Micha, Glasha, Bony, Mina…: les preuves accablantes de l’inertie de la préfecture du Loir-et-Cher

Micha, Glasha, Bony, Mina…: les preuves accablantes de l’inertie de la préfecture du Loir-et-Cher

Micha, Glasha, Bony, Mina…: les preuves accablantes de l’inertie de la préfecture du Loir-et-Cher
28.11.2019
Loir-et-Cher Micha, Glasha, Bony, Mina…: les preuves accablantes de l’inertie de la préfecture du Loir-et-Cher
Exploitation pour le spectacle

Dans le dossier mis à notre disposition par le tribunal administratif d’Orléans, les preuves sont accablantes contre les Poliakov, mais aussi contre les autorités qui ont année après année souligné les dysfonctionnements sans jamais prendre les mesures qu’imposait la loi. Quand elles ont fini par agir une fois publiées nos révélations sur les conditions délétères de détention des animaux, c’est uniquement sous la contrainte de la Ministre et sous l’opprobre généralisé.

Pour le bien-être des animaux, il ne suffit pas d’ordonner des visites!

En résumé, à chaque inspection, les non-conformités se répètent mais rien ne vient sanctionner les Poliakov. Depuis leur autorisation d’ouverture, et le premier contrôle en 2010, quand ils ne possèdent pas les papiers en règle de leur quinzaine d’animaux, il leur est simplement ordonné d’en faire la demande. Ces animaux pourraient être issus de filières illégales, ou même volés à des particuliers, aucune enquête n’est diligentée.

La volière ayant mis douze ans à voir le jour, les oiseaux ont donc dû vivre dans des cages minuscules remplies de fientes et de nourriture, plongés dans l’obscurité au fond d’une remorque. Encore une fois, l’administration n’a pas agi comme il aurait fallu. La « tanière » des ours et leur enclos mettent une décennie à être construits – partiellement – et ne sont pas entretenus correctement… À nouveau, malgré les mises en demeure qui s’entassent sur les étagères de la préfecture, aucune n’est suivie d’effet.
À la lecture des documents du dossier, le suivi des animaux est impossible puisqu’ils ne sont pas déclarés, disparaissent (une biche, un singe), leur santé laisse à désirer (des chevaux et poneys non parés aux sabots bien trop longs, une jument couverte d’abcès, le dromadaire qui meurt sans autopsie dans un climat de maltraitance…), rien ne se passe. Les années défilent sans la moindre sanction. Et la souffrance continue.

Ces ours ont une vie misérable

Les ours vivaient dans un camion-cage compartimenté depuis au moins 2004, année de notre première enquête. A l’époque, les Poliakov louaient leurs services à des cirques. Mais ce n’est qu’en 2011 que l’administration leur donne quatre mois pour terminer les cellules dans un bâtiment avec enclos, car ils sont en infraction avec leur autorisation d’ouverture de 2007. En attendant, les ours survivent dans 4 m2 chacun.

En 2017, l’installation est construite et en ordre, et la santé des ours, déclarée satisfaisante…  Mais après nos plaintes, en septembre 2019, changement de ton dans les rapports: les cellules nécessitent une dératisation, les fenêtres n’ont jamais été terminées, les auges sont non conformes. En novembre 2019, alors que Micha vient de mourir, les experts vétérinaires attestent enfin ce que dénonçaient nos experts qu’ «on observe la présence d’eau croupie nauséabonde dans la gamelle de la femelle Glasha », que les dents de Bony et Glasha suscitent des douleurs chroniques et qu’elle a développé une tumeur si grosse qu’elle forme une boule près de son œil.

Le certificat vétérinaire de trop

Début septembre, ignorant que des images avaient été tournées quelques jours auparavant, et alors que Micha n’aurait jamais dû ni être dressé ni déplacé (ses papiers étaient en règle pour la catégorie « zoo », pas « spectacle itinérant ») un vétérinaire certifiait que l’ours  était en bonne santé cardio-pulmonaire et que son poids était correct, le seul point à revoir selon lui étant la longueur de ses griffes. Il donne donc son autorisation pour que Micha soit produit en public.
On sait à présent que l’ours était battu, envahi de tumeurs omniprésentes et ce jusque dans le cerveau, que du cartilage lui obstruait les narines, qu’il avait le larynx déformé par la chaîne par laquelle le tenaient ses geôliers, qu’il pesait les deux tiers du poids d’un ours en bonne santé et que des asticots le rongeaient de l’intérieur jusque dans les pattes… étrange certificat. Mais celui-ci ne concerne pas la préfecture… jusqu’à ce qu’elle l’utilise pour se dédouaner.

Mina, 6 ans dans une cage de 50 cm2 dans le noir

Les papiers de Mina, la petite guenon magot n’ont jamais été en règle depuis au moins décembre 2010. D’où vient-elle? Y a-t-il la moindre preuve qu’elle appartienne aux Poliakov ? Pourtant jamais elle ne sera retirée. Un autre singe disparaît, sans conséquence.
En 2011 l’inspecteur écrit que Mina est détenue dans le camion des ours, dans une cage de 50 cm sur 50 cm, dans le noir, dans des conditions « inacceptables », et il est demandé de lui construire un lieu de vie dans les quatre mois qui suivent. Quand en 2017 enfin, elle dispose d’un espace d’une taille adéquate, il est vide d’enrichissement, demandé par les autorités seulement après nos dépôts de plainte de septembre 2019. De même les orties et déchets laissés au sol ne sont relevés que dans les derniers rapports…

En septembre le ton s’est durci, mais en novembre c’est à nouveau le temps des passe-droits

En ce mois de novembre 2019, alors que la mort de Micha nous a déchiré le cœur, et que des contrôles sont enfin diligentés, on observe à nouveau que les Poliakov bénéficient d’une étrange bienveillance des autorités : de nombreux points ont été levés hors délai quand les inspecteurs étaient sur place, ou non respectés car ils n’avaient « pas pris connaissance de l’ensemble des termes de l’arrêté »… On croit rêver en lisant cela.
La saleté et des déchets gisent encore dans l’enclos de Mina, ils seront retirés devant l’inspectrice. Elle n’a toujours pas de papiers en règle tout étant cependant exploitée pour des films ou des reportages. Et la préfecture leur laisse encore quelques jours pour régulariser!
Les papiers des perroquets ne sont pas non plus conformes, ils n’ont pas les bons. Le rapport laisse entendre que les démarches n’ont pas été effectuées correctement. Depuis 2007. Qui dans notre société bénéficie de délais pareils pour se mettre en règle?

On est en droit de se demander pourquoi des animaux sauvages captifs ne sont pas mieux protégés par les autorités qui en sont garantes. Cela ne suffit pas d’ordonner des contrôles. Il faut sanctionner les infractions. Le retrait de Micha, puis l’arrêté de retrait de Bony et Glasha sont la preuve que ce n’est pas impossible à ordonner. Encore faut-il le vouloir. Nous demandons des comptes à la préfecture du Loir-et-Cher ce jeudi 28 novembre 2019 à 14 h au tribunal administratif d’Orléans.

Bony et Glasha sortis des griffes de leurs dresseurs, provisoirement…

Bony et Glasha sortis des griffes de leurs dresseurs, provisoirement…

Bony et Glasha sortis des griffes de leurs dresseurs, provisoirement…
25.11.2019
Loir-et-Cher
Bony et Glasha sortis des griffes de leurs dresseurs, provisoirement…
Exploitation pour le spectacle

Trois jours avant l’audience au tribunal administratif d’Orléans devant lequel nous l’avons assignée, la préfecture du Loir-et-Cher décide du placement provisoire de Bony et Glasha. C’est un soulagement pour ces deux ours dont l’état de santé très préoccupant est enfin reconnu. Mais ils restent la propriété des Poliakov, et pas un mot sur les autres animaux.

Le préfet justifie sa décision de placement suite à l’expertise vétérinaire que nous avions exigée dans notre recours. Le constat alarmant atteste ce que nous clamons depuis plus de deux mois: Glasha et Bony souffrent terriblement et en permanence. Nos experts avaient vu juste. La grosseur près de l’oeil de Glasha est une tumeur cancéreuse, et Bony, comme elle, souffre de douleurs dentaires chroniques. Nous ne sommes pas dupes, les dents des ours n’ont pas « disparu » du jour au lendemain, tout comme les tumeurs ne sont pas mystérieusement apparues chez Micha, en peu de temps. Les autorités savaient, puisque des contrôles réguliers ont eu lieu au fil des ans, et ont laissé les Poliakov continuer d’exploiter ces pauvres ours dans des conditions abominables.

Le placement n’est pas définitif

Il ne s’agit même pas d’un placement définitif ni d’une interdiction d’exploiter des animaux. Au contraire, si Bony et Glasha retrouvent la santé, et si les Poliakov montrent qu’ils peuvent subvenir financièrement à leur suivi vétérinaire et à leur survie minimale, alors ils pourront retourner dans leurs geôles infâmes. Ils pourront même remplacer les ours si cela leur chante, puisque ni leur certificat de capacité ni leur autorisation d’ouverture ne leur sont retirés. Nous n’allons pas en rester là!

Recours pour faute contre le préfet

Face à nos images incontestables et aux avis de nos experts indépendants, et après l’action de la ministre de l’Ecologie, les autorités ont choisi de faire le minimum. Nous maintenons donc nos demandes, car si les dresseurs ont fait preuve de leur défaillance à assurer la protection des animaux, le préfet aussi: c’est lui le garant de leur protection. Nous venons donc de déposer un nouveau recours contre le préfet pour faute, et demandons 50000€ de dommages et intérêts.

Nous n’abandonnerons pas les autres animaux

Les autres animaux ne doivent en aucun cas rester aux mains des Poliakov dont nous attendons la condamnation pour actes de cruauté dans la partie pénale du dossier. Un dromadaire est mort il y a quelques semaines, et il est impossible d’obtenir une autopsie, alors qu’on se trouve dans un contexte de mauvais traitements graves. Le corps a été envoyé immédiatement à l’équarrissage avec l’assentiment des autorités. Et personne ne mentionne la petite singe Mina, ni les chevaux, poneys et perroquets qui survivent à peine sur la propriété dans des conditions non moins dramatiques. Nous nous battrons jusqu’au bout pour eux.

À Maurs, on achève bien les chevaux

À Maurs, on achève bien les chevaux

À Maurs, on achève bien les chevaux
25.11.2019
France
À Maurs, on achève bien les chevaux
Autre campagne de l’association (ou multiples)

Une des plus importantes foires aux chevaux de France est le théâtre de nombreuses violences. Les individus qui y sont vendus pour la viande, souvent après des années de loyaux services, subissent des sévices en guise de remerciements avant d’être expédiés à la boucherie. Une honte! Nous portons plainte avec l’association Les Sans Voix d’Eden et réclamons que les chevaux obtiennent le statut qui leur revient: celui d’animaux de compagnie!

Ils ont tout donné aux humains. Certains ont passé leur existence entre les mains de particuliers pour la compagnie et le loisir. Beaucoup se sont épuisés dans les centres équestres et les clubs hippiques à force de marcher au pas, au trot, au galop sur commande et sauter des obstacles aussi gigantesques que terrifiants. Plusieurs ont sué sans broncher et se sont rompus les os en tractant des engins extrêmement lourds. D’autres, à l’inverse, encore jeunes, ont souffert du manque d’exercice : ils ont été élevés uniquement pour la viande, et il fallait bien les engraisser. Tous ces chevaux, quels que soient leur âge et leur cas, sont désormais usés, « en bout de course » et se retrouvent sur le même chemin : celui de la plus grande foire aux équidés de France, la Foire de Maurs, dans le Cantal.

Maltraitance en récompense

C’est ici que, devenus « inutiles » à l’exploitation, ils sont vendus par leurs « propriétaires » avant de reprendre la route qui les conduira à l’abattoir. L’« événement » a lieu depuis 50 ans et notre investigation de 2006 a révélé la condition insupportable des chevaux, juments, pouliches, poulains, et aussi des ânes, transitant par cette commune. Après s’être sacrifiés, toute leur vie, ces animaux sont non seulement envoyés à la mort par ceux-là mêmes qu’ils ont servis, mais en plus maltraités ! Une nouvelle enquête de l’association Les Sans Voix d’Eden montre que rien n’a changé en plus d’une décennie et que la cruauté est toujours d’usage lors de cette manifestation!

Derniers coups pour la route

Il ressort des documents vidéo, tournés le 24 octobre dernier, que certains détenteurs d’équidés se livrent encore à des actes de violence gratuite répétés. Entassées les unes sur les autres, au terme de transports éprouvants de centaines, voire de milliers de kilomètres, les victimes épuisées, assoiffées, effrayées, bousculées, parfois blessées et non soignées, reçoivent aussi… des volées de coups injustifiés sur l’échine, le ventre, la tête ! Badines, bâtons, cannes, pieds… tout est bon pour rajouter à leur état de stress et leur souffrance avant leur dernier voyage.

Rendons grâce aux chevaux!

C’est révoltant! Nous ne pouvons tolérer que ces animaux si dévoués et sensibles soient ainsi brutalisés sans la moindre considération ni gratitude. Ils subissent de véritables sévices alors que pour eux sonne le glas… tandis que vendeurs et acheteurs s’enrichissent sur leur dos ! Pour mettre un terme à ce scandale, nous nous saisissons juridiquement de l’affaire et portons plainte avec Les Sans Voix d’Eden pour actes de cruauté envers les animaux.

Par ailleurs, nous réclamons le statut d’animal familier pour les chevaux afin que ces fidèles compagnons des humains soient mieux protégés de leurs dérives, au même titre que les chiens et les chats. Plus aucun cheval ne finira ainsi à la boucherie pour être mangé, cela limitera grandement leur exploitation. Aidez-nous dans ce combat en signant notre pétition!

Chicco obtient le label Fur Free Retailer !

Chicco obtient le label Fur Free Retailer !

Chicco obtient le label Fur Free Retailer !
21.11.2019
France
Chicco obtient le label Fur Free Retailer !
Exploitation pour la Mode

Chicco, marque italienne dédiée à l’ensemble du monde des bébés, s’interdit depuis longtemps l’utilisation de la fourrure animale, mais va encore plus loin en signant un engagement formel sans fourrure avec la LAV et la Fur Free Alliance, coalition internationale dont One Voice est le représentant français.

La marque, qui a toujours porté une grande attention aux matériaux utilisés dans la production et la création de ses collections de vêtements pour bébés et enfants – de 0 à 8 ans – confirme ainsi son engagement à promouvoir la mode durable en se conformant aux normes des programmes Fur Free Retailer et Animal Free Fashion et renforce ainsi sa décision de ne pas utiliser de fourrure animale.

La signature de Chicco est le résultat de l’interaction de la marque avec la LAV, en tant que représentant italien du réseau Fur Free Alliance International. Cela renforce le sens des responsabilités qui pousse la marque à diffuser et à promouvoir le respect des principes de bien-être et de protection des animaux, conformément à sa propre mission et à son ADN, celui d’être «partout où il y a un enfant».

Joh Vinding, président de Fur Free Alliance, déclare: « Nous sommes ravis d’accueillir Chicco en tant que partenaire du programme Fur Free Retailer. Avec le soutien de sociétés telles que Chicco, soucieuses des générations futures, l’absence de fourrure sera la nouvelle norme dans le secteur de la mode. »

Pour Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice, « voir Chicco s’engager à nos côtés pour une mode et des accessoires sans fourrure montre à quel point le sujet prend de l’importance à tous les niveaux. La prise de conscience des dégâts de cette industrie sur la planète et la biodiversité ainsi que sur la santé est profonde. »

Simone Pavesi, responsable LAV – Animal Free Fashion, ajoute: « Il est bon de savoir que Chicco a rejoint notre programme, car la signature d’une marque bien établie comme Chicco ne peut que souligner l’importance de la mode sans fourrure. »

M. Orseniga, directeur commercial pour le secteur de la mode et de la vente au détail chez Chicco, conclut : « Par cette signature, Chicco confirme l’engagement déjà pris depuis longtemps par la marque et nous espérons que cela contribuera à promouvoir une attitude de plus en plus consciente au sein de l’industrie de la mode. des animaux et de leur bien-être. »

De plus en plus de grandes marques internationales s’engagent, preuve d’un changement profond de la société. Ces deux labels, Fur Free Retailer et Animal Free Fashion sont développés en France par One Voice. 

Pour Jumbo et tous les animaux «de cirque»: le scandaleux courrier, qui en dit long…

Pour Jumbo et tous les animaux «de cirque»: le scandaleux courrier, qui en dit long…

Pour Jumbo et tous les animaux «de cirque»: le scandaleux courrier, qui en dit long…
20.11.2019
France
Pour Jumbo et tous les animaux «de cirque»: le scandaleux courrier, qui en dit long…
Exploitation pour le spectacle

Le fait est étrange, très étrange. Un vétérinaire, hier mandaté par l’administration afin de contrôler les conditions de détention de l’hippopotame, produit aujourd’hui des compléments à destination du procureur de la République et des juges, sans y avoir été invité et en des termes posant question. Une prise de position orientée, scandaleuse à plusieurs titres…

De l’incurie à la propagande

Prenant appui sur sa mission d’inspection*, Dr P. vient d’élaborer une longue lettre, chargée de réflexions hautement philosophiques, sur l’utilité de la captivité des animaux dans les cirques. Nous savions déjà son rapport lacunaire, car si celui-ci pointait divers manquements aux obligations légales et règles de sécurité, il omettait cependant nombre de points clés de contrôle. Mais voici que, soudain, le professionnel – théoriquement impartial – sort totalement de son rôle en apportant de l’eau au moulin de circassiens traduits en justice pour exploitation irrégulière d’animaux et qui, par la force, ont fait barrage à une saisie judiciaire de l’animal!

S’immisçant avec autorité dans le débat entre les exploitants de Jumbo et notre association qui souhaite le placer en refuge, ce vétérinaire — praticien et chirurgien des animaux de compagnie et de rente, de son état… donc cherchez le spécialiste des hippopotames… — s’interroge en effet sur l’intérêt de libérer un animal si longtemps détenu, sur ses chances de réinsertion ailleurs (y compris sur ses terres d’origine). Et conclut sans ambages qu’il est utile pour tous de ne … surtout rien changer! … Oui, c’est bien connu, les victimes du syndrome de Stockholm ne méritent pas d’être secourues… Ce médecin des chiens et des chats s’aventure même à douter des compétences et motivations des ONG qui, comme la nôtre, traquent depuis 25 ans toute irrégularité à l’égard des individus sauvages captifs afin de leur offrir une vie meilleure.

Bonnes questions, mauvaises réponses

Il est décidément étrange, quand on sait Jumbo seul et trimballé dans son camion-cage depuis 30 ans, après avoir été arraché à sa famille, d’insinuer que la privation de ses geôliers provoquerait un vrai traumatisme pour lui!

Il est également étonnant de citer le droit à l’attachement, à l’empathie, d’un exploitant vis-à-vis de l’animal… Doit-on pleurer dans les chaumières pour les pauvres bourreaux si on leur retire leurs jouets ? Nos détracteurs nous accusent souvent d’anthropomorphisme. On voit bien là qu’il ne se situe pas de notre côté, mais de celui des cirques qui jouent en permanence sur la corde sensible pour excuser/perpétuer la tradition.

Il est tout aussi curieux de justifier les actuelles conditions de détention de Jumbo en les comparant aux aléas d’une existence en pleine nature.

Il est surtout intolérable de défendre les précaires ménageries de cirques en les présentant comme des structures aptes à éduquer les plus jeunes aux espèces non domestiques … Or, c’est bien ce que le vétérinaire écrit ! Lisez ceci : « […] à moins que les safaris ne fassent partie un jour des sorties scolaires, sur quoi reposera l’éducation de nos enfants vis-à-vis des animaux en général et du monde « sauvage » en particulier ? » Eh oui! … Heureusement que les cirques sont là, pour séquestrer, dompter, avilir la faune, et sensibiliser ainsi nos chères têtes blondes au respect de la différence!

Avec de tels arguments, le Dr P. se pose en autorité scientifique mais aussi éthique, et discrédite totalement la manière dont sont effectués les contrôles comme le sien.
Inutile de redire que la plupart des animaux détenus par des cirques itinérants voient régulièrement leurs besoins physiologiques fondamentaux bafoués, au mépris de la loi. Et les hippopotames, pour qui l’immersion dans l’eau est cruciale, sont particulièrement maltraités ! Rappelons aussi que la détention de Jumbo est par nature illégale puisqu’il ne participe pas aux spectacles.

Intolérable collusion?

Alors, envisager un autre avenir pour Jumbo, le confier à de bons soigneurs dans un environnement différent, plus adapté… Non seulement nous en rêvons et agissons pour que cela advienne, mais nous savons que c’est possible ! Pour avoir produit tant d’expertises dans des cas de détention similaires à celle de Jumbo – éléphants, lions ou tigres notamment —, pour avoir obtenu tant de libérations et suivi leurs effets (même lorsqu’elles intervenaient, hélas trop tard, comme dans le cas de l’ours Micha), nous savons que nos efforts ont un sens! Aucun doute: le combat pour les êtres en détresse et pour des cirques sans animaux doit être poursuivi. Et ce avec d’autant plus d’acharnement si les règles du jeu sont biaisées…

Car enfin, si tous les experts mandatés par l’administration mettaient en avant de telles conceptions avalisant les bienfaits de la détention des animaux (bref, la voix des exploitants), qui défendrait ces opprimés, assurerait avec compétence et impartialité les contrôles censés garantir leur bien-être?

One Voice ne baissera pas les bras: les animaux ne peuvent continuer d’être victimes d’un système les ravalant au rang de choses curieuses exhibées, de produits commerciaux devenus objets de plaisir, et maintenus pour ce faire dans des conditions sans rapport avec l’essence de leur nature. Mettre ici en avant le lien unissant le tortionnaire au captif brisé pour justifier tout un système est indécent.

* Mandaté le 25/02/2019 par la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations (DDCSPP) du Tarn.

Chasse à la glu: le rapporteur public enfin du côté des oiseaux?

Chasse à la glu: le rapporteur public enfin du côté des oiseaux?

Chasse à la glu: le rapporteur public enfin du côté des oiseaux?
19.11.2019
France
Chasse à la glu: le rapporteur public enfin du côté des oiseaux?
Animaux sauvages

Mercredi 20 novembre 2019 marquera un tournant-espérons-le, décisif-, contre la chasse à la glu, piégeant cruellement les petits oiseaux par cette méthode qui les empêche de se détacher, les fait paniquer, se blesser, voire mourir. Jamais encore cela n’était arrivé: le rapporteur public s’apprête à conclure au renvoi de tous les arrêtés ministériels sur la chasse à la glu, que nous avons attaqués au Conseil d’Etat en 2018, devant la cour de justice de l’Union Européenne, et pour cela, il reprend l’argumentaire que nous avions développé contre les arrêtés de 2019.

Sans surprise, le rapporteur public confirme dans ses conclusions la suspension de l’arrêté sur l’allongement de la saison de la chasse des oies sauvages de 2019 en demandant son annulation une fois pour toutes. Alors bien évidemment, nous ne préjugeons absolument pas de la décision finale des juges du Conseil d’État, mais la fonction du rapporteur public est de leur indiquer les tenants et les aboutissants des recours, et de leur conseiller une direction.

Coïncidence?

Au moment même où nous déposions les recours sur les arrêtés 2019, le ministère de la Transition écologique et solidaire demandait expressément à tous les préfets concernés de procéder aux contrôles des quotas d’oiseaux chassés. Pourquoi? Car nous avons demandé la preuve que les oiseaux chassés le sont en petite quantité, puisque c’est ce qu’avance le ministère… Combien, où, quand et quels oiseaux sont piégés, quels sont ceux relâchés? Puisque l’on nous affirme que les pièges sont sélectifs, le minimum serait de se baser sur des faits! Et dire que les défenseurs de la planète et des animaux sont souvent considérés au mieux comme de doux rêveurs, au pire comme de ridicules ultra-sensibles… Mais dès que l’on demande des comptes, on s’aperçoit qu’il n’en existe pas! Qui est rationnel dans l’histoire?

L’intérêt des chasseurs n’est pas l’intérêt général

La biodiversité s’appauvrit, les oiseaux disparaissent alors qu’ils font partie du patrimoine commun de l’Humanité. L’intérêt des chasseurs a trop longtemps été confondu avec l’intérêt général, à savoir la conservation de notre patrimoine, et donc des individus qui le composent. Dans la mise en demeure de la France par la commission européenne, la non-sélectivité de la chasse à la glu est confirmée, ainsi que le manque d’encadrement et de contrôle par les autorités, ce qui nous donne bon espoir concernant une fin probable de la chasse à la glu à moyen terme, voire plus (les autres chasses « traditionnelles », l’allongement de la durée de la chasse des oies sauvages, etc)!

Nous attendons avec détermination l’audience du mercredi 20 novembre et la décision qui s’ensuivra pour la chasse à la glu et celle des oies sauvages, ainsi que les répercussions de la mise en demeure de la France par la commission européenne, une procédure en manquement sera-t-elle déclenchée? Pour les autres chasses traditionnelles que sont celle à la matole, aux pantes, lacs et filets, nous continuerons à attaquer systématiquement les arrêtés qui prennent pour cible les petits oiseaux.

Un cerf solitaire à abattre…

Un cerf solitaire à abattre…

Un cerf solitaire à abattre…
18.11.2019
France
Un cerf solitaire à abattre…
Animaux sauvages

C’est un événement inédit. Il y a vingt ans, une chasse à courre a tué le premier et dernier cerf vivant dans la forêt de la Double sur la commune de Saint-Vincent-Jalmoutiers à Parcoul. Vingt ans que ce n’était pas arrivé, et le 30 novembre, un équipage de chasse à courre prévoit de recommencer l’ »exploit » de traquer jusqu’à la mort l’un des cerfs de la forêt… avec des dizaines de chiens, des chevaux, et de nombreux hommes.

Image d’illustration : Adobe Stock

MAJ 18 novembre 2019 13h:
Suite à un signalement, nous avons apporté des corrections à l’article initial. Plusieurs cerfs vivent dans cette forêt. C’est la société de chasse qui souhaite célébrer les 20 ans de la traque à mort du premier et seul cerf par une chasse à courre, en en tuant un autre…

Il serait dommage de le laisser vivre, ou même de lui épargner des souffrances! Pensez, un cerf, seul, contre une meute de chiens, des gens à cheval qui vont aussi vite que des mobylettes, d’autres à vélo ou en voiture, et des suiveurs qui donnent la direction du cerf. Les chasseurs au gros gibier sont invités à laisser le droit de suite, à savoir le libre accès à la zone, en les conviant à suivre la chasse…

Un groupe organisé, avec la technologie du XXIème siècle, aux trousses d’un animal apeuré, qui fuit de toutes ses forces, des heures, les muscles brûlants, les pattes endolories, parfois cassées dans la course folle, le cœur battant au point de n’en plus pouvoir… Jusqu’à être certainement poussé à plonger dans l’un des étangs de cette forêt, et finir poignardé, au son des cors de chasse et des cris.

Quoi de plus cruel? On cherche

Et pourtant c’est ce qui fait l’attrait de la chasse à courre pour ses partisans. L’adrénaline. la traque, le pouvoir de vie ou de mort. Ces chasseurs d’un type bien particulier, souvent honnis car cette chasse ne plaît pas à tout le monde y compris dans l’univers cynégétique, aiment susciter la peur, et se drapent dans l’aspect soi-disant écologique de leur chasse.

La « tradition » ne peut même pas être un argument qui s’applique dans ce cas, puisque de leur propre aveu, cette zone de Dordogne n’est pas une terre de chasse à courre.

Tentons de sauver ce cerf! Ecrivons tous au Préfet de Dordogne!

Avec @onevoiceanimal, je dis non à la première #ChasseACourre en 20 ans dans la forêt de la Double à Parcoul qui prévoit de tuer un cerf! Stop à la barbarie sous couvert de tradition, @Prefet24! #LaChasseUnProblèmeMortel

Avec @onevoiceanimal, je refuse que la forêt de la Double soit le théâtre de la traque à mort d’un cerf, @Prefet24! Tuer n’est pas un loisir! #ChasseACourre #LaChasseUnProblèmeMortel

Quand les oiseaux tombent du ciel

Quand les oiseaux tombent du ciel

Quand les oiseaux tombent du ciel
15.11.2019
France
Quand les oiseaux tombent du ciel
Habitat naturel

Du ciel de nos campagnes comme de celui de nos villes, les oiseaux disparaissent. Mourant ici de faim, là sous les balles ou encore dans la glu, que leur reste-t-il comme espoir? Pour chacun d’entre eux, nous nous battrons jusqu’au bout.

Partout, les oiseaux disparaissent. Le phénomène est général, il n’épargne ni les villes, ni les campagnes. 421 millions d’oiseaux ont disparu en moins de 30 ans en Europe. 73% des moineaux parisiens en 13 ans.

Les causes sont multiples et cumulées : produits phytosanitaires, disparition des insectes, des sites où nicher, changement climatique… Et comme si cela ne suffisait pas, ils doivent aussi faire face à de soi-disant gestionnaires de la nature, qui semblent surtout vouloir y faire le vide.

Dans les Deux-Sèvres, les perdrix sont mal en point, avec huit individus disparus sur dix. Oui, les perdrix, celles-là mêmes qui sont si bien gérées par les chasseurs, à coups de fusil et de réintroductions, grâce à leurs élevages d’une efficacité redoutable

Irresponsables jusqu’au bout du fusil

Et certains parlent de chasse « responsable »? Mais où est la responsabilité quand on sillonne arme à la main les forêts désertées par les promeneurs pour tirer sur tout ce qui bouge? Par erreur évidemment-dommage pour les espèces protégées (et chiens, chats et même riverains qui ont osé sortir dans leur jardin)! Où est la responsabilité lorsque l’on relâche des animaux affaiblis, engrossés, sélectionnés pour être des proies faciles? Où est la responsabilité lorsque l’on utilise des méthodes ancestrales qui piègent ou tuent à l’aveugle? Où est la responsabilité lorsqu’un oiseau d’une espèce migratrice, réintroduite ou protégée dans un pays, est abattu en traversant le nôtre?

De responsabilité, il n’y en a évidemment aucune si ce n’est dans la disparition des espèces. Il n’y a là qu’un loisir sanguinaire qui tente désespérément de justifier ses massacres auprès d’une population qui lui est largement opposée.

Pour tous et pour chacun

Alors pour tous les oiseaux victimes, nous avons choisi la voie des recours, parce qu’un seul oiseau tué par la chasse est un oiseau qui va manquer, un individu qui avait le droit de vivre. Pour chacun d’eux, nous irons jusqu’au bout. Et non, la jurisprudence n’est pas à craindre en cas d’échec.
Non seulement, en France, les tribunaux et cours ne sont pas liés par leurs décisions précédentes, mais une nouvelle loi édictée peut tout à fait s’opposer à une solution jurisprudentielle. Rien à craindre donc, tout au contraire, pour ceux pour qui nous nous battrons toujours sans relâche.
Et puisque le Conseil d’État semble avoir pris le parti des chasseurs en nous déboutant de nos requêtes, c’est devant la Commission Européenne que ceux-ci devront justifier de leurs actes!

Nous serons le 20 novembre prochain à 14h au Conseil d’État pour nos recours au fond concernant ces arrêtés sur les cruelles chasses traditionnelles (à la glu, etc.) qui piègent et blessent, voire tuent, des merles, grives, et beaucoup d’autres petits oiseaux. Nous y serons également pour faire annuler l’arrêté ministériel autorisant à tuer des oies sauvages en février, pendant qu’elles traversent notre ciel, et sont en pleine migration. Début février, nous avions obtenu la suspension de cet arrêté.

Lettre à Elisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire

Lettre à Elisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire

Lettre à Elisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire
14.11.2019
France
Lettre à Elisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire
Exploitation pour le spectacle

Madame la Ministre,

Nous savons votre intérêt pour la cause animale qui s’est exprimé notamment au travers de votre mobilisation pour l’ours Micha.

C’est pourquoi, nous souhaiterions porter à votre attention les dysfonctionnements majeurs des services d’inspection vétérinaire des directions départementales de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) en matière de protection animale.

La mort de Micha, le 12 novembre, au sein du zoo-refuge La Tanière dans lequel il avait été placé en septembre 2019, en est la preuve malheureuse.

En effet, dans le cas de Micha comme dans le cas de l’éléphante Maya, du lion Elyo (Nale) ou encore de l’hippopotame Jumbo, les rapports d’inspection de la DDCSPP ne relevaient pas d’infractions à la réglementation en vigueur ni de danger concernant le bien-être animal.

Pour ces quatre individus, comme pour beaucoup d’autres, il faut attendre que notre association mandate des experts vétérinaires indépendants et publie des images d’enquêtes pour que la sonnette d’alarme soit tirée.

Elyo était détenu dans un cirque en toute légalité dans des conditions intolérables. Ce n’est qu’à la suite du dépôt de notre plainte pour actes de cruauté, que le procureur de la République de Dunkerque mandate un vétérinaire devant inspecter l’animal. Le rapport est sans appel, Elyo est en souffrance physique et psychologique. Pourtant notre plainte sera classée sans suite par le procureur, nous obligeant à faire citer les prévenus à comparaître devant le tribunal.

Maya, exploitée pendant 40 ans dans un cirque a été libérée en 2018 après des années de combat menées par notre association. A la lecture des rapports unanimes de six spécialistes indépendants mandatés par l’association, la préfecture du Lot-et-Garonne accepte enfin de mandater une expertise indépendante qui aboutit aux mêmes conclusions que nos experts. Maya vit dans des conditions inadaptées à son âge, à ses besoins et en infraction avec la législation en vigueur.

Jumbo, hippopotame amphibie pour lequel nous nous battons encore aujourd’hui, est un autre exemple emblématique. Les services vétérinaires de la DDCSPP considèrent que la situation est en conformité avec la législation. Au contraire, à la suite de nos plaintes, les agents de l’ONCFS comme nos experts démontrent que les besoins physiologiques et biologiques de l’animal ne sont pas respectés.

Ces exemples mettent en lumière les défaillances des services vétérinaires officiels à repérer et mettre un terme à des situations de maltraitance animale avérée.

Les inspections de la DDCSPP ne consistent aujourd’hui qu’en une vérification sommaire des conditions sanitaires de l’animal. Ces services chargés de la protection animale ne remplissent pas leurs missions.

De telles défaillances laissent subsister en France des situations de non-droit, où non seulement la réglementation en vigueur n’est pas respectée, mais où des animaux sauvages, protégés à l’échelle nationale, européenne et mondiale, subissent des maltraitances pouvant mener à leur mort.

C’est pourquoi, notre association demande la fin de l’exploitation des animaux sauvages dans les cirques. En attendant, nous vous demandons de prendre des mesures mettant fin à ces dysfonctionnements. Celles-ci pourraient consister en :

  • La création d’une autorité indépendante chargée du contrôle des établissements détenant des animaux sauvages captifs et capable de retirer les animaux en cas de manquement grave à la législation en vigueur.
  • La mise en place de toute urgence d’un réseau d’experts vétérinaires indépendants et spécialisés dans les différentes espèces et mobilisables, dans un délai de 48 heures après leur saisine, pour organiser une visite de contrôle des établissements et le retrait des animaux le cas échéant.
  • L’implication, dans les procédures d’urgence, des vétérinaires spécialisés mandatés par les associations requérantes.

Notre association est bien sûr disposée à apporter son expertise sur cette thématique et reste à la disposition de votre Ministère pour tout rendez-vous qu’il souhaiterait accorder.

Vous remerciant de l’attention que vous avez portée à cette lettre, nous vous prions de croire, Madame la Ministre, en l’assurance de notre considération.

Muriel Arnal
Présidente de One Voice

Micha est mort ce 12 novembre

Micha est mort ce 12 novembre

Micha est mort ce 12 novembre
12.11.2019
Eure-et-Loir
Micha est mort ce 12 novembre
Exploitation pour le spectacle

Après quelques jours d’interruption d’antibiotiques, pour voir s’il reprenait des forces par lui-même, la santé de Micha s’est brutalement dégradée. Il a dû être anesthésié pour subir une opération et des analyses. Plusieurs jours furent nécessaires pour que la Tanière obtienne l’autorisation… Micha ne s’est jamais réveillé. Il avait des tumeurs partout, jusque dans le cerveau…

Nous avions dénoncé les conditions d’extrême misère dans lesquelles lui et ses compagnons d’infortune vivaient, dans les quartiers d’hiver des Poliakov, dans le Loir-et-Cher, début septembre. La ministre de l’Écologie, Élisabeth Borne, avait alors découvert comme l’ensemble du public, ses pattes infestées d’asticots, sa respiration difficile, et avait choisi d’intervenir en sa faveur.

Micha laissa derrière lui Bony et Glasha, dont les souffrances sont bel et bien là, sans doute moins criantes mais tout aussi graves, et Mina la petite singe, et les perroquets, les chevaux, un dromadaire, le second venant de mourir…

Il aura tout de même vécu quelques semaines, une vie de vrai ours, mangeant à sa faim, ayant récupéré du poids et un caractère bien trempé. Après avoir souffert atrocement, des heures, des jours, des semaines, des mois, des années…

Mais les responsables, préfet, vétérinaire et dresseurs, qui ont si longtemps permis qu’aucune amélioration n’ait lieu pour les animaux des Poliakov, devront rendre des comptes! Plusieurs plaintes sont en cours, et notamment le 28 novembre prochain, nous ferons face au préfet du Loir-et-Cher au tribunal administratif d’Orléans.

Depuis quinze ans, nous réclamons la libération des ours des Poliakov. Depuis près de deux mois, nous réclamons que Bony, Glasha et les autres animaux soient sortis de leurs geôles infâmes. Depuis vingt ans nous réclamons l’arrêt de l’exploitation des animaux dans les cirques. Combien de morts seront encore nécessaires avant la publication d’un arrêté ministériel interdisant cette pratique moyenâgeuse?

Continuez à signer et à partager la pétition