Les blaireaux s’apprêtent à vivre neuf mois et demi d’enfer !

Les blaireaux s’apprêtent à vivre neuf mois et demi d’enfer !

Chasse
15.05.2019
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Aujourd’hui 15 mai, la chasse la plus cruelle d’Europe ouvre pour 9 mois et demi d’enfer !

Aujourd’hui 15 mai, la chasse la plus cruelle d’Europe ouvre pour 9 mois et demi d’enfer!C’est à la demande des fédérations de chasse que les préfets de 74 départements français autorisent cette chasse scandaleuse. Les blaireaux en font les frais alors qu’ils sont encore en pleine période de reproduction et d’élevage des jeunes! Cela, pour permettre à de plus en plus de chasseurs français de pratiquer cette chasse interdite dans tous les autres pays d’Europe: la vénerie sous terre, ou déterrage!

En
France, les blaireaux ont le triste privilège d’être classés
« espèce gibier avec période complémentaire ». Ce
statut, unique en France, a été fait sur mesure pour permettre la
pratique de la « vénerie sous terre » alors que tous les
autres modes de chasse sont fermés jusqu’à septembre. Ce statut
est en fait pire que celui d’espèces dites nuisibles, car les
pouvoirs publics n’ont même pas à justifier du moindre dégât
pour sacrifier des milliers de blaireaux aux chasseurs en mal de
partie de chasse pendant le printemps et l’été.

Pour
pratiquer le déterrage, les chasseurs se réunissent en
« équipage ». Ils bouchent l’ensemble des entrées de
la blaireautière afin que le ou les blaireaux ne puissent s’en
échapper, ne conservant qu’une seule ouverture, par laquelle ils
font entrer leurs chiens de terrier pour harceler l’animal dans la
galerie.

Acculé,
terrorisé, mordu sans cesse, le blaireau va vivre de longues heures
de résistance à lutter pour sa survie et protéger sa portée
éventuelle.

Guidés
par les aboiements de leurs chiens, les chasseurs creusent, jusqu’à
atteindre leur cible. Selon la nature du terrain, la profondeur de la
galerie, et la précision des chasseurs-terrassiers, cette opération
peut prendre de 3 à 10 heures ! Une fois mis au jour, le
blaireau, stressé et blessé, est saisi à l’aide de pinces
métalliques mesurant de 1,5 à 1,8 mètre. Ainsi extirpé du
terrier, il est alors achevé à coups de dague dans le cœur, de
bâton, ou de carabine, et sa dépouille est jetée aux chiens. Il
n’est pas rare que le blaireau soit livré aux chiens encore
vivant. Il sera alors mis en pièce dans d’affreuses souffrances.
Cette pratique a un nom : la curée, elle est destinée à
exciter chez eux l’ardeur pour ce genre de chasse. Ou à offrir un
spectacle d’une rare violence aux humains.

Pour
tenter de « justifier » ces horreurs, les chasseurs
arguent d’une pratique qui serait « traditionnelle ».
Ce qui est totalement faux. Si effectivement cette pratique est assez
ancienne, elle était, jusqu’à il y a peu, une chasse tout à fait
marginale. C’est sous l’effet de quelques chasseurs, soutenus par
la Fédération Nationale des Chasseurs, que la pratique de la
vénerie sous terre a pris son essor depuis une vingtaine d’année.
Il y a aujourd’hui plus de 3 000 équipages en France!
Soit autour de 75 000 chasseurs et de 130 000 chiens!
Et aucun
quota pour encadrer le massacre de blaireaux! Autant ces
chasseurs veulent en chasser, autant ils en tueront!

Malgré
ce que certains chasseurs prétendent, les blaireaux ne « pullulent »
pas. C’est pour cette raison que dans la plupart des pays
européens, comme en Belgique, Angleterre, Irlande, Pays-Bas,
Danemark, Portugal, Espagne, Italie ou Grèce, ces animaux sont
protégés.

Les
études scientifiques ont montré qu’en France, les densités de
blaireaux sont de 0,1 à 4 ou 5 par kilomètre carré. En Angleterre,
ses densités peuvent atteindre 10 individus au kilomètre carré
sans que cela n’occasionne de dégâts à l’agriculture ou aux
infrastructures.

One
Voice demande que cette
pratique, qui concerne également les renards et les ragondins, soit
enfin interdite en France, comme elle l’est dans l’ensemble de
l’Europe, et réclame la protection des blaireaux, ils ont toute
leur place dans la nature! 

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