Des coups de pétard pour mieux tuer les loups effarouchés

Des coups de pétard pour mieux tuer les loups effarouchés

Des coups de pétard pour mieux tuer les loups effarouchés
31.10.2018
Des coups de pétard pour mieux tuer les loups effarouchés
Animaux sauvages

Nous avions annoncé un dépôt de plainte contre la direction du parc national du Mercantour pour perturbation intentionnelle d’espèces protégées et incitation des loups à fuir hors du cœur du parc, vers une mort certaine. Nous avons remporté une première bataille.

Sortir les loups pour faciliter leur massacre

A la demande du préfet des Alpes-Maritimes, le directeur du parc a autorisé des éleveurs à utiliser de gros calibres pour effectuer des tirs d’effarouchements, dans le but d’effrayer les loups et de les faire sortir du cœur du parc, hors de la zone sanctuarisée. Il était donc prévu qu’à partir du 15 octobre pendant un mois, le parc ne soit que détonations! La Terre allait boire de force le sang de ces magnifiques loups, qui font, non seulement, régner un équilibre parfait entre les espèces de ce parc, les enchantent de leur chant, de leurs jeux familiaux, et les enrichissent de par leur seule présence.

 

Décider de balancer des pétards dans un #ParcNational, pour faire peur aux #loups et ainsi permettre aux chasseurs de mieux les tuer, en voilà une riche idée!!! Nous portons plainte contre @mercantour pour perturbation intentionnelle d’espèces protégées #FauneSauvage #mercantour. pic.twitter.com/iEjCnVvSUu

— One Voice (@onevoiceanimal) 26 octobre 2018

Le parc doit protéger les animaux, certainement pas être un pourvoyeur de « safaris agricoles »

Les missions premières du parc national du Mercantour sont la préservation et la sauvegarde de la quiétude pour les espèces qui y vivent. Le cœur du Parc est un sanctuaire inviolable où la faune et la flore sauvages sont en sécurité. Cette opération d’effarouchement est un premier signe d’acceptation de voir les loups se faire massacrer aux abords du parc. La tentation de les éliminer dans son cœur même, risque vite de devenir une alternative.

Il faut, une fois pour toutes, que cessent ces récurrentes campagnes anti-loups.

Un combat commun avec le personnel du parc

La réaction des agents du parc ne s’est pas fait attendre, comme nous, ils sont en colère. Ils ont dénoncé une décision unilatérale de la direction du parc national, prise contre l’avis du conseil scientifique et sans consultation des instances (comme cela doit se faire au préalable dans toute structure publique). Certains ont d’ailleurs remis leur démission face à cette décision scandaleuse. Les bruits d’explosions entraîneront un dérèglement complet de l’équilibre fragile qui règne habituellement au sein de cet écosystème. L’ensemble des animaux seront soumis à un mois de stress et de terreur!

Un premier recul de la direction du parc mais il faut maintenir la pression

Face à nos réactions à tous, défenseurs des animaux, la direction marque le pas. Ainsi, ce lundi 29 octobre, le directeur nous a contactés pour nous expliquer que le dispositif prévu pour le 15 octobre, n’avait pas encore été mis en œuvre et ne le serait vraisemblablement pas. Nous maintiendrons néanmoins la vigilance la plus stricte.

Le directeur du parc @mercantour nous a appelés afin de nous expliquer que le dispositif n’a pas encore été actionné et ne le sera vraisemblablement pas.
? Rappel : n’en déplaise aux esprits chagrins et aux amateurs de la gâchette, les #loups sont une espèce P-R-O-T-É-G-É-E. ?

— One Voice (@onevoiceanimal) 29 octobre 2018

Peur sur la ville de Châteauneuf-de-Gadagne: Chat et pigeons fusillés!

Peur sur la ville de Châteauneuf-de-Gadagne: Chat et pigeons fusillés!

Peur sur la ville de Châteauneuf-de-Gadagne: Chat et pigeons fusillés!
30.10.2018
Peur sur la ville de Châteauneuf-de-Gadagne: Chat et pigeons fusillés!
Animaux sauvages

Dans un village du Vaucluse, au moins un détraqué non identifié sème la terreur dans la commune depuis le 15 octobre dernier. Il s’attaque aux pigeons et aux chats en leur tirant dessus ! Nous déplorons déjà 6 animaux blessés ou tués, tous criblés de plombs…

On savait les promenades en pleine nature potentiellement mortelles en période de chasse, voici qu’il faut également se mettre à l’abri des fusils dans l’enceinte même des villes ! Depuis une quinzaine de jours, le charmant village provençal de Châteauneuf-de-Gadagne s’est transformé en zone de chasse. Un ou des forcenés jouent de la gâchette contre les pigeons bisets et les chats, au mépris complet de la sécurité publique et de la loi !

Cinq pigeons morts

C’est l’un de nos sympathisants, résident de la commune, qui nous a alertés après avoir trouvé trois pigeons blessés sur son chemin entre les 15 et 22 octobre derniers. Pour chacun d’entre eux,  constats vétérinaires identiques : les pauvres oiseaux avaient reçu des plombs dans leurs ailes ! Le premier est décédé au bout de 48 heures, en raison de ses graves lésions. Les deux autres, lourdement handicapés et incapables de voler, ont dû être euthanasiés. Depuis, de nouveaux bisets ont encore été pourchassés. À ce jour, on en recense cinq au total. Et nous craignons que d’autres volatiles aient subi le même sort, dans l’ignorance de tous.

Un chat grièvement blessé

À ce sinistre nombre, s’ajoute une autre victime officielle : un chat. Plombé lui aussi, il a été pris en charge en urgence et sauvé. Mais le malheureux souffre de lourdes séquelles. Accidenté sur la voie publique, son bassin est dans un triste état et il risque l’amputation d’une patte. Ses blessures lui imposent de rester immobilisé dans une cage pendant un mois. Heureusement, il bénéficie de soins constants et de l’affection d’une famille d’accueil, le temps qu’un foyer aimant ne l’accueille définitivement.

Actes de cruauté et danger public

Nous sommes horrifiés devant cette hécatombe ! Quand s’arrêtera-t-elle ? Il s’agit là d’actes de cruauté à l’encontre d’animaux qui mettent aussi en péril l’ensemble de la communauté villageoise. Faut-il attendre qu’une balle ricoche sur un mur, qu’une personne passe au mauvais moment, pour que les autorités se saisissent à bras le corps de cette affaire ? La police a été alertée, la municipalité s’est engagée à réagir, il en va de leur responsabilité. Mais pour l’heure, l’ambiance Far West semble toujours régner à Châteauneuf-de-Gadagne… Une fois encore, les campagnes de One Voice convergent, qu’il s’agisse de celle concernant le problème de la chasse #LaChasseUnProblèmeMortel ou de celle sur l’errance féline #UrgenceErranceFéline. Et une fois encore, nous déposons plainte !

Rejoignez-nous dans nos combats en signant nos pétitions :

Le zoo grec, Attica Park, condamné à une amende de 44360€. Demandons sa fermeture!

Le zoo grec, Attica Park, condamné à une amende de 44360€. Demandons sa fermeture!

Le zoo grec, Attica Park, condamné à une amende de 44360€. Demandons sa fermeture!
27.10.2018
Le zoo grec, Attica Park, condamné à une amende de 44360€. Demandons sa fermeture!
Exploitation pour le spectacle

En Grèce, les spectacles d’animaux dressés sont interdits. Mais au parc Attica, les dauphins, dont Ekinox vendu par le Parc Astérix après avoir été arraché à sa mère Femke, étaient forcés de faire le show sous le soleil brûlant. Le zoo vient d’être condamné à une amende de 44360€. Il faut aller plus loin et et demander sa fermeture aux autorités.

Il aura fallu deux ans de campagne et plusieurs plaintes contre les spectacles avec des dauphins captifs dans le parc zoologique d’Attica en Grèce pour que des inspecteurs de l’état constatent officiellement que le parc était en violation totale de la législation grecque en ce qui concerne ces représentations.

Le rapport est sans appel. Le parc a ainsi fonctionné sans la moindre autorisation pendant 4 ans entre 2013 et 2017! Mais pourquoi se serait-il arrêté là? Ainsi l’article 13 de la loi grecque N.4039/2012 stipule que «le fait de garder des animaux dans les parcs est autorisé à la condition qu’aucun spectacle ne soit organisé avec la participation d’animaux». Qu’ont pu noter les inspecteurs lors de leur visite du 3 novembre 2016 ? Et bien que pour 3€ supplémentaires, les visiteurs du zoo pouvaient assister, pendant 20 minutes, à un spectacle de dauphins à 11h00. Quoi de plus logique…

Déjà que le simple respect de la loi ne semblait pas être le point fort d’Attica, il ne fallait pas en plus leur demander de suivre les évolutions législatives! Ainsi en 2014, lorsque les articles 12 et 13 de la loi N.4039/2012 ont été modifiés, avec l’article 12 prenant ainsi pour intitulé « Interdiction d’utiliser tout animal dans tout type d’exposition et d’activités similaires », il ne fallait s’attendre du zoo qu’il lise les interdictions suivantes :

  • 1 – Il est interdit de garder un animal quel qu’il soit dans un spectacle de cirque ou de variété si les animaux sont utilisés de quelque manière que ce soit et pour quelque raison que ce soit dans leur programme, lors de spectacles ou lors d’une marche ou devant un public.
  • 2 – Il est interdit d’utiliser tout type d’animal dans les sociétés de divertissement, les salons de l’automobile, les festivals de musique, les festivals folkloriques ou tout autre événement artistique ou de divertissement si les animaux sont utilisés de quelque manière que ce soit dans leurs programmes.
  • 2a – Sans préjudice des dispositions de l’article 7, il est interdit de présenter au public des animaux en plein air à des fins de profit économique.

Et d’ailleurs qu’a dit le parc suite à l’inspection ? Que les inspecteurs avaient «une interprétation erronée de la loi, biaisée» et avaient fourni «des efforts pour créer des impressions négatives» et que ce faisant, il n’y avait aucune violation. Le parc affirme également que depuis janvier 2017, aucun frais n’a été facturé pour le spectacle des dauphins, mais seulement le prix pour entrer dans le zoo. Ils auraient vraiment dû lire les articles de loi les concernant car cette déclaration montre le caractère à but lucratif de leur activité et donc la violation consistant à présenter au public des animaux à des fins de profit économique.

De notre côté, nous félicitons le Parc Astérix d’avoir arraché Ekinox à sa mère, Femke, pour le vendre avec un autre dauphin, le petit Naska, à cet établissement qui fait tant d’efforts pour ne pas respecter les lois.

La coalition Dolphinaria Free Europe, dont One Voice est membre, continuera à soutenir toutes les tentatives visant à amener les autorités grecques à faire appliquer la loi interdisant les spectacles avec des animaux.

Demandons la fermeture du parc d’Attica.

Envoyons des e-mails à la personne suivante ainsi qu’à l’ambassade grecque à Paris pour les enjoindre de faire appliquer la loi avec effet immédiat:

Mr Giorgos Stathakis
Ministre de l’Environnement
secmin@ypen.gr

L’ambassade grecque à Paris

Ambassadeur: Aglaia Balta

gremb.par@mfa.gr

Cet article est une traduction libre de l’article paru sur le site de Dolphinaria Free Europe.

Mais où est Martinha, la dauphine sauvée puis détenue dans une minuscule piscine pendant une décennie ?

Mais où est Martinha, la dauphine sauvée puis détenue dans une minuscule piscine pendant une décennie ?

Mais où est Martinha, la dauphine sauvée puis détenue dans une minuscule piscine pendant une décennie ?
26.10.2018
Mais où est Martinha, la dauphine sauvée puis détenue dans une minuscule piscine pendant une décennie ?
Exploitation pour le spectacle

Une coalition, dont One Voice est membre, constituée de défenseurs et d’experts des mammifères marins, demande des réponses au gouvernement portugais et à une ONG afin de savoir où se trouve Martinha, une dauphine sauvée puis enfermée dans une piscine privée pendant dix ans.

Martinha, une femelle dauphin commun, s’est échouée sur les côtes portugaises en septembre 2007. Ses sauveteurs l’ont laissée croupir dans une piscine, dont l’eau arrivait à la taille, pendant dix ans. Ils n’ont cessé de promettre la réadaptation puis le relâchage de Martinha dans la mer, mais il y a de fortes raisons de penser qu’elle est toujours détenue dans des conditions nuisant gravement à son bien-être.

En 2014, la Docteure Ingrid Visser, biologiste marine néo-zélandaise et spécialiste des cétacés, ainsi qu’Alexander Sanchez, expert espagnol en cétacés, notamment en sauvetage de dauphins, ont procédé à une inspection. Le rapport, rendu à la suite de cette visite, a suscité de nombreuses inquiétudes quant à ses conditions de vie. Après ces révélations, de nombreux scientifiques, spécialistes des mammifères marins et de la conservation, ainsi que des ONG du monde entier, ont formé une coalition informelle dédiée au bien-être de Martinha. La coalition a exigé des informations sur le relâchage de Martinha et a proposé d’aider les autorités responsables de sa prise en charge.

« En étudiant la situation de Martinha, nous avons appris que l’ONG Sociedade Portuguese da Vida Salvagem(SPVS) qui lui avait porté secours, détenait un second dauphin commun nommé Barra, qui partageait le même bassin que Martinha », a déclaré Alexander Sanchez, membre de la coalition.

« Malheureusement, Barra est décédé après à peine trois ans de vie en captivité. Cette même ONG avait, dans le passé, déjà sauvé un globicéphale noir, qui a ensuite été transporté au Zoo de Lisbonne afin de se produire dans un spectacle aux côtés de grands dauphins. Lui aussi est décédé. »

« Ce genre d’intervention est extrêmement inquiétant », a déclaré Alexander Sanchez, « il ne s’agit pas réellement de sauvetages, bien au contraire, ces animaux sont voués à souffrir pendant des années ».

Martinha n’est pas née en captivité. Elle relève donc de la responsabilité du gouvernement portugais. Les autorités portugaises et l’ONG SPVS ont refusé de révéler l’endroit précis où elle était détenue. Elles n’ont pas confirmé qu’elle se trouvait encore dans le bassin privé, malgré les requêtes en ce sens formulées par la coalition.

Depuis août 2014, la coalition n’a cessé d’offrir son aide à l’ONG SVPS afin de pouvoir évaluer de manière indépendante le bien-être de Martinha. Elle a également proposé de mettre à disposition un programme de relâchage et des solutions pour favoriser le bien-être général et améliorer les conditions de vie de Martinha.

En août 2016, malgré de nombreux efforts pour instaurer un dialogue, l’ONG SPVS a déclaré que la coalition n’avait aucune raison d’émettre de tels doutes et a certifié assurer le bien-être de Martinha link to SPVS statement. Cependant, à ce jour, la SVPS n’a fourni aucun élément de preuve.

« J’ai visité plus de 30 structures du monde entier qui détiennent des dauphins en captivité et le bassin de Martinha se classe parmi les pires », a déclaré Ingrid Visser. « Face aux conditions épouvantables dans lesquelles étaient détenus Martinha et Barra, dont j’ai été moi-même témoin, j’ai été très déçue d’apprendre que la SVPS rejetait toute l’aide proposée par des experts de renommée mondiale. »

La coalition déploie des efforts continus pour porter secours à Martinha. Elle a ainsi contacté l’Instituto da Conservaçao da Natureza e das Florestas(ICNF), qui est l’autorité portugaise de gestion de la CITES, ainsi que l’organe légalement chargé de protéger Martinha et de superviser ses soins. En février 2017, l’ICNF a répondu que Martinha bénéficiait des meilleurs soins médicaux et conditions de détention possibles, au sein d’un établissement de relâchage récemment construit. Cependant, jusqu’à ce jour, aucune autre information, dont la localisation de cet établissement, n’a été fournie et toutes les autres requêtes ont été rejetées par l’ICNF.

Martinha est donc une dauphine née sauvage et actuellement cachée par ses « sauveteurs ».

« Aujourd’hui, nous ne savons pas où elle se trouve, quel est son état physique et psychologique, si elle est détenue seule en captivité, et encore moins si elle est encore en vie », a déclaré Alexander Sanchez. « Pour toutes ces raisons, nous décidons de rendre publiques nos inquiétudes en espérant que le public fera pression sur l’ICNF et/ou la SPVS pour obtenir plus d’informations sur son état. Bien sûr, nous continuons de proposer notre expertise afin d’améliorer la situation de Martinha et de lui donner la vie la plus agréable possible. » Signez et partagez la pétition!

Pour recevoir les informations et actualités:

Une prime aux queues de renards… retour au Moyen-Age

Une prime aux queues de renards… retour au Moyen-Age

Une prime aux queues de renards… retour au Moyen-Age
25.10.2018
Une prime aux queues de renards… retour au Moyen-Age
Animaux sauvages

En début de semaine, nous avions appris que la Fédération des chasseurs de Charente-Maritime proposait des primes « au mérite » (sic) aux chasseurs rapportant plusieurs dizaines de queues de renards roux. Une incitation à un abattage massif, qui est tant scandaleuse qu’illégale. One Voice a mis en demeure cette fédération de retirer ses primes. Si ce n’avait été pas fait dans les cinq jours, nous l’aurions attaquée en justice. Grâce à la mobilisation citoyenne autour de notre implication, nous avons obtenu gain de cause!

Quelques charentais armés se prennent pour des chasseurs de prime, accumulant les trophées pour être couronnés « meilleur chasseur de renards de l’année » (sic).
Pour le « challenge » (sic)? Pour se faire rembourser un permis déjà à bas prix moyennant 35 queues de renards? Pour 500 euros en bons d’achat à celui qui en aura rapporté le plus? Quand tuer devient un jeu avec des récompenses au nombre de cadavres, où est la nature? L’écologie?

 

Une prime au mérite pour « éliminer massivement » les #renards roux?! Aimer la #chasse est vraiment synonyme de puits sans fond à idée pour tuer. On attaque en justice et on demande à @Min_Ecologie le retrait immédiat du #renardroux de la liste des nuisibles.https://t.co/ofdfRN6Uly

— One Voice (@onevoiceanimal) 22 octobre 2018

Amputer un animal même post mortem devrait interroger sur le niveau de conscience, de respect des êtres vivants et d’empathie dans notre société… Les chasseurs affichent leur rôle de « régulation » à tout-va, mais exterminent les animaux qui effectuent cette régulation naturelle, en total respect des écosystèmes. Les porteurs de fusils se substituent à une organisation millénaire du Vivant en se faisant passer pour indispensables, pour continuer à pratiquer leur loisir dangereux et destructeur.

 

Et sous la pression publique, hop plus de prime à la queue de #renardroux! @FdeRugy @Min_Ecologie, pouvez-vous retirer le renard de la liste des « nuisibles » avec la même célérité? On ferait un grand bond en avant. #LaChasseUnProblemeMortel https://t.co/iwPsT9sikY

— One Voice (@onevoiceanimal) 24 octobre 2018

Le motif de repeuplement du petit gibier chassable n’est pas légal pour tuer les renards roux, même s’ils font concurrence à cette pratique meurtrière. De plus, cet appel à la prime n’est pas prévu par les textes, donc il n’est pas légal non plus! Les chasseurs se sentent partout chez eux, polluent et rendent la nature dangereuse pour la population, voilà que même l’illégalité serait encouragée?

En plus d’être sentients, et si pour certains, cela ne suffisait pas en soi pour les respecter, les renards roux sont utiles aux écosystèmes. Leur population s’auto-régule et leur présence évite les épandages de pesticides dans les récoltes, ils sont les alliés des agriculteurs. Ils limitent aussi la propagation de la maladie de Lyme à l’humain.

Pourtant, plus un demi-million d’entre eux sont tués en France chaque année. Ils passent sans interruption du statut de gibier à celui de « nuisible », subissant déterrage, chasse à courre, chasse à tir, piégeage… Les renardeaux eux non plus ne sont pas épargnés. Nous avons écrit au ministère de la Transition Ecologique et Solidaire pour demander de retirer ce petit canidé de la liste des espèces « susceptible occasionner des dégâts » (auparavant « nuisibles ») et qui le rend vulnérable à toutes les persécutions, toute l’année sans aucune trêve.

Ces chasseurs se fantasmant en Clint Eastwood feraient mieux de chausser leurs charentaises et de laisser la nature s’épanouir. La fédération continue d’inciter ses membres à « réguler » les renards, alors même qu’il n’existe aucune mesure de la population de ces animaux indispensables à notre écosystème. Espérons que le ministère prendra rapidement des mesures pour les protéger comme ils devraient l’être!

Signez notre pétition pour retirer les renards roux de la liste des espèces susceptibles occasionner des dégâts.

Urgence en Norvège : la moitié des loups en arrêt de mort!

Urgence en Norvège : la moitié des loups en arrêt de mort!

Urgence en Norvège : la moitié des loups en arrêt de mort!
23.10.2018
Urgence en Norvège : la moitié des loups en arrêt de mort!
Animaux sauvages

La population lupine est à l’agonie en Norvège. Déjà peu nombreuse et fragile, elle est sur le point d’être réduite de moitié au cours des prochains mois. Les autorités veulent permettre l’abattage de 43 individus ! L’association NOAH – for dyrs rettighete lutte contre ce massacre. Mobilisons-nous pour exprimer notre indignation auprès des politiciens de ce pays !

Il n’y a pas qu’en France que les loups sont persécutés et les sujets de vifs débats ou pressions politiques. En Norvège aussi on assiste à un bras de fer régulier entre les partisans de leur protection et les adeptes de leur élimination.

Population en sursis

Pourtant, la population des canidés sauvages s’avère extrêmement fragile dans ce pays. Elle y est même en danger critique d’extinction et théoriquement protégée depuis 1973. Aujourd’hui, on dénombre environ 80 individus, menacés en permanence par les problèmes de consanguinité et les braconniers. Car, les meutes sont priées de ne pas se déplacer ! Les autorités ont établi une « zone des loups », représentant seulement 5% du territoire, où les animaux sont supposés rester concentrés. Malheur à ceux qui n’ont pas la carte dans leur poche et qui franchissent d’une patte les limites de l’espace défini par les humains ! Et tant pis s’il s’agit de quelques loups en partance ou en provenance de la Suède voisine qui auraient pu favoriser le brassage génétique d’une population scandinave digne de ce nom…

Politique d’abattage

À ces dangers constants, s’ajoutent les choix politiques et les permis officiels d’abattage. Ainsi, l’année passée déjà, 31 loups ont été tués avec la bénédiction des dirigeants. Et en ce début d’automne, le massacre s’annonce pire ! En dépit des manifestations et des lettres envoyées au gouvernement et aux politiciens l’hiver dernier, les conseils régionaux de gestion de la faune ont décidé d’autoriser les tirs de 43 autres loups en Norvège, y compris dans la « zone des loups » où les grands carnivores sont censés être mieux protégés que dans le reste du pays !

Empêchons le massacre !

Le ministre du Climat et de l’Environnement a déjà donné son feu vert pour mettre à mort 26 loups en dehors de la fameuse zone, mais il n’a pas encore entériné l’extermination de trois meutes (17 animaux au total) qui vivent à l’intérieur. S’il valide cette résolution des conseils régionaux de gestion de la faune, il signera la disparition de la moitié de la si petite population des loups norvégiens ! Il est temps d’agir, mais vite, pour empêcher cette tragédie ! L’association NOAH – for dyrs rettighete a besoin d’aide, comme l’an dernier, pour demander au Premier ministre norvégien et au ministre du Climat et de l’Environnement de revenir sur leur décision de tuer 26 individus et de ne pas confirmer celle d’exécuter les 3 meutes de la « zone des loups ». Nous devons leur adresser le plus de courriers possibles ! Nous vous invitons à envoyer par voie postale ou électronique (plus rapide et efficace) un message – courtois – à la Première ministre et au Ministre du Climat et de l’Environnement de Norvège. Nous comptons sur vos voix si précieuses. Plus elles seront nombreuses, plus elles auront des chances d’être entendues et de sauver la vie de ces loups !

Mrs Erna Solberg
The Prime Minister
Postboks 8001 Dep.
0030 Oslo
Norvège

postmottak@smk.dep.no

Mr Ola Elvestuen
Minister of Climate and Environment
Postboks 8013 Dep
0030 Oslo
Norvège

postmottak@kld.dep.no

Arrêté « cirques » : One Voice contre le ministère de la Transition écologique, audience au Conseil d’Etat le 25 octobre 2018 à 9h30

Arrêté « cirques » : One Voice contre le ministère de la Transition écologique, audience au Conseil d’Etat le 25 octobre 2018 à 9h30

Arrêté « cirques » : One Voice contre le ministère de la Transition écologique, audience au Conseil d’Etat le 25 octobre 2018 à 9h30
22.10.2018
Arrêté « cirques » : One Voice contre le ministère de la Transition écologique, audience au Conseil d’Etat le 25 octobre 2018 à 9h30
Exploitation pour le spectacle

Au regard de l’évolution des connaissances scientifiques et du droit des animaux, One Voice a attaqué l’arrêté interministériel du 18 mars 2011 dit « cirques » devant le Conseil d’Etat. One Voice demande que cet arrêté soit annulé, que la détention de tout animal de la faune sauvage soit interdite dans ces établissements, et que ces animaux soient transférés immédiatement dans des sanctuaires.
L’audience se tiendra le jeudi 25 octobre à 9h30.

La remise en cause de cet arrêté « fixant les conditions de détention et d’utilisation des animaux vivants d’espèces non domestiques dans les établissements de spectacles itinérants » se base notamment sur le fait que les animaux tenus en captivité disposent d’un nouveau statut1 qui les définit comme des êtres sensibles, et ont à ce titre des droits fondamentaux tels que:

  • le droit à une vie compatible avec les impératifs biologiques de l’espèce concernée, dont le bien-être fait partie intégrante;
  • le droit à l’intégrité ou à la vie (sauf état de nécessité contraire);
  • le droit à ne pas être maltraité, ni torturé, ni abandonné;
  • le droit à ne pas être utilisé de façon abusive.

L’association One Voice défend depuis près de vingt-cinq ans les intérêts des animaux, et a été la première en France à porter devant les tribunaux le cas d’un animal détenu dans un cirque. Elle en a sauvé plusieurs, qui, placés sous sa responsabilité, vivent désormais une vie en semi-liberté dans des sanctuaires.

Avant d’attaquer le texte devant le Conseil d’Etat, l’association avait rencontré le ministère de la Transition écologique et Solidaire, et lui avait écrit ainsi qu’à celui de l’Agriculture et de l’Alimentation, pour leur demander d’annuler le texte. Mais sans réponse de leur part, One Voice a dû saisir la juridiction correspondante.
Quelle ne fut pas sa surprise quand elle a appris que le ministère de la Transition écologique et solidaire, supposé défendre les intérêts de la nature et des animaux s’était exprimé à l’aide d’un mémoire déposé le 1er mars 2018 au Conseil d’Etat, pour faire rejeter les demandes de One Voice!

Il ne reste que huit pays en Europe à ne pas avoir légiféré, la France fait partie de ces derniers, qui continuent à se délester sur leurs communes de cette responsabilité. Les enfants sont les premiers spectateurs de la misère de ces animaux qui sont partie intégrante de notre patrimoine commun. Comment les protègeront-ils s’ils ont cette vision d’eux, alors que ces animaux vivent déjà une 6ème extinction de masse?

Muriel Arnal, présidente et fondatrice de One Voice déclare:

«De nombreux pays adaptent leur réglementation aux connaissances scientifiques et à l’évolution de la société. La France sera-t-elle le dernier à progresser en mettant fin à la captivité et à l’itinérance des animaux sauvages ? On sait que les spectacles d’animaux dressés dans les cirques empêchent le développement normal de l’empathie chez les enfants. Pourtant, le ministère de l’Ecologie laisse les cirques continuer de leur présenter des animaux sauvages sous écrous et de la violence banalisée. Nous parlons de tigres, de lions, d’éléphants, ici, d’animaux en grand danger d’extinction. Leur place n’est pas dans un camion sur une route, pas plus que sur une piste dans une musique tonitruante.​​»

  1. L’article 515-14 du code civil, statuant que: « Les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité ».

Carte des communes françaises refusant l’exploitation des animaux par les cirques itinérants

Carte des pays refusant l’exploitation des animaux par les cirques itinérants

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L’édile qui ordonne le piégeage des chats par les chasseurs…

L’édile qui ordonne le piégeage des chats par les chasseurs…

L’édile qui ordonne le piégeage des chats par les chasseurs…
19.10.2018
L’édile qui ordonne le piégeage des chats par les chasseurs…
Animaux familiers

S’attaquer au problème de l’errance féline en s’attachant les services de chasseurs pour les piéger, voilà la solution choisie par le maire de Técou. One Voice condamne fermement cet arrêté municipal et saisit le juge des référés. En parallèle, nous proposons un partenariat à Mr le maire afin de procéder à la stérilisation et l’identification des chats errants de la commune.

Edit du lundi 22 octobre 2018

Nous avons gagné le bras de fer contre le Maire de Técou, il a abrogé son arrêté vendredi, juste avant le week-end. Mais il ne tient informé ni le tribunal, ni nous, l’audience était pourtant aujourd’hui lundi! Et que découvre-t-on par dessus le marché ? Qu’il va en justice contre l’association en prétendant que son arrêté était fondé, et réclame 1500€ de frais… au détriment des animaux que nous défendons.

En s’amusant à prendre des arrêtés illégaux portant atteinte aux chats et à leurs familles humaines, puis à les abroger mais en maintenant ses demandes d’indemnisations devant le tribunal, il fait perdre un temps précieux à la justice, mais également à One Voice! Quelle mascarade!

 

Edit du mardi 23 octobre 2018

Le maire a été débouté de sa demande. Notre proposition d’aide et de partenariat est plus que jamais d’actualité.

Il ne fait pas bon être un chat et avoir une envie de balade du côté du chemin de Lizes de Gineste. En signant un arrêté le 13 octobre, le maire a décidé,  comme si la violence de la vie de chat errant ne suffisait pas, d’engager des chasseurs afin de les piéger et d’en « débarrasser » sa commune de Técou dans le Tarn. Manifestement, l’urgence de l’errance féline sur sa ville était telle qu’il en a oublié de nombreux points légaux (délais, identification,…).

L’édile communal n’a pas eu besoin de chercher trop loin pour trouver ses mercenaires, les membres de la société de chasse locale sont déjà en action et en tenue, en cette période de safaris meurtriers. Le problème de l’errance féline est extrêmement important dans notre pays mais il ne se règlera ni par piégeage, ni par euthanasie, ni en lançant des chasseurs à l’assaut des chats!

Depuis mercredi dernier, cette milice, entre deux massacres de la faune sauvage, parsème donc ce coin occitan de pièges contre la horde féline et féroce – si ce n’est plus – qui semble déferler dans ce territoire.

Le maire a répondu à certains de ses administrés horrifiés par cet arrêté, qu’après 48 heures de fourrière, les animaux seraient remis à la SPA du Garric. Malheureusement pour lui, celle-ci a déclaré ne même pas être au courant et qu’elle ne pourrait pas prendre en charge les chats piégés n’ayant aucune convention et pas de moyens pour les accueillir.

Le « shérif » de Técou oublie que « Ces animaux ne peuvent être conduits en fourrière que, dans la mesure où le programme d’identification et de stérilisation sur site prévu par le code rural et de la pêche maritime ne peut être mis en œuvre». Il est évident que cet élu a une fâcheuse tendance à oublier la loi et ce, au mépris complet de la vie de ces pauvres chats. Nous nous faisons un devoir de la lui rappeler.

Nous saisissons le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse pour stopper immédiatement le piégeage et l’abattage qui en résultera vu la situation. Nous demandons au maire de suspendre son arrêté et nous lui proposons de mettre en place un partenariat entre One Voice et l’AGSA, l’association locale qui s’occupe des chats errants, afin de procéder à l’identification et à la stérilisation des chats sans abri de Técou à nos frais.

Des lionnes et des lions sous la coupe d’un roitelet hors de toute loi.

Des lionnes et des lions sous la coupe d’un roitelet hors de toute loi.

Des lionnes et des lions sous la coupe d’un roitelet hors de toute loi.
18.10.2018
Des lionnes et des lions sous la coupe d’un roitelet hors de toute loi.

Ce cirque détient l’autorisation d’avoir quatre lions pourtant ils sont six à participer au spectacle. Une des lionnes présentes sur scène le mercredi 26 septembre, a mis au monde deux lionceaux le lendemain, Les voici donc à huit, le double du nombre autorisé. Dès le dimanche suivant, cette pauvre bête foule de nouveau la sciure de cette arène de toile et de souffrance avec ses congénères. De ses lionceaux, plus aucune trace. Nous devons sauver ces lions des griffes de ce cirque.

Au-delà de notre indignation, une mobilisation puissante est nécessaire.

En début de cette même semaine, les autorités nous avaient contactés pour saisir les lions qui ne devraient pas être dans ce cirque. Sortir des grands fauves pour les mettre en sécurité et leur assurer une place dans un sanctuaire d’Afrique du Sud dirigé par nos partenaires, Born Free, nécessite une organisation et des procédures complexes. En deux jours, notre équipe a tout mis en place: les vétérinaires spécialisés, un camion pour les diriger vers un lieu de quarantaine pour les premiers jours, un parc en Belgique pour les préparer au départ en avion pour leur pays d’Afrique. Il faut saluer ici, la disponibilité, l’implication et la présence à nos cotés, de la gendarmerie. La saisie devait avoir lieu le dimanche à l’aube. Le vendredi en fin d’après-midi, on nous annonce que tout est annulé. Pas de saisie, pas plus que d’ouverture de dossier en justice. Le cirque peut repartir sur les routes.
Que sont devenus les lionceaux? Aucune réponse. Les fauves retrouvent le camion-cage, la route interminable et ce dompteur en habit rouge et paillettes. Il n’a pas encore compris qu’on n’en veut plus de ses rodomontades. Qu’il fiche la paix à tous ces animaux. Ils n’ont rien à faire dans ces jeux de cirque de Paris ou d’ailleurs. Visiblement, en haut lieu, on considère que la loi n’est pas faite pour les cirques, ils sont dans une zone de non-droit. Il faut croire qu’en « Haut lieu », on craint une révolte à coup de barbe à papa ou de pommes d’amour. Ça ne risque pas. D’amour, il n’y en pas pour les animaux dans ce monde-là.

Ce cirque et consorts, ça ose tout…

Ce cirque appartient à une « grande » famille du cirque, et contrairement à l’image qu’il veut donner, il n’est pas un petit cirque itinérant, c’est un véritable consortium d’établissements de spectacles, tous exploitent de façon intensive les animaux et pas que les fauves. Ils se sont fait une spécialité de défier les autorités depuis des années. Ne nous laissons pas berner par la photo, parue en 2017, de ce brave homme caressant une pauvre lionne apathique à travers sa cage. On sait combien les dresseurs savent poser souriants et affables devant l’objectif.
Cette famille dirige un nombre impressionnant de cirques à travers l’Europe dont certains portent le nom prestigieux, dans ce milieu, de Zavatta. A lire sur internet les noms choisis, ils ne se mouchent pas avec le dos du chapiteau, c’est du grandiose. Coté coulisse, c’est de la violence et de la maltraitance, c’est un monde carcéral où seul compte la représentation et le fric.

Une ménagerie d’animaux captifs en danger et en souffrance

Nous ne cessons d’intervenir auprès des autorités ou de la justice pour tenter de sauver tous les animaux détenus par ces cirques. Ils sont nombreux et de toutes espèces : lions, zèbres, éléphants, pythons, hippopotame, bovidés, dromadaires, chameaux…, une ménagerie que pourrait envier n’importe quel zoo. Nombre de ces bêtes sont détenues illégalement vis-à-vis de la loi, pourtant si faible et dérisoire, que nous réprouvons et avons attaquée devant le Conseil d’Etat.

Pour des cirques sans animaux

De grandes familles circassiennes s’interrogent sur leurs pratiques et sur la fin de la présence animale dans leurs spectacles. Nous soutenons cette prise de conscience de la sensibilité de tous les êtres vivants. Ce sont des traditions dégradantes que ces grands noms du cirque remettent en cause, certaines ont déjà franchi le pas. Acrobates, jongleurs, illusionnistes ou clowns feront bien plus le bonheur de tous, que ces cages où croupissent des animaux sauvages.

Nous devons sauver ces lionnes et ce lion, et retrouver les deux lionceaux!

Ce cirque ne prend pas le chemin des cirques sans animaux. La sciure où ils laissent ces lions dépérir, doit leur encombrer le cerveau. One Voice demande au moins le respect de la loi, les gendarmes sont engagés à nos cotés et la majorité des Français veulent que ces pratiques cessent. Ce cirque doit rendre des comptes et se conformer à la règlementation.

Un record scandaleux : 400 000 animaux torturés par an pour tester la toxine botulique en Europe

Un record scandaleux : 400 000 animaux torturés par an pour tester la toxine botulique en Europe

Un record scandaleux : 400 000 animaux torturés par an pour tester la toxine botulique en Europe
15.10.2018
Un record scandaleux : 400 000 animaux torturés par an pour tester la toxine botulique en Europe
Expérimentation animale

Un document publié par des scientifiques de la Coalition Européenne pour mettre fin à l’Expérimentation Animale (ECEAE), dont One Voice est le représentant français, vient de révéler que pas moins de 400 000 animaux par an sont utilisés pour subir des tests épouvantables de toxine botulique, plus connue sous le nom de « botox ». Un chiffre record qui montre bien le problème que nous soulevons depuis des années: il n’y a pas de volonté réelle de sortir de l’expérimentation animale.

C’est un calvaire imposé à près d’un demi-million d’animaux, et qui les fait mourir dans d’atroces souffrances. Et tout ça pour quoi? Principalement pour tester une molécule servant à bloquer temporairement la formation des rides, et occasionnellement à des fins médicales. Pour de la « médecine esthétique », une honte absolue! Rappelons que l’Union européenne a pourtant adopté grâce au travail de l’ECEAE, une directive interdisant l’expérimentation animale pour les cosmétiques il y a cinq ans déjà! Mais l’industrie pharmaceutique n’est pas concernée par ces règles!

D’après les statistiques officielles et les documents soumis par les États membres, l’ECEAE estime que 400 000 animaux par an souffrent au cours d’expériences mortelles, impliquant surtout des souris qui subissent des injections à l’abdomen, avant de mourir en s’étouffant lentement d’une paralysie musculaire alors qu’elles sont complètement conscientes. C’est un triste et scandaleux record qui vient d’être atteint.

Trois sociétés ont pourtant choisi récemment de passer à des tests sur des cellules cultivées en laboratoire et de ne plus utiliser d’animaux dans ces tests. Nous étions alors victorieux, c’étaient des dizaines de milliers d’animaux que nous avions réussi à faire épargner grâce à la mobilisation citoyenne, en Europe et en Suisse.

Malgré de longues années de campagnes et le développement de méthodes de recherche innovantes, éthiques et fiables, le nombre d’animaux empoisonnés à la toxine botulique continue d’augmenter. La directive européenne stipule bien qu’il faut développer des méthodes alternatives à l’expérimentation animale. Qu’en est-il?!