Pour Mina et Kamala, Nöel attendra encore…

Pour Mina et Kamala, Nöel attendra encore…

Pour Mina et Kamala, Nöel attendra encore…
23.12.2019
France
Pour Mina et Kamala, Nöel attendra encore…
Exploitation pour le spectacle

Cris, bruits, foule, exploitation sans fin… Cette année encore, sous le chapiteau, Noël et le jour de l’an n’auront rien de festif pour Mina, Kamala et tous les autres animaux captifs du cirque Médrano.

#AnimaleriesJeRefuge #UrgenceErranceFéline

#AnimaleriesJeRefuge #UrgenceErranceFéline

#AnimaleriesJeRefuge #UrgenceErranceFéline
21.12.2019
France
#AnimaleriesJeRefuge #UrgenceErranceFéline
Animaux familiers

Noël est là avec ses animaux-cadeaux achetés dans des animaleries, pendant que les refuges débordent d’animaux «jetés» comme de vulgaires jouets dont on se débarrasse après usage alors qu’ils ne demandent qu’à partager de la tendresse! Tournons le dos à ce commerce mortifère et donnons une seconde chance à tous les cœurs rescapés!

Le 22 décembre à Antibes, rassemblement inter-associatif pour sauver nos orques!

Le 22 décembre à Antibes, rassemblement inter-associatif pour sauver nos orques!

Le 22 décembre à Antibes, rassemblement inter-associatif pour sauver nos orques!
18.12.2019
Antibes
Le 22 décembre à Antibes, rassemblement inter-associatif pour sauver nos orques!
Exploitation pour le spectacle

À la suite des révélations de One Voice, association de défense des animaux, sur le transfert des quatre orques détenues au Marineland d’Antibes vers la Chine, prévu au mois de janvier 2020, le Groupe Anti-Captivité (GAC) a appelé à un rassemblement inter-associatif et citoyen, le dimanche 22 décembre à 14h devant le delphinarium.

Cet événement sera l’occasion de la quinzième édition de la manifestation « Debout pour la liberté » et se veut unitaire. Parmi la trentaine de structures participantes, One Voice, le GAC, le Parti animaliste, Réseau Cétacés, Sea Shepherd.

Pour Corinne Bouvot, co-organisatrice du rassemblement et administratrice du GAC: «Le groupe anti-captivité (GAC) se mobilise mensuellement et ce depuis presque 3 ans maintenant. À l’annonce de cette terrible nouvelle il nous semblait évident de soutenir l’initiative de One Voice en nous joignant à eux. Si Moana, Wikie, Keijo et Inouk partent demain en Chine alors nous ne pourrons plus rien pour elles. S’il reste un mince espoir pour que cela n’arrive pas, nous ne pouvons le manquer par notre absence…»

Pour Muriel Arnal, présidente et fondatrice de One Voice: «Ces orques, nos orques, doivent être destinées à un sanctuaire, pas à un delphinarium en Chine. Là-bas, aucune loi ni réglementation ne protège les animaux. Parques Reunidos a les moyens d’investir dans la création d’un sanctuaire, au lieu de monnayer la condamnation de Wikie, de ses fils Moana et Keijo et de son frère Inouk, à une vie en enfer. Et Marineland en sortirait vers le haut.»

Nous ne laisserons pas faire sans intervenir ! La pétition de One Voice a déjà atteint plus de 48 000 signatures en dix jours.  

Date, lieu et heure du rassemblement
1715 Route de Nice, 06600 Antibes, France
Le 22 décembre 2019 à 14h

Rwanda: la faune aux mille facettes

Rwanda: la faune aux mille facettes

Rwanda: la faune aux mille facettes
14.12.2019
Rwanda
Rwanda: la faune aux mille facettes
Animaux sauvages

Niché au cœur de l’Afrique, entre Congo, Soudan, Kenya et Tanzanie, le Rwanda reste dans les mémoires à cause du terrible génocide survenu en 1994, quand près d’un million de membres de l’ethnie Tutsi ont été massacrés en l’espace de quelques mois. De quoi largement oublier la richesse faunistique de ce petit pays d’Afrique centrale, en particulier ses gorilles de montagne accrochés aux pentes des monts Virunga, mis en lumière par la primatologue Dian Fossey, mais aussi ses lions, girafes, rhinocéros, éléphants, lycaons, antilopes… Autant d’animaux qui ont alors souffert de la folie des hommes.

Un renouveau, mis en photo

Mathieu Courdesses, jeune photographe dont nous soutenons le travail sur la faune et notamment son projet Photogr’Afrique, s’est il y a peu rendu au Rwanda. Il est en effet toujours en quête d’endroits sauvages où il se fera témoin par l’image des conditions de vie, voire de survie, et fatalement acteur de la préservation de l’environnement.

De ce dernier voyage au Rwanda (parc d’Akagera, parc des Volcans, forêt de Nyungwe, école d’Ahazaza), Mathieu a ramené un reportage plein de promesses. Il a vu des parcs zoologiques s’équiper en personnel (rangers, pisteurs ou vétérinaires), armé pour reconstituer des écosystèmes viables et sains, des sanctuaires faunistiques recréés avec d’autres animaux d’Afrique et ouverts à un tourisme écoresponsable, portés avec ambition par une nouvelle classe politique locale, notamment des femmes, et profitant aux communautés locales.

Nouvelles logiques

« Aujourd’hui, ils sont les gardes du corps des gorilles et le gouvernement leur offre un salaire fixe, la possibilité d’être dans la légalité et de préserver leur patrimoine environnemental », nous dit Mathieu. Il parle d’anciens braconniers, qui ont compris que le tourisme écologique redistribue ici des revenus plus durables que le simple prix de la viande de brousse, revivifie l’attrait et les forces de tout un écosystème. Ici, et cela est rare, il est question de dialogue entre acteurs, de compréhension des problématiques, de vraies connaissances animalières…

Hier menacés par d’extensives plantations de thé grignotant la forêt de Nyungwe, les chimpanzés et colobes semblent ici désormais cohabiter en égaux avec les agriculteurs du cru, les lodges respectueux de l’environnement permettant de venir les côtoyer, de développer une richesse nouvelle, qui n’est plus pillée, même si elle reste rare.

Et puis, il y a l’éducation: à Ahazaza, dans une des écoles du pays aux mille collines, Mathieu a partagé ses images et ses émotions avec les enfants: il a senti le puissant lien d’amour et de fierté qui unit ces jeunes locaux à la faune et à la flore, ce même lien qui fit dire à Patience, l’une de ses guides de terrain, cette touchante confession: « Les gorilles, ce sont nos frères. »

Fiers de faire…

La promotion du tourisme vers ce pays d’Afrique centrale hier si meurtri doit emprunter différents chemins, et c’est actuellement le cas. C’est ainsi que le recours à des moyens inédits permettra demain à sa faune de s’épanouir à nouveau, dans des îlots de paix retrouvée. Nous laissons à chacun la possibilité de voir les images ramenées par Mathieu de ses reportages (stories sur Instagram), qui contribuent elles aussi à la préservation de la vie sauvage, en témoignant de sa beauté, sa rareté, sa fragilité… Soutenons cette démarche!

Un jeune vison dans un élevage français en 2019

Un jeune vison dans un élevage français en 2019

Un jeune vison dans un élevage français en 2019
14.12.2019
France
Un jeune vison dans un élevage français en 2019
Exploitation pour la Mode

S’il survit aux conditions de détention, ce jeune vison n’a qu’une issue: être gazé ou empoisonné (afin que son pelage reste intact). En attendant, il vit avec le corps momifié de l’un des siens. Ici, l’horreur des élevages pour la fourrure atteint son paroxysme. C’est en France, en 2019. Images issues de notre investigation du printemps dernier, notre plainte pour actes de cruauté est en cours.

Lire notre article

Signer la pétition

Les loups vont mieux? Tuons-les donc!

Les loups vont mieux? Tuons-les donc!

Les loups vont mieux? Tuons-les donc!
11.12.2019
France
Les loups vont mieux? Tuons-les donc!
Animaux sauvages

D’un côté, l’État français prétend protéger les loups. De l’autre, il s’acharne contre eux, au fur et à mesure que leur population tente de se reconstituer. Avec nous, participez à la consultation publique prévoyant le nouveau massacre de ces animaux en 2020!

En principe, il y a la loi. Celle qui fixe les règles publiques. Parfois, elle autorise des «dérogations»… étant entendu qu’il s’agit là d’exceptions. Mais en France, concernant la sauvegarde des loups, c’est le monde à l’envers.

Quand les dérogations deviennent la loi

Les textes sont pourtant clairs : Canis lupus est juridiquement protégé dans notre pays. Cela implique qu’il est interdit de tuer un loup. Mais dans les faits, dérogation après dérogation, l’État permet toujours plus d’abattages et ce sont les mesures de défense de l’espèce qui finissent par sembler exceptionnelles! Le massacre est tel qu’il s’apparente de plus en plus à une politique de tir systématique. Avec toutefois une limite numérique, fixée par le gouvernement, afin de donner vaguement l’illusion d’une «gestion responsable».

Plafond? Vous avez dit plafond?

Depuis 2018, la population lupine française a franchi le seuil des 500 individus. De quoi réjouir les amoureux de la nature qui savent combien ces merveilleux animaux méritent de retrouver leur place à nos côtés, après avoir enduré des siècles de haine et d’ignorance. Mais voilà qu’au lieu d’encourager la viabilité de l’espèce — encore fragile selon différents experts —, nos dirigeants conduisent toujours plus loin leur politique d’abattage. Ainsi, le nombre maximal de loups pouvant être éliminés ne cesse d’augmenter, selon une singulière interprétation de la notion de « plafond » et surtout une parfaite soumission aux desiderata des éleveurs et des chasseurs. Persécutés de toutes parts, les malheureux animaux n’ont nulle part où se réfugier, des familles se retrouvent orphelines, des jeunes en quête de meute sont traqués jusqu’à leur dernier souffle.

Nouvel arrêté meurtrier en vue

En cette fin d’année 2019, 95 loups ont déjà été exterminés dans l’Hexagone de façon «légale», sans compter les 19 autres trouvés morts. Cette quantité de cadavres effarante n’émeut pas les autorités, bien au contraire. Main dans la main, les ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique et solidaire viennent de concocter un nouvel arrêté «portant expérimentation de diverses dispositions en matière de dérogations aux interdictions de destruction pouvant être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus)», reconduisant pour 2020 celui déjà pris en 2019 «à titre expérimental». En pire.

Dites «Non» aux prochaines tueries!

Si le « projet » est adopté, le nombre de canidés sauvages pouvant être tués correspondra à 17%, voire 19% de leur effectif estimé en France, condamnant ainsi plus de 100 individus ! En outre, les chasseurs habilités à tirer des loups (plusieurs milliers) auront le droit d’utiliser du matériel de détection nocturne de repérage (caméras thermiques…), en l’absence d’un agent de l’ONCFS ou même d’un lieutenant de louveterie, ouvrant ainsi plus grand la porte aux dérives. Mobilisons-nous pour empêcher ce carnage en répondant à la consultation publique sur: http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2110
Attention, nous n’avons que jusqu’au 25 décembre prochain pour faire entendre nos voix. L’avenir des loups en France en dépend ! 

Conseils:

  • Pas de copiés-collés: ils ne sont pas pris en compte. 
  • Pas de messages injurieux.
  • Pas de messages trop généraux demandant l’abolition pure et simple de l’abattage des loups.

Aide pour argumenter (attention: bannissez les copiés-collés, utilisez vos propres mots):

Espèce protégée

Le loup est une espèce menacée et protégée par la réglementation européenne.

Biologie et sentience

La vie sociale des loups se révèle extrêmement complexe. Les couples se forment pour la vie. Lorsqu’un individu est tué, c’est l’ensemble de la meute qu’on met en péril. Plus d’infos sur notre fiche sentience.

Inutilité de cette mesure

  • Comme tous les grands prédateurs, la population lupine s’autorégule.
  • Des mesures de protection des troupeaux existent et sont même subventionnées par l’État.

Boucs émissaires

  • Prédateurs et régulateurs naturels de la faune sauvage, les loups sont perçus comme des voleurs de gibier par les chasseurs.
  • En cas d’attaque d’un troupeau, certains éleveurs préfèrent incriminer les loups que les chiens errants afin de percevoir des dédommagements.

Pour les orques, Parques Reunidos doit prendre la bonne décision

Pour les orques, Parques Reunidos doit prendre la bonne décision

Pour les orques, Parques Reunidos doit prendre la bonne décision
09.12.2019
International
Pour les orques, Parques Reunidos doit prendre la bonne décision
Exploitation pour le spectacle

À la suite de notre alerte sur le fait que Parques Reunidos, groupe qui possède Marineland et de nombreux delphinariums, prévoit de transférer les quatre orques françaises, Inouk, Wikie, Moana et Keijo, dans des bassins en Chine où les delphinariums sont réputés pour leur extrême cruauté envers les animaux, et où les associations de protection animale sont bâillonnées, Marineland a écrit trois lignes de démenti sur Facebook.

Un démenti succinct…

Face à une telle nouvelle, soutenue par la biologiste de renom Ingrid Visser, de nombreux partenaires associatifs et des milliers de citoyens inquiets, la réaction de Marineland fait pâle figure. D’une part, ces orques ne leur appartiennent pas, c’est à Parques Reunidos de répondre; d’autre part, il est plus que probable qu’ils aient tous signé des «accords de non-divulgation». Les dirigeants du groupe ne préviennent pas forcément les petites branches de leurs actions stratégiques globales!

Un arrêté delphinarium qui concerne surtout les dauphins

Le courageux arrêté «delphinarium» de Ségolène Royal interdisait la reproduction en captivité ainsi que les transferts de cétacés entre parcs. Depuis son annulation pour un détail technique, nous demandons sa réécriture à l’identique. Avant même l’arrêté de mai 2017, Marineland avait annoncé stopper le programme de reproduction des orques. En Occident, Tilikum et le documentaire Blackfish ont fait basculer les choses pour les orques, qui sont alors sorties du plan européen. Les interrogations autour de l’arrêté portent donc essentiellement sur les dauphins. Ils étaient et seront au centre des nouvelles mesures, dont l’annonce, attendue pour la rentrée 2019, ne cesse d’être repoussée mois après mois… Nous espérons qu’Élisabeth Borne prendra un arrêté du niveau de celui de 2017 pour les dauphins.

Les orques, hors de portée du ministère: nous en appelons au Président de la République!

Autrement dit, ces quatre orques n’appartiennent pas à Marineland et sont – hélas – hors de la compétence du ministère. C’est pourquoi nous en appelons à Emmanuel Macron pour qu’il intercède en leur faveur, comme Vladimir Poutine l’a fait récemment pour les orques en Russie.

Nous vous invitons à participer à la 15ème édition du rassemblement unitaire du 22 décembre « Debout pour la Liberté » pour sauver nos orques et obtenir pour elles un sanctuaire, pas la Chine! Continuez de signer la pétition!

Sauvons nos orques! Un sanctuaire, pas la Chine!

Sauvons nos orques! Un sanctuaire, pas la Chine!

Sauvons nos orques! Un sanctuaire, pas la Chine!
07.12.2019
Antibes
Sauvons nos orques! Un sanctuaire, pas la Chine!
Exploitation pour le spectacle

Inouk, Wikie, Moana et Keijo, les quatre orques nées et captives au Marineland d’Antibes devraient être transférées très prochainement en Chine. Or là-bas, elles seraient exploitées sans pitié jusqu’à leur dernier souffle car aucune loi n’y protège les animaux. Nous ne laisserons pas faire ça! Nous demandons au Président de la République d’agir, appelons à la mobilisation et rassemblons autour de ce combat nos alliés, experts et ONG, dans la lutte pour la fermeture des delphinariums. Sauvons nos orques! Elles ont besoin d’être transférées dans un sanctuaire et certainement pas en Chine!

Dans l’empire du Milieu, la construction de bassins et parcs de reproduction se multiplient à vue d’œil et dans des proportions monumentales. Les industriels à la tête de ces entreprises sont prêts à tout, n’hésitant pas à se fournir «à la source» pour remplir les bassins, comme en Russie

L’industrie de la captivité: prête à tout

Mais les pays occidentaux sont en pleine mue face à la captivité des animaux sauvages. Ainsi, Vladimir Poutine, après avoir consulté des spécialistes des orques accompagnés d’ONG dont One Voice, a courageusement ordonné l’interdiction de la vente des orques et bélougas capturés dans les eaux russes. Tous ont été relâchés. Une perte sèche pour les milliardaires russes à la tête de ce business, chaque orque vivante se vendant un million de dollars, et un manque d’animaux à exploiter pour cette industrie de la captivité en plein essor en Chine. Les campagnes d’information et la désaffection du public pour ces « spectacles » poussent aujourd’hui Marineland à se débarrasser de ses orques tout en en tirant encore profit.

Le groupe Parques Reunidos qui possède, entre autres, Marineland, fait partie de ces structures qui se développent dans cette partie du monde. Nous venons d’apprendre qu’il devrait opérer un transfert des orques de France, en janvier prochain.

L’enfer est un bassin de delphinarium en Chine

Ce qui les attend en Chine, c’est la reproduction incessante, la séparation de Wikie et de ses fils Moana et Keijo, qui n’a que 6 ans. Rappelons qu’en liberté, les orques vivent ensemble en groupes familiaux toute leur vie… À cela, on peut ajouter l’exposition à des maladies conséquentes à la baisse du système immunitaire due à la captivité, la folie entraînant des comportements d’automutilation, et la mort par épuisement. En Chine, nombreux sont les cétacés captifs qui disparaissent sans laisser de traces, dans une impunité totale…

Sauvons nos orques!

Mais Inouk, WikieMoana et Keijo sont des orques nées en France. Marineland a des responsabilités vis-à-vis d’elles, ne serait-ce que sur un plan moral. Ce sont «nos» orques! Nous demandons au Président de la République d’intervenir, comme l’a fait son homologue russe. Nous lui avons écrit, ainsi que la biologiste spécialiste des orques, la Dre Ingrid Visser.

Un sanctuaire, pas la Chine!

Nous avons vu mourir Valentin lors de la tempête de 2015, et alerté sur le sort d’Inouk. Le parc n’est pas en règle avec la réglementation actuelle. Année après année, nous sommes présents aux côtés des orques. Nous demandons également sans relâche au ministère de l’Écologie que l’arrêté de 2017 soit réécrit à l’identique et en urgence pour interdire les échanges entre parcs ainsi que la reproduction en captivité! En attendant, depuis plus de deux ans, la reproduction des dauphins bat son plein dans les delphinariums français, et les orques risquent de voir leurs conditions de détention empirer jusqu’à devenir infernales. Elles ont besoin d’être transférées dans un sanctuaire marin ! Parque Reunidos, cotée en bourse, a largement les moyens d’investir dans la mise en place d’un espace où elles pourront vivre loin des yeux du public, en semi-liberté, ensemble. Signez la pétition !

Shouka, la grande sœur bien-aimée d’Inouk, envoyée en 2002 aux États-Unis et maintenue plus de dix ans seule dans un bassin vide, tourne actuellement en rond dans les bassins de SeaWorld en Californie. Après ces années d’isolement qui l’ont menée à la folie, elle est un peu sortie de sa détresse grâce à une orque plus âgée et captive comme elle. Shouka aussi serait concernée par le transfert vers la Chine. Elle sera certainement forcée à se reproduire en plus d’être asservie de façon indécente pour amuser la galerie, comme les autres. C’est donc les cinq orques « françaises » qui disparaîtront à jamais si nous laissons faire l’industrie de la captivité.

Lettre d’Ingrid Visser à Emmanuel Macron

Lettre d’Ingrid Visser à Emmanuel Macron

Lettre d’Ingrid Visser à Emmanuel Macron
07.12.2019
International
Lettre d’Ingrid Visser à Emmanuel Macron
Exploitation pour le spectacle

Objet: les orques au Marineland Antibes, en partance pour la Chine

Monsieur le Président de la République,

J’ai appris récemment que Parques Reunidos (entreprise espagnole possédant plus de 60 parcs d’attractions à travers le monde, dont le Marineland d’Antibes) tente actuellement de transférer ses orques (Orcinus orca) de France vers un établissement chinois. À ce stade, on ne connaît pas exactement la nature de l’établissement en question, mais étant donné que Parques Reunidos possède aussi des parcs en Chine, il est probable qu’il s’agit d’un transfert interne à l’entreprise.

J’ai visité le Marineland d’Antibes et constaté le mauvais état de santé des orques, en particulier d’Inouk, le mâle adulte. Sur la base de mes observations, j’ai déposé un rapport auprès de l’ONG One Voice, association de défense des animaux basée en France. J’ai également visité un certain nombre d’installations en Chine détenant des cétacés captifs (baleines, dauphins et marsouins) et j’ai trouvé que leurs conditions de vie y étaient encore pires qu’au Marineland d’Antibes. Je joins par exemple à cette lettre une série de photographies illustrant quelques-uns des problèmes constatés. L’une montre un certain nombre de poissons morts agglutinés au sommet de la grille au fond du bassin des orques, ce qui indique une mauvaise hygiène, une mauvaise alimentation ou des comportements anormaux de la part des orques (ou une combinaison de tous ces facteurs). La régurgitation, qui peut expliquer la présence des poissons morts, a été documentée par SeaWorld comme un signe de stress chez les cétacés maintenus en captivité. Dans la même installation chinoise, j’ai répertorié des orques aux yeux rendus rouges par la piètre qualité de l’eau, et d’autres pourvues de cicatrices dues aux défauts de conception des bassins. J’ai remarqué des ecchymoses sur le menton de certaines orques, qu’elles se sont faites à force de se cogner la tête contre le béton.

Il convient également de noter qu’il n’existe aucune loi sur le bien-être animal en Chine offrant ne serait-ce qu’un minimum de protection aux cétacés qui y sont détenus en captivité. Pour le moment, et bien que les conditions de vie des orques au Marineland d’Antibes ne soient pas bonnes, celles-ci bénéficient au moins de la surveillance des ONG et d’un certain niveau de protection grâce aux lois françaises et européennes.

Une fois qu’ils seront en Chine, les animaux peuvent (et vont certainement) être élevés afin d’être vendus aux divers établissements du pays. À l’heure actuelle, plus de 70 installations ont été construites pour la détention des cétacés, afin de les exposer au public et de leur faire faire des tours de cirque. Vous avez sans doute eu vent de ce qu’il s’est passé récemment en Russie, où 10 orques et 90 bélugas, qui avaient été capturés dans la mer d’Okhotsk à destination du marché chinois, ont été libérés à la demande du public et sur décision du président Poutine. J’étais l’une des rares scientifiques à avoir accès à cette installation et j’ai pu constater à quel point les conditions de détention étaient mauvaises pour les orques réservées par les établissements chinois. Avec mes collègues, nous avons rendu compte de la situation sur place et recommandé que les animaux soient relâchés dans l’océan. C’est chose faite depuis quelques semaines à peine, mais à présent que cette source d’approvisionnement est tarie, les Chinois se tournent activement vers les établissements détenant des orques en captivité.

Il est clair que le déplacement de tout cétacé de la France vers la Chine échappera à tout droit de regard et mettra également toute entreprise possédant ces animaux à l’abri de la surveillance des ONG et du gouvernement. Je vous recommande de lire les rapports de la China Cetacean Alliance [1] sur ces situations et les conditions épouvantables auxquelles les cétacés sont confrontés.

Je vous demande respectueusement, en tant que scientifique et biologiste spécialiste des cétacés, mais aussi en tant que témoin ayant dûment constaté les conditions de vie déplorables imposées aux animaux dans les aquariums chinois, d’interdire l’exportation de chacune des orques détenues en France afin de garantir qu’elles puissent continuer à bénéficier des protections qui leur sont accordées en vertu des lois françaises et européennes. Naturellement, je serais heureuse de discuter de la situation avec vous si vous avez des questions.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération,

Dre Ingrid N. Visser (PhD)

1- http://chinacetaceanalliance.org/ pour les détails caractéristiques du parc et http://chinacetaceanalliance.org/wp-content/uploads/2019/06/19-CCA-Report-English-FINAL.pdf pour un rapport de synthèse.

Chirkane, le rebelle sacrifié

Chirkane, le rebelle sacrifié

Chirkane, le rebelle sacrifié
06.12.2019
Maine-et-Loire
Chirkane, le rebelle sacrifié
Exploitation pour le spectacle

Chirkane n’en pouvait plus des atrocités du cirque. Il s’est rebellé, a dit stop à ce calvaire, à son dresseur. Aussitôt, nous avons proposé de le transférer avec son frère Elyo sur leurs terres africaines. Face au mur de silence, à l’opacité, pendant près de trois ans, nous nous sommes mobilisés pour savoir ce qui lui était arrivé. Nous venons d’apprendre que Chirkane a été tué. Nous nous indignons face à son «euthanasie». Lion coupable de s’être montré trop libre dans un monde où l’assujettissement est le maître-mot.

Il est des lieux où l’on « aime » les animaux sauvages, à tel point qu’on les contraint à vivre parmi nous. Mais attention, on les veut « sauvages » comme nous l’entendons nous, c’est-à-dire captifs, domptés, serviles. Et gare à celui qui ne se soumet pas entièrement. Chirkane, le lion « de cirque », l’a payé de sa vie.

Coupable d’être lion

C’est la terrible nouvelle que nous venons d’apprendre dans une lettre de la préfecture du Maine-et-Loire, datée du 21 novembre 2019. Ainsi, Chirkane a été tué, à la suite d’un écart de conduite le 7 mai 2017. Ce jour-là, à bout, ne supportant plus ses conditions de détention et les séances de violence, il a refusé d’exécuter un ordre et donné instinctivement un coup de patte. Bien qu’il ne s’agît pas d’une attaque meurtrière, le grand prédateur a été jugé coupable. Au moment même où il a exprimé sa lassitude, où il s’est comporté comme un lion libre, il a signé son arrêt de mort !

Le mur du silence

Depuis l’accident, nous redoutions la perspective de cette fin tragique et avons multiplié les démarches pour que Chirkane nous soit confié. Mais nous nous sommes régulièrement heurtés à des murs, pour lui et son frère Elyo. Nous avons demandé à la préfecture du Maine-et-Loire le retrait d’Elyo et que l’on nous indique où se trouvait Chirkane. En guise de réponse, le préfet nous a dit avoir alerté la directrice des services vétérinaires. Puis, silence radio…

Des mois de bataille et d’espoir

De notre côté, parallèlement à notre combat pour Elyo qui a abouti à son placement dans un zoo-refuge, nous avons continué de frapper à toutes les portes au sujet de Chirkane, dont celle de la CADA (Commission d’accès aux documents administratifs) et du ministère de la Transition écologique et solidaire. Nous avions fini par saisir ce dernier pour savoir enfin où il se trouvait. Un mois plus tard, une réponse évasive nous informait que « l’exploitant » ne détenait plus de lions et qu’un animal était désormais équipé d’un transpondeur… S’agissait-il de Chirkane? L’espoir était encore permis… Celui-ci a continué de nous animer jusqu’à la réception du funeste courrier du préfet en ce début de semaine, officialisant « l’euthanasie » de Chirkane. A priori, le pauvre a été tué dès 2018 et probablement devant Elyo, son frère, son compagnon de cage…

Le combat continue

Joint à cette annonce, un arrêté fait état que l’ancien exploitant de Chirkane s’est vu refuser le renouvellement de son agrément de capacitaire. Si, bien sûr, nous nous réjouissons d’avoir sauvé Elyo et que le circassien ait perdu son autorisation d’accueillir d’autres félins, nous ressentons une profonde tristesse pour Chirkane, grand fauve livré en pâture à la folie humaine et dont la mort aurait pu être évitée. L’annonce de son abattage renforce également nos inquiétudes concernant Sultan, autre lion aux mains des circassiens, dont nous avons perdu la trace depuis début 2018. Nous craignons le pire mais nous n’aurons de cesse de nous battre afin qu’éclate au grand jour la vérité sur la façon dont les cirques et les autorités, qui sont en charge de protéger les animaux, traitent ceux-ci.