Chiens et chats errants : une extermination de masse en Algérie

Chiens et chats errants : une extermination de masse en Algérie

Chiens et chats errants : une extermination de masse en Algérie
13.07.2020
Algérie
Chiens et chats errants : une extermination de masse en Algérie
Animaux familiers

Sous prétexte de combattre la rage, les autorités de la commune d’Alger abattent en masse les chats et chiens errants. La vie de ces animaux voués à une mort certaine est d’une immense tristesse. Une association locale a pu secourir certains d’entre eux. Aidez-nous à les sauver !

Les chiens et chats errants en Algérie ne se comptent plus tellement ils sont nombreux et la pandémie du coronavirus n’a fait qu’aggraver les choses. En prenant la rage pour prétexte, l’établissement public d’hygiène urbaine et de la protection de l’environnement de la commune d’Alger (l’EPIC HUPE), surnommé « galoufa » par les Algériens, extermine de façon quasi industrielle cent à trois cents animaux chaque semaine. Leur vie n’est que misère et solitude et se termine dans d’effroyables souffrances. Cette tuerie ne règle en rien le problème récurrent de l’errance.

Une euthanasie de masse…

Les animaux sont capturés avec de grandes pinces, semblables aux instruments de torture moyenâgeux, et entassés dans des cages minuscules. C’est dans une pièce sordide et sale que les chiens vivent leurs derniers instants. Aucune issue n’est possible. Électrocutés à plusieurs dans une petite cage, ils sont tués à la chaîne. Les gémissements et les aboiements de détresse et de peur de leurs congénères, qui ont compris le sort qui les attendait, résonnent dans cet entrepôt de la mort. Le chien dans la cage d’électrocution est terrorisé, ses mouvements respiratoires comme oculaires témoignent de son affolement. Il est déjà presque asphyxié par la panique ; il sent que quelque chose de terrible va se produire. Les mots manquent pour décrire cette abominable réalité. Les cadavres sont ensuite jetés telles des ordures ménagères par la « galoufa » dans un camion à benne et viennent rejoindre ceux qui s’y entassent déjà. Les corps sans vie sont mêlés à des tas d’immondices, se fondant dans le décor de cette « déchetterie » à ciel ouvert qui ne semble gêner personne. L’horreur ne connaît aucune limite.

… qui n’est pas la solution

Chiens et chats continuent encore à être traités comme des objets, voire ici comme des déchets. La rage n’est qu’un prétexte et en cette période de pandémie, les animaux ont été désignés à tort responsables de tous les maux et leurs abandons se sont multipliés. L’euthanasie n’est pas la solution et ne fait que perpétuer le problème. Il est temps que cessent ces effroyables pratiques d’un âge révolu !

Tout comme cela a été fait dans le sanctuaire des chiens de Darjeeling que One Voice finance depuis 2002, un travail de sensibilisation de la population locale qui craint ces animaux par peur de la maladie est primordial. En Algérie, comme en France, c’est la cause de l’errance qu’il faut traiter en imposant l’identification et la stérilisation des animaux qui arrivent en fourrière, en ouvrant des dispensaires pour les recueillir et en créant des fichiers de suivi des abandons et des stérilisations. Ces mesures doivent s’accompagner d’une responsabilisation des propriétaires et d’une politique de protection animale digne de ce nom.

Agissons

L’établissement public d’hygiène urbaine et de la protection de l’environnement de la commune d’Alger, dont la responsable est vétérinaire, n’est soumis à aucune réglementation et cherche à légaliser l’extermination des animaux errants.

L’association B.C.H.E. (Billy pour la compassion, l’humanité et l’empathie), présidée par le Docteur Haifa REZAGUI, lutte contre cette extermination et continue de sauver autant de chats et de chiens que possible. Aidez-nous à relayer son appel en interpellant les autorités algériennes pour que cesse ce massacre.

Vous pouvez adresser un mail au/à la :

Direction des services vétérinaires : dsv@madrp.gov.dz et dz.dsv.sdsba@gmail.com

Lettre ouverte à l’attention de Barbara Pompili

Lettre ouverte à l’attention de Barbara Pompili

Lettre ouverte à l’attention de Barbara Pompili
08.07.2020
France
Lettre ouverte à l’attention de Barbara Pompili
Autre campagne de l’association (ou multiples)

Nous publions cette lettre ouverte à Barbara Pompili, notre nouvelle ministre de la Transition écologique et solidaire. Les annonces tant attendues sur le bien-être animal tardent encore à être prononcées. L’audience au Conseil d’État à propos de l’arrêté delphinarium, prévue initialement demain 9 juillet 2020, vient d’être repoussée à une date ultérieure car le ministère fait encore des promesses d’avancées à venir pour les animaux. En attendant, les cétacés dans les bassins des delphinariums et les individus captifs des cirques meurent. Des mesures urgentes s’imposent.

Madame Barbara Pompili
Ministre de la Transition Écologique et Solidaire
Hôtel de Roquelaure
244, boulevard Saint-Germain
75007 Paris

Vannes, le 8 juillet 2020

Nous vous adressons nos plus sincères félicitations quant à votre nomination au ministère de la Transition écologique et solidaire.

Nous espérons que votre ministère va enfin pouvoir fixer le calendrier définitif des mesures annoncées par vos deux prédécesseurs sur la faune sauvage captive et notamment les delphinariums, les élevages d’animaux pour leur fourrure et les spectacles d’animaux d’espèces non domestiques dans les établissements mobiles, étant précisé que notre association était rapporteur du groupe sur les « élevages d’animaux pour leur fourrure » et a participé activement au groupe sur les «animaux sauvages dans le spectacle itinérant» et à celui des «delphinariums».

Nous avons pris connaissance de la lettre du 6 juillet 2020 que vous avez adressée au Conseil d’État dans le cadre du recours en manquement engagé à l’encontre de votre ministère sur la question de l’interdiction de détention des cétacés, laquelle est à l’origine du renvoi de l’audience initialement prévue le 9 juillet 2020 à une date ultérieure.

Nous prenons acte, aux termes de ce mémoire complémentaire :

  • qu’à la demande du cabinet du Premier Ministre et dans le prolongement de la réunion interministérielle du 13 février 2020, vous avez soumis différents scénarios concernant les mesures à adopter en faveur du bien-être animal,
  • que ce processus a été suspendu en raison de l’état d’urgence sanitaire,
  • que cependant s’agissant des cétacés, votre volonté d’adopter des mesures en faveur de leur bien-être demeure réelle.

Nous souhaiterions toutefois que certaines mesures soient prises de toute urgence afin d’éviter des souffrances inutiles.

1- S’agissant des animaux d’espèces non domestiques exhibés dans les structures itinérantes.

La récente saisie conservatoire du lion rebaptisé Jon et de quatre lionnes détenus au sein du Cirque de Paris au bénéfice de notre association a permis de mettre en évidence les graves défauts de soins dont ces animaux ont été victimes. Ce cas fait écho à celui des ours Micha, Glasha et Bony, mais également à celui du lion Elyo/Nal et de l’éléphante Baby, et avant elle Maya. Sans que cet inventaire se veuille exhaustif tant ils sont nombreux à souffrir de ces conditions de détention totalement inadaptées à leurs besoins fondamentaux.

Nous avions adressé à votre ministère des rapports d’experts scientifiques en bien-être animal (Pr Harris, Pr Broom) plaidant pour la fin de telles activités contraires aux besoins physiologiques et comportementaux de ces animaux. Nous tenons à votre disposition ces rapports tout comme les différents dossiers scientifiques et juridiques afférents aux différents individus que nous défendons devant les tribunaux judiciaires ou administratifs.

C’est la raison pour laquelle, dans l’attente des textes interdisant définitivement ces activités, nous vous exhortons à prendre en urgence un arrêté entérinant l’interdiction de la reproduction des mammifères d’espèces non domestiques et organisant leur retrait immédiat des établissements qui les détiennent.

2- S’agissant des delphinariums

Depuis l’abrogation de l’arrêté du 3 mai 2017 par le Conseil d’État pour vice de forme, la reproduction des dauphins a de nouveau été autorisée au sein de ces établissements.

La situation est des plus préoccupantes.

En effet, depuis janvier 2020, trois dauphins sont morts dans les delphinariums français. Le nouveau-né de Lotty au Marineland est décédé quelques heures seulement après sa naissance. Le 16 juin 2020, un delphineau est décédé à Planète Sauvage huit jours après sa naissance.

La reproduction en captivité, de même que les échanges d’individus qui ont lieu entre les parcs, induisent de grandes souffrances pour ces animaux hautement sensibles, socialement complexes et aux capacités cognitives extraordinaires.

Dans la Déclaration de Vancouver de 2012, c’est au regard de ces capacités sociales et cognitives que les scientifiques ont affirmé que les cétacés doivent être considérés comme des personnes et être dès lors protégés par un ensemble de droits.

Lors de la 11e Conférence de la Convention des Espèces Migratrices, l’ONU a d’ailleurs reconnu qu’ « un certain nombre d’espèces mammifères socialement complexes, telles que plusieurs espèces de cétacés, de grands singes et d’éléphants, montrent qu’elles ont une culture non humaine ».

Au regard de l’ensemble de ces éléments, nous vous demandons d’adopter en urgence un nouvel arrêté interdisant la reproduction, les échanges et les importations de tout nouveau cétacé dans les delphinariums français.

Nous vous remercions de l’attention portée à cette correspondance et vous prions de croire, Madame la Ministre, en l’assurance de notre parfaite considération.

Muriel Arnal
Présidente de One Voice

Du jamais vu en France : quatre lionnes saisies d’un cirque pour mauvais traitements à la suite de l’action de One Voice

Du jamais vu en France : quatre lionnes saisies d’un cirque pour mauvais traitements à la suite de l’action de One Voice

Du jamais vu en France : quatre lionnes saisies d’un cirque pour mauvais traitements à la suite de l’action de One Voice
07.07.2020
Frane
Du jamais vu en France : quatre lionnes saisies d’un cirque pour mauvais traitements à la suite de l’action de One Voice
Exploitation pour le spectacle

Depuis ce matin du 7 juillet 2020, Hannah, Patty, Céleste et Marli, les compagnes de Jon, sont sauvées du cirque et devraient le retrouver au refuge de Tonga Terre d’Accueil en fin de journée. La préfecture a ordonné leur saisie et les a confiées à One Voice, gardienne légale des quatre lionnes.

Le cirque qui les détenait a été intercepté près de la frontière belge quelques jours après une inspection demandée par la préfecture aux conclusions sans appel sur la condition des fauves. One Voice avait chargé son partenaire Natuurhulpcentrum du transfert du cirque au refuge de Tonga Terre d’Accueil, à qui elle confie leur suivi quotidien, en attendant qu’ils soient de nouveau réunis avec Jon.

C’est la toute première fois que des animaux sont saisis d’un cirque à la demande d’une association, pour des seuls faits de mauvais traitements.

Sauver des animaux des cirques, c’est les sauver de la mort

Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice, déclare : «Quand One Voice a lancé sa campagne il y a vingt ans (1), personne n’imaginait ce qu’était la réalité du cirque pour les animaux. Aujourd’hui, le sort de Jon et ses compagnes démontre que les cirques ne font pas seulement souffrir les animaux : ils les font aussi mourir. »

Si un cirque veut faire des économies ou n’a plus besoin de ses animaux, il les affamera jusqu’à ce que mort s’ensuive. De toute façon le ministère de l’Écologie ne tient pas de registre de ces animaux appartenant pourtant à des espèces menacées, et le trafic de félins, omniprésent entre cirques, les remplace immédiatement.

Entre omerta et incapacité à suivre la réglementation

Le dresseur l’a dit aux vétérinaires et aux autorités : il ne connaît même pas le nom des animaux enfermés dans ses camions ! Dans le rapport de la DDPP du 22 juin 2020, il est fait mention du registre des entrées et sorties et de celui des soins des animaux : impossible de les consulter car ils auraient été volés à son frère, dresseur d’un autre cirque, après qu’il les a emportés malencontreusement dans le sud de la France… Pour la transparence on repassera. Les papiers des animaux, quand ils existent, sont transmis par photo numérique, et souvent les identifications ne correspondent pas, voire sont impossibles à vérifier. La puce de Jon, elle, établit son appartenance à un autre cirque, entreprise d’un autre membre de la famille…

Un rapport vétérinaire sans appel : les lionnes sont en mauvaise santé !

Boiterie, plaies, fonte musculaire, perte de motricité postérieure… Les lionnes présentent une note d’état corporel de 2 sur 5, au mieux de 2,5 sur 5 ! Probablement elles aussi dégriffées aux pattes avant, ce qui est illégal, et avec des crocs (les canines) cassés.

Muriel Arnal ajoute : «On a affaire à des animaux sauvages qui sont en train de disparaître dans la nature, et auxquels on inflige les pires cruautés en toute illégalité. À chaque fois que nous avons tiré la sonnette d’alarme pour eux, on nous a proposé des réunions. Mais où sont les actes ? Discuter autour de la table est fort sympathique, mais pendant ce temps les animaux restent dans les camions ! Barbara Pompili sera-t-elle la ministre courageuse qui prendra rapidement l’arrêté tant attendu, comme l’ont fait la plupart de nos voisins ? Nous l’espérons. En attendant, s’il faut secourir ces animaux des cirques un à un, nous le ferons. »

L’OFB et la préfecture ont répondu présent à notre alerte !

Un grand merci à l’ensemble des agents de l’Office Français de la Biodiversité pour leur mobilisation sans faille dans ce dossier, avec le parquet d’Évreux. Nous tenons également à remercier très chaleureusement Jérôme Filippini, le nouveau préfet de l’Eure, qui a pris toute la mesure de l’importance de ce dossier et a rendu possible l’organisation de la saisie de Jon puis de Hannah, Patty, Céleste et Marli.

La préfecture porte plainte contre le cirque pour mauvais traitements de Hannah, Patty, Céleste et Marli, et devrait procéder également au retrait du certificat de capacité (qui permet au dresseur d’exploiter les animaux). Nous retrouverons les dresseurs devant le tribunal où ils devront répondre des mauvais traitements infligés à ces cinq lions, en toute connaissance de cause.

(1) https://cirques-sans-animaux.fr/

Au chenil des «Chiens aboyants», la sanction est électrique

Au chenil des «Chiens aboyants», la sanction est électrique

Au chenil des «Chiens aboyants», la sanction est électrique
03.07.2020
France
Au chenil des «Chiens aboyants», la sanction est électrique
Animaux familiers

Après le signalement donné par l’un de nos lanceurs d’alerte, les enquêteurs de One Voice ont mené une nouvelle investigation dans le milieu de la chasse, cette fois dans l’Hérault.

Au chenil des « Chiens aboyants »,  le silence est de mise. Les enclos sont proprets, les animaux presque timides. Nos enquêteurs en ont ramené de nombreuses images qui nous ont permis de comprendre pourquoi…
Ici, il y a treize chiens, dont des femelles gravides et une mère avec sa portée. Pourtant, nulle appellation d’élevage malgré la réglementation qui, encore une fois, n’est pas appliquée lorsqu’il s’agit de protéger les chiens destinés à la chasse. Un scandale qui doit cesser !

La propreté n’est pas un critère suffisant

Le sol est plutôt propre mais en fait inadapté. Les dalles bétonnées sont abrasives et ne permettent pas l’évacuation de l’urine et autres effluents. Les chiens doivent pourtant se coucher à même le sol.
Toutes les niches ne se valent pas. Certaines ne sont pas conformes voire étanches ! Fûts en plastique, tôles… voilà de quoi sont constitués les abris de la plupart des chiens, parfois en quantité insuffisante au regard du nombre de chiens dans certains enclos.

Été comme hiver, rien pour se protéger

Dans les niches non plus il n’y a pas de litière, pas même l’hiver alors qu’elles ne sont pas orientées vers le sud. Pourtant, dans la région, il y a de la neige ! Chaleur l’été, humidité et froid l’hiver… et des enclos trop petits. Voilà ce que subissent ces chiens soumis aux éléments. D’ailleurs, l’un d’eux a de sérieux problèmes de peau sur les pattes qui ne semblent pas traités.

Le silence

Mais ce qui impressionne le plus lorsque l’on regarde les images de nos enquêteurs, c’est le quasi-silence qui y règne. Un inconnu qui pénètre dans un chenil devrait susciter un concert d’aboiements. Ici, au contraire, les chiens observent, apeurés, sans émettre un son. C’est qu’ici, aboyer c’est souffrir. Onze chiens portent un véritable instrument de torture autour du cou : un boîtier équipé de deux électrodes qui leur envoient un choc électrique en cas de vocalisation ! Pire encore, celui-ci a été trafiqué par Monsieur J. Un fil métallique a été ajouté pour accentuer encore la douleur. Alors ils se taisent.

L’usage d’un collier électrique est dangereux

Les colliers électriques sont déjà interdits dans de nombreux pays : l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche, le Pays de Galles, le Danemark, la Norvège, la Suède, la Slovénie, l’Écosse et l’Angleterre.
One Voice se bat pour l’interdiction en France de ces dispositifs cruels et dangereux qui peuvent notamment provoquer :

  • des contractions musculaires ;
  • des brûlures ;
  • une tétanisation des muscles respiratoires pouvant causer la mort par asphyxie ;
  • une fibrillation ventriculaire.

Pour les chiens de ce chenil, toute vocalisation est inhibée en permanence. Cela veut dire qu’ils ne peuvent même pas communiquer entre eux normalement… Décidément, il ne fait pas bon être un chien de chasse. On est bien loin de l’image du chien gambadant dans la forêt à laquelle certains chasseurs veulent nous faire croire ! One Voice a porté plainte et demandé une saisie conservatoire pour qu’ils soient placés en sécurité au plus vite. Ce déni de protection des chiens exploités pour la chasse doit cesser. Ils ne sont en rien différents de ceux qui nous tiennent compagnie et doivent bénéficier de la même protection.

Ode to Orcas : la jeunesse planche sur la libération des orques captives

Ode to Orcas : la jeunesse planche sur la libération des orques captives

Ode to Orcas : la jeunesse planche sur la libération des orques captives
01.07.2020
France
Ode to Orcas : la jeunesse planche sur la libération des orques captives
Exploitation pour le spectacle

Pendant le confinement, les élèves d’une classe de terminale scientifique ont travaillé avec leur enseignante sur la captivité et sur les orques en particulier. Après une conférence en ligne de John Hargrove, ancien dresseur d’orques à SeaWorld et au Marineland à Antibes, que nous avions organisée pour eux, voici leur recueil de poèmes Ode to orcas.

Ayant été fortement impressionnée par le triste sort d’Inouk et des orques détenues au Marineland d’Antibes à l’occasion de notre action avec John Hargrove dans le delphinarium et devant la préfecture, Mme Wilson, professeure d’anglais au lycée Le Rebours, nous avait contactés il y a plusieurs mois pour organiser une rencontre en visioconférence avec sa classe.

Cette rencontre entre les jeunes, reclus chez eux en période de pandémie mondiale, et John Hargrove, lui aussi confiné à son domicile de New York, supervisée et organisée par notre équipe, s’est déroulée dans des conditions on ne peut plus originales. Mais chacun a pu toucher du doigt en cette période si particulière, ce que la privation de liberté de mouvement, de contact avec ses proches, pouvait avoir de difficile. Cette acuité de perception s’est ressentie dans les questions que les jeunes ont posées, en anglais, sur la maltraitance que représente la captivité pour les cétacés.

Voici, en plus de tout ce travail de recherche sur le sujet, et de participation à cette conférence privée, le résultat de ce que cette classe a produit : un recueil de poèmes en anglais, une Ode aux orques, cadeau qu’ils nous font ainsi qu’à John.

Bravo à eux pour leur implication dans ce projet, ainsi qu’à leur enseignante !

Pour nous aider à faire fermer les delphinariums, de multiples voies sont possibles. Vous pouvez entre autres signer notre pétition !

Toxine botulique : pour les souris, le combat continue !

Toxine botulique : pour les souris, le combat continue !

Toxine botulique : pour les souris, le combat continue !
29.06.2020
France
Toxine botulique : pour les souris, le combat continue !
Expérimentation animale

On croyait leur calvaire presque terminé, les méthodes alternatives plébiscitées – enfin – par les grands laboratoires. Mais il en est encore un qui poursuit le cruel test DL50 : Sloan Pharma continue à les sacrifier par milliers ! Pour qu’il suive lui aussi la voie du progrès, une semaine d’actions est organisée du 29 juin au 4 juillet. Aidez-nous à stopper l’empoisonnement des souris !

Progrès et éthique

Sous la pression de l’ECEAE (Coalition européenne pour mettre fin à l’Expérimentation Animale) dont One Voice est la représentante française, les laboratoires Allergan, Merz et IPSEN ont l’un après l’autre fait le choix de nouveaux protocoles expérimentaux plus modernes, efficaces et éthiques pour la plupart, qui ont permis d’arrêter le massacre annuel de milliers de souris. De son côté, Sloan Pharma en a tué 46800 rien qu’en 2019 !

La souffrance des souris

Les souris auxquelles on injecte la toxine botulique demeurent conscientes tandis que la paralysie les gagne lentement. Elles suffoquent longtemps, jusqu’à mourir asphyxiées. C’est une mort atroce pour encore près de 400000 souris par an en Europe… Des tests alternatifs, propres à chaque type de toxine, sont déjà développés ou peuvent l’être facilement. Il est grand temps que l’éthique et le progrès gagnent la science européenne !

Une semaine de mobilisation

Du 29 juin au 4 juillet, l’ECEAE organise une semaine d’actions pour convaincre Sloan Pharma d’arrêter de sacrifier des souris. Votre indignation et votre mobilisation nous seront plus qu’utiles ! Aussi, nous demandons que la production de Neurobloc© soit suspendue tant qu’un test alternatif ne sera pas développé, et nous invitons les consommateurs à boycotter ce produit durant ce laps de temps.

Vous trouverez ici un modèle de lettre à envoyer à Sloan Pharma pour lui signifier votre engagement pour la survie des souris !

One Voice lance l’alerte, persiste et signe: les labos peuvent expérimenter sur des animaux venant d’élevages non agréés

One Voice lance l’alerte, persiste et signe: les labos peuvent expérimenter sur des animaux venant d’élevages non agréés

One Voice lance l’alerte, persiste et signe: les labos peuvent expérimenter sur des animaux venant d’élevages non agréés
26.06.2020
France
One Voice lance l’alerte, persiste et signe: les labos peuvent expérimenter sur des animaux venant d’élevages non agréés
Expérimentation animale

Depuis lundi 22 juin, jour où nous avons dénoncé publiquement les mesures défavorables aux animaux prises dans le décret n° 2020-274 adopté le 17 mars 2020, les tweets soutenant notre campagne et les signatures de notre pétition se multiplient. Après notre recours gracieux auprès du Premier ministre le 27 avril dernier, nous attaquons à présent le décret au Conseil d’État.

Depuis lundi 22 juin, jour où nous avons dénoncé publiquement les mesures défavorables aux animaux prises dans le décret n° 2020-274 adopté le 17 mars 2020, les tweets soutenant notre campagne et les signatures de notre pétition se multiplient. Après notre recours gracieux auprès du Premier ministre le 27 avril dernier, nous attaquons à présent le décret au Conseil d’État.

Des améliorations minimes

Le décret prévoit, certes quelques améliorations minimes, comme nous l’avons souligné dans notre recours gracieux au Premier ministre1, telles que la modification du nom de la commission, et l’élargissement de la composition de la commission nationale de l’expérimentation animale, à trois personnes issues de la protection animale ou de la faune sauvage.

Deux dispositions problématiques pour les animaux issus d’élevages

Mais sur deux dispositions du décret notamment, notre recours gracieux demande au Premier ministre de revenir en arrière. En effet, il y a un allègement que nous ne comprenons pas, du recours à des animaux issus d’élevages non agréés. Autrement dit, les critères pour obtenir des dérogations et acheter des animaux d’élevages non agréés sont assouplis.

L’autre disposition que nous dénonçons est la possibilité de réaliser, par dérogation, des procédures expérimentales hors d’un établissement agréé. Les tests seraient donc possibles ailleurs que dans les laboratoires qui sont en conformité avec le peu de textes protégeant les animaux. Où ça ? Dans des élevages ? Qui détiendra les informations sur ces lieux d’expérimentation ? Quelle transparence et quels contrôles possibles alors que le taux de contrôles inopinés des centres d’expérience en France est déjà le plus bas d’Europe ? C’est très préoccupant.

Mélange explosif : la réglementation des élevages, moins contraignante que dans le passé

Parallèlement à cela, la nomenclature des élevages de chiens a changé. Auparavant, les éleveurs de 10 à 49 chiens étaient soumis à une simple déclaration et à partir de 50 chiens, les élevages devaient obtenir une autorisation sur dossier, après une enquête officielle. Depuis le décret du 22 octobre 2018, ce sont les élevages de moins de 100 chiens qui ne sont plus soumis à aucune procédure mais à une simple déclaration, le nombre de chiens autorisés a donc doublé.

Les élevages d’autres espèces d’animaux ne sont soumis à aucune règle. Nous attendons l’audience au Conseil d’État à la suite de ce recours contre ce décret qui marque un recul inacceptable pour la cause animale !

Après la publication des chiffres officiels du nombre d’animaux utilisés dans les laboratoires, un des plus hauts d’Europe avec près de 2 millions d’animaux en 2018, nous continuons à réclamer une politique volontariste de financement massif de la recherche de méthodes substitutives.

One Voice ajoute à son recours gracieux au Premier ministre, envoyé le 27 avril 2020, un recours contre les dispositions incriminées du décret ministériel n° 2020-274 au Conseil d’État.

1 – Notre recours gracieux au Premier ministre

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2018 : les tristes chiffres de l’expérimentation en France sont parus

2018 : les tristes chiffres de l’expérimentation en France sont parus

2018 : les tristes chiffres de l’expérimentation en France sont parus
25.06.2020
France
2018 : les tristes chiffres de l’expérimentation en France sont parus
Expérimentation animale

Nous les attendions sans trop d’espoir. Les chiffres de l’expérimentation animale en France en 2018 ont été publiés. Ce sont près de 2 millions d’animaux qui ont encore été utilisés.

En février, nous vous révélions comment les chiffres de l’expérimentation animale étaient manipulés après la publication des statistiques européennes.
C’est maintenant les chiffres français qui ont été portés à la connaissance du public, et on ne peut pas parler de progrès !

Près de 2 millions de victimes

1 910 519 victimes des expériences ont été recensées, dont 120 265 dans des procédures sans réveil et 357 353 dans des expériences catégorisées comme sévères.

Et pourquoi ? Car si rien ne peut justifier la souffrance des animaux exploités dans les laboratoires, il est encore plus choquant de constater que 36,2 % l’ont été pour la recherche fondamentale !
La définition officielle qu’en donne l’INSERM est la suivante :

«Accroître les connaissances relatives aux sciences de la vie et de la santé et améliorer la compréhension des phénomènes biologiques : la recherche fondamentale est avant tout source de savoir. Imprévisible en termes de résultats, cette recherche exploratoire est en outre particulièrement efficace pour faire émerger des concepts totalement nouveaux, moteurs du progrès et de l’innovation. »

En d’autres termes : sans objectif « précis » si ce n’est le tâtonnement scientifique…

Non moins choquant, alors qu’on en connaît les limites et les dérives, 27 % des animaux sont utilisés pour la mise au point, la production ou les essais de qualité et d’innocuité de médicaments ou d’aliments. C’est d’ailleurs à ces expériences que sont principalement consacrés… nos amis les chiens…

Des chiffres désolants

Les principales victimes sont (bien sûr ?) les malheureuses souris (62 % des utilisations), et malgré les directives européennes, nos compagnons ne sont toujours pas épargnés :

  • 4219 chiens utilisés – 141 dans des expériences sévères, et 202 sans réveil ;
  • 1185 chats utilisés – 5 dans des expériences sévères et 4 sans réveil ;
  • 482 chevaux et autres équidés utilisés – 6 dans des expériences sévères et 5 sans réveil.

Quant à nos cousins primates, des ouistitis aux macaques, ils totalisent 3510 utilisations… Aucun grand singe évidemment, mais on sait que les partenariats permettent d’externaliser certaines recherches dans des laboratoires étrangers.

Réutilisation, souffrance à répétition

De nombreux animaux sont réutilisés dans plusieurs expériences. Ce sont le plus fréquemment les reptiles (principalement les lézards vivipares, 99 %) puis les chèvres (78 %), les chevaux et autres équidés (75 %), et les chats (63 %). Nos cousins le sont également fréquemment : ouistitis (71 %), babouins (53 %), singes rhésus (45 %) et macaques (24 %).

Bien sûr, on peut voir dans ces chiffres des économies en nombre de vies, mais à quel prix ! L’augmentation de la durée du calvaire, n’est pas justifiable !

Il est temps que la recherche française fasse des choix pertinents autant en matière de progrès que d’éthique. Comme pour la toxine botulique, de nombreuses vies peuvent être sauvées grâce à des méthodes alternatives dont certaines existent déjà ou presque. Et plutôt que de vouloir, encore, sacrifier plus de chiens en allant s’alimenter jusque dans les élevages pour la compagnie, mettre un terme à cette infamie insensée.

Nos animaux familiers jetés en pâture aux laboratoires

Nos animaux familiers jetés en pâture aux laboratoires

Nos animaux familiers jetés en pâture aux laboratoires
22.06.2020
France
Nos animaux familiers jetés en pâture aux laboratoires
Expérimentation animale

Nous avons besoin de votre engagement immédiat pour sauver des centaines de chiens condamnés à l’expérimentation animale. Oui, nous parlons bien de nos compagnons les plus fidèles ! Leur sacrifice est devenu possible par le décret que le gouvernement a discrètement adopté pendant le confinement. Pour faire cesser cette barbarie, il faut agir très vite !

Les élevages d’animaux de compagnie non agréés pour procurer des cobayes aux laboratoires sont désormais autorisés à leur en livrer. En ce qui concerne les chiens, les établissements qui le souhaitent pourront donc écouler leur « surplus », en échappant à tout contrôle : une facilité qui tombe à point pour exploiter les « invendus » liés à l’arrêt des activités ces dernières semaines.

Voilà ce que permet le décret n° 2020-274 adopté le 17 mars 2020, modifiant la réglementation sur la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques.

Ces critères assouplis au profit des fournisseurs non spécialisés génèrent une nouvelle filière infâme et, à terme, un massacre organisé rendu légal.
La France, championne d’Europe de l’expérimentation animale avec plus de 2 millions de victimes par an et pays qui sacrifie le plus de chiens sur les paillasses, dépasse encore les limites de l’ignominie.

Un véritable supermarché pour les expérimentateurs

Ce sont des chiens et chiots de toutes races qui sont promis au scalpel. Les éleveurs de chiens de chasse en particulier se montrent proches des laboratoires : ils leur fournissent de nombreux souffre-douleurs, beagles, springers, braques… De taille moyenne, doux et dociles, les chiens de chasse sont en effet très appréciés comme « sujets de recherche scientifique » car plus faciles à manipuler.

Qui plus est, depuis 2018, la capacité des établissements d’élevage, de vente, de transit et de garde de chiens est passée de 50 à 250 pensionnaires, sans pour autant exiger la moindre autorisation préalable, certification professionnelle ou règle de protection spécifique. Le taux d’inspection dans les établissements français agréés étant déjà un des plus bas de l’Union européenne, il est certain que les nouveaux pourvoyeurs des laboratoires vont eux aussi profiter impunément de cette manne.
Les centres d’expérimentation sont également bien à l’abri des sanctions puisque seuls 20 % des contrôles sur notre territoire se font de façon inopinée, alors que la moyenne des autres pays atteint 40 %.

Ce qui attend les victimes…

Les sévices infligés aux chiens outrepassent toute description: tests médicamenteux, injections de virus, empoisonnements pour étudier les symptômes et handicaps qui en découlent, « explorations » d’organes, animaux rendus malades ou fous au nom de la science, expériences génétiques, le tout dans des conditions carcérales. Dans l’antichambre de la mort, les laboratoires déploient un éventail diabolique pour martyriser leurs cobayes en leur infligeant des souffrances inimaginables. Les chiens qui ne succombent pas de mort violente ou de lente agonie sont tués pour être vendus sous forme de « pièces détachées ».

Cruauté absolue, de surcroît inefficace. On sait que tous les résultats obtenus par l’expérimentation animale ne sont pas transposables à l’humain, tandis que des solutions scientifiques de substitution peuvent être développées : cultures cellulaires, mini-organes in vitro, méthodes numériques (in silico), modèles mathématiques…

Il est urgent de mettre fin à ces tortures immondes !

Comment épargner ces chiens que nous aimons tant

Avec votre soutien, nous pouvons contester ce décret et mobiliser l’opinion qui ignore tout des manœuvres gouvernementales. One Voice a demandé un recours gracieux au Premier ministre, et dénoncé les mesures contraires à la réglementation de l’Union européenne mais également aux principes directeurs de l’article L. 110-1 du Code de l’environnement. 
C’est aussi vers vous que nous lançons un SOS plein d’espoir. Il reste évidemment un engagement majeur qui peut changer le destin des chiens condamnés à subir le pire : leur offrir votre foyer, votre accueil en famille, votre protection, et leur rendre la liberté et la dignité qui leur sont dues.

Signez et partagez la pétition

Envoyez un tweet

Annulez le décret qui vise à augmenter le nombre de victimes de l’#ExpérimentationAnimale et financez les méthodes alternatives à la place, @gouvernementFR, @EPhilippePM, @sup_recherche, @VidalFrederique, @MinSoliSante, @olivierveran ! https://bit.ly/37ZHmBb

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Notre recours gracieux au Premier ministre

Après une première opération, Jon reprend vie !

Après une première opération, Jon reprend vie !

Après une première opération, Jon reprend vie !
20.06.2020
Loire
Après une première opération, Jon reprend vie !
Exploitation pour le spectacle

Depuis son sauvetage d’un cirque il y a deux semaines, Jon va beaucoup mieux. Il est pris en charge au quotidien par nos amis de Tonga Terre d’Accueil qui se mettent en quatre pour lui trouver des activités stimulantes, et prendre soin de lui. Nous venons de passer deux jours à ses côtés pour l’accompagner dans une opération sensible, et constater de nos yeux ses progrès.

Un lion presque en pleine forme !

En dix jours, Jon a réellement repris du poil de la bête, comme on dit. On ne voit plus ses côtes sous son pelage, et il est bien plus vif que quand nous l’avons sorti du cirque où il était exploité depuis plusieurs années. Les vingt kilos retrouvés se voient aussi au niveau de la peau de son ventre, à présent un peu plus rebondi. En si peu de temps, ses progrès sont radicaux, preuve que sa cachexie avancée n’était en rien due à l’âge ou à une maladie, mais qu’il était bel et bien affamé à mort par le propriétaire du cirque.

Sa prise de poids rapide prouve qu’il mourait de faim

Timide au départ, la découverte de la partie extérieure de son enclos de convalescence a transformé Jon. À présent, il joue chaque jour avec des choses différentes, disposées çà et là par l’équipe de Tonga Terre d’accueil pour lui faire retrouver goût à la vie. Un jour c’est une grosse balle, un autre des souches ou encore un tronc reposant sur des pieds en bois. Summum du mystère pour stimuler ses sens : des épices saupoudrées par endroits dans l’enclos, qui le font fouiller le sable, retourner les morceaux d’écorce à l’affût de la source de cette odeur alléchante ou repoussante, mais toujours intrigante. Signe supplémentaire qu’il a repris confiance : en arrivant, il s’urinait dessus, mais maintenant il le fait sur les murs (intérieurs et extérieurs !) pour bien marquer son territoire partout.

Un lion mutilé enfin soigné

Aujourd’hui, Jon creuse, joue, vocalise de plus en plus et mange comme un glouton, à vitesse grand V. Le vétérinaire a donc estimé que son état permettait de l’endormir jeudi 18 juin, pour soigner sa queue, sur laquelle nous avions constaté de nombreuses plaies. Lors de l’intervention sous anesthésie générale qui s’est parfaitement déroulée, le vétérinaire a dû lui en enlever une partie afin de pouvoir faire une suture propre.

À cette occasion, il a été vérifié et confirmé ce que nous avions constaté dès le premier jour : l’absence de griffes aux pattes avant. Ses dents ont également fait l’objet d’une inspection poussée : toutes sont coupées à ras, et l’un des crocs est totalement creux, renfermant de nombreux déchets alimentaires putréfiés… Tous les morceaux devenus noirs ont été extraits. Mais il faudra absolument qu’il soit à nouveau opéré, pour les dents cette fois, par un spécialiste. Elles devaient le faire intensément souffrir, ce qui explique qu’il passe son temps à mordre des choses.

Jon retrouve goût à la vie !

Jeudi au réveil de l’anesthésie, Jon s’est jeté sur la nourriture mise à sa disposition, avant de faire une petite sortie pour dormir sur le dos, ventre offert aux rayons du soleil. En quelques heures il était requinqué. Certes, il garde les stigmates de sa vie d’itinérance. Mais nous avons bon espoir qu’avec une vie loin du camion et des dresseurs violents, et avec la disparition de ses douleurs dentaires chroniques, ses mouvements stéréotypés et l’automutilation cesseront. 

Ce lion qui était, il y a encore peu dans une très grande souffrance, panse ses plaies sous notre aile protectrice. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que ses compagnes Hannah, Patty, Céleste et Marli le rejoignent au plus vite.