Réouverture de la chasse : le ministère de l’Écologie valide la mise à mort de 10 560 tourterelles des bois

Réouverture de la chasse : le ministère de l’Écologie valide la mise à mort de 10 560 tourterelles des bois

Réouverture de la chasse : le ministère de l’Écologie valide la mise à mort de 10 560 tourterelles des bois
07.08.2025
France
Réouverture de la chasse : le ministère de l’Écologie valide la mise à mort de 10 560 tourterelles des bois
Animaux sauvages

Après une suspension en 2024, le ministère de la Transition écologique prévoit la réouverture de la chasse aux tourterelles des bois. Invoquant une amélioration de leurs effectifs, il compte livrer aux fusils 10 560 individus. Cédant une fois de plus aux chasseurs, c’est un véritable retour en arrière qui s’opère sur le dos de ces oiseaux dont l’espèce ne va pas bien. Aujourd’hui, One Voice appelle au retrait immédiat des tourterelles des bois de la liste des espèces chassables.

Les efforts de protection des tourterelles réduits à néant

10 560 tourterelles des bois vont perdre la vie sous les balles. Classées « vulnérables », ces dernières ont connu un bref répit ces dernières années, après une mobilisation massive contre leur chasse qui avait conduit le Conseil d’État à imposer sa suspension pure et simple. Cette année, le ministère de l’Écologie revient en arrière et valide leur mise à mort, au nom d’une prétendue amélioration de leur population. Une régression inacceptable, énième preuve que l’État favorise cette pratique destructrice.

Le quota fixé n’est qu’un écran de fumée. Plutôt que de protéger des êtres sentients, les autorités légitiment à nouveau un loisir d’un autre temps, sous l’influence constante du lobby cynégétique. Pendant qu’on charge les fusils, la vie des animaux et les arguments écologiques sont relégués à l’arrière-plan. 

Pourtant, l’UICN précise depuis de nombreuses années que la poursuite de cette activité pendant la migration constitue l’une des menaces les plus importantes auxquelles doivent faire face ces oiseaux, sans compter les pollutions, les feux de forêt, les canicules et l’urbanisation massive.

Une menace persistante ignorée

Les tourterelles n’ont toujours pas le droit de vivre en paix. Interdire les tirs serait une mesure essentielle pour éviter leur disparition, mais le gouvernement continue de fermer les yeux. Derrière des prétextes fallacieux, il autorise le massacre de milliers d’oiseaux, parfois au moyen de méthodes particulièrement cruelles. Aucune remise en question n’est faite, malgré les résultats plus que mitigés de la Commission européenne sur les actions entreprises pour la protection des animaux et de la nature dans son ensemble. 

Contre ce projet d’arrêté ministériel, nous vous invitons à faire connaître massivement votre avis défavorable jusqu’au 22 août, et à signer pour protéger les espèces d’oiseaux menacées et interdire les abattages systématiques!

Un drame évité de justesse à Montivilliers, au Cirque Franco-Belge. One Voice dépose plainte

Un drame évité de justesse à Montivilliers, au Cirque Franco-Belge. One Voice dépose plainte

Un drame évité de justesse à Montivilliers, au Cirque Franco-Belge. One Voice dépose plainte
06.08.2025
Seine-Maritime
Un drame évité de justesse à Montivilliers, au Cirque Franco-Belge. One Voice dépose plainte
Exploitation pour le spectacle

En ce début de mois d’août 2025, les vacanciers et Montivillons faisant leurs courses dans la zone commerciale de cette commune de Normandie se sont vu intimer l’ordre de regagner immédiatement leur voiture ou d’entrer dans les magasins : trois tigres ne sont plus dans leur cage, dont deux qui s’amusent au bord de la route. Trop occupés à se disputer un malheureux morceau de plastique, ils ne se sont pas aperçus qu’ils étaient « libres ». Le troisième se balade, non loin des dromadaires…

L’irresponsabilité comme mode de vie

Un danger de mort les guettait tous. Les humains, bien sûr, car ces grands félins, même jeunes et soumis, n’en sont pas moins des animaux sauvages et de grands prédateurs. Bien qu’ils ne sachent pas chasser, l’instinct reste présent, et un « jeu » de course-poursuite, par exemple, pourrait très vite mal finir.

S’ils avaient franchi la barrière d’à peine 1 m 20 qui les séparait de la route, la situation aurait pu se terminer tragiquement. Avec brancard ou civière et SAMU pour les uns, fusils et camion d’équarrissage pour les autres, comme Mévy en a fait la triste expérience, il n’y a pas si longtemps dans Paris.

La misère animale, une mine d’or pour les circassiens

Dans la cage voisine, une lionne tourne en rond en présence d’un mâle et semble attendre une portée, malgré l’interdiction légale de toute reproduction dans les cirques itinérants votée en 2021.

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L’intimidation, un mode opératoire…

C’est pourtant une scène du quotidien pour le Cirque Franco-Belge, qui s’est imposé sur place, et prévoit de rester dans cette zone commerciale jusqu’au 17 août.

Sur les réseaux, les circassiens minimisent la situation dont ils sont responsables et menacent par messages privés, comme à leur habitude, ceux qui la dénoncent.

Notre plainte en cours de rédaction

One Voice porte plainte une nouvelle fois contre le dresseur et patron du Cirque Franco-Belge, Serge Muller, et demande la saisie de tous les animaux en urgence.

Nous remercions du fond du cœur les témoins qui ont lancé l’alerte auprès de nous pour leurs signalements, et appelons l’ensemble du public à nous rejoindre dans ce combat contre la captivité, l’exploitation, le transport et le dressage des animaux, sauvages comme domestiques.

Contre le retour des chasses traditionnelles aux alouettes, mobilisation générale !

Contre le retour des chasses traditionnelles aux alouettes, mobilisation générale !

Contre le retour des chasses traditionnelles aux alouettes, mobilisation générale !
05.08.2025
France
Contre le retour des chasses traditionnelles aux alouettes, mobilisation générale !
Animaux sauvages

Une nouvelle fois, le gouvernement tente d’autoriser les chasses traditionnelles aux alouettes dans le Sud-Ouest, malgré les annulations systématiques par la justice. Ce mépris de l’État pour le droit et la vie des animaux est inadmissible. Face à l’influence sans limite du lobby de la chasse, nous devons nous mobiliser massivement contre ce scandale. Pour faire entendre notre indignation, participons par milliers à la consultation sur le projet d’arrêté autorisant ces mises à mort et fixant les quotas d’alouettes pour l’année à venir !

 

Des pratiques barbares et illégales que la justice condamne depuis des années

La chasse aux pantes, ce sont des filets se refermant violemment sur des alouettes attirées par les cris de certains de leurs congénères, utilisés comme appelants. Les pauvres oiseaux sont ensuite ramassés à la main pour être tués un à un. Cette pratique d’un autre âge n’a pour but que le divertissement d’une minorité. Rien ne peut la justifier : ni la tradition, ni la culture. C’est une souffrance et une mort gratuites infligées à des êtres sentients.

Depuis des années, à la demande de One Voice et de la LPO, la justice annule les autorisations de capture. Y compris lorsque les préfets tentent de les réintroduire en douce dans le cadre de pseudo-« expérimentations » confiées… aux chasseurs. Toutes ces décisions, de la Cour de justice de l’Union européenne au Conseil d’État, devraient faire jurisprudence. Pourtant, le gouvernement s’obstine. Alors que nous les pensions définitivement enterrées, le ministère de l’Écologie s’apprête ainsi à réautoriser ces pratiques dans quatre départements (la Gironde, les Landes, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Atlantiques).

Le gouvernement, complice actif des chasseurs

Il ne s’agit plus d’ignorance ou d’erreur, mais d’un acharnement méthodique. Ces projets d’arrêtés incarnent une volonté claire de satisfaire des intérêts privés au mépris des animaux, des Français qui y sont opposés à 83 % (sondage Ipsos/One Voice, octobre 2022), des lois et de la justice.

Le gouvernement trahit à nouveau son rôle de garant de l’intérêt général, comme souvent lorsqu’il s’agit de protéger l’environnement et la biodiversité. Comme il l’a fait il y a quelques jours en reculant sur les projets de suspension de la chasse d’espèces d’oiseaux en danger, il cède à nouveau au chantage d’une minorité bruyante, armée de fusils, qui refuse de renoncer à ses pratiques les plus archaïques. Cet entêtement politique est une insulte aux animaux, à la démocratie et à l’État de droit.

Les alouettes n’ont pas à mourir pour amuser quelques hommes en mal de sensations. Exigeons l’abandon immédiat de ces arrêtés ! Participons massivement à la consultation du public pour dire non à la cruauté. Et signez pour qu’ensemble, nous mettions fin à cette honte sans nom.

Naissance rare de louveteaux sur le plateau de Millevaches: un trésor vivant menacé de braconnage

Naissance rare de louveteaux sur le plateau de Millevaches: un trésor vivant menacé de braconnage

Naissance rare de louveteaux sur le plateau de Millevaches: un trésor vivant menacé de braconnage
04.08.2025
Corrèze
Naissance rare de louveteaux sur le plateau de Millevaches: un trésor vivant menacé de braconnage
Animaux sauvages

En mai dernier, le couple de loups Milo et Mina a donné naissance à quatre petits sur le plateau de Millevaches. Leur patrimoine génétique est unique en France. Cette nouvelle est une chance exceptionnelle pour la nature. Mais l’heure n’est pas à la célébration : malgré leur statut d’espèce protégée, les menaces de braconnage rôdent et des arrêtés prévoyant des tirs sont publiés alors que la période de reproduction est en cours. One Voice écrit aux préfèts de la Corrèze, de la Nouvelle Aquitaine, et à celui du Rhône et d’Auvergne-Rhône Alpes ainsi qu’à celui responsable du plan loup, pour leur demander d’agir en urgence, exigeant des mesures concrètes pour protéger les animaux des élevages plutôt que de tuer ces parents. L’association propose même une aide financière pour la mise en place de mesures de protection efficaces.

generics.video.play Il ne fait aucun doute que Mina, Milo et leurs louveteaux courent un danger imminent, entre les louvetiers à l’affût et les braconniers auxquels les arrêtés de la préfecture visant à faire tuer les loups donnent des ailes. Leur existence même gêne ceux qui veulent s’accaparer la nature et la “nettoyer”, comme ils le répètent à l’envi.

Nous ne reculerons devant aucune embûche pour défendre ces merveilles et nos écosystèmes dont les loups prennent si bien soin. Tendre la main à nos opposants n’est pas un problème quand il s’agit de préserver notre fragile bien commun, et de travailler à la recherche de solutions bénéfiques à tous. Muriel Arnal présidente de One Voice

Une portée exceptionnelle et menacée

Selon notre partenaire Carduelis dont nous tenons l’information, quatre louveteaux sont nés de ce couple remarquable sur le plan biologique. La préfecture vient de confirmer par voie de presse. Leur lignée est sans équivalent dans notre pays. Il s’agit d’une chance inestimable pour les loups en particulier et les animaux sauvages en général.

Pourtant, cette promesse de renouveau est déjà compromise. Le climat de tension et les tirs autorisés par la préfecture via pas moins de 30 arrêtés, mettent en péril leur existence. Ce soir, ce sont plus de 15 arrêtés autorisant les tirs jusqu’au mois de décembre (ici et ) qui viennent d’être adoptés et s’ajoutent aux précédents. Nous analysons actuellement leur contenu en vue de les attaquer le cas échéant.

C’est pour cela que la nouvelle, si bonne soit-elle, n’était pas annoncée jusque-là. Une situation absurde, alors que la loi impose leur sauvegarde.

Mobilisation dans les rues de Tulle et Brive-la-Gaillarde

Face à l’urgence, des citoyens engagés se sont réunis à plusieurs reprises à notre appel. À Tulle le 19 mars et le 14 mai par deux fois, comme à Brive-la-Gaillarde jeudi dernier, les militants de One Voice et ses partenaires ont tenu à sensibiliser la population et rappeler que la présence des loups sur le territoire est un droit naturel. Par ces actions visibles, nous dénonçons l’inaction des pouvoirs publics qui choisissent systématiquement les tirs au détriment d’une vraie politique de coexistence, respectueuse de tous les êtres vivants, telle qu’elle est pratiquée dans d’autres pays.

Une demande claire, un soutien concret

One Voice adresse une lettre aux préfets concernés pour faire cesser les tirs au plus vite. L’association demande en parallèle une intervention immédiate pour que les éleveurs protègent leurs troupeaux, l’État devant les y aider. C’est le seul moyen d’éviter les actes illégaux perpétrés contre les loups. 

La vie des petits de Milo et Mina est une richesse nationale. Leur protection est une responsabilité collective. One Voice appelle à suspendre tous les tirs et à appliquer la loi en faveur d’une espèce qui, aujourd’hui, a plus que jamais besoin de notre engagement. Dans ce combat, soutenez-nous pour que les loups aient enfin droit au respect!

Signez pour mettre fin à la persécution des loups! Signez pour mettre fin à la persécution des loups! Signez pour mettre fin à la persécution des loups! Signez pour mettre fin à la persécution des loups! Signez pour mettre fin à la persécution des loups! Signez pour mettre fin à la persécution des loups! Signez pour mettre fin à la persécution des loups! Signez pour mettre fin à la persécution des loups! Signez pour mettre fin à la persécution des loups! Signez pour mettre fin à la persécution des loups!

Malgré l’indignation, Arfeuilles et Saint-Bonnet-près-Riom s’accrochent au jeu du cou de l’oie

Malgré l’indignation, Arfeuilles et Saint-Bonnet-près-Riom s’accrochent au jeu du cou de l’oie

Malgré l’indignation, Arfeuilles et Saint-Bonnet-près-Riom s’accrochent au jeu du cou de l’oie
31.07.2025
Auvergne-Rhône-Alpes
Malgré l’indignation, Arfeuilles et Saint-Bonnet-près-Riom s’accrochent au jeu du cou de l’oie
Exploitation pour le spectacle

Beaux, Lesmont, Saint-Bonnet-près-Riom, Arfeuilles… Chaque année, One Voice se mobilise pour mettre fin au jeu du cou de l’oie dans les communes qui choisissent encore de divertir leurs habitants en mutilant des cadavres d’animaux suspendus à une corde. En dépit d’une opposition croissante à ces réjouissances cruelles, Arfeuilles et Saint-Bonnet-près-Riom ont finalement décidé de continuer à sacrifier des oies, canards, poules et lapins pour distraire les foules. Nous montons une nouvelle fois au créneau.

Grâce à notre mobilisation, la mairie de Lesmont, dans l’Aube, a interdit la tradition du cou de l’oie lors de son festival estival, qui se tiendra en août 2025. C’est cependant loin d’être le cas de toutes les communes concernées. À Arfeuilles, dans l’Allier, le comité des fêtes défend coûte que coûte cette pratique, sourd aussi bien à la pétition lancée contre celle-ci en 2014 qu’à notre dénonciation en 2023. Cette année encore, nous avons interpellé la municipalité afin qu’elle remplace ce jeu sanglant par une activité sans violence et empreinte d’empathie, dont ses administrés sortiraient grandis et qui protégerait les enfants. Nous n’avons eu pour seule réponse que la publication du programme de ladite fête patronale… avec le “cou de l’oie” prévu pour 16h, le 15 août prochain.

Manigances dans le Puy-de-Dôme

Pire, à Saint-Bonnet-près-Riom, où notre enquête de septembre 2023 avait montré dix jeunes hommes arrachant la tête de vingt animaux pour célébrer leur passage à l’âge adulte, ce spectacle va reprendre. La victoire que nous avons obtenue en 2024 n’a donc rien appris à la municipalité? Quid de l’ethnologue que celle-ci dit avoir contactée et qui était censée dialoguer avec notre association dans le cadre d’un travail de deux ans sur le “cou de l’oie”? Nous n’avons aucune nouvelle d’elle alors que sa mission aurait dû débuter en avril dernier. Bien décidés à “sauvegarder [les] traditions”, et surtout celles qui font couler le sang, les acteurs locaux font volte-face en usant des méthodes les plus fourbes. Sans notre action renouvelée, selon nos informations, cette année, les animaux seront décapités en secret, devant un public trié sur le volet. Ni vu, ni connu. 

Nous nous mobilisons donc une fois de plus en alertant le public

Cette pratique d’un autre temps est tout aussi choquante que les combats de coqs, les tiercés de cochons et autres “jeux” avec des taureaux, contre lesquels nous nous battons. Nous ne nous avouons pas vaincus et demandons, une fois encore, que les festivités d’Arfeuilles et Saint-Bonnet-près-Riom renoncent à la cruauté. Signez pour dire stop à ces mutilations insensées.

Des centaines de sangliers visés dans le Gard : One Voice attaque l’arrêté de battues administratives

Des centaines de sangliers visés dans le Gard : One Voice attaque l’arrêté de battues administratives

Des centaines de sangliers visés dans le Gard : One Voice attaque l’arrêté de battues administratives
30.07.2025
Des centaines de sangliers visés dans le Gard : One Voice attaque l’arrêté de battues administratives
Animaux sauvages

Le préfet du Gard autorise l’abattage massif de sangliers dans 45 communes du département, jusqu’au 31 décembre 2025. Les lieutenants de louveterie pourront choisir librement quand et où intervenir, y compris la nuit, et se faire accompagner de un à 50 chasseurs. Pour empêcher une véritable hécatombe et dire stop à ces dérives, One Voice demande la suspension immédiate de cet arrêté. Rendez-vous à l’audience du 1er août à 10 h au tribunal administratif de Nîmes.

Les sangliers, pourchassés partout, tout le temps

Accusés de tous les maux et parfois décrits comme « malfaisants » par les autorités, les sangliers et leurs petits sont tués par centaines de milliers chaque année. Dans le Gard, pour eux, la saison de chasse ne dure pas cinq mois, comme pour la plupart des espèces, mais douze. Et comme si cela ne suffisait pas, ils sont classés « espèce susceptible d’occasionner des dégâts » : tout particulier qui en fait la demande peut les abattre ou les faire abattre, notamment par des piégeurs, qui les appâtent dans des cages avant de venir les massacrer, à bout portant. 

Cette fois-ci, le préfet du Gard est allé encore plus loin. Il vient d’autoriser des chasseurs assermentés à organiser eux-mêmes, quand bon leur semble et jusqu’au 31 décembre, des battues dans 45 communes du département. Jusqu’à 900 opérations en tout, y compris de nuit, auxquelles pourront participer jusqu’à 50 chasseurs triés sur le volet… par le lieutenant de louveterie lui-même. Une véritable hécatombe en perspective.

Des massacres qui ne résolvent aucun problème

La chasse, les battues et les mises à mort à répétition n’y changeront rien : tant que nous continuerons de cultiver massivement du maïs destiné à nourrir des animaux exploités pour être envoyés à l’abattoir, sur des parcelles immenses, bien trop grandes pour être protégées, les sangliers en profiteront. Plutôt que de se poser les vraies questions, les autorités s’alignent encore et toujours sur les desiderata des chasseurs, qui se frottent les mains.

Bien évidemment, hors de question pour eux de dénoncer les élevages de sangliers destinés aux chasses privées en enclos, au cours desquelles où ils sont acculés contre le grillage avant d’être tués à l’arme blanche, comme nous l’avons montré dans notre enquête en infiltration.

Nous serons présents au tribunal administratif de Nîmes le 1er août à 10 h. En attendant, interpellez vos élus pour exiger la fermeture des élevages de sangliers, destinés à la chasse. Signez et partagez nos pétitions pour une réforme radicale de la chasse et l’interdiction de la chasse en enclos, au ferme et à l’épieu !

Oiseaux en péril : l’État recule, nous appelons à une interdiction urgente de la chasse

Oiseaux en péril : l’État recule, nous appelons à une interdiction urgente de la chasse

Oiseaux en péril : l’État recule, nous appelons à une interdiction urgente de la chasse
29.07.2025
France
Oiseaux en péril : l’État recule, nous appelons à une interdiction urgente de la chasse
Animaux sauvages

Alors que les populations d’oiseaux s’effondrent en France comme ailleurs, le Gouvernement, sommé d’agir par la Commission européenne, envisage timidement de restreindre les massacres de plusieurs espèces d’oiseaux menacées. Un plan initialement plus ambitieux a été abandonné sous le poids des lobbys, alors que la situation impose aujourd’hui une réponse forte : l’interdiction immédiate de la chasse des migrateurs en danger, et la fin programmée de cette pratique dite « de loisir ». Participons massivement à la consultation sur le projet d’arrêté ministériel pour faire entendre la voix des oiseaux !

Tuer pour le divertissement, à l’ère de la sixième extinction de masse des espèces ? Non !

La France détient un triste record : 65 espèces d’oiseaux y sont encore chassables, généralement sans autre justification que le plaisir de tuer. C’est notamment le cas des galliformes de montagne ou encore des alouettes, qui sont pris pour cibles chaque année et dont nous portons la voix en justice. Les arguments généralement invoqués pour justifier les tirs tombent à plat concernant ces animaux qui, pour la quasi-totalité, ne causent ni dégâts ni troubles.

Parmi les familles aviennes passées en revue par la Commission, toutes affichent des signes de fragilité extrême : agriculture intensive et épandage de pesticides, réduction des habitats… les menaces sont partout. Des mesures d’urgence ont donc été préconisées, allant d’un moratoire (c’est-à-dire l’interdiction temporaire des abattages) pour les fuligules milouins, canards siffleurs, cailles des blés et grives mauvis, à une réduction drastique des quotas pour les canards pilets et souchets ainsi que les sarcelles d’hiver. Mais, face à la pression des fous de la gâchette, l’État a encore cédé.

Petits arrangements entre le Gouvernement et les chasseurs

Dès l’annonce des restrictions, les lobbys cynégétiques ont crié au scandale et boycotté les réunions. La ministre Agnès Pannier-Runacher s’est alors empressée de frapper à leur porte pour les rassurer… et pour reculer. Quand il s’agit de satisfaire leurs demandes, le gouvernement répond toujours présent, comme en témoigne par exemple son acharnement à autoriser des piégeages traditionnels cruels et rendus illégaux par nos actions répétées en justice.

Le projet de moratoire initialement envisagé pour les fuligules milouins est abandonné, et l’interdiction des tirs de tourterelles des bois, reconduite d’année en année depuis 2021 à la suite de notre action en justice, serait levée. Le tout remplacé par une « gestion adaptative » : bref, on continue de tirer, mais on ajuste un peu la cadence. Seuls les eiders à duvet, les barges à queue noire et les courlis cendrés feraient l’objet d’une nouvelle interdiction temporaire, alors qu’ils sont proches de l’extinction en France. Comme pour les grands tétras, on attend qu’il soit trop tard pour agir.

Ce que veulent les Français et ce que nous demandons : la fin des abattages

L’opinion des Français est claire : ils souhaitent majoritairement la fin de ce passe-temps mortifère et une protection renforcée des animaux sauvages (sondage IPSOS/One Voice 2023). Il est temps que les responsables politiques cessent de plier devant quelques conseillers occultes mais ultra-minoritaires et protègent enfin ces êtres sentients et la biodiversité dans son ensemble.

Les tergiversations doivent cesser ! Les oiseaux sont en danger.

Dès à présent, participez à la consultation sur le projet d’arrêté encadrant de la chasse de certains oiseaux et sur le projet de décret relatif à la « gestion adaptative », pour dire non à la politique des petits pas et demander un moratoire sur l’ensemble des espèces en déclin!
Et signez pour demander une suspension immédiate de la chasse durant cinq ans pour 20 espèces d’oiseaux en danger*
, et, à terme, son interdiction pure et simple.

* Barges à queue noire ; bécassines des marais ; canards pilets ; canards siffleurs ; canards souchets ; courlis corlieux ; courlis cendrés ; eiders à duvet ; fuligules milouins ; fuligules morillons ; gélinottes des bois ; lagopèdes alpins ; perdrix grises des Pyrénées ; perdrix bartavelles ; sarcelles d’été ; sarcelles d’hiver ; tétras lyres ; tourterelles des bois ; vanneaux huppés ; alouettes des champs.

Corrida de Céret : images inédites d’un déchaînement inouï de violence

Corrida de Céret : images inédites d’un déchaînement inouï de violence

Corrida de Céret : images inédites d’un déchaînement inouï de violence
28.07.2025
Corrida de Céret : images inédites d’un déchaînement inouï de violence
Exploitation pour le spectacle

Des chevaux chargés qui s’effondrent sous la violence des chocs. Des hommes déguisés qui torturent des taureaux désorientés avant de les mettre lentement à mort en les transperçant de toutes parts. Des toréros aux postures grotesques qui s’agitent dans une mise en scène absurde de domination. Voilà le triste spectacle qui fut donné le 13 juillet dernier, à l’occasion d’une corrida organisée à Céret (Pyrénées-Orientales) et dont nous publions des images inédites. La souffrance animale ne doit plus être reléguée au second rang face à l’esthétisation dangereuse et insoutenable de la violence. Interdisons la corrida !

Des taureaux suppliciés, une brutalité indicible et des tortionnaires ridicules

Le ton est donné dès les premières secondes : les taureaux, affolés, foncent sur les chevaux, les percutant avec une puissance terrifiante. Les cavaliers enfoncent alors des lances acérées dans leurs encolures. Le sang jaillit et coule, les cris résonnent et la foule acclame. Viennent ensuite les banderilles, qui restent plantées dans la chair alors que les taureaux cherchent désespérément à s’en défaire.

Puis c’est la lente descente vers la mort. Affaibli par la perte de sang et les blessures à répétition, l’animal tourne en rond, perdu. Son tortionnaire, entraîné dès son plus jeune âge, comme nous l’avons documenté, s’approche avec une solennité absurde. Jouissant de lui tenir tête, il hurle puis plante son épée. Le taureau résiste, puis tremble et s’effondre lentement, crachant des litres de sang sous les yeux d’un public hypnotisé par cette barbarie d’un autre temps.

La scène culmine dans l’agonie : le coup final, un couteau dans la nuque, censé mettre un terme à cette scène d’horreur. Mais les ratés sont nombreux. Les hommes s’y reprennent à plusieurs reprises, poignardant maladroitement, offrant des images insoutenables d’animaux tressaillant au sol, expirant dans un râle interminable.

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Des chevaux boucliers, victimes aussi de ces lâches sacrifices

Chanquete, Narbonne, D’Artagnan figurent ce jour-là parmi les chevaux contraints de participer à ces macabres spectacles. Leurs yeux sont bandés, ils ne comprennent pas d’où viennent les coups aigus ni les assauts qu’ils subissent. Leurs cavaliers ne leur épargnent aucune charge.

La violence est telle que certains régurgitent sous la force des chocs, d’autres sont projetés subitement hors sol et chutent. Les cavaliers se relèvent immédiatement pour se remettre en selle et poursuivre leur barbarie minutée. Chaque mise à mort se clôture avec deux autres chevaux, forcés au fouet d’évacuer les corps des taureaux massacrés.

La corrida, un spectacle de torture qui doit être interdit

Enquête après enquête, la corrida apparaît pour ce qu’elle est vraiment : un supplice ritualisé maquillé en tradition, autorisée à titre dérogatoire dans quelques régions. Cette exception honteuse n’a plus sa place dans une société qui se dit civilisée.

Quelques jours après la mise à mort de six taureaux par Sébastien Castella à Bayonne, que nous avons dénoncée avec nos partenaires comme une célébration macabre du meilleur bourreau, il est plus que jamais nécessaire d’exiger l’abolition totale et définitive de cette pratique, comme le réclament une majorité écrasante de Français. Pour porter avec nous ce combat, signez notre pétition !

La préfecture de l’Ariège persiste à harceler les ours sur l’estive d’Arreau : nouveau référé-liberté déposé

La préfecture de l’Ariège persiste à harceler les ours sur l’estive d’Arreau : nouveau référé-liberté déposé

La préfecture de l’Ariège persiste à harceler les ours sur l’estive d’Arreau : nouveau référé-liberté déposé 28.07.2025
Ariège La préfecture de l’Ariège persiste à harceler les ours sur l’estive d’Arreau : nouveau référé-liberté déposé
Animaux sauvages

Alors que nous avons obtenu ce 24 juillet la suspension de l’arrêté préfectoral autorisant des tirs d’effarouchement renforcés contre les ours sur l’estive d’Arreau en Ariège, un nouveau texte a été signé deux jours plus tard pour les réautoriser. Nous avons déposé un nouveau référé-liberté ce matin. L’audience se tiendra au tribunal administratif de Toulouse le 29 juillet à 15h. 

Suspension des tirs en pleine journée : le préfet n’accepte pas la défaite…

La préfecture de l’Ariège a poussé le harcèlement des ours trop loin : elle avait autorisé des tirs d’effarouchement en pleine journée du 21 au 25 juillet sur l’estive d’Arreau. Le tribunal administratif de Toulouse, immédiatement saisi par nos avocats du cabinet Gossement, nous a donné raison et a suspendu les tirs en urgence. 

L’arrêté était illégal et, comme à son habitude, la préfecture avait attendu le dernier moment pour le publier. Bien que ses manœuvres aient été dénoncées au grand jour, elle n’a pas attendu longtemps et en a publié un nouveau dès samedi, pour des opérations autorisées d’aujourd’hui à vendredi, de 20h à 10h. Quand il s’agit de persécuter les ours, l’État ne perd pas de temps! 

… et prend un nouvel arrêté que nous contre-attaquons aussitôt

Certes, cette fois les tirs ne sont plus permis en pleine journée, mais selon cette nouvelle autorisation, ils dureront jusqu’à 10 h du matin, soit trois heures trente de détonations traumatisantes de plus que les opérations d’effarouchement fréquentes. L’administration, totalement insensible, ne prend même pas en considération le cas des mères et leurs petits que ces attaques pourraient séparer. Elles sont déjà en danger constant, comme Caramelles tuée par des chasseurs. 

La préfecture de l’Ariège multiplie les assauts pour martyriser les ours : elle ne se cache pas des douleurs qu’elle leur inflige volontairement, comme à Barny. Chaque été, nous sommes présents pour contester ses arrêtés d’effarouchement, à l’encontre d’animaux dont huit Français sur dix considèrent qu’ils jouent un rôle clé dans les écosystèmes (sondage Ipsos/One Voice, novembre 2024). 

Nous serons donc présents au tribunal administratif de Toulouse ce mardi 29 juillet à 15h pour porter la voix des ours et demander la suspension des tirs d’effarouchement prévus sur l’estive du GP d’Arreau jusqu’au 1er août. Signez pour les défendre avec nous

Des plumes et du sang : enquête de One Voice au cœur des combats de coqs

Des plumes et du sang : enquête de One Voice au cœur des combats de coqs

Des plumes et du sang : enquête de One Voice au cœur des combats de coqs
28.07.2025
France
Des plumes et du sang : enquête de One Voice au cœur des combats de coqs
Exploitation pour le spectacle

Début juillet 2025, des dizaines de personnes se rassemblent au restaurant Le Coq d’Or, à Mouchin (Nord). L’entrée est payante, les téléphones sont interdits. Aucune image ne doit sortir. C’était compter sans les enquêteurs de One Voice. À l’intérieur, le gallodrome — une arène dédiée à ces affrontements — où seront jetés des coqs destinés à s’entretuer sous les hourras de la foule. Normalement interdits, ces combats bénéficient aujourd’hui encore d’une dérogation inacceptable dans certaines localités. Pour que ce loisir soit définitivement abandonné, nous avons saisi le préfet du Nord et le maire de Saint-Martin-Lez-Tatinghem.

À Mouchin comme ailleurs, la souffrance érigée en spectacle

Dans la grande salle du restaurant, une arène est installée. Les cris des coqs commencent à se faire entendre. Pendant deux heures trente, près de 25 duels vont avoir lieu, face à un public de plusieurs dizaines d’hommes hurlant pour exciter les oiseaux et parier sur le vainqueur. Quelques enfants sont présents, entraînés dès leur plus jeune âge à se délecter de cette violence.

Avant d’être jetés dans l’arène du gallodrome, les coqs sont mutilés : leurs ergots sont amputés et une aiguille de cinq centimètres y est fixée. Puis le combat commence, des becs sont arrachés, des yeux crevés, du sang coule de plaies béantes. Lorsque les arbitres estiment que le combat est terminé, ceux qui sont le plus sérieusement blessés sont amenés à l’arrière, vidés de leur sang et décapités.

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Les habitudes ne doivent jamais servir d’excuse à la cruauté

Ni l’histoire ni les habitudes ne justifieront jamais qu’on sacrifie des vies animales pour le divertissement. Nos territoires regorgent de traditions qui rassemblent et qui n’impliquent aucune forme de cruauté. Il est grand temps d’abandonner définitivement celles qui reposent sur la glorification de la violence contre les animaux et qui entretiennent un cycle sans fin de barbarie. Et de laisser ces coqs, qui n’aspirent qu’à cela, vivre en paix.

Aujourd’hui, nous appelons le préfet du Nord à prendre ses responsabilités : qu’il interdise ces combats sur tout le territoire départemental. Et nous demandons au maire de Saint-Martin-Lez-Tatinghem d’agir immédiatement dans sa commune, où nous avons participé à un grand rassemblement inter-associatif en mai dernier. Il est temps d’avoir le courage politique de dire stop à cette souffrance organisée des coqs et d’entendre enfin les aspirations des Français !

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