Appel à la fermeture mondiale des élevages de visons à l’heure où le gouvernement néerlandais confirme qu’ils peuvent servir de réservoir au COVID-19

Appel à la fermeture mondiale des élevages de visons à l’heure où le gouvernement néerlandais confirme qu’ils peuvent servir de réservoir au COVID-19

Appel à la fermeture mondiale des élevages de visons à l’heure où le gouvernement néerlandais confirme qu’ils peuvent servir de réservoir au COVID-19
04.06.2020
International
Appel à la fermeture mondiale des élevages de visons à l’heure où le gouvernement néerlandais confirme qu’ils peuvent servir de réservoir au COVID-19
Exploitation pour la Mode

La Fur Free Alliance et One Voice exhortent les gouvernements à fermer les élevages de visons dans tous les pays.

Crédit photo: Ongehoord

Vannes (4 juin 2020) – Le gouvernement néerlandais a ordonné l’abattage de milliers de visons dans neuf élevages à partir de ce vendredi, à la suite des conseils d’une équipe d’experts vétérinaires en maladies infectieuses. Selon ces derniers, les élevages de visons pour la fourrure pourraient servir de réservoir au SRAS- COV-2, permettant au virus de rester en circulation pendant une longue période.

Les députés néerlandais ont été informés de la décision du cabinet via une lettre envoyée hier soir par la ministre néerlandaise de l’Agriculture et le ministre de la Santé, du Bien-Être et des Sports. L’enquête de l’équipe néerlandaise de gestion des épidémies de zoonoses fait suite aux propos de la ministre néerlandaise de l’Agriculture qui, le 25 mai dernier, déclarait qu’il était « extrêmement probable » que deux ouvriers travaillant dans des fermes à fourrure aux Pays-Bas aient contracté la COVID-19 auprès de visons infectés par le SRAS-CoV-2.

En réponse aux conclusions du gouvernement néerlandais, la Fur Free Alliance demande la fermeture mondiale des élevages de visons en tant qu’ils sont des réservoirs potentiels pour la COVID-19 et d’autres nouvelles maladies zoonotiques infectieuses.

Les élevages de visons ont été interdits aux Pays-Bas en 2013 avec une échéance pour leur élimination complète d’ici 2024. Ce pays a exploité environ 4,5 millions de visons en 2018. La Fur Free Alliance soutient l’appel des associations animalistes néerlandaises à la fermeture des quelque 128 fermes à fourrure présentes sur le territoire – fermeture qui doit encore être accélérée compte tenu des risques de COVID-19.

Joh Vinding, président de la Fur Free Alliance, déclare :

«Les fermes à fourrure détiennent généralement des milliers de visons dans des rangées de cages, dans des conditions d’insalubrité, de surpeuplement et de stress qui ne sont pas différentes de celles des marchés de la faune actuellement au centre des préoccupations internationales. En plus d’être intrinsèquement cruels, ces élevages, et particulièrement les élevages de visons, sont des vecteurs potentiels de propagation des zoonoses en tant qu’ils sont de véritables réservoirs à coronavirus, favorisant l’incubation d’agents pathogènes transmissibles aux humains. Le monde n’a d’autre choix que d’ouvrir les yeux sur les problèmes posés par ces élevages. Le gouvernement néerlandais et tous les pays producteurs de fourrure comme le Danemark, la Pologne, la France, l’Italie, la Chine, la Finlande, l’Espagne et les États-Unis doivent s’engager à mettre fin à cette pratique inhumaine et à protéger la santé publique»

Le SRAS-CoV-2 a été identifié pour la première fois dans deux élevages de visons aux Pays-Bas le 26 avril, puis dans deux autres élevages de visons du Brabant-Septentrional le 9 mai. Le 15 mai, le SARS-CoV-2 avait également été diagnostiqué chez trois chats vivant dans une ferme à visons. Le 19 mai, la ministre néerlandaise de l’Agriculture, Carola Schouten, a déclaré aux députés que les infections de visons à humains étaient probables. Lorsqu’un deuxième ouvrier agricole a contracté la COVID-19, la ministre a confirmé le 25 mai que la transmission de la maladie des visons aux humains était désormais “extrêmement probable”.

 

La lettre des ministres au Parlement néerlandais stipule qu’on s’attend à ce que davantage d’infections soient détectées dans les prochaines semaines et qu’à mesure que les taux d’infection d’humains à humains diminuent, les infections de visons à humains pourraient augmenter l’incidence du SRAS-CoV-2 chez l’humain. À l’heure actuelle, tous les élevages de fourrure aux Pays-Bas sont soumis à un contrôle obligatoire et des mesures ont été mises en place, dont des restrictions concernant à la fois les visiteurs des élevages et le transport des visons.

Les exploitations non infectées devront continuer d’obéir aux mesures actuellement en vigueur et soumettre chaque semaine les carcasses des animaux décédés « naturellement ». La lettre des ministres précise que le cabinet néerlandais examine la possibilité et la manière d’aider les fermes à fourrure afin qu’elles mettent volontairement fin à leurs activités avant l’échéance de 2024.

La Fur Free Alliance et One Voice sont profondément préoccupées par le bien-être des visons qui contractent ce virus potentiellement mortel. Les recherches menées dans les élevages des Pays-Bas ont montré que les symptômes peuvent entraîner des problèmes « digestifs et respiratoires » et s’avérer mortels pour les animaux. Les visons sont également susceptibles de contracter le virus sans présenter de symptômes. Par conséquent, en plus d’appeler à une interdiction complète des élevages de fourrure, les associations demandent également au gouvernement français de prendre des mesures immédiates pour enquêter sur la propagation potentielle de la maladie au sein des élevages en France, dont des tests obligatoires dans toutes les fermes à visons avec publication des résultats dès que possible, ainsi que l’application des mesures déjà prises aux Pays-Bas, à savoir l’interdiction de tout déplacement de visons, y compris les importations et exportations internationales, la restriction des visites dans les exploitations et l’utilisation d’équipements de protection individuelle (EPI) pour l’ensemble du personnel et des visiteurs.

 

Elevages de visons et chronologie COVID-19 :

  • 26 avril : SARS-CoV-2 est identifié dans deux élevages de visons aux Pays-Bas.
  • 9 mai : SARS-CoV-2 est trouvé dans deux autres élevages de visons du Brabant-Septentrional ainsi que dans des particules de poussière des étables où ils sont détenus.
  • 20 mai : la ministre néerlandaise de l’Agriculture, Carola Schouten, informe les députés de la probabilité qu’un vison infecté par le SRAS-CoV-2 ait transmis le virus à un ouvrier.
  • 3 juin : les ministres néerlandais publient un rapport final confirmant l’abattage des animaux des exploitations infectées, une mesure prise « dans l’intérêt de la santé publique et animale ».

On sait que les principales autres espèces élevées pour la fourrure (les renards et les chiens viverrins) sont infectées par des virus liés au SRAS-CoV et qu’elles sont de potentiels hôtes intermédiaires pour la transmission de ces virus aux humains. On a constaté que les chiens viverrins et les renards vendus sur les marchés humides chinois étaient infectés par le SRAS-CoV.

L’élevage d’animaux pour la fourrure est interdit au Royaume-Uni depuis 2003. Il est prohibé et/ou en cours de suppression dans les pays européens suivants : Autriche, Belgique, Bosnie-Herzégovine, République tchèque, Croatie, Macédoine, Pays-Bas, Norvège, Luxembourg, Serbie, Slovaquie et Slovénie. Le gouvernement irlandais s’est plus récemment engagé à y mettre fin. La Bulgarie, la Lituanie, le Monténégro et l’Ukraine envisagent également de l’interdire. Aux États-Unis, la Californie est devenue en 2019 le premier État américain à bannir la vente de fourrure à la suite d’interdictions similaires dans des villes comme Los Angeles, San Francisco, Berkeley et West Hollywood. En 2020, des législateurs de Hawaï et du Rhode Island ont proposé d’interdire la vente de fourrure à l’instar de certaines villes du Minnesota et du Massachusetts.

L’élevage d’animaux pour la fourrure est cependant toujours autorisé dans d’autres pays. La Chine, le Danemark, la Finlande et la Pologne sont les plus gros producteurs. Dans le monde, environ 100 millions d’animaux sont tués chaque année pour leur fourrure.

Les derniers chiffres disponibles montrent qu’en 2018, environ 35 millions de visons ont été élevés pour la fourrure dans vingt et un pays européens dont le Danemark (17,6 millions), la Pologne (5 millions), les Pays-Bas (4,5 millions), la Finlande (1,85 million), la Grèce et la Lituanie (1,2 million chacune). Les chiffres pour la même période indiquent que 20,7 millions de ces animaux ont été élevés en Chine, 3,1 millions aux États-Unis et 1,7 million au Canada, ce qui porte leur total à environ 60,5 millions.

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« Emprisonner des animaux est cruel, qu’il s’agisse de tigres ou d’orques »

« Emprisonner des animaux est cruel, qu’il s’agisse de tigres ou d’orques »

« Emprisonner des animaux est cruel, qu’il s’agisse de tigres ou d’orques »
04.06.2020
« Emprisonner des animaux est cruel, qu’il s’agisse de tigres ou d’orques »
Exploitation pour le spectacle

John Hargrove est un ancien entraîneur et superviseur d’orques à SeaWorld et Marineland à Antibes, en France, et auteur du best seller « Beneath the Surface ». Cette tribune vient de paraître dans un journal national aux États-Unis. John Hargrove l’a mise à jour pour One Voice afin d’y inclure le Marineland d’Antibes.

Comme le rappelle Valerie Greene dans sa tribune (« Tiger King a montré deux facettes de l’activisme animal », en date du 14 mai), je considérais autrefois qu’entrer chez SeaWorld était un travail de rêve. Je suis tombé amoureux des orques quand j’étais enfant, à l’occasion d’un voyage en famille à SeaWorld. Ma carrière a débuté en 1993, lorsque j’ai obtenu un poste d’apprenti chez SeaWorld au stade des orques. J’ai ensuite gravi les échelons jusqu’au poste d’entraîneur principal le plus élevé au Shamu Stadium.

Au cours de mes quatorze années de carrière, j’ai travaillé avec vingt orques dans trois parcs marins différents. Durant deux ans, j’ai été superviseur en charge du stade des orques de Marineland Antibes, devenant le premier entraîneur au monde à nager avec ces animaux. Ma tâche consistait à leur enseigner toutes sortes de cascades inouïes et à jouer dans l’eau avec eux lors des spectacles donnés dans le stade nouvellement construit. Et c’est mon amour pour eux qui m’a fait remettre ma démission après m’être posé la question primordiale : maintenir des orques ou n’importe quel autre animal en captivité pour le profit est-il une bonne chose ?

J’ai compris que voir des orques et des dauphins faire des tours ne favorisait en rien le respect qui leur est dû et contribuait encore moins à leur survie dans la nature. Tout au contraire, je me suis rendu compte que cela ne faisait que déshumaniser ces animaux très intelligents et glorifier les abus dont ils sont victimes. J’aimais les orques plus que tout, mais j’ai finalement dû admettre que mon amour ne suffisait pas. Il est devenu clair à mes yeux que nous ne serions jamais en mesure de répondre à leurs vrais besoins.

Pour les orques et les dauphins contraints de se produire à SeaWorld ou Marineland, pour les éléphants des cirques redoutant les coups d’ankus, pour les tigres exploités par des individus comme « Joe Exotic », c’est une impasse. Les animaux ne sont jamais des participants volontaires : ce sont des captifs condamnés à obéir, qui souffrent de la faim (on me demandait de priver de nourriture les orques qui ne faisaient pas leur travail – parfois jusqu’aux deux tiers de leurs rations quotidiennes), qui se font battre ou pire encore.

Au moins cinq tigres ont été abattus au zoo routier de « Joe Exotic ». Près de trois douzaines d’éléphants, dont cinq bébés, sont morts aux mains de Ringling Bros., et plus de quarante orques – dont beaucoup de celles avec qui je travaillais – ont péri dans les bassins exigus de SeaWorld. Quatre des sept orques que j’entraînais à Marineland Antibes sont, à l’heure actuelle, décédées. Bien que Shouka soit le premier bébé orque à être né à Marineland, je n’ai pu empêcher que la direction l’éloigne de sa mère Sharkane et la vende en 2002 à un parc marin aux États-Unis. Shouka a passé les dix années suivantes de son existence à l’isolement, dans un bassin d’une fraction de la taille de celui de Marineland. Ce n’est pas de la préservation : c’est du carnage.

Je ne regrette pas mes années passées à SeaWorld ou Marineland en France parce que si je n’avais pas eu la carrière que j’ai eue, je n’aurais jamais été en mesure de révéler au monde le vrai visage de l’industrie de la captivité. Je n’aurais jamais pu fournir de témoignage direct d’une décennie d’expérience en tant qu’entraîneur et superviseur en chef d’orques dans le documentaire Blackfish, ni donner toutes les interviews avec les médias qui ont suivi. J’ai également été témoin-expert auprès du gouvernement fédéral et de la législation californienne qui protège désormais les orques en captivité et a obligé SeaWorld à restreindre significativement la façon dont il les utilise pour le « divertissement ».

Plus important encore, elle a forcé l’entreprise à mettre fin à son programme d’élevage et de séparation des mères orques d’avec leurs petits. Je n’oublierai jamais l’énorme quantité de médicaments que je donnais chaque jour à tant de ces animaux, ni la façon dont j’ai relativisé toutes les maladies qui les ont tués prématurément afin de pouvoir suivre la ligne de l’entreprise. Les slogans édictés par le département des relations publiques de SeaWorld, répétés ad nauseam, « des soins vétérinaires de classe mondiale » et « nos animaux sont en bonne santé et épanouis », sont assurément faux.

Bien sûr, j’ai également perdu mon amie Dawn Brancheau et mon collègue Alexis Martinez. Comme si leur mort n’était pas assez traumatisante, ceux d’entre nous qui ont travaillé à leurs côtés et qui se sont souciés d’eux ont dû écouter en silence la direction de SeaWorld trouver un moyen de blâmer Dawn pour avoir été démembrée. Concernant Alexis, SeaWorld n’a, à ce jour, toujours pas prononcé son nom dans sa tentative de se dédouaner de toute responsabilité dans son décès. Les gens de SeaWorld ont nié sans vergogne, sous serment, savoir même qu’il était dangereux pour les entraîneurs de travailler dans l’eau avec ou à proximité des orques. Un juge fédéral après l’autre a été témoin de leurs mensonges. Ces juges les ont publiquement interpellés dans leurs arrêts cinglants très critiques à l’égard de la manière dont SeaWorld a traité à la fois ses orques et ses entraîneurs.

Alors que la société a évolué et qu’elle est devenue plus instruite, je suis heureux que tant de gens se posent aujourd’hui ces questions cruciales : pourquoi ces animaux sont-ils captifs ? En quoi le fait de détenir des orques en captivité aide-t-il à la préservation des orques dans la nature ? Ne s’agit-il pas plutôt uniquement d’une affaire de profits ?

Pour moi, aimer les orques ne signifiait qu’une chose : partir et ne plus être complice de leur exploitation ni des abus dont elles sont victimes.

Si l’on veut que les animaux de toutes les espèces continuent d’exister, il faut les protéger dans leurs habitats naturels, et non les emprisonner pour le divertissement.

John Hargrove,
Ancien dresseur d’orques à SeaWorld et Marineland à Antibes et auteur du best seller du New York Times « Beneath the Surface », il dédie à présent tout son temps à la défense des orques en liberté.

Vènerie sous terre des blaireaux : six organisations de protection de la nature et de la faune sauvage saisissent le Ministère

Vènerie sous terre des blaireaux : six organisations de protection de la nature et de la faune sauvage saisissent le Ministère

Vènerie sous terre des blaireaux : six organisations de protection de la nature et de la faune sauvage saisissent le Ministère
03.06.2020
Vènerie sous terre des blaireaux : six organisations de protection de la nature et de la faune sauvage saisissent le Ministère
Animaux sauvages

Les associations AVES France, ASPAS, Blaireau & Sauvage, One Voice, Meles et la Fondation Brigitte Bardot ont saisi la Ministre de la transition écologique et solidaire afin de solliciter l’interdiction de la vènerie sous terre des blaireaux.

Les associations AVES France, ASPAS, Blaireau & Sauvage, One Voice, Meles et la Fondation Brigitte Bardot ont saisi la Ministre de la transition écologique et solidaire afin de solliciter l’interdiction de la vènerie sous terre des blaireaux.

Cette pratique consiste à envoyer des chiens dans les terriers des blaireaux afin de les terroriser jusqu’à ce que les chasseurs parviennent à les déterrer puis à les tuer au fusil ou à l’arme blanche, mettant un terme à plusieurs heures de souffrance et de stress infligés à l’animal.

Cette chasse nuit à l’équilibre cynégétique en ce qu’elle entraîne la mort de blaireautins, comme l’a révélé la vidéo de l’association One Voice qui est parvenue à infiltrer un équipage de vènerie sous terre. Les petits, non matures sexuellement, sont tués avant d’avoir eu la possibilité de se reproduire, ce qui nuit à la croissance démographique de cette espèce au rythme de reproduction lent.

 

 

Protégé par la Convention de Berne, les blaireaux ne peuvent être chassés dans de nombreux pays de l’Union européenne. Le Conseil de l’Europe considère d’ailleurs que la vènerie sous terre, spécialité française largement décriée, « ne peut être considérée comme efficace ni humain[e], et constitue un sport ».

Les blaireaux sont victimes d’une réputation injustifiée : les dégâts qui leur sont reprochés sont minimes et en réalité imputables à d’autres espèces telles que les sangliers. Les petits mammifères peuvent en outre aisément être repoussés à l’aide de techniques très simples et peu coûteuses.

Les Préfectures ne sont d’ailleurs jamais en mesure de justifier de la réalité des dégâts qu’ils auraient provoqués. Elles se fondent sur les allégations des chasseurs et ne publient aucune donnée démontrant l’existence d’éventuels dégâts.

Cette pratique cruelle et injustifiée, tant scientifiquement que légalement, n’a donc aucune raison de perdurer en France, pays signataire de la Convention de Berne et qui se pose en défenseur de la biodiversité.

Les six organisations demandent donc au Ministère de la transition écologique et solidaire d’interdire cette pratique et de veiller à ce qu’aucune période complémentaire de chasse par vènerie sous terre ne soit autorisée sur le territoire national.

En pièce jointe : demande formelle adressée au Ministère de la transition écologique et solidaire, rédigée avec l’aide du cabinet GEO AVOCATS

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Infiltration chez des déterreurs de renardeaux

Infiltration chez des déterreurs de renardeaux

Infiltration chez des déterreurs de renardeaux
28.05.2020
France
Infiltration chez des déterreurs de renardeaux
Animaux sauvages

Nos enquêteurs ont infiltré le milieu du déterrage. En France, on peut massacrer après les avoir déterrés des renards roux de tous les âges, toute l’année, y compris pendant la période de reproduction. Une pratique cruelle et violente, qui ne laisse aucune chance aux animaux condamnés. Leur statut d’espèce susceptible d’occasionner des dégâts, publiée par le ministère de la Transition écologique et solidaire, permet ainsi aux chasseurs spécialisés dans la « vénerie sous terre » d’aller les chercher à la pince, avec des chiens, d’ouvrir les terriers comme des tranchées de plusieurs mètres de profondeur, de couper des racines d’arbre à la hache… pour le plaisir d’occuper leurs samedis à tuer des renardeaux à coups de barre de fer sur le crâne, ou en intimant l’ordre aux chiens dressés de les déchiqueter sur place. Les images que nous avons rapportées, faisant face au danger, font froid dans le dos.

Il est huit heures du matin, et les déterreurs sont sur le pied de guerre.
Après une ronde de surveillance pour voir quels terriers de renards et blaireaux sont occupés en prévision de l’ouverture de la chasse aux blaireaux, ils choisissent un terrier de renards roux sur le terrain d’un propriétaire qui veut en être débarrassé, accompagnés du président local de la fédération des chasseurs.

À l’orée du terrier, une odeur spécifique, acide et sucrée, d’urine, d’humus et de sous-bois. Si l’on ne connaît pas l’odeur des renards, on pourrait penser que c’est la forêt qui sent ainsi. Mais ici a élu domicile une famille renards. Outre les oiseaux qui gazouillent dans les cimes des arbres, le silence règne alentour. Le bois est paisible, les routes, les champs et les habitations sont loin.

 

 

 

 

Trois nouveau-nés tués devant des enfants

Sous terre, les trois petits attendent leur maman pour manger. Ils dorment tranquillement, quand ils perçoivent les premiers aboiements étouffés. Ce sont des voix inquiétantes. Le sol tremble plusieurs fois, d’autres cris s’insinuent dans les galeries, qui relancent les aboiements. Les petits appellent la renarde à leur secours, sans succès. Les aboiements se rapprochent, sans arriver jusqu’à eux.

Puis les chiens font irruption dans le recoin du terrier où leur mère les avait cachés. Dans la lumière aveuglante, ils seront extirpés avec des pinces à pic ou enserrés dans les mâchoires des chiens. Ils éprouveront soudainement une première douleur lancinante à la tête, puis une deuxième, sentiront le sang couler de leur truffe, de leurs flancs et leur corps entier sera secoué de spasmes incontrôlables, jusqu’à la perte de connaissance finale, après avoir agonisé les uns près des autres, exposés, vulnérables face à leurs assaillants…

À l’étranger, y exposer des enfants ferait l’objet d’un signalement à la protection de l’enfance

Comme l’ont rapporté nos enquêteurs, un très jeune adolescent ainsi qu’un enfant d’à peine cinq ans seront exposés à la traque et à la mise à mort de ces renardeaux. Pire encore, le préadolescent sera poussé à les tuer. Une pratique initiatique pour le jeune « apprenti ». Il se révélera trop timoré aux yeux de ses aînés. Il se fera arracher la lourde pince des mains et assistera, comme l’ensemble de l’équipage de vénerie sous terre, à la mise à mort de trois renardeaux d’à peine quelques mois, à coups de pince sur le crâne. Durant de longues secondes, leurs petits corps seront agités de spasmes… sous les yeux de l’enfant encore en maternelle…

One Voice sollicite l’intervention du Défenseur des droits. Nous lui faisons part de notre inquiétude vis-à-vis des effets délétères sur le développement physique et psychologique de ces enfants exposés à une telle violence.

Les corps des renardeaux jetés avec les mégots de cigarettes

Le dernier renardeau perdra la vie avant même de découvrir les rayons du soleil, secoué entre les mâchoires serrées du Jagdterrier, dressé pour tuer et lui-même épuisé. Enfin, le méfait, légal, sera célébré par une poignée de main satisfaite. Les petits seront photographiés, leurs meurtriers souriant autour de leurs cadavres, puis jetés dans le trou, ensevelis… et avec eux, des dizaines de mégots de cigarettes fumées au cours de ces six heures de traque.

Des arrêtés attaqués mais sans cesse renouvelés

Pendant que ces trois renardeaux perdent la vie, les fédérations de chasseurs font pression sur les préfets pour obtenir toujours plus d’arrêtés permettant de traiter les renards comme des nuisibles à abattre toute l’année, de jour comme de nuit,, par piégeage, tir, chasse à courre… pour avoir le plaisir de tuer même quand la chasse est fermée. Car les renards, en sus du reste, se voient retirer leur statut d’êtres sensibles, nier leur rôle essentiel dans la biodiversité et jusqu’au droit d’exister, tout simplement. Sans cesse, nous attaquons les arrêtés préfectoraux concernés (souvent publiés contre l’avis du public), et la justice nous donne raison. À de rares mais notables exceptions les renards sont épargnés car la justice, saisie en urgence s’interpose face aux chasseurs et aux préfectures.
Mais le plus souvent, et c’est pourquoi il est si important que la législation change, la justice rend ses décisions alors que les renards sont déjà morts. Nous donnant raison contre les préfets, mais trop tard.

Ça suffit ! Faisons interdire le déterrage !

Nous nous battons sans relâche pour faire interdire la vénerie sous terre avec le soutien de plus de huit Français sur dix et toutes les chasses traditionnelles. Soutenez toutes nos actions pour sauver les renards, et apportez votre soutien pour réformer la chasse ! Nous réclamons également depuis des années que les renards roux soient retirés de la liste des animaux considérés comme des nuisibles (susceptibles d’occasionner des dégâts), et traités comme tels par le ministère de la Transition écologique et solidaire.

J’aime les renards !! Écrivons en masse à la ministre de la Transition écologique et solidaire !

Via Twitter

Des centaines de milliers de renards sont massacrés toute l’année, car considérés comme nuisibles par @Ecologie_Gouv. @Elisabeth_Borne, interdisez la pratique sadique de la vénerie sous terre! #JAimeLesRenards #RenardsNuisiblesVraiment https://www.jaimelesrenards.fr

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Le déterrage, c’est ces renardeaux mis à mort à coups de pince devant des enfants! @Ecologie_Gouv @Elisabeth_Borne, retirez les renards de la liste des “nuisibles” et interdisez la vénerie sous-terre! #JAimeLesRenards #RenardsNuisiblesVraiment https://www.jaimelesrenards.fr

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Via e-mail

Chère Madame la Ministre de la Transition écologique et solidaire,

Ce que j’ai découvert suite à l’investigation de One Voice chez les déterreurs de renardeaux me révolte (https://www.jaimelesrenards.fr).

Des centaines de milliers de renards sont massacrés toute l’année. Jusqu’à un million meurent, car considérés comme nuisibles. Ils figurent sur la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts que tient à jour votre ministère. Retirez les renards de cette liste.

Le déterrage, c’est ces renardeaux mis à mort à coups de pince devant des enfants!

J’aime les renards. Interdisez la pratique sadique de la vénerie sous terre!

Respectueusement

 

Formulaire de contact du ministère

Signez les pétitions

Signez pour une réforme radicale de la chasseSignez la pétition « RENARDS. NUISIBLES, VRAIMENT ?! »

Arguments pour les consultations publiques sur la chasse aux renards

Arguments pour les consultations publiques sur la chasse aux renards

Arguments pour les consultations publiques sur la chasse aux renards
26.05.2020
Arguments pour les consultations publiques sur la chasse aux renards
Animaux sauvages

À la suite de la publication de nombreux arrêtés préfectoraux en faveur de la chasse aux renards, nous vous proposons des arguments pour participer aux consultations publiques et vous opposer à ces massacres.Comme toujours, les avis ne sont pas pris en compte par les autorités préfectorales s’ils sont jugés injurieux, opposés à la chasse par principe, hors sujet, etc. Il faut à tout prix éviter également les copiés-collés et les avis trop polarisés. Reformulez donc avec vos propres mots, tout en veillant à rester dans un registre qui sera pris en compte par les préfectures concernées!

Les renards : des animaux uniques encore méconnus

Présents partout en France, les renards sont des animaux hautement sensibles et intelligents. Méconnus et persécutés toute l’année, ce sont des animaux extraordinaires qui méritent notre respect et notre protection.

Chasseurs hors pair, les renards sont omnivores et opportunistes. Ils se nourrissent aussi bien de petits mammifères que de végétaux, de fruits, d’insectes et de graines, participant ainsi à la dissémination des graines. Ce sont donc des acteurs essentiels de la diversification de la flore et des paysages.

Les capacités cognitives des renards sont remarquables : capacités d’adaptation, d’apprentissage et de mémoire. Les renards sont également capables d’élaborer des stratégies complexes de chasse et de survie.

Les renards ne sont pas en surpopulation en France, il n’est pas nécessaire de les « réguler »

De par leur statut juridique particulier (espèce chassable et susceptible d’occasionner des dégâts), les renards peuvent être abattus toute l’année selon différentes modalités : tirs de jour, piégeages, vénerie.

La pression exercée sur leur population en France est constante, sans restriction vis-à-vis des périodes de reproduction. Les renards sont également victimes de la circulation routière qui est une cause importante de leur mortalité. Il n’est donc pas justifiable d’ajouter une pression supplémentaire.

De plus, les renards n’ont pas besoin d’être régulés car les naissances sont conditionnées aux facteurs environnementaux d’un territoire. Si les ressources alimentaires sont peu abondantes, leur taux de naissance sera également faible. Toutes les renardes ne se reproduisant pas forcément, l’hypothèse d’une surpopulation de renards est fortement improbable.

La nécessité de régulation se justifie notamment aux yeux des chasseurs par le fait que les renards sont des prédateurs pour les petits gibiers comme les faisans, les lièvres ou les perdrix.

Les pressions que connaissent ces espèces sont liées à la prédation naturelle (des renards, mais aussi des fouines, martres, chats errants) mais également à la disparition de leurs habitats naturels.

Les renards sont donc perçus par les chasseurs comme des concurrents pour la prédation de ce gibier. Considérés comme seuls responsables d’une situation complexe et multifactorielle, ils sont devenus de véritables boucs émissaires.

Les dégâts aux élevages ovins et avicoles peuvent être facilement évités et ne justifient pas l’abattage des renards

Il est possible de prévenir la potentielle prédation des renards sur les élevages ovins et avicoles avec l’installation de clôtures et grillages mais également de barrières olfactives. Selon l’Office Français de la Biodiversité dans un rapport de 2016 : « La pose de clôtures électriques ou de grillage permet de limiter les dommages qu’il peut causer dans les élevages et poulaillers. »

L’abattage des renards dans le but de lutter contre les dégâts éventuels qu’ils pourraient occasionner est inutile et contre-productif. Ainsi, une population abattue serait très rapidement remplacée par une autre qui peut être plus importante.

Le rôle des renards dans la transmission des maladies

Les renards sont montrés du doigt car ils peuvent véhiculer l’échinococcose alvéolaire, zoonose transmissible aux humains et animaux domestiques. En ingérant les larves du parasite, présentes dans les viscères de rongeurs, des vers se développent dans leur intestin et ils deviennent ainsi contagieux.

Mais, comme ce fut le cas durant la lutte contre la rage, les opérations d’abattage massif des renards sont inefficaces et contre-productives. Selon le document de l’OFB de 2016 : « Dans l’état actuel des connaissances, l’efficacité du contrôle des populations de renards pour diminuer les risques pour l’homme n’est pas démontrée car le territoire reste contaminé du fait de la résistance du parasite dans le milieu extérieur et de la présence de rongeurs, hôtes intermédiaires indispensables au cycle de la maladie. »

Des études ont ainsi démontré l’efficacité d’antiparasitaires et de vermifuges à titre préventif ou en traitement chez les animaux sauvages comme domestiques.

Ces solutions sont également efficaces en ce qui concerne la gale sarcoptique, infestation que l’on retrouve chez les animaux sauvages et les chiens. Cette maladie est transmissible aux humains mais ils n’en sont pas affectés car les parasites meurent dans leur peau.

Les renards : acteurs indispensables des écosystèmes

Les renards comme les martes, jouent un rôle fondamental dans la régulation naturelle des petits mammifères et rongeurs.

Grâce à cette prédation, ils participent à la lutte contre la maladie de Lyme. En effet, c’est lorsque que les tiques piquent des petits mammifères porteurs de la bactérie Borrelia, qu’elles représentent un danger pour les êtres humains. Après avoir été infectées par les petits mammifères, les tiques peuvent contaminer les êtres humains avec cette bactérie.

Les renards en exerçant une prédation sur les petits mammifères, réduisent ainsi le nombre d’animaux malades et les risques de transmission de la bactérie aux tiques puis aux êtres humains.

Grâce à la prédation qu’ils exercent sur les rongeurs, les renards permettent de limite leur impact sur les cultures, rendant ainsi service aux agriculteurs. La prédation naturelle des renards sur les petits mammifères évite ainsi l’utilisation de produits chimiques hautement toxiques (comme la bromadiolone) pour l’environnement et dommageables à la biodiversité.

Les tirs de nuit

A la pression constante sur les individus et leur population il n’est pas nécessaire d’ajouter cette pression supplémentaire que représente les tirs de nuit.

Les tirs de nuit sont particulièrement dangereux pour la biodiversité. De nombreux animaux en sont ainsi victimes pour causes d’erreurs de cible.

Ils constituent également un dérangement et un stress non négligeable pour la faune non-visée et les autres animaux nocturnes.

Le piégeage

Le piégeage est autorisé toute l’année pour les animaux classés « susceptibles d’occasionner des dégâts ». Cette pratique particulièrement cruelle entraine stress et souffrances pour les renards.

Il existe différents types de pièges, certains tuent les animaux sur le coup, notamment par étranglement, d’autres les blessent, les laissant attendre parfois plusieurs jours sans eau ni nourriture, pour être finalement abattus.

Il n’est pas rare qu’une renarde soit piégée, laissant ainsi ses renardeaux condamnés à une lente agonie dans le terrier.

Les pièges n’étant pas sélectif, ils constituent un véritable danger également pour les animaux protégés ou domestiques qui peuvent en être victimes.

La vénerie sous terre

La chasse sous terre dont les renards sont victimes en France est une pratique d’une cruauté sans nom durant laquelle certains individus sont traqués pendant des heures dans leur terrier à l’aide de chiens, puis tués à coups de hache, de pelle ou de carabine d’abattage à canons sciés.

Cette pratique entraîne stress et souffrance pour les animaux, et laisse les survivants traumatisés et désorientés. Le reste de la famille peut être enterré vivant par obstruction des accès.

Le déterrage est interdit dans la plupart des pays européens. Seules la France et l’Allemagne l’autorisent encore en Europe de l’Ouest.

La vénerie sous terre a des conséquences désastreuses sur les autres animaux et la biodiversité. Les terriers, souvent habités par d’autres hôtes, sont dégradés quand ils ne sont pas détruits, et les entrées et sorties peuvent être obstruées, condamnant également les autres habitants à une lente agonie.

La souffrance en spectacle, ça suffit !

La souffrance en spectacle, ça suffit !

La souffrance en spectacle, ça suffit !
26.05.2020
La souffrance en spectacle, ça suffit !
Exploitation pour le spectacle

Nous avons porté plainte contre le Nouveau Cirque Zavatta pour que cessent la souffrance des éléphantes Rosa et Bambi ainsi que l’exploitation de sept tigres. Pour ces animaux séquestrés, dominés, utilisés comme objets de profit, nous continuons la bataille !

Avant leur emprisonnement, Rosa (37 ans) et Bambi (35 ans) ont connu l’état sauvage, la liberté, les grands espaces. Souvenirs enfouis loin dans leur mémoire… Dans l’indigence d’une tente minuscule, les deux éléphantes vivent un calvaire : enchaînées debout, elles ne peuvent s’étirer, se retourner. Depuis des années, leurs seuls pas vers l’extérieur les mènent vers la piste de toutes les cruautés. À la détresse de la réclusion s’ajoutent les problèmes articulaires, la stupidité de numéros contre nature, la violence du dressage… Face à elles, le public applaudit leur souffrance.

Détention autorisée en France : pourquoi ?

C’est au tour des tigres d’entrer en scène. Ils passent de leur cage-remorque exiguë, sans enrichissement, sans refuge en hauteur, à la cage aveuglante et menaçante où se déroule le spectacle de leur soumission. Leurs yeux sont vides, leurs mouvements fatigués. L’un d’entre eux proteste, le fouet claque, la peur est là.

Interdits de détention dans de nombreux pays, ces félins merveilleux sont traités en esclaves par le Nouveau Cirque Zavatta, victimes de la cupidité de ceux qui les dressent, les affaiblissent et les exhibent.

Justice, vite !

Nous avons déposé plainte contre la famille Falck, propriétaire du Nouveau Cirque Zavatta, que nous avions déjà dénoncée, notamment pour maltraitance sur les trois éléphantes: Maya vit désormais loin de son camion, même si nous n’avons pu choisir le lieu de sa retraite; pour Nelly et Brigit et les autres animaux de la Piste aux Étoiles, notre plainte est toujours en cours.

Pour Rosa, Bambi et les tigres, notre enquête a réuni des preuves accablantes (vidéo à l’appui) sur leurs conditions de détention et de sécurité. Nous réclamons justice pour « faits de placement dans un environnement pouvant être cause de souffrance, mauvais traitements envers des animaux détenus en captivité par un professionnel et exploitation irrégulière d’un établissement détenant des animaux non domestiques. »

Prêts à intervenir

Par ailleurs, l’arrêté contre la propagation du Covid-19 précise la fermeture des chapiteaux et donc des cirques : il y a là un risque majeur d’une hécatombe pour les animaux qui y sont détenus. Nous avons donc interpellé deux fois par écrit Élisabeth Borne, ministre de la Transition Écologique et Solidaire, pour l’informer que nous nous tenons prêts à leur venir en aide.

Un jardinet (aussi grand soit-il) dans les quartiers d’hiver du cirque où Bambi et Rosa restent en permanence sous l’oeil et la menace de leur dresseur avant de retourner dans le camion et sous le chapiteau, ne remplacera jamais un sanctuaire.

Éléphantes sans défense

«Bambi et Rosa présentent des protubérances importantes au niveau latéro-dorsal de chaque coude : on observe ce genre de lésions chez les animaux qui dorment en décubitus latéral sur un sol dur. Elles peuvent aussi apparaître à la suite d’injections (répétées).»Extrait du rapport établi le 16 mars 2020 par Willem Schaftenaar, docteur en médecine vétérinaire, zoologiste honoraire du zoo de Rotterdam.

À Toulouse, le havre de paix pour tortues s’agrandit !

À Toulouse, le havre de paix pour tortues s’agrandit !

À Toulouse, le havre de paix pour tortues s’agrandit !
23.05.2020
France
À Toulouse, le havre de paix pour tortues s’agrandit !
Animaux sauvages

L’année 2019 a marqué le début de notre partenariat avec le Refuge des tortues, lieu de protection des tortues, d’éducation pour les humains qui veulent leur porter secours et, de sensibilisation à leur mode de vie.

Un îlot de biodiversité

Le centre abrite environ 1300 pensionnaires à Bessières. Les unes, aquatiques, bénéficient d’un bassin, les autres, terrestres, de terrains. Le lieu est également habité par de nombreux tritons, grenouilles, rainettes et salamandres, lézards et couleuvres. Ils vont et viennent librement, et ont élu domicile dans cet îlot de biodiversité de plusieurs hectares, où tout herbicide a été banni.

Qu’elles aient été sauvées d’humains maltraitants, soignées après avoir été trouvées mal en point dans la nature ou même abandonnées, le Refuge des tortues est un havre de paix pour ces animaux si particuliers, dont les ancêtres ont connu le fond des temps.

Le but premier recherché : la liberté des tortues

Pour Jérôme Maran, président de l’Association du Refuge des Tortues, « quand on peut relâcher un animal, cistude d’Europe ou émyde lépreuse, c’est une vraie victoire. La finalité c’est ça ! ». Bien sûr, il n’est pas toujours possible de le faire. Car certaines, la plupart du temps saisies par les autorités à la suite du démantèlement d’un trafic d’animaux, risqueraient de porter préjudice à la biodiversité française.

L’agrandissement de la zone de quarantaine des tortues

Chaque année, le refuge s’agrandit, pour permettre aux tortues, qui y demeureront toute leur vie, d’avoir plus de place et de meilleures installations. Nous avons voulu nous impliquer activement en soutenant ce processus. Vous pouvez, vous aussi, participer.

Dès qu’elles sont recueillies, elles sont placées un mois dans la zone de quarantaine, et sont vermifugées et identifiées. Puis elles peuvent évoluer à leur rythme, dans leurs enclos définitifs. Aucune reproduction n’y est effectuée.

L’ambition est d’offrir une zone de respiration à la nature, qui profitera aussi bien aux humains qu’à la biodiversité. En cela, le refuge participe à l’unité des combats si chère à One Voice.

Éléphants, singes, cétacés : face aux œillères de l’État français, notre SOS à l’ONU !

Éléphants, singes, cétacés : face aux œillères de l’État français, notre SOS à l’ONU !

Éléphants, singes, cétacés : face aux œillères de l’État français, notre SOS à l’ONU !
22.05.2020
France
Éléphants, singes, cétacés : face aux œillères de l’État français, notre SOS à l’ONU !
Exploitation pour le spectacle

L’État français prétend que tout va bien. C’est une nécessité absolue de faire bouger les lignes pour les animaux au-delà du niveau national, resté dans le déni. Nous faisons donc appel à l’ONU.

Depuis des années, nous nous battons pour tous les animaux, pour la biodiversité dans son ensemble, pour les animaux sauvages maintenus captifs et exploités, sur tous les plans et tous les terrains : enquêtes, sensibilisation, expertises, procédures, lobbying… Et dernièrement, nos actions pour les orques détenues à Marineland Antibes, parmi lesquelles Inouk, et celles pour les éléphantes exploitées par des cirques, en particulier avec le cas de Baby, ont eu l’effet d’une déflagration sur le public. Lui a pleinement conscience qu’un changement est nécessaire.

En revanche, au niveau des autorités françaises, politiques comme juridiques, rien ne change malgré des preuves incontestables. Le cas de Baby est exemplaire ! Pendant des années, nous avons documenté son calvaire, mettant en évidence des éléments imparables : ses conditions de détention scandaleuses et illégales. Au vu de celles-ci, le préfet local, voire la ministre de la Transition écologique et solidaire, auraient dû intervenir ! D’autant plus que nous lui avons réservé une place dans un sanctuaire en France, et que la sauver était simple et juste ! Mais rien ne bouge, même quand les problèmes sont flagrants.

Madame Inger Andersen
Directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l’environnement et Secrétaire générale adjointe, Organisation des Nations Unies
UN Environment, New York Office
2 UN Plaza, Rm. DC2-803
323 E. 44th St.
New York, NY 10017

 

Vannes, le 18 mai 2020

Madame la Directrice et Secrétaire Générale adjointe,

Nous sommes une association française de protection animale et environnementale engagée notamment dans la lutte contre toutes les formes de violences faites aux animaux non humains.

Dans cette perspective, nous menons depuis 1995, date de création de l’association, des actions en vue de mettre un terme à l’exploitation des animaux d’espèces non domestiques dans les établissements itinérants, convaincus que ces exhibitions sont délétères, non seulement pour le bien-être et la santé des individus détenus, mais également pour la protection des espèces auxquelles ils appartiennent, tant ces spectacles sont avilissants et dépourvus de valeur éducative.

La 23ème résolution adoptée lors de la 11ème Conférence de la Convention des Espèces Migratrices a reconnu « qu’un certain nombre d’espèces mammifères socialement complexes, telles que plusieurs espèces de cétacés, de grands singes et d’éléphants, montrent qu’elles ont une culture non humaine ».

La Conférence a ainsi adopté des recommandations en vue d’encourager la recherche sur ces cultures pour la conservation des espèces concernées.

Forts de ce constat, nous souhaiterions que votre institution se positionne explicitement contre les utilisations dégradantes des animaux définis comme « socialement complexes ».

En France, les cétacés sont encore utilisés dans des parcs d’attractions pour divertir le public. Les animaux sont ainsi privés de cette culture qui les relie, outre qu’ils sont l’objet d’échanges commerciaux sans aucun égard pour les liens familiaux et sociaux qu’ils ont pu tisser.

Dans les établissements itinérants ou certains élevages, l’État français autorise encore la détention d’éléphantes d’Asie et d’Afrique, de même que des grands singes, si l’intérêt artistique le permet. Nombre de ces animaux sont détenus seuls, privés de tout contact avec leurs congénères ou condamnés à des relations dégradées.

La question du statut juridique de ces animaux « socialement complexes » se pose avec acuité.

Mais d’ores et déjà, face à l’urgence de la situation et la souffrance des individus captifs, nous exhortons votre institution à se positionner contre ces pratiques, et à recommander aux Parties de mettre un terme à ce mode d’exploitation des espèces socialement complexes et de procéder à leur placement dans des structures adaptées à leurs besoins sociaux.
Demeurant à votre disposition, nous vous remercions de l’attention portée à cette lettre et vous prions de croire, Madame la Directrice et Secrétaire Générale adjointe, à l’assurance de notre parfaite considération.

Muriel Arnal
Présidente de One Voice

Une copie de ce courrier est adressée à Monsieur le Commissaire européen à l’environnement Karmenu Vella et à Madame la Ministre de la Transition écologique et solidaire Élisabeth Borne.

Linaé : des soins naturels labellisés One Voice

Linaé : des soins naturels labellisés One Voice

Linaé : des soins naturels labellisés One Voice
21.05.2020
Linaé : des soins naturels labellisés One Voice
Expérimentation animale

Soucieuse de respecter la nature et tout ce qui la compose, Stéphanie Gastaldin, la fondatrice de Linaé, s’est engagée avec One Voice pour labelliser ses soins cosmétiques « non testés sur les animaux ».

Après avoir travaillé près de dix ans pour de grandes entreprises cosmétiques, Stéphanie Gastaldin a créé sa marque éthique proposant des soins du visage à base du lin biologique des terres familiales de Normandie.

Très engagée au niveau environnemental, Linaé sélectionne elle-même ses matières premières et garantit que ses ingrédients sont d’origine naturelle à 98 %. Par ailleurs, les soins ont été testés par un laboratoire indépendant certifiant l’absence de perturbateurs endocriniens de type œstrogénique. Matière écologique et naturellement riche de bienfaits, le lin est non seulement présent dans les produits Linaé et ses accessoires (coton démaquillant réutilisable) mais il est aussi utilisé dans ses emballages.

Une marque respectueuse du vivant

C’est une garantie qu’aucun animal n’aura eu à subir de test sur les ingrédients ou sur le produit fini qu’assure notre label One Voice aux consommateurs. En adhérant à la charte One Voice, la marque certifie que ni le produit fini ni ses ingrédients ne sont testés sur les animaux et qu’ils ne sont pas commercialisés en Chine où les tests sur les animaux sont toujours susceptibles d’être effectués pour toute mise sur le marché. Linaé, elle, est également végane, déclinaison de notre label représentée par un petit v sous le tigre du logo. La marque prouve par son exemplarité que la fabrication de produits cosmétiques ne nécessite en aucun cas le sacrifice et la souffrance animale qui sont encore trop souvent d’actualité dans ce secteur.

Linaé rejoint les nombreuses marques dont les produits ont été labellisés One Voice telles que La Canopée, Kadalys, Natessance, Antonin .B, Lolita Lempicka et bien d’autres que vous retrouverez sur notre site dédié.

Sauvons les singes d’un laboratoire suédois !

Sauvons les singes d’un laboratoire suédois !

Sauvons les singes d’un laboratoire suédois !
12.05.2020
France
Sauvons les singes d’un laboratoire suédois !
Expérimentation animale

Ils s’appellent Lynx, Grizzly, Hyena, Nanuq et Fox et souffrent le martyre. Il faut les libérer du laboratoire Astrid Fagræus de l’Institut Karolinska de Stockholm en Suède, qui est le seul dans les pays nordiques qui expérimente encore sur des singes. Aux côtés de notre partenaire suédois Djurrattsalliansen, nous demandons leur placement dans un sanctuaire et exhortons la Suède à mettre en place un plan de démantèlement au plus vite, pour tous les autres.

Photo: KI

Ils sont cinq à sauver !

Lynx, Grizzly, Hyena, Nanuq et Fox sont âgés de 14 ans environ. Dans la nature et entourés des leurs, les macaques crabiers peuvent vivre jusqu’à 30 ans au sein de groupes sociaux élaborés. Eux sont arrivés au laboratoire en 2009, en provenance d’une installation très critiquée en Chine qui élève des centaines de milliers de singes et des chiens pour l’expérimentation animale. Ils ont subi test sur test pendant onze années.

Enfermés depuis toujours et devenant fous tant ces expériences s’apparentent à de la torture, il n’est pas rare que des bagarres éclatent, entraînant des blessures, parfois si graves qu’elles nécessitent d’être suturées.

Des survivants…

Les équipes de l’Institut ont ainsi dénommé ce groupe « les prédateurs »… alors qu’ils sont les victimes des conditions de détention qu’on leur impose ! Dans les notes de leur suivi médical, on trouve des commentaires tels que « morsure au pied gauche », « ne pas faire porter de poids sur le bras gauche », « égratignures et ecchymoses à l’arrivée », « vomissements », « perte de poids », « mains froides », « traces de morsures au niveau de l’estomac », « blessures des deux côtés de l’abdomen », « tendu » ou encore « quatorze points de suture au front ».

Pas étonnant. Comme les autres, ces cinq malheureux ont vécu traumatisme sur traumatisme. Séparés de leur mère dès le plus jeune âge, transportés dans des boîtes par avion ou camion comme des matières premières sans aucun respect pour leur sensibilité, puis torturés sans fin. Lynx, Grizzly, Hyena, Nanuq et Fox sont littéralement des survivants.

Ils ont vécu un enfer

Ce laboratoire a toujours été source de controverses et l’objet d’une forte opposition de la part de la population. À sa création en 2003, même le département en charge de ces questions au ministère de l’Agriculture suédois affirmait qu’il « ne correspondait pas à un centre de primates moderne soucieux des animaux ». Cela n’a fait qu’empirer au fil du temps. Pourtant, toutes sortes d’animaux sont encore soumis à des tests invasifs.

Ce que subissent nos cousins non-humains, ce sont des tests de médicaments contre les troubles neurologiques, des vaccins, et la constitution d’une banque d’organes et de fluides corporels. Aucun n’en sort vivant.

Ponction de moelle osseuse, piqûres à répétition avec inoculation de virus, de produits anesthésiques et pharmaceutiques variés, tests sanguins… Leurs veines sont si marquées qu’il devient difficile au fil des semaines, mois et années de trouver un endroit où piquer. La douleur s’ajoute à la douleur. Les effets secondaires ont souvent raison de la vitalité des individus et ont des conséquences mortelles… Les animaux expérimentés finissent euthanasiés, pour servir, même post mortem, à l’analyse des conséquences de ces « traitements » sur leurs organes. Rien de ce qu’ils endurent dans ce laboratoire ne leur aurait été imposé dans la nature !

Quand on sait combien leur vie intérieure, leur manière de percevoir le monde, leurs émotions sont proches des nôtres, on ne peut qu’appréhender avec une acuité décuplée toute l’horreur que vivent l’ensemble des animaux expérimentés.

Agissons pour ces condamnés !

Nous devons permettre à Lynx, Grizzly, Hyena, Nanuq et Fox d’être libérés et accueillis au plus vite dans un sanctuaire pour retrouver enfin une joie de vivre qu’ils n’auraient jamais dû perdre.

Comme pour Bacill, Bacillusk et Baloo, les trois seuls macaques à avoir pu quitter un jour, vivants, ce laboratoire. En 2009, Djurrättsalliansen leur a trouvé, avec Animal Defenders International, trois places au Lakeview Primary Sanctuary en Angleterre où ils vivent dorénavant, heureux. Cela est donc possible !

Pour obtenir également la fin de l’expérimentation sur les singes en Suède, joignez-vous à nous !

Signons la pétition de notre partenaire Djurrättsalliansen !