans le viseur Animaux familiers

Alors que les loups sont déjà pourchassés, voilà que les chiens deviennent les nouvelles victimes de la folie administrative. La préfecture de la Creuse vient d’autoriser les lieutenants de louveterie à abattre des chiens pour « protéger les troupeaux ». Une décision d’une brutalité inouïe, qui rappelle tristement les dérives déjà observées ailleurs en France. Sous couvert de défense des éleveurs, l’État institutionnalise la mise à mort d’animaux domestiques — souvent perdus, parfois abandonnés. Nous attaquons l’arrêté devant le tribunal administratif de Limoges. L’audience aura lieu le 19 novembre à 9h30.

Un scénario déjà vu : Aveyron, Haute-Vienne… et maintenant Creuse

Ce n’est pas une première. L’an dernier déjà, l’Aveyron et la Haute-Vienne avaient tenté d’imposer les mêmes arrêtés meurtriers. Dans les deux cas, la mobilisation citoyenne et les actions en justice avaient permis de faire suspendre ou d’abroger ces décisions. Ces précédents auraient dû servir de leçon. Mais visiblement, certains préfets ne veulent rien d’autre que la violence : on recommence, ailleurs, en silence.

L’errance canine, un problème mal traité

L’errance des chiens n’est pas un sujet à balayer d’un revers de main. Abandonnés ou livrés à eux-mêmes, ils peuvent, par peur ou par faim, s’approcher des troupeaux et provoquer des incidents. Mais c’est précisément là que l’action publique devrait montrer l’exemple : identifier, recueillir et protéger ces animaux plutôt que de les condamner. Des solutions existent — campagnes de stérilisation et d’identification, prise en charge par les refuges, accompagnement des propriétaires — qui permettraient à la fois de préserver les élevages et de respecter la vie animale. L’abattage, lui, n’est qu’un aveu d’échec et de paresse.

Des balles au lieu de solutions

Quand ce ne sont pas les loups qui sont pris pour cibles, ce sont les chiens. Chaque fois, la même logique est à l’œuvre : tirer d’abord, réfléchir ensuite. Au lieu de mettre en place des mesures de protection efficaces et éthiques pour les troupeaux, on choisit la facilité sanglante. Et l’hypocrisie règne : on prétend sauver des moutons qui seront envoyés, quelques mois plus tard, à l’abattoir.

Cette politique du fusil est indigne. L’abattage d’animaux errants, qu’ils soient chiens ou loups, ne résout rien. Il ne fait qu’entretenir un climat de peur et de violence, où l’arme remplace la réflexion et où la vie animale n’a plus aucune valeur.

Nous exigeons l’abrogation immédiate de cet arrêté dans la Creuse et la fin de ces pratiques d’un autre âge. Les chiens, comme les loups, méritent protection et respect ; pas les balles d’un État à bout d’arguments.

Chasses traditionnelles : les « expérimentations » de 2023 étaient illégales

Chasses traditionnelles : les « expérimentations » de 2023 étaient illégales

Chasses traditionnelles : toutes les « expérimentations » de 2023 étaient illégales
07.11.2025
France
Chasses traditionnelles : toutes les « expérimentations » de 2023 étaient illégales
Animaux sauvages

Il y a quelques semaines, One Voice obtenait, avec la LPO, la suspension en urgence des nouvelles autorisations de mise à mort de près de 100 000 alouettes des champs en Gironde, dans les Landes, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Atlantiques. Cette autorisation reposait sur les résultats de pseudo-expérimentations « scientifiques » menées … par les chasseurs eux-mêmes, en 2023, et que nous avions immédiatement contestées en justice. Aujourd’hui, le tribunal administratif de Bordeaux nous donne raison, après ceux de Châlons-en-Champagne et Pau, et confirme l’illégalité totale de ces tentatives désespérées de ressusciter des pratiques archaïques au nom de la « science ». Une victoire qui annonce un nouveau combat, alors que le ministère souhaite désormais modifier les textes européens sur la protection des oiseaux. Avec nous, écrivez-lui pour dire non à ce projet inadmissible !

Pendant des années, à l’automne, des milliers d’alouettes des champs, de vanneaux huppés et de pluviers dorés étaient capturés à l’aide de dispositifs plus cruels les uns que les autres, avant d’être ramassés et tués à la main par des chasseurs en mal de sensations. Nous avons mené un combat sans relâche, des tribunaux administratifs au Conseil d’État en passant par la Cour de justice de l’Union européenne, et nous avons systématiquement gagné.

Ardennes, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne et Pyrénées-Atlantiques : partout, les expérimentations de la honte étaient illégales

Malgré nos victoires, les gouvernements successifs ont assumé éhontément un soutien sans faille aux chasseurs pour qu’ils puissent continuer de massacrer ces oiseaux en mauvais état de conservation. En 2023, ils ont même tenté de réautoriser les captures aux filets dans cinq départements sous couvert de pseudoexpérimentations scientifiques confiées aux chasseurs eux-mêmes. Le but ? Contourner une fois de plus des décisions de justice.

Le jugement rendu le 6 novembre par le tribunal administratif de Bordeaux vient s’ajouter à des juges de Pau et de Châlons-en-Champagne : toutes ces expérimentations étaient illégales. Les chasseurs ont voulu se faire passer pour des scientifiques impartiaux ? Le tribunal les renvoie dans les cordes en affirmant qu’ « aucun élément ne permet d’établir qu’un tel programme serait confié à un organisme de recherche ». Ils clamaient haut et fort que nous ne comprenions rien. Aujourd’hui, la justice a tranché : ces captures n’auraient jamais dû avoir lieu.

Stop à l’acharnement : chasseurs, ministres, respectez la justice et laissez les oiseaux en paix !

Que va faire l’État désormais ? Tenter à nouveau d’autoriser des « expérimentations » illégales ? Prévoir de nouveaux « quotas », comme ceux dont nous avons obtenu la suspension en urgence devant le Conseil d’État en septembre 2025 ? S’ils essayent, ils nous trouveront toujours sur leur chemin.

Mais c’est une nouvelle option qui semble se dessiner : le ministre a déjà indiqué vouloir aller encore plus loin et envisage de demander une modification des textes européens sur la protection des oiseaux. Une évolution qui signerait un retour en arrière historique et pourrait ouvrir  la voie au retour de la chasse à la glu, qu’on pensait pourtant définitivement enterrée et malgré l’opposition de 83 % des Français.

La vie des oiseaux vaut plus que ces combines et ce mépris permanent pour les animaux. Aujourd’hui, nous écrivons au ministre pour lui dire notre opposition à toute modification des textes européens, et nous vous invitons à en faire autant. Que les chasseurs acceptent enfin d’avoir perdu, et qu’ils laissent les oiseaux en paix !