Sécurité à la chasse : des accidents à répétition, à quand de réelles mesures ?

Sécurité à la chasse : des accidents à répétition, à quand de réelles mesures ?

Sécurité à la chasse : des accidents à répétition, à quand de réelles mesures ?
24.07.2025
France
Sécurité à la chasse : des accidents à répétition, à quand de réelles mesures ?
Animaux sauvages

Le bilan de l’Office français de la biodiversité (OFB) est inquiétant. Pour la saison 2024-2025, est observée une augmentation du nombre des accidents et des incidents par rapport aux années passées. La chasse revient à tuer des animaux sauvages, à blesser – parfois très gravement – des promeneurs, ainsi que leurs compagnons à quatre pattes. De nombreux dégâts matériels ont également été recensés. One Voice s’engage plus que jamais pour l’interdiction de cette activité dépassée et mortifère.

Une hausse spectaculaire des accidents… et des morts

La saison 2024-2025 se distingue par un nombre de décès record : aux dizaines de millions d’animaux tués, il faut ajouter onze personnes qui ont perdu la vie, soit plus du double que les années précédentes. Sur près de cent accidents, seize ont concerné des non-chasseurs. Et même dans les habitations, les risques sont présents. La hausse la plus marquante concerne les animaux familiers : cinquante d’entre eux ont été ciblés, parfois volontairement, à l’image d’Aslan, un chien abattu à bout portant par un chasseur contre lequel nous avons porté plainte.

Ces hommes en armes privatisent la nature et, comme toujours, c’est la majorité silencieuse qui doit s’adapter à leur loisir. Combien de promeneurs écourtent leur sorties dans la nature sous la pression d’une minorité visible et influente ? En 2023, nous avons saisi la justice pour que le Gouvernement prenne ses responsabilités. La réponse reste à ce jour dramatiquement insuffisante. 

Un loisir anachronique et archaïque qui doit cesser

La chasse, sous toutes ses formes – à courre, déterrage des blaireaux, abattage de renards, ou encore le massacre d’oiseaux dans le cadre de méthodes traditionnelles – n’est ni légitime, ni justifiée. Elle bénéficie pourtant d’un soutien sans faille des préfets, qui n’hésitent pas à user de manœuvres déloyales en publiant leurs arrêtés après le début des opérations pour nous empêcher de les attaquer.

À quelques semaines de l’ouverture de la saison 2025-26, nous appelons à une mobilisation de tous les citoyens pour exiger l’adoption immédiate de mesures radicales, notamment : 

  • l’interdiction de la chasse le dimanche, les jours fériés et pendant les vacances scolaires ;
  • l’interdiction stricte de l’exercice de la chasse sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants ;
  • le renforcement du contrôle de l’aptitude physique des chasseurs ;
  • le renforcement de l’examen du permis de chasser (qui est une véritable farce) ;
  • l’interdiction de l’emploi de certaines armes et munitions.

En attendant, interpellez les autorités et signez pour exiger la prise de mesures radicales en réaction à cette situation préoccupante.

Poissons entassés et environnement en danger: non à l’extension de l’élevage d’Aquafrais

Poissons entassés et environnement en danger: non à l’extension de l’élevage d’Aquafrais

Poissons entassés et environnement en danger: non à l’extension de l’élevage d’Aquafrais
23.07.2025
Alpes-Maritimes
Poissons entassés et environnement en danger: non à l’extension de l’élevage d’Aquafrais
Animaux sauvages

La souffrance muette de daurades en enclos aquatiques. C’est ce que révèlent nos images de l’élevage de la société cannoise Aquafrais, qui “produit” des poissons depuis plus de trente ans. En juillet 2023, la préfecture a donné son feu vert à sa filiale Azur Fish pour l’installation d’une nouvelle ferme de daurades et de bars au large de Golfe-Juan. De quoi doubler la production de l’entreprise et le nombre d’animaux victimes de sa cupidité, et fragiliser des zones naturelles précieuses. Nous nous opposons à ce projet destructeur et soutenons le recours engagé!

Dans les enclos, des poissons souffrants

Le programme d’Aquafrais est simple: il s’agit de supprimer certaines de ses fermes de petite taille, au Cap d’Antibes et à Théoule-sur-Mer, et d’ajouter à son activité un nouvel élevage de bars et de daurades, qui fera pour sa part pas moins de 24000 mètres carrés, soit l’équivalent de la superficie de trois terrains de football. Un agrandissement démentiel pour cette ferme aquacole, qui “produit” déjà 600 tonnes de poissons par an. Deux fois plus d’individus vont désormais passer entre ses mains.

Si l’entreprise se vante de travailler “de manière durable, en laissant faire la nature”, il y a fort à parier que la version des poissons qu’elle capture en mer tout juste sortis de l’œuf serait tout autre… Acheminés en bateau jusqu’à leur lieu de “production”, ils sont ensuite enfermés dans des enclos aquatiques, au nombre de 40 à 50 par mètre cube. Ils y restent pendant trois ans, en proie au stress, aux parasites, aux maladies et même à la dépression. Une fois qu’ils ont atteint leur taille adulte, ils sont extraits de l’eau au moyen de filets et d’épuisettes pour être tués sur place avant d’être envoyés “bien frais” aux quatre coins de la France…

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La faune et la flore sauvages mises à mal

Comme si l’exploitation de ces individus ne suffisait pas, il fallait qu’elle s’implante à l’intérieur du site Natura 2000 “Baie et Cap d’Antibes – Îles de Lérins” et à proximité de deux zones naturelles d’intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEFF) marines.

C’est sur ce littoral extrêmement riche, où l’on peut trouver de nombreuses posidonies, une plante à fleurs marine classée comme espèce protégée, que les daurades et les bars captifs vont déverser leurs déjections… et avec elles toutes les molécules de médicaments qu’on les aura forcés à ingérer. Entre cette pollution et les risques de croisement avec les daurades libres, on a décidément affaire à un bel exemple de respect de la nature!

Un projet à rebours de tout progrès

Avec les gros sous pour seul horizon, les autorités ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Dans son plan “Aquacultures d’avenir 2021-2027”, le gouvernement prévoit de doubler la “production” nationale de daurades et de bars. Aucune préoccupation pour la souffrance des poissons d’élevage. Ou pour tous ceux qui sont pêchés dans la nature afin d’être transformés en farines et huiles de poisson (FMFO) pour nourrir les premiers. Ni même pour les humains des régions productrices de FMFO, qui voient disparaître à vitesse grand V les poissons sauvages dont dépend leur alimentation, comme c’est le cas en Afrique de l’Ouest.  

Et le pire reste à venir! Avec le réchauffement climatique, de nouvelles bactéries pathogènes vont se développer, entraînant des maladies dans les fermes aquacoles et donc un recours toujours plus massif aux antibiotiques. Avec le gouvernement, c’est toujours la même chose: quand on fonce droit dans le mur, on accélère encore!

Nous apportons notre soutien au recours engagé par l’ex-Eurodéputée Caroline Roose contre l’expansion des activités d’Aquafrais et nous tenons prêts à intervenir en appel en cas de rejet par le tribunal administratif. Pour les poissons et un avenir viable pour tous, nous demandons des contrôles stricts et transparents des sites de pisciculture existants, leur interdiction à proximité des zones naturelles sensibles, et surtout l’interdiction définitive de tout nouvel élevage piscicole. 

Agissez en partageant notre tract sur le sujet et en signant contre les fermes-usines piscicoles!

Manœuvres déloyales de la préfecture et acharnement sur les ours en Ariège: One Voice contre-attaque

Manœuvres déloyales de la préfecture et acharnement sur les ours en Ariège: One Voice contre-attaque

Manœuvres déloyales de la préfecture et acharnement sur les ours en Ariège: One Voice contre-attaque
22.07.2025
Ariège
Manœuvres déloyales de la préfecture et acharnement sur les ours en Ariège: One Voice contre-attaque
Animaux sauvages

En quelques jours, à la mi-juillet, la préfecture d’Ariège a signé quatre arrêtés d’effarouchement visant les ours sur les estives du Groupement pastoral (GP) d’Arreau et de Taus Espugues… avant d’attendre le dernier moment pour les publier. Un tour de passe-passe habituel pour les autorités de ce département, qui s’acharnent sur les ours et entravent systématiquement tout recours qui chercherait à défendre ces animaux. One Voice contre-attaque et dépose un référé-liberté. L’audience aura lieu ce 23 juillet au Tribunal administratif de Toulouse pour sauver les individus ciblés par les tirs du 21 au 25.

Le 15 juillet, la préfecture d’Ariège a signé trois arrêtés d’effarouchement concernant les estives du GP d’Arreau et de Taus Espugues… soi-disant publiés le jour même. La réalité est tout autre, puisque les textes n’ont été mis en ligne sur son site que le vendredi 18 juillet, juste avant la fermeture des tribunaux pour le week-end… et alors que les tirs d’effarouchement s’achevaient après avoir terrorisé les ours pour la troisième journée consécutive! La préfecture nous a sciemment empêchés d’agir contre ses mesures indignes en rendant publics les textes autorisant ces tirs après qu’ils se sont achevés. Mais elle ne s’est pas arrêtée là! Samedi 19 juillet, elle a derechef profité du week-end pour donner son feu vert à de nouvelles mesures d’effarouchement sur l’estive d’Arreau. 

Un harcèlement permanent, jusqu’en pleine journée…

Lundi 21 juillet de 5h30 à 21h30, puis chaque jour aux mêmes horaires jusqu’au vendredi 25 juillet, les ours seront victimes de tirs à double détonation, dans le but de les effrayer et de les éloigner… alors qu’ils n’ont nulle part où aller. Pire, ces opérations, comme les précédentes, se déroulent en pleine journée, piétinant sans vergogne l’arrêté ministériel encadrant l’effarouchement. 

… et qui ne date pas d’hier

Nous ne sommes pas surpris: cela fait des années que la préfecture d’Ariège ne recule devant rien pour martyriser les ours. En 2022, nous avions fait suspendre neuf arrêtés préfectoraux concernant sept estives. Dès l’année suivante, les autorités ont commencé à faire obstacle à notre travail avec des publications de dernière minute. Nous avions une fois de plus répondu présents, faisant suspendre cinq textes grâce à nos référés-libertés. N’ayant cure des décisions de justice, la préfecture a depuis continué ses manigances, harcelant les ursidés à coups de détonations, tirant des balles en plastique sur l’ours Barny pour lui faire mal… sans compter les individus tués illégalement, à l’image de Caramelles.

La préfecture de Haute-Garonne n’est pas en reste non plus; elle a publié début juillet un arrêté autorisant des tirs d’effarouchement sur l’estive de la mairie de Sengouagnet…la veille de leur mise en oeuvre. Nous avons immédiatement déposé une requête en référé, mais le tribunal administratif l’a rejeté sans même nous accorder d’audience. Il y a encore un énorme travail de sensibilisation à mener avant que la justice ne soit du côté des ours, dont la population dans les Pyrénées n’a toujours pas atteint son seuil de viabilité et alors que près de neuf Français sur dix estiment que ces animaux ont toute leur place dans la nature (sondage Ipsos/One Voice novembre 2024).

Face au manège honteux de la préfecture d’Ariège, nous serons présents au tribunal administratif de Toulouse ce 23 juillet à 11h afin de faire suspendre au plus vite les tirs d’effarouchement qui visent encore les ours sur l’estive du GP d’Arreau jusqu’au 25 juillet. Signez pour les défendre à nos côtés.

Expérimentation animale : One Voice obtient de nouveaux documents sur l’élevage de chiens de Mézilles

Expérimentation animale : One Voice obtient de nouveaux documents sur l’élevage de chiens de Mézilles

Expérimentation animale: One Voice obtient de nouveaux documents sur l’élevage de chiens de Mézilles
21.07.2025
Yonne
Expérimentation animale: One Voice obtient de nouveaux documents sur l’élevage de chiens de Mézilles
Expérimentation animale

C’est une nouvelle victoire dans le combat de One Voice pour les chiens élevés et utilisés au Centre d’élevage des Souches (CEDS) de Mézilles, dans l’Yonne. Le 5 juin dernier, le tribunal administratif de Dijon a accédé à nos requêtes, exigeant que le CEDS nous fournisse ses correspondances avec la préfecture concernant les demandes d’agrément et les inspections effectuées entre le 17 janvier 2019 et le 9 février 2022. Des documents qui révèlent une fois de plus l’enfer que vivent les animaux enfermés à Mézilles et les manquements à répétition des expérimentateurs.

Parmi les pièces que nous avons reçues, on ne trouve aucune image, mais des informations qui les valent largement.

Des vies de souffrance entourées d’opacité…

À travers une fiche de suivi individuel égarée parmi une cinquantaine d’autres pages, nous avons fait la connaissance d’une chienne beagle de trois ans. Sans nom, comme tous ses compagnons de misère, elle a été exploitée comme reproductrice. Le 14 août 2019, elle a subi une césarienne pour mettre bas une portée de sept chiots. Le jour même, à peine remise de cette épreuve, elle a été hystérectomisée. Qu’est-il advenu d’elle après qu’on l’a rayée de la liste des précieuses reproductrices? A-t-elle été envoyée sur les paillasses afin d’être « recyclée » en souffre-douleur pour des tests sur des médicaments? Ou a-t-elle été tuée après que ses petits lui ont été arrachés…?

Dans cet élevage, le sort des jeunes reste tout aussi sombre. Le 18 décembre 2019, des chiots âgés de moins de cinq mois ont été entassés, deux par deux, dans des caisses exiguës pour un long trajet de plusieurs heures. Transportés comme de simples colis, sans égard pour leur fragilité ni leur bien-être, dans quel état devaient-ils arriver? Leur souffrance, nous pouvons l’imaginer, mais nous ne saurons jamais tout: aucun détail sur leurs conditions de transport, aucune trace de leur destination. Comme si leur vie n’avait aucune valeur. Comme si ces êtres sensibles n’étaient que des produits à écouler.

… et des manquements en nombre

En mars 2019, la préfecture de l’Yonne a transmis à Marshall BioResources (MBR), le géant américain qui possède l’élevage, le rapport d’inspection relatif au contrôle réalisé plus tôt dans l’année. C’est l’un des documents auxquels nous avons eu accès… copieusement caviardé! On y apprend néanmoins qu’une sécurisation insuffisante du stockage des médicaments à risque a été constatée, ainsi qu’une absence de formalisation du tutorat des nouveaux arrivants. Quelles autres irrégularités l’élevage a-t-il voulu nous cacher?

Quelques pages plus loin, il réitère, effaçant complètement le nombre d’individus présents dans ses locaux et sa capacité d’hébergement maximale. Aurait-il -la question se pose là encore- des choses à se reprocher?

Rentabiliser les animaux à tout prix

Ce rapport nous apprend aussi que, pendant l’épidémie de Covid-19, de nombreuses commandes d’animaux ont été annulées ou reportées, entraînant une augmentation du nombre de chiens sur place. Ces individus « non valorisables » ont été, pour les plus chanceux, proposés à l’adoption. Les autres ont été assignés à la reproduction… avant d’être mis à mort.

C’est là que s’exprime toute la cruauté cynique des laboratoires: réduire les animaux à de simples outils, les trier sans vergogne selon le profit qu’on peut en tirer. Trop âgés, trop gros ou présentant des résultats biochimiques anormaux? Pour éviter qu’ils soient comptés parmi les animaux « en surplus », tués sans jamais avoir “servi”, ils subiront une expérience ou une reproduction avant d’être jetés comme des déchets.

Non content de ce qu’il inflige déjà aux chiens qu’il détient, MBR a obtenu en 2022, pour le CEDS de Mézilles, l’extension de l’agrément lui permettant de mener des projets comprenant des interventions chirurgicales. Demandez avec nous la fermeture de cet élevage!

Pour Camille et les loups de Saône-et-Loire, nouveau recours interassociatif

Pour Camille et les loups de Saône-et-Loire, nouveau recours interassociatif

Pour Camille et les loups de Saône-et-Loire, nouveau recours interassociatif 16.07.2025
Dijon
Pour Camille et les loups de Saône-et-Loire, nouveau recours interassociatif Animaux sauvages

One Voice et ses partenaires, l’ASPAS, FERUS, la LPO Bourgogne Franche-Comté et le Pôle Grands Prédateurs, répondent à nouveau présents pour les loups de Saône-et-Loire. Nous demandons la suspension immédiate d’un énième arrêté organisant les tirs de ces animaux. L’audience aura lieu le 22 juillet à 10 h au tribunal administratif de Dijon.

Le préfet de Saône-et-Loire signe avec une certaine facilité des autorisations de tirs à tout-va. Nous attaquons en urgence la dernière en date du 15 mai, avec nos partenaires.

Aucune cohabitation envisagée en Saône-et-Loire

Dans ce département, les autorités ne savent répondre qu’avec les fusils. La cohabitation ? Cela ne fait pas partie de leur vocabulaire.

Trop pressés de plaire aux lobbys d’un certain élevage et de la chasse, les services de l’État distribuent à tout-va des permis de tuer une espèce protégée. Chaque loup ayant le malheur de passer ou de s’installer en Saône-et-Loire finit par être tué. Camille, le dernier arrivé, a vu un torrent de haine se déverser sur lui. Quant à son prédécesseur, il a été retrouvé mort dans des conditions suspectes… Nous avions alors porté plainte.

Nous saisissons la justice pour les loups de Saône-et-Loire

En ce qui concerne l’arrêté que nous contestons, la préfecture s’appuie uniquement sur la mention d’un « risque important de dommage », évoquant 18 ovins attaqués dans des communes limitrophes, sans apporter aucune précision sur les dispositifs de protection utilisés. Ce flou est inacceptable : l’administration ne peut pas justifier des tirs alors que rien ne garantit que les troupeaux étaient effectivement protégés comme la loi l’exige.

Nous refusons cette vision rétrograde et destructrice de la vie sauvage. Les loups, outre qu’ils sont précieux en eux-mêmes, sont des animaux essentiels à la biodiversité et au bon fonctionnement des écosystèmes. Plutôt que de s’acharner à les exterminer, les éleveurs doivent être encouragés et accompagnés dans la mise en place de parcs électrifiés, la surveillance et le gardiennage des troupeaux.

Il est scandaleux que certains exploitants agricoles se lamentent aujourd’hui sur la perte de brebis qu’ils refusent de protéger alors qu’ils n’hésitent pas à les envoyer par milliers à l’abattoir sans la moindre once de compassion.

Nous avons déjà obtenu des victoires dans les Alpes-Maritimes en mars dernier. Cette fois-ci, nous serons présents dedans mais aussi devant le tribunal administratif de Dijon le 22 juillet à 10 h pour Camille et tous les autres loups de Saône-et-Loire. Pour leur apporter votre soutien, signez la pétition.

Signez pour demander la fin du massacre des loups. Signez pour demander la fin du massacre des loups. Signez pour demander la fin du massacre des loups. Signez pour demander la fin du massacre des loups. Signez pour demander la fin du massacre des loups. Signez pour demander la fin du massacre des loups. Signez pour demander la fin du massacre des loups. Signez pour demander la fin du massacre des loups. Signez pour demander la fin du massacre des loups. Signez pour demander la fin du massacre des loups.

Expérimentation animale: l’État scelle le destin de milliers de singes en moins de deux mois

Expérimentation animale: l’État scelle le destin de milliers de singes en moins de deux mois

Expérimentation animale: l’État scelle le destin de milliers de singes en moins de deux mois
16.07.2025
Expérimentation animale: l’État scelle le destin de milliers de singes en moins de deux mois
Expérimentation animale

En moins de deux mois, du 27 mars au 19 mai, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche a approuvé six projets condamnant 3046 singes à endurer toutes sortes d’expériences, de l’inoculation de virus à la pose d’implants crâniens. Comme toujours, stress et douleur sont au rendez-vous. Nous levons le voile sur ces pratiques cruelles et leurs victimes.

Des tests réglementaires très éprouvants

Pour tester la toxicologie de médicaments, pas moins de 1120 ouistitis et 1120 macaques à longue queue vont subir des expériences catégorisées comme « modérées » et « sévères ». Ce qui n’est qu’une routine d’ordre réglementaire pour les laboratoires est un véritable calvaire pour les animaux. Des mois durant, ils vont devoir supporter des prélèvements de sang, d’urine, de liquides profonds… et même des biopsies d’organes. Et qui dit prélèvement dit contention, sédation, isolement de plusieurs heures en cage individuelle… Ces manipulations affreusement invasives génèrent un stress intense, des douleurs, des lésions et des infections, avec des risques de paralysie, de boiterie ou d’arthrite. Sans compter les effets des produits testés, qui peuvent immédiatement causer chez les animaux des troubles neurologiques, immunitaires, inflammatoires ou métaboliques. 2020 des singes ainsi utilisés seront mis à mort après ces procédures.

Des centaines d’individus martyrisés…

Tous les tests de toxicologie ne sont pas obligatoires. Pour une étude non réglementaire, 256 macaques cynomolgus et 46 macaques rhésus vont se voir administrer des substances aussi bien par voie orale que par injection chaque semaine, voire chaque jour. Eux aussi seront longuement immobilisés, certainement dans des « chaises de contention », y compris pour les perfusions pouvant durer jusqu’à quatre heures. Et ceux qui ne seront pas tués à l’issue de cette épreuve ne seront maintenus en vie que pour revivre des supplices similaires… 

Des centaines d’autres animaux seront utilisés: 

  • 400 macaques subiront injections et prélèvements pendant trois ans pour être soumis jusqu’à 10 vaccinations
  • 70 ouistitis seront sciemment infectés par le virus de la grippe A H1N1, puis se verront infliger des prélèvement répétés de sang et dans le nez. Tous seront mis à mort pour éviter une contamination aux humains. Ceux-là mêmes qui les auront rendus malades, donc… 
  • Pour des tests sur la maladie d’Alzheimer, les scientifiques opéreront 13 macaques à longue queue pour introduire dans leurs cerveaux des implants qui y seront laissés durant des semaines. Une intervention douloureuse à laquelle s’ajouteront des injections renouvelées de streptozotocine. Et les malheurs de ces individus ne s’arrêtent pas là, puisqu’ils risqueront œdèmes,, infections, inflammations et hallucinations… jusqu’à leur abattage. 

… et des bébés arrachés à leur mère

21 jeunes singes rhésus « serviront » quant à eux à étudier les conséquences d’expériences négatives précoces sur le comportement. La moitié d’entre eux seront ainsi séparés de leur mère à la naissance et élevés sans leur groupe social. Pendant une semaine, ils seront privés de leurs proches, désorientés, dans un environnement étranger, avec, là encore, des cages de contention… Une expérience extrêmement stressante, puisque c’est tout le but de cette « mise en scène ». Et leur souffrance perdurera, puisque leur retour dans leur groupe sera lui-même source de stress et de potentielles blessures…

Nous continuerons à faire toute la lumière sur ce qu’il advient des animaux sur les paillasses froides des scientifiques. Signez pour demander la fin de ces pratiques sur les primates! 

Expérimentation animale : Les tests pyrogènes sur les lapins, c’est fini !

Expérimentation animale : Les tests pyrogènes sur les lapins, c’est fini !

Expérimentation animale – Les tests pyrogènes sur les lapins, c’est fini !
15.07.2025
Union européenne
Expérimentation animale – Les tests pyrogènes sur les lapins, c’est fini !
Expérimentation animale

Il était temps ! La loi votée en juin 2024 par la Commission européenne de Pharmacopée vient d’entrer en vigueur en ce mois de juillet : elle interdit les tests pyrogènes sur les lapins dans tous les pays de l’Union. Une victoire historique pour des dizaines de milliers de ces adorables mammifères. Mais qui arrive bien tard.

Ils ont été développés au début du XXe siècle pour vérifier l’innocuité de produits injectables (vaccins, antibiotiques…) à travers leur capacité à induire de la fièvre. Dans les pays membres de l’UE, les tests pyrogènes sur les lapins sont utilisés systématiquement depuis la fin des années 1980. Ce processus, que nous dénonçons depuis longtemps, est létal : la substance est injectée dans les oreilles des lapins, puis la fièvre est mesurée avant la mise à mort.

Remis en cause pour leur cruauté, leur manque de fiabilité et l’existence de méthodes sans souffrance pour les animaux depuis les années 1990, ils se sont pourtant imposés jusqu’à devenir la norme de la pharmacopée européenne.

Malgré les alternatives existantes et l’entrée en vigueur en 2013 de la Directive européenne relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, le nombre de lapins soumis à ces expériences n’a jamais cessé d’augmenter. Les chiffres sont glaçants : 17 638 tests de pyrogénicité ont été réalisés pour la seule année 2022 en Europe. Ils sont 400 000 individus exploités à ces fins dans le monde.

Un changement de cap majeur

La décision votée en juin 2024 lors de la 179e session de la Commission européenne de Pharmacopée s’inscrit dans la logique des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement) et dans le respect de la Convention européenne STE n° 123.

Les conséquences sont désormais actées :

  • l’essai des pyrogènes sur les lapins est banni des textes de la Pharmacopée européenne ;
  • les développeurs de médicaments doivent désormais utiliser les méthodes in vitro, comme les Monocyte Activation Tests (MAT) ou tests d’activation des monocytes. Une méthode qui permet par exemple d’évaluer la réaction des cellules humaines en culture, sans recours animal, validée par l’Agence européenne de médecine depuis… 2010 !

À terme, ce vote pourrait aussi annoncer un véritable changement de cap, notamment pour en finir avec l’exploitation des limules, soi-disant cruciale dans l’élaboration des vaccins.

 

One Voice salue cette évolution capitale mais reste sur le qui-vive. En Europe, les lapins restent soumis à tous types d’expériences : 372 239 pour la seule année 2022. En France, ils constituent la deuxième espèce la plus utilisée dans l’expérimentation.

 

Sébastien Castella massacrera six taureaux à Bayonne. Vingt structures associatives* dénoncent la torture érigée en spectacle

Sébastien Castella massacrera six taureaux à Bayonne. Vingt structures associatives* dénoncent la torture érigée en spectacle

Sébastien Castella massacrera six taureaux à Bayonne. Vingt structures associatives* dénoncent la torture érigée en spectacle
11.07.2025
Sébastien Castella massacrera six taureaux à Bayonne. Vingt structures associatives* dénoncent la torture érigée en spectacle
Exploitation pour le spectacle

Le 11 juillet prochain, Bayonne accueillera une corrida pour les 25 ans de « carrière » du toréro Sébastien Castella, au cours de laquelle six taureaux seront massacrés. Le président de la FLAC, Thierry Hely, était présent le 12 août 2000 sur les gradins des arènes de Béziers et y a tourné le film Juste pour le plaisir.

Aujourd’hui, One Voice et ses partenaires* le publient à nouveau, pour rappeler ce qu’est vraiment la corrida : la lente agonie d’animaux plongés dans des bains de sang. Dans une corrida, il faut tout montrer ! Sinon, c’est trop facile.

Quand la culture et l’esthétisme servent de prétexte à l’expression de pulsions sadiques

Le 12 août 2000, Sébastien Castella réalisait son « alternative », son intronisation comme matador. Sous les hourras de la foule, des taureaux étaient transpercés dans l’arène, agonisant pendant de longues minutes, s’étouffant dans leur propre sang avant d’être achevés. Aujourd’hui, avec nos partenaires, nous diffusons à nouveau Juste pour le plaisir, filmé à l’occasion de cette cérémonie brutale.

 

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Pour marquer ce triste anniversaire, annoncé à l’Hôtel de Ville, une nouvelle corrida est prévue dans les arènes bayonnaises. Derrière le faste et les costumes, ce sont cette fois-ci six animaux qui seront harcelés, affaiblis puis tués sous les yeux d’un public comprenant parfois de très jeunes spectateurs exposés à la volonté délibérée de faire souffrir. Ce supplice, interdit partout ailleurs, laissera inexorablement des traces durables et délétères dans le psychisme de ces enfants et adolescents.

Les habitudes ne justifieront jamais la torture

La corrida n’est rien d’autre qu’un supplice lentement orchestré, une agonie spectaculaire infligée à des êtres sensibles. Nous avons enquêté à plusieurs reprises sur cette pratique d’un autre âge, fondée sur la dissimulation et le déni, et sur les écoles qui enseignent à des enfants à tuer dès le plus jeune âge.

Réduits au rôle d’objets de divertissement pour satisfaire les pulsions suspectes et perverses d’un public sans pitié en quête de sensations fortes, les génisses et taureaux utilisés lors de ces événements sont pacifiques et apeurés, ne cherchent qu’à survivre, sans comprendre que leur destin a été scellé d’avance.

Notre engagement va au-delà de la cause animale, pour ceux qui sont utilisés pour blesser tout autant que pour ceux qui sont tués. Il concerne aussi le développement de l’empathie chez les plus jeunes. Nous plaidons pour que les mineurs, et en particulier les enfants, ne puissent plus assister à de telles atrocités, et que les écoles taurines soient fermées. Nous militons en outre pour que tout prosélytisme en dehors des zones qui font exception soit interdit, notamment aux arènes de Lutèce, en plein Paris.

À Bayonne et partout ailleurs : les Français disent non à la corrida

Depuis des années, nous organisons des actions coordonnées nationales et unitaires pour dénoncer cette pratique toujours tolérée dans quelques communes au nom d’une supposée tradition, postulat qui a été remis en cause à de nombreuses reprises. De ville en ville, d’année en année, nous recevons dans ce combat contre la barbarie de ces aficionados le soutien d’une majorité écrasante de Français — y compris dans les départements concernés — qui souhaitent en finir avec ce type de représentations (qui, au demeurant, sont de moins en moins appréciées et dont le financement interroge).

À l’approche de cette corrida à Bayonne, de nombreuses structures, parmi lesquelles celles de la FLAC dont One Voice est membre, appellent à une mobilisation citoyenne en ligne. Il est temps de faire entendre une vérité simple : la torture ne peut être un art, moins encore un motif de célébration.

* Liste des participants et partenaires de cette mobilisation en ligne : 

Associations, fondations, collectifs :

  • ASPAS
  • AVA France
  • Code Animal
  • Collectif des Vétérinaires pour l’Abolition de la Corrida (COVAC)
  • Confédération Nationale de Défense de l’Animal (CNDA)
  • Conseil National de la Protection Animale (CNPA)
  • Convention Vie et Nature (CVN)
  • La FLAC (Fédération des Luttes pour l’Abolition des Corridas)
  • Fondation Franz Weber
  • Futur Asso
  • La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences (LFDA)
  • No Corrida
  • OABA
  • One Voice
  • PETA France
  • PROTEC (Protection de l’enfance)
  • Société Nationale de Défense des Animaux (SNDA)
  • Société Protectrice des Animaux (SPA)

Et en soutien aux associations et collectifs de défenseurs des animaux :

Partis politiques :

  • Les Écologistes
  • Le Parti Animaliste

Média spécialisé :

  • Savoir Animal

Journée mondiale des chevaux : soyons à la hauteur du lien qui nous unit

Journée mondiale des chevaux : soyons à la hauteur du lien qui nous unit

Journée mondiale des chevaux : soyons à la hauteur du lien qui nous unit
11.07.2025
France
Journée mondiale des chevaux : soyons à la hauteur du lien qui nous unit
Animaux familiers

Pour la Journée mondiale des chevaux, One Voice rappelle les nombreuses formes de souffrances que nous, humains, notre société et nos lois, imposons à ces animaux parmi nos plus anciens compagnons depuis la préhistoire. Spectacles, cirques, courses, expérimentations, tourisme, abattoirs, chasse à courre… nous ne sommes décidément pas à la hauteur des fidèles et extraordinaires partenaires qu’ils ont été pour l’essor de notre espèce et qu’ils continuent d’être.

L’Assemblée générale des Nations Unies a déclaré le 11 juillet « Journée mondiale du cheval » en appelant à célébrer leur rôle dans l’évolution de l’espèce humaine : « Peu d’animaux ont contribué au progrès de l’humanité de manière aussi profonde — et discrète — que le cheval. » Ce lien historique est hélas à sens unique. En France, chevaux comme poneys subissent toujours d’innombrables maltraitances et leur destination finale est quasi systématiquement l’abattoir. Ces pratiques, camouflées en habitudes, banalisent l’inacceptable.

« L’homme est la plus piètre conquête du cheval »

Cette citation du linguiste belge Jules Feller résume bien les manquements de notre espèce envers les équidés.

Considérés comme des objets jetables et interchangeables, certains ne connaissent que souffrances et mort programmées dans le cadre de l’expérimentation animale, bien que ces pratiques opaques entretenues par les laboratoires soient réprouvées par l’opinion publique. D’autres sont maltraités, traînés sans respect ni dignité dans des spectacles ou des cirques, de ville en ville. Quand ils ne sont pas attachés, loin des prés d’herbe fraîche et d’accès à l’eau, on les force à déambuler dans des postures douloureuses. D’autres enfin sont contraints de donner jusqu’à leur vie sous les applaudissements et les rires des spectateurs dans les corridas où leurs yeux sont masqués tant la violence est omniprésente.

Peu importe les conditions de santé ou météorologiques, les humains les exploitent pour divertir les touristes ou alimenter l’addiction aux jeux d’argent, en les poussant jusqu’au bout de leurs forces sur les hippodromes. N’oublions pas les individus exploités dans les épreuves d’équitation, la chasse à courre, ni ceux  qui figurent parmi les nombreuses victimes collatérales des chasseurs.

Les abus sont partout, y compris dans les centres équestres qui accueillent des enfants et adolescents en prônant « des expériences riches en partage et en émotion ». Derrière les jolies pancartes, combien de box étroits, sales et sombres, de coups, de solitude et d’absence de soins ? Des actes de maltraitance sont parfois commis devant les jeunes.

Les équidés servent aussi de défouloirs et sont victimes d’actes de cruauté de la part de certains humains, souvent dans la continuité des mauvais traitements infligés dans l’intimité des foyers. One Voice œuvre pour faire reconnaître ce lien entre maltraitance animale et violences domestiques depuis 2007.

Dénoncer pour mieux les défendre

Il n’est pas une exploitation des équidés par les humains qui ne soit indigne de leur sensibilité, de leur empathie, de leur intelligence, et motivée par l’argent.

Ainsi, le temps est loin des tarpans, qui évoluaient dans les plaines et forêts d’Europe de l’Est. Aujourd’hui, les chevaux de Przewalski, galopant dans les steppes kazakhes, et les mustangs, revenus à l’état sauvage dans l’Ouest américain, demeurent les derniers chevaux libres de notre planète.

Depuis plus de vingt ans, One Voice se bat pour eux, les défend tout en révélant les pratiques inacceptables dont ils sont victimes et qui sont bien ancrées dans notre quotidien.

Dénoncer ces cruautés, c’est aussi interpeller plus largement sur l’urgente nécessité de changer de paradigme. Si nous continuons d’abattre nos fidèles amis à des fins alimentaires non essentielles et commerciales, comment pouvons-nous avancer collectivement vers un monde sans violence vis-à-vis des animaux ? Comment une loi qui prétend « lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes » peut-elle toujours considérer qu’une vie en box comble leurs besoins essentiels du moment qu’il leur permet de « se coucher » ? Où est la considération qui leur est due dans la légalité de leur captivité et de leur exploitation dans les cirques itinérants, ou leur éventrement en direct dans les arènes de corrida ?…

Battons-nous pour eux, pour la reconnaissance de leurs droits fondamentaux dans notre société.

Demandez avec nous que chevaux et poneys ne fassent plus partie de la catégorie des animaux de rente, et que leur soit conféré le statut d’animal familier afin qu’ils bénéficient de la même protection que les chiens et les chats.

« Tiercé de cochons » à Vabres-l’Abbaye : un spectacle de souffrance à arrêter d’urgence

« Tiercé de cochons » à Vabres-l’Abbaye : un spectacle de souffrance à arrêter d’urgence

« Tiercé de cochons » à Vabres-l’Abbaye : un spectacle de souffrance à arrêter d’urgence
10.07.2025
Aveyron
« Tiercé de cochons » à Vabres-l’Abbaye : un spectacle de souffrance à arrêter d’urgence
Exploitation pour le spectacle

Dimanche 6 juillet, One Voice a assisté à la 49ᵉ édition du « tiercé de cochons » de Vabres‑l’Abbaye. Alors que les images parlent d’elles-mêmes, le maire de de la commune se montre totalement indifférent à la souffrance des porcelets : « Chaque année, on reçoit des courriers d’associations qui ne sont même pas d’ici. Et sur les réseaux sociaux, sous couvert d’anonymat, des gens se permettent beaucoup de choses. » Il se dit « ouvert au dialogue », mais pourtant, ne répond pas aux courriers qui lui sont envoyés. En clair, la souffrance animale n’est pas une priorité pour les autorités locales, qui préfèrent fermer les yeux sur cette tradition cruelle plutôt que d’écouter les appels à l’arrêt de ces pratiques.

Derrière ce divertissement qui se veut « convivial », des frayeurs, des griffures, des cris et des cochons paniqués. Nous demandons l’arrêt immédiat de cette pratique.

«Des règles bienveillantes» ? Une illusion cruelle

Le présentateur martèle que « le cochon, c’est sacré, précieux… on en prend soin… on ne met pas de doigt au cul… on ne mange pas les oreilles… on fait doucement ». Des précisions aussi étranges qu’inquiétantes. Un aveu implicite qui laisse entrevoir la violence latente derrière cette prétendue bienveillance.

Cette mise en scène hypocrite ne trompe personne : ces jeunes animaux ne sont « sacrés » que pendant la course. Mais dès que l’un d’eux franchit la ligne d’arrivée, il est brutalement empoigné, souvent attrapé par les oreilles, soulevé ou traîné vers le camion, ce qui montre bien que le respect promis est un leurre.

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Une scène de panique sous couvert d’«amusement»

Dès les premières secondes de la course, jetés dans un parcours inconnu, ils cherchent avant tout à fuir. Quand ils y parviennent, à peine rattrapés, ils sont remis de force sur la piste. La foule rit, sans voir — ou sans vouloir voir — la peur dans leurs yeux.
Tout au long de l’épreuve, les porcelets hésitent, reculent, se heurtent aux obstacles. Certains refusent d’avancer, d’autres sont poussés, tapotés, voire fessés pour les faire obéir. Lorsque l’un d’eux termine la course, il n’est pas accueilli avec douceur. Direction le camion et retour à l’élevage qui l’engraissera avant de le conduire à l’abattoir. Cris, agitation. Où sont les truies, ces mères exploitées dont ils ont été séparés très tôt après leur naissance ? Ce n’est pas un jeu : c’est une scène de panique sous les rires et les applaudissements du public. Derrière la prétendue « tradition », il n’y a que stress et brutalité. Ces animaux, qui ne comprennent rien à ce qu’on leur impose, sont instrumentalisés pour distraire.

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Un «jeu» ? Mais à quel prix ?

Les cochons se débattent, se blessent en fuyant sous le grillage, hurlent lorsqu’ils sont manipulés. Aucun respect des animaux dans cette maltraitance déguisée en divertissement.

L’argument de la tradition n’excuse pas les violences infligées à des êtres sensibles.
Le tiercé de Vabres‑l’Abbaye n’est pas un simple jeu, c’est un traumatisme camouflé sous des airs de folklore. One Voice demande l’arrêt immédiat de cette course.

Nous appelons le public à ouvrir les yeux, à refuser de participer à ce spectacle de souffrance et à soutenir notre combat pour le respect et la protection de tous les animaux.