Décision historique pour les orques transientes de Russie!

Décision historique pour les orques transientes de Russie!

Décision historique pour les orques transientes de Russie!
08.04.2020
Décision historique pour les orques transientes de Russie!
Exploitation pour le spectacle

Vendredi 3 avril 2020, le gouvernement russe a confirmé que les orques transientes figuraient dorénavant sur le « Livre Rouge de la Fédération de Russie », sa liste officielle des espèces en danger. Cela signifie que ces orques ne peuvent plus y être chassées, capturées, ni vendues à aucun parc, que ce soit en Chine ou ailleurs dans le monde.

Nous avions participé à la venue en Russie de l’équipe internationale composée notamment de Charles Vinick, Jean-Michel Cousteau et Ingrid Visser. Ils avaient pu se rendre sur place pour travailler avec les autorités sur les protocoles et le programme de libération, et passer du temps avec des responsables du gouvernement, les exhortant personnellement à cesser les captures des orques vivant dans leurs eaux. La mobilisation populaire a été inestimable pour dénoncer d’abord l’existence de la «prison des baleines», puis pour rendre sa liberté à chaque orque et béluga.

«Le représentant du gouvernement russe nous a remerciés et félicités pour notre travail l’année dernière pour aider à libérer les 97 orques et bélugas détenus dans la « prison des baleines » et pour avoir joué un rôle si important dans la décision de les ajouter au Livre rouge. Ses remerciements et nos remerciements s’adressent particulièrement à vous parce que votre soutien a permis à Jean-Michel Cousteau et moi-même d’emmener notre équipe internationale en Russie pour travailler avec les Russes sur les protocoles et le programme de libération, et passer du temps avec des responsables du gouvernement russe, les exhortant personnellement à ne plus laisser de telles captures se reproduire. Je ne vous remercierai jamais assez pour votre soutien l’année dernière lorsque nous nous sommes efforcés de trouver les fonds pour notre voyage, ainsi que pour votre soutien à notre travail de création de sanctuaires (pour accueillir les orques des delphinariums). Votre apport a été inestimable. Nos remerciements vont également aux milliers de militants russes qui ont porté la nouvelle de la capture à l’attention du monde entier et préparé le terrain pour la participation de notre équipe. Et au gouvernement russe pour le leadership dont il fait preuve dans sa prise de décision.»

Extrait de la lettre de Charles Vinick, directeur exécutif du Whale Sanctuary Project, à Muriel Arnal, présidente-fondatrice de One Voice.

C’est une immense victoire, la première fois en 23 ans que des espèces sont ajoutées à cette liste. C’est une décision historique!

Les cétacés aussi meurent de coronavirus : fermons les delphinariums et interdisons leur envoi en Chine !

Les cétacés aussi meurent de coronavirus : fermons les delphinariums et interdisons leur envoi en Chine !

Les cétacés aussi meurent de coronavirus : fermons les delphinariums et interdisons leur envoi en Chine !
06.04.2020
Les cétacés aussi meurent de coronavirus : fermons les delphinariums et interdisons leur envoi en Chine !

Pendant que les humains du monde entier font face à la pandémie du Covid-19, les scientifiques experts des orques, dauphins et bélugas avec lesquels nous travaillons de longue date, font appel à nous pour les aider à alerter sur le fait que les cétacés aussi peuvent contracter ce type de virus, le transmettre et en mourir.

Bien avant la fermeture des parcs, imposée par le gouvernement français des arrêtés du 14 https://ufsecgt.fr/IMG/pdf/arrete_covid_19.pdf et du 15 mars 2020 https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=ADD4ACA261F4946FC6FD2F6555941161.tplgfr36s_2?cidTexte=JORFTEXT000041723302&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000041723291 , des experts internationaux des cétacés ont écrit à Emmanuel Macron et aux ambassadeurs de Chine, des États-Unis et de France en Chine, pour les informer et les exhorter à interdire d’urgence les importations et exportations de cétacés (notamment hors de France) vers la Chine. Leurs lettres restent à ce jour sans réponse…

Pendant que les humains du monde entier font face à la pandémie du coronavirus, et qu’au moins l’un des sept tigres et lions qui toussent au Zoo du Bronx vient d’être testé positif au Covid-19 après une contamination humaine, les scientifiques experts des orques, dauphins et bélugas avec lesquels nous travaillons de longue date, font appel à nous pour les aider à alerter sur le fait que les cétacés aussi peuvent contracter ce type de virus, le transmettre et en mourir. Bien avant la fermeture des parcs, imposée par le gouvernement français par les arrêtés du 14 et du 15 mars 2020, des experts internationaux des cétacés ont écrit à Emmanuel Macron, aux ambassadeurs de Chine, des États-Unis et de France en Chine, pour les informer et les exhorter à interdire d’urgence les importations et exportations de cétacés (notamment hors de France) vers la Chine. Leurs lettres restent à ce jour sans réponse…

Les experts internationaux avec lesquels nous travaillons depuis des années sont préoccupés par les transferts d’orques et d’autres cétacés libres et captifs en direction de la Chine, et notamment pour ceux détenus dans les delphinariums français.

En effet, ces experts ont montré que les cétacés sont touchés par des formes de coronavirus. Plusieurs dauphins à Hong Kong notamment n’ont jamais présenté de symptômes, ce qui en soi est très inquiétant car ils étaient donc des sujets « porteurs sains ». Un béluga est quant à lui mort avec de graves problèmes de foie associés à ce virus.

Les experts ont également noté que l’industrie de la captivité (delphinariums, aquariums et zoos) garde secrète la cause de nombreux décès, ce qui est vraiment problématique en matière de santé publique – car cela rend impossible l’évaluation de l’étendue des coronavirus chez les cétacés. Il se peut que beaucoup d’autres existent, et qu’ils ne soient pas rendus publics par les parcs.

De toute évidence, en empêchant l’industrie de la captivité de faire venir davantage d’orques, de dauphins et de bélugas de la nature, les autorités limiteraient le réservoir de virus qui pourraient être potentiellement transmis aux humains. En interdisant leur transfert d’un pays à l’autre également.

En soutien à notre campagne, des experts ont alerté les autorités des pays concernés

Il y a plusieurs semaines, ces experts, en soutien à notre campagne, ont écrit aux ambassadeurs de Chine, des États-Unis et de France en Chine ainsi qu’à Emmanuel Macron.
Il était important de les informer de ces risques de zoonoses entre orques, bélugas, dauphins et humains, tout d’abord; de leur demander de fermer les delphinariums et zoos, lieux de contact entre espèces; et également de faire interdire l’envoi d’orques et autres cétacés notamment vers la Chine, à cause du risque de transmission du virus.
Les autorités de ces trois pays n’ont pas daigné répondre. Le problème est pourtant très préoccupant.

Nous avions déjà fait campagne contre le transfert des orques détenues à Marineland à la suite des informations confidentielles qui nous étaient parvenues en fin d’année dernière. Mais depuis l’émergence de la pandémie au Covid-19, le problème s’élargit encore.

Il y a quelques semaines, la Chine ainsi que le Vietnam avaient annoncé l’arrêt de leurs exportations d’animaux sauvages. En réalité, cette interdiction est très incomplète : aucune mention n’est faite des cétacés.

La Dre Ingrid Visser, biologiste spécialiste des cétacés (Orca Research Trust, Nouvelle-Zélande), la Dre Naomi Rose, PhD, scientifique spécialiste des mammifères marins (Animal Welfare Institute, USA) et Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice (France), dans un texte commun, en appellent aux autorités :

« Alors que les inquiétudes grandissent concernant le risque de propagation du COVID-19 via de grands rassemblements de personnes à travers le monde, un certain nombre de scientifiques, vétérinaires et défenseurs des animaux dont nous faisons partie, ont alerté les ambassadeurs concernés des impacts potentiels des spectacles de dauphins dans les delphinariums et les zoos.

 

Les stades de ces spectacles sont similaires aux stades sportifs, concentrant le public dans un seul endroit. Or par le passé, un certain nombre de cétacés ont dû être traités pour des maladies respiratoires et en sont morts. Suite à cela, les aquariums et delphinariums n’ont généralement pas divulgué les détails des maladies impliquées. Les quelques rares éléments disponibles indiquent que les maladies sont souvent résistantes aux médicaments et que certaines sont également zoonotiques (transférables aux humains). Des photographies, parlantes, jointes à notre lettre, montrent l’étendue de certaines de ces maladies.

 

Il a été prouvé par les experts des cétacés qu’au moins deux espèces de baleines et de dauphins avaient un coronavirus spécifique. Nous demandons aux autorités de veiller à ce que l’interdiction du commerce des espèces sauvages mise en œuvre en Chine comprenne les baleines, les dauphins et les marsouins et que les spectacles s’arrêtent. »

Depuis la rédaction de ce texte, contraint par le gouvernement pour éviter les transmissions entre spectateurs et personnel du delphinarium, Marineland Antibes a fermé ses portes, ainsi que SeaWorld aux États-Unis.

Ces fermetures interviennent bien tard et semblent bien timorées, au regard de ces éléments accablants. Les autorités doivent aller plus loin : interdire la reproduction des animaux sauvages en captivité ainsi que leurs transfert et importation d’un parc à un autre. En France, la publication d’un arrêté ministériel suffirait à cela.

Partager sur

La bile d’ours : la fin d’une torture séculaire au Vietnam

La bile d’ours : la fin d’une torture séculaire au Vietnam

La bile d’ours : la fin d’une torture séculaire au Vietnam
06.04.2020
La bile d’ours : la fin d’une torture séculaire au Vietnam
Animaux sauvages

Depuis la survenue de la pandémie de Covid-19, en Asie comme partout ailleurs, la population, face à la mort et à la maladie, cherche des traitements en urgence. Guidée par la peur, mauvaise conseillère, les pensées magiques peuvent prendre le pas sur la raison. Parmi les nombreux « remèdes » qui n’en sont pas, la bile d’ours est l’un des ingrédients vendus à prix d’or, pour le pire malheur des ours. Dès 2003, nous avions enquêté au Vietnam et rapporté des images qui exposaient cette torture aux yeux de tous, pour y mettre fin. La pratique y est devenue illégale en plusieurs étapes au fil du temps. Espérons que cette fois sera la bonne. Nous continuerons à défendre les ours partout où perdurera cette abomination.

Les vertus curatives de la bile d’ours sont, pour l’essentiel, un mythe.  On pourrait en boire des litres que les multiples maladies et performances sexuelles n’en seraient pas plus soignées ou améliorées qu’avec un placebo (et pour son utilité prouvée, des alternatives à base de plantes ou synthétiques existent). En Chine, cette exploitation s’entend à l’échelle industrielle. Le Vietnam en était le second plus gros producteur.

La torture par l’industrie pharmaceutique, associée à la disparition des ours

Ces ours sauvages endémiques du Vietnam étant les plus prisés, c’est auprès d’eux que nous avons donc mené l’enquête en 2003, car ils étaient également de ce fait, en cours de disparition ! Les ours sauvages des espèces Ursus Thibetanus et Ursus Malayanus ne se reproduisant pas en captivité, les éleveurs achetaient donc les oursons à des braconniers qui tuaient souvent les mères pour capturer les petits. Mais la demande est telle sur l’ensemble du continent asiatique, qu’elle concerne, notamment en Chine, de nombreuses autres races d’ours, plus faciles à élever, et dont la bile est vendue moins cher. Ce sont ceux-là qui restent enfermés des années.

Nos enquêteurs avaient reçu à l’hôtel la visite inopinée de militaires, car il était illégal de photographier les ours, et les élevages étaient pour beaucoup d’entre eux sous l’autorité de l’État. La même année, accompagnés du dessinateur de presse Jean Cabu, autre parrain de l’association, nous avions également été reçus à l’ambassade par les représentants du gouvernement vietnamien pour leur faire part de notre vive préoccupation quant aux souffrances des ours et au braconnage intensif… Conscients du problème, les autorités avaient très bien accueilli nos demandes. Nous avions alors compris qu’à la différence de la Chine, l’exploitation des ours au Vietnam allait prendre fin. Les mentalités sont toutefois longues à changer, d’autant plus lorsque persistent des traditions séculaires. Pour sensibiliser encore davantage la population, nous avions organisé de nombreux rassemblements.

Extraire la bile d’un ours vivant : une torture qui finit toujours par la mort

En 2003 au Vietnam, cela concernait des milliers d’ours sauvages captifs à travers le pays, dont plusieurs centaines près d’Hanoï, dans des centaines de fermes à bile. L’horreur de la captivité commence par des cages de 8 m2, le plus souvent dans des bâtiments au fond d’un jardin contenant cinq à quatorze ours. À peine atteignent-ils leur premier anniversaire, que la torture peut à proprement parler commencer.

Les méthodes d’extraction sont extrêmement douloureuses, et faites sur les ours drogués, partiellement endormis. Leur abdomen est percé à plusieurs reprises pour l’installation du matériel : une aiguille de 20 cm directement enfoncée dans la vésicule biliaire, bien souvent sans stérilisation ni désinfection. Les prélèvements ont lieu quatre fois par an, et les ours ne survivent pas au-delà de cette année d’enfer.

Parfois, quand l’ours est endormi, on lui coupe une patte pour faire de la soupe, sans le tuer, comme nous l’avons documenté. Dans tous les cas, les animaux finissent à la boucherie, leur chair étant également très convoitée.

La fin de l’exploitation des « ours à bile » au Vietnam ?

Pendant des années, cette pratique a diminué, au point que de nombreux élevages ont fermé leurs portes. Les sanctuaires asiatiques ont accueilli des « ours à bile » qui n’avaient jamais connu que l’enfer sur terre.

Le Vietnam ayant décidé de mettre un point final à cette activité dans l’ensemble du pays à l’échéance de 2022, nous nous réjouissons pour les ours, tout en restant vigilants quant à l’application de cette décision. L’association Animals Asia a signé un accord avec le gouvernement pour la fin des fermes à bile et le sauvetage d’un maximum des 600 ours encore exploités.

Un risque de reprise de l’activité lié au coronavirus !

En Chine, des industriels sans scrupules, soutenus par le ministère de la Santé, vantent, une fois de plus, les vertus alléguées de la bile d’ours, pour combattre cette fois-ci le SARS-CoV-2, responsable de la pandémie actuelle. Nous dénonçons de toutes nos forces cette publicité mensongère, et son impact mortifère sur les ours libres et captifs, où qu’ils soient en Asie.

En Norvège, la chasse aux phoques autorisée sans inspecteurs de protection animale !

En Norvège, la chasse aux phoques autorisée sans inspecteurs de protection animale !

En Norvège, la chasse aux phoques autorisée sans inspecteurs de protection animale !
04.04.2020
En Norvège, la chasse aux phoques autorisée sans inspecteurs de protection animale !
Animaux sauvages

Le gouvernement norvégien a annoncé que la chasse aux phoques pourrait se dérouler sans inspecteur de protection animale à bord des bateaux cette année, mais avec le reste de l’équipage au complet. La raison invoquée : le risque de contracter le COVID-19. One Voice s’insurge et interpelle les autorités !

Parmi les marins qui prennent part à la chasse, plusieurs membres d’équipage ont été reconnus coupables de cruauté envers les animaux après plusieurs infractions lors de la chasse aux phoques en 2009. En 2010, ces membres d’équipage ont reçu certaines des amendes les plus élevées jamais infligées pour cruauté envers les animaux en Norvège. Les chasseurs ont été condamnés sur la base des documents d’un rapport des inspecteurs de protection animale et de preuves enregistrées sur vidéo.

Autorisés à « tuer à volonté »

Nous nous associons à NOAH-pour la défense des animaux, notre partenaire norvégien au sein de la Fur Free Alliance, coalition qui défend les animaux élevés et tués pour leur fourrure, dont nous sommes le représentant français. Il est gravement préoccupant d’autoriser cette chasse, déjà extrêmement cruelle – mais légale -, sans même la présence d’inspecteurs de protection animale à bord pour la superviser ! Sans eux, les autorités invitent les chasseurs, nombreux à avoir déjà été condamnés, à tuer à volonté…

Des considérations pour la santé qui devraient s’appliquer à tous !

Il est absurde d’autoriser des équipages entiers à partir en mer pour tuer au total 18 548 phoques du Groenland (quota de 2020) en n’interdisant qu’aux inspecteurs d’y aller, en le justifiant par les risques pour leur santé. Ces risques sont les mêmes pour tous !

Par ailleurs, compte tenu des problèmes de cruauté gravissimes déjà relevés par le passé, la chasse devrait être annulée dès lors que les contrôles sont impossibles.

Des passe-droits pour les chasseurs, en France jusqu’en Norvège !

Chasser les phoques pour vendre ensuite leur fourrure n’est pas un « service essentiel » qui pourrait légitimer des changements temporaires de lois pendant la crise du coronavirus ! Au contraire, la chasse aux phoques est – et c’est heureux ! – très controversée et interdite dans plusieurs pays en raison de problèmes évidents de bien-être animal. Tout au contraire, chez nos voisins nordiques, elle est subventionnée à 80 % !

Tout comme NOAH, nous sommes fortement préoccupés par le fait qu’en Norvège, les règles relatives au bien-être et à la protection des animaux soient allégées du fait de la crise du coronavirus, tandis que leur exploitation se poursuit sans entraves.

Pour obtenir l’arrêt de la chasse aux phoques en Norvège, et a minima sa suspension pour 2020 puisque aucun inspecteur de protection animale n’est présent à bord, joignez vos forces aux nôtres !

Contactez les autorités norvégiennes :

La ministre du commerce et de l’industrie : Iselin Nybø
Le ministre de la pêche : Odd Emil Ingebrigtsen
Le ministère de l’industrie, du commerce et de la pêche : Nærings- og fiskeridepartementet
La direction de la pêche : Fiskeridirektoratet

Par email:

postmottak@nfd.dep.no
postmottak@fiskeridir.no 

Sur Twitter:
Comme le demandent @NOAHaktiv et @onevoiceanimal, il est nécessaire de suspendre la saison de chasse aux phoques puisque les inspecteurs de protection animale @fiskeridir ne peuvent la superviser. Mieux encore, @NFdep, @IselinNybo, abolissez-la totalement!

Sur Facebook: 

Comme le demandent @dyrsrettigheter et @onevoiceanimal, il est nécessaire de suspendre la saison de chasse aux phoques puisque les inspecteurs de protection animale @fiskeridirektoratet ne peuvent pas la superviser. Mieux encore, @oddemilingebrigtsen, @IselinNybo, abolissez-la totalement!

Chiens « de chasse » dans le Jura : une vie de misère

Chiens « de chasse » dans le Jura : une vie de misère

Chiens « de chasse » dans le Jura : une vie de misère
03.04.2020
Chiens « de chasse » dans le Jura : une vie de misère
Animaux familiers

Ce n’est pas la première fois que nous évoquons les sinistres conditions de vie des chiens « de chasse ». Force est de constater que leur situation est la même dans la majorité des élevages. Ceux que nous avons trouvés au fond d’un bois dans le Jura ne font pas exception à la règle. Nous avons enquêté sur les maltraitances dont ils sont victimes, et portons plainte en leur nom.

C’est dans le Jura que vingt-deux chiens « de chasse » aboyant de désespoir ont alarmé nos lanceurs d’alerte. Personne ne semble se soucier de leur existence, et pour cause : leur enclos est au milieu d’un bois, à l’abri des regards, à deux kilomètres du village le plus proche.

Vingt-deux chiens en souffrance

Leurs conditions de vie sont sordides. Ils sont livrés à eux-mêmes, cachés dans un terrain jonché de débris et d’objets abandonnés, sans ombrage et en plein vent. Parqués dans treize enclos ouverts, ils sont confinés à deux toute la journée dans ces espaces exigus et n’ont pour seul abri qu’une vieille niche en bois non étanche ne les protégeant ni de la chaleur ni des basses températures pouvant avoisiner les -20° en hiver. Ne disposant d’aucun espace pour s’ébattre, ils tournent en permanence en rond au milieu de leurs excréments dans des enclos non nettoyés depuis des jours. Ils vivent sur un sol bétonné dépourvu d’évacuation et de litière. Des carcasses proches laissent supposer qu’ils sont nourris avec les restes de la chasse. Ils ont, en guise de « gamelle », de vieux seaux où croupit une eau verdâtre sans doute récupérée des pluies.

Certains sont malades et doivent souffrir le martyre. Leurs pathologies semblent ne pas avoir été traitées depuis des mois. Nous avons montré nos images à un vétérinaire indépendant pour expertise. L’un des chiens présente une rétraction de l’œil droit, et une chienne, une énorme grosseur mammaire, probablement cancéreuse. Le propriétaire, ne se suffisant pas d’utiliser ses chiens pour la chasse, se livre très certainement à la reproduction puisque la chienne est enfermée avec un mâle.

Une situation qui dure

Alertés depuis huit ans pourtant, les services vétérinaires de la préfecture n’agissent pas. À nouveau contacté ces dernières semaines, le chef-lieu n’a pas souhaité donner suite, c’est dire combien la vie de ces animaux compte peu ! Il nous était donc impossible d’attendre davantage. Nous avons déposé plainte contre le propriétaire en demandant le retrait de tous ses chiens.

Le sort de ces chiens « oubliés »

Le cas de ces chiens jurassiens, dernier en date, est loin d’être isolé. Nous vous avions déjà parlé des chiens du chasseur périgourdin pour lesquels nous nous battons toujours, mais aussi de ceux du chasseur du Morbihan. Les autorités, elles, entonnent toujours le même leitmotiv : ce ne sont « que » des chiens de chasse.

Lorsqu’on sait combien les chasseurs sont protégés, on n’est pas surpris de ce qu’ils puissent continuer à les traiter comme des objets sans en être inquiétés.
Les chiens « de chasse » doivent bénéficier de la même protection que nos fidèles compagnons à quatre pattes. Comme eux, ce sont des êtres doués de sensibilité, affectueux et ayant besoin de soins et d’attention. Nous en sommes très loin et nous continuons le combat!

Pour eux, notre plainte vient d’être envoyée.

Lettre d’Ingrid Visser et de spécialistes aux ambassadeurs pour interdire l’import d’animaux sauvages vers la Chine, Orcinus orca, potentiels vecteurs

Lettre d’Ingrid Visser et de spécialistes aux ambassadeurs pour interdire l’import d’animaux sauvages vers la Chine, Orcinus orca, potentiels vecteurs

Lettre d’Ingrid Visser et de spécialistes aux ambassadeurs pour interdire l’import d’animaux sauvages vers la Chine, Orcinus orca, potentiels vecteurs
22.03.2020
Lettre d’Ingrid Visser et de spécialistes aux ambassadeurs pour interdire l’import d’animaux sauvages vers la Chine, Orcinus orca, potentiels vecteurs
Exploitation pour le spectacle

En soutien à la campagne de One Voice, la biologiste Ingrid Visser et un groupe d’experts interpelle les ambassadeurs de Chine et de France et des États-Unis en Chine pour plaider la cause des orques captives en France afin qu’elles n’y soient pas envoyées, à cause de la présence du coronavirus.

L’Honorable Lu Shaye Ambassadeur
Ambassade de la République Populaire de Chine
20, Rue Monsieur
75007 Paris
France
chinaemb_fr@mfa.gov.cn

L’Honorable Laurent Bili Ambassadeur
Ambassade de la République de France
Faguo Zhuhua Dashiguan 60 Tianze Lu
100600 Pékin
République Populaire de Chine
presse@ambafrance-cn.org

L’Honorable Cui Tiankai Ambassadeur
Ambassade de la République Populaire de Chine
3505, International Place, N.W.
Washington, D.C. 20008
USA
chinaembpress_us@mfa.gov.cn

L’Honorable Terry Branstad Ambassadeur
Ambassade des États-Unis N° 55 An Jia Lou Lu
100600 Pékin
République Populaire de Chine
Agbeijing@fas.usda.gov
office.beijing@trade.gov

 

Objet : Interdiction des importations d’animaux sauvages en Chine – Vecteur potentiel Orcinus orca

Chers Ambassadeurs,

Je vous écris au nom des scientifiques, vétérinaires et organisations soussignés. Nous avons suivi attentivement l’évolution de l’épidémie du nouveau coronavirus (2019-nCoV, baptisé désormais SARS-CoV-2), lequel semble provenir de la ville de Wuhan, province du Hubei, en Chine. Nous avons bien pris note que la Chine interdit actuellement d’importer des espèces sauvages (1) afin d’empêcher de nouvelles épidémies causées par des agents pathogènes similaires, et nous félicitons de cette décision.

Cette lettre concerne avant tout les orques (Orcinus orca, également connues sous le nom d’épaulards). Cependant, nous souhaitons aussi attirer votre attention sur le fait que, jusqu’à présent, deux espèces de cétacés (baleines, dauphins et marsouins) ont été identifiées comme porteuses de coronavirus. Un beluga (Delphinapterus leucas) de 13 ans, né en captivité à SeaWorld aux États-Unis, était porteur d’un coronavirus, en cause dans son décès (CDD). Ce beluga présentait « une maladie pulmonaire généralisée et une insuffisance hépatique aiguë en phase terminale. […] Le virus (SW1) était un nouveau coronavirus hautement divergent, très similaire dans l’ensemble aux coronavirus du groupe 3 » (2). Les auteurs ont conclu : « […] l’identification d’un virus jusque-là inconnu chez un animal en captivité souligne la grande diversité des virus qui reste inexplorée chez les animaux. Ces virus ont le potentiel d’être transmis aux humains ou à d’autres animaux, avec des conséquences importantes pour la santé humaine et animale. »

Un autre coronavirus, le « coronavirus du cétacé » (également connu sous le nom de CoV (BdCoV) HKU22), a été isolé à partir d’échantillons de matières fécales de trois Grands dauphins de l’océan Indien (Tursiops aduncus) détenus à l’Ocean Park de Hong Kong. Les résultats de l’analyse ont montré qu’il s’accompagnait d’infections aiguës et que « la clairance virale était associée à une réponse spécifique en anticorps adaptatifs lorsque les Grands dauphins guérissaient des infections […]. Aucun des trois Grands dauphins testés positifs à BdCoV HKU22 n’a développé de symptômes notables » (3). Ce dernier point est préoccupant dans la mesure où les dauphins qui paraissent « en bonne santé » peuvent toujours être infectés par un coronavirus.

Si nous vous contactons, c’est en vertu de rapports récents faisant état de l’importation, par la Chine, de cinq orques captives (4) en provenance de France et des États-Unis, ainsi que de certaines tentatives également récentes d’introduire en Chine des orques capturées en Russie dans la nature (5).

Les orques hébergent une variété d’agents pathogènes. Une orque détenue aux États-Unis en abritait ainsi une « charge normale », mais plus de quarante organismes potentiellement pathogènes ont été détectés dans ses tissus, exhalations et excréments. Au moins quatre ont été signalés comme « résistants aux médicaments » et certains ont aussi été identifiés chez les humains (6).

En règle générale, les agents pathogènes trouvés chez des orques captives n’ont pas été signalés autrement qu’à travers de vagues descriptions de maladies « bactériennes » ou « respiratoires ». Par exemple, une orque adulte de sexe mâle capturée au large des côtes islandaises et détenue ensuite pendant des décennies à SeaWorld (Floride, États-Unis), est décédée en janvier 2019 après des années de traitement. Elle aurait été atteinte d’une infection respiratoire bactérienne résistante aux médicaments (7).

Au cours des vingt-cinq dernières années, les établissements détenant des orques ont refusé de publier des rapports d’autopsie (8) ou se sont contentés de fournir de vagues descriptions de la cause du décès (CDD), en dépit du fait qu’entre autres avantages, les détails des autopsies donnent des informations vitales pour identifier les zoonoses (c’est-à-dire les maladies transmissibles des animaux aux humains). Scientifiques et vétérinaires estiment que les rapports d’autopsie des animaux sauvages captifs revêtent une importance capitale (9). Plusieurs professionnels en quête d’informations ont déposé un dossier aux États-Unis (10) afin d’accéder aux rapports d’autopsie de plusieurs orques récemment décédées.

À la lumière de l’épidémie de 2003 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), de l’épidémie de 2012 du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) et aujourd’hui de l’épidémie de SRAS-CoV-2 — toutes maladies respiratoires affectant l’humain et considérées comme zoonotiques —, les autorités et les responsables de la santé publique doivent être attentifs aux risques potentiels associés à l’exposition et au contact non seulement des/avec les petites espèces sauvages présentes sur les marchés commerciaux, mais également des/avec les espèces plus grandes comme les orques exploitées par l’industrie du divertissement.

Pour corroborer nos inquiétudes, au moins quarante orques captives sont mortes de maladies respiratoires, et les trois décès les plus récents ont été signalés comme suit :

  • Kasatka (décédée en août 2017 après des années de traitement infructueux). CDD : infection respiratoire (11) (ci-joint, les photos de cette orque).
  • Tilikum (décédé en janvier 2019 après des années de traitement infructueux). CDD : infection respiratoire d’origine bactérienne.
  • Kyara (décédée en juillet 2017 à l’âge de 3 mois seulement). CDD : maladie pulmonaire.

Dans les très rares cas où l’agent pathogène associé à l’infection respiratoire est publiquement nommé, le micro-organisme était aussi connu pour infecter l’humain :

  • Orque femelle sans nom (décédée en octobre 2003 ; capturée dans les eaux russes, elle n’a survécu que treize jours). CDD : bactérie Pseudomonas aeruginosa (12).
  • Haïda (décédée en 1982 après quinze ans de captivité). CDD : infection pulmonaire par des bactéries Staphylococcus sp. (13).
  • Orque femelle sans nom (décédée en août 1971 après vingt mois de captivité). CDD : salmonellose (14).

En outre, deux décès au moins d’orques captives sont dus à des maladies transmises par les moustiques, lesquelles ont également été enregistrées chez les humains (15). Deux entraîneurs d’orques, qui ont depuis quitté l’industrie de la captivité, décrivent la situation avec éloquence dans leur article scientifique revu par leurs pairs :

«Bien qu’elles ne soient pas signalées parmi les populations d’orques sauvages, les maladies transmises par les moustiques ont tué au moins deux orques captives (Orcinus orca) dans les parcs à thème états-uniens. Le virus de l’encéphalite de Saint-Louis (VESL) a été mis en cause dans la mort en 1990 de l’orque mâle Kanduke, détenue à SeaWorld en Floride. Dans le second cas, le virus du Nil occidental (VNO) a provoqué le décès de l’orque mâle Taku à SeaWorld au Texas en 2007. L’environnement de la captivité augmente la vulnérabilité à ces maladies de diverses manières. Contrairement à leurs congénères sauvages qui sont rarement stationnaires, les orques captives passent généralement des heures à flotter immobiles (planche), principalement la nuit. Leur aire dorsale est alors exposée et donc accessible aux moustiques, attirés par les exhalations de CO2, la chaleur et les surfaces sombres. De plus, les orques captives sont souvent détenues dans des lieux géographiques bénéficiant d’un fort rayonnement ultraviolet, qui agit comme un immunosuppresseur. La plupart de ces installations n’offrent malheureusement aux animaux que très peu d’ombre. De nombreuses orques captives ont en outre des dents creuses, cassées ou broyées, à travers lesquelles les bactéries peuvent pénétrer dans la circulation sanguine, compromettant ainsi davantage leur capacité à lutter contre divers agents pathogènes. Eu égard à la santé souvent compromise de ces animaux et au fait que des épidémies virales sont susceptibles de se produire à l’avenir, les maladies transmises par les moustiques telles que le VESL et le VNO représentent des risques persistants pour la santé des orques captives détenues aux États-Unis.»

Les humains sont réceptifs aux maladies comme le VESL et le VNO, et il n’existe aucun vaccin pour les prévenir, ni de médicaments pour les traiter, que ce soit chez les humains ou les animaux.

Les maladies dont il faut s’inquiéter ne sont pas seulement de nature respiratoire, comme le montrent ces deux exemples :

  • K’yosha (décédée en janvier 1992 à l’âge de 5 mois seulement). CDD : infection cérébrale.
  • Haida II (décédée en août 2001 après dix-neuf ans de captivité). CDD : abcès cérébral, infection fongique.

On sait depuis longtemps que les orques captives sont victimes de stress chronique et que beaucoup d’entre elles, sinon toutes, sont immunodéprimées (16). On sait aussi que « les conditions parfaites pour l’émergence de nouveaux virus » se développent sur les marchés de « produits frais » en Chine où les animaux sont commercialisés et « massivement stressés et immunodéprimés » (17).

70 % des zoonoses identifiées à ce jour proviennent de la faune sauvage (18) et en tant que telles, ces CDD servent d’avertissement pour toutes les formes de contact avec la faune sauvage et les maladies zoonotiques. Par conséquent, nous sommes également préoccupés par les orques déjà présentes en Chine, et non seulement par celles qui sont et seront potentiellement importées, car ces animaux se produisent ou se produiront devant un très large public.

Rappelons que le genre de spectacle typique (y compris en Chine) consiste, pour l’orque, à éclabousser le public avec sa queue, dégageant ainsi d’énormes volumes d’eau (voir les photos ci-jointes, prises à des jours et années différents pour illustrer la fréquence de ce type de représentation). Il s’agit de la même eau dans laquelle les orques défèquent et urinent, et qui circule dans les bassins « hors exposition » – les mêmes au fond desquels, en Chine, nous avons relevé la présence de poissons morts en décomposition (cf. photos ci-jointes). Les microbes identifiés dans les fèces d’orques se sont révélés résistants aux médicaments (l’érythromycine, l’ampicilline, la tétracycline et le chloramphénicol se sont avérés inefficaces contre les bactéries mises en culture) (19). Récemment, des scientifiques chinois ont découvert des traces de SARS-CoV-2 dans les excréments de certains humains, ce qui tend à prouver l’existence d’un mode de contamination supplémentaire (20).

Ajoutons que l’orque, particulièrement après les exercices qui réclament beaucoup d’énergie tel le breaching (où l’animal saute complètement hors de l’eau – un spectacle fréquent dans les parcs à thème), a l’habitude d’expirer avec force. Or son souffle contient une large variété d’agents pathogènes (cf. le tableau en annexe, où quinze agents pathogènes potentiels connus ont été identifiés à partir d’exhalations d’orques en liberté) (21).

Outre que ces exhibitions présentent des risques évidents pour la santé humaine, les orques devant être importées de France et des États-Unis souffrent de graves problèmes dentaires (22) (cf. photos en annexe) accompagnés d’infections et d’écoulements purulents – tous fluides corporels qui se retrouvent dans l’eau des bassins. À titre illustratif, nous fournissons plusieurs photos (également jointes à cette lettre) de deux orques détenues aux États-Unis (l’une en Californie, l’autre en Floride) montrant certains des maux qui les affectent en dépit de soi-disant « soins vétérinaires de première classe ».

Étant donné l’épidémie actuelle de SRAS-CoV-2, nous estimons que les niveaux d’alerte et le statut de quarantaine doivent être revus à la hausse concernant ce genre de spectacle. Nous avons bien pris note que la province de Shandong a correctement appliqué l’interdiction de toutes les importations d’animaux aquatiques (y compris aux fins de reproduction). Il y est interdit de visiter les aquariums, les établissements de ce type sont fermés, et toutes les exhibitions et activités liées à la faune aquatique ont été stoppées (23).

En 2019, la Chine, devant le Japon (16 %), détenait 23 % des cétacés captifs dans le monde, soit davantage que tous les autres pays (24). S’y trouvent environ mille cétacés d’au moins treize espèces (25). Bien qu’on n’ait jamais enregistré de transmission de coronavirus de cétacé à l’humain, on a en revanche relevé des cas de contamination de l’humain par de petits mammifères (ex. : civettes masquées et chauves-souris dans le cas du SRAS) (26) et aussi de plus gros (ex. : chameaux dans le cas du MERS) (27). On sait depuis longtemps que de nombreuses espèces animales fonctionnent comme des « réservoirs » de maladies infectieuses telles que les coronavirus, et que des épidémies continueront d’advenir tant chez les mammifères marins que chez les humains.

Il est donc nécessaire de prendre les mesures de précaution qui s’imposent. Nous vous invitons fermement à transmettre ces informations aux autorités chinoises compétentes et à exiger que les orques, ainsi que tous les autres cétacés, soient ajoutés à la liste des animaux sauvages dont l’importation en Chine est interdite de façon permanente. Nous demandons également à ce que l’interdiction des spectacles et la fermeture des aquariums en vigueur dans la province de Shandong soient appliquées à l’échelle nationale, en veillant particulièrement à ce que les animaux détenus en captivité bénéficient d’un bien-être adéquat.

Très cordialement,

Dre Ingrid N. Visser  

Scientifique spécialiste des cétacés
Orca Research Trust
Nouvelle Zélande

De la part de: (co-signataires par ordre alphabétique)

Gitte Andersen, Docteure en médecine vétérinaire
Vétérinaire et propriétaire
Park Animal Hospital Mississauga
Canada

Monica K. H. Bando, BS, MS, BVSc, PhD
Vétérinaire spécialiste de la faune sauvage
Conseil, Global Animal Welfare

Maddalena Bearzi, PhD
Présidente Ocean Conservation Society
USA

Jean-Michel Cousteau Environnementaliste / Éducateur / Producteur de films
Fondateur OCEAN Futures Society
USA

Chris Draper, PhD
Chef du département de bien-être animal et de la captivité
Fondation Born Free
Royaume-Uni

Silvia Frey, PhD
Biologiste de la conservation marine
KYMA Sea Conservation & Research
Suisse

Toni Frohoff, PhD
Biologiste comportementale de la faune sauvage
TerraMar Research
USA

Deborah Giles, PhD
Directrice scientifique et de recherche
Directrice Wild Orca
USA

Julie Hébert, Docteure en médecine vétérinaire, ABVP Vétérinaire (cheffe du service des animaux exotiques)
Centre Vétérinaire Laval,
Canada

Sophie Hébert-Saulnier, Docteure en médecine vétérinaire
Vétérinaire spécialiste des animaux exotiques et de la faune sauvage
Hôpital pour oiseaux et animaux exotiques de Montréal, Montréal
Canada

Erich Hoyt 
Chercheur associé
Whale and Dolphin Conservation
Royaume-Uni

Samuel Hung, PhD
Biologiste spécialiste des dauphins
Hong Kong Dolphin Conservation Society
Hong Kong

Mark Jones, BVSc, MSc (Stir), MSc (UL), MRCVS, vétérinaire et directeur stratégique
Fondation Born Free
Royaume-Uni

Rob Laidlaw, CBiol et MRSB
Fondateur et PDG Zoocheck
Canada

Heather Rally, Docteure en médecine vétérinaire
Vétérinaire spécialiste de la faune sauvage
Application des lois relatives aux animaux détenus en captivité
Fondation PETA
USA

Naomi A. Rose, PhD
Scientifique spécialiste des mammifères marins
Animal Welfare Institute
USA

Christelle Roy-Corbin, Docteure en médecine vétérinaire, MSc Vétérinaire spécialiste des animaux exotiques et de la faune sauvage
Hôpital pour oiseaux et animaux exotiques de Montréal, Montréal
Canada

Jan Schmidt-Burbach, Docteur en médecine vétérinaire, PhD
Directeur de recherche sur la faune et le bien-être animal
World Animal Protection
Allemagne / Thaïlande

Thomas I. White, PhD
Éthicien
Oxford Centre for Animal Ethics
Royaume-Uni

Lindy Weilgart, PhD
Biologiste spécialiste des cétacés
Université Dalhousie
Canada

Poissons en décomposition et morceaux de poisson au fond d’un des bassins des orques, au Shanghai Haichang Ocean Park, Shanghai, Chine (photo prise le 18/12/2018). © Ingrid N. Visser).Photo prise autour du 6/8/2017 par hunter.d.photography au SeaWorld de San Diego, Californie, USA.

Kasatka, orque femelle née dans la nature (à droite), victime d’un agent pathogène dont le nom n’a pas été divulgué. Comme on le voit sur l’image, ce pathogène cause de vastes lésions sur l’ensemble de son corps. Soulignons le fait qu’au cours de cette épidémie, Kasatka est détenue en compagnie d’une autre orque.

Kasatka, victime du même agent pathogène, peut-être à un stade plus précoce (étant donné qu’on ignore la date de la photo ainsi que son auteur), au SeaWorld de San Diego, Californie, USA.Photo prise autour du 16/6/2017 par un lanceur d’alerte au SeaWorld de San Diego, Californie, USA.

Kasatka (également en gros plan, ci-dessous), victime d’un agent pathogène dont le nom n’a pas été divulgué. Comme on le voit sur l’image, ce pathogène cause des lésions étendues sur l’ensemble de son corps.

Notes:

1.      https://web.archive.org/web/20…

2.      Mihindukulasuriya, K. A., Wu, G., St. Leger, J., Nordhausen, R. W. et Wang, D., 2008, « Identification of a novel coronavirus from a beluga whale by using a panviral microarray », Journal of Virology, 82 : 5084 – 5088,

http://dx.doi.org/10.11…

3.      Woo, P. C. Y., Lau, S. K. P., Lam, C. S. F., Tsang, A. K. L., Hui, S. W., Fan, R. Y.Y., Martelli, P. et Yuen, K. Y. (2014), « Discovery of a novel bottlenose dolphin coronavirus reveals a distinct species of marine mammal coronavirus in Gammacoronavirus », Journal of Virology, 88 (2) : 1318 – 1331.

4.      https://one-voice.fr/news/s…

5.      https://www.nationalgeographic…

6. Voir le rapport (publié par la Cour) de la Dre Ingrid N. Visser concernant une orque captive détenue au Seaquarium de Miami, et faisant référence à un certain nombre d’agents pathogènes résistants aux médicaments : les « super bugs » Staphylococcus aureus (MRSA) (résistant à la méthicilline S. aureus), Staphylococcus sp. (CoNS, coagulase négative), Escherichia coli sp. #2 (résistant). Cas 1 : 15-cv-22692-UU, Florida Southern District Docket, 2016. En outre, plusieurs décès récents d’orques survenus à SeaWorld sont liés à des agents pathogènes résistants aux médicaments. Cf. par exemple le cas de l’orque femelle Unna : https://slate.com/news-and-pol…

7.  https://www.thedodo.com/seawor…

8.  Cf. l’article de presse où il est écrit que SeaWorld n’a pas publié le rapport d’autopsie de l’orque figurant dans le documentaire Blackfish : https://web.archive.org/web/20…

9.  Rally, H. D., Baur, D. C., McFeeley, M. (2018), « Looking behind the Curtain: Achieving Disclosure of Medical and Scientific Information for Cetaceans in Captivity through Voluntary Compliance and Federal Enforcement », Animal Law. Lewis & Clark Law School, 24 : 303.

10.  https://web.archive.org/web/20…

11.  https://web.archive.org/save/h…

12.  Rozanova, E. I., Alekseev, A. Y., Abramov, A. V., Rassadkin, Y. N. et Shestopalov, A. M. (2007), « Death of the killer whale Orsinus [sic] orca from bacterial pneumonia in 2003 », Russian Journal of Marine Biology, 33 (5) : 321-323.

13.  Kielty, J. (2011), Marine Mammal Inventory Report (Deficiencies), St Pete Beach, Floride, USA, The Orca Project Corp (rapport non publié, disponible sur : https://theorcaproject.wordpress.com/2011/03/18/noaa-nmfs-marine-mammal-inventory-report-deficiencies/), 25 pages.

14.  Ridgway, S. H. (1979), « Reported causes of death of captive killer whales (Orcinus orca) », Journal of Wildlife Diseases,

15 (1) : 99-104. 15.  Buck, C., Paulino, G. P., Medina, D. J., Hsiung, G. D., Campbell, T. W. et Walsh, M. T. (1993), « Isolation of St. Louis encephalitis virus from a killer whale », Clinical and Diagnostic Virology, 1 : 109-112.
Jett, J., Ventre, J., Vail, C. et Dodson, L. (2012), « Evidence of lethal mosquito transmitted viral disease in captive Orcinus orca », 4e Conférence sur la santé des mammifères marins, Mote Marine Laboratory and Aquarium, Sarasota, Floride. 5.
Jett, J. et Ventre, J. M. (2012), « Orca (Orcinus orca) captivity and vulnerability to mosquito-transmitted viruses », Journal of Marine Animals and Their Ecology, 5 (2) : 9-16.
St. Leger, J., Wu, G., Anderson, M., Dalton, L., Nilson, E. et Wang, D. (2011), « West Nile Virus infection in killer whale, Texas, USA, 2007 », Emerging Infectious Diseases, 17 (8) : 1531-1533.

16.  Marino, L., Rose, N. A., Visser, I. N., Rally, H. D., Ferdowsian, H. R. et Slootsky, V. (2019), « The harmful effects of captivity and chronic stress on the well-being of orcas (Orcinus orca) », Journal of Veterinary Behavior : https://doi.org/10.1016/j.jveb.2019.05.005.

17.  https://web.archive.org/web/20…

18.  https://ghss.georgetown.edu/ih…

19.  Potter, S. L. (2013), Antimicrobial resistance in Orcinus orca scat: Using marine sentinels as indicators of pharmaceutical pollution in the Salish Sea, thèse de Master, p. 125, Evergreen State College.

20.  https://www.scmp.com/news/chin…

21.  Raverty, S. A., Rhodes, L. D., Zabek, E., Eshghi, A., Cameron, C. E., Hanson, M. B. et Schroeder, J. P. (2017), « Respiratory microbiome of endangered Southern Resident killer whales and microbiota of surrounding sea surface microlayer in the Eastern North Pacific », Scientific Reports, 394 : 1-12.

22.  Visser, I. N., Jett, J. et Ventre, J. (2019), INOUK – Captive 20-year-old male orca, with chronic and extensive tooth damage, Rapport préparé pour One Voice (www.one-voice.fr), mars 2019, 25 pages.

23.  https://web.archive.org/web/20…

24.  https://www.worldanimalprotect…

25.  http://chinacetaceanalliance.o…

26.  https://www.ncbi.nlm.nih.gov/p…

27.  https://web.archive.org/web/20…

« Interview » du dresseur des dix tigres dans le camion !

« Interview » du dresseur des dix tigres dans le camion !

« Interview » du dresseur des dix tigres dans le camion !
20.03.2020
Oise
« Interview » du dresseur des dix tigres dans le camion !
Exploitation pour le spectacle

Nos enquêteurs ont réussi à obtenir les confidences de Mario Masson, le dresseur des tigres maintenus à l’année dans les cages d’un camion. Ses propos sont édifiants, autant par rapport à ce qu’il confie lors de l’ «interview» qu’à la manière dont la réalité est tronquée. Comparés aux éléments dont nous disposons, ils permettent une belle mise en perspective…

En fait de neuf tigres, il y en a en réalité dix. Tara, Junior, Sumak, Ima, Houna, Hister, Rañi, Ashley, Bégum et Douglas sont confinés à l’année dans le camion, comme nous l’a signalé une personne du voisinage. Sachant que les autorités traiteraient à la légère nos accusations, les avocats des dresseurs affirmant que tout est légal, nous avons pris le parti d’une enquête au long cours. Car en France, pour obtenir des éléments qui tiennent en justice contre les exploitants d’animaux, y compris sauvages et dangereux pour les humains, il faut se lever de bonne heure ! Forts de nos expériences passées où un seul élément ne suffit jamais, pendant des mois, nous avons documenté cette détention d’animaux sauvages qui n’a cours ni dans un cirque itinérant ni dans un zoo, mais hors des clous de la légalité.

Cacher ces tigres permet de dire ce qu’on veut aux journalistes

Pendant six jours d’affilée, au début du mois de janvier, les tigres ont été enfermés du matin au soir. À l’instant où nous avons diffusé les images, et comme par magie, le dresseur et sa femme ont fait installer le parc d’ébat, afin de faire croire aux journalistes de télévision venus pour l’occasion que cet espace était ménagé à l’année, et que les tigres en profitaient chaque jour.

Pourtant, quand nos enquêteurs s’y sont rendus, à la mi-février, les tigres étaient, encore une fois, et ce malgré le « parc » grillagé déployé resté en place depuis, enfermés dans le camion.

Le temps que nous attendions que Mario Masson arrive, sa femme a demandé à l’employé en charge de nettoyer les cages et de nourrir les félins de sortir quatre d’entre eux, Tara, Junior, Sumak au pelage blanc et la nerveuse Ima, pour donner l’illusion d’une routine quotidienne.

Contradictions sur contradictions

Mario Masson assure que lorsqu’ils ont été filmés enfermés pendant six jours, cela était exceptionnel, qu’ils revenaient à peine d’un gala le 24 ou le 25 décembre, et que son employé avait besoin de vacances. À d’autres journalistes, il disait qu’ils allaient tout juste partir !
Il a poussé le boniment jusqu’à affirmer que plusieurs jours étaient nécessaires pour préparer le camion à partir et à tout réinstaller… En réalité, et nous l’avons parfaitement documenté, avant de se rendre au festival du cirque dans la Sarthe en novembre 2019, le parc d’ébat n’était pas installé. Et lors du départ, il ne leur faut pas plus de quelques heures pour placer les grilles et filets, les passerelles et tabourets, le bassin et les tigres dans le camion !

On ne donnera donc pas trop de poids aux paroles du dresseur d’animaux sauvages « depuis 43 ans », qui change de version comme le vent fait tourner les girouettes…

Sur place, loi du plus fort, soumission et stress

Ce que l’on a constaté de près, ce sont les terribles stéréotypies dont souffrent ces tigres : ils marchent de long en large, tournent en rond dans les cages. Ils sont à l’étroit, soumis à une vie en communauté, alors que ce sont des êtres solitaires dans la nature. Cette promiscuité a des conséquences délétères sur la santé mentale de ces tigres – hybrides pour la plupart – séparés de leur mère dès le plus jeune âge, comme cela nous est confirmé par Mario Masson, qui vante les mérites des biberons donnés par son épouse, enfant de la balle, de circassiens belges.

Le désœuvrement des pauvres tigres fait peine à voir, les agacements et tensions qui rythment leurs rapports sont palpables. Deux groupes ne se supportent pas, et le jeune mâle, Douglas, est même isolé des autres – preuve que les faire cohabiter ne va pas de soi. Très visibles pour ceux qui connaissent les grands félins, ces tensions chez ces tigres captifs sont décrites en détail dans l’expertise que nous avons obtenue d’un spécialiste de la faune sauvage.

«Le stress ! Les vidéos fournissent des preuves accablantes que ces animaux subissent des contraintes permanentes à cause de leurs conditions de vie exiguës et limitées.»John Knight, BV & Med, MSB, MRCVS (Membre du Collège Royal des Chirurgiens Vétérinaires) – Vétérinaire indépendant, consultant en gestion des zoos et de la faune.

L’éléphante Betty, cédée à un confrère, est toujours exploitée!

Le circassien admet qu’il y a de moins en moins de spectateurs dans les cirques. C’est pourquoi avec sa femme ils ont mis la clé sous la porte de leur chapiteau, le Cirque Maximum, il y a douze ans. En 2006, au très jeune âge de 23 ans, Tatcha, l’une de ses éléphantes, contrainte aux travaux forcés dans cette famille de circassiens habituée à exploiter la vie sauvage depuis six générations, est morte après une lente et douloureuse agonie. Il ne la mentionnera évidemment pas. Pas plus que les poursuites, qu’il a fuies, engagées contre lui aux Pays-Bas pour maltraitance sur Betty, l’amie de Tatcha depuis leur capture en Afrique dans les années 1980, et dernière de ses éléphantes. Il nous dit qu’il l’a placée chez un « confrère » qui en avait déjà quatre. Betty continue donc d’être exploitée…

« Le soutien du gouvernement »…

Pour lui, les conditions de détention de ces tigres sont légales, ce qui est faux selon les textes. Le dresseur se vante d’avoir eu en ligne les services vétérinaires de la préfecture, la DDCSPP, qui l’ont assuré de leur soutien. La surface – légale (dit-il) – de 7 m2 par tigre n’est en rien acceptable quand l’établissement a établi domicile dans un lieu fixe. Et la nuit, c’est encore pire : les tigres dorment dans des cages minuscules fermées, contigües les unes aux autres, en enfilade…

Bientôt la retraite ?

À présent, essentiellement sans revenus et poussés par la diffusion de nos images, le dresseur et son épouse disent chercher à acheter un terrain pour construire des lodges proches de la nature afin de profiter d’une retraite pour eux et leurs tigres. On pourrait presque s’en réjouir, si ce n’est qu’il annonce vouloir encore et toujours exploiter ses tigres, en proposant aux gens de se faire prendre en photo des tigreaux dans les bras, donc de continuer à les faire se reproduire.
Il dit que ce projet est prévu de longue date, et que la diffusion de nos images a précipité leur décision de partir à la retraite et au vert.

Trop beau pour être vrai…

Mais peut-on réellement les croire ? Le couple a fait l’acquisition récente d’un mâle reproducteur, âgé d’à peine deux ans ! Avec sept femelles, il pourra continuer à faire naître en captivité des tigres qui ne vivront jamais en liberté, en les vendant à ses confrères, ou en alimentant des trafics de bébés. Au détour de l’interview, le dresseur nous apprend que si les lodges fonctionnent, il n’est pas exclu que leur fils reprenne l’affaire… ce qui signifie des dizaines d’années de captivité et d’exploitation pour ces tigres qui sont tous encore jeunes, de son propre aveu.

Une bataille en justice en arrière-plan

Les époux Masson disent avoir déposé plainte contre X contre les personnes ayant filmé les tigres, et contre nous, One Voice, pour avoir diffusé les images. Mais où est cette plainte ?

Quant à nous, nous avons déposé une plainte entre autres pour mauvais traitements commis par un professionnel. Espérons que les boniments du dresseur n’aveugleront pas les juges comme ils semblent troubler la vue des pouvoirs publics locaux.

Lettre du 16 mars à Elisabeth Borne

Lettre du 16 mars à Elisabeth Borne

Lettre du 16 mars à Elisabeth Borne
16.03.2020
Lettre du 16 mars à Elisabeth Borne
Exploitation pour le spectacle

Parce que l’arrêté contre la propagation du covid-19 précise la fermeture des chapiteaux et donc des cirques, il y a là un risque majeur d’une hécatombe pour les animaux qui y sont détenus. Nous avons écrit au ministère de la Transition ecologique et solidaire: nous nous tenons prêts à leur venir en aide.

Madame Elisabeth Borne
Ministre de la Transition Écologique et Solidaire
246 boulevard Saint-Germain
75007 Paris

Vannes, le 16 mars 2020

Madame la Ministre de la Transition écologique et solidaire,

Suite au décret n° 2020-247 du 13 mars 2020 relatif aux réquisitions nécessaires dans le cadre de la lutte contre le virus covid-19 et à l’arrêté du 14 mars 2020 portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19, les chapiteaux vont devoir cesser leur activité de représentation.

Au-delà de notre solidarité et de notre soutien inconditionnel aux humains qui traversent ces moments inédits et difficiles, notre association One Voice est particulièrement soucieuse des conséquences de cette crise sanitaire sur l’ensemble des animaux de compagnie, domestiques, sauvages captifs ou apprivoisés détenus dans les établissements itinérants.

La situation économique de certaines de ces petites structures, privées de tout revenu, risque de se dégrader rapidement avec un impact sur le bien être voire même l’état de santé des animaux lesquelsrequièrent des soins souvent coûteux.

Notre association One Voice se tient donc prête à venir en aide à ces animaux.

Nous sommes en mesure de mobiliser, à nos frais et rapidement, tant la logistique nécessaire à l’acheminement des animaux, que notre réseau de partenaires, pour trouver des structures d’accueil adaptées aux besoins de chaque animal.

Restant à votre disposition, nous vous remercions de l’attention portée à ce courrier et vous prions de croire, Madame la Ministre, à l’assurance de notre parfaite considération.

Muriel Arnal
Présidente de One Voice

Australie: un immense merci pour votre soutien!

Australie: un immense merci pour votre soutien!

Australie: un immense merci pour votre soutien!
07.03.2020
Australie
Australie: un immense merci pour votre soutien!
Animaux sauvages

Le cataclysme climatique en Australie a déjà détruit plus de 10 millions d’hectares de forêts et 40 % de la biodiversité du pays. Aujourd’hui, même si le sujet semble oublié des médias, l’île-continent brûle toujours. Alors que plus d’un milliard d’animaux ont péri, des associations locales se démènent au chevet des survivants. Merci à tou-t-es celles et ceux qui ont renfloué notre Fonds d’Actions Solidaires pour leur porter secours en urgence!

Crédits photos : Animals Australia, Shoalheaven Bat Clinic, Vets For Compassion, Wildcare

Nous nous réjouissons que vous ayez répondu massivement à notre appel à l’aide du 7 janvier dernier pour l’Australie ! Un immense merci à tou-te-s celles et ceux qui ont participé… Votre mobilisation nous a permis de relancer notre Fonds d’Actions Solidaires et de répondre rapidement aux immenses besoins de ce pays toujours en proie aux flammes !

Priorité donnée aux petites associations

Grâce à votre générosité, nous avons pu soutenir les actions d’associations locales. Nous avons pris conseil auprès de nos partenaires australiens du film Kangaroo pour sélectionner des structures sérieuses et fiables, en accordant une attention particulière à celles qui manquaient le plus cruellement de moyens.

  • Vos dons vont permettre à l’association Wildcare de continuer à nourrir et abreuver les animaux survivant dans des zones dévastées, aussi longtemps que nécessaire. Les bénévoles distribuent fruits et légumes à la faune en détresse sur de très vastes étendues. Mais ils désespéraient de pouvoir poursuivre leur action à cause du coût énorme d’une telle quantité d’aliments (même achetés en gros au meilleur prix), ainsi que celui de l’essence nécessaire pour parcourir tant de kilomètres. Désormais, l’équipe ne rencontre plus d’obstacle pour s’occuper des animaux esseulés, y compris les plus petits d’entre eux. Les bébés kangourous, koalas et opossums orphelins bénéficient d’une prise en charge spéciale. Ils sont placés bien à l’abri dans des poches douillettes ou des incubateurs et profitent de préparations à base de lait.
  • Les chauves-souris — grandes oubliées dans la liste des victimes et pourtant terriblement impactées par les incendies — sont soignées à la Shoalheaven Bat Clinic. Avec beaucoup d’ingéniosité, cette petite association est parvenue à créer un lieu extraordinaire pour s’en occuper. Grâce à vous, une seconde volière va pouvoir être construite et accueillir d’autres bébés en perdition.
  • Les bénévoles de Geco interviennent après les feux de forêt pour préserver toute forme de vie qui y subsiste. Ils prennent soin des arbres et de la flore endommagés autant que des animaux qui en dépendent. Votre aide leur est d’un précieux secours pour mener à bien ce travail titanesque.
  • Chez Vets For Compassion, les vétérinaires bénévoles et leurs équipes se rendent sur les lieux des incendies au plus près du chevet des animaux, et grâce à vos dons, avec de la nourriture et surtout des fournitures médicales et du matériel renouvelés.
  • Les fonds alloués à l’association Wildlife Rescue South Coast vont lui permettre d’aider à reconstruire les nurseries ainsi que les lieux d’accueil et de convalescence détruits dans le bush pour les animaux blessés et brûlés.
  • Wires et Animals Australia sont deux grandes associations qui redistribuent les fonds à de petites structures qu’elles connaissent.

Chantier colossal

Nous sommes très émus et heureux d’avoir pu débloquer une aide globale de 78 000 € et de secourir, grâce à vous, ces êtres ayant vécu l’enfer ! Nous n’oublions pas leurs congénères ayant péri dans les flammes, ces images de kangourous paniqués tentant vainement de fuir, de koalas encerclés, désespérés, résignés jusqu’à la morsure du feu, de tous ces animaux asphyxiés et brûlés… Le désastre et la peine sont immenses, mais nous savons que grâce à l’extraordinaire élan du cœur que nous partageons avec vous, des millions d’individus ont pu être sauvés, ou le seront. Alors que leur terre natale se consume encore et que leur situation est loin d’être stabilisée, nous restons mobilisés et nous vous savons à nos côtés.

Léa nous a quittés

Léa nous a quittés

Léa nous a quittés
06.03.2020
Léa nous a quittés
Animaux familiers

Léa, cette douce chienne que nous suivions depuis 2016 après qu’elle eut enduré les pires sévices, s’est éteinte… en paix. Entourée par l’amour infini de sa famille d’accueil, elle aura goûté la joie de vivre pendant plus de quatre ans.

Lysiane et Philippe sont bouleversés. Ils ressentent un terrible vide depuis la disparition de Léa, la jolie chienne qu’ils avaient recueillie au sortir de son calvaire. Des liens extrêmement forts s’étaient tissés entre eux et l’ancienne martyre d’un redoutable zoophile, que nous étions parvenus à faire incarcérer en 2016.

Terrible perte

Le couple nous a écrit un témoignage poignant. Bien sûr, il connaissait la terrible histoire de la chienne, les ignominies qu’elle avait subies, ses fragilités cardiaques. Mais, même en ayant la conscience accrue qu’elle ne serait pas éternelle, le deuil s’avère très difficile: «Léa avait pris une place que jamais nous n’aurions pu soupçonner, en ce 30 octobre 2015, quand, devenant famille d’accueil, elle était entrée dans notre vie.»

Quatre ans de bonheur

C’est avec une immense générosité que ces humains bienveillants avaient ouvert leur porte à la malheureuse. Nous leur avions proposé de prendre en charge l’accompagnement comportemental de Léa afin de l’aider à se reconstruire. Nous la suivions de près en assumant également les lourds traitements dont elle avait besoin. Son cœur avait gravement pâti des agressions passées… Pourtant, entourée d’amour et de patience, elle avait réussi à panser progressivement les traumatismes physiques et psychiques de sa précédente existence. Petite chienne intelligente et sensible, elle avait su mettre de côté ses souffrances pour adopter ses compagnons humains «dans une relation complice et porteuse de joies immenses». Grâce à eux, elle a pu savourer de multiples bonheurs. Elle adorait notamment le bord de mer, «demandant avec beaucoup de vigueur à retrouver le sable sous ses pattes et les grands espaces pour enfin respirer librement». Mais ce sont surtout la présence de ses proches, les nombreux câlins et les attentions qui la comblaient.

 

Unis à jamais

La présence sans faille à ses côtés de Lysiane et Philippe, les interminables parties de jeu avec Axel, l’autre chien du foyer, auront permis à Léa de retrouver l’insouciance et une envie de vivre communicative. Aujourd’hui, alors que la fatigue l’a finalement emportée, nous partageons la peine de sa famille. Mais nous devons garder au cœur la flamme qui l’habitait et penser aux merveilleuses années qu’elle a connues avec les siens. Elle brillera pour toujours.