Compagnonnage animaux: reprise des conférences le 16 octobre

Compagnonnage animaux: reprise des conférences le 16 octobre

Compagnonnage animaux: reprise des conférences le 16 octobre
03.10.2016
Compagnonnage animaux: reprise des conférences le 16 octobre
Animaux familiers

Un nouveau cycle de conférences-formations Compagnonnage démarre avec la Dre Nathalie Simon, vétérinaire comportementaliste. Découvrez les clés du bonheur d’une vie avec nos compagnons chiens et chats!

Depuis trois ans déjà, One Voice, dans le cadre des activités de la Cellule Zoé, a mis en place la campagne Compagnonnage animaux pour accompagner tous ceux qui partagent, ou souhaitent partager leur vie avec un compagnon chien ou chat.

La Dre Nathalie Simon est une vétérinaire comportementaliste avec laquelle nous travaillons depuis longtemps. Son approche permet de mieux comprendre les erreurs classiques, bien que parfois profondément ancrées, qui parasitent notre relation avec les chiens et les chats qui partagent nos vies. Avec souvent de très simples modifications des habitudes, qui passent par le respect et la non-violence, le bonheur partagé est accessible… et le quotidien gagne en sérénité.

Alors, pour découvrir “Les trésors secrets du chat” ou plonger “Au cœur du chien”, venez assister à nos prochaines conférences-formations, elles sont gratuites!

Elles auront lieu:

  • Dimanche 16 octobre 2016:

Salle de la Manufacture, 10 bis, boulevard de Stalingrad à Nantes
• Compagnons CHATS: 10h – 13h • Compagnons CHIENS: 14h30 – 17h
Avec la SPA de Carquefou et le refuge Des Animaux et des Hommes.

Dates suivantes (lieux et horaires définitifs vous seront précisés sur demande au téléphone une semaine avant l’événement ou sur le blog ci-dessous):

  • Le samedi 14 janvier 2017, à Mornac (16);

Date: Samedi 14 janvier 2017.
Salle: Salle des fêtes, 10 rue des écoles, 16600 Mornac.
Compagnons CHATS: 10h – 13h • Compagnons CHIENS: 14h 30 – 17h
Partenaire : Refuge de l’Angoumois, Les Mesniers, Route de Bois Long, 16600 Mornac.

  • Le samedi 28 janvier 2017, à Vannes (56) ;

Date: Samedi 28 janvier 2017.
Salle: Maison Des Associations, Rue Guillaume Le Bartz, 56000 Vannes.
Compagnons CHATS: 10 h – 13 h • Compagnons CHIENS: 14 h 30 – 17 h
Partenaire: SPA de Vannes, Zone industrielle du Prat, 29 Avenue Édouard Michelin, 56000 Vannes.

  • Le samedi 11 février 2017, à Agen (47);

Date: Samedi 11 février 2017.
Salle: La Rotonde du Stadium, Stadium Municipal, 17 Cours Washington, 47000 Agen.
Compagnons CHATS: 10h – 13h • Compagnons CHIENS : 14h30 – 17h
Partenaires: ARPA, Association pour le Respect et la Protection de l’Animal, Impasse Bourdonnais, 47550 Boé – Refuge animalier de Brax, 1 Chemin de Franchinet, 47310 Brax

  • Le samedi 4 mars 2017, à Amiens (80).

Date: Samedi 4 mars 2017.
Salle: Amphithéâtre Jean Cavaillès, 3 Place Louis Dewailly, 80 000 Amiens.
•Compagnons CHATS: 10h-13h. •Compagnons CHIENS : 14h30-17h
Partenaires: Oisemont Protection animale, 24 Rue Jean Jaurès, 80140 Oisemont. Tel : 03-22-25-12-37 – S.P.P.A Refuge d’Amiens, Route d’Allonville, 80080 Amiens. Tel : 03-22-44-98-03

  • Le samedi 18 mars 2017, à Bordeaux (33).

Date: Samedi 18 mars 2017.
Salle: Théâtre du Pont Tournant, 13 Rue Charlevoix De Villers, 33300 Bordeaux.
Compagnons CHATS: 10 h – 13 h • Compagnons CHIENS: 14h30 – 17h
Partenaires: SPA de Bordeaux et Sud Ouest, 361 Avenue de l’Argonne, 33700 Mérignac – S.P.A Du 47, Lasgraouettes, 47160 Caubeyres

Grande manifestation contre la chasse le samedi 1er octobre

Grande manifestation contre la chasse le samedi 1er octobre

Grande manifestation contre la chasse le samedi 1er octobre
28.09.2016
Grande manifestation contre la chasse le samedi 1er octobre
Animaux sauvages

Les Français sont excédés par la chasse. Le sondage* réalisé par One Voice en partenariat avec l’ASPAS l’a encore tout récemment démontré : 78 % des Français souhaitent interdire la chasse le dimanche pour d’évidentes raisons de sécurité. 91% des Français souhaitent une réforme de la chasse.

Le 28 septembre 2016

Les Français sont excédés par la chasse. Le sondage* réalisé par One Voice en partenariat avec l’ASPAS l’a encore tout récemment démontré : 78 % des Français souhaitent interdire la chasse le dimanche pour d’évidentes raisons de sécurité. 91% des Français souhaitent une réforme de la chasse.

Pourtant, les pouvoirs publics sont étrangement sourds à cette attente forte de nos concitoyens. Et nos hommes et femmes politiques plus encore.

Ainsi, Laurent Wauquiez, président des « Républicains » de la région Auvergne-Rhône-Alpes, vient d’offrir quelque 3 millions d’euros aux chasseurs de sa région afin qu’ils restaurent leurs cabanes de chasse ou qu’ils interviennent dans nos écoles afin de « former » nos enfants à une certaine idée de la biodiversité…

Le président de la République a quant à lui tué dans l’œuf la très attendue Agence Nationale de la Biodiversité, en n’y intégrant pas l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. Cet établissement public et ses 1200 fonctionnaires restent ainsi aux mains des chasseurs qui sont majoritaires dans son conseil d’administration.

Pour dénoncer cela, mais aussi la mort de 30 millions d’animaux chaque année pour un « loisir » d’un autre âge,
le Collectif du 21 septembre, qui regroupe 78 associations (rejoint par Sea Shepherd, la Fondation Brigitte Bardot et One Voice), organise une grande manifestation pour en finir avec la chasse et le piégeage.

Le 1er octobre de 10 h à 13h, Place Joachim-du-Bellay (Paris 1er)

Nombreux stands associatifs et restauration sur place

Après la manifestation, le film de Kate Amiguet, Chasseur-Tueur-Imposteur ?,

sera projeté au cinéma de la salle Jean Dame à 14 h 30 (entrée à 14 h).

Il sera suivi d’un débat avec la réalisatrice, Gérard Charollois (président de la CVN, auteur du livre Pour en finir avec la chasse) et Pierre Athanaze (président d’Action Nature, auteur du Livre noir de la chasse).

Liste des associations du Collectif du 21 septembre : 269 LIFE FRANCE, Acta Antispécisme (ou Acta Gironde), Ambassade des Pigeons, Action Nature Rewilding France, AEC, Animal Cross, AEP, Animalsace, Animalibre, APIE (Association de Protection et d’Initiation à l’Environnement), Association du Collectif Animalier du 06, Association Sauvegarde du Château de Flée, AVES France, AVF (Association Végétarienne de France), AVRE, Bio Vivre en Brie, Brouillard Définitif, CAUSA, C’est Assez, C’Topoil, CCE2A (Collectif Contre l’Expérimentation et l’Exploitation Animales), CHAMADE (CHaumière et Médiation Animalistes), C.H.A.N.T (pour une Cohabitation Harmonieuse avec les autres Animaux et la Nature sur Terre), CNPA (Collectif Nantais Pour les Animaux), Collectif Société Anti-Fourrure, Combactive, CHÂTEAU de FLÉE, Monument historique, C.RÉ.DO. Pigeons et Protection Animale, CREL (Club de Reconnaissance et d’Entraide aux Lévriers), CVAAD, CVN (Convention Vie et Nature), DDA (Droits des Animaux), Droit des Animaux Sud, Dignité Animale, Entre Chiens et Loups, Groupe d’Actions Animales Moselle, Guadeloupe Animaux, F.G.N. (Fées Gardiennes de la Nature), GREEN, Humanimo, INFO VÉGANE, Initiatives Terre, Jack et Jessie Protection Animale, la fondation M.A.R.T. (Mouvement pour les Animaux et le Respect de la Terre), La Griffe, La Voie de l’Hirondelle, La Tribu de Sapeur, L’arche de Valudo, Le Klan du Loup, Les Désobéissants, L214, Laissons Leur Peau Aux Animaux (LLPAA), Les compagnons de Freya, Ligue Universelle pour la Nature et les Animaux, Les 3A, Les Crins Verts, Liberté Égalité Animale 49, Matoucœur, MFP (Mission Française pour Singes en Danger), Mouvement pour la Cause Animale, Oïkos Kaï Bios, Oiseaux Nature, Patacha, Point Info Loup Lynx, RAC (RAssemblement pour une France sans Chasse), Protection Faune Sauvage Sedan, RAN (Respect de l’Animal et de la Nature), Respectons, Initiatives Terre, Refuge « Ame’Ni’Maux », Refuge « Amis des Bêtes », Sauvetage et Chats en Détresse, Secourisme Animalier, SSA49, SVPA (Société Vosgienne de Protection Animale), Stop Souffrances Animales 49, Vigilance Citoyenne pour le Pâtis, Wolf Eyes Asbl.

Partager sur

De la production de dauphins ?

De la production de dauphins ?

De la production de dauphins ?
28.09.2016
Port-Saint-Père
De la production de dauphins ?
Exploitation pour le spectacle

Lors du suivi de Galéo, One Voice a pu voir le bébé à peine né de Amtan dans un bassin de Planète Sauvage. Depuis, Parel aussi a donné naissance à un delphineau. Au-delà des préoccupations immédiates quant à leur avenir, est-il raisonnable de produire ainsi du dauphin en série ?

Le 31 août dernier, One Voice s’est rendu à Planète Sauvage afin d’effectuer des constatations relatives au petit Galéo et aux autres dauphins. À cette occasion, ils ont observé pour la première fois le bébé de Amtan, né depuis peu. Mi-septembre, c’était au tour de Parel de donner naissance à un delphineau.

Voilà, bien sûr, qui inquiète, quand on se souvient qu’il y a un an, le nouveau-né de cette dernière se faisait tuer lors d’une bagarre avec Lucille. Mais il y a pire à craindre : cette production hâtive de dauphins, à la veille d’un prochain arrêté ministériel réglementant la captivité en France.

L’élevage industriel est apparu chez nous dans les années 1970, afin de produire à moindre coût de la viande, du lait et des œufs. À cette fin, les animaux sont traités comme une marchandise et le plus souvent élevés dans des bâtiments clos.

Il en va de même pour les dauphins, dont la production industrielle n’a commencé qu’au début des années 1990. Les règlements CITES avaient mis fin à l’afflux de dauphins depuis la Floride et Cuba. Il fallut instaurer des programmes de reproduction calqués sur ceux des zoos, ce qui fut assez facile. Les dauphins ont une sexualité naturellement très active, que l’ennui de l’enfermement exacerbe plus encore. On les dota donc de «bassins de maternité», tandis que les recherches des delphinariums se focalisaient sur l’insémination artificielle et le suivi des grossesses. Comme le savent les clients de Taiji, capturer un dauphin sauvage est beaucoup moins coûteux que de le faire se reproduire en bassin. Mais l’industrie de la captivité occidentale n’avait pas d’autre choix. Et elle «produisit» donc du dauphin en abondance.

Dans quel but ? Pas pour la viande ni pour le lait, ni moins encore pour repeupler les océans. Dès leur naissance, ces dauphins apprennent à vivre non comme de vrais dauphins, mais comme des animaux « artistes » exclusivement destinés aux spectacles. Certains deviennent d’ailleurs très compétents dans ce domaine limité du savoir et les sites des parcs d’attractions s’en émerveillent. Ainsi, à propos de Bahia au parc Astérix : « Très joueuse, elle imite souvent les adultes pendant les spectacles. Elle est toujours partante pour s’amuser, seule, avec les autres dauphins ou avec ses soigneurs ».

Éduqués de cette manière, ces dauphins seraient évidemment incapables de se saisir d’un poisson vivant. Leurs instincts, leur culture, leur conscience et leur dignité ont été savamment effacés sur deux générations à peine. Il en faudrait mille pour amorcer un processus de domestication réelle, mais deux générations suffisent à créer des êtres dépendants de l’humain, physiquement et intellectuellement diminués. À en croire le directeur du Zoo d’Amnéville, les delphinariums français en produiraient en quantités telles qu’ils ne savent plus où les mettre. D’où leur exportation en Grèce, en Espagne, en Belgique, comme de vulgaires colis postaux.

En termes strictement commerciaux, tout cela est-il bien raisonnable ? Aux USA, la descente aux enfers de SeaWorld se poursuit et l’Aquarium de Baltimore promet un sanctuaire à ses anciens détenus. En Finlande, le dernier delphinarium a fermé ses portes, faute d’audience. La plupart des delphinariums du nord de l’Europe peinent aujourd’hui à remplir leurs gradins.

Pour One Voice, il est temps que les delphinariums ferment et que des sanctuaires marins soient créés pour offrir une retraite bien méritée à tous les cétacés captifs. Signez et diffusez notre pétition !

Légende photo : En liberté, les bébés dauphins s’élèvent en famille. 

LETTRE OUVERTE à M. Gérard Landrieu, Maire de Prévenchères

Monsieur le Maire,
Le collectif CAP Loup regroupe 37 associations de protection de la nature et des animaux, réunies pour agir en faveur de la protection du loup, pour assurer la présence de l’espèce en France et permettre la cohabitation entre le loup et les activités humaines.

France-Turquie : l’insoutenable calvaire des vaches exportées

France-Turquie : l’insoutenable calvaire des vaches exportées

France-Turquie : l’insoutenable calvaire des vaches exportées
27.09.2016
Autre campagne de l’association

L’association CIWF vient de diffuser les terribles images de son enquête sur les transports de bovins depuis l’Europe vers la Turquie. La France, qui en est un acteur majeur, doit cesser d’y participer et interdire ce commerce cruel, et nous devons repenser notre consommation pour un mode de vie sans cruauté.

Elles ont soif, elles lèchent les barreaux des camions. Elles ont faim. Elles mangent leurs excréments. Elles sont à terme et mettent bas d’un bébé, immédiatement retiré. Elles sont épuisées et elles meurent là, dans les camions. Là, c’est la frontière turque. Certaines sont nées en France, les autres viennent d’ailleurs en Europe. Leur calvaire est indescriptible, les images sont insoutenables.

L’enquête de CIWF

CIWF est une association amie de One Voice. Ses partenaires Tierschutzbund ZurichAnimal Welfare Foundation et Eyes on animals ont enquêté à Kapikule, à la frontière entre la Bulgarie et la Turquie, en juin dernier dans le cadre d’une investigation débutée en 2010. Sur les 200 camions qui sont passés, 109 ont été inspectés. Les bovins y étaient enfermés plusieurs jours, en plein soleil, sans eau propre ni nourriture. La température excédait 38°C dans les véhicules, où l’odeur d’ammoniaque se mélangeait à celle des cadavres. Car dans ces conditions, tous ne survivent pas. 5 veaux y sont nés. L’un d’eux par césarienne : à vif, dans la rue, on a éventré sa mère. Lui était déjà mort. Elle, épuisée, le ventre toujours ouvert, n’a pas réussi à remonter dans la remorque. Alors elle a été égorgée en pleine conscience. A côté du camion.

La France coupable

L’implication de la France dans ce véritable scandale est loin d’être anecdotique. La France était le premier pays exportateur d’animaux vivants vers la Turquie en 2015. Leur nombre a ensuite diminué du fait de l’épidémie de fièvre catarrhale ovine, mais des accords sont actuellement en cours de négociation pour augmenter à nouveau les exportations. Notons aussi que sur les 6 années d’investigation, 350 camions transportant ovins et bovins ont été inspectés. Parmi eux, 89% de ceux provenant de France étaient en infraction à la législation européenne. Et cette situation est déjà connue de longue date des autorités françaises et européennes !

Il faut dire stop !

Face à cette horreur qui a déjà bien trop duré, One Voice soutient la demande adressée par CIWF à Stéphane Le Foll de cesser toute exportation d’animaux vivants vers la Turquie. Vous aussi vous pouvez agir et lui envoyant une requête sur la page dédiée du ministère.
Et aidez-nous à faire évoluer les habitudes de consommation, le véganisme n’est plus une utopie! Car ces vaches, ce sont celles de l’industrie laitière, nul doute là-dessus. Jusqu’au bout traitées comme des machines à produire, et leurs veaux comme des sous-produits. Alors, pour accompagner le changement vers une alimentation végétale, rendez-vous sur Vegan Pratique !

Crédit photo : www.AWF-TSB.org & Eyes on Animals

One Voice et l’ECEAE satisfaites de la décision de la Cour de justice de l’UE

One Voice et l’ECEAE satisfaites de la décision de la Cour de justice de l’UE

One Voice et l’ECEAE satisfaites de la décision de la Cour de justice de l’UE
26.09.2016
One Voice et l’ECEAE satisfaites de la décision de la Cour de justice de l’UE
Animaux familiers

One Voice et la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale (ECEAE) se sont félicitées de la décision rendue le 21 septembre par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Cette dernière a en effet rejeté l’argumentaire de la Fédération européenne des ingrédients cosmétiques (EFfCI) qui avait obtenu le soutien du gouvernement français. Elle aurait permis aux entreprises de se soustraire à l’interdiction des cosmétiques testés et à leur commercialisation en expérimentant sur des animaux en vertu d’autres lois européennes ou étrangères, puis d’utiliser les données obtenues pour accéder au marché des cosmétiques de l’UE. Les associations exhortent à présent les régulateurs nationaux à s’assurer que la décision est bien appliquée dans toute l’UE.

L’affaire a été portée l’année dernière par l’EFfCI, qui représente la plupart des fabricants d’ingrédients cosmétiques en Europe [1]. La Fédération, soutenue par le gouvernement français, a fait valoir que les entreprises devraient être en mesure de vendre au sein de l’UE des cosmétiques contenant des ingrédients testés sur les animaux — pour autant que les tests aient été effectués nominalement dans le cadre de certaines législations autres que la Réglementation européenne sur les produits cosmétiques.

Cependant, la CJUE est aujourd’hui tombée d’accord avec un avis consultatif de l’avocat général de mars 2016 préconisant que la Cour refuse l’argumentaire de l’industrie et qu’une entreprise ne saurait s’appuyer sur des données issues de l’expérimentation animale (où qu’elles soient générées et à quelque fin que ce soit) pour assurer la sécurité d’un produit cosmétique [2]. La Cour a également rejeté les arguments du gouvernement britannique et de la Commission européenne qui auraient également beaucoup affaibli l’interdiction des tests sur les animaux.

En décembre 2015, la Coalition, dont One Voice est la représentante pour la France, a présenté un argumentaire à la Cour contre les tentatives de l’industrie d’édulcorer l’interdiction historique des tests cosmétiques sur les animaux. La CJUE a aujourd’hui rendu plus difficile pour les entreprises le fait de vendre des produits cosmétiques au Royaume-Uni et dans l’UE si ceux-ci ont été expérimentés sur des animaux ailleurs dans le monde [3].

Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare : « Cette tentative de l’EFfCI montre une fois de plus l’importance de rester vigilants, d’autant plus en France où le gouvernement a encore affiché clairement sa position. La décision prise par la Cour est une vraie victoire de l’éthique. La souffrance des animaux importe peu à certains industriels, quelles que soient les avancées de la science. Aujourd’hui une vraie justice a été appliquée et elle est de bon augure pour l’avenir. »

Dans le but d’aider le marché des cosmétiques dans l’UE, les entreprises ont déjà essayé de recourir à l’expérimentation animale en vertu d’autres lois européennes telles que le programme de sécurité chimique REACH, ce qui sape l’esprit d’interdiction des tests cosmétiques. L’EFfCI a tenté de limiter l’interdiction en l’appliquant seulement aux cas où l’expérimentation animale était spécifiquement réalisée dans l’esprit de la Réglementation sur les cosmétiques (ce qui ne concernait pratiquement aucun test).

NOTES :

[1] L’affaire a été portée par la Fédération européenne des ingrédients cosmétiques (EFfCI), techniquement contre le ministère des Entreprises, de l’Innovation et des Compétences du Royaume-Uni. Elle a été renvoyée devant la Cour européenne de justice par la Haute Cour de Londres et affecte l’interprétation dans toute l’Union européenne. Les recommandations de l’avocat général ne lient pas la Cour mais sont acceptées dans la majorité des cas.

[2]
http://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf?text=&docid=183602&pageIndex=0&doclang=en&mode=req&dir=&occ=first&part=1&cid=641808
[3] Le maintien de l’interdiction des tests cosmétiques sur les animaux et de leur commercialisation dans la période post-Brexit sera l’une des nombreuses questions qui se poseront au gouvernement britannique. Pour le moment, le Royaume-Uni est lié par cette décision.

Partager sur

Les Français ont peur de la chasse

Les Français ont peur de la chasse

Les Français ont peur de la chasse
19.09.2016
Les Français ont peur de la chasse
Habitat naturel

La majorité des Français ne se sent pas en sécurité dans la nature en période de chasse, comme le prouve ce récent sondage de l’IFOP pour l’ASPAS et One Voice (1), du 12 au 14 septembre 2016.
Il confirme que 8 Français sur 10 souhaitent que le dimanche devienne un jour non chassé, et révèle que 9 sur 10 sont favorables à une réforme de l’organisation et de la réglementation sur la chasse.

Un dimanche sans chasse ? La question ne divise pas ! 78 % des sondés y sont favorables (contre 54% en 2009 (2)). Une demande qui n’est pas portée par des « bobos écolos urbains » tant vilipendés par le monde de la chasse, mais bien par 76% de la population vivant en milieu rural.

Les accidents de chasse restent un sujet tabou en France. Pourtant, aucune autre activité de loisir que la chasse ne pose un tel problème de sécurité publique. Ce week-end en Loire-Atlantique, une femme a pris une balle de sanglier dans la cuisse, pendant qu’elle jardinait. Un accident qui est survenu alors que l’ouverture de la saison de chasse au gibier ne débutait que le lendemain dans ce département ! Sur les 71% de Français fréquentant régulièrement la nature (plusieurs fois par mois), 61% ne se sentent pas en sécurité lors de leurs sorties, en période de chasse. L’an dernier, près de 2 victimes sur 10 n’étaient pas chasseurs. La mort de Samuel (20 ans) en Isère, puis celle de Gaël (43 ans) en Haute-Savoie avaient souligné une nouvelle fois la difficile cohabitation de l’activité chasse avec toutes les autres activités de plein air.

Depuis 1982, il n’existe plus de périmètre de sécurité autour des habitations (3). En 2003, l’obligation d’un jour national sans chasse par semaine était supprimée par Roselyne Bachelot. Il n’existe pas de validation régulière des connaissances ni des aptitudes physiques des chasseurs, et les contrôles d’alcoolémie ne sont pas possibles pendant un acte de chasse : un laxisme que la majorité des Français trouvent injustifié.

Il n’est pas surprenant qu’aujourd’hui, 91% de nos concitoyens soient favorables à une réforme de l’organisation et de la réglementation sur la chasse pour l’adapter à la société actuelle !

Depuis plus de 20 ans, l’ASPAS demande aux divers gouvernements une mesure simple et démocratique du partage de l’espace entre un petit million de chasseurs et la majorité des citoyens : la trêve de la chasse le dimanche. Vous avez dit lobby ?

One Voice se bat contre la pratique de la
chasse en France et dans le monde, et milite pour un dimanche sans chasse depuis sa création en 1995 sous le parrainage de Théodore Monod.

(1)
Télécharger les résultats de l’étude

(2) Sondage IFOP/ASPAS réalisé en juillet 2009.

(3) Extrait de
Comment se promener dans les bois sans se faire tire dessus « Depuis la circulaire Deferre du 15 octobre 1982, les préfets sont invités à ne plus interdire la chasse dans un périmètre autour des habitations, mais à réglementer le tir en direction de ces habitations. Ainsi, les tirs « à portée de fusil » ou à moins d’une certaine distance (de 150 mètres bien sou- vent) sont généralement interdits en direction des « habitations, routes et chemins publics, voies ferrées et emprises des chemins de fer, des lignes électriques, des aéroports, des lieux de réunions publiques et des stades ». Dans ce cadre, rien n’empêche les chasseurs d’être adossés à une maison et de tirer vers l’extérieur ! »

Partager sur

One Voice infiltre la filière et révèle la torture des lapins angoras dans les élevages français

One Voice infiltre la filière et révèle la torture des lapins angoras dans les élevages français

One Voice infiltre la filière et révèle la torture des lapins angoras dans les élevages français
15.09.2016
One Voice infiltre la filière et révèle la torture des lapins angoras dans les élevages français
Exploitation pour la Mode

Le 15 septembre, One Voice, association de défense des animaux active depuis 1995, rendra publics une vidéo et un rapport d’enquête résumant des mois d’infiltration dans plusieurs élevages français de lapins angoras. Les images comme les commentaires des éleveurs recueillis à cette occasion sont sans appel : non seulement les lapins sont élevés en batterie dans des conditions d’alimentation, de confort et d’hygiène plus que douteuses, mais ils sont surexploités dans une cruauté sourde à leurs cris durant toute une vie.

Empilés dans des cages sommaires, les lapins angoras filmés par les enquêteurs One Voice dans les élevages français n’ont finalement pas de sort plus enviable que ceux de Chine.
On se rappellera qu’un film diffusé par l’association PETA sur les élevages chinois de lapins (90 % de la production mondiale) avait glacé les opinions en 2013.

Il semble hélas que les bonnes pratiques en matière de bien-être animal, pourtant recommandées par le ministère de l’Agriculture comme lignes conductrices d’un plan quinquennal à échéance 2021, n’aient pas d’actualité concrète plus engageante.
Et pourtant, ici et là on vante la qualité de l’angora français, finalement juste liée au poil d’une race d’élevage, mais pas aux méthodes de ceux qui l’exploitent à profit.

Une enquête à rebrousse poil…

C’est un travail d’investigation d’importance. Les enquêteurs de l’association lanceuse d’alertes ont infiltré ce milieu pendant des mois (En France il existerait une quarantaine d’élevages exploitant des milliers de lapins, chiffres obtenus lors de notre enquête et pour lesquels nous n’avons pu obtenir aucun document officiel tant la filière semble peu encadrée). Leur objectif était d’étudier l’ensemble de la filière, de documenter l’épilation des lapins car elle n’a pas lieu tous les jours. La rotation dans les activités joue : phases de reproductions, sexage des lapereaux, productions alimentaires avec la chair des mâles (moins fournis en poils, ils sont surtout destinés au pâté ou au bûcher), et beaucoup d’attente entre les épilations, trois fois l’an, qui signifient un stress permanent pour les lapins, dénudés après les « récoltes » et exposés aux chocs thermiques, sans plus de protection dans leurs clapiers.

Les « One Voice » ont donc travaillé un semestre durant, de février à juillet 2016, dans six élevages différents : leurs constats prennent valeur d’état des lieux d’une filière en déclin, mais toujours nocive, si l’on en juge par ce simple commentaire d’acteur enregistré, parmi d’autres : « Les femelles sont un peu plus fragiles que les mâles au niveau de la peau. Il arrive que ça déchire. Il y en a des fois, tiens, pouf, il y a un bout de peau qui vient avec. Quand ça commence, j’ai vu des fois je lui aurais arraché tout, j’étais obligé de finir aux ciseaux parce que toute la peau venait, alors là tu passes du temps. J’ai vu des fois passer deux heures sur un lapin qui se déchirait de partout. Des fois tu te dis, il faut mieux lui foutre un coup sur la tête, celui-là. »

Une action citoyenne d’envergure

Écœurée à l’écoute des cris poussés par les lapins épilés brutalement, et non simplement peignés comme on voudrait le faire croire, Muriel Arnal, présidente-fondatrice de One Voice, prend ici les mêmes positions que sur la fourrure animale en général : « L’angora doit être banni de France, et nous avons un grand espoir de faire changer les choses pour ces animaux. Notre enquête fonde juridiquement notre demande : nous avons hier obtenu l’interdiction de la vente de fourrure de chiens et chat importés de Chine. Il n’y a aucune raison que des produits de l’angora, obtenu dans de telles conditions, puissent librement circuler chez nous. »

La médiation de l’État est indispensable pour agir auprès des acteurs de la filière, qui visiblement bénéficient d’une grande souplesse en matière de réglementation et de contrôles auprès des Directions Départementales de la Protection des Populations (DDPP). « Pour cesser de telles pratiques, survivance du Moyen Âge assise sur une cruauté indigne, nous sommes prêts à travailler avec les éleveurs pour les accompagner dans leur reconversion » précise Muriel Arnal.

One Voice (représentant France de la coalition internationale Free Fur Alliance) a choisi de déposer une plainte contre le principal élevage local, situé en Loire-Atlantique (44), sur le fondement de plusieurs manquements aux réglementations en vigueur (conditions d’élevage et d’abattage, actes de cruautés). Pratique jugée inacceptable, la vente de lapines ayant développé des tumeurs mammaires à un laboratoire d’expérimentation, où elles vivront un second calvaire, a pesé dans le choix d’une action judiciaire ciblant le haut de la filière.

L’angora, hors des élevages et des placards

Sur le site stop-angora.fr, une pétition est également lancée à l’adresse du ministre de l’Agriculture afin que des mesures d’urgences, conservatoires ou de contrôles, soient prises dans les élevages, et qu’à terme tant leur activité que le commerce de produits en angora soient interdits en France. Par ailleurs, l’association invite le public à cesser d’acheter des fabrications en laine angora et à en vider leurs placards. « Au vu des images tournées, je ne comprendrais pas que l’on puisse continuer à porter en souriant des pulls en angora. Nous pourrons en assurer la collecte et les apporter à des refuges pour chats, où ils seront bien plus utiles » conclut Muriel Arnal, qui espère un afflux de cartons contenant des vêtements siglés « angora », issus de la souffrance animale, aux bureaux de son association…


Télécharger le communiqué en version pdf

Partager sur

Un petit esclave est né à Port-Saint-Père

Un petit esclave est né à Port-Saint-Père

Un petit esclave est né à Port-Saint-Père
09.09.2016
Port-Saint-Père
Un petit esclave est né à Port-Saint-Père
Exploitation pour le spectacle

Un delphineau vient de naître à Planète Sauvage. Mais quel sera le destin de ce petit esclave? One Voice réclame la fin de la reproduction des dauphins captifs, ainsi que la fermeture de tous les delphinariums en France.

Collé au flanc de sa mère, un delphineau tourne dans l’eau tiède sous un soleil de feu.

Il a dû naître il y a quelques jours à peine, et respire encore maladroitement au-dessus de la surface en dodelinant un peu de la tête. Sa mère, Amtan, est une jeune dauphine de seize ans, née au Dolfinarium de Harderwijk. Présente à Planète Sauvage depuis 2008, elle met ici au monde son premier enfant.

Personne ne peut guider sa découverte des gestes maternels. La confier aux soins de Lucille serait trop dangereux. L’an dernier, cette malheureuse lourdement dépressive avait tué dans une bagarre le bébé de Parel, elle aussi primipare. Un acte insensé en milieu naturel mais fréquent en bassin. Pourtant, Lucille est la seule à savoir comment on élève un enfant, la seule à l’avoir appris auprès de sa propre mère.

Où est la mère d’Amtan ?

Qui est-elle ? C’est Molly, née dans le golfe du Mexique en 1980. Sa fille aurait tellement eu besoin d’elle aujourd’hui ! Mais Molly est restée en Hollande. Car c’est ainsi qu’agissent les delphinariums : ils séparent les enfants des mères bien avant qu’ils ne soient adultes. Alors la jeune maman s’inquiète. Elle ne sait pas trop comment faire pour prendre soin de son petit. Une dresseuse lui offre un poisson, elle ne s’approche même pas du bord. Le poisson est jeté à l’eau, la dauphine n’y touche pas. Est-elle malade ? Stressée ? On peut la comprendre. Jamais aucun bébé n’a encore grandi dans les bassins de Planète Sauvage. Il y eut surtout beaucoup de morts en peu d’années.

Il y eut d’abord Sammy, un jeune dauphin bleu et blanc.

Il s’est éteint en 1999 dans les bassins fraîchement construits de Planète Sauvage. Puis ce fut le tour de Théa, une jeune femelle arrivée de Hollande avec ses amies Parel et Amtan en 2008. Elle est morte trois ans plus tard à l’âge de dix-neuf ans sans avoir jamais eu de petit. Arrivé du Parc Astérix, Minimos a disparu à huit ans. On ignore toujours la cause de son décès. Et puis il y eut Little, la fille de Parel, qui survécut moins d’une semaine.

Ce petit être fragile qui nage contre sa mère Amtan vivra-t-il plus longtemps ? Faut-il même le lui souhaiter quand on sait la vie qui l’attend ?… Dès cinq ou six ans, ce delphineau vivra ce que vivent aujourd’hui Galéo et Aïcko : il devra se battre, sans cesse, dans une sorte de feuilleton interminable où ce sont toujours les caïds qui gagnent. Et si c’est une femelle, elle sera engrossée jusqu’à l’épuisement. Ce jeune dauphin, au corps taillé pour la vitesse, ne nagera jamais en ligne droite plus de quelques mètres sans rencontrer un mur. Il ne plongera jamais profondément à la poursuite de poissons fugaces. Ce mammifère marin ne saura jamais ce qu’est la mer.

Signez et diffusez notre pétition !

Légende photo : la vie de famille est essentielle aux dauphins 

De la violence à n’en plus finir

De la violence à n’en plus finir

De la violence à n’en plus finir
24.08.2016
Bretagne
Autre campagne de l’association (ou multiples)

C’est grâce à ses lanceurs d’alerte que la Cellule Zoé a eu connaissance de ce cas. Dans cet élevage breton, plus de 200 cochons sont détenus dans de terribles conditions. Pire, ils servent d’exutoire à un éleveur violent.

Dans les stabulations intérieures, on trouve des cochons enfermés dans le noir. Ils n’ont pas d’eau, pas de nourriture, pas de litière. Ils sont trop nombreux, entassés dans la boue. Certains suffoquent.

Dans les stabulations extérieures, où elles ne devraient rester que le temps de se nourrir, les truies gestantes sont enfermées durant des heures. Sur le béton, sans eau et quel que soit le temps, soleil brûlant ou pluie battante, elles doivent attendre qu’il se souvienne qu’elles existent.

Avouons que parfois, pourtant, il vaut mieux l’éviter. Car cet éleveur frappe — les porcelets, les truies… Il frappe, avec un gourdin, jusqu’à ce que le sang coule. Il frappe malgré les hurlements. Il frappe même souvent jusqu’à tuer. Mais les cadavres encombrants, les cadavres suspects, l’équarrisseur ne les voit pas. Ceux-là, l’éleveur les abandonne dans la nature…

Sa femme a pu se sauver avec le chien — car ici le lien, encore, s’exprime dans toute son horreur. Mais elle a réussi, finalement, à survivre à sa violence, à s’échapper. Cependant, pour ses autres innocentes victimes, c’est à One Voice d’agir. Déjà, une plainte a été déposée. La procédure est en cours. Nous devons mettre un terme à leur martyre et empêcher cet éleveur de nuire à nouveau ! Nous nous battons pour ça. Nous nous battons pour eux.