Foire Aux Questions sur l’ICE « Save Cruelty Free Cosmetics »

Foire Aux Questions sur l’ICE « Save Cruelty Free Cosmetics »

Foire Aux Questions sur l’ICE « Save Cruelty Free Cosmetics »
13.09.2021
Europe
Foire Aux Questions sur l’ICE « Save Cruelty Free Cosmetics »
Expérimentation animale

L’Initiative citoyenne européenne « Save Cruelty Free Cosmetics » vient de dépasser les 100 000 signatures officielles sur l’ensemble de l’Union Européenne. C’est un très bon départ dont nous devons tous être fiers. Mais ce n’est qu’un début. Plus d’un million de signatures sont nécessaires, dont plus de 55 000 en France. Or nous avons à peine dépassé les 15 000 pour l’instant et notre pays est l’un de ceux qui requièrent le plus de signatures. La législation européenne ne doit pas pouvoir revenir en arrière. Au contraire, il est indispensable de prévoir un réel calendrier de sortie de l’expérimentation animale, et de former les professionnels aux méthodes fiables et sans animaux. 

Vous trouverez ci-dessous les réponses aux questions que vous vous posez peut-être sur cette l’ICE:

1. Tester les cosmétiques sur les animaux n’est-il pas déjà interdit dans l’Union européenne?

Au sein de l’UE, les tests sur les animaux pour les produits cosmétiques et leurs ingrédients sont interdits depuis 2009, et l’interdiction de vendre des produits et ingrédients cosmétiques testés a été pleinement mise en œuvre en mars 2013. Ces interdictions — qui figurent dans le Règlement sur les cosmétiques — ont été édictées dans le but de garantir que les animaux ne souffrent pas au cours du processus de développement ou de commercialisation des produits cosmétiques et de leurs ingrédients, et qu’une science sans expérimentation animale est utilisée pour assurer la sûreté desdits produits.

En dépit des interdictions, l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), soutenue par la Commission européenne et la chambre de recours de l’ECHA, exige de nouveaux tests sur les animaux pour les produits chimiques employés comme ingrédients cosmétiques dans le cadre du Règlement sur l’Enregistrement, l’Évaluation, l’Autorisation et la Restriction des produits chimiques (REACH). Cette politique – qu’elles étendent désormais même aux produits chimiques utilisés exclusivement en cosmétique — érode les interdictions et va à l’encontre de l’intention des législateurs en les créant : que les animaux ne souffrent plus ni ne meurent au nom des cosmétiques.

L’ECHA, la Commission et la chambre de recours de l’ECHA soutiennent que les tests sur les animaux sont nécessaires pour protéger les ouvriers et notre environnement sous prétexte que le Règlement sur les cosmétiques ne couvre que la sécurité des consommateurs. Cette position crée une division artificielle entre consommateurs et ouvriers, ne tient pas compte de la sûreté d’utilisation établie de longue date de bon nombre de ces ingrédients, viole l’obligation légale de recourir à des méthodes non animales en lieu et place des tests sur les animaux dans la mesure du possible, et contraint les régulateurs de cosmétiques à ignorer les résultats des tests sur les animaux pour éviter d’enclencher les interdictions.

2. Qu’est-ce qu’une Initiative citoyenne européenne (ICE) et en quoi va-t-elle améliorer la situation?

Une ICE est un mécanisme grâce auquel les citoyens européens peuvent demander à la Commission européenne d’élaborer une nouvelle législation dans un domaine donné. Pour qu’une ICE soit prise en compte par la Commission, elle doit obtenir le soutien d’au moins un million de citoyens de l’UE sous forme de signatures. Contrairement à une pétition, une ICE s’adresse directement à la Commission et peut entraîner des modifications du droit européen.

Cette ICE appelle la Commission à protéger et renforcer l’interdiction des tests sur les animaux pour les cosmétiques en garantissant que seules des méthodes non animales sont employées afin d’évaluer la sûreté d’utilisation des produits cosmétiques et de leurs ingrédients pour les consommateurs, les ouvriers et l’environnement. Elle appelle en outre la Commission à transformer plus largement la réglementation européenne sur les produits chimiques en veillant à ce que tous les produits chimiques soient traités sans ajouter de nouvelles exigences en matière d’expérimentation animale, ainsi qu’à moderniser la science en s’engageant à produire une proposition législative contenant une feuille de route afin d’éliminer progressivement l’expérimentation animale au sein de l’UE.

En favorisant la transition vers une recherche sans expérimentation animale et pertinente pour l’humain dans l’UE, cette ICE a le pouvoir d’éviter chaque année à des millions d’animaux de souffrir et de mourir, ainsi que celui d’améliorer la protection de la santé humaine et de l’environnement.

3. Pourquoi le temps est-il venu pour une ICE?

L’interdiction révolutionnaire de l’UE d’expérimenter les cosmétiques sur les animaux (une victoire pour la protection animale remportée après des décennies de campagne) est menacée. La politique adoptée par l’ECHA et la Commission européenne, qui veut que même les produits chimiques employés exclusivement comme ingrédients cosmétiques doivent faire l’objet de tests sur les animaux en vertu de la législation européenne sur les produits chimiques – REACH, sape complètement l’interdiction et va directement à l’encontre de son objectif et des attentes du public : garantir que les animaux ne souffrent ni ne meurent au nom des cosmétiques.

En août 2020, la chambre de recours de l’ECHA a adopté deux décisions enjoignant à la société ayant introduit le recours de procéder à des tests sur les animaux pour des ingrédients utilisés exclusivement dans les cosmétiques. Cette démarche a été soutenue par la Commission. En effet, ces décisions de la chambre de recours signifient qu’à moins d’être rejetées par la Cour de justice de l’UE (des affaires sont en cours), l’interdiction de recourir à l’expérimentation animale pour les cosmétiques perdra tout son sens et qu’il deviendra pratiquement impossible pour les entreprises de cosmétiques — y compris les marques « sans cruauté » — de commercialiser des produits ne contenant pas d’ingrédient qui a été, pourrait être ou sera testé dans le cadre de REACH. Nous devons agir de toute urgence afin de nous assurer que la manière dont la Commission et l’ECHA interprètent l’interdiction des tests sur les animaux pour les cosmétiques est contestée et qu’à travers cette ICE, elles sachent clairement combien nous tous, en tant qu’Européens, apprécions les cosmétiques « sans cruauté ».

Pour ne rien arranger, la Stratégie pour la durabilité dans le domaine des produits chimiques récemment publiée par la Commission européenne (qui présente une nouvelle vision à long terme de la politique de l’UE en matière de produits chimiques) pourrait entraîner une augmentation massive des tests sur les animaux. L’objectif de l’UE d’assurer un environnement non toxique ne sera pas atteint grâce à l’expérimentation animale, et ces changements pourraient éroder davantage l’interdiction des tests sur les animaux pour les cosmétiques et entraîner que des ingrédients nouveaux aussi bien qu’existants fassent l’objet de tests supplémentaires.

Nous devons agir dès maintenant pour protéger et renforcer l’interdiction des tests sur les animaux pour les cosmétiques — ainsi que pour empêcher l’introduction de nouveaux besoins en matière d’expérimentation animale pour tous les produits chimiques et mettre en place l’élimination progressive de l’expérimentation animale au sein de l’UE. La clé pour y parvenir consiste à mobiliser les citoyens européens afin qu’ils signent l’ICE.

4. Comment la campagne a-t-elle vu le jour?

Nous faisons campagne contre les menaces qui pèsent sur l’interdiction des tests sur les animaux pour les cosmétiques dans l’UE depuis un certain temps. Nous avons également collaboré avec d’autres associations de protection animale en Europe — ainsi qu’avec des marques « sans cruauté » — pour nous assurer que l’interdiction est correctement interprétée et mise en œuvre comme les législateurs l’ont voulu et comme le demandent les citoyens européens.

En décembre 2020, nous avons uni notre voix à celle d’autres associations de protection animale et de plus de 450 marques dans une lettre commune aux dirigeants des principales institutions de l’UE et dans un communiqué à la presse européenne. Tous ces efforts se sont malheureusement heurtés jusqu’à présent à la même intransigeance.

Nous devions faire davantage pour garantir que les décideurs européens entendent la voix des citoyens. Ainsi, Cruelty Free Europe (dont One Voice fait partie), PETA, Eurogroup for Animals, la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale (dont nous faisons également partie) et HSI Europe sont convenues qu’une ICE constituait la stratégie à suivre. Nous avons également demandé à The Body Shop et Dove, deux partenaires actifs et de longue date qui contestent les conséquences de REACH sur les produits « sans cruauté », s’ils désiraient nous soutenir dans notre projet d’ICE. Et c’est ainsi que notre campagne est née. Nous demandons à toutes les personnes désirant une Europe sans expérimentation animale de faire tout leur possible afin que cette ICE réussisse.

5. Que se passera-t-il si l’ICE échoue?

Nous plaçons tous nos espoirs dans cette ICE et savons que les Européens sont sensibles au problème de l’expérimentation animale. Un sondage mené en 2020 par Savanta ComRes montre que les trois quarts (74 %) des adultes des États membres de l’UE jugent que les tests sur les animaux pour les cosmétiques et leurs ingrédients sont inacceptables, et ce quelles que soient les circonstances ; en outre, près des trois quarts (72 %) estiment que l’UE devrait se fixer des objectifs et des délais contraignants afin d’éliminer progressivement l’expérimentation animale, et sept sur dix (70 %) considèrent que remplacer complètement toutes les formes d’expérimentation animale par des tests sans animaux devrait être pour l’UE une priorité. Nous sommes donc convaincus que nous pouvons réussir et que la voix des citoyens européens doit être entendue haut et fort. C’est pourquoi nous œuvrons tous ensemble, avec nos membres à travers l’UE ainsi qu’avec les marques « sans cruauté ».

Cependant, nous avons conscience que récolter le nombre requis de signatures vérifiées ne sera pas facile, en particulier dans le contexte des restrictions COVID en cours dans de nombreuses régions. Amener la Commission européenne à adopter les changements voulus ne sera pas non plus aisé. Aussi devons-nous donner le meilleur de nous-mêmes. Nous sommes mobilisés pour longtemps et n’abandonnerons pas tant que l’UE ne sera pas vraiment « sans cruauté ». Nous continuerons de recourir à d’autres moyens comme le lobbying et, si besoin, également les contestations judiciaires.

6. Qui est impliqué dans cette ICE?

Cette ICE est organisée par une coalition d’associations européennes de protection animale, avec le soutien de marques et d’entreprises « sans cruauté » et d’autres ONG. Et, bien sûr, vous — les citoyens européens — êtes primordiaux.

7. De quelle manière les récentes décisions de la chambre de recours de l’ECHA affectent-elles les cosmétiques « sans cruauté »?

L’interdiction de recourir à l’expérimentation animale pour les cosmétiques est désormais si érodée qu’il devient de plus en plus difficile pour les entreprises de fabriquer des produits sans utiliser d’ingrédients (y compris des ingrédients existants dont la sûreté d’utilisation est établie de longue date en cosmétique) qui ont fait ou pourraient faire l’objet de nouveaux tests sur les animaux dans le cadre de REACH.

En plus de signer l’ICE, il vous faut continuer à rechercher des marques « sans cruauté ».

En tant que citoyens européens, vous êtes essentiels au succès de cette ICE et au fait de garantir en conséquence que les ingrédients cosmétiques ne feront plus l’objet de tests sur les animaux sous couvert de REACH ou de toute autre législation, que les nouvelles lois sur les produits chimiques n’entraîneront pas encore davantage de souffrance animale, et que l’UE instaurera un plan d’action concret et concerté afin d’éliminer progressivement l’ensemble des expériences sur les animaux.

8. Quels ingrédients cosmétiques font l’objet de nouveaux tests sur les animaux dans le cadre de REACH?

La décision de la chambre de recours de l’ECHA d’août 2020 concernait deux ingrédients couramment employés dans les crèmes solaires, mais le problème va beaucoup plus loin puisqu’il englobe les nouvelles demandes de l’ECHA d’expérimenter sur les animaux les tensioactifs et les conservateurs communément utilisés. Certains ingrédients bien connus devant faire l’objet de nouveaux tests dans le cadre de REACH comprennent le Propylparaben, le Sodium Lauryl Sarcosinate et la silice. Bien d’autres ingrédients employés dans les cosmétiques seront bientôt concernés si nous ne gagnons pas. Ces tests entraîneront la souffrance et la mort de plusieurs milliers de lapins, de rats et d’autres animaux.

Outre les inquiétudes d’ordre éthique liées aux animaux, la traduisibilité et la prévisibilité des tests que l’on mène sur ces derniers soulèvent aussi d’importantes préoccupations. La conception d’une stratégie ambitieuse afin d’éliminer progressivement l’utilisation des animaux dans la recherche et les tests stimulera le développement des méthodes non animales. Des entreprises cosmétiques ont par exemple investi massivement dans ces procédés à la suite des interdictions de l’UE — de nombreuses nouvelles technologies et méthodes non animales ont été élaborées et sont maintenant employées dans le monde entier pour assurer la sécurité des consommateurs et évaluer les risques d’autres produits chimiques. Nous estimons qu’il existe de solides arguments scientifiques, éthiques et économiques en faveur de l’élimination progressive de l’utilisation des animaux dans l’UE, au profit de pratiques modernes et pertinentes pour l’humain.

9. La sûreté des cosmétiques peut-elle être garantie sans tests sur les animaux?

Les cosmétiques dont la sûreté d’utilisation est garantie sans pour autant avoir fait l’objet de tests sur les animaux ne sont pas un phénomène nouveau : cela fait plusieurs décennies que de nombreuses entreprises sont « sans cruauté ».

En réalité, les cosmétiques peuvent être plus sûrs sans expérimentation animale. Les tests de toxicité partent du principe que l’effet d’un produit ou d’un ingrédient sur un cobaye peut fournir des informations susceptibles de prédire ce qui se passera chez l’humain ou l’environnement, mais des doutes s’élèvent de plus en plus à ce sujet.

De nombreux tests sur les animaux requis par la loi n’ont même pas été formellement validés, ce qui signifie que leur base scientifique, leur fiabilité et leur pertinence pour l’humain n’ont pas été démontrées de manière satisfaisante. Même les tests qui ont été validés peuvent ne pas être fiables et ne pas produire le même résultat lorsqu’ils sont répétés.

Lorsque l’on prend en compte les différences biologiques entre les humains et les animaux utilisés dans les tests de toxicité, les doses excessives auxquelles ces derniers sont exposés et les conditions artificielles et stressantes auxquelles ils sont soumis dans un laboratoire, il n’est pas surprenant que les méthodes non animales soient des alternatives pertinentes pour mieux protéger la population.

L’interdiction de vendre et de tester les cosmétiques sur les animaux a entraîné un boom dans le développement des technologies non animales pour évaluer leur sûreté d’utilisation ainsi que celle de leurs ingrédients. Des méthodes sophistiquées intégrant l’emploi d’outils de pointe comme des modèles de tissus tridimensionnels et des simulations informatiques perfectionnées sont désormais couramment utilisées afin de garantir la sécurité des produits cosmétiques sans nuire aux animaux.

Il est également important de noter que bon nombre des ingrédients cosmétiques soumis à de nouvelles demandes de tests sur les animaux au titre de REACH ont pour l’humain une sûreté d’utilisation établie de longue date.

Dans les rares cas où la sécurité d’un produit ou d’un ingrédient cosmétique ne peut être démontrée à l’aide de méthodes non animales, il ne doit tout simplement pas être employé.

10. Qu’est-ce que la Stratégie pour la durabilité dans le domaine des produits chimiques et quelles sont ses implications dans le domaine de l’expérimentation animale?

Avec la nouvelle Stratégie de l’UE sur les produits chimiques, l’UE et ses États membres cherchent à soutenir l’innovation pour concevoir des produits plus sûrs, restreindre les produits chimiques toxiques et limiter l’exposition des personnes aux produits chimiques. Hélas, la politique adoptée actuellement par la Commission et l’ECHA repose sur le sacrifice de millions d’animaux supplémentaires voués à des expériences barbares. Bien que nous soutenions les objectifs de la Stratégie, l’augmentation du nombre d’expérimentations animales ne contribuera pas à protéger la santé humaine ni l’environnement.

Notre ICE appelle la Commission européenne à transformer la réglementation sur les produits chimiques afin qu’elle assure la protection de la santé humaine et de l’environnement sans nouvelles exigences en matière d’expérimentation animale.

Cela signifie que l’UE doit concevoir une stratégie globale efficace, rentable et pertinente pour l’humain en recourant à des technologies modernes pour évaluer et traiter la toxicité potentielle des produits chimiques. Une meilleure protection des populations et de l’environnement ne sera garantie qu’en recourant à une science moderne pour comprendre et réglementer plus efficacement le potentiel des produits chimiques à causer des dommages. La Stratégie sur les produits chimiques devrait être l’occasion d’élaborer des règlements évolutifs pour permettre une adaptation rapide au progrès technique, ainsi que d’adopter immédiatement les technologies sans animaux existantes et émergentes. Il est également nécessaire d’investir d’urgence dans des technologies sans animaux de prochaine génération qui amélioreront notre capacité à caractériser et réglementer les produits chimiques.

11. Vous soutenez un plan d’action destiné à éliminer progressivement l’expérimentation animale. (A) Pourquoi seulement une élimination progressive? (B) Les expériences sur les animaux ne sont-elles pas encore nécessaires, par exemple pour développer de nouveaux vaccins et médicaments?

Onze ans après l’adoption de la Directive 2010/63/UE sur l’expérimentation animale, qui laissait espérer que la recherche scientifique évoluerait vers des méthodes non animales, les statistiques officielles montrent que les progrès en ce domaine sont extrêmement lents. Le nombre d’expériences sur les animaux est resté relativement stable, passant de 11,4 millions en 2015 à 11,2 millions en 2016, 10,9 millions en 2017 et 10,6 millions en 2018 — l’inclusion pour la première fois de la Norvège portant ce nombre à 12,3 millions.

L’émergence rapide de technologies sophistiquées sans animaux comme les organes sur puce, les méthodes basées sur les trajectoires et les modèles informatiques, nourrit aujourd’hui l’élan et l’optimisme quant au remplacement des animaux dans la recherche et les tests. Le Centre commun de recherche de l’UE a produit des rapports clés et mené diverses actions pour promouvoir l’utilisation de modèles et de méthodes sans animaux dans un éventail de domaines de recherche, mais tous les agents impliqués doivent faire beaucoup plus. L’UE ne dispose toujours pas d’un programme politique global sur la question pour coordonner les étapes et conduire à l’élimination progressive ainsi qu’au remplacement de l’expérimentation animale — un programme qui englobe à la fois les objectifs de la législation européenne existante et des instruments de financement. Nous pensons que l’élaboration d’un plan d’action est nécessaire de toute urgence pour faire de l’ambition affichée de remplacer les animaux dans les procédures scientifiques une réalité. En tant qu’associations de protection animale, nous donnons la parole aux animaux et souhaitons que leur souffrance cesse le plus vite possible. Nous devons nous appuyer sur l’objectif déclaré de l’UE de remplacer l’expérimentation animale et unir toutes les parties prenantes dans une action plus urgente et d’envergure — la mise en place d’un plan d’action stratégique et ambitieux à étapes constituant un grand pas en avant.

12. Quels critères dois-je remplir pour pouvoir signer l’ICE?

Pour pouvoir signer l’ICE, vous devez être ressortissant de l’UE et être en âge de voter aux élections du Parlement européen. Les règles sur l’âge et les exigences en matière d’identité variant d’un pays à l’autre, vérifiez les informations ici pour chaque État membre.

Si vous n’êtes pas qualifié pour signer l’ICE, vous pouvez toujours apporter votre aide en la partageant avec votre famille et vos amis ainsi que sur les réseaux sociaux.

13. Si je suis ressortissant britannique, puis-je signer?

Le Royaume-Uni n’étant plus membre de l’UE, les ressortissants britanniques ne peuvent donc pas signer l’ICE. Cependant, plus il y a de voix, mieux c’est — où qu’elles se trouvent. N’oubliez pas que les ressortissants de l’UE peuvent signer l’ICE quel que soit leur lieu de résidence, y compris les ressortissants de l’UE vivant au Royaume-Uni. Les encourager à signer, ainsi que leurs amis et leur famille européens, ne peut qu’aider.

14. Quelle différence ma signature fera-t-elle?

Pour qu’une ICE soit prise en compte par la Commission, elle doit obtenir le soutien d’au moins un million de citoyens de l’UE sous la forme de signatures vérifiées. Par conséquent, votre signature peut vraiment faire la différence en nous permettant d’atteindre le million requis. Cette ICE offre l’opportunité de mettre fin à la souffrance de millions d’animaux actuellement utilisés en Europe dans la recherche et les tests. Nous ne pouvons réussir sans votre aide.

Jumbo enchaîné à vie : le Cirque Muller obtient un certificat de capacité définitif

Jumbo enchaîné à vie : le Cirque Muller obtient un certificat de capacité définitif

Jumbo enchaîné à vie : le Cirque Muller obtient un certificat de capacité définitif
09.09.2021
France
Jumbo enchaîné à vie : le Cirque Muller obtient un certificat de capacité définitif
Exploitation pour le spectacle

Muller, violent circassien, tant avec les humains qui s’opposent à lui pacifiquement qu’avec les animaux, vient de recevoir le renouvellement de son certificat de capacité, sésame permettant d’exploiter des animaux, censé certifier que la personne qui en est détentrice est capable de s’en occuper. Sauf que dans ce cas précis, il s’agit d’un homme déjà condamné pour avoir maintenu Jumbo dans des conditions pouvant lui occasionner des souffrances, à la suite de notre enquête et de notre plainte. Et ce document vient de lui être délivré pour cinq ans pour des grands félins, et « à vie » pour Jumbo. Autant dire : une autorisation de l’exploiter jusqu’à ce que mort s’ensuive. Nous déposons un recours en justice contre ces deux arrêtés attentatoires aux droits des animaux !

Le Cirque Muller détenait un certificat de capacité probatoire de trois ans depuis le 16 mai 2018 pour les animaux des espèces Panthera leo, Panthera tigris et Hippopotamus amphibius. Le 13 janvier 2021, il a déposé une demande pour les renouveler.

Un dresseur déjà condamné !

Au printemps, un rapport est alors établi par le service instructeur. Peu après, un avis de la Commission nationale consultative pour la faune sauvage captive (CNFSC) est émis, dont nous ignorons à ce jour la teneur, le ministère ayant refusé de nous le communiquer.

Mais nous savons que ce même Alexandre Muller a fait l’objet d’une condamnation par le tribunal correctionnel de Valence le 22 janvier 2020 pour :

  • exploitation irrégulière d’établissement détenant des animaux non domestiques,
  • placement ou maintien d’un animal domestique ou d’animal sauvage apprivoisé ou captif dans un habitat, environnement ou installation pouvant être cause de souffrance,
  • et utilisation de mode de détention inadapté ou pouvant être cause de souffrance ou blessure pour l’élevage, la garde ou la détention d’un animal domestique ou d’animal sauvage apprivoisé ou captif !

Des autorités préfectorales qui se contrefichent du bien-être animal

Pourtant, nulle trace dans son dossier de la mise en demeure qui lui avait été adressée par la préfecture après les inspections de l’Office français de la biodiversité (OFB). Il faut dire que l’on avait assisté lors de l’audience à un exercice de haute voltige de l’administration. Car après avoir clamé que tout allait pour le mieux dans ce cirque, elle avait été contrainte de revoir sa copie une fois confrontée aux rapports de non-conformités majeures des agents de l’OFB ! De la condamnation qui s’en est suivie, nulle trace non plus dans son dossier.

Deux certificats de capacité délivrés, dont un définitif pour Jumbo

C’est donc sans surprise que l’on apprend aujourd’hui que Muller, pourtant condamné pour avoir failli au bien-être de son hippopotame, se voit en quelque sorte récompensé, contre toute logique, par deux nouveaux certificats.

La reproduction de fauves et le commerce qui en découle vont continuer

Certes, l’administration temporise : pour les fauves, le certificat n’est que probatoire. Car « le pétitionnaire reste en contradiction sur certains éléments évoqués lors de son entretien avec les membres de la commission nationale et ceux écrits dans son dossier de demande ». On aurait tant aimé avoir accès à ces contradictions ! Mais la reconduction de cinq ans en cinq ans lui permet tout de même de faire se reproduire en captivité des lions et des tigres, de les dresser et de les exploiter sur la piste (peut-être fait-il même « commerce » de ces animaux sauvages ? Il ne serait pas le premier circassien dans ce cas) – malgré, donc, les contradictions du dossier…

Une peine à perpétuité pour Jumbo l’innocent

Le dresseur voulait apparemment accueillir d’autres hippopotames dans son bassin mobile. Ben voyons ! Mais « il ne démontre pas sa capacité à acquérir un autre spécimen de cette espèce dans de bonnes conditions d’éthique et de captivité »… Dans « ces conditions », le certificat ne lui est accordé que pour Jumbo. Visiblement, lui, ce n’est pas grave, on peut le sacrifier.

Le préfet n’a certainement pas dû voir passer les annonces de la ministre de la Transition écologique… Ou alors peut-être s’est-il fixé essentiellement sur la note interministérielle diffusée au début de l’été ?

Nous n’abandonnerons pas les animaux des cirques, et Jumbo ne fera pas exception !

Un repris de justice qui piétine les droits élémentaires des animaux qui dépendent de lui ne devrait pas pouvoir récupérer de certificat de capacité. Encore moins un définitif. Nous engageons donc un recours contre ces deux arrêtés qui s’assoient sur les droits des animaux au cirque Muller. Jamais nous n’abandonnerons Jumbo.

Signez la pétition pour Jumbo

Les chiens errants de Chihia doivent être épargnés!

Les chiens errants de Chihia doivent être épargnés!

Les chiens errants de Chihia doivent être épargnés!
08.09.2021
Tunisie
Les chiens errants de Chihia doivent être épargnés!
Animaux familiers

Alertés par le sort cruel réservé aux chiens errants à Chihia, nous avons écrit à la municipalité de cette ville tunisienne. Voici notre lettre ouverte. Aidez-nous à obtenir qu’ils soient pris en charge et protégés des souffrances liées à l’errance, et non plus abattus. Ecrivez vous aussi à la mairie.

Madame Amira Debbache
Maire de Chihia
Route de Teniour
6, avenue Habib Bourguiba
SFAX TN 3041 Tunisie

Vannes, le 30 août 2021

Madame la Maire,

One Voice est une association française ayant pour objet de protéger et de défendre les animaux. À ce titre, nous sommes concernés par le sort réservé aux chiens errants à Chihia. En effet, nous avons été alertés au sujet de campagnes de capture et d’abattage des chiens errants qui devraient avoir lieu dans les jours à venir.

Il est intolérable qu’un tel traitement soit réservé aux animaux errants. Ces cruelles campagnes d’abattage n’ont jamais fait leurs preuves pour lutter contre l’errance et sont inefficaces contre la rage. Elles sont uniquement source de souffrance pour les animaux concernés et ne parviennent pas à régler le problème durablement.

Des solutions éthiques et efficaces existent pourtant et résoudraient à long terme la question de l’errance animale à Chihia.

La mise en place d’une politique de stérilisation, d’identification et de vaccination antirabique systématiques des animaux errants permet de les prendre en charge tout en évitant leur reproduction. Ceux-ci peuvent ensuite soit être replacés sur le site, soit être mis à l’adoption. Plusieurs associations de protection animale et bénévoles travaillent au soin des animaux errants à Chihia et pourraient conseiller la municipalité efficacement.

À titre d’exemple, les municipalités d’Oued Ellil et de Soliman ont récemment renoncé à abattre les animaux errants au profit de collaborations avec des associations locales pour leur identification, stérilisation, vaccination et adoption éventuelle.

De très nombreuses personnes se sont émues du sort de ces animaux et se mobilisent sur les réseaux sociaux. Une pétition a été lancée contre cette gestion cruelle de l’errance et a déjà récolté plus de 45 000 signatures.

C’est pourquoi nous vous exhortons à intervenir pour stopper ces campagnes d’abattages massifs et à agir en faveur d’une gestion éthique et durable de l’errance animale à Chihia.

Je vous prie de croire, Madame la Maire, à l’assurance de ma plus parfaite considération.

Muriel Arnal
Présidente de One Voice

Votre action

Vous aussi, écrivez de manière courtoise et polie à la Maire de Chihia qui a le pouvoir de faire changer les choses pour ces pauvres chiens. Vous pouvez utiliser la lettre type disponible ci-dessous en l’adaptant.

Les mails de la municipalité sont:
commune.chihia.presidente@wanadoo.tn
commune.chihia@wanadoo.tn

Nouvelles images inédites du CEDS, l’élevage de chiens à Mézilles!

Nouvelles images inédites du CEDS, l’élevage de chiens à Mézilles!

Nouvelles images inédites du CEDS, l’élevage de chiens à Mézilles!
02.09.2021
Yonne
Nouvelles images inédites du CEDS, l’élevage de chiens à Mézilles!
Expérimentation animale

Nous avons reçu de nouvelles images exclusives des chiens élevés et expérimentés au Centre d’élevage des Souches (CEDS) à Mézilles dans l’Yonne. Le lanceur d’alerte voulait braquer le projecteur sur le mode de détention des golden retrievers et beagles du plus grand élevage de chiens pour les laboratoires en France. C’est chose faite, et l’élevage nouvellement acquis par Marshall BioResources (MBR) n’a pas fini de faire parler de lui. Nous ne céderons rien pour les chiens livrés au scalpel.

Un élevage où les chiens ne sont que des produits

En effet, leur nombre est astronomique: ils sont plus de mille cinq cents sur place. Des femelles utilisées comme reproductrices toute leur vie dans de petites cellules, des petits qui naissent souvent malades et dont beaucoup meurent prématurément, des jeunes chiens que l’on sépare de leur mère pour vivre en cage dehors, livrés à la loi du plus fort dans ces meutes artificielles en proie à l’ennui… Pour, in fine, être expérimentés sur le site directement, ou envoyés par camions dans les laboratoires où ils perdront la vie non sans avoir souffert, et pour la plupart d’entre eux, sans jamais avoir reçu de geste d’affection – dans l’élevage c’est interdit.

À l’occasion de sa visite du site en 2018, notre consultant, le vétérinaire André Ménache, avait échangé quelques mots avec la vétérinaire du CEDS. Pour elle, à l’époque tout du moins, cite-t-il dans son rapport: « Ils sont différents ces chiens, ils ne sont plus comme des chiens de compagnie. »

Un rachat aux perspectives lucratives

L’élevage a été racheté au printemps 2021 par la tristement célèbre enseigne américaine de « bio ressources » (comprenez d’animaux-produits): Marshall BioResources, anciennement Marshall Farms. Les deux élevages de beagles de France destinés aux laboratoires, à Gannat et à Mézilles, appartiennent donc dorénavant à ce géant qui a bien plus le profit à cœur que le bien-être animal. Une manière pour Marshall d’éviter les frais de douane, de se passer du prix du transport des chiens dans les soutes des avions et les « pertes » commerciales liées aux animaux qui n’y survivaient pas. Selon le repreneur,

« Un beagle sur deux utilisé en Europe [dans les laboratoires] est importé des États-Unis. […] La majorité de ces beagles sont des beagles Marshall. Aujourd’hui, la logistique devient un problème majeur, puisque, sous la pression des activistes, les possibilités d’importation deviennent de plus en plus délicates. De plus en plus coûteuses. »

Nous avons eu accès à une visioconférence unique

Le couple Carré, à qui appartenait l’élevage initialement et contre qui nous avions obtenu, après d’âpres batailles, l’interdiction de s’agrandir, a donc vendu au plus offrant son élevage florissant. Aux différents clients, « consommateurs » de chiens et utilisateurs de leur service de tests sur site Bio 2M, ils étaient fiers, dans cette réunion en visioconférence unique et à laquelle nous avons eu accès, de présenter leur acquéreur. Ils se voulaient rassurants: tout allait bien continuer comme avant au CEDS voire s’intensifier avec Marshall, aussi bien côté élevage que côté expérimentation chez Bio 2M. Pour le responsable de Marshall Europe situé à Lyon:

« L’idée au travers de cette acquisition, vous l’aurez compris, c’est non seulement de pérenniser les activités, mais de les développer. […] Aujourd’hui, le site de Mézilles est un site, je dirais, presque unique au monde, en capacité d’associer un élevage canin et une offre de services sur les études attachées à l’activité canine. […] Je ne connais aucune structure qui est aujourd’hui organisée de la sorte. Et donc, derrière ça, l’idée, en effet, c’est continuer, bien évidemment, à offrir la prestation de services, qui aujourd’hui est à disposition à Bio 2M, avec l’idée de pouvoir la développer et la diversifier. »

On tremble pour les chiens.

La France est en effet l’un des pays qui teste le plus sur les chiens en Europe. Des chiffres en augmentation! Mais nous ne laisserons pas MBR les torturer à mort sans rien dire, même avec une caution scientifique. Nous ne l’avons jamais fait, ni avec eux, ni avec les précédents depuis plus de vingt ans.

Plus que jamais, les chiens ont besoin de nous. Rejoignez-nous aux rassemblements prévus le premier week-end de septembre! Nous organisons le rassemblement à Auxerre et rejoignons l’action lancée par Animal1st à Gannat!

Procès des Poliakov: la France protège-t-elle les animaux sauvages?

Procès des Poliakov: la France protège-t-elle les animaux sauvages?

Procès des Poliakov: la France protège-t-elle les animaux sauvages?
01.09.2021
France
Procès des Poliakov: la France protège-t-elle les animaux sauvages?
Exploitation pour le spectacle

Le procès des Poliakov avait eu lieu le 12 mai dernier à Blois. La décision vient de tomber. Le couple de dresseurs de Micha, de Bony et Glasha, de Mina la guenon magot, des oiseaux rares et des poneys a été relaxé sur les sévices graves et sur tous les faits antérieurs à 2019. Prescription. Sacha Poliakov écope de 4 mois de sursis simple. Autrement dit: on peut donc maltraiter en paix en France. Et ce, bien qu’un ours soit mort. Nous faisons appel.

La France protège-t-elle réellement les animaux sauvages?

À la lueur des décisions de justice que l’on obtient procès après procès en France sur ce type de dossiers, on s’aperçoit que la justice est plus encline à sanctionner sur des infractions environnementales. Y aurait-il une loi de l’omerta, voire un tabou à sanctionner des détenteurs d’animaux issus de la faune sauvage sur des mauvais traitements? Car des défauts de soin font l’objet de condamnations quand il s’agit de chiens et de chats… On le voit bien sur l’affaire du lion Eliott au Cirque Amar, ou celle de Jumbo, l’hippopotame détenu par le Cirque de la violente famille Muller. À chaque fois qu’on a des éléments objectifs, probants, les accusés sont in fine inquiétés sur des infractions environnementales seulement.

Pour les animaux détenus par les Poliakov, cette absence de sanction à la hauteur de nos attentes a lieu malgré un décès d’animal qui avait des asticots dans les pattes!

Une méconnaissance coupable

La méconnaissance de ces animaux – on le voit déjà dans les contrôles, les agents ne notant pas de problèmes particuliers dans les rapports d’inspections – se poursuit jusque dans les prétoires. Ceci est extrêmement grave.

Des lois de protection animale qui ne s’appliquent quasiment jamais

C’est incompréhensible. Tout se passe comme si les animaux de la faune sauvage étaient corvéables à souhait, à notre merci, et que donc, ils ne souffraient pas. Comme si on pouvait tout leur faire… Et de fait, c’est ce qui se passe. On peut se poser la question de savoir s’il y a une réelle protection de ces animaux dans notre pays. Nous faisons appel de la décision.

Signez pour une Europe sans expérimentation animale!

Signez pour une Europe sans expérimentation animale!

Signez pour une Europe sans expérimentation animale!
31.08.2021
Union Européenne
Signez pour une Europe sans expérimentation animale!
Expérimentation animale

L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) appelle à de nouveaux tests sur les animaux pour des ingrédients pourtant utilisés en toute sécurité par les consommateurs depuis de nombreuses années. One Voice, en tant que représentante française de Cruelty Free Europe et de la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentations animale, travaille avec tous ses partenaires ainsi qu’avec Eurogroup for Animals, HSI/Europe et PETA pour mettre fin aux tests sur les animaux dans l’UE. Nous nous sommes associés à Dove, The Body Shop et à plus de 100 organisations de protection des animaux pour lancer un appel au ralliement afin que les consommateurs signent l’Initiative citoyenne européenne. Muriel Arnal, la présidente de One Voice fait partie du comité de cette ICE. Nous avons besoin d’un million de signatures officialisées. Pour les animaux, aucun retour en arrière ne doit être possible!

Dans toute l’Europe, des millions d’animaux sont utilisés en science chaque année dans des expériences qui les font fréquemment souffrir, qui peuvent être sévères, mais qui tiennent rarement leur promesse initiale, à savoir assurer aux humains une meilleure santé. Parmi ces animaux figurent des souris, des poissons, des rats, des cobayes, des lapins, des chats, des chiens et des singes.

Nous avons besoin que ces souffrances cessent — pour les animaux et pour une meilleure médecine, une meilleure sûreté des produits et une meilleure protection de l’environnement.

Nous voulons qu’une science éthique, pertinente pour la santé humaine et sans expérimentation animale
soit correctement financée et pleinement utilisée.

C’est pourquoi nous avons besoin que vous nous rejoigniez et que vous signiez l’Initiative citoyenne européenne
(ICE) appelant la Commission européenne à :

  • Protéger et renforcer l’interdiction des tests sur les animaux pour les cosmétiques
  • Transformer la réglementation de l’UE sur les produits chimiques
  • Mettre en œuvre un plan concret de transition vers une science sans expérimentation animale.

Vous pensiez que tester les cosmétiques sur les animaux était déjà interdit dans l’UE?

Les tests sur les animaux pour les produits cosmétiques et leurs ingrédients ont été bannis en Europe en 2009, et l’interdiction de vendre des produits cosmétiques testés sur les animaux est en place depuis 2013. Nous nous sommes battus avec acharnement, avec vous et les députés européens, pour ces interdictions. Cependant, malgré celles-ci, L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) exige de nouveaux tests pour les ingrédients — y compris ceux qui sont employés exclusivement dans les cosmétiques ainsi que les ingrédients dont la sûreté est établie de longue date. Aidez-nous à protéger et renforcer les interdictions d’expérimentation animale pour les cosmétiques en signant l’ICE. 

Saviez-vous que la nouvelle stratégie de l’UE pour la durabilité dans le domaine des produits chimiques pourrait signifier des millions de tests supplémentaires sur les animaux?

La nouvelle stratégie pour la durabilité dans le domaine des produits chimiques implique la révision des lois européennes sur ces derniers. Son objectif est d’assurer un environnement dénué de toxicité. Mais recourir à l’expérimentation animale pour combler les lacunes en matière d’informations sur les produits chimiques ne fera que conduire à des tests sur les animaux encore plus cruels et à des résultats peu fiables qui ne profiteront ni à la santé humaine, ni à notre environnement. Aidez-nous à transformer la réglementation européenne sur les produits chimiques en signant l’ICE.

Faites-vous partie des 72 %* d’Européens qui estiment que l’Europe a besoin d’un plan concret pour mettre fin à l’expérimentations animale?

Si oui, nous vous en remercions ! Le nombre d’expériences sur les animaux n’a pas beaucoup évolué au cours de la dernière décennie malgré les progrès incroyables de la science et l’assurance des décideurs européens que leur objectif est de remplacer les tests sur les animaux. Dans divers autres domaines politiques importants mobilisant les citoyens — ​​les émissions de gaz à effet de serre, par exemple —, l’UE s’est fixée des objectifs audacieux et ambitieux pour amorcer le changement. C’est aussi ce dont les animaux ont besoin. Aidez-nous à moderniser la science au sein de l’UE pour éliminer progressivement l’expérimentation animale en signant l’ICE.

One Voice, en tant que représentante française de Cruelty Free Europe et de la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentations animale, travaille avec tous ses partenaires ainsi qu’avec Eurogroup for Animals, HSI/Europe et PETA pour mettre fin aux tests sur les animaux dans l’UE. Mais nous avons besoin de vous et de tous vos amis doués de compassion, une Initiative citoyenne européenne (ICE) ayant besoin de plus d’un million de signatures valides pour réussir. Une ICE montre à la Commission européenne que les citoyens sont mobilisés et réclament du changement. Il s’agit d’un mécanisme permettant aux gens d’exiger une nouvelle législation. Merci de faire entendre votre voix – et celle des animaux dans les laboratoires.

*comresglobal.com

Parc Saint-Léger: des visites à vos risques et… au péril des animaux

Parc Saint-Léger: des visites à vos risques et… au péril des animaux

Parc Saint-Léger: des visites à vos risques et… au péril des animaux
24.08.2021
Oise
Parc Saint-Léger: des visites à vos risques et… au péril des animaux
Exploitation pour le spectacle

Notre enquête l’a prouvé : le dresseur Kid Bauer fait entrer des personnes du public dans la cage aux lionnes. Mais contrairement à ce qu’il prétend pour sa défense, l’acte est récurrent. Nous en avons la preuve. Nous avons porté plainte.

Kid Bauer peut bien affirmer que la personne entrée dans la cage aux lionnes est « un membre de sa famille qui a signé une décharge » et revendiquer le caractère exceptionnel de cette partie du spectacle – qui serait lié à une fête d’anniversaire –, c’est faux. Cette scène, captée par nos enquêteurs le 5 août dernier, reproduit quasiment à l’identique celle que nous avons filmée le 19 juillet. Le scénario est le même, Kid Bauer est bien coutumier de ce type de pratique ultra-dangereuse.

Menaces sur les enfants

Hélas, en matière de mise en danger de la vie d’autrui, les propriétaires du parc Saint-Léger ne sont pas des débutants. Car ils n’hésitent pas non plus à faire poser de jeunes enfants avec un python et un boa constricteur, contre un billet de dix euros. Certes, ces reptiles ne sont pas venimeux. Mais leur morsure peut s’avérer très douloureuse. Les boas et les pythons cherchent à étouffer leurs victimes: ils n’ont besoin que de quelques secondes pour passer à l’action et broyer des os. Doit-on rappeler que l’arrêté préfectoral d’ouverture de la SARL KB LOISIRS interdit les contacts avec les animaux d’espèces non domestiques? Le dompteur Kid Bauer balaie l’argument « subtilement ». « Il y en a marre des animalistes ! », lance-t-il dans la presse.

Des enclos jonchés d’excréments

La loi prévoit aussi que ce type d’établissement doit informer son public sur la biodiversité. Où sont les panneaux pédagogiques ? En parcourant le parc, les visiteurs n’auront pas le loisir de les lire et ne sauront rien des animaux qu’ils observent derrière leurs barreaux, ni de leur habitat naturel. Pour le parc Saint-Léger, il n’y a pas lieu de le préciser. Ni d’ailleurs d’entretenir les enclos. Située le long d’un parking, en bordure de la route nationale, la parcelle des daims est jonchée d’excréments. Un peu plus loin, un cochon déambule sur un sol en béton. Les panthères ont la queue coupée et présentent des lésions cutanées. Un tigre du Bengale, un tigre de Sibérie et un lion vivent en cohabitation forcée. Ces animaux qui n’ont rien à faire ensemble et aiment parcourir les grands espaces doivent sans doute se trouver à leur aise dans ce lieu clos de douze mètres de diamètre!

Qu’attend-on pour faire appliquer la loi?

Depuis de nombreuses années, nous enquêtons, produisons des photos et des vidéos, et mandatons également des enquêteurs privés sur les exactions de ce cirque. Oui, le dresseur Kid Bauer multiplie les infractions. Au détriment du bien-être des animaux sauvages, au mépris de la loi et de la sécurité du public. La presse en parle et nous relaie. Les autorités sont au courant. Qu’attendent-elles pour faire respecter la loi ?

142 macaques irradiés : un chercheur sous le choc

142 macaques irradiés : un chercheur sous le choc

142 macaques irradiés : un chercheur sous le choc
23.08.2021
Allemagne
142 macaques irradiés : un chercheur sous le choc
Expérimentation animale

L’article est paru ce mois-ci dans la revue Plos One : des scientifiques allemands décrivent avoir exposé à une dose létale de radiation 142 macaques rhésus. Soixante ont survécu, puis ont été euthanasiés. Une expérience macabre. Dénoncée par un chercheur traumatisé.

« Quelles sont les expressions génétiques des macaques mâles et femelles, soixante jours après avoir été irradiés ? » Les chercheurs le savent déjà et le posent en préambule à leur article, paru ce mois-ci dans la revue Plos One : « Les effets à long terme induits par les rayonnements sont connus. […] Les effets différés de l’exposition aiguë aux rayonnements sont d’autres effets connus sur la santé survenant après de fortes expositions. »

Pourtant, ils n’ont pas hésité à exposer 142 macaques rhésus à une dose létale de radiation. L’objectif avoué: étudier des effets déjà connus.

Des bébés brûlés aux radiations

Ces macaques originaires de Chine étaient pour la plupart des bébés, d’un âge compris entre dix mois et trois ans. Soixante jours plus tard, soixante d’entre eux avaient survécu, malgré leur souffrance. L’article détaille ainsi les pathologies survenues après les radiations : aphte, diarrhée, plaies diverses, anorexie, détresse respiratoire, hémorragie, épilepsie… Ils ont été abattus. Comble du cynisme, l’article n’oublie pas de préciser que « toutes les procédures ont été menées conformément aux Bonnes Pratiques de Laboratoire […] après approbation du Comité institutionnel de protection et d’utilisation des animaux »

Un sacrifice au mépris de la loi

Profondément choqué par ces « Bonnes Pratiques », un scientifique nous a alertés, dénonçant les actes de ses pairs. « Je ne comprends pas que des chercheurs européens puissent, pour une seule expérience, se permettre de sacrifier presque 150 primates, ce qui est clairement un non-respect de la règle des 3R », dit-il. Pour rappel, cette règle constitue le fondement éthique appliqué à l’expérimentation animale en Europe et en Amérique du Nord. Elle pose ainsi trois grands principes : « Réduire » le nombre d’animaux expérimentés, « Raffiner » la méthodologie utilisée, ce qui implique la notion de points limites (critères d’interruption, ou « end-points ») et « Remplacer » les modèles animaux.

Rien ne change

La méthode nous glace. Mais cette triste histoire illustre une fois encore le fait que, malgré les demandes de transparence émanant des citoyens, rien ne change sur le front de l’expérimentation animale. Chaque jour, des bébés primates sont arrachés des bras de leur mère pour finir dans les cages des laboratoires européens. Nombre d’entre eux transitent par la France et la plate-forme Silabe, rattachée à l’Université de Strasbourg.

Oui, en Europe, les animaux continuent de souffrir le martyre pour des expériences souvent remplaçables. Chaque année, ils sont ainsi plus de 10 millions à être utilisés dans les laboratoires. Et ce malgré la directive européenne qui prévoit la mise en œuvre de méthodes alternatives et l’engagement pour le remplacement total des animaux dans la recherche.

Et signez notre pétition pour une transparence totale sur les animaux expérimentés, le financement de méthodes substitutives et l’emploi systématique et unique de celles-ci quand elles existent!

Les chiens errants de Settat au Maroc doivent être épargnés!

Les chiens errants de Settat au Maroc doivent être épargnés!

Les chiens errants de Settat au Maroc doivent être épargnés!
19.08.2021
Maroc
Les chiens errants de Settat au Maroc doivent être épargnés!
Animaux familiers

Alertés par le sort cruel réservé aux chiens errants à Settat, nous avons écrit à la municipalité de cette ville marocaine. Voici notre lettre ouverte. Aidez-nous à obtenir qu’ils soient pris en charge et protégés des souffrances liées à l’errance, et non plus abattus. Ecrivez vous aussi à la mairie.

Monsieur Abderrahmane Azizi
Maire de Settat
Avenue Hassan II
Settat
Maroc

Vannes, le 18 août 2021

Monsieur le Maire,

One Voice est une association française ayant pour objet de protéger et de défendre les animaux. À ce titre, nous sommes concernés par le sort réservé aux chiens errants à Settat.

En effet, nous avons été alertés au sujet de campagnes de capture et d’abattage des chiens errants présents sur le site de l’université Hassan 1er, menées par la municipalité de Settat.

Il est intolérable qu’un tel traitement soit réservé aux animaux errants. Ces cruelles campagnes d’abattage n’ont jamais fait leurs preuves pour lutter contre l’errance. Elles sont uniquement source de souffrance pour les animaux concernés et ne parviennent pas à régler le problème durablement.

Des solutions éthiques et efficaces existent et résoudraient à long terme la question de l’errance animale à Settat.

La mise en place d’une politique de stérilisation et d’identification systématiques des animaux errants permet de les prendre en charge tout en évitant leur reproduction. Ceux-ci peuvent ensuite soit être replacés sur le site ou être mis à l’adoption. Plusieurs associations de protection animale et bénévoles travaillent au soin des animaux errants à Settat et pourraient conseiller la municipalité efficacement.

À titre d’exemple, la municipalité d’Oued Ellil a récemment renoncé à abattre les animaux errants au profit d’une collaboration avec une association locale pour leur identification, stérilisation et adoption.

De très nombreuses personnes se sont émues du sort de ces animaux via les photos et vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux. Une telle situation ternit assurément l’image de Settat et plus largement du Maroc, qui disposent par ailleurs d’une richesse culturelle incontestable.

C’est pourquoi nous vous exhortons à intervenir pour stopper ces campagnes d’abattages massifs et à agir en faveur d’une gestion éthique et durable de l’errance animale à Settat.

Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à l’assurance de ma plus parfaite considération.

Muriel Arnal
Présidente de One Voice

Votre action

Vous aussi écrivez de manière courtoise et polie au Maire de Settat, qui a le pouvoir de faire changer les choses pour ces pauvres chiens. Le mail de la municipalité est municipalitesettat@menara.ma

Au Parc Saint Léger: tripoter des lémuriens ou danser avec des lionnes

Au Parc Saint Léger: tripoter des lémuriens ou danser avec des lionnes

Au Parc Saint Léger: tripoter des lémuriens ou danser avec des lionnes
12.08.2021
Oise
Au Parc Saint Léger: tripoter des lémuriens ou danser avec des lionnes
Exploitation pour le spectacle

Nos enquêteurs se sont rendus une fois de plus au Parc Saint Léger. Ce cirque fixe, qui comme tant d’autres accumule les irrégularités et s’arrange avec la loi comme il veut, mettant des familles et des groupes d’enfants en danger. Il est temps de mettre un point d’arrêt à l’exploitation de ces lieux de misère animale et de risques pour tous. Nous déposons plainte pour exploitation irrégulière et demandons le retrait de l’autorisation d’ouverture de l’établissement.

Un cirque fixe qui a l’habitude de jouer à la roulette russe avec la sécurité de tous

Notre plainte contre Kid Bauer, le patron de ce cirque fixe, court toujours pour les tigreaux passant de bras en bras de spectateurs pour des photos souvenirs. Le parc ne s’appelle plus «Parc des félins», et exploitée ailleurs, Baby n’y est plus exhibée après le spectacle de dressage de Gilbert Bauer. Cependant d’autres choses, tout aussi problématiques voire pires encore, attendent les visiteurs, inconscients du danger qu’ils courent et font courir aux animaux, et de l’illégalité de ces pratiques potentiellement ultra-dangereuses.

Les lois qui protègent les animaux? Un paillasson pour la famille Bauer

Il existe des textes encadrant l’ouverture des établissements fixes comme itinérants exploitant des animaux, et en règle générale, ceux-ci se basent sur la sécurité des personnes, mais aussi sur celle des animaux. Il est absolument interdit, par exemple, que les fauves, tout comme les primates, entrent en contact avec le public. Entrer en contact avec des animaux sauvages en voie d’extinction n’est anodin ni pour nous, ni pour eux. Des maladies peuvent se transmettre des uns aux autres, des accidents peuvent avoir lieu. Le moindre écart, rébellion ou gourmandise, ils le paieront au prix fort…

Nourrissage des lémuriens, léchouilles au rendez-vous

Que diriez-vous de recevoir une leçon d’écologie de la part d’une personne qui justifie la captivité des makis cattas, des animaux d’une espèce endémique de Madagascar en danger d’extinction sur la liste rouge de l’UICN et issus de la famille des lémuriens, par le fait qu’ils reçoivent des soins et de la nourriture?… On a envie de dire: heureusement qu’ils les nourrissent et qu’ils les soignent, les animaux dépendent d’eux! Mais Kid Bauer n’a pas le droit de détenir ces animaux! À notre connaissance, le dernier arrêté d’ouverture ne les mentionnant même pas parmi les espèces autorisées…

L’animation du parc est surréaliste. En voici des morceaux choisis : « Les trois quarts des choses qu’il y a sur cette petite île, eh bien, on ne les retrouve pratiquement nulle part ailleurs sur la planète. Donc, encore une fois, l’importance de préserver la nature, d’y faire attention, c’est tout simplement que le jour où on rase toutes les forêts de Madagascar, eh bien tout cet écosystème est perdu et c’est quand même un petit peu dommage. » Comment dire? Oui, en effet, un petit peu dommage!

Ou encore, sur la reproduction et la captivité des lémuriens: « Tous les lémuriens sont en danger critique d’extinction. Ils sont fortement touchés par le braconnage et la déforestation. C’est vraiment très compliqué pour eux aujourd’hui de vivre tranquillement dans la nature, de se reproduire également. Ils se reproduisent de moins en moins. Forcément, ils ne sont pas fous (sic). Ce sont des animaux à l’état sauvage qui vont vivre une quinzaine d’années seulement. Et quinze ans, c’est déjà très bien pour ceux qui arrivent à aller jusque-là en captivité. Par contre, ils ont tout ce qu’il faut. Soins vétérinaires, nourriture. Pas de prédateurs, pas de braconnage. Pas de déforestation. Bref, c’est le paradis. » Forcément, dans leur enclos, pas d’arbre, pas de déforestation…

Mais imaginons-nous à leur place. Accepterions-nous d’être confinés toute notre vie dans un espace minuscule ? D’être envahis par des animaux d’une autre espèce pour pouvoir manger? Avoir des soins gratuits, certes, pour une espérance de vie peut-être allongée (et encore, il faut les croire sur parole), mais à quel prix ? L’ennui et l’absence d’intimité, de libre arbitre, de choix quel qu’il soit… Au prix de la liberté ?

Puis voilà l’instant que tout le monde attend: « la surprise ». L’animatrice fait alors entrer les visiteurs dans l’enclos des makis cattas. C’est parfaitement illégal. Une fois la trentaine de personnes bien serrées à l’intérieur, au risque qu’elles piétinent les animaux, elle annonce qu’il ne faut pas les toucher, mais les visiteurs sont pourtant invités à leur donner de la nourriture à la main. Les makis cattas montent sur les gens, sur leurs épaules, les sacs à dos, les lèchent les uns après les autres… Le risque de zoonose est réel. Au passage, on est en temps de pandémie et quasiment personne ne porte de masque alors que la distanciation physique est impossible à maintenir. Mettre le public en contact direct avec des lémuriens est strictement interdit par la loi.
Par ailleurs, l’animatrice affirme qu’ils passent à travers les barreaux. Donc même en dehors de l’animation, les contacts sont possibles, et que l’un d’entre eux soit percuté par une voiture en traversant la route qui jouxte le parc ne serait l’affaire que de quelques secondes.

C’est l’heure du goûter, en compagnie des lionnes

La fin du spectacle des lionnes approchant, Kid Bauer propose de faire entrer une femme à l’intérieur de la cage aux lions. « Cadeau d’anniversaire ». La personne choisie a le «privilège» de danser avec le dresseur sous le regard des lionnes ! Si l’une des lionnes s’approchait et attaquait, elle serait abattue. Chirkane, le frère d’Elyo, en est un bon et triste exemple. On ne s’appesantira pas davantage sur l’extrême danger que représente cette démonstration…

Nous déposons une nouvelle plainte contre le propriétaire du parc. Nos images sont parlantes… Il est anormal que le public continue à fréquenter ce cirque fixe qui, comme d’autres, n’a que faire des textes du moment que les euros tombent. Ici, le manque de respect des animaux et des visiteurs est criant: les dangers sont réels et connus. Ils n’ont d’égal que leur dédain pour les lois…