Pour faire suite aux rumeurs concernant la libération prochaine de Maya

Pour faire suite aux rumeurs concernant la libération prochaine de Maya

Pour faire suite aux rumeurs concernant la libération prochaine de Maya
14.05.2018
Pour faire suite aux rumeurs concernant la libération prochaine de Maya
Exploitation pour le spectacle

Après toutes les actions juridiques, les rassemblements… qui ont été retracés dans la tribune écrite par Corine Pelluchon​, nous avions des informations depuis fin avril, que nous avions choisi de ne pas divulguer pour ne pas compromettre l’avenir de Maya.

Il faut attendre, nous sommes conscients que c’est long. Malheureusement, la libération de Maya n’est absolument pas certaine. Nous nous engageons avec le soutien des signataires de la tribune, à tout mettre en œuvre afin que le cirque respecte la loi dans les délais les plus brefs.

Si Maya venait à être libérée trop tardivement ou pire décédait dans les semaines qui viennent, elle incarnerait à elle seule, alors, tous les dysfonctionnements du pays s’agissant des animaux : les lois ne sont pas appliquées.

Soyez assurés que nous continuons d’œuvrer de toutes nos forces pour que Maya soit transférée le plus tôt possible loin du cirque. D’autres actions sont prévues.

Continuez à signer et partager la pétition!

#JusticePourMaya

One Voice organise début juin la Première française du film documentaire primé : Kangaroo a love-hate story

One Voice organise début juin la Première française du film documentaire primé : Kangaroo a love-hate story

One Voice organise début juin la Première française du film documentaire primé : Kangaroo a love-hate story
14.05.2018
France
One Voice organise début juin la Première française du film documentaire primé : Kangaroo a love-hate story
Animaux sauvages

L’association One Voice organise la Première française du film documentaire multi-primé « KANGAROO A Love-Hate Story », le 5 juin 2018 à 20 h au cinéma « Les Cinq Caumartin » à Paris. La projection, en présence des réalisateurs, sera suivie d’un échange avec eux. Le lendemain, une seconde projection, suivant le même format, est organisée à Strasbourg, au cinéma « Star ».

Le documentaire de Kate McIntyre Clere et Mick McIntyre, KANGAROO, est un film sans précédent, révélant la vérité de la relation ambivalente d’amour et de haine que l’Australie entretient vis-à-vis de son icône bien-aimée. L’image du kangourou est fièrement affichée et utilisée par les grandes entreprises australiennes, par les équipes sportives, et comme cadeau-souvenir pour les touristes. Pourtant, alors qu’ils traversent à grands sauts le vaste continent, ils sont considérés comme des nuisibles, tout juste bons à être abattus, et vendus aux plus offrants.

L’Europe est le plus grand importateur de viande et de peau de kangourous au monde. Le documentaire présente des témoignages sur les conséquences de l’achat par les Européens de produits issus des kangourous, considérés dans ce cas comme une ressource, ce qui est aussi grave.

Pour alerter le public français sur cette hécatombe dramatique subie par la population de kangourous de l’ile-continent australien, One Voice organise deux projections du documentaire coup-de-poing plusieurs fois primé, en présence du couple de réalisateurs, suivies toutes deux d’un débat sur les questions qu’il aura suscitées.

La Première française aura lieu le 5 juin au cinéma « les Cinq Caumartin » à Paris. La seconde soirée se déroulera à Strasbourg, au cinéma « Star » le 6 juin. Le film sera diffusé à 20h, en Version Originale sous-titrée en français (VOSTFR).

Informations pratiques :

La réalisatrice et le réalisateur, Kate McIntyre Clere et Mick McIntyre, seront disponibles pour des interviews le 5 juin à Paris sur rendez-vous, et le reste du temps par email, téléphone ou skype.

Le Professeur Peter Singer, auteur de l’ouvrage de renom Animal Libération, qui prend la parole dans le film, a accepté également de se rendre disponible pour des interviews en France.

Lieu, date et heure de chaque soirée :

Mardi 5 juin à 20h,

Cinéma Les 5 Caumartin,

101 Rue Saint-Lazare,
75009 Paris

Mercredi 6 juin à 20h,

Cinéma Star,

27 rue du jeu des enfants, 67000 Strasbourg

 

Dossier de presse électronique (en anglais)

Le monde selon les corneilles

Le monde selon les corneilles

Le monde selon les corneilles
11.05.2018
Le monde selon les corneilles
Animaux sauvages

Pour beaucoup, les corneilles sont des oiseaux de malheur, des nuisibles qu’on chasse toute l’année. Il s’agit pourtant de l’une des espèces animales parmi les plus intelligentes au monde, dont les capacités cognitives peuvent dépasser celles des grands singes. Ces corvidés si communs dans nos villes et nos champs parlent, prévoient, se souviennent, disposent de cultures propres et se servent d’outils au sein de sociétés paisibles et bien équilibrées. Ces qualités leur ont permis de s’adapter efficacement à la présence humaine. Bref récit d’une journée de corneilles ordinaires…

La maison

Les deux corneilles survolent la ville à coups d’aile rapides. Sous elles, les faubourgs défilent, les routes, les rues désertes, les files de voitures à l’arrêt et tout au long de la chaussée, les sacs-poubelle posés devant les maisons, comme chaque matin de ce jour de la semaine. Elles connaissent la date et l’heure précises de la tournée de ramassage, mais pas besoin de s’arrêter : elles ont trouvé tout ce qu’elles cherchaient. Les oiseaux noirs s’en reviennent de la décharge municipale, le bec chargé d’objets. Une oasis de verdure se dessine à l’horizon, au-delà de l’océan gris des constructions humaines. Puis le parc apparaît, le lac en son milieu et le gigantesque platane dressé sur ses berges, où les corneilles ont leur demeure.

Le couple

Le futur père ramène de son expédition deux cintres en métal rose, très fins, dont il aime la couleur et l’éclat. Il tord un peu la tige afin qu’elle soutienne mieux le bon vieux nid de branchages où déjà tant d’enfants sont nés. Mais c’est sa compagne qui se charge d’en aménager l’intérieur. Elle colmate les parois de feuilles mortes, de morceaux de tissu, d’ouate et de poils bien chauds, qui protégeront ses petits en cas de coup de froid brutal. Mieux vaut prévoir les risques, en ces temps de climat changeant.

La future mère plonge vers le sol. Elle tournoie autour de l’âne qui broute dans son enclos, puis se pose sur son dos et lui arrache une touffe de crins. L’âne s’indigne et s’ébroue, mais la corneille est déjà tout en haut du platane.

Des trois ou quatre petits œufs bleus piquetés de brun qu’elle pondra, surgiront d’adorables boules de duvet gris très aimées. Elle et son compagnon sont des parents dévoués.

C’est une chance qu’aucun des deux ne soit mort, depuis toutes ces années qu’ils se bécotent tendrement le plumage. Élever des enfants ensemble, ce n’est pas seulement les nourrir : c’est aussi les instruire, et longtemps, car les jeunes doivent apprendre tant de choses avant de pouvoir survivre dans le monde des humains.

La famille

Cette année, leur grand fils est resté près d’eux pour les aider. Ses deux sœurs se sont déjà envolées avec une bande d’adolescents. Toute la journée, ces jeunes font les fous et apprennent à se connaître. C’est dans ces groupes d’oiseaux chahuteurs que leurs deux filles trouveront leur partenaire. Les mâles intrépides les salueront d’abord à grands coups de tête, avant de parader devant elles en relevant des défis insensés : se livrer à des vols en piqué quasi suicidaires, faire la course avec une voiture ou se laisser glisser sur un toit neigeux avec un pot de yaourt en guise de luge. Ils s’amuseront ainsi toute l’année, jusqu’à ce que des couples soudés se forment pour la vie et s’en aillent fonder leur propre famille.

Le visage du vieil homme

Le temps s’adoucit de plus en plus et les canards ont déjà leurs canetons. Des humains viennent souvent leur jeter du pain. Un vieux monsieur descend le chemin du parc à pas lents. Les oiseaux connaissent bien le visage de cet homme, en dépit de l’âge qui passe. Il donne à manger aux canards et aux autres oiseaux. Disparu depuis plus d’un an, le voici de retour, muni d’une canne et d’un nouveau chapeau.

D’un croassement joyeux, les corneilles le saluent avant de sauter de leur branche et de se poser près de lui, parmi une foule de pigeons qui s’écartent. L’homme leur lance des bouts de pain au raisin. Quel délice ! Le fils du couple attrape un gros morceau qu’il part cacher plus loin, en réserve pour plus tard.

D’un bref coup d’œil, il voit que son père l’observe. Pas de problème : il fait semblant d’accumuler des feuilles sur son petit butin, puis dès que son père regarde ailleurs, il reprend vite le pain et va le dissimuler pour de bon sous un bosquet de troènes. Le problème dans la famille, c’est qu’on n’aime pas beaucoup partager.

L’arbre aux palabres

D’un coup, des appels résonnent du côté de l’autoroute urbaine qui longe le haut du parc à grand bruit. Une corneille s’y est fait happer par le souffle d’une voiture. Son corps a été projeté sur le bas-côté.

Tous les corvidés s’envolent et se regroupent près des lieux du drame, au plus haut d’un érable en bourgeons.

Le couple les rejoint, puis d’autres corneilles encore, arrivées d’un parc voisin. La plupart viennent à deux et parmi elles, plusieurs enfants du couple, devenus parents à leur tour. Ils se saluent dans le dialecte puissant de la communauté, mais très vite, la petite famille se parle avec des sons plus doux, dans un langage qui leur est propre. Et puisque tout le monde est uniformément noir, depuis les pattes jusqu’au bec, c’est d’abord à la voix qu’on distingue qui est qui, grâce à la signature croassée.

Pourtant, même s’il s’est tu à jamais, le corps de la doyenne est reconnu par tous. C’était l’une des femelles les plus âgées du parc. À vingt ans, son plumage était devenu hirsute et sale, deux doigts de sa patte droite s’étaient infectés. Tout le monde savait qu’elle allait mourir un jour ou l’autre. Mais tout de même…

Le sens de la mort

C’était quelqu’un de très apprécié, une matriarche de haut rang dont on louait les justes alertes, quand elle désignait d’un son précis l’approche du chat, du faucon ou d’une colonie de perruches ondulées tentant d’investir leurs arbres. À la voir morte, on réfléchit aussi, on échange au sujet de l’accident. Il est bien sûr qu’avant des années, plus aucune corneille ne se posera plus sur ce trottoir-là.

Peu à peu, les derniers bavardages s’éteignent. Un silence complet tombe sur le grand arbre chargé d’oiseaux noirs. Ému, le cœur rempli de souvenirs, chacun contemple le cadavre sur le bord du trottoir, recouvert de quelques feuilles mortes par son dernier compagnon de vie. Quel mystère que la mort ! Quelle tristesse…

Mais la vie les appelle, il faut retaper les nids, se nourrir, éduquer les enfants. Alors tous prennent leur envol dans le ciel clair et tournoient un moment comme un grand nuage sombre au-dessus de l’autoroute, en un dernier adieu…


Références :
http://news.nationalgeographic.com/news/2006/06/06…
http://www.csmonitor.com/Science/2015/1026/CSI-cro…

http://www.lapresse.ca/sciences/decouvertes/201106…

Sanctuaires marins à l’étude : pour une retraite décente des cétacés captifs

Sanctuaires marins à l’étude : pour une retraite décente des cétacés captifs

Sanctuaires marins à l’étude : pour une retraite décente des cétacés captifs
09.05.2018
Sanctuaires marins à l’étude : pour une retraite décente des cétacés captifs
Exploitation pour le spectacle

En octobre dernier, se tenait la conférence biennale de la Society for Marine Mammalogy à Halifax, au Canada. Le Dr Pierre Gallego, vétérinaire spécialiste en biologie marine, a participé pour One Voice au groupe de travail sur les sanctuaires pour cétacés. Trois projets particulièrement avancés se distinguent en vue d’offrir un meilleur avenir aux mammifères marins captifs.

L’avenir des cétacés captifs en question

Quelles perspectives après la séquestration et la torture ? Quelle alternative offrir aux cétacés actuellement prisonniers et incapables de s’adapter à la vie sauvage ? Ces questions qui nous préoccupent se posent à échelle internationale. D’autres pays souhaitent aussi en finir une fois pour toutes avec l’esclavage des mammifères marins. De nombreux experts travaillent en ce sens à la création de sanctuaires destinés à les accueillir.

One Voice à Halifax

Les 28 et 29 octobre derniers, le Dr Pierre Gallego, vétérinaire spécialisé en mammifères marins, a participé pour One Voice au groupe de travail sur les sanctuaires pour cétacés qui s’est tenu à Halifax, au Canada. Ce workshop, qui se déroulait dans le cadre de la conférence biennale de la Society for Marine Mammalogy (SMM), a réuni d’éminents spécialistes de la conservation. Ils ont pu réfléchir ensemble et partager des informations, notamment autour de trois projets ambitieux.

Trois sanctuaires marins pour les cétacés en bonne voie de réalisation

  • Le Whale Sanctuary Projet (WSP) a été présenté par sa présidente la Dre Lori Marino, spécialiste en neurobiologie et comportement des cétacés, avec qui One Voice travaille ponctuellement. Ce sanctuaire servira à la fois de lieu de retraite pour des orques et bélougas issus de la captivité, et de centre d’intervention pour des échouages éventuels, en assurant bien sûr une séparation totale entre les ex-captifs et les animaux à réhabiliter afin d’éviter tout risque de contagion. Le choix du site définitif n’est pas encore arrêté mais plusieurs secteurs potentiellement appropriés sont à l’étude le long des côtes américaines et canadiennes.
  • Le Baltimore National Dolphin Sanctuary, initié par le Baltimore National Aquarium, est destiné à accueillir les 8 dauphins de cet aquarium américain dans un environnement naturel et bien plus vaste que leurs bassins actuels. Il devrait également permettre d’abriter 12 dauphins supplémentaires. Ce sanctuaire, qui se situera probablement dans les Keys en Floride ou dans les Caraïbes, aura aussi pour mission de soigner les individus échoués avec, là encore, toutes les précautions sanitaires qui s’imposent.
  • Le Beluga Sanctuary Project de l’organisation Whale and Dolphin Conservation (WDC) et Merlin Entertainment, est quant à lui destiné à héberger les bélougas d’un parc aquatique chinois récemment acquis par l’opérateur Merlin. La localisation de ce sanctuaire reste à déterminer, peut-être dans les eaux islandaises. Une fois le site établi, il pourra également recueillir des bélougas d’autres institutions.

One Voice plus que jamais mobilisée pour la libération des cétacés captifs

One Voice se réjouit de ces échanges constructifs entre spécialistes et de l’avancée de ces trois projets. Nous œuvrons à ce qu’ils se concrétisent rapidement et deviennent l’avenir des cétacés actuellement captifs en France. Pour qu’après avoir tant souffert, ils aient enfin droit à une retraite paisible dans un environnement proche de leur milieu naturel… La mer !

Wikie, la petite boule de colère

Wikie, la petite boule de colère

Wikie, la petite boule de colère
07.05.2018
Wikie, la petite boule de colère
Exploitation pour le spectacle

Wikie a commencé sa vie séparée de sa mère, fut inséminée de force et accoucha à 8 ans, alors que les orques libres n’enfantent qu’aux alentours de 15 ans. Elle se transforma en boule de colère, agressant les humains. Les décès de ses proches semblent l’avoir éteinte. De guerre lasse, elle répète dorénavant comme un dictaphone les mots que des scientifiques s’amusent à lui apprendre.

Wikie est née au Marineland d’Antibes le 1er juin 2001. Elle fut la première à naître dans le nouveau bassin des orques, de Sharkane et de Kim 2, deux ans à peine après Inouk. Elle passa les dix-huit premiers mois de sa vie confinée dans un bassin latéral à celui de Sharkane si perturbée par sa capture au large de l’Islande.

A 8 ans, la gentille petite Wikie devint une furie. Elle agressa sa dresseuse et l’entraîna sous l’eau, lors d’un incident qui aurait pu être mortel.

Elle se révolta encore à plusieurs reprises mais la fin des «waterworks», ces figures exécutées dans l’eau par l’orque et son dresseur, ne lui a plus permis de passer sa rage sur les humains.

Cette année-là, en 2009, Wikie venait de se faire inséminer.

Ses dresseurs l’avaient fait s’étendre sur le dos en la maintenant immobile. Ils lui avaient ensuite plongé un large tube de caoutchouc dans le vagin, au travers du col de l’utérus. Une caméra miniature y était attachée. Ensuite, le sperme décongelé fut injecté directement dans l’utérus. Ils pénétrèrent même avec la caméra dans la corne utérine pour s’assurer qu’une ovulation était en cours. Le processus est douloureux et rarement couronné de succès. Il faut le répéter. C’était nouveau, et Wikie fut la première orque en Europe à tomber enceinte par cette voie et à pouvoir garder l’enfant.

« Cela prend des mois pour dresser une orque à accepter de manière calme une insémination artificielle » expliquait gaiement Jon Kershaw à la presse « Une dose de 2 millions de spermatozoïdes est généralement injectée dans le vagin de la femelle pour la mettre enceinte. Dans le cas de Wikie, pas moins de 4 doses ont du être injectées dans ses ovaires ».

Pas facile, en effet, de rester calme pendant ces séances humiliantes, et moins encore de voir sortir de son corps un enfant dont elle n’a jamais vu le père ! D’autant que Wikie était bien jeune à l’époque, 8 ans à peine, alors que les orques libres enfantent rarement avant 14 ou 15 ans, à raison d’un enfant tous les 3 à 5 ans. Wikie, elle, a donné naissance à Keijo moins de deux ans plus tard, avec son demi-frère ou son frère, on ne sait pas trop. En tous cas, avec l’un des deux. Et chez les orques libres, c’est quelque chose qui ne se fait pas: l’inceste est prohibé. Mais la promiscuité et le manque de partenaires poussent les orques captives aux comportements les plus aberrants.

Alors oui, elle est en colère, Wikie, même si elle n’attaque plus ses dresseurs et soigneurs.

L’agonie interminable de Freya, sa mère d’adoption, l’inondation de 2015 engloutissant le grand bassin d’une eau boueuse aux reflets de pétrole et enfin, le décès brutal, toujours inexpliqué, de Valentin à 19 ans, tout cela semble l’avoir éteinte.

Aussi est-ce sans doute pour la distraire qu’un «chercheur» est venu lui apprendre à répéter des mots anglais, comme John Lilly l’avait fait avec Peter le dauphin en 1965. On fit grand cas dans la presse de cette expérience qui n’a pourtant rien d’exceptionnel, face aux cultures sociales, aux dialectes et aux techniques de chasse hautement sophistiquées dont sont dotées les orques libres.

Mais de cela, on ne parle pas. L’orque doit rester dans l’imaginaire collectif un animal un peu stupide, répétant les sons sans les comprendre comme un dictaphone. L’intelligence des cétacés est le premier secret des delphinariums. Et leur souffrance, le second.

Un coup de poing, une décharge électrique: Kamala, Mina et Lechmee exploitées de parades en chapiteaux

Un coup de poing, une décharge électrique: Kamala, Mina et Lechmee exploitées de parades en chapiteaux

Un coup de poing, une décharge électrique: Kamala, Mina et Lechmee exploitées de parades en chapiteaux
04.05.2018
Un coup de poing, une décharge électrique: Kamala, Mina et Lechmee exploitées de parades en chapiteaux
Exploitation pour le spectacle

Kamala, Mina et Lechmee, capturées petites en Asie, ne devraient pas avoir eu à vivre dans des camions de cirques, enchainées sur des parkings urbains, exhibées sous des chapiteaux. Nous avons des images d’une rare violence, de Mina se faisant frapper au visage, de Kamala recevant une décharge électrique, et de Lechmee, contrainte de parader en ville malgré ses handicaps… Que vivent ces éléphantes, loin des regards?

Kamala vit captive d’un cirque depuis plus de 40 ans, comme ses compagnes de misère, Lechmee, handicapée et aveugle, et Mina qui l’aide à s’alimenter. Les trois éléphantes sont prises de mouvements stéréotypées très marqués depuis des années, preuve des conséquences délétères de leurs conditions de vie sur leur santé, physique et mentale. La dernière fois que nous avions eu de leurs nouvelles, elles venaient d’être filmées, paradant dans une ville de Lorraine, derrière le camion duquel sortaient tonitruantes, une voix de haut-parleur et une musique assourdissante. Elles avalaient les kilomètres de route prévue au programme de la tournée du cirque qui les détient… Plusieurs milliers en à peine deux mois.

Frapper ou électrocuter est-ce aimer?

Les cirques, loin de cette complicité qu’on nous ressasse sans cesse entre un dresseur humain et des animaux aimants, sont une démonstration de force et de domination de l’humain sur l’animal soumis violemment, avec de multiples moyens coercitifs en cas de désobéissance aux ordres vociférés: privations de nourriture, isolement, piques d’ankus, mais aussi comme dans ce cas précis, aussi électricité et coup de poing près de l’œil.

Sur les images que nous avons tournées il y a quelques jours, on voit clairement les trois éléphantes se faire entourer d’un câble électrifié par un homme s’occupant d’elles au cirque. Kamala tressaute et tente de s’extirper du fil électrique.

Dans une autre vidéo filmée à l’événement « Micropolis » à Besançon par l’association Humanimo, c’est Mina qui fait alors les frais d’un déchainement de violence de la part du « soigneur », qui exige qu’elle se baisse, et parce qu’elle n’obtempère pas suffisamment vite, lui assène un coup de poing sec et direct près de l’œil!

Les procédures précédentes, inédites, s’étaient révélées infructueuses, mais notre plainte pour elles est encore en cours d’instruction. Sortons ces éléphantes de leurs camions sombres, mettons-les à l’abri de la cruauté de leurs « soigneurs »! La justice doit leur permettre de vivre enfin en pleine nature en sanctuaire, comme la protection de leur espèce devrait le leur garantir, et le respect dû à tout animal sentient devrait le leur offrir.

Cela doit cesser! Exigeons le retrait immédiat de Mina, Kamala et Lechmee du cirque et leur placement en sanctuaire. Signez la pétition que nous adresserons au Premier ministre.

Des lapins vivants encore utilisés comme support de cours

Des lapins vivants encore utilisés comme support de cours

Des lapins vivants encore utilisés comme support de cours
03.05.2018
Des lapins vivants encore utilisés comme support de cours
Expérimentation animale

L’utilisation d’animaux vivants dans le cadre de la formation continue des vétérinaires persiste en 2018 alors que les outils pédagogiques et des méthodes alternatives existent, et ont prouvé leur efficacité. Nous écrivons à l’établissement vétérinaire pour exiger l’arrêt de ces cours.

Au niveau éthique, il n’est plus acceptable de considérer le moindre animal vivant comme du « matériel » ou une « éprouvette vivante ». Et au niveau pédagogique, des alternatives aussi efficaces voire plus, sont aujourd’hui largement disponibles pour remplacer tout animal vivant dans le cadre de l’enseignement vétérinaire.
Et pourtant…

One Voice s’est procuré le programme d’un cours sur l’anesthésie, la dentisterie et la chirurgie du lapin, donné à des vétérinaires en activité. S’imaginer à la place de ces animaux servant de support de cours fait frémir. Nous sommes révoltés.

Un programme qui sous-estime la souffrance des lapins

Les formateurs font la démonstration devant leur auditoire sur un lapin vivant, alors que la vidéo numérique, des logiciels multimédia ou la réalité virtuelle seraient au moins aussi efficaces, sinon plus. Ces supports permettent de voir bien plus clairement la manipulation, offrent la possibilité d’agrandir, de faire des arrêts sur image, de visionner plusieurs fois.

C’est donc délibérément que l’on fait subir une journée entière d’anesthésie et de manipulations à ces lapins! On peut aisément utiliser leur douleur et leur stress. Pour faire durer une anesthésie toute la journée il faut certainement les « rendormir » plusieurs fois… Ces petits animaux aux longues oreilles, si doux, pourraient souffrir à de maintes reprises, lorsque les effets des analgésiques s’atténuent. Notamment lors des pauses que les humains se seront octroyées, à la machine à café en milieu de matinée, et pour se rassasier en milieu de journée. Les lapins, eux, resteront sur la table d’opération.

Des lapins « de démonstration » manipulés et mutilés toute une journée devant une classe

Le programme de la journée est rempli pour les humains, c’est le début du calvaire des malheureux lapins.

9h – 11h : Chacun des formateurs va faire subir aux « lapins-matériel » différents types d’anesthésies. On dénombre deux lapins au minimum pour montrer les méthodes d’anesthésie par piqure intraveineuse, et par voie volatile (par inhalation d’un gaz). Un cathéter est posé sur chacun des petits êtres pour la démonstration mais surtout pour pouvoir injecter tout au long de la journée les analgésiques.
De même, plusieurs méthodes d’intubations orotrachéales sont prévues, et donc autant de lapins, qui se verront insérer un tube en plastique de la bouche jusqu’à la trachée, loin au fond de la gorge. Il est probable que les gestes cliniques soient répétés plusieurs fois pour que les stagiaires puissent bien voir la manipulation à effectuer sous tous les angles. A quel moment espérer la prise en compte de l’impact que cela pourrait avoir sur eux, certes « endormis », mais tout de même vivants, jamais?
Pour pouvoir mesurer leur rythme cardiaque, les lapins sont certainement maintenus immobiles avec un système de contention, afin que les capteurs ne puissent pas se déplacer en cas de mouvement réflexe…

11h30-12h30 : Après la pause, la seconde partie de la matinée est dévolue à la stérilisation des lapines et la castration des lapins. Les formateurs procèdent ainsi à l’ablation des organes reproducteurs des animaux (testicules des mâles et ovaires et utérus des femelles). Plusieurs techniques chirurgicales irréversibles étant enseignées, un animal est nécessaire pour chaque intervention (soit au minimum quatre par formateur)!

Les animaux resteront dans la salle de classe pendant que vétérinaires participants et formateurs iront déjeuner, et les verront revenir à 13h30 procéder sur eux, à des extractions dentaires!

 

14h30-17h30 : Enfin, lors des travaux pratiques, des essais plus ou moins réussis d’anesthésie, de manipulation buccale, et d’intubation vont être imposés à de nouveaux lapins par les stagiaires. Les vétérinaires, seuls ou par petit groupe, vont répéter les gestes vus dans la matinée, et ce chacun leur tour sur le même lapin…

En fin de journée, les lapins sont tous tués. Tous, précisément parce que leur mort est rendue inéluctable par les traumatismes subis pendant le cours. Ainsi s’achève leur vie et leur supplice, par le liquide coulant en eux par le cathéter.

One Voice s’insurge de telles pratiques évitables et exige leur interdiction

Selon nos consultants scientifiques cette procédure n’est nullement nécessaire au bon apprentissage des compétences! Nous avons écrit à l’établissement vétérinaire où sont organisées ces sessions pour exiger leur interdiction immédiate. Ce type de formations organisées avec les laboratoires ne doit plus exister, nous y travaillons.

Arrêtons de tester les produits ménagers sur les animaux!

Arrêtons de tester les produits ménagers sur les animaux!

Arrêtons de tester les produits ménagers sur les animaux!
02.05.2018
Arrêtons de tester les produits ménagers sur les animaux!
Expérimentation animale

One Voice interpelle pour la troisième fois en un an le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation sur la question de l’expérimentation des produits ménagers sur les animaux, et celui-ci reste muet. L’objectif de l’Union européenne est pourtant le remplacement total des procédures impliquant l’utilisation d’animaux vivants.

Ça y est, depuis vendredi 27 avril, la Wallonie, partie francophone de la Belgique, met un terme aux tests sur les animaux pour les cosmétiques, les produits d’entretien ou d’hygiène, etc. Il s’engage également sur la mise en place d’un planning global visant à la réduction progressive du nombre d’animaux utilisés dans les laboratoires et au développement des méthodes alternatives afin que plus aucun animal ne soit finalement utilisé.
Cela, parmi un ensemble de mesures prises dans l’intérêt des animaux du royaume belge. Ce code du bien-être animal modernisé part du principe que l’animal est un être sensible, sentient.

L’Union européenne avance, la France fait du sur-place

En France, pourtant, cela fait trois lettres que nous adressons au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation depuis avril 2017, pour demander que les tests de toxicité de produits ménagers soient interdits sur les animaux, en notre qualité d’association française de défense des animaux, mais aussi en tant que représentant français de l’ECEAE, principale coalition européenne faisant campagne sur la problématique de l’expérimentation animale. Pourtant, nous n’avons toujours aucun signe de vie de la ministre en exercice Frédérique Vidal, comme nous n’en avons jamais eu de Najat Vallaud-Belkacem avant elle.

La directive européenne relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques précise pourtant bien que l’objectif final de l’Union Européenne est le « remplacement total des procédures appliquées à des animaux vivants à des fins scientifiques et éducatives ». Nous exhortons donc notre ministre d’adopter un plan national visant à la mise en œuvre effective de la règle des 3R (réduire, raffiner, remplacer) afin qu’à terme, plus aucun animal vivant ne soit utilisé à des fins d’expérimentations.

Des bonnes pratiques qui devraient être la norme

Les techniques d’expérimentations sur les animaux sont aujourd’hui tout à fait désuètes, des méthodes alternatives étant développées et tout à fait efficaces. Il n’y a donc aucun intérêt fondamental à ce que les animaux souffrent, l’analyse des ingrédients étant suffisante pour déterminer la dangerosité des produits.

Pour preuve, des marques de produits d’entretien comme Étamine du Lys, La fourmi verte, ou Pure le font depuis déjà bien longtemps. Leurs gammes de produits ont d’ailleurs obtenu le label sans cruauté de One Voice, garantissant l’absence de tests sur animaux, ni avant, ni après leur conception. Des produits efficaces peuvent donc avoir un impact quasi neutre sur la planète, et avoir été conçus sans cruauté sur les animaux.

Nous aimerions, oui, nous aimerions que ces bonnes pratiques soient la norme, et que plus aucun produit ménager vendu en France ne résulte de la souffrance de lapins, de chats, de chiens, de souris ou même de singes… Il ne manque que la volonté politique d’agir. Nos responsables doivent prendre leurs responsabilités par rapport aux autres êtres vivants, qui ressentent, tout comme nous, la douleur et la peur.

Lettre ministère de l’Enseignement Supérieur – 27 avril 2018

La détresse de l’éléphante Maya ou l’impuissance du droit

La détresse de l’éléphante Maya ou l’impuissance du droit

La détresse de l’éléphante Maya ou l’impuissance du droit
01.05.2018
La détresse de l’éléphante Maya ou l’impuissance du droit
Exploitation pour le spectacle

Cette éléphante d’Asie, âgée de plus de 50 ans, continue d’être exploitée par le cirque La Piste aux étoiles alors que plusieurs vétérinaires attestent que sa santé est en danger et qu’elle est en grande souffrance.

La question de savoir si la détention des animaux sauvages dans les cirques, l’itinérance, le dressage, les spectacles sont compatibles avec leur épanouissement est une question qui doit être soumise à la délibération publique et tranchée dans les mois qui viennent, afin que nous disposions d’un cadre législatif clair, comme c’est le cas dans d’autres pays. L’objet de cette tribune n’est pas de répondre à cette question. Nous voulons simplement porter l’attention des citoyens et des pouvoirs publics sur un cas qui est emblématique de l’impasse dans laquelle nous sommes collectivement.

Enclos minuscule

Maya, une éléphante d’Asie âgée de plus de 50 ans et que suit l’association One Voice, continue d’être transportée et exploitée par le cirque La Piste aux étoiles alors que plusieurs vétérinaires, y compris celui qui a été mandaté en février 2018 par Mme Patricia Willaert, la préfète du Lot-et-Garonne, attestent qu’en raison de son état de santé, elle ne peut plus être sur les routes. L’arrêté du 18 mars 2011 fixant les conditions de détention et d’utilisation des animaux non domestiques dans les établissements de spectacles itinérants n’est pas non plus respecté.

Comme on le voit en lisant les articles 22 et 26 de l’arrêté, les conditions d’hébergement des animaux de cirque doivent satisfaire à des exigences minimales (évacuation des urines, litière adéquate, enclos assurant la sécurité du public hors des spectacles et pendant les spectacles). Les animaux malades ou trop âgés ne doivent plus participer aux spectacles (article 9). Toute personne qui voit Maya, que ce soit dans son enclos minuscule ou dans le camion, comprend que la loi n’est pas respectée. En outre, l’autorité de la préfète est bafouée. Car elle avait demandé que le cirque laisse Maya dans ses quartiers d’hiver ou la transfère dans un sanctuaire, par exemple dans le sanctuaire Elephant Haven, en Haute-Vienne, où sa place a été réservée depuis octobre 2017.

Double injustice

Cette éléphante, qui souffre des pieds et a des stéréotypies attestant l’état de folie auquel ses conditions de vie et sa solitude l’ont conduite, est le symbole d’une double injustice: elle est, depuis plusieurs années, dans un état de détresse qui ne peut laisser personne indifférent et le droit est impuissant. La souffrance de Maya est la preuve tragique que, lorsqu’il est question des animaux, les lois ne sont pas souvent appliquées. De plus, quand des infractions sont dénoncées par une association, comme par One Voice qui, depuis septembre 2016, mène sur ce cas des enquêtes dont le sérieux est indiscutable, on assiste à une bataille juridique, et à des procès qui grèvent le budget des cirques et rendra leur situation encore plus difficile. Pourtant, les faits sont têtus : le vétérinaire mandaté par la préfète parvient aux mêmes conclusions que les spécialistes internationaux auxquels One Voice, en septembre 2017, avaient confié une expertise: l’état de santé de Maya est alarmant, son alimentation et ses conditions de détention ne sont pas adaptées à ses besoins et elle souffre des pattes, sans parler d’un abcès non soigné. Le tribunal de grande instance de Strasbourg a lui aussi reconnu le 13 février 2018 que le travail de One Voice, que le cirque La Piste aux Étoiles avait assignée en justice, était légitime : il a autorisé l’association à poursuivre son combat qui avait déjà rencontré en décembre 2017 le soutien de plus de 100 000 personnes ayant signé la pétition pour libérer Maya (#JusticePourMaya).

Les établissements de spectacles itinérants valent mieux que ce jeu de cache-cache qui conduit certains d’entre eux à se soustraire à la loi. Il y a déjà longtemps que tout le monde sait que, dans certains cirques, les animaux sont maltraités. Les associations de défense des animaux militent contre la captivité des animaux sauvages dans les cirques, mais elles ne sauraient se substituer au législateur. Leur mission première est de dénoncer les situations de maltraitance et de les porter sur la place publique afin que le sort des animaux, qui intéresse de plus en plus de personnes, soit connu, que les éléphants, dont tout le monde reconnaît l’intelligence et la majesté et dont l’espèce est menacée, ne dépérissent pas dans l’indifférence et qu’en l’absence de décision politique claire et courageuse, les lois existantes soient au moins respectées.

La spécificité d’une association comme One Voice est de savoir dialoguer avec les acteurs pour chercher des solutions pouvant convenir à tout le monde. Il n’est pas dans l’intérêt du cirque La Piste aux étoiles de se ruiner en procès ni de perdre tout prestige aux yeux d’un public qui, même quand il continue à aller voir des spectacles avec animaux, ne tolère pas qu’ils soient maltraités. Muriel Arnal, la présidente de One Voice, a apporté une aide financière conséquente à Elephant Haven, installé à Bussière-Galant, afin qu’il puisse accueillir Maya. Tout est prêt pour elle et, de toute façon, elle ne peut plus travailler. Faut-il attendre qu’elle décède? Faut-il attendre un accident? Doit-on donner raison à ceux qui disent que la voie de la réforme, du dialogue et du droit est vaine et que seul un scandale permettra de changer les choses?

Il ne s’agit pas d’un rapport de force entre défenseurs de la cause animale et circassiens, mais d’une exigence de justice : nous voulons que la loi soit appliquée. Maya doit pouvoir jouir d’une retraite bien méritée. Ou alors c’est que nous ne sommes plus dans un Etat de droit.

Retrouver la tribune de Corine Pelluchon et les signataires sur Libération

Pinder raccroche(rait)-il son fouet au vestiaire?

Pinder raccroche(rait)-il son fouet au vestiaire?

Pinder raccroche(rait)-il son fouet au vestiaire?
30.04.2018
Pinder raccroche(rait)-il son fouet au vestiaire?
Exploitation pour le spectacle

Le Cirque Pinder a annulé plusieurs dates de représentations (en mai à Grenoble, Albertville, Valence…), et ne propose actuellement plus de dates à la réservation après le mois d’avril 2018! Serait-ce – enfin – le début de la fin des cirques avec des animaux?

Selon la presse, le cirque a annulé plusieurs dates de représentation, et sur son site internet, plus aucune réservation n’est possible après le mois d’avril. Une spectatrice nous a rapporté les propos que le cirque lui a tenus, mais de notre côté, n’ayant pas réussi à joindre le cirque – tous les numéros sonnant dans le vide -nous ne pouvons vous confirmer ces informations.

On peut toutefois s’interroger sur cette annulation de tournée, à l’heure où la légitimité de la présence du cirque est remise en question à la fois par les défenseurs des animaux, mais aussi par le public, qui se tourne de plus en plus vers des spectacles vivants sans exploitation d’animaux.

Nous nous réjouissons en tout cas que les lions, lionnes, chameaux, zèbres, ânes, chiens et tous les autres animaux de ce cirque soient enfin libérés de la contrainte de l’itinérance, de la captivité dans des cages exigües, et des parkings de bords de route, car hors tournée, ils vivent dans un parc, dans l’herbe, en région parisienne.

 

Sur plusieurs photographies de Jo-Anne McArthur, prises lors de notre enquête l’année dernière, des lionnes et lions montrent les crocs…

Les fauves en ont visiblement assez de ces contraintes, de ces regards, de ces obligations, de cette vie hors sol… au contact perpétuel de ces humains, les oreilles sensibles heurtées par cette musique tonitruante, les yeux aveuglés par les spots lumineux multicolores…

Nous rappelons d’ailleurs qu’il est très mauvais pour le dos d’un lion de se faire enfourcher comme une mobylette par un animal humain, comme le fait à chaque représentation le dresseur. Rien de normal d’obéir à un primate humain pour un fauve ou n’importe quel autre animal, ou d’être rangé comme un outil dans des cages à l’arrière de camions. Cela n’a rien de naturel non plus de se faire fouetter et d’obéir sous la contrainte! Aucun animal n’a à subir tel traitement.
Et quand bien même il serait né en captivité, le besoin et la soif de liberté restent inchangés!

En attendant d’en savoir plus, réclamons des cirques sans animaux!

Photos : One Voice/Jo-Anne McArthur WeAnimals