Scandale de la Dépakine : l’expérimentation animale prouve encore sa dangerosité

Scandale de la Dépakine : l’expérimentation animale prouve encore sa dangerosité

Scandale de la Dépakine : l’expérimentation animale prouve encore sa dangerosité
05.07.2018
France
Scandale de la Dépakine : l’expérimentation animale prouve encore sa dangerosité
Expérimentation animale

Des dizaines de milliers d’enfants atteints de troubles neuro-développement aux précoces… Et pourquoi ? Parce que leurs mères prenaient de la dépakine pendant leur grossesse. La Dépakine a pourtant été testée sur les animaux avant sa mise sur le marché, comme l’impose la réglementation actuelle, et comme la Thalidomide et le Distilbène avant elle. Combien d’enfants et d’animaux devront encore être victimes de procédures obsolètes, cruelles et dangereuses ?

Des dizaines de milliers de victimes, humaines et animales

Combien de milliers d’animaux ont été sacrifiés ? Combien de mères singes, rates et lapines à qui l’on a injecté des produits tératogènes, c’est à dire susceptibles d’altérer inéluctablement le développement in utero des petits ? Combien de bébés, qui, aussitôt nés, ou arrachés aux entrailles de leurs mères, ont été euthanasiés et autopsiés ?

Non ce n’est pas un mal pour un bien, c’est un mal effroyable pour un autre mal, qui l’est tout autant.

Après la Thalidomide et le Distilbène, la Dépakine est le nouveau scandale sanitaire. Oui, ces trois médicaments ont été testés sur des animaux, y compris en gestation. Des animaux ont été tués pour que ces substances puissent être vendues. Mais cela n’a pu empêcher les catastrophes liées à leur prise par des femmes enceintes.

Le plus grand scandale a été celui de la Thalidomide au début des années 1960 : 10 000 naissances avec de très graves malformations (absence de membres, organes endommagés) dont certains bébés sont morts. Dans le cas du Distilbène (dont les effets néfastes ont été découverts au début des années 1970), des enfants et même des petits-enfants des mères qui ont pris ce médicament, sont nés avec des pathologies du système reproductif, notamment le cancer du col de l’utérus.

Les effets délétères de la dépakine sur le fœtus

La Dépakine est un antiépileptique commercialisé en France depuis 1967. Elle a été reconnue à l’origine de malformations et de retards du développement chez les enfants exposés pendant la grossesse.

Le premier cas de malformations soupçonné d’avoir été causé par la dépakine date de 1980. Et pourtant, il a fallu attendre vingt six ans pour que le ministère de la Santé déconseille son utilisation chez les femmes enceintes. Fin 2017, la responsabilité du laboratoire a été établie. En juin dernier, le nombre d’enfants atteints de troubles neurologiques (notamment autistiques et de retards mentaux), après avoir été exposés à la Dépakine, a été estimé entre 16 600 et 30 400 !

L’expérimentation animale pire qu’inadaptée, dangereuse !

Selon notre équipe scientifique, l’expérimentation animale ne permet pas d’obtenir la certitude de l’innocuité d’un médicament, notamment pendant la grossesse. La gestation chez l’humain et l’animal n’est pas comparable : les phases embryonnaires et fœtales s’organisent différemment dans le temps. Dans le cas de la Dépakine, l’embryon humain développe des malformations du squelette à des doses largement inférieures aux animaux.

Or si les tests sur animaux ne peuvent fournir une posologie sûre pour éviter des effets aussi évidents, comment croire encore qu’ils puissent permettre d’identifier les effets plus nuancés, comme l’autisme et les retards du développement ?

Pour une science moderne

Nous vivons sans doute à l’ère où les connaissances scientifiques sont les plus poussées de toute l’histoire de l’humanité. Mais paradoxalement, nous ne savons pas les appliquer intelligemment ! Combien faudra-t-il encore de catastrophes sanitaires pour que la fiabilité des tests sur les animaux soit enfin effectivement remise en question ? S’entêter à utiliser comme référence des espèces distinctes de la nôtre est un non-sens qu’il faut cesser de perpétuer tant pour les animaux que pour nous.

L’éleveuse maltraitante récidiviste enfin jugée

L’éleveuse maltraitante récidiviste enfin jugée

L’éleveuse maltraitante récidiviste enfin jugée
03.07.2018
Dordogne
L’éleveuse maltraitante récidiviste enfin jugée
Animaux familiers

Quatre ans! Il aura fallu quatre ans d’instruction pour obtenir le jugement de l’éleveuse maltraitante et récidiviste, ayant fait subir le pire à de pauvres chats et chiens sans défense en Dordogne, avec une complice, sexagénaire comme elle. Le 3 juillet aura lieu le procès de Mme A. au tribunal de Bergerac.

A elles deux, elles ont mis en place un trafic d’animaux, de médicaments et de puces électroniques, ont caché des animaux maltraités, bref, tout fait pour contourner la loi et exploiter ces compagnons de vie tout en faisant du profit sur leurs vies innocentes, sans égard pour leur bien-être et leur santé. Grâce au travail d’investigation de One Voice, l’ampleur de leur trafic a été révélé, les animaux ont été sauvés, et ces femmes au cœur froid sont poursuivies en justice.

Alors qu’elle avait interdiction d’élever des animaux, Mme A. continuait son commerce d’êtres vivants, tout en les laissant périr dans des conditions insalubres tant leur sort lui était égal hormis l’argent qu’elle pouvait en retirer.

Un sauvetage historique pour la Cellule Zoé

En 2014, notre pôle investigation et sauvetage pensait sauver une vingtaine de chats, c’est une atroce réalité qui a éclaté au grand jour: 181 animaux ont été découverts, tous dans un état délétère tant mental que physique.

Plus de 80 animaux furent trouvés en juin 2014, dans une odeur pestilentielle. Des chiots de quelques jours à peine, un chaton rampant dans une litière au sol à la recherche de sa mère, un chat dans une cage pour lapin… mais c’est sans compter les cadavres de chats calcinés dans des tonneaux. L’air qui brûle les poumons. Des dizaines d’animaux malades qui ont dû être soignés en urgence!

Mme A. écopa d’une interdiction d’élever des animaux pour des raisons de santé et d’hygiène. En février 2015, c’est quasiment cinquante chiens et chats cachés chez elle et autant chez sa complice qui ont été découverts par les gendarmes, en plus des produits vétérinaires obtenus et inoculés sans autorisation et sans ordonnance, le trafic de puces électroniques probablement retirées de chats morts, et réimplantées dans d’autres chats, vivants, ceux-là…

Les animaux traumatisés en mal d’amour pansent leurs plaies

A l’époque, la Cellule Zoé naissante, avec l’aide de nos refuges partenaires, avait fait en sorte de placer l’ensemble des animaux dans des familles d’accueil, qui se sont révélées extrêmement aimantes et de réelles alliées dans la resocialisation de ces êtres sensibles, doux et intelligents si maltraités jusque-là par ces deux femmes sans vergogne.

Parmi eux, Colombe, rescapée de cet élevage de l’enfer, a été placée en famille d’accueil pendant l’été 2015 en attendant la fin de l’enquête et le verdict final. Malheureusement son humaine, âgée, vient de décéder, et cette petite chienne de 11 ans a dû changer de famille.
En février cette année, Colombe rencontre donc Pascale, sa nouvelle humaine et son chien, bichon maltais lui aussi. L’entente entre les deux chiens blancs est immédiat, et Colombe rencontre alors l’ensemble de la famille, et son nouveau foyer, rempli de joie de vivre et d’animation, avec plusieurs enfants, et des adultes actifs. Mais elle a vécu de nombreux épisodes traumatisants, et reste craintive.

Le contact avec le bichon qui a quasiment le même âge qu’elle est un réel facilitateur. Les câlins, les balades, les repas, tout est fait en duo, lui en avant, protecteur, elle en retrait. Et plus elle s’acclimate, plus il baisse sa garde. Deux mois après son arrivée, elle commence à remuer la queue pour manifester sa joie au moment de sortir, et à japper gentiment au retour du travail du père de famille.

Pascale nous confie: « On arrive à l’approcher plus facilement quand notre chien est assis à côté d’elle et qu’on le caresse. Dans ces moments-là, elle accepte les caresses, voir même en réclame. On sent qu’elle n’a pas connu l’affection d’une famille dans ses jeunes années, elle n’a pas été habituée à être touchée, caressée. »

Étant donné ses troubles du comportement, pour aider Colombe, One Voice a pris en charge une séance avec la Dre Nathalie Simon, qui va pouvoir l’aider à se sentir mieux encore.

Longue vie à Colombe, loin des traumatismes de sa jeunesse, et bravo à ces animaux aimants, humains ou non qui l’ont aidée et l’aident encore à prendre confiance en elle et en les autres.

Nous serons à l’audience du tribunal de Bergerac le 3 juillet prochain pour plaider pour une sanction exemplaire pour Mme A., ayant fait vivre à plus de 180 êtres sensibles comme Colombe un calvaire dont ils ont encore du mal à se remettre.

Jeune chienne battue et poignardée, la Cellule Zoé réclame justice pour Mylanne

Jeune chienne battue et poignardée, la Cellule Zoé réclame justice pour Mylanne

Jeune chienne battue et poignardée, la Cellule Zoé réclame justice pour Mylanne
02.07.2018
France
Jeune chienne battue et poignardée, la Cellule Zoé réclame justice pour Mylanne
Animaux familiers

Aucune précarité sociale ou affective ne peut justifier les violences subies par les animaux et leur meurtre! Aucune addiction ne peut servir d’excuse recevable pour atténuer la gravité du geste! Mylanne n’a vécu qu’un calvaire avec l’homme qui l’avait recueillie. La jeune chienne berger allemand n’aura été que le souffre-douleur de cet humain dangereux.

Mylanne vivait dans la terreur

Il y a deux ans, Mylanne a rencontré un homme alcoolique et violent. Il l’a ramenée chez lui, dans l’intention de la dresser à la dure, « pour qu’elle bouffe les autres animaux de la résidence car ils le faisaient chier ».

Depuis lors, la jeune chienne se faisait battre si fort, et si régulièrement, que des voisins l’entendait à travers les murs. Ils croisaient quotidiennement l’homme saoul et agressif, qui s’en était déjà pris à eux. S’il faisait même peur à ses voisins qu’il insultait et menaçait, que pouvait-elle, si démunie face à sa colère?

Comme tout chien, elle cherchait tant à se faire aimer, cherchant la tendresse dans ses yeux, mais n’y trouvait qu’aigreur, ressentiment, instabilité et déchainement de colère…

Mylanne en avait peur.

Il sentait l’alcool ce 10 mars, en rentrant chez lui. Elle aboya pour le garder à distance, craignant de faire une fois de plus les frais de ses excès. Mais ce qui l’attendait était pire que tout. Terrorisée, elle s’est faite poignarder dans le dos par cet individu asocial, sans cœur, et irascible. Le coup fut si fort que le couteau en fut tordu… elle gémit. Il l’acheva, la traina dans l’escalier de son immeuble, et jeta son cadavre dans la poubelle collective.

Heureusement un témoin appela la gendarmerie. Les traces de sang laissées entre le local poubelle et le domicile du tortionnaire, l’arme du crime, retrouvée chez lui, et le corps de Mylanne, permirent de le confondre.

La Cellule Zoé combat une fois de plus la cruauté

Nous serons à Pontoise, au tribunal, le 2 juillet, pour que cet homme, aux antécédents déjà chargés, clairement un danger public, reçoive une sentence exemplaire. La Cellule Zoé y veillera dans sa plaidoirie. Nous avons porté plainte pour acte de cruauté contre cet homme « alcoolique, impulsif et instable » selon le médecin qui a reconnu sa responsabilité pénale.

Une fois de plus, nous implorons les pouvoirs publics de reconnaitre le lien entre les violences exercées sur les humains et les animaux, et de modifier la loi en conséquence.

Signez et partagez notre pétition pour condamner toute les violences, quelle que soit la victime.

50 chiens abattus par un éleveur à la Réunion ! One Voice en colère

50 chiens abattus par un éleveur à la Réunion ! One Voice en colère

50 chiens abattus par un éleveur à la Réunion ! One Voice en colère
30.06.2018
50 chiens abattus par un éleveur à la Réunion ! One Voice en colère
Animaux familiers

Un éleveur de cerfs s’est vanté avoir abattu 50 chiens sur l’île de la Réunion. Et notre plainte contre cet acte illégal aurait été classée sans suite ? Le Préfet envisagerait même d’engager des lieutenants de louveterie pour pour régler le problème de l’errance. Face à ce scandale, One Voice en colère a écrit à la ministre des Outre-mer, saisit le Procureur général et dépose une plainte contre la Préfecture. L’Etat doit prendre ses responsabilités et faire respecter la loi !

Le 13 juin dernier, nous avons porté plainte contre un éleveur de cerfs qui avait publié les photos des chiens qu’il a abattus, plus d’une cinquantaine d’après lui ! Cet acte de représailles est totalement illégal : il est interdit par la loi de tuer des animaux domestiques, errants ou non. Le fait que des chiens aient tué des moutons, des chèvres et des cerfs n’est aucunement un motif recevable.

Deux chèvres blessées et malmenées

Le 28 juin dernier, deux cabris blessés, prétendument attaqués par des chiens errants ont été amenés en fourgonnette devant le cabinet d’avocat qui défend l’association One Voice. Les éleveurs concernés, dans une logique toute personnelle, ont exigé, “puisque l’on défend les chiens”, et suite à la plainte du 13 juin 2018, de se faire indemniser par l’association, ou de nous débrouiller avec ces animaux !

Ayant en tout premier lieu à cœur de soulager les pauvres chèvres de leurs souffrances, dues aux blessures, et au fait d’avoir été malmenées sur la route à l’arrière de la camionnette, nous avons immédiatement décidé de les prendre en charge. Mais visiblement plus intéressés par un article dans le journal local que préoccupés par la douleur des deux êtres agonisant, les éleveurs sont finalement repartis avec, affirmant les emmener chez le vétérinaire pour les faire euthanasier.

Notre plainte classée sans suite ?

C’est par voie de presse que nous avons appris que notre plainte contre l’éleveur de cerfs aurait déjà été classée sans suite. Il faut dire que, pour le Préfet de la Réunion, la question de l’errance semble devoir se régler à coup de fusil. Il aurait même l’intention de nommer des lieutenants de louveterie pour gérer la crise ! Car oui, il y a un vrai problème d’errance sur l’île, mais abattre les chiens et les chats n’est en aucun cas une solution. Non seulement cruelle, cette méthode est inefficace. Nous avons déjà une procédure en cours pour demander que des “mesures utiles” soient prises par le Préfet.

Nous avons donc déposé une plainte contre la Préfecture et adressé un courrier à la ministre des Outre-mer pour l’alerter de la situation et lui demander de mettre un terme en urgence à cette situation de crise. Nous saisissons également le Procureur général, car si notre plainte contre l’éleveur, qui a pourtant déjà tué 50 chiens, animaux les mieux protégés par la loi française, a été classée sans suite, on peut craindre une généralisation de cette façon de faire. C’est un permis implicite de les abattre au fusil. One Voice ne laissera pas faire.
 

Signez et partagez notre pétition pour chiens et chats soient véritablement protégés !

Le martyr de Nikita, jeune pinscher trainée sur le bitume

Le martyr de Nikita, jeune pinscher trainée sur le bitume

Le martyr de Nikita, jeune pinscher trainée sur le bitume
28.06.2018
Tarn-et-Garonne
Le martyr de Nikita, jeune pinscher trainée sur le bitume
Animaux familiers

Comment ont-ils pu oublier Nikita, attachée à l’arrière de la voiture? La jeune pinscher est morte dans d’atroces souffrances. La négligence et l’alcool ne peuvent être des excuses valables pour échapper à ses responsabilités. La Cellule Zoé sera présente au tribunal le 29 juin 2018.

Trainée sur 25 kilomètres derrière une voiture par une personne ivre

25000 mètres de souffrances insoutenables, la peau écorchée, la chair arrachée, les os râpés, une douleur incommensurable. Voilà ce qu’a vécu Nikita, toute jeune chienne pinscher noir et feu, d’à peine deux ans, au regard profond et vif. Voilà surtout l’atroce manière dont la femme qu’elle croyait sa protectrice, son amie, ivre au volant, l’a tuée.

Un anniversaire, de l’alcool, des discussions et de la musique dans la voiture de la femme, de son compagnon et de leur ami, voilà quelle ambiance régnait dans l’habitacle, pendant que Nikita vivait ses derniers instants au bout d’une laisse derrière le véhicule, trainée à grande vitesse sur la route…

Cacher le méfait, une tentative d’échapper à la justice

Un automobiliste leur a signalé qu’un corps se trouvait sous la voiture. Pour cacher leur méfait, Nikita a alors été jetée dans le Tarn.

Ils sont ensuite allés tous les trois, comme prévu, fêter l’anniversaire de madame au restaurant. Le pauvre corps de Nikita a été retrouvé dans l’eau. C’est sa puce d’identification qui a permis au vétérinaire, choqué par son état, de retrouver les responsables.

La Cellule Zoé ne laissera pas faire

Être sous l’emprise de l’alcool ne peut justifier, et encore moins excuser, d’avoir oublié que son compagnon était attaché à l’arrière de son véhicule! Et se croire ou être décrit comme aimant par dessus tout l’animal martyrisé, ne peut nullement diminuer la sentence attendue. Nous avons porté plainte. La Cellule Zoé prend en charge cette affaire.

Au tribunal de grande instance de Montauban, le 29 juin 2018, nous demanderons la requalification des faits en actes de cruauté envers un animal domestique. Les faits sont si graves qu’ils ne peuvent être exonérés de responsabilité!

Signez notre pétition pour que nos compagnons soient mieux protégés par la loi.

Nestlé stoppe les tests cruels sur les souris pour la toxine botulique

Nestlé stoppe les tests cruels sur les souris pour la toxine botulique

Nestlé stoppe les tests cruels sur les souris pour la toxine botulique
26.06.2018
Nestlé stoppe les tests cruels sur les souris pour la toxine botulique
Expérimentation animale

One Voice, représentant francais de la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale (ECEAE), rejoint la campagne de son partenaire allemand Aerzte Gegen Tierversuch contre les tests de toxine botulique sur des souris par Nestlé.

La Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale (ECEAE), alliance d’associations animalistes européennes de premier plan, a révélé le lien de Nestlé avec des cruels tests d’empoisonnement de souris à la toxine botulique (communément appelée « botox »). Le géant suisse de l’alimentation est entré sur ce marché lucratif. Alors que certains fabricants utilisent déjà des tests sans animaux, Nestlé vend des produits pour lesquels aucune solution alternative n’a été approuvée. Exigeons du groupe Nestlé qu’il fasse cesser la vente des produits Dysport® et Azzalure® par Ipsen, jusqu’à la mise en place d’un test éthique, validé par les autorités compétentes.

Occasionnellement utilisé à des fins médicales, le poison bactérien de la toxine botulique est plus connu pour son usage cosmétique, à savoir la réduction temporairement des ridules et rides du visage. Chaque lot est soumis au test controversé et toxique DL50 (Dose Létale): différents dosages de toxine botulique sont injectés à des groupes de souris dans l’abdomen afin de définir celui qui tue la moitié des animaux. Les animaux suffoquent lentement de paralysie musculaire tout en restant pleinement conscients.

Des actions répétées de nos associations ont conduit les fabricants Allergan et Merz à recourir à des tests cellulaires sans cruauté respectivement depuis 2011 et 2015, remplaçant ainsi la plupart de leurs tests DL50 sur souris. Nestlé, cependant, commercialise les produits Dysport® et Azzalure® à base de toxine botulique fabriquée par la marque britannique Ipsen. Cette dernière a récemment déclaré avoir soumis un test sans souffrance animale aux autorités sans pour autant qu’on sache s’il sera approuvé. Pendant ce temps, Ipsen poursuit les tests DL50, exploitant des dizaines de milliers d’animaux chaque année.

En devenant l’unique actionnaire de l’entreprise Galderma qu’il détenait avec L’Oréal et en achetant les droits de commercialisation de Dysport® en Amérique du Nord à l’entreprise américaine Valeant Pharmaceuticals — principale concurrente du leader du marché Allergan —, Nestlé a développé un marché à forte croissance.

L’entreprise agroalimentaire suisse est à nouveau dans le viseur des protestations européennes contre les tests de toxine botulique sur les animaux. Du 25 au 30 juin 2018, les membres de l’ECEAE d’Autriche, de France, d’Allemagne, d’Italie, du Portugal, d’Espagne, de Suède et de Suisse organisent une Semaine d’Action à travers l’Europe pour protester contre le cruel sacrifice de centaines de milliers de souris pour la toxine botulique. Membre de l’ECEAE, la Ligue suisse contre l’expérimentation animale et pour le droit des animaux (LSCV) a lancé une pétition en ligne contre les tests opérés par Nestlé. De portée européenne, notre mobilisation annuelle célèbre la première validation donnée le 30 juin 2011, pour un test sans souffrance animale.

« En entrant sur le marché de la toxine botulique, Nestlé laisse effectuer des tests cruels sur les animaux. Il est inacceptable que des centaines de milliers de souris soient encore empoisonnées pour des interventions cosmétiques. Le public est opposé aux expériences sur animaux, tout particulièrement lorsqu’il s’agit de produits de beauté. »

Ecrire à Nestlé

Lettre type pour écrire à Nestlé

La poutre, la paille et la méthode… chez des vétérinaires

La poutre, la paille et la méthode… chez des vétérinaires

La poutre, la paille et la méthode… chez des vétérinaires
22.06.2018
La poutre, la paille et la méthode… chez des vétérinaires
Expérimentation animale

Suite à notre cri d’alarme sur ce que vivent les dizaines de lapins utilisés comme cobayes puis tués à l’issue des formations de vétérinaires, nous avons reçu une réponse de l’école vétérinaire en question. En parallèle, le cours a été supprimé! Ce sont ainsi quarante lapins qui ont été sauvés de ces expérimentations.

La directrice de l’école vétérinaire nous a écrit. Elle brandit en étendard les 80% d’utilisation d’animaux en moins et le développement au sein de l’école de méthodes alternatives pour correspondre à la loi européenne. Ce qu’elle oublie de mentionner, c’est que la législation européenne contraignant à réduire, raffiner et remplacer l’usage d’animaux, n’a été mise en place que par des actions répétées et une pression sans relâche des associations de défense des animaux.

Et c’est précisément ces méthodes d’enquête de dénonciation des injustices que l’école nous reproche. Pas le fond. Elle nous propose de travailler main dans la main après nous avoir insultés? Drôle de manière de travailler en bonne intelligence, si c’est vraiment ce qu’elle propose. Nous pouvons vraisemblablement en douter: l’école vétérinaire nous accuse de “délation” et parle “d’espionnage“, tout en évoquant leurs “ravages en d’autres temps“. Voilà une belle illustration de l’allégorie de la poutre et de la paille.

Extrait de la lettre de la direction de l’école vétérinaire, du 18 mai 2018.

Dénoncer des injustices voire des souffrances de manière non-violente n’est pas et ne peut pas être du côté de ceux qui les font subir aux sans voix, aux faibles ou aux plus vulnérables que nous. Demander justice n’est pas la loi du talion. Nos méthodes, à savoir l’enquête de terrain, la diffusion de témoignages de spécialistes, l’édition de rapports documentés, les pétitions et les rassemblements publics ont pourtant permis l’instauration de lois encadrant strictement ces pratiques. Sans notre combat pour la libération des êtres sensibles et l’arrêt de leur servitude, ils y seraient encore dans des proportions bien supérieures.

L’expérimentation animale est-elle réellement un mal nécessaire? De nombreux scientifiques soutiennent le contraire. Comme l’a très justement rappelé le Dr André Ménache, “en ce qui concerne l’expérimentation animale, l’argument scientifique rejoint l’argument éthique“. Une chose est certaine, la France n’est pas suffisamment engagée dans une politique de réduction, de raffinement et de remplacement. En choisissant des arguments annexes, l’école vétérinaire cherche à changer de sujet.

En conclusion, serait-ce en réaction à notre article? Le cours que nous évoquions sur l’anesthésie, la stérilisation et la dentisterie sur les lapins n’a pas été reprogrammé, et a été supprimé en formation initiale dans cette école. Quarante lapins ont donc été sauvés d’expérimentations ce semestre et les suivants!

Crédit Photo: ©Stefan Andronache/Fotolia.com

Aidez-nous à sortir le lion Sultan de sa prison!

Aidez-nous à sortir le lion Sultan de sa prison!

Aidez-nous à sortir le lion Sultan de sa prison!
21.06.2018
Aidez-nous à sortir le lion Sultan de sa prison!
Exploitation pour le spectacle

Sultan endure l’enfer au fond du cirque William Zavatta. Ce lion vit seul et souvent plongé dans l’obscurité, dépossédé de son existence. Pourtant, du fond de sa geôle, il trouve encore la force d’appeler au secours. One Voice se mobilise pour le sauver, avant que l’ennui profond dans lequel il s’enlise ne finisse par le tuer. Signez la pétition pour nous aider à le sortir de sa prison!

Depuis combien de temps endure-t-il ce calvaire? Depuis combien de temps perçoit-il chaque seconde comme un enfer éternel? Sultan, un lion de 8 ans en pleine force de l’âge, est emprisonné par William Zavatta dans des conditions insoutenables.

Privé d’une vie de lion

À l’abri des regards, enfermé dans un petit camion parfois bâché, sans aucun lien avec les lionnes, le beau mâle vit seul, souvent dans l’obscurité. Profondément seul. Et immobile ou enfermé dans des comportements stéréotypés. Son dresseur représente son unique contact avec le monde extérieur. Complètement à sa merci, son existence entière se réduit au néant.

Comment peut-on imposer de telles souffrances à un animal qui, dans la nature, passerait ses journées à arpenter un vaste territoire pouvant atteindre 100 km2? Comment peut-on couper de la compagnie des siens, un félin par essence extrêmement sociable? Les lions ont besoin de vivre ensemble pour leur équilibre. La taille de leurs groupes peut atteindre une quarantaine d’individus dans la nature! Sultan, lui, n’a rien ni personne pour se distraire. Il sombre dans le désespoir.

De l’isolement au brouhaha des parades

Cynisme absolu: ses seules « sorties » ont lieu en été, au cours des parades ambulantes du cirque, pour annoncer les spectacles. Dans une violence inouïe, les geôliers le tirent soudain de sa solitude et de la pénombre pour l’exposer brutalement, dans le brouhaha des klaxons, des hurlements et d’une musique tonitruante, alors que la sonorisation des camions transportant des animaux est interdite… Manquant de s’écrouler à chaque coup de frein, Sultan apparaît à bord du véhicule, complètement hagard. Quel sombre « spectacle » que ce noble fauve, brisé par les humains, utilisé ainsi pour conquérir le public et, quel effroyable stress de plus pour lui.

Sultan appelle au secours

Annihilé de la sorte, Sultan pourrait se laisser mourir. Mais malgré l’horreur de son quotidien vide de sens, Sultan résiste encore. One Voice en a été témoin. Le soir, parfois, de son camion bâché, du fond de la pénombre, s’échappe un cri déchirant. Il appelle! Il nous appelle à son secours! Depuis 2016, notre association a déjà déposé plainte à deux reprises pour mauvais traitements afin de le sauver. Mais rien n’a changé, la justice est trop lente! Nous ne l’abandonnons pas. Aujourd’hui, nous faisons donc résonner la voix de Sultan encore plus fort en lançant une vaste campagne en son nom. Rejoignez-nous dans cette action pour obtenir sa libération du cirque William Zavatta et son placement dans un sanctuaire. Son seul espoir d’une vie digne, d’une vie libre, d’une vie tout court, est entre nos mains et les vôtres.
Signez et partagez la pétition

Little Boy, jeune cane corso poignardé et empalé sur une branche: procès le 20 juin

Little Boy, jeune cane corso poignardé et empalé sur une branche: procès le 20 juin

Little Boy, jeune cane corso poignardé et empalé sur une branche: procès le 20 juin
20.06.2018
Little Boy, jeune cane corso poignardé et empalé sur une branche : procès le 20 juin
Animaux familiers

Rejeté de toute part, abandonné plusieurs fois, sans personne pour l’aimer, Little Boy, un jeune chien cane corso, avait déjà vécu de multiples déceptions face au genre humain. Il a été froidement assassiné par des personnes en qui il avait confiance. Notre Cellule Zoé sera au Tribunal de Béthune pour lui le 20 juin.

Ce jour-là, Little Boy a été attaché. Puis, les coups ont commencé à pleuvoir, il a été transpercé de plusieurs coups de couteau, éviscéré et empalé sur un arbre où il a été abandonné, gémissant encore. Sa puce d’identification lui a été retirée, mais cela n’a heureusement pas été suffisant… Et son terrible parcours a pu être retracé.

Enfermé la plupart du temps sur le balcon, le quotidien de Little Boy n’était que solitude. En quatre ans d’existence, les humains ne lui ont jamais été fidèles, il est passé de mains en mains, donné par petite annonce sur internet, sans jamais une personne de confiance pour, enfin, lui apporter la protection, la sécurité et l’amour dont il avait besoin.

Le jour de sa mort, ses tortionnaires ont-ils agi sur commande de ses gardiens qui avaient déjà cherché à s’en débarrasser? Little Boy a-t-il cru, joyeusement, à une balade bienvenue, à une récréation du balcon auquel il était assigné, ou a-t-il senti le danger, et terrorisé, a-t-il suivi ses tortionnaires à contrecœur? Toujours est-il qu’ils ont prémédité leur geste, puisqu’ils ont emporté avec eux deux couteaux lorsqu’ils ont emmené le chien. Les deux ou trois hommes, cela reste encore à déterminer, se rejettent mutuellement la faute. Le dossier de ce massacre recèle encore de nombreuses incohérences et zones d’ombre.

Ce qu’a subi Little Boy, c’est de la torture!

Vivre avec un chien entraine des responsabilités. Il n’est pas un accessoire dont on peut se débarrasser ou disposer à loisir. Ne pas être capable de lui apporter ce dont il a besoin, et au-delà de tout, commanditer ou procéder à son assassinat, doit être sévèrement sanctionné. Ce qu’a subi Little Boy, c’est de la torture! Les personnes qui l’ont tué doivent être jugées avec toute l’exemplarité nécessaire !
Nous serons le 20 juin au procès, notre Cellule Zoé y défendra la mémoire de Little Boy et réclamera justice pour lui au tribunal.

Notre combat pour faire reconnaitre “le lien” par la loi

Certaines des personnes impliquées avaient déjà fait état de comportements violents, cela ne peut plus durer, ces personnes sont des dangers avérés pour la société entière.

Nous avons récemment renouvelé notre appel au ministère de la Justice pour faire valoir le lien entre les violences, que la victime soit humaine ou animale, afin de changer la loi en la matière.

 

Madame la Garde des Sceaux, @NBelloubet @justice_gouv, nous vous écrivons de nouveau car les #violences perpétrées sur #animaux familiers doivent être punies très sévèrement du fait de leur lien fréquent avec les #ViolencesDomestiques. Il est temps de changer la loi! pic.twitter.com/6A8SDgU0wO

— One Voice (@onevoiceanimal) 7 juin 2018

 

Signez notre pétition pour nous soutenir dans ce combat.

Crédit Photo: © DR (France 3 Hauts-de-France)

L’élevage intensif de chiens destinés aux laboratoires attaque en référé le constat d’huissier obtenu par One Voice

L’élevage intensif de chiens destinés aux laboratoires attaque en référé le constat d’huissier obtenu par One Voice

L’élevage intensif de chiens destinés aux laboratoires attaque en référé le constat d’huissier obtenu par One Voice
18.06.2018
L’élevage intensif de chiens destinés aux laboratoires attaque en référé le constat d’huissier obtenu par One Voice
Expérimentation animale

Le Centre d’élevage du Domaine des Souches (CEDS) attaque One Voice pour faire annuler l’ordonnance du juge qui a permis à l’huissier d’entrer dans le centre et de faire des constatations sur les conditions d’hébergement des chiens Beagles et Golden Retrievers. Non content de vouloir censurer et réduire l’association au silence, l’élevage réclame 10 000 euros de dommages et intérêts et 5000 euros de frais d’avocat, alors que cet argent est destiné à des actions soutenant les sans voix! L’association One Voice sera donc au Tribunal de Grande Instance d’Auxerre mardi 19 juin à 9h30 pour défendre les chiens.

One Voice a fait cette demande auprès du tribunal pour pouvoir obtenir des éléments pour déposer sa plainte pour mauvais traitements au vu des incohérences relevées dans le rapport de l’élevage déposé à la préfecture pour sa demande d’autorisation d’agrandissement, autrement, dit, une régularisation d’un agrandissement déjà effectif! One Voice demande que les faits soient jugés, et uniquement les faits.

Pour les propriétaires de ce centre, l’association One Voice n’aurait pas qualité à agir pour présenter une telle demande et serait «manifestement politique et politisée à outrance pour lutter contre les élevages». Pour eux, One Voice se trompe d’interlocuteur et doit attaquer la préfecture.

Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare :

 « II n’y a pas d’égalité des armes entre d’une part les intérêts propres de ces 1500 chiens captifs et d’autre part les intérêts de cet élevage. Le CEDS semble oublier que les animaux ont des droits et que précisément nous intervenons pour porter leur voix devant la justice. C’est là toute notre légitimité. »

Suite aux constatations de l’huissier, One Voice a également déposé plainte pour défaut de soins et actes de cruauté sur animaux domestiques.

Samedi 9 juin, une délégation de One Voice a été reçue par la directrice de cabinet du Préfet de l’Yonne, et a organisé une marche unitaire dans Auxerre, au son des aboiements des chiens martyrisés dans les laboratoires. De nombreuses associations nationales et internationales ont rejoint le mouvement, telles que : Abolition, ADDA ONG, CCEA Collectif Contre L’Expérimentation et l’Exploitation Animales, Djurens Rätt, Doctors Against Animal Experiments Germany, Društvo za zaščito živali Ljubljana, Fermons le CEDS, Forsøgsdyrenes Værn, LAV, Tierversuchsgegner, Vegan impact,…